Ça y est, c’est la fin du féminisme !
Le Nicaragua vient d’adopter une loi qui, sous une intention en apparence louable commence à sonner le glas de l’égalité. Ce pays n’est pas le seul dans ce cas : plusieurs autres pays d’Amérique latine font ou ont fait de même. Et cela pourrait venir en France.
Voici le temps des lois de genre
Il s’agit de la loi instaurant un délit de « féminicide », soit le fait de tuer une femme « par des personnes qui sont ou ont été liées à la femme par le sang, le mariage ou les conjoints et ex-conjoints, partenaires et ex-partenaires, entre autres. »
Cela signifie que le meurtre conjugal contre une femme est différent que le meurtre conjugal contre un homme, ou même que tout meurtre d’homme. Il est plus grave de tuer une femme avec laquelle on est ou a été lié, qu’un homme avec lequel on est ou a été lié. Il n’est nulle part question des hommes tués.
En clair, l’homme vaut juridiquement moins que la femme. On est passé ouvertement et légalement à un système de discrimination. On a quitté le mauvais coup Code Napoléon, qui avait mis les femmes mariées en tutelle, pour en arriver à des lois de genre ! On est dans une société de plus en plus genrée et discriminante. Cherchez l’erreur...
On peut comprendre qu’il y ait des graduations dans l’appréciation des crimes et dans la sanction qui leur est appliquée. L’homicide involontaire est moins sanctionné que le meurtre, le meurtre que l’assassinat (qui suppose préméditation). La notion de cruauté ou de barbarie aggrave encore l’appréciation du délit.
Mais ces nuances sont applicables de manière égale quel-le-s qu’en soient les auteur-e-s. Dans cette nouvelle loi l’appartenance à un genre déséquilibre l’appréciation du délit.
La fin de l'égalité...
Ce qui se passe est que sous l’influence du féminisme la loi devient genrée. Et aucune féministe ne s’oppose à cette disposition. Il semblait que le féminisme voulait l’égalité et la diminution des stéréotypes de genres. On constate clairement que ce n’est pas le cas. La revendication d’égalité n’a plus de sens. Cette idéologie administre la preuve qu’elle est anti-démocratique et anti-hommes.
Il faut bien prendre la mesure de la gravité de ce qui se joue là. Cela n’a l’air de rien en apparence. On se dit : « Oh, ce n’est que quelques hommes qui sont visés, cela ne touche pas l’ensemble de la société ». Détrompons-nous. Une brèche s’ouvre dans l’esprit même des lois, censées être gardiennes des valeurs. La justice est pervertie et l’égalité bafouée. Les hommes et les femmes ne sont plus égaux. C’est la fin de l’égalité parce que, à crime égal, la notion de genre l’emporte.
Il n’y a qu’une catégorie de personnes qui justifie une telle différence de traitement : les enfants et les mineurs en général (hors handicap ou autre type de dépendance). Ce qui est normal vu leur statut juridique différent et leur dépendance à l’égard des adultes. Cette loi sur le féminicide signifie donc que les femmes ne sont juridiquement pas égales aux hommes - comme les enfants.
Imaginons qu’une loi contre le racisme stipule que celui-ci serait plus grave s’il s’agit d’africains que d’asiatiques. Ce serait une aberration juridique, culturelle, morale, sociale. Et bien nous sommes entrés dans l’aberration. C’est fait. Nous ne sommes plus dans le principe d’égalité.
L’égalité, la démocratie et la société de liberté s’achèvent sous les coups de boutoir du féminisme. Les hommes et les femmes ne sont désormais plus liés par un contrat juridique et moral d’égalité ou de réciprocité. On peut donc penser que c’est chacun pour soi, et que celui qui empoche le plus a raison hors de toute considération juridique ou morale. La sauvagerie va se déchaîner un peu plus et le couple, déjà en lambeaux, n’aura plus qu’un seul avenir : la soumission des hommes à la justice féministe. Ce qui est totalement exclu.
.. et du féminisme
Et les féministes adeptes des théories gender, où sont-elles ? On ne les entend pas. Elles devraient pourtant se lever et donner de la voix contre ce genrisme qui gagne la société. Non. Elles se taisent. Elles ne semblent pas concernées.
On est pourtant ici à un tournant crucial du féminisme : soit on amplifie le genrisme dans tous les domaines, y compris juridique, et le discours contre le patriarcat et ses stéréotypes de genre n’a plus aucun sens. Soit on rejette tout genrisme. Les féministes ne peuvent pas indéfiniment jouer sur tous les tableaux.
Quoi qu’il en soit le patriarcat ne pourra désormais plus servir de prétexte à jouer les victimes puisque le féminisme est clairement une idéologie prédatrice. On peut craindre de plus en plus la violence qui va naître de ces lois, et - il faut insister sur ce point - la sauvagerie dont ce qui reste du couple va être le théâtre.
La seule bonne nouvelle est que ces lois n’annoncent pas seulement la fin de l’égalité : elles signifient également la fin de l’idéologie féministe, auto-détruite par ses propres contradictions. L’idéologie continuera encore quelques temps sur sa lancée, mais son absurdité, ses profondes contradictions, son agressivité genrée et son orientation anti-sociale sont manifestes. Le féminisme est mort, intellectuellement et moralement. Il reste à continuer à le déconstruire socialement, afin de restaurer l’égalité hommes-femmes.
La société a toléré longtemps ce courant antidémocratique en son sein et lui a déroulé le tapis rouge. Le réveil sera dur et la réparation longue.
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