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Accueil du site > Tribune Libre > C’est ma guerre, c’est ma guerre, c’est ma très Grande (...)

C’est ma guerre, c’est ma guerre, c’est ma très Grande Guerre

Ceci est un écrit destiné, mais sans grand espoir d'y parvenir comme tous ceux qui l'ont précédé, à faire un sort à ce sinistre adjectif : Grande (et avec un "g" majuscule s'il vous plait !) systématiquement accolé à la guerre de 14-18.

La Grande Guerre

Ainsi donc nous assènent les historiens, les commentateurs, le grand concert des bien-pensants, la guerre de 14-18, sachons-le bien et de manière indélébile, ne fut pas une guerre comme les autres, avec ses inévitables horreurs, même si sur ce point celle-ci fut exemplaire. Non, la guerre 14-18 fut avant tout... une Grande Guerre !

Chaque fois que cet adjectif écrit sur un support quelconque ou prononcé par une bouche pénètre en nous par les yeux ou les oreilles, et parfois même par ces quatre organes conjointement, cet adjectif forcément anodin tellement il est commun, imprime en nous un sens. Autrement dit une histoire, un regard - lequel se veut un constat sur le présent d'alors -, et une direction.

Curieusement cette incroyable boucherie (9 à 10 millions de morts, et des dizaines de millions de blessés, gazés, estropiés), encore aujourd'hui, cent plus tard, et à l'heure d'internet, continue de manière incongrue à se voir affublée d'un adjectif pour le moins ambigu. Et tellement ambigu, tellement surréaliste désormais, qu'il semble ne plus pouvoir être contesté.Hérité du 20ème siècle, il fait partie des meubles.

A titre de comparaison, à l'aune du nombre et de l'horreur, comment conviendrait-il de qualifier celle de 39-45 ? De Grandiose ? La Guerre Monumentale ?

Elle serait Grande nous dit-on parce qu'elle a été "totale" (entendez qu'elle a atteint une échelle et une intensité inconnues jusqu'alors, et notamment dans l'armement), "mondiale" (elle a concerné 72 pays), et qu'enfin elle a été gagnée par la France (ce qui suffirait bien sûr à lui faire mériter le qualificatif de Grande).

Et bien que tout le monde s'entende désormais à lui reconnaitre la dimension d'une boucherie, y compris notre président qui a parlé de "carnages" dans son allocution pour le lancement des commémorations du Centenaire de cette guerre, pratiquement tout le monde, y compris notre président (pourquoi ferait-il exception à la règle ?), continue à la qualifier de Grande.

Par quelle mystérieuse destinée cette étrange appellation perdure-t-elle, y compris et curieusement dans les écrits d'offusqués dénonçant cette épouvantable guerre massacreuse, la nausée aux bords des lèvres ? Allez savoir... Serait-ce le fruit du Hasard ? Ou de la cruauté d'une mémoire pernicieuse, et donc du fait d'un processus collectif inconscient ?

Quelle qu'en soit la raison, incontestablement un résultat de cette sorte a forcément à voir, au minimum, avec la sourde puissance des mots.

Mais une puissance, en apparence, tout à fait maitrisée, les historiens ayant définitivement fait leur ce drôle d'accoutrement.

 

Surpopulation

Pas plus que ne l'est la permanence de ce curieux assemblage, l'actuelle fréquence du mot "surpopulation" n'est pas non plus un hasard.

Quand il y a surpopulation, c'est qu'il y a trop d'humains. Et quand il y a trop d'humains, il faut donc en réduire le nombre. Et en général l'excès n'attend pas une réponse distanciée, il tolère mal que l'on temporise. Il faut au contraire y répondre rapidement et très efficacement.

Et quand une guerre même barbare est Grande, c'est que, "quelque part", elle est tout à fait admirable.

 

Bellicisme

En revanche ne cherchez aucun rapport entre la commémoration en grande pompe du centenaire de la grande guerre barbare de 14-18 le 7 novembre 2013 à l'Elysée et, par exemple, la décision de Laurent Fabius à Genève le 10. (Pourquoi Laurent Fabius a torpillé l’accord de Genève avec l’Iran | Rue89).

N'entrevoyons aucun rapport entre tous ces différents éléments. N'imaginons surtout pas que l'on cherche à préparer les esprits à la guerre.

Et c'est d'ailleurs tout autant le résultat d'un hasard, ou d'une erreur, ou d'une maladresse, si la France était prête récemment à intervenir en Syrie sans l'aval de l'ONU (il était alors question d'un problème dont la résolution nécessitait une guerre. Une guerre quand même ! Pas un simple blocus ! Et ce problème a-t-il finalement trouvé règlement ? Et cela sans une guerre ? N'avait-elle donc aucune utilité ?)

Mais je le concède, tenter d'établir des liens entre tout ces évènements ne relève, à l'évidence, que du mauvais esprit. Un esprit si étranger à celui dont se nourrit l'esprit guerrier civilisé.

 

A quel chant - un jour ? prochainement ? - notre président, soumis à tant de crises présentes, et pour y échapper, cèdera-t-il pour nous entrainer dans une bien belle guerre, une vraie de vraie, une Grande ?

Au maléfique chant des sirènes ?

Ou celles mugissant parfois encore pour annoncer un danger, plus souvent imaginaire, car procédant d'un rituel, que réel ?

 

A moins qu'influencé par la grâce et sous l'effet de la raison conviviale, il ne se mette à écouter en boucle un chant d'une tout autre nature, nous assurant ainsi un avenir pacifique :

Georges Brassens - La guerre de 14-18. - YouTube


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21 réactions à cet article    


  • Patrick Samba Patrick Samba 14 novembre 2013 12:18

    Bonjour à toutes et à tous,

    ce n’est que ce matin que me vient à l’esprit un adjectif qui me semble plus à-propos que les « curieux », « étrange », ambigu« utilisés dans ce texte. Il s’agit de l’adjectif »indécent« .

    Oui, je trouve en fait indécente l’utilisation de l’adjectif »Grande« , et qui plus est avec un »g" majuscule !, pour qualifier cette guerre, laquelle est, elle, autrement plus qu’indécente.


    • ZEN ZEN 14 novembre 2013 12:39

      Il faudrait aussi évoquer la guerre de 30 ans engagée par Bush and Co au MO
      Un longue guerre qui ne dit pas son nom
      A propos de l’horreur et l’absurdité de guerre de 14 , jusqu’au derniers instants, sur les traumatismes subis et les tristes suites des événements, le roman de Pierre Lemaitre:Au revoir là-haut est passionnant et fort, écrite d’une langue hallucinée, presque célinienne, si vivante qu’on ne peut lâcher la lecture.


      • jaja jaja 14 novembre 2013 13:46
        Mon grand-père maternel a fait 14-18, un de ses frères, Gaston Vallon, a été tué à Douaumont en 1916, lui même fut prisonnier à Châlon-en-Champagne et un autre de ses frères, Georges blessé....

        Cet homme ouvrier maçon, devenu communiste, haïssait la guerre et encore plus la hiérarchie militaire.... Il est bien connu que la plupart des hommes qui connurent vraiment le feu sont revenus pacifistes de cet enfer.... Ce qui n’est pas le cas de beaucoup d’officiers supérieurs planqués à l’arrière bien entendu....

        Bien après sa mort j’ai lu les Carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier, et j’ai eu le sentiment que cet homme aurait pu être mon grand-père s’il avait eu son talent d’écriture...

        Ce témoignage est incontournable car peu de vrais combattants des tranchées ont témoigné...Barthas raconte aussi comment après guerre il a témoigné en faveur de déserteurs passés dans les lignes Allemandes pour se constituer prisonniers et ainsi en finir avec ces horreurs... Il raconte aussi les fraternisations, la boue, la merde, les corps enterrés et déterrés plusieurs fois par les obus, la peur....bref la guerre....

        Incontournable pour ne pas gober les bobards de ceux qui se servent de nos anciens pour en faire des fachos avides de sang,de gloire militaire et de patriotisme....

        Il faut réhabiliter les fusillés....et les mutins du Chemin des Dames et d’ailleurs Gloire à eux !

        http://www.crid1418.org/temoins/200...


        • périscope 26 novembre 2013 10:38

           Si vous voulez faire éclater la vérité, il n’y a pas que les 600 fusillés « pour l’exemple » il y a des millions et des millions d’autres morts inutiles, tués par le dogmatisme
           Savez vous que fin 1916, le « GRAND » Clémenceau a refusé une offre de paix du nouvel empereur d’Autiche, Charles de Habsbourg, qui proposait, sans compensations, de nous rendre l’Alsace-Lorraine.
          Clemenceau a refusé net :
          1 - Parce que républicain, il ne voulait pas traîter avec un Empereur.
          2 - Bien pire, encore, parce que franc-maçon militant, il ne voulait pas signer la paix avec un catholique.
           Vous pourrez compter vous-même (2 ans de guerre en plus, révolution Russe, Nazisme, etc.etc. , combien de vies ont été sacrifiées à son dogmatisme.

          Je touche ici un sujet tabou en France, tant celle-ci est marquée par la Pensée Unique et le Politiquement Correct..
          Alors, je compte sur des écrivains étrangers pour faire triompher la vérité.


        • philippe913 14 novembre 2013 13:51

          ne comparez pas à la 2° guerre mondiale et ne cherchez pas midi à quatorze heures, il me semble que l’adjectif Grande a été donné à la première (guerre mondiale) avant la survenance de la seconde, et c’est resté, tout simplement.


          • philippe913 14 novembre 2013 13:54

            et enfin, concernant le nombre de morts, s’il fut bien plus important, au total, pour la seconde, pour la France, il n’en va pas de même du tout, le bilan étant plus grave lors de la 1ère, et je ne suis pas persuadé qu’on l’appelle également la grande guerre ailleurs que chez nous.


            • volt volt 14 novembre 2013 14:00

              et peut-être aussi qu’elle est dite « grande » parce qu’inachevée, 

              que la deuxième en serait un bruyant sous-chapitre, 
              que certes les millions de morts mais surtout, par-delà même les mobilisés au front, 
              tous les mobilisés d’arrière-base, et toutes surtout,
              tout cet immense exode, ce vidage des campagnes, 
              cette tournure nouvelle du monde oui fait un grand boum, mais ça dure pas 4 ans, 
              tous les effets ressentis par tant de sous-salariés et de chômeurs 
              à l’heure dans leurs tranchées diverses sont en cours, 
              les villages tombent en ruines sans bombardements, par vidage, 
              on les dirait bien gazés pourtant. 
              mais heureusement mon oncle d’amérique 
              qui de son oeil distrait n’a jamais quitté cette scène 
              se disait qu’on pouvait brûler moscou, novembre était toujours propice, 
              ou bien pire : 
              qu’on pouvait désormais inaugurer une forme rénovée, extensible de la colonisation : coloniser en décolonisant, 
              si c’est pas une joie...

              • bakerstreet bakerstreet 14 novembre 2013 14:49

                A mon avis, il faut ne faut pas grande la qualification de grandeur dans le sens de la qualité, mais bien dans le sens de la quantité : Jamais une guerre ne s’était déroulé sur autant de théâtres d’opérations, avait entrainé tant d’implications. Elle sera qualifiée de « grande » de façon douloureuse même parmi les pacifistes, et tous les combattants, qui ne pensaient pas une seconde à lui tirer leur révérence, mais la qualifiait ainsi de façon générique.

                Sinon, on peut voir l’adoubement sémantique en terme de « grande boucherie »...

                Il n’y a guère de gens maintenant pour contester l’inutilité de cette « grande connerie », où finalement il n’y eut que des vaincus, des nations brisées, et qui servit de toboggan à une autre horreur difficilement dépassable en dehors de suicide ( ce qui n’est pas exclu) : La deuxième guerre mondiale.

                Bon, celle là on l’appela pas « la grande guerre 2, le retour », ni la seconde « der des der » !
                On aurait pu l’appeler aussi « la grande arnaque », après l’intervention de Pétain, faisant don de sa personne et toute cette connerie incommensurable, signifiant le retour du refoulé, singeant la posture patriotique pour prendre sa revanche du front populaire.

                Autre grand, le grand Charles, dont on ne contestera pas la grandeur et la pointure historique en ces temps de bassesse infinie.


              • volt volt 14 novembre 2013 15:04

                Ah très bien vu soudain le Grand Charles, 

                presque le Disney historien...
                belle clef le Grand Charles et qui concerne pile ce qui s’écroule en ce moment, 
                tout emmitouflé pantouflé des lambeaux de ses 15%, 
                sous la pluie. 
                Toute l’affaire est à relire, à l’arrière-plan des figures accoutumées, 
                comme une vaste question sur la réincarnation devenue impossible, 
                ou jouée comme telle, par une série de copies,de moins en fidèles, 
                au point de toucher enfin à ce dysfonctionnement de fond, 
                cette myopie absolue au sommet.

              • bakerstreet bakerstreet 14 novembre 2013 17:49

                Votre message ressemble aux cadavres exquis difusés par radio londres !

                Les français parlent aux français, enfin pas à tous.

                Je parle du De Gaulle de 40, pas de celui de 68.....Celui qui eut le courage de s’opposer à la médiocrité ambiante, à toutes ces têtes courbées devant le maréchal fouettard : « Je fais dont de ma personne à la france !..... » Et autres conneries qui s’ajoutèrent au désastre.
                Lire :« Une étrange défaite », de marc Bloch....Ecrit en 40, publié après guerre , après que l’auteur ait été fusillé par les allemands, pour fait de résistance.

                Des gens qui ne se tapaient pas sur la poitrine, en larmoyant, mais qui se battaient, refusaient les vérités du temps présent, le grand assomoir !


              • Claudius Claudius 14 novembre 2013 14:37

                Bel essai l’auteur, bel essai


                Salut Volt, on voit ce que vous voulez dire, bien évidemment

                Justement, les causes, les responsables ?

                Silence total, partout, toujours, cosmique

                l’Histoire est écrite par les vainqueurs et par Disney

                .. ça fait 250 ans que ça dure 

                On va pas pouvoir changer de metteur en scène ? que non

                Je raconterais bien l’histoire de mon arrière grand-père gueule cassée désabusé, celle de mon père, qu’a croisé les féroces Patton et Eisenhower, lui dans le ventre de sa mère, eux avec chenilles au cul et canon de 90 à la place du nez

                Mais à quoi bon ?

                Y’a qu’une guerre depuis « les lumières » , une seul indécente, obscène, nécessaire .. et qu’un seul organisateur

                Mais comme dit mon copain Baravin, fais gaffe ! sais-tu que je pourrais te dénoncer ?

                En plus on y peut rien .. rien. Bon mâchon.



                • Patrick Samba Patrick Samba 15 novembre 2013 13:09

                  Merci M.. Claudius. Mais pourquoi tant de sous-entendus ? Ce sont les faits qui ont de l’intérêt, les faits ! Alors nous éclairerez-vous d’une lumière qui n’ait pas à craindre l’ombre ?


                • ARMINIUS ARMINIUS 14 novembre 2013 14:47

                  Cette guerre fut grande au degré de l’horreur, tant celui des tranchées où cohabitaient hommes et rats dans une fange infâme de sang et d’excréments mêlés, que celui de l’intensité jusque là jamais atteinte des « orages d’acier », enfin aussi de la tristesse générée par touts ces morts pour rien, cueillis pour bon nombre d’entre eux dans la fleur de l’age que ce soit celle du bleuet français ou du« poppy » anglais...Né pendant la deuxième je me souviens de ma grand mère, jeune infirmière pendant la première, qui n’avait que ce mot bouche : grande guerre, avant-guerre, pendant la guerre ...je pense qu’elle finissait par confondre les deux. Faut dire que son mari, officier de réserve- donc au front -et gazé mais rescapé en 14/18 avait été fait prisonnier aux deux... à croire que les « prussiens » ( c’est comme ça qu’il les appelait) lui avaient gardé son couvert...


                  • bourrico6 14 novembre 2013 15:07

                    Comme dit plus haut, elle est appelée « Grande Guerre », parce qu’elle refusait la comparaison avec toutes celles qui avaient précédées, et ce à tous les niveaux.
                    Il faut être un peu tordu ou n’avoir que ça à foutre pour y chercher autre chose.

                    Qui êtes vous pour vouloir refaire l’Histoire avec vos termes à vous ?

                    Se trouve t-il quelqu’un d’assez idiot pour voir un quelconque coté « glorifiant » au qualificatif « Grand » dans la cas qui nous concerne ?


                    • Patrick Samba Patrick Samba 14 novembre 2013 16:28

                      bourrico6, certes vous n’avez certainement pas choisi votre pseudo vous non plus par hasard, mais est-il à ce point indispensable d’en épouser aussi précisément les formes pas toujours rectilignes, et parfois distordues ?

                      Il n’en pas question ici de vouloir « refaire » l’Histoire, mais, pourquoi pas, de la commenter . Et y compris avec des termes qui me paraitraient plus teintés de lucidité, et en tout cas moins chargés de distorsion, ou de manipulations conscientes ou pas...

                      « glorifiant ». Synonymes:adorant, auréolant, bénissant, célébrant, déifiant, divinisant, honorant, louant, prônant, vantant. C’est pas idiot !...


                    • bourrico6 15 novembre 2013 09:53

                      C’est aussi débile que de vouloir réécrire Tintin Au Congo.

                      L’Histoire appelle 14-18 la « Grande Guerre », pour des raisons évidentes, que ça vous défrise n’a aucun intérêt.


                    • Jelena XCII 14 novembre 2013 16:18

                      Pour la petite histoire ce sont les anglais qui font qu’on appelle cette guerre « la grande guerre » (« the great war »), alors que chez les ricains on disait plutôt « the european war ».

                      Si aujourd’hui aux USA, ils ne disent que « world war I ou II », en Europe cela reste coutumier de dire « great war / grande guerre / Велики рат (serbe) ».

                      Pourquoi cette appellation de « the great war » ? En étant mauvaise langue, on pourrait dire qu’elle a provoqué des bouleversements bénéfiques aux anglais...

                      A savoir l’éclatement de l’Autriche-Hongrie (qui était à l’époque le plus grand pays de l’Europe) ainsi que la fin de l’empire Ottoman. Cela dit, ce n’est pas moi qui vais pleurer la fin de ces 2 puissances, car c’était les grands ennemis de la Serbie.


                      • alinea Alinea 15 novembre 2013 11:21

                        C’est ma faute, c’est ma très grande faute... dans cette contrition, « grand » veut bien dire impardonnable, sauf par Dieu peut-être. J’ai toujours compris cet adjectif qualificatif dans ce sens.. ; étonnée que vous lui donniez un sous-entendu d’admiration. Ou peut-être ce qu’on a bien voulu nous faire croire : les petits gars qui partaient la fleur au fusil ?
                        Dans quatre excellentes émissions de Philippe Meyer, (l’Esprit Public) le dimanche à 11 heures sur France Culture, en juillet, ce mythe était démonté, la guerre expliquée et décrite par quatre « spécialistes ».
                        J’ai lu aussi un très bon roman : « La Chute des Géants » de Ken Follett, qui voit cette guerre depuis L’Angleterre, Les États-Unis, La Russie et l’Allemagne ; je vous le conseille à tous !


                        • Patrick Samba Patrick Samba 15 novembre 2013 12:09

                          Non, non, Alinea, pas de sous-entendu d’admiration dans ce « grand » du « mea culpa », que j’ai transformé en mea culpa guerrier.
                          Juste une référence au sentiment de culpabilité, au masochisme, lequel est nécessaire et indispensable à quelques apprentis-sorciers (et en général pas si apprentis que ça d’ailleurs) pour pousser les « benêts » à offrir leur poitrine dénudées à la mitraille sonnante et trébuchante.

                          Bref un titre, peut-être trop ambigu, mais qui visait avant tout à susciter l’interrogation, la réflexion.


                        • bourrico6 15 novembre 2013 16:04

                          (Tout comme bourrico6 plus bas d’ailleurs).

                          Ben oui, je suis une mûle, et je comprends rien à ton baratin.

                          Je ne vois toujours pas en quoi le mot « Grand » est une ambigüité puisqu’il ne s’agit pas d’un terme « positivant ».
                          Je ne vois donc pas en quoi ça vous perturbe.

                          Votre titre est plus qu’ambigu, et effectivement il suscite l’interrogation.


                          • Patrick Samba Patrick Samba 14 janvier 2014 22:27

                            Peut-être les personnes s’affichant hermétiques à mon interrogation ont-elles toujours associé cet adjectif « grande » à « mort », et ne voient-elles donc dans cette association de Grande et Guerre qu’un grand massacre.
                            Si ça leur est possible, que ces personnes songent à tout enfant entendant pour la première fois l’association « grande guerre », et à qui la guerre ne lui a toujours été présenté que comme un moyen de défense ou encore celui d’exprimer son courage, ce qui est en général le cas dans un pays impérialiste comme le notre. Grand ne peut être alors pris par lui que dans son sens premier. Et ce qui est grand pour un enfant est forcément admirable.

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