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Il n’y a pas de gouvernement, mais des communicants qui surfent sur l’actualité

Depuis le début du double drame que vit le Japon j’ai lu et écouté beaucoup, et il y a eu beaucoup de bavardages comme nous savons en faire pour nous solidariser autour d’un drame, bien au delà du nécessaire, être informé et l’aide que l’on peu apporter à ceux qui le vivent.

Exister autour d’un drame est devenu un fait de société, nous nous fédérons autour d’eux et cela depuis trente ans.

 Si je n’ai rien contre la compassion et l’empathie suscité parle tsunami, je doute qu’elle soit dirigé vers les Japonais comme nous le démontre les réactions qui en ont découlé.

J’ai entendu la communauté politique et notre gouvernement dire qu’il comptait bien tirer tous les enseignements de la catastrophe nucléaire qui en a découlé pour nous en protéger.

Alors essayez de trouver les articles qui expliquent pourquoi et comment les turbines de refroidissement se sont arrêtés, et quels dommages elles ont eu, de manière que seul le circuit de secours fonctionne, et pourquoi il n‘a pas été suffisant, autant de questions qui me semblent essentielles, puisqu’elles sont la conséquence du séisme et la cause de la surchauffe des réacteurs, et je n’ai toujours pas compris pourquoi ils n’utilisent pas des pompes extérieures.

Je ne vais pas m’appesantir sur tout le théâtre qui en a découlé, pour m’attarder sur le phénomène de séisme politique qu’il a engendré comme une vague déferlante dans toute l’Europe et en France.

En France le drame du Japon déclenche une réunion ministérielle de crise. C’est devenu une pratique depuis quelques années synonyme d’efficacité. Etrangement des événements qui ne nous touchent pas ou si peu déclenchent des réunions de crise, ce fut le H1N1, les prises d’otages, les événements du Maghreb, maintenant le drame Japonais, et j’ai certainement du en oublier.

En fait depuis que notre société n’a plus de projet politique pour se fédérer, ceux sont les drames ou le foot qui remplissent ce rôle.

Se rappeler le discours du président avant la débâcle de l’équipe de France de foot au dernier mondial. Nous pourrions nous fédérer derrières les handballeurs depuis huit ans ils sont champion du monde, mais non, ce n’est pas un spectacle « théâtralisable » pouvant divertir l’opinion et la distraire, au-delà de l’intérêt que l’on peu y porter.

Pour les drames nous faisons pareil, au delà de la nécessité, c’est du pain béni, et chacun s’engouffre dedans de peur d’être largué par l’actualité immédiate, pour exister.

Les politiques n’y manquent pas, et le gouvernement doit ajouter la couche supplémentaire qui indique qu’il est efficace qu’il fait mieux que mieux, et mieux que ceux qui ne sont pas aux commandes, ceux sont donc les réunions de crise.

Pour ceux qui suivent par la lecture de revus où des blogs spécialisés la vie de notre pays et du monde, l’événement n’est pas dans le tsunami, ou les risques nucléaires, car dans ses revues ou ces sites ils sont passés au crible, et nous y apprenons aujourd’hui qu’il est possible de faire des forages à prés de 7000 mètres de profondeur pour mieux connaître tous nos risques liés aux plaques tectoniques.

Mais dans la fracture intellectuelle qui sépare les populations de la rapidité avec lesquelles les technologies progressent, de la rapidité avec laquelle des savoirs ne sont qu’à disposition de quelques uns, tandis qu’eux n’en connaissent que les utilisations qu’ils monnaient tandis qu’ils bavardent de ce qui leur est intellectuellement accessible, quand ils ne sont pas poussés à l’abêtissement par une télévision commerciale.

Hors série de Science et Vie de mars 2011 rappelle qu’en 2010 de par le monde les catastrophes naturelles ont causé 295 000 morts et 130 milliard de dollar de dégâts, et de passer en revu, tempêtes, séismes, déluges, sécheresses, volcans et orages.

Mais dans d’autres l’on y apprend que nos centrales nucléaires ont pour la moitié du parc dépassé la durée initiale prévu pour leur fonctionnement, quelles rencontrent des problèmes auxquels nous faisons face, que la génération future au travers du projet ITER présente un pari sur la maitrise d’énergie qui sont dantesques et que nous ne sommes pas certain de réaliser, que la recherche d’extraire de l’énergie à partir de l’eau pour remplacer le pétrole par la fusion du deutérium et tritium dans un réacteur tokamak où la métrise due la stabilité du plasma est le défi, qu’à la suite de cela il est envisagé d’abandonner le principe de fusion pour se tourner vers la fission, en repassant tous ses numéraux l’on y retrouve toutes les idées et projets qui ont été développés pour remplacer l’énergie nucléaire.

Non le monde de la recherche ne dort pas sur ses lauriers et pense un futur moins dangereux que le présent que nous avons construit.

Mais voilà cela ne fait jamais un sujet d’actualité, sauf s’il y a un drame ce qui est le cas.

Alors tous ceux qui dormaient paisiblement dans le confort moelleux d’une technologie à risque se réveillent, qui pour demander un référendum, qui un audit, qui pour s’insurger, qui pour exister politiquement, qui pour faire le buzz, qui pour vendre ses bavardages.

Ne prenez pas ombrage de mes propos, ceux qui me lisent savent que je milite pour que les adultes suivent un enseignement permanent et soient rémunéré pour cela. Mais mes propos indiquent que la majorité des citoyens sont coupés des réalités des grands événements, ils sont infantilisés sur des événement dispersifs et ne vivent qu’au rythme des médias, 88% d’entre nous.

Il devient donc facile de les abuser de les manipuler de leur faire peur, et chacun transpose le risque que vivent d’autres chez eux.

C’est ce qui se passe avec ce drame nucléaire, je ne dis pas que je peux assurer que nos centrales sont sures, ce n’est pas dans mes compétences, mais ce que je sais c’est qu’elles rejettent d’infime partie de radio activité.

Un jour je discutais avec une scientifique des courants océaniques, et je lui demandais comment ils faisaient pour suivre les courants, simple, ils isolent et identifient une particule radio active source d’un rejet et ils la suivent.

Souvent j’ai reproché au président et au gouvernement d’instrumentaliser les drames et de prendre à chaud des mesures liberticides après avoir construit l’événement, là c’est tout le monde qui s’y met, à en croire tous les médias l’on penserait que le danger est éminent, que nos centrales vont exploser demain.

Çà devient délirant ce suivisme, un sondage sur le FN sort, toute la classe politique est en émoi, le Maghreb se révolte, le gouvernement chancelle, mais où va t’on ainsi en se mettant en état de crise en permanence, ou plus exactement que faut-il en comprendre, quelque chose de simple, qu’en fait il n’y a pas de gouvernement digne de ce non, mais seulement des communicants qui surfent sur l’actualité.


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10 réactions à cet article    


  • noop noop 17 mars 2011 10:06

    Oui la communication, c’est l’infantilisation et le conditionnement (y compris par l’émotion).
    A l’opposé de la réflexion et de l’analyse.
    Dans "Communiquer’ il y a ni.... (Je ne me souviens plus de qui c’est. Coluche ?)


    • ddacoudre ddacoudre 17 mars 2011 18:16

       bonjour noop

      c’est malheureusement à cela qu’elle à été réduite. notre existence n’est qu’un échange d’information, mais rien ne vient la filtrer pour déterminer celle qui est bonne ou mauvaise, rien ne vient dicter celles que l’on doit retenir ou abandonner.
      il y a donc une mesure personnelle qui dépend grandement de la matrice dans laquelle nous avons été élevé et l’usage qu nous comptons en faire. apolo explique bien l’usage qui en est fait aujourd’hui pour non guider les population mais les soumettre à des objectifs dans une stratégie volontaire des décideurs. ce n’est pas aussi réducteur car les chemin sont distordu mais c’est cela.http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=90722.
      Le blog de ddacoudre .over-blog.com .
      cordialement.


    • Alain-Goethe 17 mars 2011 12:20

      BJR ddacoudre

      J’ai plussé votre article ..

      «  »« NS a l’air de + en + contrarié .. par qui  ?, par BHL  ?? par Khadafi ??

      par le Japon ??

      En somme » ayons 1 pensée émue pour ce politicien qui nous veut du bien ! ..

      au fait qu’a t il fait de bien ??? «  »


      • ddacoudre ddacoudre 17 mars 2011 18:18

        bonjour alain

        je crois qu’il nage lui est ses conseillés dans la choucroute, et c’est bien ce qui m’inquiète.
        Le blog de ddacoudre .over-blog.com .
        cordialement


      • Alpo47 Alpo47 17 mars 2011 13:29

        Ben ... oui. Gouverner consiste aujourd’hui largement à « Communiquer ». (Entendez « tromper »).

        Nos gouvernants, encadrés par des communicants formés à la connaissance de la nature humaine, ses besoins primaires et ses pulsions, communiquent pour faire passer LEUR message. Communiquer devient ... manipuler.

        Neurologie, psychiatrie, psychologie sociale, sémantique, systèmique, cybernétique, PNL ... permettent de nous mieux connaitre et ... nous manipuler.

        Ainsi, nos gouvernants savent que la sécurité est un besoin primaire des individus, alors, ils insistent sur le sujet, utilisant les faits de société et donnant l’illusion d’agir. Ainsi vont s’expliquer certaines « gesticulations » du pouvoir.

        Ils utiliseront les subtilités de la sémantique pour modifier l’image, donc l’opinion, que l’on a d’un acte, décision, projet. Ainsi Mme la ministre des finances a tenté, maladroitement, d’utiliser le terme « progression négative » (hilarant, non ?) pour éviter le mot RECESSION qui fait peur.

        La cybernétique, base du marketing, leur apprend à prévoir les réactions à une décision, la psychologie sociale leur parle de soumission, besoin de conformisme, émotions des foules ...

        Ils savent que le quotient émotionnel de la population est, hélas, proche d’un adolescent. Se servir des émotions véhiculées par les évènements, les mots ou les valeurs qu’ils véhiculent, va donc renforcer le pouvoir des communicants et ...politiques.

        L’époque moderne à permis de mieux comprendre la nature humaine. Hélas, ces techniques et découvertes sont largement utilisées ... contre nous.

        La première solution reste donc ... de communiquer pour informer.


        • ddacoudre ddacoudre 17 mars 2011 18:41

          bonjour apolo47

          c’est exactement cela. nous avons toujours des rapports primitifs, malgré toute les tentatives civilisatrices commencées au plus lointain par l’inde puis la Grèce la mésopotamien, l’Égypte la Rome, sans oublier la théosophie arabe, ni les peuples indiens et tant d’autres, il semble que irrévocablement, « le vieil homme » (comme le désigne les taoïstes, nos instincts) réorganise en permanence toutes ses tentatives en les adaptant à l’évolution de nos connaissances humaines et scientifiques.
          en fait par elles nous reconstituons des paradigmes de nos instincts que nous prenons pour civilisés par qu’ils utilisent des « outils » qui les cache de l’image barbare que nous conservons de nos rapports instinctifs, alors que souvent à l’état sauvage nous ne ferions pas ce que nous permet, ce que nous qualifions à tort d’actes civilisés.
          tromper les autres existe dans nos capacités innés, c’est le leurre que nous rencontrons chez bien d’autres espèces, l’acte civilisé concevrait de s’informer de cette capacité par une morale, ce qui à eu existé, or le fait que par la science il soit possible de connaitre les zones influençables et les stratégies pour les atteindre ne fait pas l’objet d’un apprentissage, mais d’une utilisation discrète pour que les citoyen ne s’en prémunissent pas afin de conserver une clairvoyance d’appréciation et trouver le juste à propos.
          et nous trouvons cela être un actes civilisé par ce qu’il permet à certains de dominer les autres.
          si cela demeure un acte naturel il est régressif car il nous renvoie aux comportements animaliers..
          c’est en cela que nous sommes passé avec l’individualisme d’une société solidaire à une société régrssive.http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=90722.
          je m’en explique dans cet article et dans bien d’autres qui sont sur mon blogLe blog de ddacoudre .over-blog.com.
          cordialement.


        • Bovinus Bovinus 17 mars 2011 23:24

          "Ainsi, nos gouvernants savent que la sécurité est un besoin primaire des individus, alors, ils insistent sur le sujet, utilisant les faits de société et donnant l’illusion d’agir. Ainsi vont s’expliquer certaines « gesticulations » du pouvoir."

          En fait, c’est encore plus simple que ça : la sécurité est la raison d’être et la justification ultime de l’État (cf. Hobbes si on cherche une origine à l’apparition des États, ou encore Kenneth Waltz ou Raymond Aron si on adopte le point de vue de la géopolitique). D’où il découle que le risque de l’insécurité est la seule et unique véritable garantie de l’existence des États. Ce qui explique que ces derniers déploient des trésors d’imagination et d’ingéniosité pour maintenir ce risque, ou, si il est à lui seul insuffisant, une insécurité réelle. Quitte à la créer si nécessaire.


        • Abou Antoun Abou Antoun 18 mars 2011 08:14

          Ils utiliseront les subtilités de la sémantique pour modifier l’image, donc l’opinion, que l’on a d’un acte, décision, projet. Ainsi Mme la ministre des finances a tenté, maladroitement, d’utiliser le terme « progression négative » (hilarant, non ?) pour éviter le mot RECESSION qui fait peur.
          C’est l’exemple typique d’illustration de la ’novlangue’, mais il en existe d’autres, et même des centaines mais les gens finissent par s’y habituer. Ainsi le mot chômeur a été banni du vocabulaire des médias pour être remplacé par ’demandeur d’emploi’ (connotation positive) et on peut multiplier ces exemples à l’infini.
          La vie politique est devenue une campagne électorale permanente, et comme le souligne l’auteur ’communiquer’ (chercher à plaire) a remplacé ’gouverner’ (prendre des décisions).
          Les techniques de communication sont presque entièrement fondées sur le principe de s’adresser à l’émotion plus qu’à la raison.
          Les organes d’information sont à la disposition des ’communicants’ et l’information véritable cède la place aux analyses, aux commentaires, qui deviennent la vraie information à côté de laquelle les faits réels n’ont plus guère d’importance. 
          Cela n’est pas nouveau dans notre pays mais on atteint des sommets avec les ’dirigeants’ actuels et le premier d’entre eux, pour qui tout évènement quel qu’il soit est un moyen d’essayer de se mettre en valeur médiatiquement. Et les erreurs succèdent aux erreurs, déclarations intempestives, irréfléchies par manque d’information véritable, en particulier dans le domaine de la diplomatie où notre pays est devenu la risée de la communauté internationale (Maghreb, Mexique, Japon, etc...).
          Cette comédie, ce spectacle de grand guignol, ne peut plus durer.
          Cependant, qu’arrivent au pouvoir des dirigeants véritables avec des idées et la force qu’il faut pour les imposer, ils seront vite impopulaires, n’en doutons pas, car la vérité est difficile à avaler et la pilule pour la survie est très amère. Mais le pire serait sans doute de continuer avec des bonimenteurs. Les vendeurs de rêve sont pourtant tous sur la ligne de départ et paraphrasant Jacques Brel « ils se poussent du cœur » pour être les premiers.


        • Massaliote 17 mars 2011 13:47

          « il n’y a pas de gouvernement digne de ce nom »

          Pour preuve : Il n’y a eu qu’à voir le visage décomposé de Juppé apprenant des journalistes que son président venait de reconnaître la légitimité des opposants libyens. Dès cette annonce, j’ai compris que Khadafi allait l’emporter. Mais bon, BHL est content... :->


          • ddacoudre ddacoudre 17 mars 2011 18:50

            bonjour masseliotte

            certes le gouvernement parfais n’est pas dece monde puisque nous ne le sommes pas et que nous vivons sur le mode échec.
            sauf que ce monde est devenu si complexe que sa complexité n’est partagé que par une minorité de français qui soient en sont a l’origine ou en sont des acteurs soit parce qu’il s’y intéressent, si bien que prendre l’avis de la population exige de lui donner touts les informations qu’elle n’a pas pour prendre une décision ou trancher politiquement comme elle en a le pouvoir.
            or il y a une fracture intellectuelle entretenu envers les population par les oligarchie dirigeante pas toujours par malveillance, mais parce qu’elles font comme les fourmis elles élévent leurs pucerons pour en extraire leur niella monétaire.
            Le blog de ddacoudre .over-blog.com .
            cordialement

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