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Les commentaires de therasse



  • therasse therasse 5 juillet 2011 14:55

    Tout se passe aujourd’hui comme si on imputait une présomption de culpabilité aux innocentes et une présomption d’innocence au coupable. Le monde à l’envers !


    Il faudrait tout de même rappeler que quand on arrête quelqu’un ou qu’on le met en garde à vue c’est nécessairement qu’ on croit à sa culpabilité et qu’on a des éléments sensés l’établir. Si son innocence était présumée, pourquoi, de quel droit irait-on l’importuner.

    Par ailleurs, à l’occasion d’affaires sordides de viol et de meurtres impliquant des citoyens lambda, je crois bien me souvenir qu’on n’a imprimé nulle part que les arrestations qui s’en sont suivies concernaient des innocents présumés mais bien un violeur présumé et un assassin présumé.

    Quand il ne s’agit pas d’intouchables, c’est donc bien la culpabilité qui est présumée dans l’esprit des commentateurs. 

    Un exemple parmi de nombreux autres :
    Remarquons qu’on n’écrit pas un présumé violeur. 
    On pourra me rétorquer qu’il existe de nombreux cas où la culpabilité est si évidente que les citoyens comprennent fort bien qu’on impute d’emblée la culpabilité sans qu’un jugement soit nécessaire afin de l’autoriser.

    .......comme dans l’affaire Omar Radhat, par exemple où les faits ne laissent planer aucun doute, lol.

    Par contre, dès qu’il s’agit d’un Woerth, d’un Tron ou d’un Strauss Kahn, le doute coule de source ainsi que la roublardise et l’intention doleuse des victimes


  • therasse therasse 22 mai 2011 17:24

    @Herlock Sholmes : Les 14 copines d’Ardison, celles d’Azouz Begag, Aurélie Filipetti, Tristane Banon, l’ épisode New Yorkais, sans compter tous ceux qui évoquent pudiquement sa drague lourdingue « limite harcèlement », ça commence à faire beaucoup de présomptions, d’autant qu’aux States on n’arrête pas quelqu’un sans biscuits. 



  • therasse therasse 21 mai 2011 09:08

    @Avocatdudiable : 

    J’entends bien. Qui de l’oeuf ou de la poule... ?
    L’opinion publique, la foule aurait les médias qu’elle mérite ; ...et les médias façonnent, formatent l’opinion ou tentent de le faire.
    Un cercle vicieux dont on n’est pas près de sortir. Sauf que des affaires comme celle-ci présente un triple avantage : 1)rappeler aux politiques qu’ils ne sont en démocratie que des mandataires, rien de plus, 2)aux journalistes que la toile est sur le point de les remplacer - seuls les seniors prêtent encore crédit à leur propagande- 3)au public, qu’ils sont en permanence cocufiés par les deux catégories ci-avant.


  • therasse therasse 21 mai 2011 07:30

    Dès lors qu’il y a viol ou agression (Tristane Banon), il s’agit d’un délit, d’un crime ; dès lors, il est impardonnable que la classe médiatique se réfugie derrière l’argument de la vie privée, de la chambre à coucher ou d’une absence de plainte. 


    Une plainte a pour but de mettre en oeuvre la résolution d’un CONFLIT ENTRE INDIVIDUS avec à la clé des éventuels dédommagements , il s’agit d’une action civile. Un délit, c’est autre chose, c’est une affaire entre un délinquant (ou criminel) ET LA SOCIETE avec in fine si la culpabilité est reconnue, une peine de prison et /ou une amende. La privation de liberté a donc pour but de protéger la société tout entière d’éventuelles récidives.

    Contrairement aux coucheries en tous genres entre adultes consentants, il y a précisément dans ce cas absence de consentement.

    Et si on ne met pas fin à ces agissements dans le chef d’un individu qui s’en est rendu coupable, la société est menacée par la répétition de ces actes, ce qu’on a pu constater dans le cas qui nous occupe depuis quelques jours. Ceux qui se sont tus ont donc permis ces récidives. 

    De surcroît, DSK était un homme politique, qui allait se présenter aux suffrages des citoyens ; il y avait donc nécessité absolue que ceux-ci connaissent le profil de celui pour lequel ils étaient susceptibles de voter, en particulier s’agissant d’un travers aussi grave que celui qui nous est apparu depuis l’épisode New Yorkais.

    C’est donc un déni de démocratie que de ne pas révéler aux électeurs une « pathologie » comme celle dont semble souffrir DSK, car il est incontestable que de très nombreux citoyens sachant ce qui est arrivé à Tristelle Banon, s’il s’avère qu’elle disait vrai, n’auraient jamais voté pour ce type d’individu, en particulier s’agissant de l’électorat féminin, à l’exception peut-être de Michèle Sabban. 

    La question qui me parait aujourd’hui centrale et qui mériterait un débat bien plus important que ceux qui ont été organisés ces derniers temps (identité nationale et tutti quanti), il s’agirait en l’occurence de s’interroger sur les CAUSES REELLES du silence et de la lâcheté de la plupart des médias. 


  • therasse therasse 19 mai 2011 15:34

    L’émission de Taddeï, hier soir sur France 3, portant sur la déliquescence de la presse française, j’ai tenté une mise au point, sur leur site, sous la vidéo de l’émission, concernant ce que disait Tristane Banon dans l’émission de Thierry Ardison, à savoir que l’agression qu’elle avait subie s’était transformée en corps à corps au sol, qu’elle avait dû se battre pour se libérer. 

    J’ai précisé que, jamais encore, aucun journaliste n’avait précisé ces détails essentiels. Or, ceux-ci seraient pourtant de nature à montrer la distinction capitale entre ces faits éminemment délictueux, voire criminels, s’ils sont avérés et une drague fut-elle lourdingue.
    On sort de toute évidence du cadre de la vie privée.
    Par ailleurs, l’intéressée ayant assumé de relater ces faits, devant des caméras et en présence de journalistes (Thierry Ardison, et Jean-Michel Apathie, notamment), faits constituant évidemment un délit pour autant qu’ils soient effectivement arrivés, il me semble que les journalistes qui en avaient connaissance avaient pour devoir d’enquêter et de porter le cas échéant ce récit à la connaissance des électeurs.
    J’ai également rappelé qu’un délit, un crime ne doivent pas nécessairement faire l’objet d’une plainte pour être poursuivis, car il y va de la protection des futures victimes potentielles, de la société, que par ailleurs quand un acte de violence est commis dans la rue, il n’est pas indispensable que la victime dépose une plainte pour que le fait soit relaté sans délai dans la rubrique des faits divers. Une plainte permet une éventuelle indemnisation de la victime, mais au-delà des intérêts civils, il y a l’action pénale en vue de la protection de la société.
    Or, dans ce cas, les suite données par les journalistes présents furent quasi-inexistantes, hormis la vidéo de l’émission sur la toile et la rumeur qui enfla parmi les initiés parisiens.
    Jusqu’à présent, mon commentaire posté sur France 3 ne semble pas avoir passé le cap de la modération.
    Je note également que dans aucun débat télévisé vu ces jours-ci, le récit des faits ci-avant n’est évoqué. 
    L’impression que ça me donne, c’est que les journalistes connivents, n’ont aujourd’hui encore qu’un soucis, sauver le soldat DSK.


  • therasse therasse 17 mai 2011 08:19

    Une question centrale : Un homme qui considère les femmes comme des objets, sex toys qu’on utilise sans consentement de leur part, comment cet homme dès qu’il serait élu président considérera-t’il les citoyens ?

    DSK ne s’apparente-t’il pas plus à un émir du golfe dans son harem qu’à un « leader responsable » de gauche ?
    Les tartuffes m’objecteront la présomption d’innocence dans le cas d’espèce Etats-Unien. Mais les mêmes connaissent pourtant la réputation sulfureuse de l’intéressé et notamment l’épisode Tristane Banon. 
    A propos quand celle-ci a raconté les violences qu’elle a dû subir à l’époque, DSK lui a-t’il collé un procès aux fesses ? Ou s’est-il contenté de rester dans son coin comme un chien battu ... un peu comme il l’a fait hier devant sa juge ?   


  • therasse therasse 15 mai 2011 11:11

    @Télévasion :

    Quand vous écrivez « les prostituées sont consentantes », vous pratiquez exactement ce que je dénonce, cad la « généralisation abusive ».
    Il y a de nombreuses femmes et d’hommes qui, pour des raisons qui les regardent s’adonnent à l’amour (sexe) rémunéré, dans un sens ou dans l’autre (prostituée ou gigolo) et sous différentes formes (monnaies, cadeaux, avantages en tous genres) et ce en parfaite légalité dans TOUS les pays qui entourent l’hexagone.
    Il y a également des structures en Suisse, Espagne, Belgique ou Allemagne ou aux Pays Bas (bars à Hôtesses, hôtels ou maisons closes en tous genres) où les conditions de « travail » sont diverses et variées.
    Enfin il y a toutes les formes d’esclavages qui vont du "Julot casse-croûte aux réseaux et mafias en tous genres.
    Cette diversité implique des traitements divers ; et en tous cas, les relations librement consenties, rémunérées ou pas, ne peuvent en aucun cas faire l’objet d’interdits, à mon sens.
    Un individu a le droit de faire l’amour avec qui il veut. Depuis 1968, la libération sexuelle est entrée dans les moeurs. Et faire un cadeau n’a jamais été interdit sous aucun régime. Pourquoi donc interdirait-on le cumul de ces deux pratiques ?
    Mais, je réclamerais par contre de toute urgence des lois, procédures spéciales et sanctions plus lourdes qui permettraient aux forces de l’ordre d’appréhender les proxénètes et démanteler les réseaux. Dans ces cas, je souhaiterais que le délit de proxénétisme soit remplacé par celui d’ esclavagisme assorti de peines de prison plus lourdes.
    Encore faudrait-il redéfinir ce qu’on appelle proxénétisme. Le bailleur d’un appartement loué à un(e) locataire qui se livrerait à la prostitution peut-il être considéré comme esclavagiste ? Les hôteliers hollandais, les propriétaires de bars à hôtesses de Flandres Belges, de vitrines Bruxelloises, Liégeoises ou Anversoises, de boîtes de nuit espagnoles, de réseaux d’hôtesses Suisses, devraient-ils faire l’objet de sanctions ou d’interdits ?
    A mon sens, il y a un réel travail d’investigation qui doit être réalisé qui permette de distinguer ce qui constitue ou serait susceptible de constituer un délit ou un crime de ce qui relève de pratiques sexuelles libres (rémunérées ou non).
    Le foisonnement actuel de lois liberticides me paraît constituer à terme un danger bien plus grand pour nos démocraties que les cibles que les gouvernements feignent de viser.    


  • therasse therasse 30 avril 2011 19:14

    Sorry, mais de nouveau le lien ne passe pas. Il y a décidément un problème technique ; c’est la seconde fois que ça arrive.



  • therasse therasse 30 avril 2011 19:11

    Je ne préconise nullement l’anarchie, dont vous trouverez la définition sous le lien suivant :



    Mais si je devais absolument choisir entre un régime totalitaire et l’anarchie, je n’hésiterais pas.


  • therasse therasse 30 avril 2011 19:08

    Le viol ou la violence implique l’absence de consentement, ce qui n’est nullement le cas dans les cas de figure où mon discours se situe.



  • therasse therasse 27 avril 2011 13:22

    @Sarahchaudeffroi : (Suite)

    Ajoutons un rappel de ce que sont les incapacités en droit (d’exercice et de jouissance) et ce qui advient des « incapables » :
    Quelqu’un (Ariane il me semble) a reproché également aux clients de se manifester dans ce débat en faveur de la prostitution.
    Je lui retourne l’argument : En quoi les femmes, non-prostituées et qui n’ont donc aucune expérience de la vie de ces femmes s’autorisent-elles à pontifier sur la question, imbues de leurs pseudo-certitudes ?
    Au moins le client, lui est allé sur le terrain et, pour peu qu’il soit intellectuellement curieux, a posé des questions, a écouté et observé. 
    Par ailleurs, voudriez-vous chère Ariane, que les seuls concernés par le projet de loi restent silencieux au profit des dogmatiques en tous genres ? 


  • therasse therasse 27 avril 2011 11:40

    @Sarahchaudeffroi :

    « Donc, pour vous, la Loi ne doit pas exister ? ce serait donc liberticide que de créer un principe normatif ?

    La majorité des prostituées sont fragilisées psychologiquement, sont d’anciennes victimes de violences, souvent droguées. Vous considérez qu’elles sont en mesure d’exprimer un consentement libre et éclairé ? qu’elles pourraient décider en leur for intérieur ce qui est bon ou mauvais ?

    la reponse est NON »

    Normatif implique une norme, normal donc la négation de l’individu en tant qu’ être particulier et libre. Il y a donc dans ce mot un relent catho ou fascisant, pour peu qu’on ne soit pas extrêmement prudent et respectueux de l’autonomie de l’être humain, de son particularisme.

    Ce concept évoque également une sorte de moule social dans lequel les puritains bien-pensants ont toujours tenté de couler les comportements humains.

    Dans tous les cas ce terme est de toute évidence liberticide. Or, si vous ne l’avez pas encore remarqué, mon discours depuis le départ s’articule autour d’un des trois mots d’ordre de la Révolution française : celui de Liberté.

    Par ailleurs, quand vous évoquez ou plutôt devrais-je dire « postulez » la fragilité de TOUTES les prostituées ainsi que leur incapacité à décider de leur sort en adulte, vous allez plus loin, car chacun sait ce que juridiquement, le concept de capacité signifie. Il s’agit de les dénuer de tout droit de choix et d’exercice de leur droit, donc de leur liberté, en présupposant chez elles un handicap mental qui les ampute de la capacité de discerner les bonnes options des mauvaises.

    Plus crûment dit, comme elles ne distinguent pas comme vous le bien du mal, votre notion du bien de votre notion du mal, comme leurs choix ne correspondent pas aux dogmes de la sarkozie, elles perdraient leur statut d’adulte responsable pour se trouver rejetée dans un état de minorité prolongée.

    Il y a là négation absolue des minorités au profit des dogmes bien-pensants.

    L’adage de Beauvoir -ma liberté s’arrête ou celle de l’autre commence- est empreint de sagesse. Une femme et un homme ou deux êtres du même sexe qui pratiquent leur sexualité rémunérée ou non, n’empiètent pas sur le jardin du voisin, sur sa liberté. Ils ne font donc rien jusque là de répréhensible. 

    Par contre ceux qui imposent à un être humain telle ou telle pratique, sexuelle ou autre, par la force ou la menace et qui piquent l’oseille au passage sont les seuls qui méritent les foudres des forces de l’ordre. Les peines qui leur sont appliquées sont beaucoup trop légères.

    Ne vous trompez pas de cible.  

      





  • therasse therasse 26 avril 2011 20:53

    @Femme et Libre :

    Nombre de prostituées que j’ai connues vous riraient au nez en découvrant votre littérature, vos certitudes, vos points de vue simplets, monolithiques, manichéens....et votre exigence que chacune ressente et pense cette polémique comme vous.
    Votre point de vue ne vaut que pour vous. Nombre de femmes que j’ai connues dans les bars à hôtesses belges n’expriment absolument pas ce ressenti qui est le vôtre.
    Que ce soit votre point de vue et que vous l’exprimiez, c’est votre droit le plus strict ; que vous prétendiez qu’il s’agit de vérités universelles est ridicule.

      



  • therasse therasse 26 avril 2011 01:35

    @Sarahchaudeffroi : Loin de moi l’idée de prétendre que la prostitution est un moyen de libération de la femme DANS TOUS LES CAS. J’ai d’ailleurs dit ce que je pensais des généralisations abusives. Ce que je prétends grâce à ces exemples que j’ai bien connus, c’est que la prostitution si elle peut, dans un certain nombre de cas, s’apparenter à de l’esclavagisme, peut également, dans d’autres, permettre l’émancipation ou la fin d’un calvaire, de femmes soumises depuis des années. 

    Je le répète : chaque cas est un cas d’espèce. C’est la raison pour laquelle la prostitution doit pouvoir se pratiquer librement et protégée des exploiteurs. Et ces femmes ne devraient pas être considérées comme un sous-monde démunies de tout droit, parfois rackettées ou baisées gratis par des flics qui exploitent leur marginalité (j’ai eu des témoignages de ces pratiques ignobles).
    « Et personne n’a eu le courage de leur dire que ce qu’elles vivent est anormal ». Ce que vous pouvez tenir comme discours lénifiant, monolithique...comme si le concept de normalité était une notion aux contours précis, partagés par tous. Personnellement, je n’ai pas l’outrecuidance de décréter pour ces jeunes femmes ce qui doit être considéré comme normal ou anormal. 
    Ni anormal, ni mal, simplement légal aujourd’hui encore. Et tout ce qui n’est pas interdit est par définition autorisé. Dès lors c’est à chacun de se faire sa religion en évitant ou en affrontant le regard des imbéciles. 
     


  • therasse therasse 25 avril 2011 21:37
    Le lien n’a pas été imprimé ; nouvelle tentative :

    http://www.youtube.com/watch?v=314sccKXZZg


  • therasse therasse 25 avril 2011 21:35

    @Sarahchaudeffroi :

    J’ajoute que les filles que j’ai connues dans les bars de Flandre Occidentale (Région de Courtrai et de Gand) ne me semblaient pas fragilisées psychologiquement. Bien loin de là. Méfiez-vous des portraits stéréotypés des médias.
    Après avoir fréquenté ces lieux « de perdition », j’ai compris que les médias de masse donnaient une vision très orientée sur le monde de la prostitution.
    Celui que je connais s’apparente plus à ce que nous a montré Mireille Darc dans son documentaire. J’ai aussi pu visionner un docu sur Planète qui dresse le portrait des lieux de prostitution en Belgique, Espagne, Allemagne et Suisse. Ces documents ont pour mérite de respecter la diversité des pratiques.
    Ci-après l’un des bars que j’ai pu fréquenter (il y a plus ou moins 5 ans)



  • therasse therasse 25 avril 2011 21:03

    Nous nous trouvons effectivement dans cette affaire aux antipodes de la pensée complexe, nuancée qui prendrait toutes les situations en compte plutôt que de légiférer à l’emporte pièces.

    Depuis Sarko le Petit, cette manière expéditive de légiférer, n’est plus exceptionnelle. 


  • therasse therasse 25 avril 2011 20:58

    Vous voulez que je vous cite moi aussi des exemples :

    -J’ai connu Barbara (son nom de scène, évidemment), de père musulman et de mère espagnole qui subissait la loi des mâles dans sa famille. Je l’ai vue un jour revenir battue par ses frères et enfermée dans une chambre sans nourriture pendant trois jours.
    Pour elle, gagner beaucoup d’argent en peu de temps, c’était échapper à cet enfer. Croyez-moi ... ou pas, pour elle le bar et le petit appartement qu’elle louait avec une « collègue » qui travaillait avec elle, c’était le paradis.
    -Une autre, algérienne, Linda, autre nom de scène, battue par son mari divorcée, ayant subi un coma de 24h suite à un coup subi à la tête, séparée avec une fille de 12 ans avait commencé par bosser dans la restauration. Son patron ne cessait de la coincer dans tous les coins de son resto afin d’obtenir ses faveurs.
    Un jour, une dame rencontrée dans un bus lui a proposé de venir travailler chez elle. Elle a accepté d’y venir en touriste. Puis, peu à peu, elle a pris des clients dont j’ai fait partie. 
    Très mignonne, elle a très vite accru une clientèle dont beaucoup étaient des habitué, ses ressources lui ont permis d’élever décemment sa fille, qui a toujours ignoré l’activité nocturne de sa mère. Elle était confiée à une amie pendant qu’elle se rendait sur son lieu de travail. 
    Beaucoup de musulmanes utilisent en Belgique la prostitution pour s’émanciper d’un milieu violent autant que machiste et peu respectueux de la liberté des femmes.
     Eux prétendront justement respecter leurs femmes, veiller sur leur respectabilité ; mais là aussi, on est face à un dialogue de sourd, car beaucoup de ces femmes ne souhaitent pas de la forme de respect qu’on veut leur imposer ; c’est de respect de leur liberté, de leur droit à respecter leur choix de vie dont elles ont besoin.
    Afin de conclure en répondant plus précisément à votre question, je rappellerai Simone de Beauvoir qui disait que la liberté de l’individu doit s’arrêter où s’arrête celle de l’autre. C’est évidemment également vrai pour la liberté de la société à légiférer. Quand le législateur devient outrageusement liberticide, au point de devenir « normatif » dans des domaines qui tiennent à la vie privée sous le prétexte fallacieux, hypocrite de s’attaquer aux réseaux et aux mafias, on est légitimement en droit de se demander si ce sont bien ces gangsters, ces criminels qui constituent leur préoccupation première. Et depuis le discours du Latran, je suis de plus en plus sceptique. 


  • therasse therasse 25 avril 2011 20:28

    Je ne justifie pas d’esclavagiser des femmes ni ne tente le moins du monde de le faire. 

    Bien au contraire, je revendique pour les femmes le droit, la liberté de faire ce qu’elles veulent de leur corps ; ce n’est pas un droit de soumettre et vendre des femmes que je revendique mais une liberté pour la femme de se louer à un client plutôt qu’à un patron ou un mari, si tel est leur choix.
    Apprenez à lire cher Monsieur.
    Mener un combat contre les esclavagistes, oui ! Au mépris de la liberté de la femme qui souhaite se louer ou du client qui rencontre cette offre et apprécie la liberté et l’absence de contrainte de ce type de relation, mille fois non !!! 
    Je serai toujours aux côtés de ceux qui veulent combattre les réseaux, les mafias. Mais les cagots liberticides trouveront en moi un ennemi virulent autant qu’opiniâtre. 


  • therasse therasse 25 avril 2011 20:01

    Et la nuance ultime, chère Ariane, c’est que si client j’ ai pu être, si je revendique le droit pour chacun la liberté de faire ce q’il (elle) veut de son corps y compris contre rémunération, il m’est arrivé d’aider une jeune fille à sortir de là, la licenciée en philo que j’évoque dans mon premier post . 

    J’ai également mis ses parents au courant de la situation, en compagnie desquels je suis allé la chercher, ce, afin qu’elle soit encadrée à la sortie. 
    J’avais à cette époque naïvement pu croire qu’elle n’était pas à sa place dans ce milieu et qu’elle souhaitait s’en sortir.
    J’ai cru comprendre, aux dires de gens qui fréquentent toujours ces bars, qu’elle y serait retournée et que l’interruption de cette activité n’aurait été que tout à fait éphémère.
    Elle se faisait environ 5000 ou 6000 euros par mois. Avec son diplôme licenciée en philo, à combien aurai-elle pu prétendre.
    Et savez-vous à combien s’élèvent les revenus mensuels de la ministre putophobe ?