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Michel Houellebecq, Soumission

Michel Houellebecq, Soumission, Flammarion, 2015

Soumission est un roman d'anticipation, de type politique-fiction, écrit par Michel Houellebecq, paru le 7 janvier 2015 aux éditions Flammarion. C'est le sixième roman de Houellebecq. Le livre décrit un futur proche en France dans lequel est élu un président de la République issu d'un parti politique musulman en 2022.

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Michel Houellebecq, né Michel Thomas à la Réunion, le 26 février 1956 (acte de naissance), ou en 1958 (selon lui), est un écrivain français. Poète, essayiste, romancier et réalisateur, il est, depuis la fin des années 1990, l'un des auteurs contemporains de langue française les plus connus et traduits dans le monde. Il a également fait quelques apparitions remarquées en tant qu'acteur. Après la publication d'une biographie de Lovecraft, il est révélé par les romans Extension du domaine de la lutte et, surtout, Les Particules élémentaires, qui le fait connaître d'un large public. Ce dernier roman, et son livre suivant Plateforme, sont considérés comme précurseurs dans la littérature française, notamment pour leur description au scalpel, mais non sans humour, de la misère affective et sexuelle de l'homme occidental dans les années 1990 et 2000. Avec La Carte et le Territoire, Michel Houellebecq reçoit le prix Goncourt en 2010, après avoir été plusieurs fois pressenti pour ce prix. En janvier 2015, il publie un livre où il imagine la France dirigée par un parti musulman : Soumission. Il reçoit le prix de la BnF 2015 pour l’ensemble de son œuvre.

L'histoire :

L'histoire se déroule dans un futur proche (les années 2020) : François, un professeur de littérature à la Sorbonne, spécialiste de Huysmans, sent venir la fin de sa vie sexuelle et sentimentale, avec pour seule perspective la vacuité et la solitude.

Le début du roman décrit des affrontements réguliers entre jeunes identitaires cagoulés et jeunes salafistes. Par crainte d'un embrasement généralisé, les médias ne relayent pas toutes les informations. Le pays est au bord de la guerre civile.

Après être parvenu à se hisser au second tour de l'élection présidentielle de 2022, face au Front national, Mohammed Ben Abbes, leader intelligent et charismatique d'un nouveau Parti politique, islamo-conservateur modéré "La fraternité musulmane", accède au pouvoir, grâce au soutien au second tour de tous les anciens Partis politiques traditionnels et prend pour premier ministre François Bayrou.

Parmi les changements notables découlant de cette élection, la France est pacifiée, le chômage chute, les universités — dont la Sorbonne — sont privatisées et islamisées, les professeurs doivent être musulmans pour pouvoir enseigner, la polygamie est légalisée, les femmes n'ont plus le droit de travailler et doivent s'habiller d'une manière "non-désirable".

Ce changement politique et social de grande ampleur offre au "héros" une seconde chance et une nouvelle vie. Grâce au soutien d'un proche de Ben Abbes, Robert Rediger, François retrouve le chemin des honneurs et un poste à l'université au prix d'une conversion à l'islam.

Le titre du livre  :

"Soumission" est la traduction française du mot "islam" (soumission exclusive à la volonté d'Allah). Le héros-narrateur, François finit par admettre à la fin du roman que la solution de tous les problèmes consiste pour l'homme à se soumettre à Dieu et pour la femme à se soumettre à l'homme.

L'islam est l’une des trois grandes religions monothéistes, avec le judaïsme et le christianisme, dont il revendique les héritages. Fondé au VIIe s. de notre ère par le prophète Mahomet (en arabe Muhammad), il repose sur une révélation divine dont la substance a été rassemblée dans le Coran, livre saint de l’islam. Le dogme fondamental de l'islam est un monothéisme strict.

Pratiquée par plus d'un milliard de fidèles, la religion, fondée en Arabie, s’est diffusée dans tout le Moyen-Orient, avant d’étendre son influence au reste du monde. La communauté musulmane s’est scindée en plusieurs branches dès la mort de son Prophète (sunnisme, chiisme, kharidjisme). Toutefois, depuis ses origines, elle perpétue dans son ensemble un mode de vie, un code moral, une culture, mais aussi une certaine conception de l'État et du système juridique. (encyclopédie Larousse)

Les techniques d'écriture :

Le récit est rédigé à la première personne du singulier en point de vue interne. Le narrateur est homodiégétique (personnage principal de l'histoire), facteur d'identification.

L'espace et le temps :

L'action se situe à Paris et en province, dans le Quercy, le sanctuaire de la Vierge Noire à Rocamadour, l'abbaye de Ligugé, près de laquelle se retira Huysmans, l'auteur de prédilection de François, après sa conversion au catholicisme. Le récit est chronologique.

Les bouleversements importants :

La victoire aux élections présidentielles de 2022 de Mohammed Ben Abbès, le départ de Myriam pour Israël, la "fuite" du personnage principal vers le sud de la France, son passage à Rocamadour, son retour à Paris, son séjour à l'abbaye de Ligugé, sa conversion à l'islam.

Les personnages principaux :

François

La quarantaine finissante, professeur de Littérature ("dixneuvièmiste") à la Sorbonne, "célibataire cultivé, un peu triste", spécialiste de l'écrivain Joris-Karl Huysmans auquel il a consacré une thèse de 700 pages, "Huysmans ou la sortie du tunnel". Après le départ de Myriam pour Israël, Fraçois passe par une phase de désespoir, tente de se convertir au catholicisme sans y parvenir et connaît la tentation du suicide.

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Joris-Karl Huysmans, nom d'usage de Charles Marie Georges Huysmans, est un écrivain et critique d'art français, né le 5 février 1848 à Paris, et mort dans la même ville le 12 mai 1907.

Huysmans fit toute sa carrière au ministère de l'Intérieur, où il entra en 1866. En tant que romancier et critique d’art, il prit une part active à la vie littéraire et artistique française dans le dernier quart du XIXe siècle et jusqu’à sa mort.

Défenseur du Naturalisme à ses débuts, il rompit avec l’école littéraire créée par Émile Zola pour explorer les possibilités nouvelles offertes par le Symbolisme et devint le principal représentant de l’esthétique fin de siècle. Dans la dernière partie de sa vie, il se convertit au catholicisme et renoua avec la tradition de la littérature mystique.

Par son œuvre de critique d’art, il contribua à lancer en France la peinture impressionniste comme le mouvement du Symbolisme et permit au public de redécouvrir l’œuvre des artistes Primitifs.

Il est l'auteur de : À vau-l’eau, (nouvelle, 1882), À rebours (roman, 1884), Là-bas (roman, 1891) et L'Oblat (roman, 1903). (source : babelio)

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"La Bible de l'esprit décadent et de la "charogne" 1900. À travers le personnage de des Esseintes, Huysmans n'a pas seulement résumé, immortalisé les torpeurs, les langueurs, les névroses vénéneuses et perverses du siècle finissant. Des Esseintes est aussi un héros kierkegaardien, à la fois grotesque et pathétique, une des plus fortes figures de l'angoisse qu'ait laissées notre littérature. Fils spirituel de René et de la génération du mal du siècle, il annonce à bien des égards le Bardamu de Céline et le Roquentin de La Nausée.

Huysmans crée ici un personnage fascinant, des Esseintes, qui représente ce qu'on a appelé "la décadence" ; dégoûté de la vulgaire réalité, il cherche désespérément, en recourant sans cesse à l'artifice, des sensations rares et des plaisirs toujours nouveaux, jusqu'à l'hallucination, presque jusqu'à la folie.

Dans le tohu-bohu qui accompagna la publication d' À rebours en 1884, Barbey d'Aurevilly écrivait : "Après un tel livre, il ne reste plus à l'auteur qu'à choisir entre la bouche d'un pistolet ou les pieds de la croix". Huysmans lui donna raison en se convertissant peu après." (source : babelio)

Myriam

Jeune étudiante de lettres modernes, dernière "conquête amoureuse" de François. Jeune femme juive au look "gothique". Elle se réfugie en Israël au moment de l'accession au pouvoir de la Fraternité musulmane.

Steve

Collègue de François, spécialiste de Rimbaud.

Marie-Françoise Tanneur

Spécialiste de Balzac. Connaît tous les rouages du système universitaire.

Godefroy Lempereur

Jeune professeur à la Sorbonne et spécialiste de Léon Bloy.

Robert Rediger

Né à Bruxelles. Après un passage chez les Identitaires, il s'est converti à l'islam. Polygame. Nommé recteur de l'université de la Sorbonne, puis ministre de l'Education nationale, puis ministre des affaires étrangères.

Mohammed Ben Abbes

Fils d'un épicier tunisien. Leader de la Fraternité musulmane. Enarque, premier de la promotion "Nelson Mendela", devient président de la République française. Ambitieux, intelligent et charismatique. A "une vraie vision politique". Il veut ramener une partie du monde arabe et notamment l'Afrique du nord dans une Europe élargie vers le sud et reconstituer l'Empire romain. et la "Pax Romana" à la manière de l'empereur Auguste.

Personnages politiques réels :

François Hollande et Manuel Valls, respectivement président et Premier ministre jusqu'en 2022, Marine Le Pen, candidate malheureuse au second tour de l'élection présidentielle de 2022, François Bayrou, choisi comme Premier ministre par Mohammed Ben Abbes, Jean-François Copé.

Les thèmes abordés :

La guerre civile, les religions, l'islam, la décadence de la civilisation occidentale, la misère sexuelle, la recherche du sens, le manque de sens (le manque en général), le fardeau de la liberté individuelle, le nihilisme, les limites de l'individualisme dans les sociétés libérales, les limites de l'héritage de la philosophie des Lumières (le rationalisme, l'athéisme), le retour du religieux, la tentation de la "soumission" à un ordre totalitaire donateur de "sens".

Citations :

"(...) il faut bien s'intéresser à quelque chose dans la vie me dis-je, je me demandais à quoi je pourrais m'intéresser moi-même si ma sortie de la vie amoureuse se confirmait, je pourrais prendre des cours d'oenologie peut-être, ou collectionner les modèles réduits d'avions." (p.37)

"Je me resservis de bourbon avant de lui répondre. L'agression dissimule souvent un désir de séduction, je l'avais lu chez Boris Cyrulnik, et Boris Cyrulnik, c'est du lourd, un type à qui on ne la fait pas, au niveau psycho un mec à la coule, un Konrad Lorenz des humains en quelque sorte." (p.42)

"Alice posait sur nous ce regard à la fois affectueux et légèrement moqueur des femmes qui suivent une conversation entre hommes, cette chose curieuse qui semble toujours hésiter entre la pédérastie et le duel." (p.58)

"J'avais même parlé une fois à une jeune fille, jolie, attirante, qui fantasmait sur Jean-François Copé ; il m'avait fallu plusieurs jours pour m'en remettre. On rencontre vraiment n'importe quoi, de nos jours, chez les filles." (p.89)

"A l'issue de ses deux quinquennats calamiteux, n'ayant dû sa réelection qu'à la stratégie minable consistant à favoriser la montée du Front National, le président sortant avait pratiquement renoncé à s'exprimer, et la plupart des médias semblaient même avoir oublié son existence." (p.115)

"Je ne connaissais à vrai dire à peu près rien du Sud-Ouest, sinon que c'est une région où l'on mange du confit de canard ; et le confit de canard me paraissait peu compatible avec la guerre civile. Enfin, je pouvais me tromper." (p.126)

"Le véritable agenda de l'UMP, comme celui du PS, c'est la disparition de la France, son intégration dans un ensemble fédéral européen. Ses électeurs, évidemment n'approuvent pas cet objectif ; mais les dirigeants parviennent, depuis des années, à passer le sujet sous silence." (p.145)

"Les choses seront moins difficiles pour l'UMP, qui est encore plus proche de la désintégration, et qui n'a jamais accordé la moindre importance à l'éducation." (p.146)

"Le jugement moral, le jugement individuel, l'individualité en elle-même n'étaient pas des notions clairement comprises par les hommes de l'âge roman, et je sentais moi aussi mon individualité se dissoudre, au fil de mes rêveries de plus en plus prolongées devant la vierge de Rocamadour." (p.167)

"Il n'y avait que des hommes. Aucune femme n'avait été conviée, et le maintien d'une vie sociale acceptable en l'absence de femmes - et sans le support du foot, qui aurait été inapproprié dans ce contexte malgré tout universitaire - était une gageure bien difficile à tenir." (p. 235)

"Il fallait bien reconnaître que j'allais mourir à ce rythme, mourir rapidement, malheureux et seul, et avais-je envie de mourir rapidement, malheureux et seul ? En difinitive, moyennement." (p.249)

"Sans la chrétienté, les nations européennes n'étaient plus que des corps sans âme - des zombies." (p.255)

"C'est la "soumission" dit doucement Rediger. "L'idée renversante et simple, jamais exprimée auparavant avec cette force, que le sommet du bonheur humain réside dans la soumission la plus absolue." (p.260)

"En vieillissant, je me rapprochais moi-même de Nietzsche, comme c'est sans doute inévitable quand on a des problèmes de plomberie." (p.272)

"L'islamogauchisme, écrivait-il était une tentative désepérée de marxistes décomposés, pour se hisser hors des poubelles de l'histoire en s'accrochant aux forces montantes de l'islam." (p.273)

"Un peu comme cela s'était produit, quelques années auparavant, pour mon père, une nouvelle chance s'offrait à moi ; et ce serait la chance d'une deuxième vie, sans grand rapport avec la précédente. Je n'aurais rien à regretter." (p.300)

Mon avis sur le livre :

Selon Viktor Frankl, un être humain est animé par trois désirs fondamentaux qui dépassent la sphère de la nature et des besoins : créer une oeuvre, vivre un amour, donner un sens à ses souffrances.

C'est la raison pour laquelle la dimension religieuse au sens étymologique du terme ("religion" vient de religere = être relié) reste vivace. Le psychisme humain n'est pas seulement - même si l'est aussi - le domaine des pulsions (Freud), ni le lieu où se déploie la volonté de puissance (Adler), mais une volonté de sens où oeuvre en secret un "Logos", "un Dieu (inconscient) un "en-deçà du langage" plutôt qu'un "au-delà de la pensée." (Maurice Clavel).

Mais comme le remarquait Joseph Ratzinger qui avait centré de manière significative son pontificat sur la réconciliation entre la Foi et la Raison : "il y a des pathologies extrêmement dangereuses dans les religions : elles rendent nécessaire de considérer la lumière divine de la raison comme une sorte d'organe de contrôle permanent de purification et de régulation - une vue qui était du reste celle des Pères de l'Eglise.

Si la foi sans l'intelligence dégénère en obsurantisme et en dogmatisme, la foi sans la charité se transforme en intolérance et en violence à l'encontre du prochain, tandis que la foi sans l'espérance a tendance à scandaliser de l'écart entre ce qui est et ce qui devrait être.

Les raisons d'être du personnage principal de Soumission s'écroulent après le départ de Myriam (Marie, "larmes amères" en hébreu) pour Israël et sa mise à la retraite de l'université. Il a perdu son amour, il n'a plus d'oeuvre à accomplir et il souffre sans pouvoir donner de sens à sa souffrance.

L'itinéraire psychique, intellectuel et spirituel de François évoque, toutes proportions gardées, celui de Louis-Ferdinand Céline, passé du nihilisme au fascisme. Ce que cherche François, ce n'est pas la foi car la foi est recherche permanente et suppose le doute, mais ne plus avoir à chercher et donc l'adhésion à une religion politique triomphante, comme le fut (en partie) le christianisme médiéval et comme l'est (ou lui apparaît) aujourd'hui, à tort ou à raison, l'islam. Non pas l'islam d'Henry Corbin, du soufisme ou d'Averroès, mais celui des Frères musulmans, du salafisme et du wahhabisme, voire de l'Etat islamique (Daech), une théocratie qui lui fournisse à satiété du sens "clé en mains", du pouvoir temporel, des épouses soumises (de la bonne cuisine et de l'érotisme tranquille à domicile : la maman et la putain), des réponses définitives à ses questions, à ses manques et à ses désirs les plus intimes, au risque de ne plus manquer de rien, sauf du manque (Lacan).

Avec sa lucidité habituelle, Michel Houellebecq voit bien que le problème du "sens" est plus que jamais au coeur de la vie individuelle (la sienne, la nôtre) et collective. L'occident a du mal à survivre à la perte de sa religion et le vide crée va ramener, selon lui, une autre religion... Mais quelle religion ? Et quel islam ?

Le "sens" peut se transformer en dogmatisme, ne plus être un horizon transcendantal partagé - ou non partagé, car il convient de laisser une place à l'athéisme, à l'agnosticisme et à d'autres formes de croyances - mais une "vérité" immanente imposée (littérale, impersonnelle et non interprétable) et envahir la totalité de la vie personnelle et politique en abolissant la distinction entre le public et le privé, le religieux et le politique.

Le roman oscille entre la tentation du nihilisme : "je ne sais pas quoi faire de ma liberté" et celle du totalitarisme : "j'abdique ma liberté en me "soumettant".

François, le personnage principal, finit par se "stabiliser" en optant pour le renoncement en faveur d'un islam - qui n'est pas tout l'islam, si l'on en juge par les travaux de Louis Massillon et d'Henry Corbin - qui fait peu de place à la liberté individuelle et pour laquelle la distinction issue de la dimension philosophique et herméneutique du judéo-christianisme, ainsi que de la philosophie des Lumières entre le profane et le sacré n'a pas de sens, puisque, comme le dit Tarik Ramadan "Allah est partout et la terre est une immense mosquée".

"Ce dont un être humain a besoin, explique Viktor Frankl, ce n’est pas de vivre sans tension, mais bien de tendre vers un but valable, de réaliser une mission librement choisie. Il a besoin, non de se libérer de sa tension, mais plutôt de se sentir appelé à accomplir quelque chose."... "Un être humain n'est pas à la recherche du bonheur, mais plutôt à la recherche d'une raison d'être heureux, à travers l'actualisation du potentiel de sens inhérent à une situation donnée."

"Ce que j'appelle le vide existentiel, explique-t-il encore dans Le Dieu inconscient, constitue un défi pour la psychiatrie contemporaine. De plus en plus de patients se plaignent d'un sentiment de vide et de non-sens, qui peut, selon moi, être attribué à deux facteurs. Contrairement à l'animal, les instincts ne disent pas à l'être humain ce qu'il doit faire. Et contrairement aux époques plus reculées, les traditions ne lui indiquent plus ce qu'il devrait faire. Le plus souvent l'être humain ne sait même plus ce qu'il veut fondamentalement. Ainsi, faute de savoir lui-même à quoi il aspire, il en vient à désirer de faire ce que les autres font (conformisme) ou de faire ce que les autres veulent qu'il fasse (totalitarisme). J'espère réussir à partager avec le lecteur ma conviction qu'en dépit de l'effondrement des traditions, la vie recèle un sens pour chacun, et plus encore, qu'elle conserve ce sens, littéralement jusqu'à notre dernier souffle."

Comme l'a montré Jean-François Mattéi dans La barbarie intérieure, essai sur l'immonde moderne, l'hypostase de la raison, l'enfermement de l'homme moderne ou "post-moderne" dans l'immanence et la subjectivité, la forclusion du désir et l'idée que rien n'est important, que tout se vaut et qu'il n'existe rien en dehors du "moi", loin de représenter une libération, aboutit à une nouvelle forme de barbarie, la "barbarie intérieure" de la transcendance déviée et rabattue sur les monades sans portes ni fenêtres, les "particules élémentaires" d'une juxtaposition d'individus isolés, obsédés par la jouissance et par le manque et désormais incapables de constituer une société.

L'une des grandes leçons de la psychanalyse est que l'émergence de la personne passe par l'identification, puis la différenciation. L'identification est problématique dans une société marquée par le relativisme culturel, l'individualisme et le subjectivisme, mais la différenciation personnalisante l'est tout autant dans une société "théocratique" dans laquelle la dimension de la personne n'est pas prise en compte.

C'est pourtant de la réponse à ce double défi d'une identification sans aliénation (le défi des sociétés marqués par l'influence de l'islam) et d'une différenciation sans perte du lien social (le défi des sociétés occidentales judéo-chrétiennes laïcisées) que dépend notre avenir commun.

Soumission a le mérite de poser des problèmes actuels et de le faire avec un humour et un sens de la satire qui n'ont pas été toujours remarqués et salués à leur juste valeur : le désespoir de l'individu solitaire et déraciné, l'absence de sens, le désir de spiritualité et les dangers de la religion, la question de la liberté humaine.

"La foi n'est pas une pensée réduite à la réalité de l'objet pensé, mais une pensée élargie à l'existentialité de celui qui pense." (V. Frankl)

A la soumission "quiétiste" de François - "Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes." - , on préfèrera l'inquiétude de Jacob (et de Michel Houellebecq !) et son combat avec ou contre l'Ange.

 


Moyenne des avis sur cet article :  3.15/5   (41 votes)




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62 réactions à cet article    


  • Phoébée 27 avril 2016 17:43

    Pas les années 2020... les années 2050. Autrement je suis d’accord !


    • Jo.Di Jo.Di 28 avril 2016 08:33

      nb de naissances /an : 850000  (dont 37% déjà d’origine africaine-arabe)
       
      Immigration : 280000 / an à natalité double à 2,5 feront autant d’enfants que 650000 « souchiens »
       
      Dans 20 ans 50% de naissances d’origine turco-arabo-africaine
       
      Fin du siècle, 1/4 de caucasien en UE occidentale,

      2006 déjà 25% (C dans l’air)

       
      Mas pour le Capital et son valet sans-frontièriste finacé par Soros, l’imortant est le Divide Et Impera .... et une apologie indirecte de son purinement sociétal libidineux par barbu l’épouvantail


    • Laconique Laconique 27 avril 2016 18:23

      Un livre sordide à tous points de vue.


      • Michel H (---.---.242.196) 27 avril 2016 23:27

        @Laconique


        Sordide ?
        Une peinture de l’humain qui ne le magnifie certes pas, qui le montre petit et minable face aux forces extérieures.
        Sordide ? vraiment ?
        Pourriez-vous expliquer un peu ?


      • placide21 28 avril 2016 16:44

        @Laconique
        Oui, comme « Voyage au bout de la nuit » n’est ce pas ?


      • JMBerniolles 27 avril 2016 18:33
        Bonjour,

        J’avais moi-même fait un article pour Agoravox sur le sujet
        « Soumission et je suis Charlie »

        Mon article commençait comme cela : Soumission, le livre de Michel Houellebecq est sorti par un curieux hasard, nullement illogique, au moment des tragiques événements de Charlie Hebdo.

        Du coup, un de ses traits majeurs, l’humour, a été assez largement ignoré, - il ne faut surtout pas lire ce livre au premier degré-, dans la plupart des commentaires qu’il a suscités. Ce livre comprend aussi un certain nombre de réflexions sur ce que l’on peut résumer par l’état de la France, d’une profondeur qui a amené le système à élever un contre feu. Parfois inquisitoire dans des interviews menées par des valets patentés du système. Notamment un à qui Houellebecq a pourtant réservé une place honorable dans son livre.

        Soumission comporte aussi, il faut le dire, des choses déplaisantes. Notamment la vision des femmes de l’auteur, quand bien même il concède qu’il y a des femmes très intelligentes et qu’il ne soit pas plus tendre avec les hommes. Dont il montre qu’ils ont besoin de s’appuyer sur un système pour dominer la femme. Il y a d’ailleurs des théories qui associent le succès de l’Islam à cela et même à l’attrait de la polygamie.

        Mais ce livre n’a rien perdu de son actualité et de sa force d’évocation et de réflexion.



        • julius 1ER 28 avril 2016 16:03

          @JMBerniolles


          avec toi c’est toujours du « torché » que ce soit sur le nucléaire ou sur l’Islam .... tes phobies te servent de guide dans la vie de tous les jours ...
          que tu sois un maniaco-dépressif à tendance paranoïaque pour moi cela ne fait aucun doute !!!

        • JMBerniolles 28 avril 2016 19:10
          @julius 1ER

          Ce serait d’avoir l’intelligence de ne pas polluer cet article intéressant et les échanges qu’il suscite, avec des attaques personnelles, par ailleurs ridicules.


        • berry 27 avril 2016 20:41

          Un bel exemple de soumission : le pape françois en train de laver et d’embrasser (!) les pieds des migrants africains et arabes.
          http://flashguinee.net/le-pape-francois-lave-les-pieds-de-migrants-musulmans-chretiens-et-hindous/
          Je l’avais pas vue cette image, il faut se pincer pour y croire.

          C’est un vrai taré ce pape, il a la tête farcie d’idées trotskystes.
          Il soutient sans réserve l’invasion des colonisateurs musulmans alors qu’il n’a rien fait concrètement ces dernières années pour protéger les chrétiens d’orient massacrés par les djihadistes.
          Les islamistes doivent remercier allah en voyant cela.
           
          https://civilwarineurope.com/2016/04/25/qui-est-vraiment-le-pape-francois/
           


          • mmbbb 28 avril 2016 12:17

            @berry il est soutenu par Melenchon qui l’adule . Le pape a un dessein, ces immigres seront convertis, au Danemark il y a eu des deja des migrants ayant epouse le catholicisme c’est donnant donnant Quant aux chretiens massacres au moyen orient, il est vrai que le pape et l’extreme gauche n’ont pas la meme vehemence Nous nous suicidons lentement mais surement 


          • Phalanx Phalanx 28 avril 2016 17:22

            @berry

            C’est comme si Jesus avait lavé et baisé les pieds des romains (et encore, les romains étaient plus civilisés que nos clandestins). 

            Ceci dit, il est lucide le Pape puisqu’il parle quand même d’invasion arabe, et puis il pousse la logique auto sacrificielle chrétienne jusqu’au bout.

          • Dantès (---.---.176.58) 27 avril 2016 22:05

            Merci M. Guilloux.

            Superbe synthèse. Je découvre (finalement) l’oeuvre de Huysmans grâce au roman Soumission. Tout comme cette superbe exagération de Houellebecq, À Rebours pêche par ses excès et transpose « un lecteur idéal » vers un état d’âme et une (délicate) conception du monde, nuancée et hyper-sensible. Tout comme Soumission, à peine l’ai-je déposé que je souhaite en reprendre la lecture. Que de plaisir !


            • Dantès (---.---.176.58) 27 avril 2016 22:07

              Erratum : comprendre « pèche » par ses excès


            • Jo.Di Jo.Di 27 avril 2016 23:11

              l’hypostase de la raison, l’enfermement de l’homme moderne ou « post-moderne » dans l’immanence et la subjectivité
               
              Cette phrase ne veut rien dire ....
              La raison subjective ? L’immanence de quoi ? Un panthéisme est une immanence, l’homme générique aussi, etc ...
               
              Dans Extension du domaine de la lutte (des classes) c’est Clouscard, dans Particules élémentaires c’est extension de la dépossession de Marx étendu au corps
               
              « Mes compétence personnelles sont largement inférieures à celles de l’homme de Neandertal ». 
               
              Par là il étend la figure marxiste de l’homme « dépossédé » par l’accumulation du Capital ; En plus de perdre sa production et l’outil productif, l’homme est dépossédé de ces capacités d’autonomie.  l’extension du domaine de la lutte des classes à l’existentiel dans son premier livre  :
               
              "Dans un système économique où le licenciement est prohibé, chacun réussit plus ou moins à trouver sa place.
              Dans un système sexuel où l’adultère est prohibé, chacun réussit plus ou moins à trouver son compagnon de lit.
              En système économique parfaitement libéral, certains accumulent des fortunes considérables ; d’autres croupissent dans le chômage et la misère.
              En système sexuel parfaitement libéral, certains ont une vie érotique variée et excitante ; d’autres sont réduits à la masturbation et la solitude.
              Le libéralisme économique, c’est l’extension du domaine de la lutte, son extension à tous les âges de la vie et à toutes les classes de la société.
              De même, le libéralisme sexuel, c’est l’extension du domaine de la lutte, son extension à tous les âges de la vie et à toutes les classes de la société."


               
              Aussi, sans Carrefour, la possibilité de subvenir à ses besoins sans le Capital est quasi nul pour le citadin. La dépendance est totale. Seul le paysan peut être matériellement anarchiste !
               
              Autrement dit, tout en prétendant augmenter la liberté des hommes, le Capital et sa division du travail technicienne ont réduit l’autonomie du consommateur, à celle d’un grabataire dans la forêt amazonienne.

               


              • Jo.Di Jo.Di 27 avril 2016 23:12

                La technique moderne supprime une faculté naturelle, et la reconstitue sous forme de consommation. C’est l’extension du domaine de l’expropriation à l’homme lui-même. Lorsque vous achetez votre voiture, ce sont aussi vos jambes qui sont la valeur d’échange... Quant au capitalisme, il doit sans cesse recourir à l’invention de nouveaux marchés (consumérisme) et fractionner la marchandise autant que possible, parallèle nécessaire de la division du travail. A consommation inutile, travail inutile, organes humains inutiles ! Marx voyait que l’extension de la production amenait la marchandisation « subjective » du prolétaire, cette marchandisation est dorénavant « objective ».


                • Jo.Di Jo.Di 27 avril 2016 23:57

                  une identification sans aliénation (le défi des sociétés marqués par l’influence de l’islam) et d’une différenciation sans perte du lien social (le défi des sociétés occidentales judéo-chrétiennes laïcisées) que dépend notre avenir commun.
                   
                  On appelle ça la politique ... mais nous sommes les chiures finales de notre Histoire .... alors il est évident que la métaphysique de l’Occident s’appellera La Machine et sera la base de la politique, des amis, des ennemis (tout trouvés), une religion scientiste (pas bobo), un paradis rationnel, une altérité collective (encore moins bobo, l’Immortalité), une non aliénation car une identification à une Volonté de Puissance,
                  Et Clovis le cyborgien s’est converti.


                  • atmos atmos 28 avril 2016 02:48

                    Il y a trente ans, lorsque Smaïn imaginait le premier président musulman, tous les souchiens riaient de la bonne blague. Aujourd’hui les souchiens ne rient plus ; leur déliquescence morale est telle que l’impossible est devenu plausible.
                    Mohammed Ben Abbes ne sera sans doute pas élu en 2022, mais sans doute pas beaucoup plus tard non plus, si nous continuons sur la même voie. Il y a déjà longtemps que les Français se choisissent des présidents islamo-compatibles, Juppé pourrait être le prochain. Y aura-t-il tant de différence avec Mohammed Ben Abbes ?

                    Juppé kiffe le hijab
                    Juppé kiffe les frères musulmans
                    Juppé kiffe le léchage de babouches


                    • Taverne Taverne 28 avril 2016 09:31

                      Ne te soumets jamais à personne, même pas à toi-même !

                      Désobéissance et soumission ne sont pas toujours deux choses opposées. La révolte qui pousse à la désobéissance est le même mouvement qui conduit à la soumission à autre chose. C’est visible chez les adolescents. C’est pourquoi les philosophes grecs avaient raison, à mon avis, de prêcher l’obéissance comme voie de maîtrise de soi. Mais pas l’obéissance aveugle. Dans le même ordre d’idée : qui veut commander la nature doit apprendre à lui obéir.


                      • Francis, agnotologue JL 28 avril 2016 10:27

                        @Taverne, bonjour,

                         
                        ’’Ne te soumets jamais à personne, même pas à toi-même !’’
                         
                        Lacan a dit : ’’il ne faut pas céder sur son désir’’.
                         
                        Est-ce que vous pourriez me dire comment vous articulez les deux propositions, svp ?
                         



                      • Taverne Taverne 28 avril 2016 10:41

                         @JL

                        Je veux dire : N’obéis qu’à toi-même mais ne te soumets jamais à toi-même. Obéir et se soumettre n’ayant pas le même sens. On obéit à la loi ou à un autre par obéissance d’abord à soi, en accord avec soi-même (fut-ce par reconnaissance de la nécessité ou de son propre intérêt). On est toujours libre, par principe, de mettre un terme à cette obéissance ou de la suspendre. Et surtout, l’obéissance doit se concilier avec le respect de soi-même (ne te soumets pas).

                        Ne pas se soumettre à son ego, ni à son désir, ni à sa peur, autrement dit rester maître de soi. Suivre son désir mais sans subir la tyrannie de celui-ci.


                      • Francis, agnotologue JL 28 avril 2016 11:42

                        @Taverne,

                         
                         je pense qu’il faut distinguer la loi, la règle et l’injonction (commandement, ordre, etc.) : la loi et la règle sont (dans un principe égalitaire) universelles, ce qui n’est pas le cas de l’injonction, qu’elle vienne d’un tiers ou de soi-même.
                         
                        Et si je dois établir une nuance entre obéir et se soumettre, je dirai que l’on obéis à une injonction (à une volonté, une pulsion) mais on se conforme à la règle et on respecte la loi.
                         
                        On peut transgresser à ses risques et périls, une loi, pas une règle. « Nous habitons un monde où il est infiniment plus grave de violer une règle de commerce international qu’un droit de l’homme ». (Warren Allmand président de l’ONG canadienne Rights and Democracy). 
                         
                        Pour conclure, j’ajouterai que la soumission à une personne, à une volonté consiste à lui obéir sans réticence ni condition ; et que, au contraire de la loi et de la règle, les religions établissent des commandements auxquels le croyant est tenu d’obéir.


                      • Taverne Taverne 28 avril 2016 12:04

                        @JL

                        « je dirai que l’on obéit à une injonction (à une volonté, une pulsion) » : plier devant la volonté ou la pulsion, moi j’appelle cela se soumettre. J’obéis à l’autorité, pas à ses excès.


                      • Taverne Taverne 28 avril 2016 12:26

                        JL écrit : « Nous habitons un monde où il est infiniment plus grave de violer une règle de commerce international qu’un droit de l’homme ».

                        Forcément, on trouvera toujours plus de gens pour défendre des intérêts que de gens pour défendre les grands principes. C’est humain et, de plus, l’intérêt est toujours plus prompt à réagir.


                      • philouie 28 avril 2016 22:56

                        @JL,
                        bonjour,

                        Lacan a dit : ’’il ne faut pas céder sur son désir’’.
                         
                        Je ne comprends pas le sens de cette phrase.
                        Que doit-on en comprendre ?


                      • Francis, agnotologue JL 29 avril 2016 08:32

                        @philouie, bonjour,

                         
                        je m’étonne que vous le prophète ici de la castration, posiez cette question : selon moi, céder sur son désir a à voir avec le narcissisme et la toute puissance. 
                         
                        Ce que j’en comprends : Si vivre en ascète sans rien céder sur son désir est mortifère pour soi-même en premier lieu, de la même façon céder sur tous ses désirs est mortifère pour autrui, et pour soi-même en définitive. 


                      • Francis, agnotologue JL 29 avril 2016 08:34
                        Et j’en profite pour répondre à Taverne : céder sur son désir, c’est cela ’être soumis à soi-même’.
                         

                      • philouie 29 avril 2016 14:56

                        @JL
                        En réalité c’est le « sur » qui me pose problème. Il aurait dit « il ne faut pas céder à son désir », que le sens m’aurait paru évident, alors qu’il dit « sur son désir » et là, ça me trouble. D’autant que j’ai le souvenir d’une Dolto, dont on sait qu’elle était disciple de Lacan, comme une apôtre du désir et que Lacan n’utilise pas les mots pour rien.
                        et j’en suis a me demander si le désir en question n’est pas quelque chose de plus fondamental, de plus vital donc, que le désir tel qu’on l’entend lorsqu’on dit qu’il ne faut céder à son désir.
                        Il y aurait alors un désir profond, celui qui nous meut et qui nous fait être, et sur lequel il ne faut rien céder et des désirs superficiels, accessoires, pour ne pas dire pervertis, auxquels il ne faut pas céder.


                      • philouie 29 avril 2016 15:00

                        @JL
                        après une petite recherche je tombe sur ce texte auquel je ne comprends rien, si ce n’est que j’avais raison de ne pas comprendre.


                      • Francis, agnotologue JL 29 avril 2016 16:29

                        @philouie,

                         
                         vous avez raison sur le sens des mots : ’à’ n’est pas ’sur’. 
                         
                        ’’Il y aurait alors un désir profond, celui qui nous meut et qui nous fait être’’
                         
                        Vous faites peut-être allusion à ce que Spinoza désigne par le Conatus ? Je me suis peut-être cantonné à une lecture trop simpliste, et qui cadrait trop bien dans l’échange avec Taverne. J’avoue que cette citation m’a toujours laissé un peu perplexe.
                         
                        Pour ce qui est de Dolto, on a dit beaucoup de choses sur elle : n’oublions pas qu’elle a été précurseur dans la dénonciation de l’éducation traditionnelle des siècles obscurantistes, cette éducation si bien traquée par Alice Miller, notamment dans cet ouvrage : C’est pour ton bien. Cela lui a valu beaucoup de détracteurs, et pas des moindres.
                         
                        Pour votre lien, j’en lirai le texte plus tard, je n’ai pas le temps maintenant.


                      • philouie 29 avril 2016 20:05

                        @JL
                        peut-être l’élan vital, au sens de Jung, mais aussi le destin. le fatum de Nietzsche.


                      • philouie 29 avril 2016 20:25

                        @JL
                        Pour ce qui est de Dolto, on a dit beaucoup de choses sur elle : n’oublions pas qu’elle a été précurseur dans la dénonciation de l’éducation traditionnelle des siècles obscurantistes
                         
                        Je ne pense pas que cela l’un ou l’autre, c’est l’un et l’autre, mais pas en même temps.
                        Il y a deux ages, deux temps, le temps de la mère et le temps du père.

                        Dolto a raison. Mais pour la petite enfance. tout se joue avant six ans.
                        Ensuite non, il faut l’éducation. et la base de l’éducation c’est la servitude.


                      • philouie 29 avril 2016 20:27

                        Je ne pense pas que cela soit l’un ou l’autre,..



                      • Francis, agnotologue JL 30 avril 2016 08:35

                        @philouie,

                         
                        sur la formule de Lacan, ne pas céder sur son désir, prise au sens de : ne pas céder sur un principe :

                        J’ai lu votre référence en lien qui confirme ce que j’hésitais à dire : Lacan exprime là quelque chose qui est propre à Lacan, ce que confirment selon moi, ces extraits : ’’(Cette formule) est une position perverse. Mais par ce trait, nous sentons que se joue la problématique de la castration ... Lacan ne s’est jamais risqué à réutiliser cette formule.’’
                         
                        Pour en revenir à ce fil : j’ai utilisé cette formule de Lacan pour faire écho à celle de Taverne : ’’Ne te soumets jamais à personne, même pas à toi-même !’’ formule paradoxale, elle aussi !
                         
                        Et pour boucler la boucle : on en revient à la dialectique raison/désir ; ou pour le dire autrement : ici et maintenant vs ailleurs et plus tard ; moi/l’autre ; ou toute autre métaphore que vous voudrez.
                         
                         Sur Lao Tseu : j’avoue que je ne comprends pas.
                         


                      • philouie 30 avril 2016 09:45

                        @JL
                        j’ai relu, ou du moins ce que j’en ai pu, ce lien de cairn.info mais décidément, je pige rien.
                         
                        Lao tseu, c’est plus. simple, ce n’est qu’une image.
                         
                        Lao tseu est sur un buffle qu’il guide de la main.
                        Le buffle représente la pulsion. Une énergie animale pleine de vitalité dont il faut redouter les coups de cornes et les ruades.
                        Le buffle n’est pas anéanti, il est domestiqué, pacifié, et c’est qui permet encore à Lao Tseu d’atteindre sa destination. Il le transporte.
                        Il y a un risque lorsqu’on construit un barrage sur un fleuve que celui-ci soit plus fort que la digue et fasse davantage de dégâts que si l’on avait laissé le fleuve suivre son cour. C’est ce que l’on risque si l’on ne cède rien à son désir.
                        Ainsi le désir ne peut être arrêté. Il doit être orienté et canalisé. Il faut être sur son désir, l’apprivoiser, le chevaucher, le dompter. Mais ne pas l’anéantir.


                      • Hervé Hum Hervé Hum 29 avril 2016 18:28

                        @Porcu Nustrale

                        eh non, s’affranchir de la propagande médiatique est la condition !

                        Toutefois, cela ne signifie pas qu’on échappe à une autre propagande...


                      • ZenZoe ZenZoe 28 avril 2016 10:01

                        En tout cas le livre n’est pas le brûlot qu’on a voulu en faire. Il n’a rien de choquant, si ce n’est effectivement la passivité incroyable de la population. Le syndrome bien connu de la grenouille qu’on fait chauffer très lentement...
                        Le livre est loin d’être le meilleur de l’auteur, mais reflète toujours une acuité dérangeante sur la société d’aujourd’hui. La première moitié est très bonne, pleine d’humour acéré, la deuxième partie est chiante et mollassonne.


                        • julius 1ER 28 avril 2016 10:51

                          @ZenZoe


                          dans les années 70 on disait qu’au 21 ie siècle on mangerait des pilules comme nourriture de base or il s’avère que ce sont des compléments alimentaires !!!!

                          à la même époque Jean Yanne tournait un film qui s’appelait « les chinois à Paris » une belle métaphore qui rappelait l’occupation allemande ... 
                          mais en réalité Yanne faisait la démonstration que les occupants quels qu’ils soient finissaient par « être corrompus » par la façon de vivre des français !!!
                          est-ce que les musulmans dans ce pays ne roulent pas en voiture, ne vont pas au supermarché etc..
                          est-ce qu’ils vivent sous une tente en banlieue ????
                          bien sûr que non, le côté religieux a déjà été bien escamoté mais ce n’est qu’un début et je doute que le mode de vie des musulmans sera le même dans 100 ans !!!

                          alors plutôt qu’attiser les peurs il faudrait plutôt constater ce qui a vraiment changé chez les musulmans lambda (pas les irrascibles que l’on rencontre encore même chez les cathos ) ...


                        • mmbbb 28 avril 2016 12:32

                          @julius 1ER oui peut etre mais j’habite pres de Lyon il y a 15 ans aucune femme voilée dans cette ville Maintenant ce n’est plus le cas Je veux bien ne pas vouloir ne pas voir la realite mais lorsque je rencontre une femme voille desolé mais elle est voilée c’est cette image recue Quant a la peur il est facile aussi de ne pas vouloir voir la realite ( comme Alinea qui vit dans le centre de la France et ne connais la joie des voitures fambees au cognac en fin d’annee) , tout depend evidemment du lieux habite Voir a ce propos l’article du Point paru hier Les deux auteurs essayistes demontent cette belle theorie sociale inventée et promue par les faiseurs d’opinions ( la mixite sociale "


                        • ZenZoe ZenZoe 28 avril 2016 13:55

                          @julius 1ER
                          Je n’ai fait aucune allusion à l’Islam dans mon commentaire. Et je n’ai jamais commenté le mode de vie des musulmans. Vous me prêtez des propos que je n’ai pas tenus. C’est l’auteur qui parle de l’Islam.
                          Quant à moi, je pense que la soumission dont parle Houellebec pourrait tout aussi bien s’appliquer à bien d’autres choses. De Gaulle nous désignait comme des veaux bien avant la vague d’immigration nord-africaine.
                          Quand à l’analyse de la société de Houellebecq, elle est brillante, sa peinture du milieu universitaire est cruelle mais juste par exemple.


                        • julius 1ER 28 avril 2016 15:20

                          @ZenZoe


                          je ne prête aucun propos ZenZoe je viens juste compléter ton propos ... inutile de prendre la mouche, ton honneur est sauf !!!

                        • julius 1ER 28 avril 2016 15:56

                          @mmbbb


                          je lis ce que tu dis et je répète encore : 
                          est-il utile d’en rajouter dans l’atmosphère paranoïaque qui existe en ce moment dans ce pays ???
                          je sais pertinemment que chaque année c’est entre 300 et 1000 véhicules qui sont brûlés dans le pays et c ’est presque toujours dans les mêmes quartiers !!!

                          mais je dis aussi que se focaliser sans cesse sur ces problèmes d’une part n’aide pas à les résoudre mais aussi crée une insécurité sur l’ensemble du territoire même où il ne s’est jamais rien passé ce qui est bien plus grave .... 
                          car prétendre vivre dans l’insécurité alors que l’on a jamais eu affaire à quoi que ce soit de répréhensible relève d’un comportement totalement paranoïaque et c’est malheureusement la règle en ce moment tous les problèmes sont montés en épingle à des fins politiques et partisanes !!!

                          alors décréter la patrie en danger parceque l’islam existe dans ce pays, je veux bien...

                          mais quand à lui accorder aujourdhui ou demain une importance démesurée qu’il n’a pas et n’aura jamais relève de l’agit-prop à des fins partisanes... et cela je le combats !!!

                          ce matin je lis dans la presse qu’un enfant de 2ans aux USA assis sur le siège arrière d’une voiture a tué sa mère d’un coup de révolver .... 

                          est-ce que je dois en déduire qu’il s’agit :
                          1) d’un assassin
                          2) d’un dangereux psychopathe 
                          3) d’un djihaddiste
                          4) d’une victime de la société et de l’amour déraisonnable des américains pour les armes à feu
                          5) d’un individu génétiquement modifié qui a une arme à la place du cerveau 

                          où j’envoie un message à Trump qui dit que si l’on est armé on peut empêcher le massacre au Bataclan ????
                          j’ajoute aussi que c’est 32 000 personnes qui sont mortes en 2015 par armes à feu aux USA ....
                          alors je ne vais pas prétendre avoir raison sur tout mais je pense quand-même que plus les armes circulent et plus il y a de morts par armes à feu.....

                           et là c’est encore 800 fusils qui ont été interceptés par la police belge hier dans une fourgonnette
                          800 fusils dans leur conditionnement d’origine (fusil à pompe de marque Winchester) sur les images que j’ai vues ..... 
                           

                        • Jean Yves TROTARD (---.---.131.242) 28 avril 2016 10:42

                                   

                                        Si vous lisez OUESTLEBEC à voix haute vous sentirez mauvais de la bouche.

                          • DanielD2 DanielD2 28 avril 2016 11:34

                            Les musulmans n’ont rien à voir dans les problèmes que traverse l’Occident, ils n’en sont qu’une conséquence. Leur présence en Europe étant voulu par le grand capital. 


                            Ils sont comme les bactéries qui contaminent un organisme quand les défenses immunitaires sont faibles. 

                            Et comme tout organisme n’ayant pas spécialement de pathologie mortelle, l’Europe est déjà en train de produire des anticorps en masse ( voir les sondages sur l’Islam, voir ce qui se passe dans les pays de l’Est, etc ) Penser une seconde que les Européens pourraient accepter l’islamisation de l’Europe relève de la fiction. 

                            Quand aux conversions, soit disant pour combler le « vide spirituel » les chiffres les plus hauts parlent en France de 5000 personnes par an, la plupart du temps à l’occasion d’un mariage. 5 000 par an ça fait 50 000 en 10 ans, 500 000 en un siècle, 5 millions dans 1000 ans. Les Français en quête de spiritualité n’ont pas l’air si pressés que ça. 

                            Reste à virer les libéraux-mondialistes délirants qui nous gouvernent. Et ça, ça sera beaucoup plus dur que de mater quelques millions de musulmans, qui sont il faut bien le dire une communauté faible et assez pathétique. 

                            • leypanou 28 avril 2016 15:09

                              @DanielD2
                              Reste à virer les libéraux-mondialistes délirants qui nous gouvernent. Et ça, ça sera beaucoup plus dur que de mater quelques millions de musulmans : surtout qu’une majorité de musulmans font partie de la couche basse de la société, i.e à des postes d’exécutants et non de décideurs.

                              Il ne faut pas aussi oublier que l’arrivée massive de réfugiés est la conséquence de la déstabilisation de pays du Moyen-Orient et facilitée/aidée par des philanthropes comme G Soros et le capitalisme trouve là une manière de calmer les ardeurs revendicatives du salariat.


                            • Phalanx Phalanx 28 avril 2016 17:28

                              « Sans la chrétienté, les nations européennes n’étaient plus que des corps sans âme - des zombies. »


                              Voila tout. La question est : qui a décidé de déchristianiser le pays ? et pourquoi ? 

                              • agent ananas agent ananas 28 avril 2016 17:34

                                Même qu’en 2022 les arabes crient « A la Houellebecq »...


                                • JMBerniolles 28 avril 2016 19:21
                                  Houellebecq a une vision politique acérée et fine.
                                  Il y a la citation qui est donné dans l’article sur le fait que PS et UMP ont dans leur agenda caché la destruction de la France. [en fait les agents les plus actifs sur ce plan sont les prétendus écolos, agents zélés, à l’image de Cohn-Bendit, du néo libéralisme]

                                  Il faut noter que dans la vision de Houellebecq, très bien vue aussi la corruption généralisée précède la soumission..





                                  • Hervé Hum Hervé Hum 29 avril 2016 16:14

                                    Merci pour ce résumé qui me permet de connaître un peu mieux Houellebecq.

                                    reste que ce dernier ne comprend pas grand chose du monde dans lequel il baigne, trop de confusions et son roman en est la plus claire illustration.

                                    Toutefois, il est un point sur lequel il ne se trompe pas, c’est le fait que la vie consiste à donner sens à l’existant, c’est à dire, qu’une fois la conscience d’être acquise, la seule question qui en découle est le sens à lui donner.

                                    Sinon, la confusion la plus grave et destructrice, c’est de voir dans l’Islam et l’islamisation supposé de la France, l’origine de la déliquescence de la France, de l’Europe ou de l’humanité, quand en réalité et en vérité (les deux sont liés en relation de causalité, mais sont distinct) il s’agit uniquement d’une question de justice et d’équité économique et sociale. Donc, où la religion, que ce soit aujourd’hui l’Islam ou hier le christianisme, est un cache sexe aux véritables motivations de ceux qui dominent l’économie et in extenso, la société.

                                    L’absence de cadre moral et éthique est le propre du système capitaliste (le monarchisme obéit au même principe capitaliste, qui impose ses propres règles), car aucune morale, par nature religieuse et éthique, par nature philosophique, ne peuvent soutenir l’iniquité du modèle de société capitaliste, basé sur le déséquilibre structurel dans les échanges économiques et les relations sociales, sauf en usant de moyens altérant la conscience des humains.

                                    Si les sociétés dites « primitives » pour mieux les stigmatiser et les dégrader (car certaines étaient très évolués) avaient un cadre moral et éthique imposant le respect de la nature et d’autrui, interdisant le totalitarisme, c’est qu’elles partaient du principe que l’humain est soumis à la nature et non pas comme l’occidental à penser qu’il la domine.

                                    Autrement dit, le principe de soumission n’est pas propre à l’Islam, mais commun à tous ceux qui reconnaissent la supériorité de la nature(donc, Dieu) sur la condition humaine. Ce point mériterait un long développement, car on verrait alors que ce n’est pas l’humanité entière qui ne se soumet pas à la parole de Dieu, mais une petite minorité, dont la force repose sur son extrême agressivité et volonté de domination, aux fins d’exploitation du temps de vie des êtres, quand les autres aspirent essentiellement, existentiellement à vivre en paix et sans voler le travail, temps de vie d’autrui à leur seul profit. (car l’enjeu depuis toujours, c’est le temps où l’espace est le moyen et non la finalité, ce qui explique la financiarisation de l’économie).

                                    Le génie de cette minorité agressive repose depuis toujours sur sa capacité à provoquer la division entre les êtres et la dissonance cognitive à l’intérieur des êtres, de manière à pouvoir manipuler les foules. Si cette étape dans l’évolution de la conscience humaine était nécessaire, elle n’a pas vocation à demeurer au delà de son propre enseignement, sauf à renoncer à évoluer en conscience. (la conscience à besoin d’expérimenter pour acquérir de la connaissance et évoluer en conséquence de cette dernière)

                                    Ainsi, je reconnais ma soumissions à la loi première de la nature (qui s’impose d’abord à Dieu), soit, le principe de relation de causalité. Celui ci indiquant que, toute action conduit à une conséquence où la négation de ce principe ne le fait pas disparaître, mais le rend plus violent au moment où il ne peut plus être différé. Celui-ci indiquant que le sens ne peut être contraire à la nature.

                                    Nul ne peut se soustraire à la toute puissance du principe de relation de causalité sans plonger dans le néant existentiel, qui n’est pas l’absence de toute chose en soi, mais la négation du sens de l’existant et n’a pour seule conséquence.... Le chaos et la destruction. là aussi, il conviendrait de faire un long développement !

                                    Tout est infiniment plus subtil et complexe, tout en restant très simple, c’est là tout le miracle de la vie !


                                    • philouie 29 avril 2016 20:49

                                      Voici le verset qui fonde l’Islam :

                                      3:67. Abraham n’était ni Juif ni Chrétien, il était un fervent, soumis (muslim) à Dieu. Il n’était pas un associateur.
                                      3:68. Les plus proches d’Abraham sont ceux qui l’ont suivi, ce prophète et ceux qui croient en Dieu. Dieu est le Maître des croyants.


                                      • philouie 29 avril 2016 21:23

                                        Il y a dans la soumission plusieurs niveaux.
                                         
                                        La première est celle du croyant qui se soumet à Dieu, donc à sa Loi, telle qu’elle s’exprime dans le livre sacré et telle que les anciens l’explicitent. C’est en quelque sorte la soumission au contrat social de Rousseau,mais à la mode Coranique.
                                         
                                        La soumission d’Abraham est quelque peu différente car il obéit à Dieu, avec qui il est en relation directe. C’est le modèle de l’homme et de sa conscience, interface, à travers l’âme, de l’homme à Dieu. Pour le croyant, ceux qui sont proches d’Abraham, le lieu de la soumission est la prière.
                                         
                                        Puis il y a l’obéissance.
                                        C’est celle d’Isaac/Ismael à l’égard d’Abraham. C’est la relation traditionnelle du maître et du disciple, dans toutes les traditions spirituelles dans lesquelles il faut, pour le disciple, une obéissance totale et absolue envers le maitre.


                                      • philouie 29 avril 2016 23:41

                                        @Porcu Nustrale
                                        oui ,j’ai vu que chez vous la spiritualité, c’est suce-boules de marchands d’armes.


                                      • philouie 30 avril 2016 10:11

                                        Notons pour la petite histoire, que Ben Abbes signifie le « fils du père », et donc que le nom du nouveau président est composé des noms du prophète de l’Islam et de celui du prophète du christianisme.
                                         
                                        Profitons-en pour évoquer un autre personnage : Barabbas, autre forme de Ben Abbes, et qui porte le prénom de Jésus. Jésus Barabbas, le brigand qui fut sauvé de la crucifixion.

                                        "Nous avons vraiment tué le Christ, Jésus, fils de Marie, le Messager d’Allah’... Or, ils ne l’ont ni tué ni crucifié ; mais ce n’était qu’un faux semblant !"


                                        • philouie 30 avril 2016 10:32

                                          Il était soumis (muslim) à Dieu et ne faisait pas parti des associateurs :

                                          Et l’Éternel apparut dans la Tente, en [une] colonne de nuée, qui se tint à l’entrée de la Tente.

                                          Et l’Éternel dit à Moïse : Voici, tu vas être couché avec tes pères ; et ce peuple se lèvera et se prostituera après les dieux étrangers du pays où il va entrer ; et il m’abandonnera et il brisera mon alliance que j’ai conclue avec lui.

                                          Et ma colère s’enflammera contre lui en ce jour-là, et je les abandonnerai, et je cacherai d’eux ma face, et on le dévorera ; une multitude de maux et d’angoisses fondront sur lui, et il dira en ce jour-là : N’est-ce pas parce que mon Dieu n’est pas au milieu de moi que ces maux ont fondu sur moi ?

                                          Et moi, je cacherai certainement ma face en ce jour-là à cause de tout le mal qu’il aura fait en se tournant vers d’autres dieux.
                                           
                                          (deutéronome 31:15-18)


                                          • elpepe elpepe 2 mai 2016 03:58

                                            soumission = la fin de ce qui restait d infinitésimale humain donc Divin, peu très peu peuvent comprendre bien sur ....
                                            L Islam sera la punition divine de cette humanite que trop degeneree, et son enterrement premature,
                                            car soumise, incapable de se battre et mourir pour sa liberte


                                            • philouie 2 mai 2016 10:28

                                              @elpepe
                                              soumise, incapable de se battre
                                               
                                              Soumis, Muslim, Chouraqi le traduit par « pacifié »
                                              c’est la soumission à Dieu seul qui conduit à la paix.
                                              la rebellion, en particulier celle qui consiste à se prendre pour Dieu est ce qui conduit à la guerre.
                                              Voir l’histoire du christianisme et son ultra-violence.


                                            • elpepe elpepe 2 mai 2016 12:12

                                              @philouie
                                              Bonjour
                                              Eh oui votre reponse est logique car vous etes soumis,
                                              Dans l etat (islamique) vous ne pouvez pas comprendre qui si Dieu a cree cet univers, et cette poussiere d intelligence qui est l homme, il n etait pas assez cretin pour engendrer une creature juste pour l admirer et remercier pour les siecles des siecles,
                                              Ca serait lui faire injure de penser ainsi.
                                              L’homme est ’programme’ pour creer, il ne peut s’echappe a sa destine, c’est paradoxale non ?
                                              Continuer cette reflexion, la votre, un peu plus loin et vous allez pouvoir vous liberer et embrassez le Christianisme, qui n a absolument rien a voir avec la religion, le pouvoir, encore moins la violence.
                                              Le ’premier’ combat qu’il prone est celui contre vous meme, cad recreer l humain a partir de l animal que nous sommes,
                                              L univers est totalement indetermine, comme les ecritures sont imparfaites et surtout incompletes, car cette creation se ramifie de facon totalement anarchique, seul un esthete peut en deceler la beaute sublime, et un destin.


                                            • philouie 2 mai 2016 13:43

                                              @elpepe
                                              Les propos que je tiens là ne sont pas particulièrement islamique, mais ont valeur universelle.
                                              Ainsi je parlais de Rousseau sur la question de la soumission à la loi, qui est une constante très humaine.
                                              De même lorsque je parlais de l’obéissance du disciple envers le maitre, vous la trouverez avec la même constance, dans un ashram Hindou, un temple bouddhique ou un monastère chrétien.
                                              de même que le degré le plus élevé de la soumission, qui est celle du saint, et qui est représenté par Abraham, vous en trouverez de nombreux modèles dans l’hagiographie chrétienne.
                                              Ainsi par exemple Saint François parle-t-il de « soumission d’amour »
                                              Ainsi le « que Ta Volonté soit faite » est l’expression de la parfaite soumission de la créature envers son créateur.


                                            • elpepe elpepe 3 mai 2016 12:27

                                              @philouie
                                              Bonjour

                                              Merci pour votre réponse approfondie et étayée, mais vous avez vous mème trouve la réponse
                                              soumission d’amour
                                              alors c est plus de la soumission mais admiration  smiley

                                              J’ai aucune preuve de ce que j avance, mais j imagine que je ne dois pas etre le seul a penser ainsi,
                                              Mais la culture religieuse et judaïque, avec l ancien testament et le fameux fruit défendu, en l occurrence la liberté et son prémisse, la connaissance du bien et du mal, était notre première faute, alors tout ça commence très mal,
                                              Cela apporte de l eau a votre moulin, mais je reste un renégat, Chrétien, en l’occurrence,
                                              Car il doit exister une voie médiane, sinon les écritures se contredisent totalement, la désobéissance, la liberté et connaissance, ainsi que le manichéisme sont indissociables bien que non compatibles,
                                              Si une assertion est vraie ou nécessaire, sa contraposé l est tout autant, il en est de même pour le bien, évitons de reproduire les erreurs de l inquisition.


                                            • philouie 3 mai 2016 20:40

                                              @elpepe
                                              Sur l’amour.
                                              L’Amour Universel baigne toute chose. De mon point de vue l’attraction universelle par laquelle les astres s’attirent est une forme de l’amour divin.
                                              Seulement l’amour universel peu être corrompu, c’est l’amour de l’argent, c’est l’orgueil. En réalité l’amour véritable, c’est à dire l’expression pure de l’amour divin, n’a de réalité que lorsque tout autre forme d’amour a disparu.
                                              C’est pourquoi l’Islam ne parle pas d’amour mais de justice, le Coran commande de donner de son bien aux orphelin mais non de les aimer.
                                              Ce dont vous parler, l’amour de soumission ou d’admiration est ce qu’on appelle la dévotion, c’est à dire l’acte par lequel on tourne l’amour vers Dieu pour le détacher des autres biens et ainsi les libérer.
                                              Dans les divers degrés de soumission,pour le premier, celui de la soumission à loi, il n’est même pas nécessaire de croire mais c’est le seul qui soit absolument obligatoire.
                                              Le second, celui de l’obéissance est celle de l’éducation. L’objet de l’acte éducatif, qui passe par la servitude, consiste à arracher l’homme à son propre désir, c’est à dire à la perversion de l’amour pour qu’il ne s’attache que vers le seul objet véritable de tout amour : Dieu.
                                              La dévotion est le complément de l’éducation en cela qu’il s’agit d’un acte volontaire par lequel on oriente son désir vers Dieu. « Le meilleur d’entre vous est le plus pieux »
                                              Le cas du saint est à part, puisque le saint n’a pas d’amour par lui-même mais seulement en cela qu’il exprime l’amour divin pour chacune de ses créatures.


                                            • elpepe elpepe 4 mai 2016 03:55

                                              @philouie
                                              Salut
                                              C est complique votre cheminement, je remarque 2 a 3 contradictions de ci de la, mais n’en prenez pas ombrage
                                              C’est pourquoi l’Islam ne parle pas d’amour mais de justice, le Coran commande de donner de son bien aux orphelin mais non de les aimer.
                                              Cela contredit absolument tout votre post cad que l Islam est inutile voir inhumain ...

                                              Le cas du saint est à part, puisque le saint n’a pas d’amour par lui-même mais seulement en cela qu’il exprime l’amour divin pour chacune de ses créatures.

                                              C est pas de l’amour mais de la condescendance au mieux. c est ]injurieux pour les créatures.

                                              Je te le dis il faut repenser complètement l Islam, ensemble on peut s’y atteler

                                              Bien a toi et ta famille


                                            • philouie 4 mai 2016 15:43

                                              @elpepe
                                              Merci pour tes gentilles salutations.
                                              Je pense que comme croyant, et malgré ce qui nous sépare, il faut conserver une amitié mutuelle. Merci donc pour cette disposition.
                                              Par ailleurs, je voudrais préciser que je ne représente pas l’Islam, mais juste mon point de vue coloré d’islam.
                                               
                                              Evidement, je ne vois pas les contradictions que tu sembles déceler dans mes propos.
                                              En ce qui concerne les orphelins, la première chose qu’il faut avoir à l’esprit est que « l’amour n’existe pas, il n’y a que des preuves d’amour »
                                              (« l’amour n’existe pas » : en réalité il est la relation entre le créateur et les créatures)
                                               
                                              Par ailleurs l’amour est sujet à corruption, il peut prendre la forme de l’amour comme de la haine.
                                              Ce n’est pas l’amour qui compte , ce sont les actes d’amour. Et, de fait, si vous donnez de vos biens aux orphelins, au final, vous aimerez les orphelins. Faites le bien, ce bien se transformera en amour. En amour véritable. Alors que lorsque vous aimez, vous ne pouvez jamais être sûr de l’amour qui vous habite. Est-il sincère, est-il désintéressé, n’est-ce que l’amour de vous même ?.

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