Osons intervenir dans la crise climatique - 2 -
Nous avons 300 000 ans et nous nous appelons « sapiens ». Nous avons été qualifiés de « sage » par le grand Linné. Il avait raison, ce sera la sagesse ou la disparition. Il a eu une étonnante intuition. A nous d’être à la hauteur de notre nom.
La frange la plus créative de l’humanité
L’espèce humaine a aujourd’hui un terrible besoin d’innovation, elle a besoin de créer, d’inventer et pour cela elle a besoin de liberté. Pour les humanistes rien de changé, c’est bien le chemin depuis longtemps tracé. La jeunesse est la frange la plus créative de l’humanité, c’est sur elle qu’il faut miser.
Se mettre dans les territoires autour de la table pour l’éducation
Comme ces cantines bios qui se créent sous nos yeux dans les territoires par la volonté des habitants qui veulent une nourriture saine pour leurs enfants, dans la concertation avec les collectivités, les services de l’État, les associations, les entreprises… occupons nous de l’éducation dans les territoires. C’est l’heure de tout remettre sur la table. C’est un constat avéré nombre de collectivités de par le monde font plus que les États pour le climat. Il n’y aura pas de transition sans changement profond de l’ensemble du corps social. Il n’y aura pas de transition sans éducation. Cette éducation qu’il faut aujourd’hui changer.
Faisons confiance aux enseignants, animateurs, parents…
Spinoza disait : « On ne saurait rester inactifs quand nous sommes menacés de destruction ». Hé bien voilà c’est l’heure d’en finir avec l’anesthésie. Créons des cantines bios. La meilleure façon d’éduquer c’est de montrer l’exemple. Faisons un débat par classe pour le climat. Créons des forest school pour tous les enfants. Misons sur le jeu libre. Verdissons avec enthousiasme les cours d’école. Mettons l’éducation à la transition au bac… ou autre chose … Mais surtout stimulons la créativité des enseignants, des parents, des animateurs, des élus, des élèves. Faisons leur confiance.
Un plan d’action pour l’éducation à la transition
La Haute-Normandie, la Bretagne ont mis sur pieds des plans régionaux d’action pour l’éducation nature. C’est peut-être l’heure pour les territoires maintenant, même à petite échelle, de réfléchir à l’écriture de leur plan d’action pour l’éducation à la transition dans la concertation avec toutes les parties prenantes.
Décider d’une politique et l’appliquer
On était très inquiets pour la couche d’ozone dans les années 80. Avec le protocole de Montréal nous avons réagi, elle se reconstitue. Rappelons aussi qu’il ne restait que 14 espèces de poissons dans la Seine en 1990, il y en a 32 aujourd’hui. Elle redevient un écosystème complexe. Ce n’est pas l’effet des petits gestes mais de notre capacité à faire ensemble, de notre capacité à décider d’une politique et de l’appliquer. Des exemples comme ça il y en a des milliers, il en faut maintenant des millions.
Il y a trois bonnes nouvelles
La première bonne nouvelle c’est que les humains ont enfin quelque chose à faire ensemble et cette fois il ne s’agit pas de faire une grande nation dans l’opposition aux autres, il s’agit de retrouver les grands équilibres écologiques. Dit autrement il s’agit de retrouver la beauté, la paix et l’harmonie. La deuxième c’est que la société civile est puissante qu’elle se bouge et qu’elle est inventive et créative et qu’elle s’organise et va s’organiser toujours plus et agir sur la question du climat et de la biodiversité. La troisième bonne nouvelle c’est que les 15 000 scientifiques de 184 pays qui ont signé l’appel du 13 novembre 2017 disent que parmi les mesures efficaces à prendre, il y a les sorties dans la nature pour créer les liens que nous avons perdu avec la nature. Et ça on peut toutes et tous le faire, qu’on le veuille ou non nous sommes toutes et tous passeurs de nature. En y réfléchissant un peu on peut devenir un bon passeur de nature.
Et trois idées
La première idée ce serai de faire de la joie de vivre des enfants qui nous entourent (sans en oublier un seul) l’unique critère de civilisation. La seconde consisterait à miser sur l’intelligence collective, il y a tant d’outils pour cela que c’est à la porté de chacun, les effets en sont surprenants. Et la troisième idée serait de ne rien attendre de personne, ni de nulle part. C’est maintenant, entrons dans l’action. Osons !
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