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Accueil du site > Tribune Libre > La liberté d’expression passé au crible de l’humour

La liberté d’expression passé au crible de l’humour

Pourquoi Dieudonné a le droit de dire ce qu'il veut, peu importe ce qu'il pense !

Les médias s’agitent en ce début d’année autour de l’affaire Dieudonné. L’humoriste a finalement subit la sentence du Conseil d’Etat, plus haute juridiction française. Son spectacle, dénoncé comme haineux et comprenant, dit-on, dans sa majeure partie des propos qualifiés d’antisémites est interdit. Sa tournée est donc compromise. Dans un pas de côté, Dieudonné a annoncé avoir élaboré un nouveau spectacle retranché des saillies incriminées. Il demande de pouvoir le jouer en vue de continuer son tour de France. Rien à faire, le conseil d’Etat a maintenu l’interdiction.

Il y a selon moi trois questions à se poser :

La première, l’homme est-il antisémite ? 
La deuxième, peut-on tout jouer au nom de la liberté d’expression ?
La troisième, pourquoi avoir créé une exception à la liberté d’expression ? Pourquoi, l’antisémitisme représente un tabou infranchissable.

Dieudonné est peut-être antisémite, et le flou qu’il entretient savamment sur ce sujet ne fait qu’alimenter la polémique, dont, je suis convaincu, il se délecte. Personnellement, je vois en lui un antisioniste, une personne farouchement opposée à l’état d’Israël dans sa naissance et dans sa forme actuelle, même si certaines de ses performances provocantes m'ont mis mal à l'aise (Faurisson...) et jettent le trouble sur ses intentions véritables.

Il me semble de toute façon que savoir si Dieudonné est antisémite ou pas importe peu. La vraie question étant “ses spectacles le sont-ils, et comment le déterminer ?” Car de la même manière que l’on peut être un admirateur de Louis-Ferdinand Céline, antisémite notoire, sans pour autant adhérer aux thèses défendues par l’homme, en faisant abstraction de ses positions, l’on peut aimer Dieudonné sans partager ses points de vue, à admettre que ceux-ci soient antisémites. 

Cette idée renvoie à la question de la dissociation ou non de l’artiste et de son oeuvre, comme il l’est souvent fait pour l’écrivain précité ou plus proche de nous pour Bertrand Cantat, soutenu par une belle part du monde du spectacle, estimant qu’il avait purgé sa peine, qu’il pouvait continuer son métier, que l’exclure plus serait de l’acharnement... Libre à chacun ensuite de l’aimer, de se faire son opinion, d’aller le voir en concert ou d’acheter ses albums, en son âme et conscience. 

Un individu ne devrait pas être réduit à certains actes qu’il a posés. Cantat ne devrait pas être défini que comme un meurtrier. Tout homme violent qu’il ait été, il n’en reste pas moins un musicien talentueux. Dieudonné ne devrait pas être perçu que comme un antisémite, si toutefois l’on postule qu’il l’est. Un facette de la personne ne peut occulter toutes les autres. Il faut donc, à mon sens, bien distinguer la création de son auteur, jusqu’à un certain seuil de tolérance qui appartient à chacun, en privé, selon sa sensibilité. Par exemple, il me serait difficilement concevable, personnellement, de lire les mémoires d’un meurtrier d’enfants. Bien que là un palier soit franchi dans l’horreur, je ne suis pas pour la censure dans ce cas fictif et extrême, car aussi abjecte soit-il, il nous parle de nous, de la société à laquelle nous appartenons tous, en l’interrogeant, fut-ce dans l’indicible.

La vraie question est donc de déterminer si ses spectacles sont antisémites. Mais comment répondre à cette sous-question ? Elle est sans doute la plus ardue car elle en appelle à l’arbitraire. En effet, qui va trancher ? Qui pour dire là, nous sommes dans l’humour, et là nous sommes dans le délit ? Qui pour déterminer la manière dont il faut comprendre un spectacle ? On comprend que cela est extrêmement difficile et périlleux, au risque de rogner sur cette liberté censée nous avoir été attribuée à tous, à parts égales.

Un des extraits du spectacle de Dieudonné pointés du doigt est celui où il dit “Patrick Cohen, quand je l’entends parler, je me dis, les chambres à gaz…dommage”. Contrairement à ce qu’aiment prétendre les médias unis sur le sujet, il ne regrette pas l’existence des camps de la mort mais attaque par l’humour et l’exagération un journaliste qui l’avait accusé dans une émission de télévision d’être un cerveau malade et qui avait souhaité l’interdire d’antenne. Comment peut-on inférer de cette phrase une quelconque nostalgie de la Shoah ou un négationnisme avoué ? 

De plus, en quoi cette saillie serait différente de celle issue d’un de ses vieux sketchs, écrit avec Elie, qui lui faisait dire “dis donc Cohen, en 45, les allemands, ils auraient pu terminer le boulot, non ?” Pourquoi voir ici une farce, et ailleurs de l’antisémitisme ? Sur quoi se base-t-on ? Geluck, dans son dernier livre s’autorise un jeu de mots avec Shoah l’élastique, alors que le Shoah Nanas de Dieudonné est unanimement condamné. Pourquoi n’en parle-t-on pas ? Coluche, Desproges (“si les juifs allaient si massivement à Auschwitz, c’est parce que c’était gratuit”) ont dit des horreurs. Certains seraient donc légitimes pour rire de sujets que d’autres ne pourraient aborder ? Mais qui décident ? Faut-il être juif pour chambrer les juifs, et donc ne pas être suspecté ? Faut-il être Roumains pour se moquer des Roumains, ou noir pour rigoler des noirs ? Faut-il être cancéreux pour rire du cancer ? Tout cela n’a pas de sens. Et c’est au public de juger de ce qui le fait rire ou pas.

Que dire de la quenelle, qui est maintenant, et c’est acquis, un salut nazi inversé. C’est une manoeuvre honteuse de la part des médias qui instillent dans l’esprit du citoyen une réalité purement construite par eux en essayant de nous la faire avaler comme une vérité. Pour avoir vu 5 spectacles de Dieudonné (le 6ème m’a été interdit puisque la salle a été évacuée par la police à Bruxelles en 2012), le geste de la quenelle possède une longue histoire, commencée au début de son ostracisation médiatique. S’en prenant à ses détracteurs (et ils étaient déjà nombreux), il leur adressait ci et là une quenelle, "gentiment "déposée sur l’épaule. Celle-ci, au fur et à mesure du temps, a intégré les expressions phares qui font partie du répertoire de Dieudonné (comme “plus haut c’est le soleil”) et s’est transformée en une quenelle enfoncée profondément jusqu’à la clavicule. Ce geste a ensuite été repris par ses fans et est devenu un signe anti-système, système dont il se dit victime. On peut trouver cela drôle ou pas, pathétique ou justifié, mais en aucun cas on ne peut y voir un geste de ralliement hitleriéen. 

Le problème est également le suivant : combien dans ceux qui l’attaquent, ont vu ses spectacles ? Combien sont légitimes pour en parler en conscience ? Combien savent pour quel motif il a été condamné plusieurs fois ? La plupart des chiens médiatiques se contentent d’aboyer en coeur, l’un reprenant ce que l’autre dit, sans avoir vérifié, sans s’être fait une opinion personnelle. On crie à l’antisémite et c’est définitif, la sentence est tombée, tout est dit, fin de la discussion. Sans voir qu’il attaque dans ses sketchs également les noirs, les asiatiques, les musulmans…

Je rêve d’un débat honnête, équilibré, entre Dieudonné et un de ses détracteurs. Sereinement, une discussion à bâtons rompus. Au lieu de cela le débat est confisqué et on déclare que ce sujet là ne souffre aucune discussion. C’est faire peu de cas des amateurs de son humour, qui sont nombreux. C’est faire peu de cas de la liberté d’expression, brandie lors de la parution des caricatures de Mahomet, offensantes pour une partie de la communauté musulmane, mais pourtant reprises fièrement par tous les journaux au nom de cette sacro-sainte valeur. De nouveau le 2 poids 2 mesures, qui alimente le sentiment d’un régime de faveur pour une partie de la population et d’injustice pour le reste.

La difficulté de répondre à la première question nous fait aborder la deuxième sous le seul angle de la censure. A mon sens, l’humour ne peut être bridé car alors il perd son essence, son intérêt dans la société. Celui de l’outrance, de déranger profondément pour mieux questionner. La scène est un espace de liberté absolu dans lequel il est possible de tout dire, d’exprimer toutes les opinions sans contraintes, tout comme cela devrait être le cas dans les médias, quels qu’ils soient. Même les idées les plus immondes ont voix au chapitre et doivent être entendues…pour ensuite être mieux combattues, mais à la loyale, dans un espace de confrontation, et non par l’interdit. Une société qui confisque le droit à la parole est une société malade. Même le racisme doit être en pleine lumière et c’est par les idées qu’il faut le faire disparaître. Ce qui n’est pas donné à voir, couve comme un feu sous la cendre, et revient un jour sous une forme plus virulente. 

Le droit n’est pas toujours en phase ni avec la morale, ni avec l’état de maturité propre à une société. Il est trop facile de se retrancher derrière des règles juridiques sans se poser la question de leur bien-fondé. Clamer qu’un comportement est interdit par la loi, d’accord, mais la loi est-elle bonne ? Faut-il la changer ? Tel est le mouvement continu qui ne doit pas être perdu de vue pour s’adapter sans cesse au mouvement propre au corps social. Au moment où le droit n’exprime plus l’air du temps, comme pour le vote des femmes, pour l’euthanasie, pour l’avortement, pour le mariage homosexuel, pour l’usage de stupéfiants….il est appelé à changer. Dès lors, il ne doit pas être pris a priori comme valable, mais questionné en permanence.

A ce titre, il est étonnant que le racisme et l’antisémitisme, en tant qu’opinion, soient sanctionnés pénalement. Ils sont vus comme une abomination alors qu’aucun acte barbare n’a été commis. Il est également surprenant qu’une différence soit faite dans les textes entre ces deux formes de discrimination. Bien sûr cette distinction trouve une origine historique, mais une réflexion aurait pu être menée pour condamner toute les formes de ségrégation, sans séparer les deux (qui relève justement d’une ségrégation). Cela donne de nouveau l’impression d’un statut particulier du juif. Il y aurait les noirs, les jaunes, les blancs d’un côté et de l’autre les juifs, bénéficiant d’une qualification à part et donc peut-être d’un statut spécifique. 

Pour moi, il n’y a qu’une seule limite à la liberté d’expression, celle de l’incitation à l’atteinte à l’intégrité physique d’autrui. Même si l’on peut admettre l’idée que la loi contre le racisme et l’antisémitisme recouvre cette réalité en empêchant les propos pouvant y aboutir, elle est toutefois sujette à interprétation. Car qu’est-ce qui relève du racisme et/ou de l’antisémitisme ? Comment le déterminer ? Dans le domaine de l’idée, de la parole, contrairement aux actes posés, trancher est très difficile. 

Cette censure crée un grave précédent pour la liberté d’expression, car demain, n’importe quelle association ou personne représentant une minorité religieuse, ethnique… pourra faire interdire un spectacle, une affiche, un film, un livre…sous prétexte qu’elle se sent atteinte dans sa dignité de chrétienne, d’homosexuelle, d’Arabe, de bruxelloise, de petite, de blonde…

Envisageons maintenant la troisième question, celle de savoir pourquoi l’antisémitisme est un des grands tabous de nos sociétés. 

D’abord, il est important de bien distinguer deux termes qui recouvrent des réalités très différentes, celui de juif et d’Israélien. L’indifférenciation des deux sert la cause Israélienne, car toute remise en cause de sa politique, est définie comme de l’antisémitisme, et donc tombe sous le coup de la loi. La Shoah a été instrumentalisée dès l’après-guerre pour la construction de l’état d’Israël, et l’est encore aujourd’hui pour interdire toute critique de son fonctionnement. A partir de cette confusion, il n’est plus possible d’attaquer Israël sans être taxé d’antisémite. Il y a pourtant de par le monde de nombreux juifs qui ne sont pas israéliens, qui ne veulent pas l’être et qui ne sont pas en accord avec la politique de cet état. Un état dans lequel, il faut s’en rendre compte, le simple fait d’être juif assure l’obtention de la nationalité, que l’on soit Argentin, Ouzbek ou Laotien, alors que les 20% des israéliens arabes (druzes, musulmans, chrétiens…), originaires de cette terre, sont considérés comme des citoyens de seconde zone. C’est comme si juif n’était plus une religion mais une nationalité.

Pourtant l’opposition à l’état d’Israël, à sa politique envers les palestiniens, devrait être la position de tous, car ce qui s’y déroule est tout simplement inadmissible. Malheureusement ce n’est pas ce qui se passe, et il extrêmement difficile d’avoir un débat dépassionné lorsqu’on aborde les thèmes de juif, d’antisémite, d’Israël.

Cet état a été bâti violemment et artificiellement, par l’exclusion des populations qui s’y trouvaient, sur base de ce que d’aucuns (dont Shlomo Sand, historien israélien) qualifient de mythe du peuple juif. Celui-ci ne serait pas un tout homogène dispersé aux 4 coins du globe en ayant su maintenir ses traditions et rêvant d’un retour sur la terre promise comme les écritures nous l’expliquent, mais plutôt une religion prosélyte, qui aurait converti les populations par cercles concentriques à partir de l’épicentre qu’est l’actuel Israël. D’une vision traditionnelle de juifs Polonais (ou Ukrainiens, ou Marocains….), issus en ligne direct des juifs d’Israël exilés il y a 2 000 ans, nous passons à une vision de juifs Polonais convertis au fur et à mesure que la religion se répandait, et n’ayant donc aucun lien d’origine avec la mère patrie. Les judéens d'hier deviennent donc les palestiniens d'aujourd'hui...c'est un comble.

Nos gouvernements occidentaux défendent ce pays envers et contre tout. Malgré la violation des droits internationaux les plus fondamentaux dont il se rend régulièrement coupable, Israël continue de bénéficier de l’appui des grandes puissances, en première ligne desquelles les États-Unis et la France. Dans le grand échiquier du Moyen-Orient, la position qu’il assume de garant des intérêts de l’Occident joue un rôle fondamental dans ce laisser-faire et dans ce sentiment légitime et de nouveau désagréable du 2 poids 2 mesures, et donc dans la croyance en l’existence d’un lobby juif. 

Il y a aussi le rôle extrêmement pesant de la guerre 40-45, que nous avons tous intériorisé et qui impose à nos consciences européennes une responsabilité ainsi que sa part de culpabilité. Certaines de nos nations ont été historiquement impliquées de manière plus ou moins active dans la tragédie de la Shoah, et ont toutes en commun d’avoir été frappées dans leur chair, d’avoir connu l’horreur “à leur porte”, le voisinage de l’effroi en augmentant l’intensité et rendant son atténuation plus difficile. Cela empêche nos sociétés, doublement concernées d’avoir une confrontation sereine sur ce sujet et de voir la réalité avec le regard le plus neutre possible.

Pour terminer, j’en appelle à la lucidité de chacun pour comprendre comment un humoriste, et je ne vois pas au nom de quoi je ne l’appellerais plus comme cela, est devenu l’ennemi public numéro un. Il y a quelques jours, sur RTL, Jean-Michel Apathie, journaliste, pose la question suivante à Marine Lepen “ cela vous gêne-t-il que Jean-Marie Lepen soit le parrain du fils de Dieudonné ?” (ce que ce dernier n’a jamais voulu confirmer, se contentant de laisser courir la rumeur). La relation est désormais inversée. Dieudonné est devenu plus épouvantable que Lepen, qui a longtemps joué le rôle de l’Infréquentable en France. Quand les médias d’un pays en sont arrivés à un tel point de bêtise, je me dis qu’il n’y a plus rien à espérer d’eux, censés nous informer et représenter des opinions plurielles en vue d’avoir un panorama culturel et une richesse de débat les plus larges possibles. Mais ça, on le savait déjà...

 


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30 réactions à cet article    


  • Jo Gurmall de Stafferla Jo Gurmall de Stafferla 20 janvier 2014 16:10

    Entièrement d’accord pour fustiger cette censure ridicule et dangereuse. Cependant, je me pose (et vous pose) une question : le pouvoir d’’un humoriste ne se situe-t-il qu’au plan du strict humour ? Les actes, oui, c’est grave et sanctionnable s’ils portent atteinte à l’intégrité d’autrui. Mais pas les propos ? 
     En fait un problème crucial est celui de l’impact de l’humour dieudonnesque sur certains publics : abstraction faite de ceux qui sont « formés » au second degré, et de ceux qui , contaminés d’avance ne peuvent l’être davantage, qu’en est-il de ceux, bien naïfs, qui sont suceptibles d’être convaincus par des thèses racistes ou antisémites ?
    On peut rire de tout oui, mais....


    • collardju 20 janvier 2014 16:35

      J’ai essayé de faire un article exhaustif, j’ai donc peur de me répéter en l’endroit. Je me contenterai de vous interroger à mon tour. Si je vous suis, vous laissez sous-entendre qu’il serait (au conditionnel) peut-être bon , ou en tout cas discutable (au sens 1er du terme), d’interdire les sketchs de Dieudonné pour préserver les âmes fragiles, pour lesquelles le 2 degré n’est pas accessible. De cette manière, en interdisant tout propos suscitant la polémique, politiquement incorrect....les opinions contestables seraient éradiquées ? Vous croyez sincèrement à ce que vous écrivez ? Je ne peux vous redire qu’à mon sens, c’est dans la contradiction que les idées doivent être combattues, pas par la censure. Et c’est dans la contradiction que ces âmes fragiles se forgeront leur opinion. Mais ce n’est pas à l’Etat d’interdire et à dire aux gens ce qu’ils doivent penser.


    • liberty1st liberty1st 20 janvier 2014 21:19

      Doit-on interdire un spectacle sous prétexte que les esprits les moins vifs ne le comprendrons pas ? Doit-on interdire une fiction sous prétexte qu’elle pourrait possiblement influencer le visionneur ? Qui pour décider et choisir ce qui doit ou ne doit pas être ?

      Cessons-de présumer de la bêtise humaine, de lui conférer une importance démesurée. Valorisons l’éducation et le sens critique !


    • Rensk Rensk 20 janvier 2014 22:07

      @ liberty1st ,

      Là tu part totalement ailleurs... tu sais pourtants que des scientifiques font des études pour savoir si les jeux informatique ne « volent la conscience » aux joueurs et que par ces jeux violant, ils ne perdraient pas toute « frontière au passage a l’acte »...


    • Robert GIL ROBERT GIL 20 janvier 2014 16:23

      Valls/Dieudonné, l’un est à l’extrême droite du PS, l’autre à l’extrême droite tout court, en somme à peu près dans le même cul de basse fosse........

      voir :  VALLS ET DIEUDONNE : copain, copain !


      • BAKOYE 20 janvier 2014 19:22

        Merci de m’avoir fait prendre conscience de l’incongruité de la question d’Apathie à Marine le Pen. Ce n’est plus en effet Dieudo qui se serait dévoyé mais Le Pen par le parrainage (non prouvé) de la fille de Dieudonné ... 

        Pour le reste j’adhère parfaitement à votre analyse et à votre opinion sur Dieudonné. C’est un antisioniste revendiqué qui, par bravade, s’affiche parfois comme antisémite (réponse à Cohen, Faurisson...) parce qu’on l’en accuse à tort depuis 10 ans, allant jusqu’à transformer sa quenelle, à la fois antisystème et signe de « reconnaissance » de ses admirateurs, en symbole nazi. Sur la seule affirmation infondée d’un homme : Jacubowitz. 
        Mais au-delà, ses détracteurs voient en lui quelqu’un d’extrêmement dangereux qu’il faut décrédibiliser à tout prix, à défaut de la faire taire, parce qu’il s’attaque aux vices de l’élite politico-financière avec efficacité et talent. Le Mur (ou ASU ZOA) est une critique sans concession des pédophiles cachés dans les hautes sphères du pouvoir. On n’en parle pas. C’était un des objectifs visés par ses détracteurs. Sur ce plan, objectif atteint. 

        • liberty1st liberty1st 20 janvier 2014 21:26

          Très belle synthèse et discussion ! J’adhère totalement. Merci pour cet article !

          Concernant les médias, des réseaux d’échanges ouverts et transparents seront les seuls moyens de construire et d’assurer une information fiable et objective. Un Internet de demain à imaginer et à construire, ainsi que des valeurs journalistiques à développer.


          • alinea Alinea 20 janvier 2014 21:32

            Très heureuse que cet article soit passé ; j’en ai aimé la réflexion et l’expression... ;


            • Rensk Rensk 20 janvier 2014 21:57

              Que faire de la satire, que faire des blagues ? L’écrivain allemand, Kurt Tucholsky, a posé cette question déjà en 1919. Et il y a donné de suite la réponse : « Tout y est permis. »

              La sagesse populaire..., ne peuvent pas être réduits au silence et ne devrait pas permettre cela par des lois. Le peuple ne doit pas se laisser faire !!!


              • Rensk Rensk 20 janvier 2014 21:59

                PS : Doit-on interdire les « petits-suisse » comme les « têtes de nègres » ?


              • posteriori 21 janvier 2014 11:13

                Ferais tu interdire les têtes de connasse ?


              • Patrick Samba Patrick Samba 21 janvier 2014 12:44

                Bonjour,

                 Oh, putain cette phrase, et cela dès le début ....
                " Car de la même manière que l’on peut être un admirateur de Louis-Ferdinand Céline, antisémite notoire, sans pour autant adhérer aux thèses défendues par l’homme, en faisant abstraction de ses positions, l’on peut aimer Dieudonné sans partager ses points de vue, à admettre que ceux-ci soient antisémites. "

                Y’en aurait à dire !
                Je me contenterai de faire remarquer que lorsqu’on est l’admirateur d’un artiste, et non pas de certaines de ses œuvres, on est alors l’admirateur de son œuvre. Et si l’on admire Bagatelles pour un massacre (1937), L’École des cadavres (1938), Les beaux draps (1941) et les articles de Céline dans la presse collaborationniste, on est vraiment un antisémite.


                • collardju 21 janvier 2014 14:25

                  Et bien nous ne sommes pas d’accord. Que voulez-vous que je vous dise ? Peut-être aurais-je dû spécifier « admirateur de l’oeuvre de Louis-Ferdinand Céline » mais je pensais que le texte se tenait dans l’ensemble et qu’il n’y avait pas besoin de clarifier ma pensée, les paragraphes précédents et suivants assurant le « boulot ». Apparemment non...

                  Si je vous comprends, on ne pourrait pas être touché par l’oeuvre d’un artiste antisémite quel qu’il soit (même si cette distinction d’avec les autres formes de discrimination m’agace), qui maitrise l’art pictural, les couleurs de manière magistrale...sans être soi-même antisémite et adhérer à ses opinions ? On ne peut vénérer Céline l’écrivain sans être taxé d’antisémite (c’est Luchini qui va être content) ? On ne peut prendre du plaisir à écouter un album de Cantat sans cautionner la violence faite aux femmes ? Admirer l’homme en création, c’est donc, pour vous, admirer l’homme sous toutes ses coutures ? Je ne dis pas que moi, en tant que personne, je pourrais passer au-dessus de comportements répréhensibles commis par certains, mais je comprends que d’autres en soient capables et surtout je ne les amalgame pas à ces actes. A chacun en conscience de poser ses choix.
                  Enfin, merci de votre condescendance en filigrane. Et s’il y a, comme vous l’écrivez, à dire, dites-le, plutôt que de vous contenter de vos 3 phrases aussi pertinentes qu’une liste de courses chez Auchan. Car cette question est complexe, j’en conviens, et peut-être je me trompe. Mais en tout cas, cette question mérite beaucoup mieux que votre sentence lapidaire et pas du tout argumentée.

                • Patrick Samba Patrick Samba 21 janvier 2014 20:54

                  Pas de condescendance de ma part. C’est bien autre chose, je suis scandalisé. Comme à chaque fois que quelqu’un tient les propos que vous tenez.
                  Vous n’êtes pas dogmatique puisque vous écrivez « Car cette question est complexe, j’en conviens, et peut-être je me trompe », mais votre clairvoyance, dont vous n’êtes pas totalement dépourvu (la preuve cette dernière phrase citée), est plus que limitée. A vous de la faire se développer.
                  Mais pour cela il faut au minimum bien lire son interlocuteur. Vous écrivez : « Peut-être aurais-je dû spécifier « admirateur de l’oeuvre de Louis-Ferdinand Céline » ». Vous persévérez donc dans votre approche, n’ayant rien compris à ce que j’ai écrit.
                  Quand en revanche on peut admirer certains livres de Céline qui ne posent pas de graves problèmes moraux, et condamner certains autres ignominieux. Et dans son cas, vu la gravité de ses propos, il devient difficile d’admirer l’auteur et l’ensemble de son oeuvre. A moins d’être antisémite.

                  Ensuite comparer Céline et Cantat n’a aucun sens : chez l’un il y a apologie de génocide et chez l’autre meurtre.


                • le moine du côté obscur 21 janvier 2014 14:00

                  Article très intéressant, j’en félicite l’auteur. Personnellement je trouve cette affaire grotesque et ça ressemble presque à une mascarade. Certains font semblant de s’offenser des propos de Dieudonné. Qu’il fasse des vannes provocantes, qu’il fait des actes provocants comme inviter Faurisson pour recevoir le prix de l’infréquentabilité, je dirais et alors ? Charlie Hebdo, les guignols et autres font pire de mon point de vue, mais bon les gens l’acceptent en vertu de la liberté d’expression. Celle-ci ne peut être à géométrie variable. Prenons l’exemple de la quenelle ! Alors parce que le CRIF dit que c’est un acte « antijuif » alors toute la classe politico-médiatique à quelques exceptions près disent que c’est un acte antijuif. Et voilà que toutes les carpettes apeurées comme Tony Parker, Sakho etc... viennent se répandre en excuse parce que selon ils ne connaissaient pas le sens de ce geste. Cette dictature de la pensée imposée par les sionistes semblent ne pas gêner les élites « françaises » (? ??). Mais le CRIF c’est quoi ? Les français devraient poser la question à leurs dirigeants. Alors cette affaire révèle certaines choses inquiétantes comme le pouvoir quasi absolu des sionistes (juifs ou pas) en France. Leurs actes donnent du poids aux critiques souvent fondées d’ailleurs de Dieudonné. Car l’homme a essayé de s’expliquer au début et n’a recueilli que mépris et humiliation et fut poussé dans des derniers retranchements. Il avait le choix entre se coucher et se tenir debout comme tout humain digne de ce nom. Son choix est connu comme il a dit dans le spectacle « Mahmoud », il n’en a plus à rien à foutre ! Il dit ce qu’il a envie de dire et si ça ne plait pas tant pis. Il fait des actes antijuifs selon les juifs ? Et bien les musulmans considèrent les actes comme les caricatures de Charlie Hebdo, comme des antimusulmans.. Les catholiques considèrent les provocations des femens comme des actes antichrétiens etc... Et cela peut ne pas avoir de limites et créer des tensions terribles surtout quand les gens ont l’impression que les juifs ont un traitement particulier. Et quand on met des entraves injustes qui ne peuvent entraîner que frustrations et préjugés plus ou moins fondés.


                  • Kiosk Kiosk 21 janvier 2014 14:36

                    Humour :

                    Les petits juifs d’Auschwitz répondent à la quenelle de Dieudonné :
                    http://a136.idata.over-blog.com/2/94/29/35/AuschwitzEnfantsliberesMatricules1945.jpg


                    • Arnaud69 Arnaud69 21 janvier 2014 14:45

                      @ Kiosk

                      Sincèrement merci pour la photo, sans le savoir vous venez de m’offrir une photo familiale. Le garçon du premier plan est la photocopie de mon frère. (possiblement mon grand père)...
                      Je me fais confirmer ça en famille, hallucinant !


                    • cathy30 cathy30 21 janvier 2014 14:57

                      arnaud

                       les israéliens t’ont laissé internet ? Ils exagèrent, les pratiques dans les camps d’extermination se perdent.


                    • Arnaud69 Arnaud69 21 janvier 2014 15:02

                      @ Cathy30

                      Vous pouvez ironiser tant que vous le voulez, ça ne compensera jamais la joie de la trouvaille.

                      Pour ce qui est des Israélien, ils m’ont laissé la trace de l’accord Haavara et même bien plus en matière de sauvetage sélectif, il valait mieux être Ashkénaze et du parti travailliste n’est-ce pas.. (normal vu que Hitler et Mussolini étaient eux aussi socialistes...)


                    • Arnaud69 Arnaud69 21 janvier 2014 15:11

                      Merci Kiosk
                      Mon frère vient de répondre à mon mail il est sous le choc !
                      Elle va être difficile sa journée de travail après ça...


                    • cathy30 cathy30 21 janvier 2014 14:59

                      collardju

                      vous oubliez tout de même quelque chose de très important dans votre article c’est que Dieudonné a dépassé son rôle de comique.

                      • Arnaud69 Arnaud69 21 janvier 2014 15:05

                        BHL dépasse bien son rôle de pseudo philosophe en faisant la promotion de toutes les guerres possibles, Arno Klarsfeld dépasse de très loin son rôle de malade mental..

                        J’ai l’impression que Dieudo a bien moins de sang sur les mains et de morts sur la conscience que BHL, n’est-ce pas ...


                      • Xenozoid 21 janvier 2014 15:07

                        J’ai l’impression que Dieudo a bien moins de sang sur les mains et de morts sur la conscience que BHL, n’est-ce pas ...

                        moi aussi


                      • Hijack Hijack 21 janvier 2014 17:22

                        Xenozoid,
                        .
                        Bcp moins de sang ??? tu veux dire, pas une trace ... rien, par contre BHL, lui, ça dégouline !


                      • Xenozoid 21 janvier 2014 17:29

                        j’ai déja dis que tout était obsolescence et spectacle.,le reste les spectateurs tournent en rond,ajoute un rire dans un décore renouvelé...
                        c’est tres ennuyant,pour moi qui ne lis pas les livre sacrées,et qui n’en a rien a foutre,j’attend le prochain spectacle avec impatience


                      • cathy30 cathy30 21 janvier 2014 15:17

                        Allez un petit tour en Iran, c’est du grand comique. Armadinejad président smiley

                        http://www.dailymotion.com/video/xcp8rp_dieudonne-en-iran-reportage-televis_news


                        • marmor 21 janvier 2014 15:22

                          Et une quenelle, une, pour Cathy 30 !!

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