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Accueil du site > Tribune Libre > « Entre les murs » : une opération politique réfléchie pour un exorcisme (...)

« Entre les murs » : une opération politique réfléchie pour un exorcisme national ?

Alors que la Palme d’or du Festival de Cannes venait d’être décernée au film de L. Cantet et F. Bégaudeau, « Entre les murs », on s’était risqué, en mai dernier, à livrer une analyse de sa bande annonce, puisque les spectateurs privilégiés qui avaient vu le film n’en donnaient aucune, se contentant de le porter aux nues et de répéter le dossier de presse. Maintenant qu’on l’a soi-même vu, on peut dire d’entrée qu’on ne retire pas une ligne de ce qu’on avait pressenti déjà dans la bande-annonce. On renvoie donc le lecteur à cet article (1).

La critique des citations sur lesquelles on en était réduit à réfléchir, trouve désormais confirmation dans le contexte général du film.

I – UN TABLEAU CLINIQUE D’UN ÉTAT DE L’ÉCOLE PARMI D’AUTRES

Il saute aux yeux que ce film dresse un tableau clinique d’un état de l’école parmi d’autres, malgré quelques lacunes. On avait souligné en mai sa facture empruntée aux « reality-shows », faite de gros voire très gros plans qui suivent pas à pas les personnages sans distanciation, plus adaptés au format d’un écran de télévision qu’à celui d’une salle de cinéma. Cette apparente information extorquée, épiée par un œil voyeuriste collé à un trou pratiqué « entre les murs » d’un collège, tend à conférer une fiabilité à ce reportage où les acteurs jouent en plus leur propre rôle : celui du professeur est tenu par l’auteur même du livre d’où est tiré le film et les élèves n’ont pas à forcer leur talent puisqu’il leur a été demandé d’être eux-mêmes ou peu s’en faut.

Le tort serait de vouloir limiter la portée de cette enquête à des cas extrêmes. Le désastre dont le spectateur est fait témoin pendant 2 h 08, on le retrouve à des degrés d’intensité divers sur tout le territoire. Si controversé fût-il et avec raison, un classement des établissements violents publié par l’hebdomadaire Le Point a montré à la fin août 2006 que la gangrène de la violence scolaire ne se limite pas à certaines aires géographiques.

A- La transgression des règles tolérée

Et ce chaos est le résultat direct d’une absence de règles sociales élémentaires puisque leur transgression est tolérée et qu’elle n’entraîne pas de sanction, sauf à contretemps. Or, on devrait le savoir, la loi de la jungle s’installe dans tout groupe qui renonce à mettre des barrières aux prétentions des prédateurs comme aux pulsions des faibles.

Ainsi les règles de la classe qui régissent les relations entre élèves et professeur sont-elles constamment violées. Un cours s’inaugure et se clôture. Or, que voit-on ? La foire d’empoigne à l’entrée en classe où les élèves s’invectivent ou se battent pour prendre une place, et, à la sonnerie de fin de cours, une éruption soudaine avec vacarme de chaises et tables repoussées, tandis que le professeur s’égosille à donner ses consignes à des élèves qui se sont déjà enfuis en courant. Entre les deux, il est toléré qu’un élève n’ait pas son matériel, qu’il ne prenne pas de notes, ou qu’il se tienne avachi à sa table. Quant à exiger une écoute attentive, il ne faut pas y compter : les mâchonnements de chewing-gums, les apartés entre élèves ou le jeu avec un portable ne suscitent aucune réaction de la part du professeur qui se plaindra seulement de « bavardages » sur le bulletin trimestriel, signant du même coup l’aveu de son impéritie. On n’est pas loin du sketch de Jean Dell (2).

B- Des règles dictées par les élèves

Et forcément, en face d’une autorité légitime qui renonce à imposer ses règles ou même à les négocier, ce sont les élèves les plus violents qui imposent les leurs et dictent même sa conduite au professeur. Ils sont cinq ou six, pas plus, et ça suffit à pourrir toute une classe : Souleyman joue le cador, Esmeralda, la princesse offensée, Khoumba, sa mijaurée, etc. On répond si on veut, on ne lit que si on y consent. Le prof se couche. On reste étonné également de l’entendre dire qu’Anne Frank, dont les élèves ont le « Journal » entre les mains, a été arrêtée par des policiers et est morte peu après. La particularité de ces policiers comme de cette mort ne méritait-elle pas quelques précisions ?

Mais il a beau faire pour fuir le conflit. À force de dépasser les bornes, les prétentions des élèves dépassent vite le seuil de l’intolérable pour atteindre celui de l’odieux. C’est le clash ! Car cette fois le professeur est acculé, il ne peut pas ne pas réagir, même s’il est déjà trop tard ! Il est alors violemment pris à partie. Deux déléguées ont rapporté à Souleyman que le professeur l’« (avait) cassé » alors qu’il a été le seul à le défendre contre tous ! Ulcéré, il s’en prend à elles, les accusant d’avoir eu en conseil de classe « une attitude de pétasses ». Elles avaient été prises d’un long fou rire indécent que le principal complaisant n’avait relevé qu’avec ironie. La dispute s’envenime. Souleyman devient injurieux. Sommé par le professeur de l’accompagner chez le principal, il se débat, une élève reçoit un coup au visage et saigne. Le professeur l’abandonne néanmoins et quitte sa classe suivi de Souleyman.

La défaite est totale. Il est reproché au professeur à mots couverts par la conseillère d’éducation d’avoir insulté des élèves : le principal, de son côté, lui demande de revoir sa copie et de mentionner l’incident qu’il avait eu tort d’occulter, pour, dit-il, se couvrir dans la perspective du conseil de discipline. Et de fait, même si l’exclusion de l’élève est prononcée, les parents ne se privent pas auparavant de faire le procès du professeur insulteur.

II- LES RAISONS D’UN GÂCHIS

Pourquoi tout ce gâchis ? Pourquoi cette démission des éducateurs ? Deux facteurs sont en interaction : d’un côté une conception humanitariste du métier de professeur et de l’autre une stratégie d’abstention calculée de l’administration contraignant à faire de ce métier un face-à-face inégal et fallacieux entre professeurs, élèves et leurs parents, pour n’avoir pas à prendre ses responsabilités. Fidèle à la réalité, le film montre comme l’administration brille par son absence apparente : le principal et ses belles cravates n’apparaît qu’à de rares mais décisives occasions : lors des conseil d’administration, de classe ou de discipline. Quant à l’autre absent majeur, l’inspecteur, c’est normal ! Son rôle prétendu et contradictoire de conseil et de contrôle se limite à une police pédagogique stérile.

A- Le professeur enfermé à clé dans la cage aux fauves

Entre-temps, le professeur est tenu de se dépatouiller tout seul sans le moindre moyen, sinon son seul « charisme », pour faire face à une meute déchaînée où mènent la danse cinq ou six élèves, pas plus, qu’il suffirait pourtant seulement d’écarter pour le bien de tous. Mais il n’est pas question d’user de « l’exclusion ponctuelle » pour violation des règles de la classe. En 2004, des livrets d’accueil remis aux professeurs lors de la prérentrée rappelaient encore qu’il était formellement interdit d’exclure un élève de la classe, quand une circulaire du 11 juillet 2000 l’autorisait enfin formellement depuis quatre ans.

Pour l’administration, c’est la paix assurée ! Mais le professeur, lui, devient le dompteur enfermé dans la cage aux fauves qui reniflent vite le sang des premières égratignures s’il n’a pas su s’en protéger. Car les élèves ne sont pas dupes : ils savent qu’ils peuvent aller très loin et sans dommage. L’expérience même aidant, ils retournent avec perversité la monnaie de sa pièce au professeur impuissant, qu’il s’agisse de vouloir le faire punir, comme un élève, par une plainte pour injure ou qu’il s’agisse, pour au contraire l’attendrir et l’éblouir, de se faire mousser en montrant une prétendue capacité à adopter sa culture et à lire… La République de Platon en quatrième !

B- La démagogie, une parade suicidaire

Face à cette situation, la conception humanitariste du métier conduit peu à peu à la démagogie. Par elle, le conflit est, sinon évité, du moins reporté, avec les élèves et surtout avec l’administration. On transige sur les règles croyant s’attirer les bonnes grâces de voyous. La flatterie est de rigueur. Mais c’est reculer pour mieux sauter. Un collègue reproche justement au Pr Marin que sa conduite complaisante revient à « acheter la paix sociale ».

Il est, en effet, étonnant que la sanction soit vécue comme un échec quand c’est le refus d’y recourir qui en est un. Un usage tardif est aussi néfaste. L’exigence d’excuses orales d’une élève qui s’est montrée injurieuse, tourne ainsi à la confusion du professeur : l’élève s’y refuse d’abord, prétextant que sa mère l’attend, et finit du bout des lèvres par jouer la pantomime demandée pour rejoindre ses copines sans être autrement affectée. Quant au conseil de discipline qui exclut Souleyman, il a fallu attendre un déchaînement de violence pour finir par s’y résoudre. Les élèves qui restent ne perdent pas une miette de la leçon.

Dans l’ombre, l’administration et le CPE qui lui est très liée comme son policier de vie scolaire, sont, en effet, aux aguets. L’intervention de la CPE auprès du Pr Marin est éclairante : c’est la seule fois qu’on la voit intervenir. Elle lui montre qu’à ce poste stratégique qui est le sien, elle surveille autant les profs que les élèves qui viennent se plaindre ou dont on fait des indicateurs. Et elle le culpabilise. L’exigence du principal n’est pas moins humiliante quand il demande au professeur de réparer son mensonge par omission, alors que l’incident des « pétasses » n’a rien à voir avec l’agression de Souleyman. Du moins la balance est-elle faite entre un professeur qui, pour une fois, même maladroitement, a tenté de poser des limites, et un voyou qui l’a agressé.

C- Des lacunes qui nuisent à une représentation fidèle de la réalité

À ce stade du conflit, on relève tout de même des lacunes, car on n’imagine pas la perversité d’une administration-voyou. On a pu voir par exemple un professeur accusé de manquement à ses obligations de surveillance, non pour avoir laissé sa classe, comme Marin, en conduisant lui-même un élève chez le principal – ce qu’il ne faut jamais faire ! – mais pour s’être absenté une minute, tandis que ses huit élèves faisaient un devoir : il était allé réclamer le silence sous ses fenêtres : dix minutes après le début des cours, une classe braillait encore en attendant toujours son professeur d’EPS qui avait mieux à faire ; et ça faisait un mois et demi que le manège se répétait ! Ce grief ajouté à deux autres aussi farfelu, lui a valu un blâme académique que le tribunal administratif a tout de même annulé deux ans et demi plus tard ! Mais le mal était fait ! Et les hiérarques coupables, du ministre au principal, sévissent toujours !

On aurait pu s’attendre aussi à ce que le malheureux professeur insulteur soit sinon sanctionné comme cet autre professeur respectueux du règlement en manière d’assiduité : la mère d’une élève s’était plainte à l’inspecteur d’académie de ce que le professeur avait exigé de sa fille une justification d’absence ! Quel abus ! Le hiérarque avait adressé aussitôt une admonestation écrite au malotru pour qu’il cessât ses agissements !

Il n’est pas fait allusion non plus aux dégradations des véhicules des professeurs stationnant devant l’établissement, ce qui est monnaie courante : c’est la façon dont des élèves mécontents de leurs notes réagissent par représailles. Il est arrivé à un recteur de répondre élégamment à un professeur qui lui demandait de les considérer comme des attaques à l’occasion du service, qu’il n’était pas obligé de se servir de son véhicule personnel : des transports en commun existaient ! Telles sont les gaietés de l’école d’aujourd’hui qui ne manqueront pas de susciter des vocations de professeur !

III- DEUX QUESTIONS EN SUSPENS

A- Les motivations obscures de François Bégaudeau

Deux questions se posent pour finir. L’une porte sur la raison qui a poussé François Bégaudeau à consigner dans un livre l’expérience de cet échec où il n’a pas le beau rôle. Nul être sain, croit-on savoir, ne livre volontairement une information susceptible de lui nuire. On ne peut pas dire que l’image du professeur qu’il incarne soit reluisante. Il paraît pourtant s’être attaché à ne rien cacher de ses insuffisances, de ses fautes même, ni de l’idée absurde qu’il s’était faite de son métier vite quitté, c’est vrai.

1- Un naufrage

Non seulement son humanitarisme béat l’a conduit à la démagogie, mais celle-ci l’a mené à la catastrophe. Le conflit tant repoussé a fini par éclater. Les élèves dont il croyait acheter les bonnes grâces par ses démissions successives, se sont retournés contre lui avec une parfaite mauvaise foi, l’accusant d’avoir « cassé » un élève-voyou alors qu’il avait été le seul à le défendre mordicus. Il n’a rencontré aucun appui chez ses collègues : au contraire, la vétille qu’il a commise, leur a servi de prétexte pour le tenir en lisière comme un lépreux. Le principal a sauté sur l’occasion pour le culpabiliser en lui faisant refaire son rapport avec mention de l’incident qu’il avait dissimulé : avait-il d’autre but que de verser le document à son dossier pour l’avenir ? Enfin, au conseil de discipline, les parents en ont profité pour faire son procès. Quel bilan !

2- Une thérapie contre une frustration profonde

Mais il faut croire que le professeur humanitariste est incorrigible. Il a trouvé dans sa bienveillance coupable envers les élèves la seule parade à un conflit qui, à tout moment, peut survenir et le placer en position de vulnérabilité non seulement face aux élèves, mais surtout devant l’administration qu’il craint de devoir affronter. Car celle-ci n’a rien à redouter des professeurs qu’elle agenouille à sa guise, mais tout des élèves et de leurs parents.

Cette dérobade pourtant n’est guère perceptible à qui est persuadé d’avoir un grand cœur plus attentif que les autres aux souffrances des élèves. Car, finit-il par croire, ce n’est pas par perversité qu’ils se conduisent aussi scandaleusement à la mesure de la démission des adultes : il faut être sourd pour ne pas y voir un appel au secours auquel accourt le prof avec son cœur en bandoulière, et essayant de se faire bien voir du « patron » qui sourit d’aise, l’index dans le gousset ! « Ces élèves, je les aime ! a-t-on déjà entendu en conseil de classe d’un de ces bons samaritains au sujet de petites frappes. Ils sont en rupture parce qu’ils se sentent méprisés. Moi, je veux leur apporter le bonheur ! Et j’y arriverai, j’en suis sûr ! » Ainsi le professeur qui échappe à la dépression et à la répression de l’administration, trouve-t-il une thérapie à sa frustration dans une fuite en avant démagogique dont F. Bégaudeau a montré cruellement les limites.

B- Une opération de discrédit du service public d’éducation ?

1- La faveur précipitée des médias

Il reste une dernière question qu’on ne peut pas ne pas se poser. Parmi les nombreux ouvrages que des professeurs publient, qu’est-ce qui a fait que celui de F. Bégaudeau ait rencontré tout de suite la faveur des médias ? La qualité de son « écriture » ? Dès sa parution en 2006, France-Culture recevait l’auteur dans ses Matinales. Il n’a pas longtemps attendu non plus pour qu’un producteur et un metteur en scène s’y intéressent et portent le livre à l’écran. Il a été écrit, d’autre part, que l’inscription du film sur la liste des candidats à la Palme d’or de Cannes aurait été tardive et faite, dit-on, au dernier moment.

Même si on sourit de ce concours incongru entre films ou entre livres qui ne se comparent pas, on se demande ce qui vraiment l’a désigné pour emporter la palme au détriment des autres. Ceux-ci étaient-ils à ce point inintéressants ? On ne peut dire que les qualités esthétiques de ce film le distinguent particulièrement : un récit linéaire d’une année scolaire à sauts d’ellipses pour franchir les trimestres avec, entre-temps, ces cours de français, vides de contenu car transformés en pugilats qui n’ont rien, comme dit la publicité, de ces « stimulantes joutes verbales » ni d’« un apprentissage de la démocratie », sauf à croire qu’elle peut naître d’une autorité démissionnaire devant de petits prédateurs avides de faire régner leur loi. L’abus des gros plans ou des longueurs dont l’ellipse aurait utilement fait l’économie - comme une porte que l’on ouvre puis que l’on referme, ou des échanges un peu répétitifs entre professeur et élèves, ne signalent pas ce film comme formellement soigné, même si cela n’enlève rien à l’intérêt du reportage réalisé. Fort, en tout cas de cette haute distinction officielle, le film fait l’objet d’une intense promotion. Il vient même d’être choisi pour représenter la France aux Oscars hollywoodiens. Trop d’arguments d’autorité ne nuisent pas pour convaincre les incultes.

2- Une opération politique de discrédit du service public d’éducation ?
On en reste bouche bée au point qu’on ne peut pas ne pas en venir à songer à une hypothèse. Ne s’agit-il pas d’une opération politique mûrement réfléchie pour mettre sous le nez de la nation française ce qui est présenté abusivement comme l’échec du service public d’éducation ? Bégaudeau ne jouerait dans ce cas que le rôle de « l’idiot utile ». Le pouvoir se serait saisi de son livre parce qu’il réussit le tour de force de faire porter la responsabilité de l’échec sur les seuls professeurs qui ne sont manifestement pas au niveau de leur tâche. L’administration, elle, reste dans l’ombre, innocente de ces horreurs qui sont montrées deux heures durant, alors qu’elle en est la grande organisatrice, comme « responsable, selon les textes, de l’ordre et du bon déroulement des enseignements dans l’établissement ». Elle réussit le tour de force de sortir indemne du désastre qu’elle organise.

Mais comme les lecteurs en France sont trop peu nombreux, il aurait importé de toute urgence de tirer du livre un film pour mettre des images sous le nez du maximum de Français et déclencher dans un haut-le-cœur le réflexe de répulsion attendu. Car qui, même parmi les thuriféraires du film, laisserait son enfant plus d’une semaine dans un pareil chaos ? Si l’on garde en mémoire un certain rapport de l’OCDE de 1996 qui a indiqué la marche à suivre pour « la faisabilité d’une politique de l’ajustement », extraordinaire euphémisme, entendu des seuls initiés, ne s’agit-il pas de hâter la liquidation d’un service public dont il ne reste déjà plus rien « entre les murs » et ouvrir la voie royale, avec l’assentiment du peuple, à sa privatisation ? Paul Villach


(1) Paul Villach, « La palme d’or du festival de Cannes : un blâme académique et une gifle pour les enseignants ? », Agoravox, 29 mai 2008
(2) Paul Villach, «  L’Instituteur, un sketch hilarant de Jean Dell, pour retrouver la raison dans l’Éducation nationale, si possible... », Agoravox, 8 février 2008.


Moyenne des avis sur cet article :  4.02/5   (86 votes)




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68 réactions à cet article    


  • docdory docdory 29 septembre 2008 14:25

     @ Seb 59
    Vous avez pris le logo de morice , on ne sait plus qui est qui !


  • docdory docdory 29 septembre 2008 14:50

     @ Paul Villach

    Brillante critique de film ! J’ai cependant dans l’idée qu’elle serait refusée par Télérama si vous la leur proposiez ...
    J’hésite du coup à aller voir le film ( la bande annonce m’en avait déjà à moitié dissuadé !) .


  • Paul Villach Paul Villach 29 septembre 2008 14:55

    Cher Docdory,
    Non ! Ne soyez pas découragé d’y aller ! Vous en rapporterez votre propre vision clinique avec votre scalpel personnel dont je connais l’acuité. Mais il est vrai que je doute que nous entrions tous deux en pugilat.

    Juste "un détail" : pourquoi le professeur Marin dans le film dit d’Anne Frank, à ses élèves qui ont en mains son "Journal", qu’ "elle a été arrêtée par des policiers" et qu’ "elle est morte peu après", sans plus de précisions. Avez-vous une idée là-dessus ? PV


  • dupual 5 octobre 2008 16:31

    Réponse : sujet polémique pour un prof qu’est devenue la question juive de nos jours à des "issus de l’immigration écartelés entre les archaïsmes, l’obscurantisme de la culture d’origine et de celle du pays d’accueil" à qui les gauchistes ont inculqué le culte " arabes+africains = forcément victimes stigmatisés par la société occidentale... la spirale négative dans laquelle nous les enfermons donne ce que nous voyons : un scandaleux gâchis que l’on fait que dénoncer ...

    Dans les quartiers aisés aussi les mômes sont esquintés par des adultes de +en + paumés, résultat ? éducation laxiste, gosses livrés à eux-même à cause du phénomène des familles éclatées, les règles d’hygiène de vie ne sont pas respectés, encore plus lamentable : pas d’horaires pour les repas, malbouffe, temps de sommeil non respecté. Ados qui s’adonnent aux concours d’alcool, fument dès l’arrivée au collège... les parents s’en foutent, ils ont voulu des zenfants pour l’image social encore valorisée dans notre société : ils ont eu des zenfants pour faire comme tout le monde et comme tout le monde ils s’en occupent pas ou mal !


  • Vilain petit canard Vilain petit canard 29 septembre 2008 10:42

    Jai vu le film hier, et je rejoins vos conclusions. Ce qui m’a frappé, c’est le décalage entre le monde des enseignants et celui des élèves. Les déléguées de classe bavardent et sont saisies de fou-rire pendant le conseil de classe (alors qu’on y juge leurs copains) ? Aucune réaction, une vague remarque après-coup. Résultat : ça pète le lendemain en classe, les déléguées racontent n’importe quoi, et le prof leur reproche leur fou-rire de la veille. trop tard ! Idem pour les sorties de Souleyman, on s’en occupe quand c’est trop tard. 

    Donc deux deux chose l’une : ou l’on a cherché à montrer comment un mauvais système fabrique des mauvais élèves, ou l’on a voulu montrer la seule incurie des professeurs et de leurs encadrants. Dans les deux cas, c’est un constat d’échec.

    Personnellement, j’ai trouvé le personnage du prof (joué par Bégaudeau) assez nul. Un contact très lointain avec les élèves, un langage hors de portée des élèves, une conception assez archaïque de l’autorité (ne pas se faire tutoyer !), et suintant la peur et l’indécision par tous les pores (et même une certaine lâcheté). C’est pas glorieux. Mais après tout, si ce n’est pas un documentaire....


    • CANAAN 29 septembre 2008 11:16

      Je n’irai pas voir ce film...sur Le plus beau métier du monde
      je ne comprends toujours pas la palme d’or...n’est pas apocalypse now qui veut !


      • morice morice 29 septembre 2008 11:40

         TROLLER sous différents noms bien sûr...

        par Demy (IP:xxx.x98.13.175) le 29 septembre 2008 à 11H02 

         
        Liberté d’expression active

        La liberté d’expression est un mode vital pour les individus mais surtout pour les auteurs et les artistes......

        Demian West

        A noter que ce texte a été censuré sur Agoravox, ce qui veut dire qu’il n’y a aucun débat sur ce journal et dans ses forums.

        le même texte qu’ici, sous le nom de Demy. Alerte, les chemises bleues sont de retour...

        Mr West, vous avez été viré, inutile de revenir.


        • morice morice 29 septembre 2008 11:41

           Zalka, j’ai du mal à comprendre votre euh.. humour...


        • Calito 29 septembre 2008 11:56

          Bonjour à toutes et à tous,

          On va rappeller quelques infos salutaires concernant Morice.

          Ses 8 derniers articles ont été refusés par la modération.

          4 d’entre eux concernaient Israël. Deux articles pour dire qu’il y a des juifs nazis...

          Deux autre pour dire qu’il ne faut pas regarder la série "Dr House" car la famille des producteurs fait partie d’une secte juive.

          Puis du rechauffé sur des histoires de cargos pleins d’armes américaines.

          Par ailleurs, dans la mesure ou morice insulte les intervenants sur ses articles, il a été décidé de ne plus poster de commentaires sur les articles de morice. Résultat, au lieu d’avoir 1000 commentaires comme d’habitude, il y en a eu 70 (dont une bonne vingtaine de morice)...

          Morice est donc, une personne spécialisée dans les amalgames (certains diront "propagande").

          Vous allez voir qu’il va venir m’injurier. Mais il a lui même reconnu que Agoravox lui demandait d’espacer ses publications car il "lasse le lecteur"... sic.

          Prenez donc garde quand vous lisez morice à ne pas oublier qu’il n’est pas journaliste et que les infos qu’ils donne reflètent son opinion et pas nécéssairement (jamais ?) la réalité.

          Cordialement,

          Calito.


        • Gazi BORAT 29 septembre 2008 12:28

          @ CALITO

          Vous êtes le nouvel avatar de TALL ?

          gAZi bORAt


        • Calito 29 septembre 2008 12:34

          C’est une provocation de votre part qui m’a fait plaisir mon cher Gazi.

          Je vois que vous rejoignez morice dans son délire complotiste.
          Tall n’a jamais noué le moindre contact avec moi. Morice ayant un temps décrété que j’étais Demian west, puis Rapetout.. maintenant je serai Tall selon vous...

          Faites donc si ca vous chante. Rejoignez par exemple la dernière lubbie de Morice. LEquel a décrété que Tall était homo et qu’il devrait en avoir honte.

          Vous faites une belle paire.

          Cordialement,

          Calito.


        • snoopy86 29 septembre 2008 12:35

          @ Gazi

          Il me semble avoir lu de vous des commentaires mieux informés et plus constructifs que celui-ci...


        • Calito 29 septembre 2008 12:37

          Au passage, s’il me lis, je remercie Tall de s’être joint au boycott.
          Car il marche très bien.


        • Calito 29 septembre 2008 13:11

          Sur le dernier article de morice d’ailleurs ont lit ceci :

          "Ces méchants rats avaient les dents longues, aussi longues que les financiers qui sont en train de faire capoter cette planète. "

          Charmante allusion..... n’est-ce pas....
          A gerber oui.


        • Gazi BORAT 29 septembre 2008 16:13

          @ snoopy

          Ce qui m’a donné à penser ce que j’ai écrit, ce sont les consignes de boycott et les remerciements à ceux qui les suivent... Je note avec amusement que Demian West reparait juste lorsque l’on parle de lui, ce qui me laisse penser qu’il a toujours suivi Agoravox..

          Complotite aigue ?

          Non, mais il n’y a jamais de fumée sans feu, disent les amateurs de rumeurs..

          gAZi bORAt


        • snoopy86 29 septembre 2008 16:16

          @ Gazi

          J’avoue me réjouir par avance de revoir Demian sur les fils de Martin-Chlorophylle Mougeon dit Morice dit Momo....

          Mais pour Calito vous vous êtes planté...


        • sisyphe sisyphe 29 septembre 2008 12:02

          Personnellement, n’ayant pas encore vu le film, je ne m’exprimerai pas à son sujet.

          Je relèverai juste deux trois petites choses :


          - l’auteur, qui avait publié un article sur le film sans l’avoir vu smiley, trouve donc son avis a priori conforté par la vision. Le contraire eut étonné. C’est ce qu’on appelle, en psychologie sociale, un processus de rationalisation.


          - la plupart des intervenants qui se prononcent ici sur le film, et qui en émettent une critique, disons, redondante (film gaucho-bobo, gnagnagna), ne l’ont pas vu, et parlent donc sans savoir, uniquement d’après leurs a priori idéologiques


          - d’un point de vue purement cinématographique, on rappellera, à tout hasard, que le film a reçu, donc, la palme d’or à Cannes, décernée par un jury composé par :

          	 Président du jury 																												

          Sean PENN, Réalisateur

          																					

           

          	

          Membres du jury 	
          Jeanne BALIBAR,ComédienneRachid BOUCHAREB,RéalisateurSergio CASTELLITTO,ComédienAlfonso CUARON,RéalisateurAlexandra Maria LARA,ComédienneNatalie PORTMAN,ComédienneMarjane SATRAPI,Auteur, RéalisatriceApichatpong WEERASETHAKUL,Réalisateur

          Sans doute ques des bobos gauchos smiley smiley
          En tout cas, des gens qui, de par leur fonction, leur métier, leur expérience, sont certainement plus aptes à juger de la valeur d’un film, que la plupart des internautes béotiens qui s’expriment ici


          - A la place de l’auteur, je m’interrogerais sur ces "soutiens" plus que douteux....

          Comme j’ai plus tendance à faire confiance à un jury de professionnels avisés qu’à une bande de geignards pré-formatés, je ne manquerai pas d’aller voir ce film, et de lui apporter ainsi mon soutien, en tant que spectateur, sans préjuger de ce que je pourrai en penser a fortiori. 

           smiley

          • Paul Villach Paul Villach 29 septembre 2008 12:19

            @ Sisyphe

            Voilà qui est une belle critique de l’article. Malheureusement, je ne vois pas l’ombre d’une réfutation d’un argument.

            Les arguments d’autorité (le jury) que vous brandissez, sont un peu légers !

            Que vous promettiez d’aller voir ce film, quoi de plus naturel ! Mais annoncer à l’avance sans le connaître que vous lui apportez votre soutien d’emblée, voilà ce qu’on appelle un parti pris. Était-ce nécesaire d’en faire part ? Oui ! pour éviter de regarder en face les arguments que cet article avance. Ils sont gênants, je vous l’accorde ! Alors parlons d’autre chose, selon la bonne technique du leurre de diversion ! Paul Villach


          • Calito 29 septembre 2008 12:29

            L’école fonctionne depuis des lustres sans contre pouvoir.

            Du coup, les personnes de gauche comme sisyphe tolèrent mal que l’on puisse venir sur leur terrain réservé.

            Il fut un temps par exemple, ou l’on n’avait pas le droit de parler des ouvriers sans être communiste. On était irrémédiablement accusé d’avoir une cuillère en argent dans la bouche et de parler d’un sujet que l’on ignore.

            Les temps changent, il faut savoir s’dapter ou mourir. Certains ont de toute évidence choisis de mourir.


          • Castor 29 septembre 2008 14:24

            Paul,

            voyons...pourquoi voudriez-vous que Sysiphe se laisse aller à une critique constructive quand il peut tranquillement pointer du doigt les méchants opposants à sa pensée à lui ?

            Ce qui peut paraître étonnant, en revanche, c’est le terme de "geignard préformaté" qui remplace aujourd’hui le "gros connard sans cervelle" auquel nous avions droit jusqu’ici.

            D’aucuns pourraient en conclure que Sysiphe ramollit, qu’il perd de sa force dans son combat contre l’impérialisme et en faveur du collectivisme.

            A suivre, donc ...


          • snoopy86 29 septembre 2008 14:35

            Je ne suis pas allé voir ce film et n’irai pas le voir ....

            J’écoutais néanmoins hier soir deux amies enseignantes ( des hussardes désabusées de la république et de l’éducation salvatrice ) qui l’avaient vu la veille et allaient clairement dans le sens de ce que Paul Villach écrit aujourd’hui.

            Sur le jury, rappelons clairement le préambule imposé par Sean Penn


          • sisyphe sisyphe 29 septembre 2008 14:55

            par Paul Villach (IP:xxx.x97.19.169) le 29 septembre 2008 à 12H19 							
            							

            															
            							
            								@ Sisyphe

            Que vous promettiez d’aller voir ce film, quoi de plus naturel ! Mais annoncer à l’avance sans le connaître que vous lui apportez votre soutien d’emblée, voilà ce qu’on appelle un parti pris

            Cher Paul Villach, si vous m’aviez bien lu, vous auriez noté que j’ai dit que j’irai voir ce film, et "donc, lui apporter mon soutien en tant que spectateur", sans préjuger de l’opinion que je pourrai en avoir après l’avoir vu. 
            Ce qui veut dire que ce sera un soutien forcément financier (par le biais du prix de ma place) à l’initiative qu’il représente, et au fait d’avoir obtenu une palme d’or. 
            Pour le jugement, comme je l’ai dit, on verra après la vision. 


            @ux autres (en vrac) :

            Vos avis, n’ayant pas vu le film, ne représentent donc aucun intérêt pour moi, d’autant qu’il semble que vous n’ayez pas compris qu’il ne s’agissait pas de parler de l’école, mais d’un film (de cinéma : vous savez, les images qui bougent , sur un grand écran smiley ) ...

            Try another time...
             smiley




          • Castor 29 septembre 2008 15:07

            Sysiphe,

            au lieu d’écrire ton avis à l’arrache et de devoir rectifier systématiquement parce qu’on t’aura mal compris...pourquoi ne pas faire un effort pour être compris tout de suite ?

            A moins, bien entendu, que tous ceux qui te lisent ne soient que des buses incapables de te lire ...

            Ou à moins, encore, que cette situation de conflit larvé ne te satisfasse et ne te donne prétexte à rentrer dans le chou sans sommation ...


          • sisyphe sisyphe 29 septembre 2008 15:23

            par Castor (IP:xxx.x7.114.116) le 29 septembre 2008 à 15H07 							
            							

            															
            							
            								Sysiphe,

            au lieu d’écrire ton avis à l’arrache et de devoir rectifier systématiquement parce qu’on t’aura mal compris...pourquoi ne pas faire un effort pour être compris tout de suite ?

            A moins, bien entendu, que tous ceux qui te lisent ne soient que des buses incapables de te lire ...

            Allons, allons, cher ami ; ne généralisez pas...
            Ne faites pas de votre cas particulier un cas général..
             smiley


          • Castor 29 septembre 2008 15:30

            genre "c’est çuy qui dit kyé ?"

            Woooo, Sysiphe, t’es comme Morice, très nette baisse de régime.

            Allez, je te laisse la cour de récréation, t’es trop fort en cassage.

            Et arrête de sourire comme ça tout le temps, tu vas passer pour un niais.


          • sisyphe sisyphe 29 septembre 2008 15:51

            @ Castor

             smiley


          • Castor 29 septembre 2008 17:02

            Bôôôôaaaaaa,

            Sysiphe !...

            T’es niais ou tu veux me dire que dans le fond tu m’aimes bien ?

             smiley


          • sisyphe sisyphe 29 septembre 2008 17:04

            Les deux, mon colonel !

             smiley


          • Castor 29 septembre 2008 18:08

            Et meeeeerde !...

             smiley

            Bon allez, assez trollé, pardon Paul !


          • snoopy86 29 septembre 2008 13:36

            @ Paul

            J’observe que certains commentaires de ce fil qui n’avaient rien d’injurieux ont été supprimés par la modération. Rappelons que le premier de ces commentaires émanait du paria Demian West.

            Aucune des belles âmes qui se mobilisent habituellementpour protester contre le "lynchage" de Momo ne s’est manifestée et le même Momo-Chlorophylle trolle allégrement votre fil avec des formules style "les racistes ont envahi Agoravox, c’est NET. Qu’ils partent, bon sang !! ras le bol de ces xénophobes !! "

            Nous apprécierions d’avoir votre point de vue sur ce phénomène...


            • Calito 29 septembre 2008 13:59

              Salut Snoopy.

              Effectivement, deux poids, deux mesures.
              Je n’appréciais pas Demian west, mais AV à cette époque c’étais autre chose....
              Marsu.


            • snoopy86 29 septembre 2008 14:06

              Bonjour calito

              Demian pouvait être parfaitement insupportable, nous le savions tous, mais je suis de ceux qui l’appréciaient malgré tout ( j’adore le bris de mots smiley )

              Ces derniers jours il est revenu sans se masquer et ne mérite pas l’ostracisme dont il est l’objet.

              La modération souvent laxiste est cette fois excessive.


            • Zalka Zalka 29 septembre 2008 14:16

              Ouais, enfin, il revient dans le seul but d’insulter agora vox et pour dire qu’il ne postera que là où il aura toute sa liberté. Le problème, c’est qu’avec son égo, le site doit lui être cons&cré, sinon il fait des caprices de Diva.

              Il pourrait se contenter de son blog, mais visiblement, personne ne le lit. Demian a besoin d’agoravox.


            • snoopy86 29 septembre 2008 14:25

              Zalka

              Dans les commentaires qui ont été supprimés il n’a injurié personne et les questions qu’il posait sur le journalisme citoyen étaient loin d’être ineptes


            • Senatus populusque (Courouve) Courouve 29 septembre 2008 14:38

              @ Calito

              Parler de mesure à propos du gland bleu, cela manque de pertinence !


            • Paul Villach Paul Villach 29 septembre 2008 14:38

              @ Snoopy 86

              Je suis déjà intervenu au sujet de West ! Que viennent donc faire sur un fil ceux qui n’ont rien à dire de l’article publié ? C’est fatigant ! PV


            • snoopy86 29 septembre 2008 14:44

              @ Paul

              La réponse que vous apportiez à DW a été.....supprimée par la momodération smiley

              C’est la différence de traitement qui surprend...


            • Senatus populusque (Courouve) Courouve 29 septembre 2008 14:45

              Cette Star Ac d’un nouveau genre serait plus crédible si Bégaudeau était toujours enseignant ; mais il se croit une vocation d’écrivain ...

              Les acteurs ne sont plus très jeunes pour des élèves de 4e. Par ailleurs il y a des inconsistances dans l’argumentation de Bégaudeau, qui dans le film reproche à une élève de critiquer un savoir qu’elle ne maîtrise pas, alors que dans les interviews il admet cette critique a priori.

              Le matraquage publicitaire s’explique aussi par le fait que France 2 et France Culture sont sponsors du film.


              • Jean 29 septembre 2008 15:51

                "La liberté d’expression est un mode vital pour les individus mais surtout pour les auteurs et les artistes" comme la plomberie est un mode vital pour les plombiers mais cependant moins qu’elle ne peut l’étre pour des individus dont le mode vital doit plus à l’individualité qu’a la plomberie 


                • CANAAN 29 septembre 2008 15:52

                  CANNES devrait se recycler en docu fiction boboiste...aprés Mickael Moore...entre les murs...
                  Avis à toutes les communes de France...il y a un créneau à prendre pour LE cinéma...
                  Je crois que certains se trompent de casting...quel paradoxe, non ???


                  • snoopy86 29 septembre 2008 15:59

                    Merci à la modération de ne pas supprimer ce commentaire qui ne manquerait pas de revenir en toute occasion....


                  • Zalka Zalka 29 septembre 2008 17:28

                    La censure de Demian ne découle absolument pas de directives idéologiques. Si effectivement, on sent sur agora vox une surreprésentation de certaines opinions, il n’y a pas de censure. J’en veux pour preuve la publication de nombreux articles dont la teneur va clairement à l’encontre de l’opinion dominante ici.

                    La censure de Demian West ne découle que d’une chose : son attitude. Il prétend relever le niveau, mais à part une manière d’écrire souvent dégoulinante, il ne fait que mépriser et rabaisser toute personne qu’il ne considère pas de son niveau. Autant dire 95 % des gens.

                    Il n’est pas pour la liberté d’expression, il est pour SA liberté de parler. Ceux qui ont pu observer son passage ont pu constater à quel point il spammait les fils de discussions, que ce soit sur ses articles ou ceux des autres. Demian, c’est JE JE JE MOI MOI MOI MON MON MON.

                    Et bien sûr comme tout être à l’ego surdimmensionné, il est incapable de faire preuve de la moindre autocritique. Personne n’a jamais empêché demian de parler sur agora vox. C’est lui qui est parti accusant tout et tout le monde d’être contre lui. Ceux qui étaient là savent que c’était plutôt lui qui se mettait contre tout le monde. La fermeture de son compte n’est intervenu que bien après, lorsqu’il en abusa. Entre temps, il fut également banni de centpapiers qu’il avait pourtant encensé pour le niveau de liberté atteint. Le site selon lui, écraserait agoravox. Je leur souhaite bien du succès et constate qu’eux aussi en ont eu marre. Cabbale anti demian ?


                    Que reproche-t-il donc à Esther Spincer ? De l’avoir modéré ? Même pas. Uniquement d’être partisane. Sans blague ? Une militante partisane ! Grand bien lui fasse. J’imagine qu’elle au moins n’exigera jamais que tous le monde aille dans son sens, mais uniquement que son site aille dans son sens. C’est d’ailleurs le but des sites personnels et des blogs : un espace privé où vous dites ce que vous voulez. Si les gens veulent des opinions différentes, ils vont ailleurs.

                    Alors bonne chance à Quitterie Delmas. Pour le moment, Demian doit être un hôte on ne peut plus agréable. Mais avec le temps, à force de prendre de haut tout ceux qui dévient de SA voie, il s’attirera inimitié et rejet. Jusqu’à ce qu’on lui demande de partir.

                    Le problème de Demian, ce n’est pas la liberté d’expression. C’est la liberté d’expression des autres qui empiète sur la sienne. Il se croit libertaire et se révèle liberticide.


                  • snoopy86 29 septembre 2008 16:20

                    Vladimir, le monde marche sur la tête...

                    Il arrive même que la droite conservatrice et la gauche laïcarde se retrouvent comme sur les articles de Paul ou Léon ...


                  • debase 29 septembre 2008 17:05

                    Le succès du film aura l’avantage de faire enfin connaître dans nos provinces éloignées des grands centres, la réalité de cet immense gâchis du à l’immigration massive et au gauchisme soixante-huitard qui contamine l’éducation nationale.


                    • COLRE COLRE 29 septembre 2008 17:12

                      Bonjour.
                      On dirait que je n’ai pas vu le même film que vous. Je ne suis pas prof et mes souvenirs de classe remontent à loin, et c’était dans un autre climat, évidemment.
                      Pourtant, j’y ai retrouvé bien des points communs avec la vie scolaire que j’ai connue (et que j’ai détestée).

                      J’ai souvenir de profs assez "cons", ceci dit sans méchanceté, pour faire simple, c’est à dire décalés, autoritaires mal à propos, mauvais à enseigner, c’est à dire à intéresser. Dans leur bulle, quoi.

                      40 ans plus tard, eh bien c’est pas très différent, sauf que les profs sont bien davantage conscients que s’ils n’intéressent pas, les élèvent n’apprennent pas. C’est tellement évident !!
                      Allez donc écouter une "conf d’Einstein", évidemement vous ne comprenez rien, vous pensez à autre chose, et vous n’apprenez rien !
                      Pourquoi voulez-vous qu’un jeune élève soit plus intelligent qu’un adulte comme vous ?

                      Le premier devoir d’un enseignant est de faire passer un message, un contenu, un savoir, une pratique… FAIRE PASSER ! si l’élève s’ennuie à mourir, n’entend pas, ne comprend pas : c’est un échec, le prof a raté son objectif.

                      En tout cas, c’est ce film-là que j’ai vu : une classe, comme des milliers d’autres, ni mieux ni pire que celles du temps de la guerre des boutons, avec des gosses de toutes sortes, des éveillés, des malotrus, des sympas, des violents, des insolents, des révoltés, des muets, des timides, des mals dans leur peau adolescente, et au milieu, un prof et l’autorité, elle aussi un peu dépassée, qui tente, qui s’agrippe à des principes, qui discute et qui, j’en suis sûre, laissera les mêmes traces, bonnes ou mauvaises, dans les mémoires, quand les jeunes, devenus adultes, se plaindront de l’éducations nationale, et diront que dans le temps c’était pas comme ça et que tout fout le camp !

                      (et puis ce que j’ai vu -car je n’ai lu aucune critique- c’est aussi une oeuvre cinématographique, artistique, qui m’a scotchée tellement c’était bien fait, intéressant, émouvant, révoltant, bien joué, bien monté… bref ! un très bon film)


                      • JoëlP JoëlP 29 septembre 2008 19:50

                        >On dirait que je n’ai pas vu le même film que vous

                        Disons que vous, vous l’avez vu et que la plupart des autres non. Je suis d’accord, c’est d’abord une oeuvre cinématographique tirée d’une oeuvre littéraire. Prêté plus d’intentions à Cantet et Bégaudeau c’est mener un procès stalinien qui consiste à dire : Les artistes doivent exprimer ce que veux le peuple et moi (auteur de l’article), je représente le peuple.

                        Ce fil de commentaire participe de la dégradation d’Agoravox.


                      • Jean 29 septembre 2008 17:20

                        "Le succès du film aura l’avantage de faire enfin connaître dans nos provinces éloignées des grands centres, la réalité de cet immense gâchis du à l’immigration massive et au gauchisme soixante-huitard qui contamine l’éducation nationale"...un commentaire qui va bien dans le sens de cet article... mais peut être vous vouliez dire ; dans ces ghettos que sont devenus les cités situés à la périphérie urbaine et ceci grâces au racisme et à la ségrégation pratiquée par nos sociétés... je n’ai pas vu ce film et la question que je me pose c’est pourquoi il suscite autant de critiques haineuses


                        • debase 29 septembre 2008 19:14

                          @Jean

                          "pourquoi il suscite autant de critiques haineuse ?"

                          C’est assez simple...

                          La ’majorité silencieuse’ rejette l’immigration massive et l’islamisation du pays.

                          Or ’on’ lui IMPOSE de force !!!

                          Le ’on’ c’est le grand patronnat soutenu, pour diverses raisons, par les médias...

                          Et ce film n’est rien d’autre qu’une nème propagande en faveur de l’immigration. 

                          Il se trouve qu’il va tomber totalement à coté de la plaque : le résultat sera l’inverse de celui désiré (qui était de nous habituer à la ’France d’après’, moins ’moisie’ et offrant beaucoup plus d’opportunités pour certains).

                          Un grand nombre de personnes influentes au travers des médias et de la politique militent en faveur du métissage de la population de la France, c’est ce qui explique la promotion incroyable dont a bénéficié ce film (ceci s’adresse aussi à M. Villach). 

                          Il va se produire bientôt une réaction de défense du pays, un réflexe de survie qui aura sans doute des conséquences dramatiques : ces apprentis-sorciers ou ces trotskystes ont un comportement criminel et mériteraient un jour de devoir rendre des comptes.

                          Voyez ce qui vient de se passer en Autriche, en Italie... Ce n’est qu’un début, la réaction aura lieu dans toute l’Europe !

                           


                        • Zalka Zalka 29 septembre 2008 20:00

                          Si je traite "debase" de sale raclure xénophobe, je me fais censurer pour insulte ?


                        • sisyphe sisyphe 29 septembre 2008 21:53

                          Bof... 

                          le parfait petit raciste debase....

                          J’ai, évidemment, signalé ses propos comme abus ; j’espère que la direction d’AVox va faire son boulot...


                        • Zalka Zalka 29 septembre 2008 18:12

                          Puisque j’ai été censuré (je conçois que la forme de mon propos fut choquante), je vais donc reformuler plus proprement.

                          Je n’attaque pas l’article de Paul Villach. Son propos est comme d’habitude basé sur une analyse et une réflexion rigoureuse. On peut ne pas être d’accord avec lui, mais on ne pourra pas lui reprocher de faire dans le beauf, le superficiel. Et de fait, je suis plutôt d’accord avec lui.

                          Par contre du côté des commentaires, certaines choses me déplaisent. Par exemple, si un flagorneur de la pire espèce s’amenait pour encenser le film sans autre argument que "c’est de gôche ! fôrmidâble !", je n’hésiterai pas à mépriser un tel individu.

                          C’est également vrai pour l’approche inverse : un film sur un lycée de banlieue rempli de souleiman ? Merde à bobos haineux ! Quelle réflexion, n’est ce pas ? Ces gens là n’ont pas réfléchi sur le film. Ils l’ont catégorisé immédiatement et ont refermé la parenthèse. C’est un navet et peu importe la qualité de la mise en scène, ou l’intérêt de l’histoire. C’est un navet à cause du sujet. C’est Chuck qui va être content !

                          Ils ne font que passer d’une mode à une autre. La mode passée de l’ostracisation de tout ce qui n’est pas de gôche est passée. Nous avons à faire à une autre bien pensence dans laquelle les bougnoules et les négros (en particuliers sous nos cieux) sont des bêtes, des drogués, des dealers ou des violeurs.


                          • daniel 29 septembre 2008 20:04

                            C’est un bon film, un trés bon film...
                            C’est aussi une fiction qui veut se faire passer pour un documentaire.
                            Et là, le bât blesse....

                            Le probléme c’est que nous ne sommes comme dans ces vieux films où un instit ou un prof humaniste , rompant avec des méthodes rigides, hissent ses éléves vers le plaisir du savoir et de la connaissance.
                            Rien à voir avec les rôles que tenaient Blier ou Williams...

                            Il s’agit là d’un prof qui ne fait tout simplement pas son boulot.
                            Un prof qui se la joue Star Ac ou Koh Lantah...Mais les victimes , là, ce sont les mômes....

                            La condescendance et le mépris "droit-de-l’hommiste" s’émerveillent de cette comédie où l’enfant n’apprend rien, ne donne rien...Notez qui vole en permanence la parole...Notez qui reste en permanence sous le joug de cette espéce de dictature imbécile de l’irrespect ...

                            Sans doute ce film est-il en fait une propagande pour l’école privée.


                            • snoopy86 29 septembre 2008 23:05

                              Furtif, tu es un vieux réac smiley


                            • Yan Essal 29 septembre 2008 21:52

                              Allez , je ne résiste pas à la mésaventure qui m’est survenue lorsque j’étais en activité :

                              On me confie une classe , dure parait-il... qu’il s’y passait des choses mais on savait pas quoi !

                              de fait , quelques frappes de mine patibulaire .

                              Bref , j’édicte un réglement intérieur de la classe et du cours au terme duquel ,
                              "nous ferons un bilan mensuel et chacun pourra sur papier dire ce qu’il pense de chacun de ses camarades de classe anonymement "

                              Je présente cela au proviseur et son adjoint en décrivant l’objectif : savoir ce qui se passait dans cette classe et marginaliser le perturbateur...

                              Ils sont d’accord !

                              Je lance le règlement et un mois plus tard , j’apprends qu’on ne faisait que parler de moi hebdomadiarement dans la réunion du staff de direction ...
                              Plus particulièrement les deux conseillère d’éducation ...

                              Ne voyant pas de quoi il en retournait , je vais les voir !

                              Il apparaissait que mon règlement incitait à la délation , que c’était du fascisme !

                              Réunion avec toute l’équipe pédagogique , j’explique mon projet et dis pourquoi , les collègues balancent mais la hargne des conseillers d’éducations , les termes de "fasciste" font peser la balance d’autant que pour ma part ... je ne tiens pas spécialement à imposer quelque chose qui semble mal compris !

                              15 jours plus tard (jour pour jour)

                              Un élève se trouve mal en classe
                              conduit à l’infirmerie , l’infirmière l’interroge et finit par le faire avouer que les autres lui avaient dit que "ce soir c’était son tour !"à l’internat !

                              son tour de quoi ?

                              D’être tabassé .... et violé !
                              la veille c’était un de ses camarades qui avait fait les frais de ce "bizutage"

                              Et qui était dans le commando des bizuteurs ?
                              deux élèves de ma classe !

                              la technique

                              La petite frappe commençait à tabasser le bizut et pendant qu’il le tenait fermement , le second puis le troisième le violait !

                              Conseil de discipline

                              Le parent d’un élève incriminé pour viol
                              "C’est du racisme !"

                              le second élève (gitan)

                              " je te ferai la peau !" jette -t-il au proviseur en sortant

                              La petite frappe sort , pas de problème

                              le quatrième élève impliqué n’avait rien fait , il avait vu mais n’avait rien dit car.... pour lui c’était son père qui le violait et c’est pour cela qu’il était en internat

                              Bien sûr les parents de l’élève violé ont voulu porter plainte ... mais la gendarmerie les en a dissuadés .

                              Les quatre élèves ont été virés mais , la conseillère d’éducation s’est confondue en excuses auprès du père d’élèves accusant le conseil de racisme !



                              Depuis ce temps là , j’ai levé le pied !

                              J’ai honte de n’avoir pas démissionné, mais en fin de carrière on ne tente plus l’aventure ! et l’inertie du système n’y change rien ni par la droite ni par la gauche !

                              Nous pratiquons depuis des années un génocide culturel envers nos enfants , mais je suis probablement un vieux con !

                              Je contemple seulement , avec un sourire amusé et amer à la fois , l’effondrement !


                              Je n’irai pas voir ce film pétassier .

                              Il me semble comparable à un film qu’on aurait fait sur l’horreur des camps de concentration pendant la guerre et que le public s’esbaudirait sur cette horreur ... sans faire un geste toutefois ! après tout , ce n’est que des juifs se serait-on dit , comme ceux qui sortent du film en se disant " après tout ce ne sont que des nègre et des bougnouls "

                              Je me dis parfois que les Français sont à gerber !


                              • Gazi BORAT 30 septembre 2008 07:19

                                @ Yan Essal

                                Le merveilleux avantage que peuvent offrir les sites dédiés au "journalisme citoyen" et les fils de discussions associés c’est de permettre à tout un chacun de débattre et d’exprimer son opinion sur tous sujets en respectant (en principe) des règles de courtoisie et en bannissant la publicité déguisée, la pornographie, et l’apologie de comportements interdits par la loi.

                                Ils permettent aussi de raconter n’importe quoi, par le biais de "témoignages", bien évidemment "vécus" et surtout totalement invérifiables...

                                Ceux ci, en général, portent sur des sujets sensibles, permettant l’expression décomplexée du racisme et de la xénophobie. Le votre, bien malheureusement, entre dans cette catégorie..

                                Tous les clichés de ce type de littérature y figurent :

                                1. La position du narrateur en "homme de terrain", témoin de "la réalité vraie"
                                2. La description d’une situation apocalyptique
                                3. La mention de l’origine ethnique des "méchants" du récit
                                4. La référence en fin de récit aux pratiques antisémites d’autrefois comme preuve de l’antiracisme du narrateur.

                                C’est ainsi que l’on peut batir des récits tels que "je-vais-vous-raconter-ce-qui-se-passe-dans-ma-cage-de-mon-immeuble-en-banlieue-terrorisé-par-les-bandes-ethniques" à la chaine sans que ceux-ci ne puissent être contredits..

                                Vous n’auriez rien de plus imaginatif ?

                                gAZi bORAt

                              • Paul Villach Paul Villach 30 septembre 2008 10:31

                                @ Yan Essal

                                Terrible, votre témoignage ! PV


                              • snoopy86 30 septembre 2008 13:10

                                Et lamentable le commentaire qui suit de Gazi !!!


                              • Theothea.com Theothea.com 30 septembre 2008 02:46

                                Palme d’or, juste "Entre les murs" de mai 2008 | AgoraVox - 20 juin 2008 ... Il faut dire qu’entre-temps une ovation à nulle autre pareille s’était .... Palme d’or, juste "Entre les murs" de mai 08 par Theothea.com ...
                                www.agoravox.fr/article.php3 ?id_article=41107 - 71k - En cache - Pages similaires

                                Et la même chronique de Theothea.com avec photos, à l’issue de la projection officielle à Cannes, lors des 10 minutes d’applaudissements :

                                EN COULISSE - Festival International du film de Cannes - www ...EN COULISSE Theothea.com La Chronique du Théâtre à Paris - ... Palme d’or, juste " Entre les murs " de mai 08 ...
                                www.theothea.com/film.htm - 4k - En cache - Pages similaires


                                • Paul Villach Paul Villach 30 septembre 2008 10:27

                                  @ Theothea.com

                                  Il importe de quitter l’emportement irrationnel du moment et le concert des thuriféraires qui a suivi pour se poser les questions que cet article recense. Je ne vois rien dans votre commentaire qui y conduit. Paul Villach


                                • franc 2 octobre 2008 17:35

                                  le film docu-fiction ne fait que montrer la dégradation pour ne pas dire la dégénérescence de l’école et de la société française

                                  Que ce film ait reçu la palme d’or ne m’étonne pas ,elle montre la dégénérescence de la culture française et mondiale en général surtout américaine

                                  c’est un film qui montre aussi les ravages du libéralisme et du capitalisme,dont l’encencement exprime le triomphe de la médiocrité dans l’exaltation de la violence et de la nullité

                                  cela marque la décadence de la culture occidentale dans la pourriture capitaliste


                                  • Dominique Guillemin 2 octobre 2008 18:20

                                    Monsieur Villach,

                                    Je vous salue à mon tour. Nos articles se sont en effet croisés mais non pas heurtés sur le même sujet, bien au contraire !

                                    Professeur d’histoire dans un collège de ZEP d’un arrondissement voisin de celui filmé par Cantet, j’ai apprécié à leur juste valeur votre remise en perspective des scènes du film par rapport à une véritable situation d’enseignement. C’est trés inconsciemment que Cantet et Bégaudeau vont contribuer à jeter le discrédit sur l’enseignement public. Comme vous le dites, ils sont des idiots utiles. L’école publique, elle, peut poursuivre sa déconstruction programmée. Dans cette perspective, le film suscitera peut-être des vocation : on aura besoin de davantage de Monsieur Marin pour achever de transformer l’école en parc d’attente pour jeunes faux rebelles et futurs adultes corvéables à l’envie.

                                    Cordiales salutations. 


                                    • daniel daniel 2 octobre 2008 19:41

                                      Compliments pour votre analyse et le débat qu’elle suscite. Il y a tant de contributions que je les ai survolées.
                                      Mais vous semblez avoir peu d’estime pour les chefs d’établissement. Il est vrai que celui du film est très ramolo. Nous ne sommes pas tous comme çà. J’ai parfois sorti moi-même de la salle de cours des élèves qu’on entendait de loin mais que des profs tétanisés n’osaient pas contrarier.
                                      J’ai été au hit parade de l’enquête du POINT parceque je pratiquais la "tolérance réduite au minimum" et renseignais tous les incidents de l’enquête télématique SIGNA (abandonnée depuis l’article du POINT.) Pourtant, le collège que je dirigeais été loin d’être le plus violent et le plus difficile à tenir.
                                      Vous semblez connaître le système de l’intérieur et vous savez bien que les chefs d’établissement attendent souvent une mutation ou une promotion soumise au bon vouloir de l’I.A. ou du Recteur. Lesquels n’aiment pas du tout les conseils de discipline qui votent une exclusion définitive de l’établissement.
                                      Donc encore bravo pour votre critique du film et l’article qui suit sur le sujet de l’exclusion.
                                      Pour la question du choix du livre par France Culture, Nicolas Demorand était alors à F.C. et comme Bégaudeau, il écrivait dand les INROCKUPTIBLES . Demorand a rappelé sur France Inter qu’il avait beaucoup aimé le livre à l’époque.
                                      dj
                                      nb : Si vous avez le temps, j’ai moi aussi donné mon avis sur www.surdoues.canalblog.com


                                      • Paul Villach Paul Villach 2 octobre 2008 20:22

                                        @ Daniel

                                        N’en doutez pas ! J’ai dans mon entourage des chefs d’établissements - aujourd’hui à la retraite - pour qui j’ai la plus grande estime au vu de ce qu’ils ont été capables de faire. Car eux aussi se font "casser" s’il n’obéissent pas au doigt et à l’oeil. On est capable de leur mettre sur le dos une cabale... de professeurs (Mai oui !) pour tenter de les détruire. Et on peut toujours pas voie de presse pour les discréditer auprès des usagers déclarer : les parents ne savent pas tout !!!

                                        Vous faites allusion au classement du Point d’août 2006 qui a été faussé par le comportement de ces chefs d’établissement qui trichent. Il a eu au moins le mérite de montrer que le problème de la violence scolaire s’étendait sur tout le territoire, même là où on ne l’attendait pas.
                                        En tout cas , bravo pour votre rigueur ! Paul Villach


                                      • Loucath Loucath 5 octobre 2008 15:18

                                        Bonjour Monsieur Villach,

                                        J’interviens pour la toute première fois dans cet espace de parole pour vous dire que j’apprécie beaucoup la pertinence (et l’impertinence), la qualité de vos articles, ainsi que l’esprit et l’énergie avec lesquels vous répondez à vos détracteurs dans les forums.

                                        J’avais lu avec attention l’article que vous aviez consacré il y a quelques mois à la bande-annonce du film "Entre les murs", qui rejoignait mon propre ressenti.

                                        Je lis aujourd’hui votre analyse, que j’attendais avec une certaine impatience, et tiens à vous remercier de m’épargner la perte d’un temps précieux devant ce film que décidément, je ne "sentais" pas.

                                        Veuillez agréer, monsieur, l’expression de mes sentiments respectueux.


                                        • Paul Villach Paul Villach 5 octobre 2008 15:47

                                          @ Loucath
                                          Votre commentaire me touche. Je vous remercie. Paul Villach


                                        • dupual 5 octobre 2008 16:17

                                          Un constat de + : démission, lâcheté des parents et de tous les adultes de notre société qui laissent grandir des générations sans les éduquer, transmettre les interdits, tabous et valeurs morales (oh le gros mot : faire la morale) !
                                          Quand va-t-on arrêter de baisser notre culotte devant des mômes ?

                                          Qui reprend un petit de 10 ans dans un bus qui parle trop fort et vous bouscule avec son sac à dos ?
                                          Qui stop un ado qui graffite sur un mur, un bus de métro, une porte d’entrée et ainsi affiche ainsi à tous son niveau de bêtise et d’inintelligence ?

                                          Mais à propos, pourquoi les parents font émerger du néant des créatures qu’ils ne veulent pas éduquer, encadrer, bref tout simplement prendre soins de leur progéniture ?

                                          A qui profitent le crime de non assistance à enfants en danger ?
                                          Aux pédospy ! Assistantes sociales, éducateurs, conseillers familiaux, centres fermés, prisons, avocats, JAF....



                                          • Pierrot Pierrot 5 octobre 2008 22:13

                                            "Entre les murs" me semble un film excellent joué admirablement sans acteur professionnel par des profs et des élèves excellents.
                                            Un grand moment de plaisir.

                                            Je ne pense pas qu’il faille voir dans ce film un résumé de l’Education Nationale mais une histoire parmi tant d’autres dans un collège avec beaucoup d’immigrés.

                                            La palme d’Or me semble justifiée pour ce film.


                                            • Sejan 9 octobre 2008 14:28
                                              Article très intéressant. Mais Bégaudeau pourrait y être moins "enfoncé". Le "Bégaudeau bashing" (pour reprendre une expression de Luc Cédelle) actuellement à la mode me semble en porte-à-faux et j’avais réagi comme suit à une attaque en règle du Nouvel Obs. L’essentiel du texte peut faire ici "commentaire", il me semble, aux propos de Paul Villach .....
                                              *********************************
                                              Pour Bégaudeau
                                               
                                              Le Nouvel Observateur consacre trois pages à "Entre les murs", sous le titre "Zéro pointé", qui méritent la mise au point. D’autant qu’en fait, avec renforcement de l’attaque un peu plus loin (présentation très critique de l’"Antimanuel de littérature" qu’il vient de publier - J’irai voir), c’est François-Bégaudeau-professeur qui est dans le collimateur.
                                              Le Nouvel Obs a réuni "un jury de huit enseignants" pour porter le fer dans la plaie et si possible l’estocade. Cinq d’entre eux sont sans doute là au titre des ouvrages sur l’école qu’ils ont publiés, un sixième est le successeur de Bégaudeau dans le poste du collège Mozart qu’il a quitté en demandant sa mise en disponibilité, les deux derniers ne sont pas connotés de critères explicites de sélection. Trois hommes et cinq femmes. Un professeur de LEP (lycée d’enseignement professionnel), deux professeurs de LEG (lycée d’enseignement général), cinq professeurs de collège. Six qui enseignent depuis moins de dix ans (moyenne d’ancienneté : sept ans), les deux derniers respectivement depuis vingt-et-un et trente ans. Voilà pour les statistiques.
                                              Sur le fond ? Ils sont globalement très réservés, très critiques, avec ces réactions épidermiques qu’on a du mal à dominer quand on se sent mis en question (ce qu’opère le film), cette crainte d’être assimilé par extension à l’enseignant « montré » qu’on saisirait comme « archétype ». Le plus nuancé est le professeur de LEP. C’est le plus réaliste. Les autres sont dans le déni – éventuellement de bonne foi, tant (et je pense aux deux enseignantes de LEG) on ne peut pas croire que le quotidien se résume à ce qu’on voit si on ne l’a pas vécu en continu de l’intérieur.
                                              "N’avouez jamais !" est de fait la ligne de conduite presque constante des professeurs hors de leur classe. L’ébranlement psychique que provoquent les interpellations et les attitudes des élèves des établissements difficiles est tel qu’on en refuse, et souvent à soi-même, la verbalisation. Ne pas dire, tant cela ne peut se dire sans prendre l’épaisseur d’une réalité intolérable.
                                              L’institution serait caricaturée, selon nos juges : « …on fait passer tous les profs pour des cons (…) L’administration est incarnée par un principal coincé ». Et alors ? Le corps enseignant est riche de bonne volonté brouillonne, mais n’est pas en adéquation globale avec les impératifs du renouvellement de ses tâches qu’exige une population scolaire pour qui l’institution n’est plus faite. Les chefs d’établissement sont majoritairement incapables d’assumer la prise en compte, de concevoir la nécessité, d’amorcer la mise en route de ce renouvellement. La vision donnée par le film est à ces deux niveaux parfaitement réaliste.
                                              Et Bégaudeau ? Il serait « dans la transgression permanente ».Les élèves de nos juges-professeurs attendraient d’entrer en cours « devant la classe, sans casquette et sans chewing-gum » tandis que le cours lui-même ne commencerait qu’après qu’ils aient « obtenu le silence complet » , etc. Mais oui, bien entendu, on s’y essaie, on s’y essaie tous, mais pour quels succès, statistiquement ? Ça marche au mieux une fois sur deux, et ça ne dure pas … Bégaudeau ne s’en sort pas mal, dans sa recherche du compromis. Trop copain –chambreur ? Sans doute, et un peu cahotant dans ses options, mais véridique dans sa maladresse épisodique, et touchant. Et surtout, c’est un faux procès qu’on lui fait là, car s’il est vrai qu’on peut mener de sa démarche une analyse critique, il n’en reste pas moins que c’est le système éducatif dans son entier qui est à remettre en question, non un tâtonnement individuel qui cherche à sauver les meubles quand les vrais responsables - d’abord les politiques, ensuite les cadres administratifs, du recteur ou de l’inspecteur général au petit chef d’établissement qui s’essuie le front d’être sorti de la classe - ne sont pas réellement conscients du problème qu’ont construit leurs impérities stratifiées depuis les ébranlements de 1968.
                                              Il y a je crois chez presque tous ces enseignants (et je crains qu’il n’y ait chez « les » enseignants spectateurs) une incompréhension de ce qui est montré par focalisation réactive sur la crainte de se voir dans un miroir et d’y être vu laid. Alors, on fait dans la méthode Coué hautement affirmée et accessoirement, dans le coup de pied de l’âne. Le film montrerait un « fiasco pédagogique », bien entendu entièrement à la charge des maladresses de l’enseignant « qui en a tiré les conséquences puisqu’il a préféré abandonner le métier de professeur », alors que « moi qui ai les mêmes élèves que François Bégaudeau, je constate qu’ils sont avides d’apprendre, qu’ils sont très curieux » (son successeur), car « ils ne sont pas rétifs, à partir du moment où ils vous font confiance, où ils croient que vous voulez les faire progresser » (un autre). Bref : En joue / Feu !
                                              Mais bien sûr que, pour la plupart, on s’en tire cahin-caha, bien sûr qu’on survit, chacun avec ses petits moyens, ses petites méthodes, avec ses hauts et avec ses bas, avec ses humiliations non proclamées et ses quelques réussites miraculeuses, bien sûr … mais dans l’effondrement global et ici sottement nié d’un enseignement qui n’assume plus sa mission de base : faire accéder à l’âge adulte par l’intelligence.
                                              Or c’est cela, la question collective que pourrait poser le film et qui va être ignorée, celle non pas de la performance individuelle du maître, qui ne résoudra rien, mais de la nécessaire transformation complète du système.
                                              Dans ses défauts propres comme dans ceux qu’il montre, ce film pourrait être (comme aussi, et formidablement, le livre dont il est issu) un exceptionnel instrument pédagogique. À saisir, étudier, discuter, comme mise en évidence poignante de la solitude du professeur, de l’incapacité du corps enseignant à se comprendre « équipe » et de l’inaptitude de l’encadrement à accoucher cet indispensable concept dans le ressaisissement d’une autonomie locale efficace.
                                              Et il faudrait remercier deux fois Bégaudeau.
                                              Réduire le débat à une attaque de ses tics pédagogiques, quand cette réduction est le fait d’enseignants, c’est faire la preuve de son manque de lucidité et c’est souligner pourquoi, dans leur affolement de souris prises au piège, les professeurs, à vouloir vaguement colmater seuls quelques voies d’eau, vont finir par achever de faire couler le navire.
                                               

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