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Commentaire de bigglop

sur Le Financial Times pas d'accord avec Sarkozy !


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bigglop bigglop 14 avril 2012 02:31

Bonsoir à tous,

Le dernier débat, qualifié de démocratique, a été celui de 2005 sur le TCE. Les cadres du Parti Socialiste, favorables majoritairement au Oui et certains de leur succès ont autorisé un débat au niveau de leurs militants et qui s’est répandu dans la nation.

Mais ils se sont piégés eux-mêmes et le Non l’a emporté à 54,68%.
Ils n’ont jamais digéré cette défaite et surtout le vote noniste de leurs militants.
Ils nous l’ont fait payer en 2008 par la ratification du Traité de Lisbonne, où par leur seule présence (et leur vote abstentionniste majoritaire) ils ont permis d’atteindre le quorum pour la ratification de ce traité.
Le détail du vote
En avril 2012, vient devant le Parlement la ratification, en urgence, du Traité sur le MES (Mécanisme Européen de Stabilité) pour lequel le Parti Socialiste et certains EELV/Verts viennent apporter courageusement leur soutien par une abstention massive.
Le détail du vote des députés et des sénateurs 

JM Ayrault a qualifié ce vote « d’abstention dynamique et agressive », belle langue de bois.

Un peu plus tard, notre Petit Timonier a signé le TSCG (Traité sur la Stabilité, la Croissance et la Gouvernance économique et monétaire européenne) ou Pacte Budgétaire européen qui devra être ratifié par notre Parlement, après les présidentielles, en juillet 2012.
Mais sans référendum !!!

Notre Petit Timonier (Sarko) a répondu à la question posée par un journaliste sur la tenue d’un référendum sur le TSCG : Un référendum sur un Traité complexe de 200 ou 250 articles ? Allons , allons !!!

Souvenons-nous de son action, ses paroles sur le référendum grec, avec un Hollande qui, en fait, s’abstient de se prononcer.

Encore un énorme mensonge que personne n’a relevé, ni la classe politique, ni les médias mainstream (dont le travail est aussi de contrôler l’exactitude des propos) . En réalité, ce fameux TSCG comporte 16 articles. Oui, vous lisez bien, 16 articles et la preuve est Et ce triste sire qu’est Flanby-Hollande qui veut nous enfumer avec une renégociation du TSCG, sans le soumettre à référendum. Sa pseudo renégociation vise à ajouter une proposition de loi sur le relance européenne et le contrôle démocratique présentée et rejetée lors de la ratification du MES par le Parlement..

En cette matière, que nous proposent les différents candidats :
Hollande veut « renégocier » le TSCG en ajoutant son projet de relance européenne et de contrôle démocratique qui, fondamentalement, ne le remet pas en cause et défend cette stupide Règle d’Or. Il veut s’attaquer à la Finance, aux Marchés financiers, tout en pratiquant la langue de bois, le double langage et en restant très évasif sur des propositions concrètes. Relevons la contradiction entre ses déclarations au Guardian et à son meeting du Bourget.

Mais le pire est dans cette analyse du Crédit Agricole-Cheuvreux (en anglais). La traduction de la première page (sur AVOX) :

"Il faudra que Hollande vende sa politique à son peuple. Il lui faudra donc le tromper . Tout ceci étant dans la lettre de Chevreux aux marchés."

Et pour ceux qui auraient des doutes, voici la fameuse lettre de Cheuvreux, datée du 8 mars 2012 et signée de Pascal Perrineau (professeur à Science Po Paris) et Nicolas Doisy (Chef économiste chez Cheuvreux).

Voici la traduction de la 1ère page effectuée par mes soins, j’ai essayé de garder la mise en forme (gras, souligné) :"

Hollande devra clarifier sa position sur le marché du travail et les réformes fiscales lorsqu’il sera probablement élu président le 6 mai prochain. Bien entendu, il est resté évasif sur la question pour des raisons purement électorales : S’il clarifiait maintenant sa position, il pousserait les électeurs vers les extrêmes, ce qui complexifierait l’équation politique.

Mais Hollande a déjà fait savoir aux électeurs centristes qu’il ne reviendrait pas sur les mesures utiles de son prédécesseur, à commencer par l’adoucissement du régime infâme des 35 heures.

Jusqu’à présent, il n’a pas annoncé non plus un accroissement substantiel de l’interventionnisme de l’état, à commencer par son engagement de ne pas augmenter le nombres de fonctionnaires.

Dans tous les cas, Hollande devra déplaire soit au marchés financiers, soit à ses électeurs comme il l’a fait avec Mitterand en 1981-83, alors qu’il était son conseiller économique. Mais, son euro-pragmatisme devrait éveiller en lui la menace d’attaque du marché sur la dette Française, dû notamment à cause de la colère que suscite la France à ses pairs Européens concernant son inaction (à réformer le code du travail et la fiscalité).

Par conséquent, et dans le cas du pire scénario (mais pas le plus probable), le marché le forcera à effectuer un demi-tour comme en 1983. Bien entendu, Hollande devra gérer sa Gauche, notamment celle du référendum raté de 2005 sur la constitution Européenne. Ses partenaires Européens seront alors bien avisés de lui laisser prétendre qu’il a obtenu quelques concessions de leur part sur sa politique de croissance, même si cela est faux.

C’est un monument de cynisme qui en dit long sur ce qui nous attend. Les marchés ont déclaré une guerre aux peuples d’Europe, et ont décidé de leur imposer une dictature financière. C’est très exactement ce que ce document explique !

Aujourd’hui, l’Espagne tombe à son tour et ne pourra être sauvée, même avec l’aide du MES, les plans d’austérité car sa situation est bien plus grave que ce qui est présenté par les médias se voulant rassurants.

De plus, le plan de restructuration de la dette grecque (PSI) n’a fait que retarder l’échéance sans rien résoudre

En ce moment se « discute », le fameux Two Pack sur :

Le renforcement de la surveillance économique et budgétaire des états membres connaissant ou pouvant connaître de sérieuses difficultés Le règlement établissant des dispositions communes pour le suivi et l’évaluation des projets de plans budgétaires et pour la correction des déficits excessifs des états de la zone euro. Ce Two Pack renforce les contraintes du TSCG comme le démontre l’analyse de Contre la Cour

Entendez-vous les autres candidats parler du financement de notre système de retraite par répartition ?

Lors de la réforme des retraites de 2010, Sarko a utilisé le Fonds de Réserve des Retraites (FRR) pour la financer, mais il faudra trouver plus de 200 mds € pour combler le gap démographique de 2018/2020.

Ensuite intervient l’Union Européenne ou plutôt la Commission qui en 2005 dans le volet préventif et correctif du Pacte de Stabilité et de Croissance (PSC) précise deux dispositions relatives aux régimes de retraites :

Toutes les évaluations des politiques nationales par le Coneil et la Commission prennent en considération la mise en œuvre de réformes des retraites consistant à introduire un système à piliers multiples avec un pilier obligatoire financé par capitalisation

Le Six-pack qui fait partie du TSCG vise à une nécessaire harmonisation des régimes sociaux européens donc d’une réforme des retraites, mais aussi de la Sécurité Sociale, de l’Education, sans oublier la flexibilisation du travail.

Mario Draghi enfonce le clou en affirmant que le modèle social européen est mort.

Pour de plus amples détails, consulter le site Contrelacour



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