• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Dérives fascistes à l’ombre de la démocratie ?

Dérives fascistes à l’ombre de la démocratie ?

Les craintes formulées par certains, dans la crise que traverse actuellement la France, de voir réapparaître un vote lepéniste aux prochaines élections méritent qu’on s’y arrête.

Lorsqu’on lit, dans la presse ou sur Agoravox, des témoignages d’étudiants ou de lycéens victimes du blocage de leurs universités ou lycées, on peut être frappé par la récurrence du terme fasciste utilisé pour qualifier les méthodes employées par les bloqueurs (vote à main levée, intimidations, insultes, interdiction de s’exprimer sereinement...), alors que, dans le même temps, on prétendait donner une caution démocratique, par le recours au vote, à un mode d’action qui n’en reste pas moins illégal et anti-démocratique, ne relevant nullement de l’intérêt général et portant atteinte aux libertés de travailler et de circuler.

La fin de certains blocages par la force, ou la fermeture de certaines facultés pour calmer les tensions entre les étudiants en sont du reste la preuve. Deuxième point pouvant susciter l’attention, ce sont les craintes formulées par certains, là aussi de façon régulière, de voir réapparaître un vote lepéniste aux prochaines élections, à la suite de la crise que traverse le pays, après les émeutes dans les banlieues à l’automne dernier.

Lorsqu’on considère certains aspects de la crise actuelle, on peut à bon droit s’inquiéter des dérives de notre belle démocratie, dérives institutionnelles sans aucun doute, mais aussi dérives dans les comportements des personnes elles-mêmes.

Quand on observe sur le terrain comment les choses se sont passées, il n’échappe à personne que ce mouvement de jeunes n’a pas vraiment été spontané, ni le résultat d’une réflexion bien informée sur la situation du travail en France par exemple. Nous avons pu assister (et ce n’est pas nouveau) à une orchestration "syndicalo- médiatico- politicienne" du mouvement. Des adultes de tous bords utilisent des jeunes (qui s’entraînent entre eux pour des raisons qui n’ont souvent rien de politique), les encadrent ou les enrégimentent, les amènent à répéter des slogans ou arguments ressassés à satiété par des responsables politiques ou syndicaux, eux-mêmes relayés par les médias - quand ce n’est pas l’inverse : les médias imposant leur grille de lecture et leurs petites phrases à certains responsables, dans un bel unanimisme.

D’aucuns, Mme Royal par exemple, se réjouissent à présent de l’"engagement" politique de la jeunesse, de son élan "citoyen", de sa "résistance". Pourtant, quand on écoute les lycéens que l’on a sous les yeux, de vrais jeunes, aurait-on envie de dire, pas ceux soigneusement choisis par les médias, ni cette généralité abstraite qui arrange visiblement certains, on ne peut que s’interroger sur cet apprentissage politique, qui relève tout autant de la manipulation que d’un réel engagement pour certains. Jeter la jeunesse dans la rue, ou plutôt lui emboîter le pas, est une stratégie familière à la gauche française en mal de projet politique. Cela relève de la démagogie.

Mais, historiquement, enrégimenter la jeunesse est aussi une méthode fasciste. Et l’on enrégimente les jeunes d’autant plus facilement qu’ils sont moins éclairés. Or, l’un des aspects préoccupants de cette crise est le mode d’action choisi : le blocage d’établissements scolaires. Là encore, certains ne tarissent pas d’éloge sur l’organisation démocratique des jeunes dans une telle circonstance. On peut tout de même se demander ce qu’il y a de démocratique à nuire ainsi à ses pairs. Une telle action n’a rien à voir avec les piquets de grève des ouvriers qui, en empêchant la production, nuisent à leur patron. Et il est bien difficile aussi de faire croire qu’on est "solidaire" quand on se donne un tel pouvoir de nuisance sur les autres, prétendant le faire cautionner par un vote.

De plus, interdire l’accès à des lieux d’étude est tristement symbolique. Plutôt que de s’extasier sur cette jeunesse militante, on pourrait peut-être aussi se demander quels étudiants étaient mobilisés. Pour exemple, à Lille, le fer de lance du mouvement était l’université de Lille III, Lettres et sciences humaines : des filières aux débouchés plus qu’incertains, et des bâtiments dans un tel état de vétusté que la faculté doit être fermée. Finalement, le mode d’action choisi ne signe-t-il pas le naufrage d’une université française qui, depuis vingt ans, ne mène nulle part un très grand nombre d’étudiants, le désamour pour les études, l’école, l’acquisition d’un savoir tenu pourtant comme formateur et émancipateur (dans la tradition des Lumières, du moins) ? Et un tel rejet ou renoncement face au travail intellectuel ne laisse-t-il pas la porte ouverte à toute forme de manipulation ?

Quoi qu’il en soit, les jeunes sont les premières victimes de la situation et ils font depuis plus de vingt ans les frais des errements politiques en matière d’éducation, de formation et d’emploi. Et ils ne font aussi que suivre l’exemple lamentable donné par les adultes, qui, depuis 2002, vivent dans un simulacre de démocratie. En effet, le vote d’un président de la République à 82%, dans les circonstances que l’on sait, n’a rien de démocratique. Ce score stalinien a été obtenu récemment par le président algérien ou par celui de la Biélorussie. Sinistres comparaisons.

Comment en est-on arrivé là ?
Au terme d’une campagne inexistante, puis d’une propagande inouïe des médias et de la gauche, lançant- comme d’habitude- ses troupes dans la rue, et agitant le spectre du fascisme (qui n’a pourtant jamais existé en France). Alors on a exigé du plus grand nombre qu’il cautionne par son vote une absence de choix ou un choix imbécile ("Voter escroc et pas facho")- pour maintenir l’illusion d’un fonctionnement démocratique. Dès lors le vote a été vidé de son sens, comme tous ceux qui ont suivi. Et aujourd’hui, les jeunes utilisent le vote comme justification d’actions de toute façon illégales. Les parlementaires votent des lois qu’on n’applique pas, se voient contraints de retirer une loi qu’ils ont pourtant votée...

De tels désordres, à quoi l’on peut ajouter la montée du racisme et de l’intolérance, justifient les craintes d’un nouveau vote lepéniste. Mais les dérives fascistes sont le fait même du fonctionnement de la société dite démocratique et du vide politique auquel nous nous trouvons confrontés.


Moyenne des avis sur cet article :  3.93/5   (146 votes)




Réagissez à l'article

79 réactions à cet article    


  • Scipion (---.---.189.192) 18 avril 2006 12:56

    Avec ou sans Le Pen - mais plutôt sans les Le Pen, dont la vacuité idéologique est abyssale -, le système est foutu.

    Croyez-vous vraiment, que ce soit tenable ce 50/50 à répétition, arbitré par une poignée d’instables passant d’un centrisme à l’autre à chaque élection ?

    La démocratie a atteint ses limites en Allemagne où voter pour un parti, c’est voter pour son « adversaire ».

    On devrait donc s’acheminer vers des autoritarismes plébiscitaires, mais seulement après une rude période de désordres et d’anarchie. Dans laquelle nous sommes déjà entrés, au demeurant.


    • Jigmy Jigmy 18 avril 2006 13:23

      et vous proposez quoi ? En général ceux qui critiquent le clivage gauche droite sont pour les extrèmes... Qu’il soit mis au pouvoir Le pen (ou sarko, c le même en édulcoré) ! tout le monde verra au moins. Après tout peut être qu’il faut aller jusqu’au fond des choses pour que les gens comprennent la « racaille » que c’est. Mais avant d’aller voter, regarder un petit reportage sur Vichy, on sait jamais....


    • Qwyzyx (---.---.3.159) 18 avril 2006 13:56

      Pourquoi voter pour les extrêmes comme si la poltique était centrigug ?

      Il y a en Europe de nombreux pays ou le centre est une option politique forte. Là où il n’existe plus en tant que tel on constate que la droite et la gauche s’annulent, se paralysient.

      C’est aux média d’expliquer aux français qu’il n’existe pas que la droite et la gauche.

      Peut être qu’en Allemagne et en Italie, le vote aurait été plus clair s’il y avait eu une liste centriste.

      C’est en ce sens que la partition droite gauche peut paraître éculée, quand elle n’admet rien d’autre et qu’elle fonde son succès sur l’apport indispensable des extrêmes qui font fuir en fait ses électeurs modérés.

      En 2007, il y aura finalement trois listes en France :

      - les idées du front national
      - les idées communistes
      - le centre

      A vous de découvrir le centre en France. Il est fort à parier qu’après l’Allemagne et l’Italie, la France va suivre la même voie d’un résultat ingérable.


    • Cyoran (---.---.39.204) 18 avril 2006 13:10

      Ce que je me demande, c’est pourquoi les sympathisants lepénistes ont tellement de mal à se présenter comme tels, tout simplement, même lorsqu’ils sont anonymes sur internet. Ils ne disent jamais : « Je souhaite et je milite pour la victoire de JM Le Pen », ils disent : « La victoire de JM Le Pen est inévitable ». Ben voyons. Votre papier ne trompe personne, madame. Et la victoire de JM Le Pen est encore très très lointaine, rassurez-vous ! :)


      • RAMSAY (---.---.15.216) 18 avril 2006 13:11

        Je n’adhère pas totalement à votre vision des jeunes en grêve pendant la période d’agitation liée au CPE mais le constat où vous parvenez n’est pas faux.

        Si la situation de blocage où nous nous trouvons actuellement n’est pas comparable aux années 1930, on peut peut-être plus la rapprocher de 1958, où se fit jour l’état d’inadaptation des institution de la 4° république.

        Le régime présidentiel mis en place par De Gaulle est-il arrivé à ses limites ? En tout cas il semblerait qu’il a détourné nombre de nos concitoyens de la réflexion politique.

        RAMSAY


        • Jigmy Jigmy 18 avril 2006 13:18

          Je crois qu’on a fait toute une histoire de ces blocages de fac pour rien ! De toutes manières les cours à la fac sont minables, baclées,les profs s’en tapent complètement des élèves, et on a 12 heures de cours ! Ma fac n’a pas été en grève, mais elle aurait pu l’être, ça n’aurait pas changé grand chose. Il serait temps de réformer la fac et de donner aux étudiants au moins 25 heures de cours !

          Sinon, il est clair que notre démocratie ne rime à rien. Nous voudrions une démocratie participative, mais en même temps toute le monde s’en fiche de la politique, et personne ne serait pret à gaspiller son week end pour la politique. En suite, avec l’appareillage des médias, et leur info dictée par l’économie de marché, j’ai bien peur que l’alliance média et démocratie participative mène aux chaos. Ca me fait penser à la condamnation de Socrate...


          • bernardo (---.---.100.34) 18 avril 2006 17:35

            Je pense que tout dépend des facs, je n’ai jamais eu moins de 25 heures de cours par semaine et des fois ca partait à 35...(CM+TD). Les profs ne s’e foutaient pas (enfin pastous mais dans la grande majorité, c’était bien), et on avait vraiment l’impression de se sentir étudiants. C’est certains que certanes filières comme lettres modernes, le volume horaire correspond a votre descriptif, mais faut pas généraliser...Une amie est en master 1 de carrières judiciaires, vendredi elle a du rattraper des heures de cours : 5 heures d’affilée de Droit des Successions...et le régime sera a flux tendu comem cela jusqu’au exams, notament avec la suppression de la semaine blanche de révision. Les régimes horaires montent a 40 heures de courspar semaine en fac de drit, et compte tenue du volume de travail personnel en plus, je me dit qu’on court a la catastrophe...C’est peut être aussi a cause de la montagne de travail a réaliser par les étudiants qui doivent rattraper leurs cours, queles bloqueurs ont envie de rebloquer...juste pour faire un semestre blanc...Bravo !!! Belle mentalité...

            Quand j’entend baclé, minables dans la bouche d’un étudiant qui parle de cours, je pense que franchement c’est se foutre de la gueule du monde...Vous en avez déjà fait des cours vous ????

            Sinon d’accord avec vous, le système universitaire doit être réformé...mais c’est pas avec ces syndicats étudiants qui rejettent tout idée de réforme (souvenez vous la LMU et LMD que l’Unef appelle au retrait après l’avoir approuvé en CNESER...)

            Bref, bon courage aux étudiants pour leurs exams, avec tous ces cours a rattraper, ils sont vraiement dans la gadoue...


          • étudiant (---.---.156.152) 18 avril 2006 20:25

            Pour ma fac, les professeurs qui nous font des cours ne se foutent pas de nous. Je sais que ça arrive (surtout quand des profs grévistes donnent des cours à des bloqueurs ou menacent de ce mettre en grève si la fac est débloqué). Mais il ne faut pas généraliser.


          • olivier (---.---.229.136) 19 avril 2006 09:26

            Il y en a bien un qui a essayé de degraisser le mammouth, il a finit dans le caniveau. La reforme de l’education est impossible.


          • olivier (---.---.229.136) 19 avril 2006 09:51

            En tant qu’electeur, je suis decidé : je voterai Sarkozy Nicolas en 2007 et pourtant je suis loin d’etre un liberal fan des privatisations. J’adhere quasiment a tout ce que Lionel Jospin dit dans ’le monde tel que je le vois’.

            Comment j’en suis arrivé la ? Je trouve vraiment la gauche et l’extreme gauche vraiment trop demagogique et donc irresponsable. En jettant les jeunes dans la rue et donc en forcant le gouvernement a faire marche arriere quand quelque chose leur deplait, ils ne respectent pas les electeurs qui ont mandaté un gouvernement pour 5 ans. Il ne respecte pas la democratie qui doit regir notre vie politique. Or le respect c’est la regle de base de la vie en communauté. Je voterai contre une gauche sans respect pour l’electorat. Ce qui est encore plus drole chez eux, c’est qu’ils ne respectent meme pas les regles de bases de la democratie au sein de leur propre parti. J’en veux pour preuve leur pitoyable comportement pendant le referendum pour le TCE.

            Donc pour rejoindre le propos de l’article, il y a de grandes chances que les extremes soit aux avant postes en 2007 car les partis et les hommes qui les composent sont decevants.


          • olivier (---.---.229.136) 19 avril 2006 09:53

            arf desolé, j’ai mis ca n’importe ou smiley


          • Fred (---.---.155.75) 19 avril 2006 10:49

            « Je crois qu’on a fait toute une histoire de ces blocages de fac pour rien ! De toutes manières les cours à la fac sont minables, baclées,les profs s’en tapent complètement des élèves, et on a 12 heures de cours ! Ma fac n’a pas été en grève, mais elle aurait pu l’être, ça n’aurait pas changé grand chose. Il serait temps de réformer la fac et de donner aux étudiants au moins 25 heures de cours ! »

            Parlez pour vous. J’avais bien plus de 12 heures de cours par semaine en sciences et certes certains professeurs se la coulaient douce mais ce n’etait pas la majorite. Il faut effectivement des reformes mais de la a cracher sur les facs, il y a un monde quand meme.


          • Jigmy Jigmy 18 avril 2006 13:20

            Cela dit, la démocratie est le moins pire des régimes smiley


            • Marsupilami (---.---.180.221) 18 avril 2006 14:53

              Ouaf !

              Si c’est pas du FN, c’est de l’UMP !

              Houba houba !


              • Gio (---.---.117.117) 26 avril 2006 13:56

                Toujours aussi primaire le marsupio.


              • Scipion (---.---.189.192) 18 avril 2006 15:20

                Je n’ai pas été compris. Ce que je veux dire, c’est qu’un jour les Sarkozy-Royal, les Merkel-Beck, les Prodi-Fassino, les Verhofstadt-Di Rupo, and partners, proposeront la création du parti centriste unique, pour... barrer la route à la dictature.

                Et il y aura des imbéciles « progressistes » et démocrates pour applaudir smiley)


                • (---.---.139.70) 19 avril 2006 09:33

                  Le frond populaire quoi...


                • thierry (---.---.122.242) 18 avril 2006 15:21

                  Cet article ne me semble pas intéressant dans la mesure ou il se base sur des hypothèses fausses, notament l’idée que les jeunes manifestants sont poussés par les politiques de gauche ou d’extrême gauche et qu’ils ne réfléchissent pas. Bon nombre d’entre eux réfléchissent et en savent certainement plus que vous sur le CPE. Les réactions face aux blocages ou même aux actions « coup de poing » ne sont pas si mal vécues que cela par les personnes concernées. Mais encore une fois, il faut parfois posséder d’autres sources d’informations que le JT de TF1 ou les lettres d’informations de l’UMP.

                  On est bien loin de l’endoctrinement dont vous parlez, quoi que je pense que vous souhaiteriez qu’il ait lieu avec vos idées.

                  La seule chose censée de votre article est selon moi la tristesse symbolique d’interdire les lieux d’études à ceux qui le souhaitent, mais expliquez moi ce qui aurait pu être fait à la place, dans la mesure ou des manifestations hors du commun n’ont eu aucun impact sur les décisions du gouvernement ? Oui, on peut le dire, nos institutions ne fonctionnement pas correctement. Mais n’oubliez que république signifie éthymologiquement « la chose du peuple », alors le peuple a peut être un droit de regard sur ce que font les politiques qu’il a « élus »...


                  • Gio (---.---.117.117) 26 avril 2006 14:08

                    Pauvre naïf !

                    Triste aveuglement.


                  • Fabopoulos (---.---.201.205) 18 avril 2006 15:49

                    Et c’est reparti pour un article de « Josiane B. » qui, bien que « professeur de lettres classiques », continue à faire l’erreur si dramatique et si commune qui consiste à étiquetter comme « fasciste » tout usage illégitime de la force - surtout quand ça provient de gens avec lesquels on est en désaccord.

                    Rien que de très classique hélas. Comme trop souvent, l’utilisation du terme « fasciste » à tout va provient de personnes dont la conception de la politique et de l’histoire est réduite à peu de choses : c’est-à-dire à l’idée que le fascisme, le nazisme et le soviétisme, c’est très très mal et que par conséquent tout ce qui s’en approche par un trait ou l’autre est aussi très très mal.

                    Raisonnement idiot et binaire, si je puis me permettre. Dans la même série, on aurait pu démontrer que la confusion des pouvoirs législatifs et exécutifs, du gouvermenent et d’un parti politique, lors des récents événements, fait de de la France un régime soviétique sur le plan politique. Ca peut être éclairant 5 secondes, mais guère plus...

                    Honnêtement, je l’avais déjà dit en commentaire d’un précédent article : que l’on trouve les blocages des facs et lycées inefficaces ou illégitimes, c’est une chose, de là à employer de manière aveugle et hystérique le terme de « fascisme »... C’est une accusation suffisamment grave pour éviter de l’avancer à tout bout de champ. Il s’agit en tout cas d’une limite qu’il vaut mieux éviter de franchir :
                    - quand on veut employer les mots pertinents, ce qui est censé être le cas quand on parle en tant que professeur ;
                    - quand on veut continuer de discuter normalement avec les gens avec lesquels on peut être en désaccord ;
                    - quand on veut éviter de banaliser la signification historique du fascisme (ce qui est encore le plus grave).


                    • RAMSAY (---.---.29.218) 19 avril 2006 07:44

                      Tout à fait d’accord pour ce qui concerne l’usage abusif du terme « fascisme ».

                      Un phénomène qui a été bien encouragé par des lectures trop rapides d’Hannah Harendt et de son concept de « totalitarisme » bien pratique pour renvoyer dos à dos nazis et communistes et, par extension abusive, sacraliser une fantasmatique classe moyenne, seule porteuse de valeurs démocratiques.

                      Promue classe révolutionnaire, il lui appartiendrait ainsi le rôle de conducteur de la locomotive de l’Histoire tirant le train de l’humanité vers les lendemains qui chantent du capitalisme sans entraves..

                      RAMSAY


                    • Gio (---.---.117.117) 26 avril 2006 14:03

                      Fabopoulos,

                      A force de vouloir faire du perfectionisme, du pointillisme pseudo historique, on devient stupide.

                      Le fascisme, qu’il soit mussolinien, Leninien, Stalinien, Hitlérien, Maoiste, Pol-Potien, Castroien, et .... consorts, c’est toujours du fascisme. A balancer dans les poubelles immondes de l’histoire.


                    • Raz le Bol (---.---.178.150) 18 avril 2006 16:10

                      Bonjour à Toutes et à Tous,

                      Je ne crois pas qu’il y a une dérive faciste à l’ombre de notre démocratie, car si nous regardions l’histoire, aucun mouvement n’a l’ampleur connue comme dans le passé.

                      Je crois que les « dérives » de ces dernières semaines révèlent plutôt la force de la démocratie, et la sagesse remarquable d’une démocratie. Il y a bien sûr à tout moment un risque de dérapages et de débordements incontrôlés, mais il faut rendre hommage à la démocratie sur le fait qu’il n’était pas nécessaire de verser d’avantage d’huile sur les feux de pailles.

                      On peut critiquer le comportement de certaines attitudes, de la rue, de nos politiciens, de nos étudiants, de nos syndicalistes... Mais il faut louer le comportement général de la démocratie et surtout sa patience devant les évènements.

                      On peut même se rendre compte que cette démocratie est en train de mûrir, à travers les blogs, les messages que l’on peut lire sur Internet, des réactions même timides devant les blocages des lieux publiques, et que notre pays est train d’évoluer et de se mettre en marche pour l’avenir.

                      Petit à petit, les françaises et les français se rendent compte que Démocratie ne veut pas dire démagogie, laxisme, laissez aller, baratins, égoisme politique, hypocrisie, comportements délinquants...

                      L’évènement du CPE a apporté beaucoup à notre pays à travers les incidents. Il y a du chemin à faire, et qu’il ne faut plus raconter n’importe quoi au pays !

                      A nous maintenant de montrer aussi aux gens par qui arrivent les évènements qu’il n’y pas que 65 millions d’abrutis dans notre pays.

                      A nous maintenant de faire jouer pleinement la démocratie par notre bulletin de vote, et de montrer que nous ne voterons plus pour un parti avec son idéologie, mais pour des propositions bien présices pour sortir notre pays et le mettre enfin dans de bons rails.

                      A nous aussi de dire « çà suffit, arrêtez de jouer avec le feu, avec la démocratie ».

                      A nous d’être les gardiens de la démocratie de notre pays qui a malheureusement un défaut majeur, celui d’être tolérant. Et on en abuse !


                      • Aldoo (---.---.43.7) 18 avril 2006 16:11

                        En fait vous posez la question de la limite entre l’engagement politique et l’enrégiment[ement/ation ?].

                        J’aurais tendance à dire que les deux phénomènes sont consubstantiels. Ensuite, c’est l’esprit critique du jeune qui fait la différence. Un jeune peut très bien répéter les mots d’ordres soufflés par le « complot » des syndicats/partis politiques/médias/... tout en étant conscient d’entrer dans le jeu d’une de ces organisations, mais en considérant que ce faisant il milite pour sa propre cause. Bref, jeux de dupes, compromissions : c’est de la politique.


                        • étudiant (---.---.156.46) 18 avril 2006 17:26

                          Votre article reflète bien la réalité de la situation. Personnellement, j’ai assisté à plusieurs AG (assemblée générale) et j’ai été stupéfait par les propos des intervenants (pas de tous mais ils sont minoritaires). Sans parler du fait que tous ceux qui n’étaient pas de leur avis étaient des fascistes ou que dés que l’on levait la main pour demander la parole, on nous disait qu’on faisait un salut nazi ; les propos de ces personnes relevaient de l’absurde ou plutôt de l’extrémiste. J’ai appris que l’état avec l’aide des patrons fomentait un complot contre la jeunesse française, qu’ils cherchaient à tous prix à l’exploiter. Le plus grave est que des syndicats ont même poussaient à faire des actions violentes !

                          Et le pire dans tout ça, était que des lycées (parfois très jeunes) étaient là, invité par les différentes organisations syndicales étudiantes ou autres. J’ai parlé un peu avec eux et je me suis rendu compte qu’il n’avait aucun esprit critique (ce sont des lycées et donc ils n’ont pas encore le même rapport que nous face au « adulte moins jeune »). Je me souviens, pour ma part, n’être pas plus avancé qu’eux à leur age. Ces lycées sont facilement influençables. Laisser ces lycées se faire une culture politique avec des propos tellement extrêmes est pour moi très dangereux et inquiétant.

                          Il ne faut pas oublier que l’extrême gauche monte aussi, et qu’elle a vu dans les jeunes une masse facilement influençable. (à la base, le partie nazi est un parti de travailleur (du genre LO) constituée de travailleurs mais aussi de beaucoup de jeune des faubourgs des villes....mais bon je ne vais pas vous apprendre l’histoire. Renseignez-vous ! )

                          J’ai aussi entendu des propos d’une extrême gravité lors de ce mois de blocage. Des gens, qui ne devaient pas être des étudiants, on proférait des insultes racistes de façon répétaient durant la dernière semaine de blocage, au moment ou le mouvement s’est durci chez nous (en Basse-Normandie) et où l’on a vu arriver des gens non-étudiants (en plus des autres : syndicats, membres du groupuscule scalp) . Ces insultes étaient : « la France aux arabe, les français en prison » (pour la plus récurrente) . Après ceci, j’ai demandé à des anarchistes et membres d’extrême gauche de condamner ses propos (sur leur site). En réponse, je n’ai eu que l’indifférence (on ignorait mes messages) ou des réponses du type : « tu n’avais pas cas aller débloquer ».

                          J’en viens donc à la conclusion que l’extrême gauche ne vaut pas mieux que l’extrême droite, car il ne défende pas le racisme (étant donné qu’aux aussi en font). Seulement leurs cibles sont différentes.

                          Et pour ma propre expérience, pour l’instant je n’ai vu que l’extrême gauche ! (et c’est aussi la première fois que j’entends des propos racistes « directement » (pas par l’intermédiaire de la télé ou radio) et franchement j’ai été choqué et je ne m’attendais pas à ce genre d’insulte. Mais après tout, nos « amis » anarchistes ont peut-être raison lorsqu’ils nous disent que la télé ne nous dit pas la vérité.)


                          • zoï (---.---.58.60) 18 avril 2006 18:47

                            Désolé monsieur l’« étudiant » d’avoir à jouer le prof avec vous, mais votre syntaxe et votre orthographe vous poseront quelques problèmes pour les prochaines partielles. Quant à vos « anars », ils sont de bien inoffensifs monstres, s’ils se laissent aller à débiter les inepties que vous leur attribuez. Disons le tout net : de telles baudruches, à supposer qu’elles existent, n’inquiéteront que les heureux possesseurs d’un cervelet microscopique. Ceci dit, j’espère sincèrement que vos yeux et vos oreilles vous donneront moins de soucis à l’avenir que votre syntaxe et votre orthographe. Mais je ne vous cacherez pas mon pessimisme.

                            P.S : à propos, comment se portent les menhirs du pays breton ? Il paraît qu’eux aussi rencontrent des problèmes d’audition...


                          • étudiant (---.---.0.93) 18 avril 2006 20:48

                            Réf. : zoï

                            S’attaquer à la forme (qui n’est pas parfaite je l’admets. Mais qui n’est pas non-plus catastrophique (et je n’avais pas beaucoup de temps pour le rédiger)au lieu de s’attaquer au fond ! Cela montre bien la faiblesse et le peu d’argument que vous avez. Et quand on écrit quatre lignes de texte, on a moins de chance de faire des fautes. De plus, quand écrit « d’un cervelet microscopique » pour parler de ceux qui refusent les comportements xénophobes, c’est vraiment déplorable. En effet, vous avez peut-être la forme. Mais vous n’avez pas le fond.

                            Mais le fond est tout de même un peu abordé. Donc : -« Quant à vos « anars » » : je ne fais pas une très grande différence entre les anarchistes et l’extrême gauche (même s’ils en existent). Je ne connais pas trop ces mouvements et idéologie. Mais je regarde, j’écoute et j’analyse.

                            - « Disons le tout net : de telles baudruches, à supposer qu’elles existent, n’inquiéteront que les heureux possesseurs d’un cervelet microscopique » : je le répète, ce qui s’est passé lors de tentative de déblocage est grave ! Pour moi la xénophobie n’est pas ne question de couleur de peau, d’ethnie, ...mais ça se passe dans la tête ou plutôt « d’un cervelet microscopique » Il est dommage que pour vous, le racisme soit une question de couleur ou d’origine. Cela reflète votre étroitesse d’esprit.

                            PS : Ne chercher pas à parler d’autre chose ou à faire remarque sur le style d’écriture pour cacher votre vide intellectuel.


                          • étudiant (---.---.0.93) 18 avril 2006 20:53

                            Réf. : zoï

                            « Mais je ne vous cacherez pas mon pessimisme. » (« cacherez » s’accorde avec « je » donc on écrit :« cacherais ») Moi au moins je ne fais pas de faute de conjugaison aussi primaire !! Tu peux garder tes réflexions pour toi !


                          • zoï (---.---.58.60) 19 avril 2006 08:42

                            Bien vu ! Il y a même une autre faute dans mon texte que je vous laisse chercher. Pour ma défense, je vous rapelle que je ne signe pas mes billets par « étudiant », et que mes fautes à moi ne porte donc pas atteinte à l’honneur des universités françaises. Mais vous n’avez en rien répondu à mes « divagations » sur les menhirs. Sans doute appartenez-vous à cette peu estimable famille de pensée qui aime à ruminer tout bas ses vrais griefs.


                          • étudiant (---.---.155.226) 19 avril 2006 10:15

                            Signer au nom de « zoï » n’est pas franchement mieux et quand on s’autorise à donner des leçons aux autres, il faut être soi-même irréprochable. De plus, je ne suis pas là pour corriger vos erreurs ! Ce que je vois par contre, c’est que vous n’abordez toujours pas le fond de mes propos ce qui confirme ce que j’ai écrit précédemment !! (c’est pitoyable). Pour ton honneur de « des universités françaises », je pense que tu as raison dans le sens où tes fautes « portent atteinte à l’honneur des » collèges ! ( Montre-moi quels fautes portent « atteinte à l’honneur des universités françaises » dans mes commentaires !)

                            Enfin, je n’ai pas à répondre à autre chose que le sujet dont parle l’article. Vous ne répondez pas vous-même au fond de mes commentaires. Donc votre histoire de menhir, vraiment, je n’en ai rien à foutre ! (<= mot familier (j’anticipe)). Si tu le réponds, tu essayeras de le faire sur le fond et non-plus sur la forme (si tu y arrives)


                          • Fred (---.---.155.75) 19 avril 2006 10:25

                            J’adore les gens qui jugent l’orthographe et la grammaire ; quand en plus ils rajoutent une legere attitude de superiorite c’est vraiment genial.


                          • (---.---.231.101) 19 avril 2006 10:41

                            Zoï = Barzoï ? (ie, lévrier afghan, ou groupe de gens infréquentables mais sympathiques ?)


                          • zoï (---.---.58.60) 19 avril 2006 13:29

                            Cher doctorant, si mes inepties ne vous touchent pas plus que ça, alors pourquoi y répondez-vous avec autant de coeur ?


                          • zoï (---.---.58.60) 19 avril 2006 13:36

                            Pour vous mettre sur la piste, j’ai un petit différent historique avec les confins de la Perse. Mais je n’ai pas l’esprit grégaire que vous me prétez. Mes « infréquentations » ne sont que d’innocentes passades.


                          • étudiant (---.---.140.187) 19 avril 2006 16:21

                            Je vous réponds car je privilégie toujours la discussion même face à des gens comme vous. Mais comme je viens de me rendre compte que j’avais affaire à un extrémiste, je comprends maintenant vos réponses. (j’ai été naïf de croire que je m’adressais avec quelqu’un de raisonnable.)


                          • zoï (---.---.58.60) 19 avril 2006 18:10

                            Tiens ? vous repassez au vouvoiement avec moi ? L’inepte individu que je suis n’avez pas - ô le malpoli - cessé de pratiquer le « grand méchant vous » avec votre personne. Vous n’êtes pas un gentleman. Et cela me suffit comme signature, monsieur l’étudiant. Je vous souhaite le bonsoir.


                          • GUY METZLER (---.---.182.66) 18 avril 2006 18:26

                            J’observe ce phénomène depuis 1966, celà ne date pas d’hier. L’idéologie d’extrème gauche, s’est avérée, et reste le vecteur principal de l’entreprise de démolition de l’Education Nationale (j’aimerais mieux parler d’Instruction publique, car pour moi l’éducation est et reste l’affaire de la famille, et non des enseignants, mais, bref, passons....)commencée dès le lendemain du deuxième conflit mondial (plan Langevin-Wallon). Il faut bien reconnaître qu’en dehors de quelques ilôts salubres, qui subsistent dans le paysage dévasté de notre E.N,les promoteurs de cette manoeuvre politique sont bel et bien arrivés à leurs fins. Quatre décennies ont suffi pour démantibuler ce qui apparaissait à nombre d’observateurs étrangers comme un modèle de référence. Réformes après réformes,ce système produit aujourd’hui , bon an mal an, 40 pour cent d’illètrés. Le tout pour 600 milliards (oui, vous avez bien lu, 600 milliards). Il faut tout de même le faire. Réussir à engloutir et dilapider un tiers de la richesse nationale pour parvenir à ce résultat en dit long sur l’état de délabrement, non seulement d’une Administration (laquelle fut lon gtemps qualifiéé de deuxième entreprise mondiale après l’armée chinoise...)mais aussi des institutions de la République. Qui aura le courage de se dresser, enfin, et de dire : CA SUFFIT ? A mon avis, personne. Aucune réforme ne pourra jamais, hélas, s’opérer à l’intérieur d’un système scolaire et universitaire tellement pourri de l’intérieur, que même le pire système mafieux reste encore une assemblée générale d’enfants de choeur en comparaison. Alors, attendons qu’il s’effondre de lui-même, tel un dinosaure devenu inutile,survivant du dernier système communiste en Europe. Ce soir, je suis prêt à prendre le pari que la Biélorussie, Cuba et la Corée du Nord se seront effondrés bien avant ce qu’il reste de notre système éducatif. Les perfusions financières, le conformisme étouffant de cette institution, le refus de toute réforme, le monopole archaique des syndicats bouffons, les criminels de la mafia UNEF/Coordination des lycées et autres succursalles subventionnées, pourront encore, au train où vont les choses,entretenir l’illusion. Quelques années. Mais ne vous trompez pas. Une fois intégrés dans la catégorie C ( nouvelle formule )de la fonction publique, gigantesque parking des incapables désillusionnés générés par nos « lycées » et « facultés », titulaires d’une rente à vie, pris en charge de la naissance à la mort (et même, après), s’ennuyant à mourir malgré les 35h,revenus de tout, fidèles spectateurs de la Star Ac et du football corrompu jusqu’à la moelle,il se trouvera bien quelques uns de ces « messieurs -dames » pour, en remerciement des services qu’ils auront rendus, foutre de nouveau le feu aux institutions, prenant prétexte de n’importe quel évènement. Ainsi va la République, ou ce qu’il en reste,jusqu’au moment, ou, fatalement, le peuple (le vrai) sifflera la fin de la récréation. Il faudrait être bien niais pour croire que des millions de citoyens qui paient leurs impôts, marnent au travail dans le privé,fonctionnent dans la fonction publique (car il existe des gens très sérieux et travailleurs dans ce domaine),qui se crèvent au quotidien pour éduquer leurs rejetons,continueront encore, des siècles durant, à se plier aux volontés d’une bande de cloportes gauchistes,marchands de soupe et d’illusions,tout juste bons, dans leur crasse intellectuelle,à ressasser les catéchismes de la révolution d’octobre,orphelins qu’ils sont de la chute du Mur, dont je regrette seulement que les morceaux du lourd béton totalitaire ne les ai pas envoyés, subito presto,après écrasement, rejoindre leurs fumistes maîtres à penser.


                            • Aldoo (---.---.43.7) 18 avril 2006 18:42

                              Dites donc, croyez vous que vos tirades haineuses au parfum théorie du complot sont plus crédibles comme discours ?

                              La réalité est évidemment bien plus nuancée. Le système éducatif souffre certes d’un certain immobilisme et a subi des réformettes pas toujours très heureuses... mais de là à dire que c’est un choix délibéré de ceux qui nous gouvernent... il y a un gouffre que je ne me risquerai pas à franchir, de peur de sombrer dans les afres de la bêtise la plus profonde.

                              Non, il n’y a pas destruction programmée du système éducatif. Il y a juste la somme de volontés souvent divergentes voulant chacune tirer vers soi une couverture trop petite si bien qu’au final, l’intérêt général n’est pas satisfait. Nous dégager de cette ornière est le rôle du gouvernement. Malheureusement, la plupart des hommes politiques préfèrent les stratégies électoralistes aux stratégies permettant de résoudre certains problèmes de notre fonction publique. Cet état de fait peut se prolonger, mais la probabilité qu’un jour un ministre visionnaire soit nommé n’est pas nulle, et celle qu’un électrochoc se produise lors d’une crise profonde encore moins.


                            • Fabopoulos (---.---.201.205) 18 avril 2006 20:07

                              En tout cas, il y en a qui s’écoutent parler ici... On ne sait d’où le monsieur tire toutes ces certitudes mais c’est pas grave, ça lui permet de faire du style (enfin si on apprécie le style vieille France moisie).


                            • karl (---.---.229.7) 3 mai 2006 12:24

                              Bonjour,

                              Le sujet est complexe. Dans ce domaine tout doit être affaire de modération.

                              Sans équivoque le système scolaire français est confronté à divers problèmes que vous soulevez. Néanmoins, il faut éviter toutes explications généralisantes et caricaturales. La majorité des professeurs sont compétents et les travaux réalisés sont d’excellente qualité. Je ne pense pas que notre système scolaire soit à la dérive. Un regard sur les systèmes scolaires de nos voisins européens permet de contraster les choses et de voir que notre système est souvent trés envié (penser à tous nos diplomés qui trouvent un emploi à trés haute valeur ajoutée à l’étranger). En Allemagne, par exemple, la scolarité est obligatoire à partir 7 ans contre 6 en France, et les écoles sont fermées l’aprés-midi. Seules les familles des classes moyennes peuvent financer des activités sportives ou artistiques pour leurs enfants l’aprés-midi. De plus, si l’enseignant est malade l’enfant retourne purement et simplement chez lui (et passe ensuite le reste de sa journée planté devant la télé), tandis qu’en France l’école publique à le devoir d’acceuillir tous les enfants quelque soit les circonstances -sauf cas exceptionnel de route bloquée par la neige dans les régions montagneuses...-.

                              Je pense qu’il est nécéssaire de repenser et de redéfinir les missions des universités françaises. L’enseignement est un investissement sur une vingtaine d’années et il est tentant de dénigrer ou de critiquer les institutions lorsque des problèmes surgissent. Au delà des traditionnels arguments avancés par les uns ou les autres, je pense que nos mentalités trés figées ne nous permettent pas de changer en profondeur un système séculaire. Le problème se situe avant tout sur nous même.

                              D’un autre coté, Monsieur, l’époque de votre jeunesse était celle du plein emploi (des « Trentes Glorieuses » comme disent les historiens) et il n’y avait aucunement besoin d’afficher un CV et une lettre de motivation pour trouver un travail...

                              Je pense qu’il est nécéssaire de penser et d’étudier les solutions qui s’offent à nous plutôt que de s’enfermer dans des raisonnements de type « bulldozer ».

                              Cordialement, François (23 ans, étudiant). N’hésitez pas à réagir pour faire avancer le débat. Merci.


                            • guigui (---.---.59.98) 18 avril 2006 18:32

                              Madame Josiane B.je suis surpris de cette afirmation : « agitant le spectre du fascisme (qui n’a pourtant jamais existé en France) » pourriez-vous me décrire le régime de Vichy ?


                              • (---.---.0.93) 18 avril 2006 20:55

                                Vichy n’a rien à voir avec le fascime (en terme d’idéologie). Ouvre un peu plus les livres.


                              • Fabopoulos (---.---.201.205) 18 avril 2006 21:08

                                Oui bien sûr, d’un côté, les événements liés au CPE font voir les signes d’une résurgence du fascisme, et de l’autre, Vichy n’a « rien à voir » avec cette idéologie. Ce site commence à puer...


                              • Cyoran (---.---.39.204) 18 avril 2006 21:11

                                C’est-à-dire ? Voudriez-vous argumenter svp ? Voulez-vous dire que cela a plus à voir avec le nazisme ?


                              • Antoine (---.---.240.58) 19 avril 2006 00:39

                                en fait historiquement, c’est vrai, à l’origine le régime de Vichy n’a rien à voir avec le facisme tel qu’il a été pensé en Allemagne, mme si les effets ont été de mme type via la collaboration. Vichy est une démission et une soumission aux vainqueurs et surtout une traitrise à la patrie (si ce mot n’est pas trop désuet pour certains).


                              • RAMSAY (---.---.29.218) 19 avril 2006 07:55

                                Pas tout à fait d’accord avec le rejet du caractère « fasciste » de Vichy.

                                En fait, si le régime a commencé comme un régime autoritaire et catholique intégriste (comme l’Espagne de Franco et le Portugal de Salazar), il s’est radicalisé en plusieurs étapes tandis qu’il approchait de sa fin, avec la montée en puissance des partis collaborationnistes (comme le PPF de Doriot).

                                On peut ainsi considérer qu’en 1944, en pleine agonie, l’Etat Français se transformait en état milicien - purement fasciste - et qu’heureusement, la Libération nous a tiré de ce cauchemar.

                                Cette vision est celle de Robert Paxton, qui considère qu’il y a eu « plusieurs » Vichy..

                                RAMSAY


                              • Blandine (---.---.225.179) 21 avril 2006 14:44

                                @RAMSAY

                                « En fait, si le régime a commencé comme un régime autoritaire et catholique intégriste (comme l’Espagne de Franco et le Portugal de Salazar), »

                                Pas tout à fait vrai ; s’il exact que Vivhy a été dans les premiers mois un régime autoritaire et catholique intégriste, il n’a pas « commencé » comme ça :

                                - il a commencé par l’attribution à une écrasante majorité des pleins pouvoirs au Marchéral Pétain en 1940 par la Chambre issue du Front Populaire élu en 1936, donc de Gauche ! Hé, Hé !


                              • (---.---.12.242) 18 avril 2006 19:27

                                à zoi « Ceci dit, j’espère sincèrement que vos yeux et vos oreilles vous donneront moins de soucis à l’avenir que votre syntaxe et votre orthographe. Mais je ne vous »cacherez" pas mon pessimisme.  smiley) et des soucis pour votre grammaire à vous ... smiley)


                                • étudiant (---.---.0.93) 18 avril 2006 20:54

                                  Merci du coup de main :)


                                • Jojo (---.---.181.73) 18 avril 2006 22:22

                                  « les jeunes sont les premières victimes de la situation et ils font depuis plus de vingt ans les frais des errements politiques en matière d’éducation, de formation et d’emploi. »

                                  Bah, les « lettres classiques » auront évité le chomage à au moins un(e) tête creuse...


                                  • caton (---.---.97.18) 18 avril 2006 22:28

                                    Pour éviter cette image catastrophique de l’Université, il y a des moyens simples :
                                    - Instaurer un véritable concours d’admission à l’entrée (Ou alors redonner ses lettres de noblesse au baccalauréat)
                                    - rendre les cours payants comme dans les universités amériacaines ou britannique
                                    - instaurer un « turn over »du corps professoral qui serait recruté de la même manière qu’aux USA....

                                    Cela éviterait de voir des « jeunes » embarqué dans des études coûteuses, inutiles qui ne génèrent que des déçus et pire encore une décadence intellectuelle dans ce pays.

                                    Caton


                                    • Jojo (---.---.181.73) 18 avril 2006 22:40

                                      Je pense effectivement que l’Université devrait être libre mais payante, avec de vraies bourses pour les étudiants de qualité venant de milieux défavorisés.

                                      Il me semble que c’est le Président Vallée (rectifiez moi si je me trompe) qui a dit que la gratuité revient à faire payer les études en fac des classes supérieures par les plus pauvres qui n’y ont pas accès. Combien juste.


                                    • deimon (---.---.97.18) 18 avril 2006 23:00

                                      Le fascisme n’est après tout qu’un avatar du marxisme, au même niveau que le communisme, le trotskysme, le maoisme, le national socialisme, le socialisme.... Ce ne sont que des idéologies malsaines qui ont leur place dans les poubelles...

                                      En regardant ces hordes se goberger dans leus villenies, on aurait cru revoir les hommes de main de Roehm ou de Hitler dans certains amphis ! Il est heureux qu il n y ait pas de leader charismatique pour fédérer tous ces excités, car ce ne serait qu’un retour au début des années 1930....

                                      Il n’y a finalement que nos brillants « universitaires » pour les ressusciter !..


                                    • RAMSAY (---.---.120.69) 20 avril 2006 13:09

                                      « les hommes de main de Roehm.. »

                                      Feriez vous par hasard partie de ceux qui préfère les SS, plus aristocratiques, aux SA trop plébéiens ?

                                      Le nazisme avatar du marxisme ? Curieux rapprochement.

                                      RAMSAY


                                    • Alf (---.---.66.235) 18 avril 2006 22:42

                                      Je pense qu’il y a eu effectivement une manipulation de beaucoup d’étudiants et de lycéens dans les manifs anti-CPE. Je ne nie pas que certains aient des interrogations quant à leur avenir professionnel, et tant mieux. En revanche, que cette réflexion nécessire à l’échelle individuelle se transforme en si peu de temps en une vague de blocage comme on a vu, il faut être aveugle pour ne pas y voir l’emprise très profonde et bien calculée des syndicats, de plus en plus infiltrés dans les milieux étudiants au sens large.

                                      Et force est de constater que la gauche est tombée bien bas, pour être obligée de sacrifier des miliers de lycéens pour compenser son absence de projet politique. C’est un terrible constat d’échec ! Que des étudiants à 2 ou 3 ans de leur premier boulot s’inquiètent, c’est normal. Que des lycéens ne votant pas encore empêchent volontairement d’autres qui souhaitent bosser, ça me parait être l’un des premiers signe de radicalisation voire de fachisme de notre société. Et surtout c’est leur manquer de respect. Quand on est soucieux de l’avenir des jeunes, on ne les envoi pas dans la rue quitte à sacrifier leurs études. On leur propose un projet alternatif constructif et digne d’eux !


                                      • Antoine (---.---.240.58) 19 avril 2006 00:27

                                        Bravo....j’adhère au contenu de votre texte.


                                        • José (---.---.25.142) 19 avril 2006 09:07

                                          Ah toujours ce bon vieux sujet du fascisme qui ressort à chaque élection... et encore un article sur la menace du fasciste !

                                          Ou le guide de l’arroseur arrosé.

                                          Ce sont les « grands » médias (TF1 et RTL notamment) qui feront comme toujours la montée de Lepen ou sa stagnation, et mon petit doigt me dit que les médias auront une tout autre stratégie en 2007 par rapport à 2002, du fait de la présence à droite de 2 candidats « majeurs » dont Sarkozy qui est censé prendre les voix « modérée » du FN.

                                          Le petit jeu de faire monter le FN pour éliminer l’autre sera donc peu rentable en 2007 du point-de-vue des grands médias pro-Sarkozy.


                                          • olivier (---.---.229.136) 19 avril 2006 09:54

                                            En tant qu’electeur, je suis decidé : je voterai Sarkozy Nicolas en 2007 et pourtant je suis loin d’etre un liberal fan des privatisations. J’adhere quasiment a tout ce que Lionel Jospin dit dans ’le monde tel que je le vois’.

                                            Comment j’en suis arrivé la ? Je trouve vraiment la gauche et l’extreme gauche vraiment trop demagogique et donc irresponsable. En jettant les jeunes dans la rue et donc en forcant le gouvernement a faire marche arriere quand quelque chose leur deplait, ils ne respectent pas les electeurs qui ont mandaté un gouvernement pour 5 ans. Il ne respecte pas la democratie qui doit regir notre vie politique. Or le respect c’est la regle de base de la vie en communauté. Je voterai contre une gauche sans respect pour l’electorat. Ce qui est encore plus drole chez eux, c’est qu’ils ne respectent meme pas les regles de bases de la democratie au sein de leur propre parti. J’en veux pour preuve leur pitoyable comportement pendant le referendum pour le TCE.

                                            Donc pour rejoindre le propos de l’article, il y a de grandes chances que les extremes soit aux avant postes en 2007 car les partis et les hommes qui les composent sont decevants.


                                            • simplet simplet 19 avril 2006 10:25

                                              Cette chère Josiane B(alasko ??? trop proche de sarko... ) a vraiment un gros soucis avec le blocage des facs...

                                              d’ailleurs elle reste bloquée la dessus depuis qqs semaines et nous distille des articles répètant tout le temps les mêmes petites phrases alarmistes...

                                              Allez Josi... c’est mort maintenant, les facs sont débloquées et le CPE a pris des congés jusqu’à la prochaine tentative du gouvernement de faire passer ces lois au forceps à l’assemblée ( le 49.3 c’est pas mal dans le genre totalitaire nan ?? )

                                              De la à voir des fachistes dans les amphis... la contestation n’a pas beaucoup de modes de communication pour se faire entendre, faire une manif avec qqs ballons de baudruches un dimanche par mois n’aurait jamais donné de poids à quelque action que ce soit...


                                              • Fred (---.---.155.75) 19 avril 2006 10:46

                                                Sauf que sur le fond elle a raison, l’occupation de biens publiques est illegale. C’est comme le droit de greve, il n’est pas equivalent a un droit de manifester dans la rue et de nuire aux autres.


                                              • GRL (---.---.91.38) 19 avril 2006 11:25

                                                Faites vous partie des « 82 % » mais constatez tout de même une chose : L’illusion appartient surtout aux gens qui croient qu’en votant « contre » ils choisissent pour de bon , ils votent ... Non , cet artifice en deux tours nous aura permis de constater que le droit de vote , lorsqu’il est détourné , ne mène à rien. Oui , les gens on choisi , je l’entends d’ici , mais la chiraquie n’est pas cette proportion là du pays . Et de fait çà conteste énormément . Vous vouliez un gouvernement de droite , vous l’avez eu , maintenant élisez Sarko et vous aurez l’acte II . Et l’acte II c’est le TD c’est l’application de tout ce pour quoi le terrain a été préparé . Et il est presque prêt, la démagogie installée , l’isolement citoyen en marche, les peurs bien en place, la population bien appauvrie et le cac 40 pète le plafond . L’axe Sarko / Bush ? Entre parantheses , c’est çà qui ne plait pas à Chirac , c’est que Sarko est pro amerloque en politique ouverte alors que Chirac et ses réseaux ne le sont qu’en politique couverte , mais bon , d’ici que les States mettent carrément du blé dans la campagne de Sarko , je ne serais pas étonné . En attendant sur fond de CPE , l’aéronavale à vidé ses ports et en route vers Ormuz , mais çà on en parle pas beaucoup non plus , de l’offensive potentielle et de l’adhésion de la France à la nouvelle Busherie. Et tout çà , vous appelez çà du respect ? Ah oui , les gens de droite incarnent un esprit qui peut paraitre parfois plus ...« malin » mais seulement à ceux qui se croient à l’abri , entendez , ceux qui ne sont pas touchés ...directement... par les problèmes de ce pays et prêts à avaler des raisonnements qui les rassurent. Et si la droite divise les gens pour régner , c’est bien pour que ceux qui sont dans la merde ne soient pas rejoints par les autres , et ce qui est triste , c’est que çà marche souvent. Vous avez remarqué la droite cherche à diviser , la gauche à unir ... et d’ailleurs ,les mouvement de l’entité « masse » , « groupe » sont redoutés par les gens de droite qui argumentent à leur tour contre une sorte de barbarie . enfin , c’est vrai que les masses ont parfois engendré le pire , l’histoire est là pour le prouver .

                                                Mais si la politique individualiste de droite empêche l’union des peuples ( et le racisme comme le fric sont autant de diviseurs ) elle laisse de fait le pouvoir dans les mains d’une poignée de gens qui se désinteressent du peuple qu’ils sont censés gouverner . Et pour cause , individualistes de fondement sont les gens de droite qui arrivent au pouvoir , et un individu au pouvoir ,qui ne peut sortir de sa coquille et représenter son peuple , s’inquieter de son peuple , ecouter son peuple et ouvrer pour son peuple , qui ne comprend que les chiffres et la matière ( donnée ) froide , ne peut gouverner un pays car le gouvernement individualiste est une antinomie , simplement une antinomie . Preuve en est faite depuis 2002 , rien n’a été fait , sinon pour le cac 40.

                                                Alors comment recevoir les arguments des gens individualistes . Ils sont effrayés quand on crie , ils sont effrayés par les exces des gauchistes ( mais oui , il y a des esces à gauche ) mais enfin , toutes ces bonnes gens qui s’insurgent et redoutent la déstabilisation de leur bien être , ne se sont ils pas demandés à leur tour quels étaient leurs ... manques ?

                                                leurs manques oui !

                                                Pas de projets nationaux , pas de considération du travailleur , on ne fait plus d’argent avec du travail mais avec de l’argent , sans penser un instant qui si celà est possible, c’est qu’il s’agit de l’argent de l’esclavage moderne , on accepte de bosser 60 h payées 40 comme en Allemagne , ou le boulot à l’enchère négative , on foire son couple sa famille , on cale les mômes devant la télé et quand on voit un noir dans la rue , on flippe !!! Si , c’est une succession de clichés , mais vous m’aurez bien compris . Et tout cela , je n’en veux pas et je n’encourage personne à voter Sarko pour celà , parce que contrôler un peuple et gouverner un peuple sont deux choses tres différentes et qu’un minimum de dignité nous incite à faire les choses , vivre aussi notre vie par gout et ainsi d’orienter la marche de notre pays .

                                                J’invite alors à craindre les individualistes au pouvoir , car leur but est autre que de nous considérer, de nous gouverner , leur but est de faire des profits et uniquement des profits , et la route de leurs intêrets n’a pas de fin , j’invite à les craindre plus que des gens de gauche plus désordonnés , certes et parfois plus bruyants , mais bien plus unis autour de la volonté de trouver une direction pour ce pays , même si ce n’est pas facile.

                                                Il faut certes plus de courage pour voter à gauche aujourd’hui parce que l’incertitude est de mise , mais le palmares de l’inconscience reste dans l’élection à droite , de gens comme Sarko , Merkel ou Berlusconi , ceux là ne se sont jamais souciés de leur peuple et s’en foutront éternellement , ils n’ont appris , depuis tout petit , qu’à défendre leurs interets et à chiffrer nos existences.

                                                Il nous faut un président à la tête de ce pays , pas un patron . La France n’est pas une entreprise et aucun patron n’est élu démocratiquement , aucun , Chirac , elu le couteau sous ...notre gorge... , compris.

                                                Courage .

                                                GRL.


                                                • Daniel Milan (---.---.168.171) 20 avril 2006 11:08

                                                  La démocratie n’est-elle pas par elle-même, le pire des fascismes ? Un fascisme contre lequel personne ne réagit ! Un fascisme qui ne tolère pas ceux qui pensent différemment ! Si la démocratie respectait toutes les opinions, cela se saurait et « on » aurait changé de système !


                                                  • Marsupilami (---.---.182.181) 21 avril 2006 16:00

                                                    Ouaf !

                                                    Visitez le site puant de cette crapule islamo-gaucho-nazie et vous saurez ce que signifie la démocratie pour lui !

                                                    Houba houba !


                                                  • Raz le bol (---.---.178.150) 28 avril 2006 15:45

                                                    Bonjour M. Milan,

                                                    Je suppose que vous avez posé cette question par pure provocation, n’est ce pas ? Dans ce cas, bien joué et je suis étonné, peut être comme vous, de ne voir aucune réaction, ni tentative de réponse.

                                                    Alors je vais essayer de faire un essai. Je suis tenté de dire que le mot « Démocratie » ne fait pas partie, dans notre langue, des groupes de mots se terminant en « Isme » comme facisme, communisme, intégrisme, populisme, libéralisme ou Utralibéralisme, mais pas de chance pour moi car il y a aussi les mots Hindouisme, et surtout « Laxisme » « Intellectualisme », et pourquoi pas « S’enfoutisme » (çà se dit çà ?)

                                                    « Un facisme contre lequel personne ne réagit », oui en mot par laxisme, intellectualisme, s’enfoutisme, égoisme, et à l’extrême par lâcheté, par peur !!!!!

                                                    Par exemple, quand on vous enlève le droit de circuler librement, vous refuse l’accès aux universités et lycées, vous empêche de prendre le train ou le bus pour aller travailler, et qu’on se laisse faire comme des moutons de panurge, on peut appeler çà du facisme démocratique devant le laxisme démocratique, l’intellectualisme démocratique, et à l’extrême le s’enfoutisme, la lâcheté et la peur démocratique.

                                                    Et surtout il ne faut pas oser voter à main levée, contre les blocages, contre les grèves, d’aller demander de pouvoir circuler librement car c’est un droit.

                                                    ALors le facisme démocratique n’en a rien à f....

                                                    Oui vous avez raison !

                                                    Que pensez vous de ma réponse ?

                                                    A vous lire avec plaisir !


                                                  • Daniel Milan (---.---.168.219) 28 avril 2006 15:58

                                                    Je ne suis pas totalement d’accord avec toi, mais ta réponse n’est pas faite pour me déplaire. Je vois que tu es un esprit libre et ça me plait aussi !... Je suis un vieux Nietzschéen et Jüngérien qui aime l’Esprit ! Cela dit, sur certains autres sujets qui touchent mon âme,je suis plus intransigeant !...


                                                  • Raz le bol (---.---.173.106) 28 avril 2006 21:58

                                                    Bonsoir M. Milan,

                                                    Vous regardez la lune que le sage montre.

                                                    Je me pose seulement la question pourquoi vous avez écrit « La démocratie n’est-elle pas par elle-même, le pire des fascismes ? »

                                                    Sachant maintenant que vous êtes un vieux Nietzschéen et Jüngérien, je vous dévoile que je suis un vieux universitaire qui s’intéresse au Taoisme. Zut, c’est de la famille des mots qui se termine en « Isme » comme facisme, communisme,....

                                                    Le facisme dit « Le pilote ordonne, le peuple exécute »

                                                    Le communisme dit « Tout pour le peuple, rien par le peuple »

                                                    Le taoisme dit « Je ne peux rien pour qui ne se pose pas de questions »

                                                    La démocratie n’a rien dit de particulier, mais dans son sens originel, est un régime politique ou, fondamentalement, une organisation sociale où le peuple détient le pouvoir.

                                                    A condition qu’il se pose des questions et ne se conduit pas comme des moutons de panurge !

                                                    Qu’en pensez vous, Vieux Nietzschéen et Jüngérien.


                                                  • Daniel Milan (---.---.168.12) 28 avril 2006 22:33

                                                    Fascisme, démocratie, ce ne sont que là que des mots. On se mobilise plus pour des mots que pour des faits !... Les crimes du fascisme sont atroces, mais les mêmes, voire, des plus pires, commis par des démocraties ne suscitent aucune indignation !... Je « connais » un peu le taoïsme pour avoir lu quelques ouvrages de haïkus et pratiquer occasionnellement le tantrisme qui s’en inspire...


                                                  • Raz le bol (---.---.218.107) 30 avril 2006 21:53

                                                    Bonsoir M. Milan,

                                                    Si vous voulez « connaitre » un peu le Taoisme, lisez plutôt Lao Tseu, Confucius, Tchouang tseu.

                                                    « Fascisme, démocratie, ce ne sont que là que des mots. On se mobilise plus pour des mots que pour des faits !... Les crimes du fascisme sont atroces, mais les mêmes, voire, des plus pires, commis par des démocraties ne suscitent aucune indignation !... »

                                                    Supposons que vous avez vu juste, pourriez vous nous donner un fait ? Un seul !


                                                  • Daniel Milan (---.---.168.110) 30 avril 2006 22:04

                                                    Coïncidence, je viens de le faire ! J’ai lu aussi les ouvrages indiqués et j’ai beaucoup aimé « Le mangeur de brumes » d’Han-Shan, comme du reste la plupart des haïkus !


                                                  • Barbenoire (---.---.58.1) 20 avril 2006 20:38

                                                    Les jeunes ont manifesté et c’est très bien, après tout c’est de leur avenir qu’il s’agit. Cela démontre que les jeunes s’intéressent à la politique et c’est INDISPENSABLE ! Cela ne signifie pas bien sur qu’ils doivent légiférer à la place du parlement. Maintenant quand on parle d’étudiants en grêve j’avoue que cela me fait marrer, dans la mesure ou l’étudiant par définition ne produit rien, il absorbe des connaissances ce qui n’est pas tout à fait la même chose... Je pense également qu’interdire l’accès à l’étude aux étudiants qui sont contre la grêve est un procédé totalement anti-démocratique et bien inutile, mais sûrement pas fasciste, n’éxagerons rien !


                                                    • Alain (---.---.80.31) 21 avril 2006 15:50

                                                      Je tient juste a faire remarquer une chose, tout le monde parle du fascisme mais personne ne l’a défini. Le fascisme c’est tout d’abord l’idéologie du parti fasciste italien dans les années 30, mais il ne peut pas être réduit à ça. Il s’agit d’un mouvement qui est né dans un monde occidental raciste, il faisait l’apologie de la nation et des traditions (empreintée au mouvements bourgeois libéral) et celle de la défense du travailleur et de la dictature (empreinté au marxisme-léninisme). Je dit empreinté car ni le libéralisme ni le marxisme-léninisme ne sont des idéologies fascistes, elles n’en constituent pas le fondement.

                                                      Pour Wilhelm Reich (Psychologie de Masse du Fascisme), le fascisme résulte de la structure irrationnelle des masses. Il existe dans toutes les classes et est présent a un état latent en chacun d’entre nous. Il a pris corps dans un mouvement durant l’entre deux guerres du fait de la montée de la classe moyenne (celle qui a la structure la plus irrationnelle car au carrefour des idéaux de la bourgeoisie et du prolétariat), il n’a suffit que d’une grosse crise économique et sociale pour qu’arrivent au pouvoir les partis fasciste, nazi et le régime de Vichy. Il n’a pas de couleur et peut donc s’exprimer a travers tout individut et donc tout parti. Il ne pose vraiment de problème que lorsqu’il prend corps dans un mouvement important au sein d’un pays.

                                                      Si on regarde notre pays, on se rend compte que la classe moyenne est la plus importante, que le racisme est toujours d’actualité, que l’identité nationale est très forte chez de nombreuses personnes (entretenu par le sport a la télé entre autres) et enfin que l’on assiste a un retours en force des idées traditionnalistes (religion, langues régionnales, etc...).

                                                      En plus de ça nous traversons une crise sociale sans précédent. Alors espérons que l’histoire n’est pas un éternel recommencement.

                                                      Le problème c’est de trouver là où risque de se développer un mouvement fasciste sachant que tout le monde se traite de fasciste et que plus personne ne sait ce que ça veut dire.

                                                      Voila, si vous avez d’autres définitions venez nous les exposer ça ne peut être qu’enrichissant.

                                                      PS : une autre définition : Le fascisme c’est quand tout le monde est uni contre tous les autres.


                                                      • Gio (---.---.64.100) 3 mai 2006 15:08

                                                        « Nous traversons une crise sociale sans précédent ... »

                                                        Vous devez avoir 12 ans pour sortir une pareille anerie.


                                                      • yfsee (---.---.33.243) 23 avril 2006 20:52

                                                        par zoï (IP:xxx.x53.58.60) le 18 avril 2006 à 18H47 n’inquiéteront que les heureux possesseurs d’un cervelet microscopique. Ceci dit, j’espère sincèrement que vos yeux et vos oreilles vous donneront moins de soucis à l’avenir que votre syntaxe et votre orthographe. Mais je ne vous cacherez pas mon pessimisme. Quand on veut donner des leçons d’ orthographe mon pauvre zoî on a pour vocation d’être exemplaire et d’éviter d’en commettre une aussi grossière:je ne vous cacherai...et non cacherez. Et peut-être aussi inquièteront plutôt qu’avec un accent aigu mais je n’en suis pas sûr. Les dérives fascistes ne se cachent pas qu’à l’ombre de la démocratie.


                                                        • Raz le bol (---.---.178.150) 4 mai 2006 10:57

                                                          Bonjour à Toutes et à tous,

                                                          J’ai toujours suivi avec beaucoup d’intérêts les réactions et commentaires divers sur cet article.

                                                          Je suis quand même très attristé de constater que dans une démocratie, certains diraient « Pseudo démocratie », nous sommes incapables de faire avancer un débat, une discussion sans utiliser des mots choquants.

                                                          J’ai bien dit « choquant ». Ai je besoin de choquer, d’insulter les autres pour faire valoir mes idées, mes avis, mes questions, mes volontés de faire avancer les choses pour le bien être de toutes et de tous, c’est à dire du « Peuple ». J’aime ce mot « Peuple ».

                                                          Dans son sens originel la démocratie est un régime politique ou une organisation sociale , fondamentalement, où le peuple détient le pouvoir.

                                                          Ce pouvoir dans notre pays est représenté par une organisation politique et sociale à travers le Parlement, le gouvernement, et bien entendu son président.

                                                          Le fond du problème, pour moi, est ,que si le peuple détient le pouvoir, la possibilé que tout le peuple puisse s’exprimer à travers les courants d’expressions qui puissent représenter ce peuple.

                                                          Je parle de courants d’expression, pas de pensées ni d’idéologies car celà emmène à ce que j’appelle les phénomènes en « ISME », comme facisme, communisme, Capitalisme, libéralisme, socialisme...

                                                          Ces courants de pensées ou d’idéologies ont tous des gourous ou de maîtres penseurs fondateurs. Si on regarde bien le fondement des ces courants de pensées, la base est toujours pleine de bonne volonté et créée pour le bien être du peuple. Ce n’est qu’après, au niveau de la mise en application, par dérivation, par disfonctionnement, par excès, par abus de pouvoir des dirigeants que tous les courants rejoignent les extrêmes, l’extrême Gauche, l’extrême droite, libéralisme ou ultralibéralisme,démocratie populaire, Républiques socialistes soviétiques...Les exemples ne manquent pas, n’est ce pas ?

                                                          Revenons à notre pays et sa « crise sociale » avec le chômage, les problèmes de nos banlieux, le Cpe, le blocage des Lycées et Facultés..etc..et mon dieu il y en a.

                                                          Est ce bien un problème d’abus de la démocratie ?

                                                          Notre pays a le système de protection sociale, d’assurance chômage, le plus efficace et le plus intelligent du monde basé sur la répartition et la solidarité qui fonctionnait bien, très bien puisqu’il est géré par des commissions paritaires.(Je ne rentre pas dans les détails)

                                                          Notre pays a un système d’éducation et un corps enseignant le plus efficace et le plus dévoué du monde, je ne parle pas du système d’administration de l’Education Nationale en tant que ministère.

                                                          Notre pays est une terre d’accueil puiqu’aujourd’hui, de plus en plus de familles sont multiculturelles, nos enfants grandissent dans un environnement éducatif multiculturel, nous côtoyons tous les jours, dans la rue, nos quartiers, nos entreprises, nos magasins, des personnes de toute origine.

                                                          Notre pays est aujourd’hui en crise ! Pourquoi ?

                                                          Nous avons abusé pendant des années, pour acheter une espèce de paix sociale, de nos systèmes de protection sociale et de nos institutions sociales. Nous avons pendant des années laissé s’installer petit à petit la démagogie, le laxisme, le laisser faire, le laisser aller, la lâcheté politique, les égoismes / orgueils / prétentions / ambitions politiques, le refus de se rendre compte que le monde bouge et que nous devons nous aussi bouger et se remettre en cause.

                                                          Nous avons surtout laissé pendant des années les mêmes parties du Peuple français s’exprimer, s’installer, faire leurs salades sans réagir, et nous nous enfermons dans l’autre partie du peuple appelée « majorité silencieuse ». Ce comportement a permis des abus de tout genre qui ont mené notre pays dans la situation que nous connaissons tous aujourd’hui.

                                                          Nous nous faisons enfermés dans ce clivage Gauche-Droite aberrant qui a mené à Avril 2002 ! Un parlement doit être représentatif du peuple.

                                                          Et que voyons nous aujourd’hui ? Au lieu de se retrousser les manches pour travailler ensemble, nous voyons les tristes spectacles des derniers mois et les querelles parlementaires autour d’une affaire détestable pour notre pays.

                                                          Alors, voyez vous pourquoi c’est choquant ? Ce n’est pas en s’insultant les uns contre les autres que le Peuple va reprendre en main son pouvoir.

                                                          Montrons nous enfin que tout le peuple français va s’exprimer intelligemment. J’ai bien dit tout pas seulement les mêmes qu’on voit depuis plusieurs décennies.

                                                          Je le répète « Il n’y a pas que 65 millions d’abrutis en France », regardons enfin la lune que le sage montre pas son doigt encore moins notre nombril. Revenons sur terre et arrêtons de marcher sur la tête.

                                                          Voyez vous, je n’ai pas utilisé un seul mot d’injure, et pourtant la langue française en contient plein !

                                                          Amicalement à vous tous.


                                                          • kornikan (---.---.32.51) 5 mai 2006 13:40

                                                            Quand vous écrivez : « ...Une telle action n’a rien à voir avec les piquets de grève des ouvriers qui, en empêchant la production, nuisent à leur patron. » Vous pensez réellement que lors d’occupations d’usines TOUS les salariés sont grévistes. Les grévistes ont toujours « nuit » aux non-grévistes en les empêchant d’aller travailler. La situation des gréves étudiantes est tout à fait comparable aux piquets de grèves dont vous parlez. Il est rare de voir un mouvement de grève faire l’unanimité (grévistes, non-grévistes, usagers, consomnateurs etc), il l’est beaucoup moins de lire ou d’entendre des commentaires visant à culpabiliser ceux qui luttent. Et pourtant comme l’écrivait le grand Victor « Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ».


                                                            • Raz le Bol (---.---.178.150) 12 mai 2006 08:38

                                                              Bonjour M. Kornikan, permettez moi de vous rejoindre pour faire avancer le débat.

                                                              Vous connaissez cette phrase sans cesse répétée « La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres ». Dans notre démocratie, il ne faut pas en toute évidence se focaliser sur cette phrase mais aussi se demander :

                                                              Comment les liberté des différents individus peuvent-elles coexister au sein d’une même société ?

                                                              Comment la liberté des uns peut-elle ne pas nuire à la liberté des autres ?

                                                              Je vous renvoie sur ce site http://www.maphilo.net/page.php?id=2

                                                              Il est nullement question de culpabiliser celles ou ceux qui luttent car je suis tout à fait d’accord avec vous pour dire que ceux qui vivent sont ceux qui luttent. Nous le faisons tous les jours, au quotidien, dans notre vie de citoyen ordinaire, dans chacun de nos actes.

                                                              Mais Lutter n’est pas non plus abuser de tous les droits au nom de la lutte !

                                                              La déclaration des droits de l’homme de 1789 :

                                                              « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. »

                                                              On a tendance à oublier un mot extrêmement important au nom de la lutte : LA TOLERANCE !


                                                            • bourgade vincent (---.---.242.68) 16 mai 2006 02:49

                                                              Bonjour. Je viens de lire votre article que j’ ai trouvé passionant et qui reflète bien la réalité de notre société « soi-dasant » démocratique. Je n’ ai que de vagues souvenir de ce que l’ on appelle « démocratie » car cela remonte a mon enfance, mais depuis la France a bien changée et n’ a plus rien de démocratique. S’ il ne se passe pas quelque chose d’ important pour les elecions de 2007 ce sera l’ « ochlocratie » totale avant 2010.

                                                              Cordialement.

                                                              VINCENT.

                                                              http://bourgade.ifrance.com/


                                                              • (---.---.115.129) 16 mai 2006 03:32

                                                                « Mais, historiquement, enrégimenter la jeunesse est aussi une méthode fasciste. Et l’on enrégimente les jeunes d’autant plus facilement qu’ils sont moins éclairés ». Ernst Nolte ( par example ) dans "Epoche des Faschismus" a fait du Bonapartisme(A) la derivation du Faschisme(B) : A -> B . Sur la wikipedia ce sont ete les Juifs[l’ete 2006] qui ont ose de diaboliser Robespierre encore plus que Benito Mussolini et Adolf Hitler.


                                                                • L’Africa-afficionado Andre Gide VS les Juifs (---.---.115.129) 16 mai 2006 04:08

                                                                  « C’est certains que certanes filières comme lettres modernes, le volume horaire correspond a votre descriptif, mais faut pas généraliser...Une amie est en master 1 de carrières judiciaires, vendredi elle a du rattraper des heures de cours : 5 heures d’affilée de Droit des Successions...et le régime sera a flux tendu comem cela jusqu’au exams, notament avec la suppression de la semaine blanche de révision. Les régimes horaires montent a 40 heures de courspar semaine en fac de drit, et compte tenue du volume de travail personnel en plus »(comparez Bernardo). Tout deja vu et vecu !Apres Robespierre les Juifs ont sale Gide :"Symphonie pastorale : Biographie d’André Gide La Symphonie pastorale. Biographie d’André Gide ... L’auteur d’Isabelle (1912), de L’École des Femmes". Juifs ont jette sur Andre Gide l’attribute raciste-fasciste.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

J-B.


Voir ses articles






Les thématiques de l'article


Palmarès