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Accueil du site > Tribune Libre > Ça y est, c’est la fin du féminisme !

Ça y est, c’est la fin du féminisme !

Le Nicaragua vient d’adopter une loi qui, sous une intention en apparence louable commence à sonner le glas de l’égalité. Ce pays n’est pas le seul dans ce cas : plusieurs autres pays d’Amérique latine font ou ont fait de même. Et cela pourrait venir en France.

Fem-3.gifVoici le temps des lois de genre

Il s’agit de la loi instaurant un délit de « féminicide », soit le fait de tuer une femme « par des personnes qui sont ou ont été liées à la femme par le sang, le mariage ou les conjoints et ex-conjoints, partenaires et ex-partenaires, entre autres. »

Cela signifie que le meurtre conjugal contre une femme est différent que le meurtre conjugal contre un homme, ou même que tout meurtre d’homme. Il est plus grave de tuer une femme avec laquelle on est ou a été lié, qu’un homme avec lequel on est ou a été lié. Il n’est nulle part question des hommes tués.

En clair, l’homme vaut juridiquement moins que la femme. On est passé ouvertement et légalement à un système de discrimination. On a quitté le mauvais coup Code Napoléon, qui avait mis les femmes mariées en tutelle, pour en arriver à des lois de genre ! On est dans une société de plus en plus genrée et discriminante. Cherchez l’erreur...

On peut comprendre qu’il y ait des graduations dans l’appréciation des crimes et dans la sanction qui leur est appliquée. L’homicide involontaire est moins sanctionné que le meurtre, le meurtre que l’assassinat (qui suppose préméditation). La notion de cruauté ou de barbarie aggrave encore l’appréciation du délit.

Mais ces nuances sont applicables de manière égale quel-le-s qu’en soient les auteur-e-s. Dans cette nouvelle loi l’appartenance à un genre déséquilibre l’appréciation du délit.

 

La fin de l'égalité...Fem-1.jpg

Ce qui se passe est que sous l’influence du féminisme la loi devient genrée. Et aucune féministe ne s’oppose à cette disposition. Il semblait que le féminisme voulait l’égalité et la diminution des stéréotypes de genres. On constate clairement que ce n’est pas le cas. La revendication d’égalité n’a plus de sens. Cette idéologie administre la preuve qu’elle est anti-démocratique et anti-hommes.

Il faut bien prendre la mesure de la gravité de ce qui se joue là. Cela n’a l’air de rien en apparence. On se dit : « Oh, ce n’est que quelques hommes qui sont visés, cela ne touche pas l’ensemble de la société ». Détrompons-nous. Une brèche s’ouvre dans l’esprit même des lois, censées être gardiennes des valeurs. La justice est pervertie et l’égalité bafouée. Les hommes et les femmes ne sont plus égaux. C’est la fin de l’égalité parce que, à crime égal, la notion de genre l’emporte.

Il n’y a qu’une catégorie de personnes qui justifie une telle différence de traitement : les enfants et les mineurs en général (hors handicap ou autre type de dépendance). Ce qui est normal vu leur statut juridique différent et leur dépendance à l’égard des adultes. Cette loi sur le féminicide signifie donc que les femmes ne sont juridiquement pas égales aux hommes - comme les enfants.

Imaginons qu’une loi contre le racisme stipule que celui-ci serait plus grave s’il s’agit d’africains que d’asiatiques. Ce serait une aberration juridique, culturelle, morale, sociale. Et bien nous sommes entrés dans l’aberration. C’est fait. Nous ne sommes plus dans le principe d’égalité.

L’égalité, la démocratie et la société de liberté s’achèvent sous les coups de boutoir du féminisme. Les hommes et les femmes ne sont désormais plus liés par un contrat juridique et moral d’égalité ou de réciprocité. On peut donc penser que c’est chacun pour soi, et que celui qui empoche le plus a raison hors de toute considération juridique ou morale. La sauvagerie va se déchaîner un peu plus et le couple, déjà en lambeaux, n’aura plus qu’un seul avenir : la soumission des hommes à la justice féministe. Ce qui est totalement exclu.



Fem-4.jpg.. et du féminisme

Et les féministes adeptes des théories gender, où sont-elles ? On ne les entend pas. Elles devraient pourtant se lever et donner de la voix contre ce genrisme qui gagne la société. Non. Elles se taisent. Elles ne semblent pas concernées.

On est pourtant ici à un tournant crucial du féminisme : soit on amplifie le genrisme dans tous les domaines, y compris juridique, et le discours contre le patriarcat et ses stéréotypes de genre n’a plus aucun sens. Soit on rejette tout genrisme. Les féministes ne peuvent pas indéfiniment jouer sur tous les tableaux.

Quoi qu’il en soit le patriarcat ne pourra désormais plus servir de prétexte à jouer les victimes puisque le féminisme est clairement une idéologie prédatrice. On peut craindre de plus en plus la violence qui va naître de ces lois, et - il faut insister sur ce point - la sauvagerie dont ce qui reste du couple va être le théâtre.

La seule bonne nouvelle est que ces lois n’annoncent pas seulement la fin de l’égalité : elles signifient également la fin de l’idéologie féministe, auto-détruite par ses propres contradictions. L’idéologie continuera encore quelques temps sur sa lancée, mais son absurdité, ses profondes contradictions, son agressivité genrée et son orientation anti-sociale sont manifestes. Le féminisme est mort, intellectuellement et moralement. Il reste à continuer à le déconstruire socialement, afin de restaurer l’égalité hommes-femmes.

La société a toléré longtemps ce courant antidémocratique en son sein et lui a déroulé le tapis rouge. Le réveil sera dur et la réparation longue.


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26 réactions à cet article    


  • FRIDA FRIDA 3 décembre 2011 10:09

     @l’auteur

    Pathétique comme article. Vous allez jusqu’au Nicaragua pour trouver vos arguments afin de nos vendre votre thèse « l’homme en danger, une espèce en voie de disparition ». si l’égalité et si chère à vos yeux, pourquoi ne parler pas des pays qui emprisonnent des femmes violées, et cas ils sont saisi par une grâce divine ils les libères sous condition d’épouser leur violeur ?

    Vous citez Nicaragua, le Code Napoléon, une société sans genre, discriminante, et bien d’autres choses, mais sans réelle structure ou rigueur. Vous prenez vos désirs pour des réalités.

    Ces derniers temps, nous avons assisté, rien qu’en France, à des meurtres contre les femmes, et notamment de jeunes filles. Des actes d’agressions sexuelles. La fin fut tragique pour elle. Chercher si vous trouvez parmi les victimes un homme ? Les enfants, également sont victimes de genre d’attaques. Faites vos statistiques. Vous en trouverez quelques cas d’agressions sexuelles contre les hommes. Mais ramenés au nombre de femmes et d’enfants victimes, cela vous donnera quelle statistique ? On est la dans le domaine du réel, rien que des faits.

    Mais si vous souhaitez continuez dans votre au-delà du réel. Libre à vous.

    Ensuite, vous transformez les mots pour jouer sur les peurs. De féminicide en rapport à la femme, vous arrivez à ginicide.

    On peut discuter de l’opportunité de ce genre de loi, dans des sociétés oh combien machiste et sexiste, bien dans le genre et bien dans la discrimination. Mais de là à en faire tout une histoire, et crier à une menace sur l’homme, vous article est ridicule tellement il est disproportionné. Vous n’êtes pas d’accord, c’est votre droit le plus strict, mais les lecteurs auraient à gagner si vous aviez expliquer les origines et les motivations de ceux qui ont soutenu ce projet de loi. Pourquoi l’ont-ils fait ? Juste pour emmerder les hommes à votre avis


    • FRIDA FRIDA 3 décembre 2011 10:47

      @BNR

      Vous avez beau avancé vos références, cela ne leur donne pas un poids. Vous me reppelez ces étudiants qui préparent leur mémoire ou thèse, ils s’appliquent à faire des copié collé, et trop plein de référence. Aucune originalité, et face à des directeurs de recherche qui à peine lise les titres et les sous-titres, le tout est bien sûr dans le but d’avoir un diplôme. Personne n’ira lire et discuté les erreurs, les contre-sens, les aberrations de leur analyse.
      Vous tombez dans les mêmes travers que vous reprochez aux autres, en quoi vos statistiques sont plus sérieuses que celles des autres ? celui qui crie le plus fort à raison.

      La dernière fois vous m’avez accusée de vous avoir attaqué ad hominem, j’espère que vous avez eu l’occasion de lire ma réponse.

      Cordialement


    • Raymond SAMUEL paconform 3 décembre 2011 10:55

      FRIDA,

      Je n’apprécie guère l’entretien de ce climat où chacun, homme et femme, veut être plus brimé, plus exploité, plus dépouillé que l’autre.
      Il faut pourtant ne pas laisser la bride sur le cou des féministes qui ont initié cette méthode au lieu de rechercher la justice pour tous.
      Vous avez bien raison de rappeler les agressions d’hommes sur des femmes,phénomène en contradiction avec la notion de responsabilité de genre telle que je l’ai citée ci-dessous). Mais n’en faites pas une généralité qui justifierait éternellement la condamnation de tous les individus hoimmes. Oui, il y a des criminels. Les autres hommes ne sont pas des criminels et ont droit de ne pas être accusés de sexisme et de machisme.
      Pensez un instant aux dégâts sociaux dûs au féminisme : la destruction de la famille (la moitié se disloque, le climat de l’autre moitié est souvent délétère pour tous les membres et particulièrement nocif pour les enfants), la régression ddu sens des responsabilités, le surmenage, les atteintes à la santé mentale etc...


    • FRIDA FRIDA 3 décembre 2011 11:26

      @Pasconforme

      Je ne veux pas non plus de compétition entre homme/femme, pas seulement dans le domaine victimaire mais encore moins dans n’importe quel domaine.
      Je souscris à votre commentaire. La crtique du féminiseme est une chose, mais la remise en cause des acquis de ce qu’a apporté le féminisme ( porté également par des hommes) en est une autre.

      Vous semblez prendre des épiphénomènes pour des choses phénoménales. La parité, le genre etc, n’a pas grand influence sur les mentalités, nos sociétés sont encore imprégnées de codes sociaux qui les ont structurées. Et ce n’est pas attaquer l’homme que de demander un peu de justice. Les féministes ont fait de la provocation pour se faire entendre, d’autres ont été complètement dans le délire etc, et alors ? Nous n’avons pas des sociétés d’amzones, les femmes continues de jouer la séduction et la féminité et les hommes les protecteurs, est-ce un bien ou un mal, le sujet peut être débatu. Et c’est pas ces rôles qui sont mis en cause mais bien et bel la domination, l’injustice.
      Il me semble que les articles de hommelibre embrouille les esprits, il part de fait exceptionnel pour en tirer une généralité, et inversement, ce qui est une généralité, le minimise en focalisant sur son exception.
      Je suis mère d’un garçon presque majeur maintenant, et je n’ai jamais traité mon fils comme un noon identité, non genre. Il est d’abord mon fils, masculin. Donc je suis attentive à le découvrir dans son identité, et ne pas appliquer des théories. Aurais-je eu une fille, je ne l’aurai pas traité comme une copie conforme de moi, pourtant de même sexe, en sachant que les enfants prennent parfois des directions complètement à l’opposé de ce que sont leurs parents.
       
      Il y a également une différence entre la théorie et la pratique. Les idées sont une chose et la réalité en est une autre, faire porter le chapeau aux féministes dans le mal être des hommes ou ce qui ne va pas dans la société, alors que leur présence est plus symbolique, sur le plan des idées. Ce qui se passe dans la réalité concerne des forces bien complexes. Donner à une loi (la parité ou autres) une dimension quasi magique dans le changement des comportements sociaux est excessif.
      L’égalité homme/femme, dans l’absolu, reste imparfaite. Elle est encore très imparfaite dans la réalité sociologique des sociétés, malgrè les gesticulations des uns et des autres, et elle est complètement absente dans beaucoup d’endroits dans le monde, dans l’absolu et dans le réel.


    • FRIDA FRIDA 3 décembre 2011 12:51

      @BNR

      « ce qui est fait aux miens et certains dégâts systémiques qui leurs sont imposés » smiley

      Bon courage et bonne continuation


    • Raymond SAMUEL paconform 3 décembre 2011 10:24

      Il est bien évident que le féminisme a placé le débat sur un plan sans issue, essentiellement du fait, comme vous le dites,de l’exigence de parité (mais au seul bénéfice de la femme) et en même temps d’avantages de genre (au seul bénéfice des femmes évidemment). Le féminisme joue sur les deux tableux, pourvu que ce soit au détriment des hommes.

      Hors du féminisme, c’est à dire dans la culture traditionnelle, les avantages de genre étaient chose acquise et non discutable, le rôle de l’homme étant évidemment de défendre la tribu. On en a une trace : « les femmes et les enfants d’abord ».
      Ce qui implique une discrimination (positive).
      Il en résulte que le meurtre d’une femme par un homme peut légitimement constituer une circonstance aggravante. Mais cela nécessite d’admettre cette fonction naturelle de protection de l’homme sur les plus faibles (ou plus impliqués dans la fonction reproductrice).
      Cette discrimination positive me semble légitime, mais devrait être culturelle et non législative.


      • latitude zéro 3 décembre 2011 15:23

        "Mais cela nécessite d’admettre cette fonction naturelle de protection de l’homme sur les plus faibles (ou plus impliqués dans la fonction reproductrice).« 

        Plutôt que la notion de »protection bienveillante de l’homme sur la femme« , encore vaguement machiste, une société progressiste, hommes femmes confondus, se doit d’admettre la protection des plus faibles par des lois différentes.

         »Cette discrimination positive me semble légitime, mais devrait être culturelle et non législative.
        "

        Bien sûr, mais dans l’urgence cette discrimination positive doit être inscrite dans la loi, tout en étant pédagogique avant de devenir culturelle


      • Dominitille 3 décembre 2011 12:51

        On massacre les bébés filles pour faire vivre les garçons ! bientôt on fera pareil en France !
        pour éradiquer le féminisme, on ne trouvera pas mieux que de tuer les foetus féminins.


        • anty 3 décembre 2011 13:17

          Dramatisation sans fondements


        • anty 3 décembre 2011 13:22

          On avorte
          et les féministes sont à 100% pour les avortements


        • Dominitille 4 décembre 2011 16:02

          faut se renseigner avant de poster


        • Dominitille 3 décembre 2011 12:52

          voir le reportage sur lci.fr de ce samedi 3 décembre. très instructif concernant le massacre des filles au seul profit des garçons


          • hommelibre hommelibre 3 décembre 2011 13:27

            Aucune loi de genre n’est acceptable. Une loi de genre est équivalente à une loi raciste, ou aux lois antijuives par exemples, c’est-à-dire des lois qui désignent un grouper en tant que criminel potentiel.

            C’est une dérive grave, il faut en prendre conscience. On veut nous faire avaler cela l’air de rien. Il n’est pas légitime de défendre des lois de genre.

            Ceux et celles qui ne le comprennent pas devraient se remémorer le code Napoléon ou l’étoile jaune.

            Si l’on veut criminaliser les hommes dans leur ensemble pour les meurtres conjugaux dont les femmes sont victimes, alors prenons la suggestion de Paconform et donnons une raison autre que le genre : rétablissons par exemple l’homme en chef de famille !... Ainsi tout crime aggravé sur une femme le sera non à cause du genre, auquel on ne peut rien changer et par lequel on est condamné d’avance, mais par un abus de fonction comme l’adulte sur un mineur. A défaut de cet ascendant juridique, homme et femme doivent être considérés comme égaux et la loi ne doit faire aucune distinction entre eux du fait de leur genre.

            Le féminisme montre ici la nature de son idéologie : suprémaciste, communautariste, équivalente raciste, élitiste, essentialiste : une idéologie digne des années 1930.

            Il se joue sur un décalage : des femmes subissent des discriminations et de la violence, et c’est en leur nom que le mouvement prétend se battre. Mais les leaders bourgeoises du mouvement ne réclament que des postes à pouvoir. Elles se servent du peuple pour se placer. L’égalité des fonctions dirigeantes ne servira en rien les femmes et les hommes du peuple. Les caissières de supermarchés ne sont pas les copines des grandes bourgeoises riches formées dans les université qui dirigent le mouvement et disent ce qu’il faut penser.

            Quand aux filles tuées, comme en Inde, personne ici ne dit que c’est normal.

            Et corriger des injustice ne signifie pas en créer de nouvelles.


            • Dominitille 4 décembre 2011 16:02

              L’homme en chef de famille ?
              Etre chef cela ne s’invente pas, et voir un crétin aviné sans éducation devenir chef parceque la loi lui en donne le pouvoir cela est du dernier ridicule et une insulte pour les femmes ;
              Qui vous donne le droit d’imaginer qu’une femme a absolument besoin d’avoir un chef ?
              La loi du 4 juin 1970 a supprimé la notion de chef de famille au profit de l’autorité conjointe
              et c’est très bien ainsi.


            • Veaulubiliator99 Veaulubiliator99 3 décembre 2011 13:28

              De toute facon cela fait longtemps que dans des décisions sur les gardes d’enfant le féminisme est fini...

              En tut cas une chose est sûr, les femmes sont aussi idiotes que les hommes, au lieu de créer une nouvelle liberté, elle copie les hommes et leurs bêtises... Elles deviennent violentes, racistes et se permettent de juger les hommes... Eles n’ont réussi qu’a ce créer une pseudo liberté basé sur le... masculin...

              Elles oublient que dame nature ne nous a pas fait égaux ; je ne pourrai jamais enfanter, et donc jamais être leur égal et elles ne peuvent avoir plus de liberté que les hommes...

              Inventez votre propre liberté et on reparlera d’égalité !

              Un gars cloné ! :)


              • latitude zéro 3 décembre 2011 14:37

                Excellente loi au contraire

                Qui introduit de facto la notion d’abus de faiblesse envers la victime ( personne âgée, enfant, handicapé ...) , et faiblesse physique en ce qui concerne les femmes.

                Ne pas reconnaitre ce fait, sous prétexte d’égalité parfaite, est hypocrite,

                La femme se doit d’être plus protégée que l’homme, dans les cas d’agression physique, d’autant plus dans des sociétés fortement machistes.
                C’est au contraire de cet article superficiel et simpliste une question de rééquilibrage des droits humains

                89 femmes dont 9 fillettes ont été tuées en 2010 au Nicaragua , pays de 6 millions d’habitants.
                Cette loi est à l’honneur du gouvernement Sandiniste de Daniel Ortega.


                • Raymond SAMUEL paconform 3 décembre 2011 18:20

                  Latitude zéro,

                  Mais il faudrait alors que les femmes (les féministes) jouent le jeu, c’est à dire qu’elles admettent que la vie privée (notamment les enfants) n’est pas leur propriété exclusive mais est à partager à égalité avec l’homme. C’est un peu court de s’en tenir aux violences physiques sachant que l’homme est plus vigoureux que la femme...
                  Il faudrait aussi que le principe de protection des enfants soit encore plus appliqué que celui homme/femme, ce qui n’est pas le cas. Pour les enfants,le fléau de la violence physique est rarement évoqué.


                • Morgane Lafée 4 décembre 2011 17:09

                  @Paconform

                  "Mais il faudrait alors que les femmes (les féministes) jouent le jeu, c’est à dire qu’elles admettent que la vie privée (notamment les enfants) n’est pas leur propriété exclusive mais est à partager à égalité avec l’homme."

                  Et il faudrait que les hommes (les masculinistes, je reproduis votre amalgame) jouent le jeux, c’est-à-dire qu’ils admettent que la sphère publique (notamment le pouvoir politique et économique) n’est pas leur propriété exclusive mais est à partager à égalité avec la femme."
                  Ça vous semble juste ?


                • Morgane Lafée 4 décembre 2011 17:38

                  @Le Correcteur :

                  Brandir la violence psychologique des femmes envers les hommes dès qu’on parle de violence physique est juste une parade ayant pour but de détourner le débat en brouillant les cartes. La violence psychologique s’exerce dans les deux sens, ça c’est clair, on peut même dire qu’elle n’a aucun rapport avec le sexe. C’est malheureusement la nature humaine qui est en cause. Heureusement, il y a aussi des lois contre ça, des lois contre le harcèlement. Elles sont imparfaites, mais elles existent.
                  Cela dit, je vous mets au défi de me démontrer que, dans une société en théorie égalitaire comme la notre, les femmes exerceraient davantage de violence psychologique que les hommes. Pour ce qui est des sociétés où la femme est sous tutelle, je ne donne pas cher de votre tentative de démonstration : il est évident que les hommes ont l’avantage dans tous les domaines de la violence...

                  Pour en revenir à la violence physique, même dans une société « égalitaire », les hommes sont toujours physiquement avantagés. D’où la nécessité de considérer la violence physique comme un phénomène à part entière. Au passage, la violence physique s’accompagne TOUJOURS de violences psychologiques.
                  L’inégalité physique est un fait que la loi se doit de prendre en compte afin de protéger les personnes qui ont le plus de chance d’en être victime. Il ne s’agit pas de rétablir une hiérarchie, juste de combattre la loi de la jungle, si vous voulez.

                  Bref, tout ça pour dire qu’il serait plus pertinent, pour faire avancer le débat, de brandir la violence physique de certaines femmes sur leur homme. Parmi les auteurs de violence conjugales, je soupçonne que les femmes soient largement minoritaires (pour des raisons évidentes d’inégalité physique) mais elles existent bel et bien et pour ma part, j’aimerais bien connaitre la proportion d’hommes battus. J’avoue humblement que je n’en sais rien. En tout cas, cela permettrait d’envisager le phénomène dans son ensemble.
                  Pour cela, il faudrait que les hommes n’aient plus honte de porter plainte. Les femmes aussi ont honte mais le regard social les reconnait plus facilement comme victime - même si ce n’est pas toujours gagné dès lors qu’il y a violence sexuelle, puisque la « victime », homme ou femme d’ailleurs, est toujours présumée coupable de provocation.

                  Pour en revenir au sujet, je me suis toujours dit qu’il serait constructif que les campagnes médiatiques contre les violences conjugales diffusent plusieurs spots dont au moins un montrant un homme se faire taper dessus, balancer des objets à la figure, etc. Pour frapper l’imagination en montrant que ça existe, que c’est tout aussi répréhensible que dans l’autre sens. Le but serait de faire sortir de l’ombre les hommes victimes : quand on voit qu’on est pas le seul dans ce cas, c’est toujours moins dur.
                  Une telle campagne ferait à coup sûr scandale, chez les féministes comme chez les masculinistes, mais elle représenterait un nouveau pas en avant.

                  Malgré tout, criminaliser les violences physiques des hommes sur les femmes, qui ont le monopole de la banalisation dans le monde entier, est déjà une très bonne chose. Et il y a encore beaucoup de boulot à faire de ce côté-là. L’article inepte d’hommelibre le prouve.


                • Raymond SAMUEL paconform 4 décembre 2011 21:16

                  Morgane Latée,

                  Bien sûr que ça me parait juste !
                  Je suis quand même obligé de vous rappeler que les femmes ont accès à toutes les fonction (que leur permet leur anatomie). Les hommes n’y font pas du tout obstacle et on peut même se demander si le fait d’être femme ne facilite pas souvent un parcours public .
                  Par contre, l’accès à la vie privée est largement fermée aux hommes, tant par la volonté des femmes que par la culture.
                  Dans les faits, il n’y a pas symétrie.


                • Gabrielle Oster 3 décembre 2011 22:09

                  Mais c’est plein de grands, très grands malades, ici ! Je n’ai jamais lu autant d’horreurs et de bêtises sur une page, sauf quand j’ai feuilleté les articles de Céline sur les juifs !


                  • Pie 3,14 3 décembre 2011 22:19

                    Et encore, Céline écrivait bien, lui.

                    Lorsque le gratin d’Agoravox fait équipe, cela peut effectivement faire peur.


                  • velosolex velosolex 3 décembre 2011 23:29

                    Ce magnifique crane de dinosaure, ressemblant un peu à Frank Ribery, est-il censé représenté la disparition des derniers grands mâles, menacés par des lois scélérates ? 


                    • velosolex velosolex 3 décembre 2011 23:31

                      Pardon, après réflexion, je crois que c’est un crâne de Tyrannosaure rex. Mais la ressemblance avec Frank Ribery reste patente.


                    • Gabrielle Oster 4 décembre 2011 00:36

                      Ah je confirme ! Je ne me vois même pas argumenter tellement ce serait peine perdue.
                      Bien sûr, pour Céline. Je parlais juste de ses articles, il y descend très très bas, jusqu’à dire des grosses âneries, alors qu’il était loin d’être un idiot.
                      Bon courage à nous, en tout cas :)


                      • Elea 5 décembre 2011 16:16

                        En fouillant un peu, j’ai pu constater que le féminicide n’est pas une loi de « genre » comme le souligne l’article mais une loi qui s’applique pour les crimes perpétrés contre les femmes, ET parce qu’elles sont des femmes. Donc une loi contre la misogynie, ce qui n’est définitivement pas la même chose. 

                        Maintenant on cri « au loup » on se frotte les mains « vous voyez ces féministes, je vous l’avais dis.. », on va relever des lois au Nicaragua ou autres pays, alors que ces mêmes pays sombreraient-ils qu’on n’en parlerait pas.

                        Je ne suis pas pour cette loi tant elle me parait « floue » mais je ne suis pas contre l’idée qui l’a soulevé. 

                        Beaucoup le savent, en France tout les 3 jours une femme meure de violences conjugale, dans certains pays elles sont juger pour une question de genre, parce qu’elles sont des femmes. Beaucoup ne s’en émeuvent pas. Et c’est ces mêmes (beaucoup) de personnes qui après avoir lu des articles sur le Féminicide viennent nous dire "nan mais attendez, vous avez vu ces féministes !" , ces mêmes personnes qui s’inquiète d’une non égalité ?

                        Alors pourquoi s’inquiéter maintenant, alors qu’elle n’existe déjà pas ?

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