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Accueil du site > Actualités > Environnement > Le nucléaire a déjà un pied dans l’agroalimentaire

Le nucléaire a déjà un pied dans l’agroalimentaire

L’irradiation des aliments est une pratique de conservation des aliments qui progresse depuis une dizaine d’année. Pour autant, elle reste difficile à identifier pour le consommateur. Faut-il en avoir peur ? Le point sur un sujet fort peu médiatisé.

Officiellement appelée « ionisation » (moins péjoratif), l’irradiation des aliments est l’une des trouvailles de l’industrie nucléaire pour les applications civiles de l’atome. Cette technique utilisée par l’industrie agroalimentaire depuis une cinquantaine d’année a pour objectif d’augmenter la durée de conservation des aliments en leur infligeant une dose radioactive « légère ». Cette dose ne produit pas d’aliments « contaminés », c’est-à-dire radioactifs. Mais est-ce vraiment une garantie d’innocuité ? La question, qui fait débat depuis le début de cette pratique, a été évacuées par les agences sanitaires. Les consommateurs, eux, se montrent beaucoup plus méfiants.

En Europe, l’irradiation est autorisée, en principe, pour un nombre limité de denrées : les herbes aromatiques séchées, les condiments et les épices (directive 1999/3/CE du Parlement européen et du Conseil du 22 février 1999). Dans les faits, chaque État membre est libre de maintenir les autorisations qui lui sont propres. La libre circulation des marchandises fait le reste. Ainsi, dans la pratique, l’irradiation de nombreuses denrées est autorisée partout en Europe : abats de volaille, ail, oignon, échalote, blanc d’œuf, céréales, condiments végétaux, crevettes, cuisses de grenouilles congelées, farine de riz, flocons et germes de céréales pour produits laitiers, herbes aromatiques, légumes et fruits secs, viandes de volailles, etc.1.

Le Codex Alimentarius (le code alimentaire international, lire notre précédente édition) a par ailleurs donné son feu vert à l’irradiation de tous les aliments en 2003. Les États, eux, restent néanmoins plus restrictifs, sans doute du fait de l’impopularité de l’irradiation. Mais pour combien de temps ? On sait que les litiges commerciaux internationaux sont souvent réglés par l’OMC sur la base du Codex. Le conflit commercial autour du bœuf aux hormones peut se reproduire pour les aliments irradiés, et l’Europe se voir accusée de « protectionnisme ». En clair, les consommateurs ne sont pas à l’abri d’une arrivée forcée de produits irradiés en provenance des pays non membres de l’UE, ou de pénalités financières pour entrave à la liberté du commerce mondial.

La France approuve l’irradiation

« La littérature scientifique récente n’apporte pas d’éléments nouveaux qui permettraient, sous l’angle toxicologique notamment, de remettre en question les conclusions des évaluations conduites jusqu’à présent concluant à la sécurité des aliments traités par ionisation », explique l’Afssa2. L’agence française pour la sécurité sanitaire des aliments se veut rassurante pour le consommateur (elle rassure aussi, de fait, l’industrie agro-alimentaire...). Mais peut-on vraiment faire confiance à ses conclusions ? Le Collectif français contre l’irradiation des aliments s’est livré à un décryptage des derniers avis sanitaires de l’Afssa. Pour lui, l’agence « donne des informations fallacieuses parce qu’incomplètes, concernant notamment les quantités irradiées dans l’Union européenne, la recommandation de la norme Codex ou la réalité des contrôles, déformant ainsi les faits  ».

Depuis 2001, le droit français a mis en œuvre la directive cadre européenne 1999/2/CE, par le décret n°2001-1097 du 16 novembre 2001 relatif au traitement par ionisation des denrées destinées à l’alimentation de l’homme et de l’animal. L’arrêté du 20 août 2002 a fixé la liste des catégories de denrées pour lesquelles le traitement par irradiation est autorisé. Grâce à l’autorisation prévue par la directive européenne et forte des avis favorables donnés par le CSAH, la France continue d’autoriser l’essentiel des produits précédemment agréés : les herbes aromatiques, les épices, les condiments, l’oignon, l’ail, l’échalote, les légumes et fruits secs, les flocons et germes de céréales pour produits laitiers, la farine de riz, la gomme arabique, la volaille, les cuisses de grenouilles congelées, le sang séché et le plasma, les crevettes, l’ovalbumine (additif alimentaire), la caséine et les caséinates (additifs alimentaires). Seuls le camembert au lait cru et les fraises ont disparu de sa liste. Ces ingrédients se seraient-ils montrés trop sensibles au traitement ? Il semble que ce soit bien le cas du camembert, les lipides animales ayant tendance à rancir à la suite de l’irradiation...

Laxisme. En France comme en Europe, l’étiquetage est obligatoire3, mais les contrôles sont tellement peu fréquents, surtout en France, que le laxisme pourrait bien être la règle... Dans l’hexagone, au niveau de la commercialisation, seuls 216 échantillons ont été contrôlés en 2006, avec un taux de fraude de 14,8 % (crustacés et mollusque surtout) ! En 2007, seulement 117 échantillons (taux de fraude : 5,13 %) ont été examinés. Non seulement ce faible échantillonnage ne permet pas de juger de la situation correctement, mais il est aussi à comparer avec les 3 744 échantillons allemands (qui irradient dix fois moins que les Français), bien plus représentatifs (avec un taux de fraude de seulement 1,47 %)4. On mesure, à cet écart, le professionnalisme de l’État français qui devrait plutôt s’inspirer de la rigueur germanique avant de délivrer des avis sous forme de « tranquillisants sanitaires » pour faire face à l’anxiété des consommateurs devant leur assiette.

L’inquiétude est visiblement justifiée : certains pays n’ont pas réalisé de contrôles (Chypre, Danemark, Espagne) ou n’ont transmis aucune information (Bulgarie, Portugal, Pays Bas, Lettonie (en 2006), Estonie, Roumanie (en 2007)... « De façon générale, les contrôles au stade de la commercialisation sont incohérents, disparates, variant d’une année à l’autre et d’un pays à l’autre, et sans règles communes, ce qui rend une réelle évaluation quasiment impossible. De plus, comme le rappelle clairement la directive 1999/2/CE, ’’le marché intérieur comporte un espace sans frontières intérieures dans lequel la libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux est assurée’’ », rappelle le Collectif contre l’irradiation des aliments. Ce collectif français regroupe une vingtaine d’associations5 et demande l’interdiction pure et simple de cette pratique.

Conclusion, même si l’étiquetage est obligatoire, le consommateur a peu de moyen de savoir si un aliment a été irradié et ne peut connaître la quantité exacte de denrées alimentaires commercialisées en Europe. Cependant, à l’heure actuelle, cette pratique semble assez limitée. D’une part parce qu’elle passe assez mal auprès des consommateurs, d’autre part parce qu’elle coûte finalement très cher (lire notre interview de Roland Desbordes).

Dans son avis de 2001, l’Afssa indique en guise d’argument sanitaire : « De plus, les aliments ainsi traités ne constituent pas la source principale de nutriment dans le régime alimentaire français.  » Jugé « scandaleux » par le président de la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité, cet argument ne figure plus dans le dernier rapport (2007). « Faut-il comprendre qu’il devient envisageable que des aliments irradiés constituent la source principale de nutriments dans le régime alimentaire français ?  », demande non sans ironie le Collectif contre l’irradiation des aliments... Cela pourrait-il un jour arriver ? Donnée inquiétante pour le consommateur dans un marché mondialisé : la chine est passée de sept unités d’irradiation en 2003 à cinquante en 2006.

Pourquoi en sommes-nous arrivés là ?

« Comment prétendre utiliser le feu nucléaire, par essence destructeur, pour traiter des aliments qui sont constitutifs des forces de vie ? Irradier, c’est tuer les micro-organismes qui accompagnent nos aliments », s’exclame, avec son bon sens paysan, Jean-Louis Meurot, un agriculteur installé dans la Drôme6.

C’est du côté du dogme de l’hygiénisme qu’il faut chercher l’alibi d’une telle pratique, également appelée pasteurisation à froid... Version extrémiste de l’hygiène, l’hygiénisme fait la chasse aux microbes (bactéries, virus, champignon) en oubliant que ces derniers font aussi partie de la vie et qu’ils ne sont pas tous pathogènes. Avec la ionisation, il s’agit, nous dit-on, de protéger notre santé en assurant notre sécurité alimentaire. Nos aliments seraient-ils à ce point malades ou dangereux ? Listéria, salmonelles7, ces bactéries toxiques très médiatisées justifient-elles une telle pratique ? Non, dans la mesure où de simples mesures d’hygiène permettent déjà d’éviter les intoxications (cuisson, choix d’aliments frais, respect des dates de consommation).

Pratiques frauduleuses. La vraie raison de l’irradiation semble plutôt résider dans la course au profit, qui s’intègre dans le cadre de la mondialisation de l’agriculture. Les aliments, cultivés sur des substrats peu vitaux et gorgés de chimie, ne possèdent plus les défenses naturelles nécessaires pour parcourir des milliers de kilomètres avant d’être transformés. Leur état sanitaire les rend vulnérables aux maladies. L’irradiation (progressivement autorisée dans le monde depuis les années 1960, mais en plein décollage depuis 1999) vient donc opportunément pallier l’hygiène déplorable de nos denrées alimentaires.

Revers de la médaille : « Ce procédé peut favoriser les pratiques frauduleuses, en permettant de masquer des signes d’altération de nos aliments résultant de mauvaises conditions sanitaires lors de la production. Ces avantages, ainsi que son efficacité multi-usages (conservation, décontamination, ralentissement du mûrissement, inhibition de la germination) en font une technologie particulièrement appropriée pour l’économie moderne mondialisée », explique le Collectif contre l’irradiation8.

Quelles conséquences sur notre santé ?

Incertaines. L’irradiation est suspectée de provoquer sur les aliments des mutations moléculaires toxiques, plus particulièrement dans les graisses, qui supportent mal ce traitement. « Si un aliment irradié ne devient pas radioactif, sa nature est cependant profondément altérée par la formation de radicaux libres très réactifs et par des recombinaisons chimiques donnant naissance à des molécules nouvelles comme le cyclobutanone dans les lipides, dont plusieurs études montrent la toxicité », explique Brigitte Zaccaria, consultante pour l’association de consommateurs Food and Water Watch Europe9.

L’irradiation entraîne donc la formation de 2-alkylcyclobutanone dans les aliments contenant des matières grasses. Cette substance est fortement soupçonnée d’avoir des effets nocifs sur la santé des êtres humains (génotoxicité, cytotoxicité et cancer du colon notamment). Les études alimentent la controverse10. Dans une étude franco-allemande, des scientifiques soulignent le manque de données fiables pour évaluer le risque réel lié à la consommation d’aliments irradiés11.

D’après Brigitte Zaccaria, « ce procédé provoque également la destruction d’acides aminés et de vitamines (A, B1, B6, B12, C, E, K, PP et acide folique), la rupture des équilibres naturels, la possibilité de mutations chez les bactéries ou les insectes les plus pathogènes. Par ailleurs, l’irradiation détruit les bactéries mais pas les toxines qu’elles sécrètent, or ce sont ces dernières qui sont responsables des intoxications alimentaires.  »

Troubles neurologiques. Par ailleurs, « l’équilibre microbiologique de l’aliment étant fragilisé par l’irradiation, des agents pathogènes peuvent se développer plus rapidement et proliférer puisque leur « concurrents » ont été éliminés  », pointe le Collectif contre l’irradiation des aliments.

Fait anecdotique, mais pas forcément anodin : en novembre 2008, l’entreprise Champion Petfood Ltd a rappelé des produits d’alimentation animale vendus sous la marque Orijen (Australie) à la suite d’une enquête des inspecteurs du groupement de vétérinaires australiens, ce dernier ayant constaté des troubles neurologiques chez une centaine de chats nourris avec ces produits irradiés à des doses élevées (trente félins en sont morts). Le gouvernement australien a dû annuler l’autorisation d’irradiation pour les produits destinés à nos amis domestiques12. Pauvres bêtes... Mais sommes-nous mieux lotis ?

Collusion et désinformation des agences internationales

Lorsqu’on sait que, depuis 1959, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) gère toutes les questions relatives à l’irradiation des aliments en étroite relation avec l’OMS, l’Organisation mondiale de la santé, on ne peut s’empêcher d’avoir des doutes... L’AIEA, dont le but est d’empêcher la prolifération des armes nucléaires, a pour vocation de promouvoir les applications nucléaires civiles « à des fins pacifiques ». Elle fera assurément le nécessaire pour faciliter l’irradiation de tous aliments, mais la santé ne fait pas partie de ses premières préoccupations...

« 1999 [a été] l’année de la renaissance de cette technologie controversée depuis ses origines. L’OMS, toujours sous l’influence de l’Agence internationale pour l’énergie atomique, a conclu sur la base de plusieurs rapports d’experts que ’’ l’irradiation peut s’appliquer à tout produit alimentaire à quelque dose que ce soit ’’ », rappelle l’ancien député européen belge Paul Lannoye, par ailleurs co-auteur du livre Aliments irradiés, non merci13.

Experts de l’atome. « Aussi choquant que cela paraisse, l’Agence chargée de ces activités à risque est en même temps chargée de les réglementer », précise Roland Desbordes, physicien, président de la Criirad, la Commission de recherche et d’informations indépendantes sur la radioactivité (voir également notre interview). « L’AIEA a été au centre des études et groupes de travail qui ont conduit, dans les années 1970, à l’acceptation et à la réglementation de cette technique de traitement. Les experts de l’atome ont joué un rôle central dans le Comité sur la salubrité des aliments irradiés (qui est un comité mixte FAO-AIEA-OMS) ». Tout s’explique... Et de conclure : « Tant que ces conflits d’intérêt ne seront pas résolus, le citoyen ne pourra pas — ne devra pas — faire confiance aux évaluations officielles en matière de toxicologie et d’épidémiologie  ».

Moralité, nous nous retrouvons bien seuls face à notre assiette pour évaluer la salubrité et la qualité nutritionnelle de son contenu. Heureusement, à la différence des oies qu’on gave, nous avons tout de même le choix : celui d’avaler ou pas...

1Liste exhaustive disponible sur irradiation-aliments.org.

2www.afssa.fr/Documents/AAAT-Ra-Ionisation.pdf  : « Revue des données récentes relatives à l’ionisation des denrées destinées à l’alimentation humaine », avril 2007.

3Art. 7 du décret du 16 novembre 2001. L’étiquetage des denrées traitées par ionisation susceptibles d’être destinées à l’alimentation humaine doit respecter les dispositions suivantes : « Si les denrées sont vendues sous conditionnement individuel, la mention « traité par rayonnements ionisants » ou «  traité par ionisation » doit figurer sur l’étiquetage, en complément de la dénomination de vente. Pour les denrées vendues en vrac, cette mention figure, avec la dénomination de la denrée, sur une affiche ou sur un écriteau placé au-dessus ou à côté du récipient qui les contient ;
Si une denrée traitée par ionisation est utilisée comme ingrédient, la même mention doit accompagner sa dénomination dans la liste des ingrédients.

4 Source : rapports de la Commission sur le traitement des denrées alimentaires par ionisation (2006 et 2007). « Rapport de la Commission sur le traitement des denrées alimentaires par ionisation pour l’année 2007 », (2009/C 242/02)

5Action Consommation, Agir pour l’environnement, les Amis de la Terre, ATTAC, le réseau Biocoop, la Confédération paysanne, la Criirad, etc.

6Dans le magazine Campagnes solidaires, de septembre 2007.

7 Salmonellose : maladie provoquée par les salmonelles (2 200 souches) principalement S. enteritidis. Prophylaxie : hygiène, cuisson à plus de 56o C pour la viande, œufs cuits durs, réfrigération des aliments cuits.

Listériose : listeria monocytogenes : se développe à la température du réfrigérateur, survit à la congélation, détruite par la cuisson. Se trouve dans les fromages à pâte molle à base de lait cru (brie, camembert...), fromage vendu râpé, charcuterie cuite (rillettes, pâtés, produits en gelée...), aliments crus d’origine animale (viande hachée, poissons fumés, coquillage, surimi...), graines de soja crues. Se traduit par des infections du système nerveux ou des septicémies. Prophylaxie : cuire les aliments d’origine animale, enlever la croûte des fromages, laver soigneusement légumes et herbes aromatiques ; règles d’hygiène.

Toxines naturelles : les aliments d’origine animale et végétale peuvent être contaminés par des toxines chimiques produites naturellement [exemple : certaines moisissures de graines, de fruits et des fruits amandes secrètent des mycotoxines toxiques à long terme].Certaines espèces de poissons et de coquillages peuvent être contaminées par des toxines produites en mer par des algues et des bactéries. Effets : atteinte neurologique, paralysie, troubles digestifs. Source  : aliments.org (d’après quid.fr)

 

8Irradiation des aliments : atome, malbouffe et mondialisation, Collectif français contre l’irradiation des aliments, Golias, 2008, p.18.

9Dans le magazine Campagnes solidaires, septembre 2007. Pour connaître les études scientifiques sur les aliments irradiés, tapez « Études sur l’impact pour la santé de la consommation d’aliments irradiés » dans votre moteur de recherche.

11 « Étude toxicologique transfrontalière destinée à évaluer le risque encouru lors de la consommation d’aliments gras ionisés », Burnouf D., Delincée H., Hartwig A., Marchioni E. Miesch M., Raul F. et Werner D., Rapport final, 2001.

12« Cat-food irradiation banned as pet theory proved », The Sydney Morning Herald, 30 mai 2009.

13Avec Maria Denil, coédition Grappe, Fugea, Réseau Sortir du nucléaire et Public Citizen, mars 2005.

 

L’irradiation en bref

Combien ? Avec plus de 3 100 tonnes en 2005 et 2 139 en 2007, la France est le troisième pays de l’Union Européenne à traiter des aliments par irradiation derrière la Belgique (7 279 tonnes en 2005 et 2 799 en 2007) et les Pays Bas (3 299 tonnes en 2005 et 2 323 en 2007), d’après les chiffres (en baisse) de l’Afssa1 et la Commission européenne2.

Où et comment ? Ces rayonnements ionisants peuvent être générés soit par un accélérateur de particules, soit par une source radioactive. Il existe en France six unités d’irradiation agréées. Trois procèdent à l’irradiation par rayons gamma (cobalt 60). Elles sont situées à Marseille, Dagneux, et Sablé-sur-Sarthes. Les autres procèdent par électrons accélérés : Chaumesnil, Orsay (aujourd’hui fermée), Berric. L’entreprise Ionisos SA, détient quatre des six unités. Gammaster Provence SA et Radient Ouest gèrent les deux autres. Les unités sont contrôlées chaque année par les autorités compétentes.

Quoi exactement ? En 2007, la France a irradié 1 239 tonnes de volailles, 687 tonnes de cuisses de grenouilles congelées, 131 tonnes de gomme arabique, 60 tonnes de fines herbes/épices/légumes déshydratés et 22 tonnes de caséine. En Europe, les cuisses de grenouilles représente 31 % des aliments irradiés (2 551 tonnes), les fines herbes et épices 22 % (1 789 tonnes), la volaille 21 % (1 696 tonnes), les légumes 12 % (994 tonnes), la viande 5,5 % (445), les poissons et coquillages (3,7 %), sur un total européen de 8 154 tonnes en 2007, sachant que certaines unités européennes n’ont pas transmis d’information (comme au Portugal, en Bulgarie). Au final, on ne sait pas précisément quels aliments : « secret commercial ». Le consommateur doit donc se fier à l’étiquetage.

1Source : voir note 2 de l’article principal.

2« Rapport de la Commission sur le traitement des denrées alimentaires par ionisation pour l’année 2007 », (2009/C 242/02)

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TROIS QUESTIONS A

Roland Desbordes

Président de la Criirad1
 

« Tout le monde se renvoie la balle »
 

1 Il y a environ 3 000 tonnes d’aliments irradiés en France, et pourtant, il est bien rare d’en voir dans les rayons, comment cela se fait-il ?

Roland Desbordes. Cela représente un tonnage relativement faible, sans doute inférieur à 1 % de ce qu’on pourrait légalement irradier. C’est pourquoi il n’est pas facile de tomber dessus en faisant ses courses. Cependant, si on cible certains aliments, comme les « cuisses de grenouilles » ou « les crevettes grises » congelées, élevées en Chine ou au Vietnam par exemple, cela devient plus fréquent.

Dernièrement, nous avons pu repérer la mention « Pasteurisation à froid » sur certains jus de fruits vendus à la terrasse des cafés. Cette appellation (autorisée aux Etats-Unis) désigne clairement le traitement par « rayonnements ionisants » mais elle est illégale en France... Il s’agit visiblement d’une traduction de l’étiquette par des intermédiaires peu au courant de la législation. Le consommateur aurait dû lire « traité par rayonnements ionisants ». Nous avons alerté la DGCCRF (la répression des fraudes) à ce sujet, lors d’un entretien que nous avons eu avec eux début janvier. Cela n’avait même pas attiré leur attention et ils ont été totalement désarmés par notre interrogation !

2 La commercialisation des aliments irradiés peut-elle être en hausse à notre insu ?

Il est improbable, à mon avis, que la commercialisation d’aliments irradiés ait pu être multipliée par 10, 20 ou 50 ces dix dernières années. Pour une simple et bonne raison : l’irradiation coûte cher, et même de plus en plus cher, car les normes de sécurité sont importantes pour les centres de traitement qui sont, en fait, des installations nucléaires de base. Gérer une telle installation a un coût, qui se répercute sur le prix des aliments à irradierf. Résultat, en Europe, le nombre de denrées ionisées semble plutôt en baisse.

En revanche, il n’est pas exclu de voir arriver dans les rayons ou sur les étals de plus en plus d’aliments irradiés, à cause du développement récent de l’irradiation en Chine, en Inde ou au Mexique. Étant donné la mondialisation des échanges, cela pourrait même aboutir à une forte augmentation des produits importés irradiés. L’avenir nous le dira.

Problème de taille, si nous sommes confronté au problème d’un afflux massif : il n’existe pas de méthode fiable pour savoir si un aliment a été irradié, quand et à quelle dose ? La fiabilité des analyses varie de 50 % à 90 %. Elles peuvent être très perturbées (et devenir totalement non fiable) si les produits ont subi d’autres traitements (chaleur, pression, produits chimiques...), ce qui est souvent le cas. De plus, une méthode ne marche pas pour tous les produits : entre une herbe et une cuisse de grenouille, on n’utilise pas les mêmes méthodes...

3 Quelles garanties pour le consommateur en cas d’afflux massif de produits irradiés étrangers ?

C’est un vrai problème. En Europe les installations sont tout de même aux normes, c’est-à-dire que les aliments n’en sortent pas contaminés. C’est déjà ça... Mais nous n’avons aucune garantie pour les installations étrangères chinoises par exemple. C’est d’ailleurs ce que rappelle un rapport de la commission européenne2 : aucune unité d’irradiation asiatique n’a reçu d’agrément européen. Selon ce rapport, « la Chine n’effectue pas de contrôle officiel des opérations d’irradiation ».

Sur ce point, on peut dire que l’Europe a identifié le problème et fait son travail, mais les contrôles, eux, incombent aux États. Or, qui va contrôler en France et avec quels moyens ? N’oublions pas que l’étiquetage « traités par rayonnements ionisants » n’oblige pas de mentionner le lieu et la date d’irradiation. Il est impossible de savoir où sont traités les aliments irradiés et en particulier si les installations sont aux normes sanitaires et environnementales.

Lorsqu’on évoque ces questions, tout le monde se renvoie la balle : la DGCCRF accuse les douanes, qui accusent les responsables européens, qui accusent le Codex Alimentarius. Finalement, on n’arrive jamais à savoir à quel niveau se situent les responsabilités... A l’heure actuelle, pour le consommateur, la seule manière de se prémunir des aliments irradiés est de consommer local. La traçabilité y est plus lisible et puis surtout, à ce niveau, l’irradiation n’est pas rentable...
 

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Une idée qui ne date pas d’hier

L’idée que l’on puisse irradier des aliments pour tuer des microorganismes pathogènes date de plus de cent ans.

Dès 1896, alors que Becquerel vient de découvrir la radioactivité, F. Minsch suggère cette possibilité. Bien avant le développement d’une industrie nucléaire (militaire ou civile) donc. En 1905, des brevet américains et britanniques relatifs à l’utilisation des rayonnements ionisants pour l’élimination des bactéries dans les aliments voient le jour.

En 1921, B Schwartz, chercheurs du ministère américain de l’agriculture (USDA) publie une étude sur les effets létaux des rayons X sur la Trichinella sporalis chez le porc. Un brevet américain est déposé pour la viande porcine. En 1943, l’armée américaine sponsorise une étude de faisabilité de l’irradiation alimentaire menée par le Massachusetts Institute of Technology, qui établit que le haché de bœuf peut être conservé par l’irradiation. En 1953, après les bombardements de Hiroshima et Nagsaki, le président américain Eisenhower lance le programme « Atoms for peace » (l’atome au service de la paix), avec pour objectif d’obtenir l’adhésion de la population à l’énergie nucléaire et ses différentes applications potentielles.

Cinquante ans de développement

En 1957, l’Allemagne autorise l’irradiation des épices (avant de la suspendre deux ans plus tard, interdisant même l’irradiation des aliments à cette occasion). En 1958, l’URSS est le premier pays à officiellement autoriser l’irradiation des pommes de terre pour en retarder la germination. En octobre 1961, des représentants de l’OMS, de l’AIEA (agence internationale de l’atome) et de la FAO (organisation de l’ONU pour l’agriculture et l’alimentation) sont alertés, lors d’une réunion à Bruxelles, par une recherche révélant des anomalies sanguines chez des rats nourris avec des aliments irradiés. C’est aussi l’année des premières constructions d’unités d’irradiation expérimentales aux États-Unis. En 1963, la FDA approuve néanmoins la demande de l’armée américaine d’irradier du bacon afin de le stériliser, puis autorise dans la foulée l’irradiation du blé, et des produits à base de blé. En 1964, la première unité d’irradiation pilote pour les fruits et légumes est créée en URSS.

Flottement dans les années 1970. En 1969, un comité mixte FAO/AIEA/OMS analyse les résultats des recherches menées avec du blé, des pommes de terre et des oignons irradiés. Il éprouve des difficultés à se prononcer et recommande une acceptation temporaire pour le blé en attendant de nouvelles études. En effet, les études menées sur les souris et leurs descendants nourris avec 50% de farine de froment irradiés à doses élevées (50 kGy) avaient relevé une fréquence accrue de tumeurs toutes du même type ainsi que certaines altérations chromosomiques. Le comité ne se prononce pas sur les pommes de terre et les oignons, les données étant jugées insuffisantes. 1979, plusieurs états américains interdisent l’irradiation des aliments.

Cadre réglementaire dans les années 80. Le comité mixte FAO/AIEA/OMS conclue en 1980 que «  L’irradiation de toute denrée alimentaire jusqu’à la dose globale de 10 kGy ne présente aucun risque d’ordre toxicologique. Par conséquent, l’examen toxicologique des aliments irradiés ainsi traités n’est plus nécessaire ». Cette position sera à nouveau confirmée en 1999. En 1983 : les règles pour l’irradiation des aliments sont définie à l’échelle internationale par la Commission du Codex Alimentarius. Dans le milieu des années 80, la France autorise un nombre élevé de substances susceptibles d’être irradiés (oignons, échalotes, aulx, volaille, légumes déshydratés, gomme arabique, flocons et germes de céréales). Elle autorise l’appellation « traités par rayonnements ionisants » en plus de la règle édictée en 1970 qui veut que l’étiquetage porte la mention « irradié » ou « traité par irradiation » (cette appellation sera même supprimée en 1991). En 1986, la FDA autorise l’irradiation des fruits et légumes frais, ainsi que des céréales.

Années 90 : la voie est libre... En octobre 1989, bien que le parlement européen adopte un texte de loi qui interdit l’irradiation des denrées alimentaires dans tous les États membres de la Communauté, il ne sera finalement pas appliqué du fait de la création du grand marché européen. La seule dérogation admise concernant les épices, aromates et herbes aromatiques sera donc immédiatement court-circuitée. Il faudra attendre 1997 pour que le Conseil européen adopte une position commune qui permet aux États membres de conserver leur liste d’autorisation d’irradiation, même si elle est plus large que celle autorisée en Europe.

mais les interrogations subsistent. En 1995, un rapport de l’OMS évoque pour la première fois le problème des produits de radiolyse « uniques », les 2-alkylcyclobutanone (2-ACB), qui n’existent que dans les aliments irradiés. 2001 : pour garantir un étiquetage correct ou détecter des produits « non autorisés », le Comité européen de normalisation (CEN) valide une série de méthode déterminant si une denrée alimentaire a été irradié. L’année suivante, la recherche des 2-ACB est même validée par le CEN comme une des méthodes pour la détection des denrées alimentaires irradiées. 2002 : la revue médicale indépendante Prescrire pointe que « plusieurs questions comme celles posées par la nocivité éventuelle des produits de radiolyse, la radiorésistance de certains microorganismes et la dégradation des plusieurs vitamines sont toujours étudiée » et que « des inconnues subsistent sur les effets à long terme d’une consommation à grande échelle d’aliments irradiés ».

Source : Aliments irradiés : atome, malbouffe et mondialisation, Ed. Golias (2008).
 

1Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité. www.criirad.org

2 « Extrait d’un rapport d’une mission de l’office alimentaire et vétérinaire effectuée en Chine du 24 février 2009 au 2 mars 2009 afin d’évaluer les unités d’irradiation des denrées alimentaires » sous l’égide de la Commission européenne. http://ec.europa.eu/food/fvo/act_ge...

Voir aussi « Décision de la commission du 7 octobre 2004 modifiant la décision 2002/840/CE portant adoption de la liste des unités agréées dans les pays tiers pour l’irradiation des denrées alimentaires ».

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Des centaines d’OGM issus de l’irradiation dans nos assiettes...

On recense déjà 3 000 variétés génétiquement mutées par... irradiation, issues de 170 espèces.

Les médias se focalisent beaucoup sur les OGM qui suscitent la controverse (comme le montre la récente polémique sur une variété de pomme de terre autorisée en l’Europe). Ce que le consommateur sait moins, c’est qu’il consomme déjà des milliers de variétés génétiquement modifiées par... irradiation !

Ces variétés, très nombreuses, n’ont jamais eu besoin d’autorisation de mise sur le marché ni d’évaluations d’impacts sur la santé et l’environnement. Il n’y a pas non plus pour elle la moindre obligation d’étiquetage mentionnant leur origine.

Ces plantes génétiquement modifiées issus des techniques de modification non naturelle du génome autres que la transgénèse (manipulation de gènes de plusieurs espèces) sont simplement exclues du champ d’application de la directive 2001/18, qui réglemente la culture des OGM en plein champ. Des discussions sont néanmoins aujourd’hui ouvertes au niveau européen pour faire revoir cette exclusion des variétés issues de la mutagenèse artificielle, hors du cadre législatif propre aux OGM.

On sait que l’irradiation peut provoquer des mutations génétiques : c’est une aubaine pour la recherche agronomique qui exploite ce filon depuis une cinquantaine d’année. Elle arrive à créer de nouvelles variétés obtenue par le biais d’une mutagenèse aléatoire (sans franchissement de la barrière des espèces), et non par transgenèse (comme c’est le cas pour les OGM de type Mon 810 qui défrayent la chronique). Ces nouvelles variétés sont issues de mutations forcées dont seules les plus prometteuses ont été sélectionnées. Or dans tous les cas, il s’agit bien d’organismes génétiquement modifiés. Et leurs effets sur la santé sont loin d’être correctement évalués.

"Nous consommons déjà à notre insu du blé et des légumes mutés", rappelle ainsi Guy Kastler, coordinateur du Réseau semences paysannes. Mais ce n’est pas tout. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) donne elles-mêmes de nombreux exemple : « En Italie, les pâtes sont faites à partir de variétés mutantes de blé dur et contribuent à hauteur de dizaines de millions de dollars par an aux revenus des agriculteurs ». «  La variété de pamplemousse Rio Star représente 75% de la production de ce fruit aux Etats-Unis »...

Inutile de se rebeller, semble nous dire l’agence de l’atome, car nous sommes déjà devant le fait accompli. Toutes les variétés y passent ou sont en train d’y passer : sésame, pois chiche, banane, orge, riz, poire, noix de cajou, etc1 ! Ainsi, la totalité des espèces naturelles peuvent être « mutées » artificiellement et mises sous propriété intellectuelle du semencier (ce qui interdit, de fait, tout échange ou revente de semences par les agriculteurs). Tout cela au nom d’une philanthropie qui, si elle est invoquée dans les communiqués de presse de l’AIEA, reste à établir dans les faits.

« Ainsi, comme le rappelle le site Combat-Monsanto2, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) appelait-elle pompeusement en novembre dernier (2008, ndlr) ’’ au réveil des technologies de sélection pour aider à endiguer la faim dans le monde ’’, offrant ses services pour aider à ’’ dévoiler le potentiel caché des plantes ’’. On l’ignore généralement, mais l’AIEA collabore depuis 1964 avec l’agence onusienne de l’agriculture et de l’alimentation (FAO), et recense déjà 3 000 variétés mutées par irradiation, issues de 170 espèces3. Dédouanement des pronucléaires : ’’ Nous ne faisons qu’accélérer considérablement le processus des mutations naturelles spontanées ’’ ». C’est vite dit, et cette affirmation à l’emporte pièce, sur laquelle repose la bonne conscience de la recherche agronomique actuelle, est loin d’être démontrée.

 

1D’autres nombreux exemples dans le communiqué de l’AIEA du 2 décembre 2008, « La science nucléaire au service de la sécurité alimentaire ». www.iaea.org/NewsCenter/Pres...

2Combat-Monsanto.org ; « Tournesols mutés, OGM cachés ! » d’après Politis, 21 mai 2009, par Patrick Piro. Lire aussi « La mutagenèse c’est quoi ? » d’après Guy KASTLER, Semons la biodiversité, septembre 2009.

3« Les scientifiques de l’AIEA utilisent les rayonnements pour produire des plantes améliorées à rendement élevé qui soient capables de s’adapter à des conditions climatiques difficiles comme la sécheresse ou les inondations, ou de résister à certaines maladies et insectes ravageurs. L’induction de mutations, c’est le nom de la technique, est sûre, éprouvée et rentable. Elle est utilisée depuis les années 20 », communiqué de l’AIEA du 2 décembre 2008.


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33 réactions à cet article    


  • patroc 9 juillet 2010 11:04

    Un excellent article, bravo !.. Les empoisonneurs sont parmi nous !.. Boycott ! Boycott ! Boycott !.. Consommez local, naturel ou bio !.. Boycottez les grandes enseignes, complices de cet empoisonnement à l’échelle planétaire, boycottez les produits espagnols (fruits et légumes), fabriqués à partir d’OGM (Monsanto, 90% de la production), douchés aux pesticides et irradiés au nucléaire (sans compter l’exploitation humaine !), boycottez toutes les viandes des grandes surfaces (industries d’élevages dont les bêtes, nourris aux grains OGM, sont piqués dès la naissance d’antibiotiques).. Seul le boycott rend efficace le discours : Monsanto est en train d’accaparer le pouvoir législatif sur l’alimentaire mondial (protection juridique sur les séquences ADN du porc, bientôt le boeuf, etc..). Monsanto a déjà protégé la plupart des graines de semence, les agriculteurs sont obligés de faire avec sous peine de fortes amendes, bientôt même le particulier sera « obligé » si çà continue !.. Boycott de tout çà avant qu’il ne soit trop tard !..


    • krolik krolik 9 juillet 2010 12:17

      Il est clair que lorsque l’on fait une stérilisation de boites de conserves par chauffage cela détruit les vitamines. Mais cela ne dérange personne, c’est bien connu.
      Il en est de même pour l’irradiation, mais cela dérange les antinucs, en opposition de base.

      On peut souligner que lorsque l’on fait cuire une pomme de terre cela modifie ça composition, manger une pomme de terre cuite ce n’est pas la même chose que de manger une pomme de terre crue.. Dans un cas c’est plus difficile à assimiler.. On ne mange pas le « vivant » comme cela.

      Maintenant si ’lon se fait cuire un bout de viande au barbecue, ou dans un four, qu’est-ce que l’on fait ? On fait un chauffage par rayonnement infra-rouge , énergie administrée au morceau de viande qui peut être exprimée en grays, c’est à dire en joules par kilog. Et dans ce cas on administe au morceau de viande bien plus de grays qu’un irradiateur n’en administre à des morceaux de poulets.
      Le barbecue en sus brûle des graisses , dans le voisinage d’un barbecue , le taux de dioxyne dans put atteindre cinq fois le taux mesure dans les échapements d’un mauvais incinérateur.
      La dioxyne c’est cancérigène, mais à priori ça ne gêne personne..

      Il m’est toujours surprenant de constater que les réfutations des évolutions scientistes cherchent justement à s’appuyer sur des références scientifiques. Alors qu lorsque l’on est adhérent d’une religion il faut séparer la science des choix faits lors de l’adhésion à la religion.

      Alors l’auteur va chercher le président de la Criirad, organisme complètement engagé « antinucléaire » et complètement rigolo.
      En Octobre dernier sur ARTE un documentaire sur les déchets nucléaire par Laure Noualhat avec l’assistance de la Criirad !!
      Elle avait pris un type de la Criirad comme « expert ». Cela a été à se plier en deux de rigolade :
      Dans l’Oural le technicien ; il se ballade sur un site dit « contaminé » en costume de ville, alors que la moindre précaution est de mettre un blouse qui puisse aller au lavage ensuite.
      Un technicien dans une zone radioactive porte un badge de dosimétrie sinon il pourra se faire griller.. Car ce n’est pas en comptant des becquerels que l’on sait si l’on se fait griller ou non. Il faut compter les doses efficaces en sieverts.
      Rappel on peut encaisser par exemple 1millisievert en absorbant 800 becquerels de polonium 210 naturel. Mais pour obtenir le même millisievert avec du tritium il faudra en ingérée 55 millions de becquerels. Donc compter les becquerels c’est un non sens dans ce cas.

      Le technicien fait un prélèvement à mains nues. Il est gonflé. Il nous rejoue « le salaire de la peur ».
      Après cela il exporte des déchets nucléaires sans autorisation et visiblement dans un emballage qui n’est pas conforme à la réglementation..En Russie il aurait du contacter GosAtomNadzor d’une part et Tenex d’autre part pour pouvoir envisager ces envois. Ca aurait meublé le documentaire.
      L’importation illégale de déchets nucléaires c’est la plus forte amende prévue par le code pénal.
      Il manipule dans son labo ces déchets à mains nues...
      Et ensuite que fait-il de ces déchets ?
      On aurait aimé voir la remise de ces déchets à l’ANDRA pour stockage final, ça aurait crédibilisé le documentaire.
      Mais il donne l’impression que ces fameux déchets radioactifs sont passés sur un remblais du coin.
      Enfin de l’enturbannage complet du péquin moyen.. Et Arte complice de cette désinformation !!!
      Parce que l’on peut pendre le documentaire du début à la fin, et y passer des heures en commentaires de ce type.

      Mais la Criirad est spécialisée dans ce genre de manipulation.
      Il y a quelques années ils avaient trouvé une radioactivité « anormale » en Camargue, au lieu dit du Phare de l’Espiguette.
      Et bien sûr c’est le centre de Marcoule qui avait été accusé de relachements dans le Rhône, relachements qui se seraient déposés sur ce coin de plage.
      Le seul problème est qu’un type avait déjà relevé cette anomalie de radioactivié en 1953, et avait fait un compte rendu à l’Académie des Sciences, alors que le premier coup depioche pour la construction de Marcoule n’avait pas été doné...
      Le Rhône charie de l’uranium...c’est son caractère « alpin ».

      A une époque , le note « zéro » était éliminatoire de n’importe quel concours. C’était une bonne pratique.
      Dès que l’on cite la Criirad en référence il faut fuire, c’est de l’arnaque.

      @+


      • dhbasse dhbasse 9 juillet 2010 12:59

        vous allez vous faire démolir...
        mais ça fait plaisir de lire quelque chose de concret pour une fois smiley

        juste une petite remarque :
        « ce procédé provoque également la destruction d’acides aminés et de vitamines (A, B1, B6, B12, C, E, K, PP et acide folique), la rupture des équilibres naturels, la possibilité de mutations chez les bactéries ou les insectes les plus pathogènes.« 

        ben les mutations génétiques bactériennes on s’en cogne un peu vu que les susnommées bactéries sont mortes...

         »Par ailleurs, l’irradiation détruit les bactéries mais pas les toxines qu’elles sécrètent, or ce sont ces dernières qui sont responsables des intoxications alimentaires. 
         »

        et oui, c’est comme la cuisson ou les conserves, on peut très bien chopper une intoxication botulinique ou staphylococcique parce que les toxines sont thermorésistantes...

        « l’équilibre microbiologique de l’aliment étant fragilisé par l’irradiation, des agents pathogènes peuvent se développer plus rapidement et proliférer puisque leur « concurrents » ont été éliminés  »

        et c’est valable pour n’importe quel mode de conservation des aliments, que se soit les conserves, les salaisons ou dans une moindre mesure la congélation... a partir du moment ou on joue sur une partie de la flore microbienne on déséquilibre l’ensemble...

        bon, y’en a plein d’autres comme ça, mais j’ai la flemme de faire la liste...

         


      • foufouille foufouille 9 juillet 2010 12:21

        ’’ l’irradiation peut s’appliquer à tout produit alimentaire à quelque dose que ce soit ’’

        sont vraiment cingles


        • Clojea CLOJEA 9 juillet 2010 13:18

          Très bien l’article, mais vous allez vous faire démolir par Krolik et consort, car critiquer les radiations c’est pas bien. J’ai parlé des radiations sur les aliments dans un de mes articles, ou je pointe le danger d’irradier les aliments.
          Effectivement, irradier les aliments tue tout ce qu’il y a dedans, vitamines etc... Comme ça on mange du vent.
          Krolik le sait, mais il préfère vous dire que cuire une viande tue tout aussi. Ce qui est faux d’alleurs, car la cuisson d’un steack saignant ne tue pas tout. Et puis, si on fait cuire les légumes à la vapeur, cela conserve les vitamines et minéraux. Mais bon, il préfère l’uranium enrichi pour ses tomates.
          Bravo à l’auteur


          • CrabAtome CrabAtome 9 juillet 2010 15:32

            Sans doute dites-vous ça car vous n’êtes pas capable de réfuter ce qu’il dit. 


            Et que vous ne vous doutez pas que vos aliments bio sont en fait salement contaminés par une certain éruption volcanique !

          • joletaxi 9 juillet 2010 14:38

            On aimerait un peu plus de variétés dans le discours antinuc,toujours les mêmes rengaines, cela devient lassant.

            par contre, concernant les conditions d’exploitation de l’agro-alimentaire dans certains pays,on ferait bien de réveiller un peu nos élus européens.Nos amis espagnols ont toute ma sympathie(certains de mes parents ont eu des expériences de vacances forcées chez nos amis allemands qui laissent des souvenirs) pour le coupe du monde de foot, mais j’aimerais bien que les contrôles sanitaires soient du niveau de ce que l’on impose au petit producteur de l’hexagone dans certaines exploitations ibériques.On va certes me taxer de raciste primaire,mais j’ai comme un doute sur les capacités des nouveaux paysans marocains à employer des pesticides dont je crains qu’ils aient du mal à lire la notice, dans cette floraison d’exploitations vivrières.Et la viande qui vient d’Argentinefait-elle l’objet de contrôles ? poser la question, c’est y répondre.Ne parlons même pas des poissons de mer, dans laquelle depuis des siècles nous déversons tout et n’importe quoi.
            Alors l’irradiation des aliments,savoir que mes fraises ont passé une radio,cela m’effraie moins que certaines filières du Sud de L’espagne.Savoir que mon poivre a été irradié(comme on n’avait aucun autre moyen ,cette méthode a fait ses débuts dans les épices, et a été étendue après au vu des bénéfices sanitaires) quand j’assaisonne une côte de boeuf,cela ne me dérange beaucoup moins que de découvrir que par exemple, l’animal dont provient cette viande a eu un parcours de santé désastreux,dans un élevage usine,nourri de produits douteux.
            Alors se focaliser sur un danger très hypothétique,qui n’a aucune base scientifique démontrée,d’une méthode somme toute performante de conservation d’aliments fragiles,en regard des énormes problèmes que posent les aliments à l’étalage de nos magasins, cela tient de l’obsessionnel.


            • foufouille foufouille 9 juillet 2010 14:47

              justement
              au bord des cotes, y a plein de dechets nucleaires « perdus » durant des annees


            • krolik krolik 9 juillet 2010 15:02

              @joletaxi,
              Mais la préhension du risque n’a aucun rapport avec le risque réel.
              Il y a comme cela des fantasmes de risques, des dogmes irrationnels mais persistants.
              C’est dans les hôpitaux que l’on trouve le plus de risques par irradiations.
              Les accidents récurents dans l’imaerie médicale et les traitements. D’ailleurs les plus graves accidents dus au nucléaire en France ce sont les hôpitaux d’Epinal et de Toulouse..
              Mais y a-t-il sur AV des articles récurents sur les risques d’irradiation dans les hôpitaux ?
              NON.
              Y a-t-il des articles sur les rejets et pollution par de l’iode 131 ? Alors que chaque 36 heures c’est un « nuage de Tchernobyl » français qui est rejeté...
              NON.
              A priori il est fait confiance au « nucléaire médical » dans son ensemble alors qu’il y a par exemple seulement 8% des 25 000 appareils de radiologie dentaire qui sont conformes à la réglementation adminstrative de l’ASN !
              Et lorsque les toubibs spécialistes en médecine nucléaire, toubibs qui gèrent annuellement des cohortes de plusieurs milliers de malades, font des déclarations pour calmer les esprits sur la nocivité des becquerels balladeurs, et bien on ne les croit pas, ils sont « vendus », alors que des milliers de personnes leur font confiance !!!
              Les enseignants en n’importe quelle matière sont payés pour enseigner et pourtant on ne le leur reproche pas !!!
              Il y a des trucs comme cela dont il est difficile de comprendre la logique ;
              Il faut bien ressasser les mêmes thème antinucs qui ont fait leurs preuves dans la population ; à défaut de trouver des thèmes nouveaux.

              @+


            • krolik krolik 9 juillet 2010 15:06

              @foufouille.
              Au bord de quelles côtes ? Précisez s.V.p.
              Ce qui a été dit à une époque sur les côtes de Somalie et le retour de déchets suite au tsunami c’était un pipo complet. Pour cela j’ai contacté le Programme des Nations Unies pour l’Environnement,PNUE, siège à Nairobi et ils ont confirmé qu’il y avait eu « erreur » dans l’annonce.
              Alors si vous avez d’autres sources, d’autres lieux..faîtes nous profiter de vos connaissances.

              @+


            • foufouille foufouille 9 juillet 2010 15:33

              @ krolik
              juste apres les eaux teritoriales
              tous les pays en ont balances
              trop fatiguer pour chercher


            • foufouille foufouille 9 juillet 2010 15:35

              juste wiki

              Stockage en mer [modifier]

              Au cours des années 1950, une partie des déchets provenant des centrales nucléaires européennes et américaines ont été jetés à partir de navires dans l’Atlantique et entre les îles anglo-normandes et le cap de la Hague.

              En effet, durant une première phase du développement de l’usage de l’énergie nucléaire a prévalu l’idée que la dispersion large dans l’environnement d’une partie des déchets radioactifs de faible activité pouvait être une solution pour le long terme.

              Bien que cette option ait été fortement controversée au sein même de la communauté des ingénieurs du nucléaire et même durant sa mise en œuvre ; jusqu’en 1982, plus de 100 000 tonnes de déchets radioactifs ont été déversés dans des conteneurs en béton, au fond des océans –en atlantique principalement- par une douzaine de pays dont principalement :

              • L’Angleterre (76,55%),
              • La Suisse (9,64 %),
              • Les États-Unis (7,67%),
              • La Belgique (4,63%)
              • L’URSS..(proportion non connue).
              • La France (0,77 %) a cessé ces dépôts sous-marins en 1973

              Certains conteneurs devaient rester étanches environ 500 ans (alors que les déchets sont actifs des milliers d’années)... délais nécessaire pour ramener leur activité à une valeur telle que leur dispersion dans la mer ne pose pas de problème. Cela étant une partie d’entre eux sont fissurés ou ouverts 29 ans après leur immersion.

              A noter que ces déchets immergés ne représentaient nullement la totalité des déchets et qu’il n’a jamais été question que cette pratique critiquable soit la pratique nominale pour l’ensemble des déchets radioactifs.

              Le 12 mai 1993, les parties contractantes de la Convention internationale de Londres ont voté l’interdiction définitive du déversement en mer de déchets radioactifs. Depuis, les déchets sont gérés dans la majorité des cas en centres de stockage.


            • krolik krolik 9 juillet 2010 15:43

              A oui, ds trucs déjà ancien..
              Mais pour vous remettre au goût du jour, je vous fais un copier-coller d’un article très récent de L’Expansion.
              Mais cela nous entraîne trop loin de l’irradiation des aliments..
              @+
              Citation :

              Déchets nucléaires : l’enfouissement sous-marin refait surface

              mercredi 07 juillet 2010 (L’Expansion)

              Réexaminer la possibilité de stocker les déchets dans les sols sous-marins ou lancer une filière de réacteurs de IVe génération qui les réutiliseront :un colloque de scientifiques à la rentrée va relancer sans tabous la question du traitement des déchets nucléaires.


              Entre 1977 et 1988, un groupe de travail international, dit groupe Seabed, avec des scientifiques d’une dizaine de pays, dont la France, l’Allemagne, les Etats-Unis, le Japon a étudié en détails les conséquences d’une immersion de déchets nucléaires dans les fonds marins. La principale option envisagée étaient de placer les déchets dans un engin en forme de torpille, lancé depuis la surface et capable de s’enfoncer jusqu’à 30 mètres dans la boue argileuse des grands fonds marins. Une option proche était de creuser un puits, à partir d’une plateforme de surface, pour enfouir les déchets à 200 mètres dans le sous-sol marin.

              La campagne d’essais la plus active eut lieu en juin-juillet, avec le navire « Marion Dufresne » (photo), à bord duquel étaient montés 70 scientifiques. Ils travaillèrent sur deux zones dans l’Atlantique Nord, le Grand Meteore Est et la partie sud de la plaine abyssale de Nares. Treize carottes furent prélévées tandis que 17 torpilles remplies d’instruments de mesures furent lancées et pénétrèrent dans le sous-sol marin.
               
              Ce vaste programme Seabed, étudié de façon rigoureusement scientifique, a été abandonné en 1988. Les recherches s’orientant alors vers les enfouissements dans les formations géologiques continentales, comme on l’étudie actuellement en France, sur le site de Bure. A l’époque, l’image d’une mer vue comme un territoire sacré et inviolable avait largement contribué à rejeter cette technique.

              Pourtant, les experts qui ont participé aux études ont reconnu la fiabilité de la technique, sans parler de son coût modéré. Sa logique repose sur la barrière que représentent plusieurs dizaines de mètres de sédiments, plusieurs milliers de mètres d’eau, le tout à plusieurs milliers de kilomètres de toutes zones habitées.

              Les choix géologiques continentaux offrent certes toutes les garanties technologiques, mais la difficulté d’acceptation par les populations proches est un obstacle réel. On le voit autour du site de Bure actuellement testé dans l’est de la France.

              L’option sous-marine pourrait alors refaire surface au moins dans les débat d’experts.

              Nous reparlerons donc de cette option, parmi d’autres, lors du colloque organisé le 10 septembre par l’Université Paris-Diderot et son Groupe de recherche en Radiotoxicologie (GRRT) , avec le soutien de l’ANDRA, et dont le thème général est « Nucléaire et communication ». (cf note *)
              Car la difficulté à aborder sereinement les options du stockage des déchets relève bien d’un problème de communication. La perception des dangers liés au nucléaire surestime les risques. Du plutonium de Cadarache au rejet d’uranium autour du site du Tricastin, en passant par le tritium de Golfech ou l’iode 131 utilisé en médecine nucléaire à Toulouse, l’année 2009-2010 a prouvé combien la communication sur ces risques est difficile, sensible et marquée par le sensationnalisme de la presse.

              Les déchets de haute activité et à vie longue (jusqu’à 100.000 ans par exemple) représentent 90% de la radioactivité de tous les déchets. Mais ils constituent seulement 2% des volumes. En ce qui concerne la France, tous les déchets de ce type produits entre le début de l’industrie nucléaire jusqu’en 2004 tiennent dans un espace de 1850 m3. C’est-à-dire un cube de 12 mètres sur 12, qui pourrait donc tenir au dernier étage de la tour Eiffel !

              Les quantités sont minimes, et pourtant c’est cette question des déchets qui fait peur dans le nucléaire. Le colloque « Nucléaire et Communication » examinera en toute rigueur scientifique les questions de sûreté et de sécurité, et les choix possibles à faire à propos des déchets.
              Le choix de l’enfouissement continental offre certes toutes les garanties technologiques, mais la difficulté d’acceptation par les populations proches est un obstacle réel.

              Parmi les autres solution de traitements de déchets, figure bien sûr celle qui consiste à les réutiliser. C’est la filière des réacteurs dits de IVeme génération, que la France avait commencé à développer avec Superphenix avant de l’arrêter pour des considérations purement politiques, sous la pression des écologistes. Ces réacteurs à neutrons rapides sont capables de retraiter les actinides, qui constituent la quasi-totalité des résidus à vie longue, en produisant à nouveau une énergie considérable et rejetant des déchets en quantité 20 fois moindre. On sait que le Japon, la Russie, l’Inde travaillent activement sur cette filière où la France aurait pu être pionnière.

              Fin de citation


            • foufouille foufouille 9 juillet 2010 16:51

              deja lu aussi

              intervenir a 5000m sous l’eau et dans de l’argile ?
              mdr !


            • Reinette Reinette 9 juillet 2010 16:04


              TOUT VA BIEN ! est le cri des professionnels du nucléaire

              rappelez-vous !
              de l’nterview de Pierre PELLERIN :

              « J’ai eu des informations des services scandinaves travaillant en collaborations avec le centre international que je dirige.. Il s’agit d’une radioactivité qui est notable, mais qui ne présente aucun inconvénient sur le plan de la santé publique. Même pour les Scandinaves, la santé n’est pas menacée.. Ca ne menace personne actuellement sauf dans le voisinage immédiat de l’usine.. »

              Le 31 mai 2006, Pierre Pellerin est mis en examen dans le cadre du dossier dit des cancers de Tchernobyl pour « infraction au code de la consommation » et placé sous statut de témoin assisté concernant les délits de « blessures involontaires et atteintes involontaires à l’intégrité de la personne ». Pierre Pellerin aurait désiré être mis en examen, car il « était dans l’ignorance de la teneur exacte des griefs formulés à son encontre. »

              pour tout ce qui concerne le nucléaire, c’est « affaire d’Etat  » point barre ! les français ont juste le droit de fermer leurs bouches - même si leur santé est en danger !

              (fr) page de la CRIIRAD

              Les conséquences de l’exploitation de l’uranium en France
              http://www.criirad.org/


              • krolik krolik 9 juillet 2010 18:13

                @Reinette.
                Pour Pellerin au moment de Tchernobyl, je vous conseille cette vidéo sous l’égide de Laurent Joffrin patron de « Libé » , les inventeurs du « nuage s’est arrêté à la frontière » :
                http://www.dailymotion.com/video/x7zj25_le-nuage-de-tchernobyl_tech
                Ca doit faire dans les 9mn

                Pour en revenir à la construction de La Hague, les voisins ont-ils à s’en plaindre ? Non.
                Pas de pollution, pas de bruit. Un truc tranquille.
                En 1962 alors que la première usine était en construction à La Hague, les balises de radioprotection étant déjà en service, elles se sont mises à gueuler alors qu’il n’y a vait rien de radioactif dans l’usine. Les gens couraient de partout en se posant des questions.
                En fait c’était les retombées des essais atmosphériques... et l’hémisphère nord qui était pollué dans son ensemble !!
                Pour faire un peu de comparaison entre la pollution nucléaire générale due aux retombées des essais et le nuage de Tchernobyl sur la frontière est de la France, je vous conseille ce petit graphique qui est très explicite, en provenance de toubibs suisses, c’est à dire en -dehors du bac à sable franco-français.. :
                http://i17.servimg.com/u/f17/12/17/43/12/cesium10.jpg
                Et les conséquences des essais atmosphériques ??? on n’a rien vu de probant.

                Mais tout cela est bien loin de l’irradiation des aliments.

                Remarque, comme d’habitude, personne ne réagit et ne crie « au loup » contre le nucléaire médical..
                @+


              • joletaxi 9 juillet 2010 17:09

                @reinette


                oui oui...on va tous mourir,des radiations, des pesticides des antibiotiques, des ondes GSM,des OGM, des graisses, de l’huile de palme, .... et surtout de vieillesse,car jamais l’espérance de vie n’a été aussi longue.
                Et ce qui est terrible, c’est que l’on arrive à des âges canoniques en meilleure forme,raison qui pousse les gouvernements à allonger les carrières.

                Les gens que je fréquente aux Saintes marie de la mer, ils ont tous 15 doigts, entièrement dus aux radiations sur les plages,qui ont d’ailleurs failli être fermées à l’initiative de quelque « gardien de mère gaia »

                Que l’on surveille de très près:d’accord
                Que l’on dénonce des comportements douteux:bravo

                mais ce discours sur le nucléaire, vous le servez au moins 100 fois par an,toujours le même et ce depuis 50 ans.Alors de grâce, passez à autre chose,

                • Reinette Reinette 9 juillet 2010 18:01


                  joletaxipôv’con,allez visiter les hôpitaux et osez donc le dire en face des cancereux

                  En 20 ans, en France, le risque de cancer a augmenté de 35%...

                  En 2000, 278.000 personnes apprennent qu’elles sont atteintes d’un cancer, contre 170.000 en 1980. Le nombre de nouveaux cas a donc augmenté de 63 % en vingt ans ; le cancer reste la première cause de mortalité chez les hommes (92.000 décès en 2000), et la deuxième chez les femmes (58.000 décès en 2000).

                  Il est responsable d’un décès sur trois chez l’homme et d’un sur quatre chez la femme.

                  Le taux de mortalité masculine par cancer, en France, est le plus élevé d’Europe, devant la Belgique, les Pays-Bas et l’Espagne. “Il est dû essentiellement aux cancers des voies aérodigestives “, note Laurence Chérié-Challine, de l’Institut de veille sanitaire.

                  http://www.dissident-media.org/infonucleaire/etude_cancer_johnson.html


                • krolik krolik 9 juillet 2010 18:21

                  @Reinette,

                  Mais dans le mesure où l’in vit plus vieux on est plus susceptible d’avoir un cancer.
                  D’autant que l’on en détecte plus avec les campagnes de dépistages systématiques.
                  Le nombre de cancers de la thyroïde détectés augmente, mais le nombre de décès par cancers de la thyroïde diminue car ils sont pris plus tôt et mieux soignés.
                  Evolution des techniques de détection par ultrasons en 1977 et à ce moment la courbe de découverte de ces cancers s’est mise à grimper, bien après l’arrêt des essais nucléaires et bien avant Tchernobyl....
                  Idem pour les cancers du sein, et les cancers colorectaux...
                  Il y a eu la chute verticale des cancers de l’estomac, ces cancers sont dus à une bactérie peu résistante aux antibiotiques, et lorsque l’on prend des antibiotiques pour un oui ou pour un non ça a tout de même une conséquence intéressante, d’autant que cette bactérie se plait beaucoup dans les salaisons. Le développement des réfrigérateurs a contribué à la baisse de la consommation des salaisons donc à la baisse des cancers de l’estomac.. Ah si Napoléon avait connu le réfrigérateur !!

                  @+


                • Reinette Reinette 9 juillet 2010 18:42

                  Les chiffres publiés par l’Union Nationale des Associations de Parents d’Enfants atteints de Cancer ou LEucémie (unapecle) sont issus d’études de la Société Française du Cancer de l’Enfant.

                  Chaque année environ 1800 enfants sont atteints de cancer en France, ce qui fait un sur 600 ; le cancer est la deuxième cause de mortalité des enfants de plus de 1 an après les accidents (tumeurs cérébrales ou des leucémies). Environ 500 d’entre eux décèdent chaque année et les enfants guéris en sortent très souvent avec des séquelles importantes.

                  http://www.dailymotion.com/video/k2KEgZzpmGVWWXP2bC?start=331#from=embed




                • krolik krolik 9 juillet 2010 18:53

                  @Reinette,

                  Et ces efants atteints de leucémie, on les irradie avec deux fois la dose mortelle à 100% pour tuer toutes les cellules cancéreuse, et ensuite on leur fait une greffe de moelle osseuse pour les remonter.
                  On en tire par les cheveux comme cela pour les ramener à la vie, environ 300 par an.
                  C’est un traitement de brute.
                  Il vaudrait mieux les laisser mourir tranquillement, naturellement...
                  Le nucléaire médical c’est horrible.
                  @+


                • Reinette Reinette 9 juillet 2010 17:26


                  MENSONGES - MALHONNETETE - DANGEROSITE


                  il suffit de faire une petite recherche historique, pour s’apercevoir que les professionnels du nucléaire mentent et mentiront encore et toujours !

                  - prenons, par ex., l’histoire de l’usine de retraitement de La Hague, dans la Cotentin :

                  en 1960, quelques ingénieurs inspectent les landes de Jobourg et Omonville-la-Petite, selon eux pour l’implantation possible d’une usine de plastique, ou de casseroles. (MENSONGE)
                  La décision de construire l’usine atomique du Commissariat à l’énergie atomique sur les hauteurs de la Hague est alors prise, sans la moindre information des élus locaux, laissant les populations locales, sinon dans l’ignorance, au moins dans le flou, que le classement « secret défense » de l’installation accentue. (TRUANDAGE)

                  En 1962, le CEA commence à acheter à prix d’or des terrains de landes, parfois labourés au moment de la vente pour en tirer un meilleur prix. Les 190 hectares sont acquis sans aucune expropriation, malgré 150 propriétaires, tant ces fortes sommes ont permis à certains de moderniser leurs exploitations, voire de se reconvertir. Plusieurs de ces propriétaires ont négocié en plus de la valeur des parcelles, leur entrée comme salarié de l’usine ou celle d’un fils. (MENSONGES ET CORRUPTIONS)

                  En parallèle des premiers travaux, le CEA pour être accepté et rassurer, développe une campagne de lobbying, auprès des élus et des élites religieuses.
                  Ainsi les notables du canton ont-ils pu visiter en grandes pompes les sites de Marcoule et de Saclay. La fierté d’accueillir une technologie de pointe, les difficultés du milieu agricole, et le licenciement en 1962 des derniers mineurs à la fermeture de la mine de fer de Flamanville-Dielette finissent de convaincre la population. (

                  en 1966, les premiers châteaux de combustible irradié arrivent sans la moindre contestation de la centrale nucléaire de Chinon.

                  Pour justifier ses centrales nucléaires, EDF a délibérément mis en place depuis 30 ans un système de surconsommation d’électricité. Résultat : à chaque anomalie climatique (sécheresse, pointe de froid), la consommation est telle que la France, pourtant « royaume du nucléaire », est obligée d’importer de l’électricité (non-nucléaire !) de chez ses voisins.

                  Rappel : la canicule 2003 aurait coûté environ 300 millions d’euros à EDF
                  http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=themas&soussousmenu=canicule2006&page=9


                  • Reinette Reinette 9 juillet 2010 18:10
                    Par joletaxi (xxx.xxx.xxx.79) 19 janvier 2009 18:27
                    Propriétaire d’un magasin de luminaires, j’ai depuis longtemps

                    ah ah ah ! joletaxi-la-lumière-d’agoravox smiley



                    • joletaxi 9 juillet 2010 18:24

                      Servir ce genre d’argument pour étayer une thèse aussi piètre me laisse augurer de votre niveau à débattre .

                      On a beau vous le dire, et répéter, mais le nez dans le guidon, vous pédalez toujours dans les mêmes redites,si on meurt plus de cancers en général, c’est que d’abord, on les diagnostique et soigne bien mieux que dans les années de référence que vous citez, mais en plus, le vieillissement conduit nécessairement à plus de cancers, maladie dégénérative.
                      Et puis, comme toujours,les causes de cancers sont variées, et vous êtes bien égoïste, laissez en aux autres pesticides ondes gsm, etc.
                      Donc selon vous, la longévité augmente mais on meurt de plus en plus tôt.
                      Mais je vous le répète, vos arguments éculés n’ont d’autre effet que provoquer agacement et lassitude.
                      Malheureusement pour vous, il semble que le nucléaire soit à nouveau dans les projets de pas mal de gouvernements.Vous allez pouvoir continuer vos combats désuets encore pas mal d’années

                    • eugène wermelinger eugène wermelinger 9 juillet 2010 18:45

                      La vie se nourrit de vie. Un aliment mort - par le feu, la chimie, la physique nucléaire ou encore autre chose, n’est plus un aliment. Au mieux un ballast. Au pire un agent mortifère. 


                      • Eloi Eloi 9 juillet 2010 19:56

                        C’est pour ca que pour ma bonne pièce de boeuf, je croque direct dans la jambe saignante du ruminant. C’est pratique, en plus, il est concentré sur son herbe, il me voit même pas arriver ! En plus, avec juste une bouchée, le bon vieux bougre s’en remet et je peux continuer encore un certain temps.

                        Y’a une variante plus subtile ! Pour que ma viande reste bel et bien vivante, je la découpe à la scie électrique sur l’animal préalablement attaché, puis après, le bout de viande, je lui met une intraveineuse de sang pris sur le même animal. Je le stimule avec une pile électrique. Faut juste pas oublier de débrancher l’electricité, ca fait mal aux plombages.

                        Pour les plantes c’est plus délicat.

                        Pour qu’elles soient vivantes dans mon estomac, je refuse de tuer mes radis, ces bons vieux sacs de nutriments, avec mon mauvais suc gastrique. Ca fait mal, c’est très méchant. Ma solution est donc simple ! je les emballe dans un grand nombre de tours de film plastique, que j’étanchifie avec du scotch et une bonne couche de téflon.

                        Faut surtout pas macher !!!

                        Et prévoir la vaseline

                        Voilà mes petits trucs. Je vais les publier dans un nouveau business model de magazine très class et en vogue, un truc pour écolo-bobo. En dossier du n°1, un article conplet sur les vibrations positives, qui elles sont bonnes, pas comme les mauvaises, et lavent l’esprit plus blanc que blanc. En cadeau bonus, une bèche de 10 cm en matière plastique biologiques car fabriqué à la main par un petit producteur.

                        Achetez-le nombreux !


                      • Eloi Eloi 9 juillet 2010 20:12

                        En parallèle, il faut dire qu’avec une ONG qui a enfin eu les subventions qu’elle méritait grâce aux subventions généreuses de BNP Paribas et sous le haut patronage de Borloo, on monte une initiative citoyenne pour inciter au changement altermondialiste avant la fin de nos deux années de répit pour un nouveau cycle solaire.

                        Dans ce site, vous trouverez plein de conseils pratiques et de fiches (à collectionner, chaque semaine, en les imprimant*) pour vivre comme eugène, sans feu !

                        En effet, il a été démontré scientifiquement par un laboratoire indépendant qu’une nourriture morte par le feu, la chimie, la physique nucléaire, était un agent mortifère. En effet, tout comme les cendres de charbon multiplient par dix la radioactivité du charbon initial, la cuisson d’un aliment concentre dans une plus faible masse toute la souffrance que l’animal à subi durant sa vie**. Je sais pas ce que vous en pensez, mais j’aimerai pas ressentir la terrible douleur de la laitue dévorée vivante par le pire prédateur du jardin, la limace, surtout que quand elles crient on ne les entend pas, nous humains complètement déconnectés de la nature.

                        Pire, encore ! Imaginez la souffrance contenue dans ce poisson qui doit passer sa vie entière sans respirer dans l’eau ! Et pire, il ne profite même pas du plaisir de l’amour, lui qui est obligé d’éjaculer sur les oeufs de sa campagne !

                        Le premier plat conseillé par notre site : le sushi sans cuisson. Pour le poisson***, pas de cuisson, c’est écolo pas d’énergie dépensée. Reste le riz vous me direz ? Comment faire coller du riz cru ? Question bête, finalement, suffit de le coller avec de l’epoxy garanti vert-équitable par Max Haavelar.

                        La semaine prochaine, nous vous proposerons une pétition pour reconnaître au titre de bienfaiteur de la nature, le pompile, un animal fantastique qui pour ne pas tuer atrocement la nourriture de ses enfants, arrachent les huit pattes de l’airaignée et pondent directement dans l’araignée qui restera vivante, ne gaspillant donc pas dès le départ, le karma des futures générations de pompile, permettant ainsi un développement durable de leurs énergies positives !

                        A la semaines prochaine !

                        * n’oubliez pas d’envoyer votre papier au recyclage.
                        ** thèse attestée par la scientologie
                        * faut pas prendre du thon rouge, surtout pas, ca profiterait aux lobbyes, par contre pour le thon bleu, vert ou arc-en-ciel, comme greenpeace n’en a pas parlé, ca doit être péchable !


                      • krolik krolik 9 juillet 2010 18:45

                        Dans le dernier bouquin du Pr David Khayat cancérologie on lit qu’un fumeur qui mange du beta-caroten a trois fois plus de chance d’anvoir un cancer du poumon qu’un fumeur qui ne mange pas de carotte !!
                        Conclusion il faut mangé des carottes dont le béta-caroten a été détruit par chauffage..
                        Donc les petites salades ’bio" de carottes râpées sont des facteurs terriblement aggravants.
                        Evitons les salades de carottes.
                        @+


                        • eugène wermelinger eugène wermelinger 9 juillet 2010 19:56

                          Evitons surtout les salades racontées par Krolik ! 


                        • krolik krolik 9 juillet 2010 22:37

                          @Eugene Wermeulinger.

                          Mais si vous n’êtes pas d’accord, vous citez vos sources.
                          Balayer les arguments d’un revers de manche c’est trop facile.
                          Je vous donne la référence du Pr cancérologue patron du service de carcinologie de la Pitié-Salepêtrière.
                          Et vous qu’avez vous à sortir ?
                          Un jappement ? C’est plutôt mince.
                          @+


                        • foufouille foufouille 10 juillet 2010 11:06

                          le beta carotene est utilise comme colorant dans bcp de plats cuisines, saucisse, pates, etc


                        • Reinette Reinette 9 juillet 2010 19:04
                          Augmentation des cancers de l’enfant

                          Une équipe du département d’oncologie pédiatrique de l’Université de Manchester a observé une augmentation constante de l’incidence des cancers de l’enfant entre 1954 et 1998 dans le Nord-Ouest de l’Angleterre.
                          Ainsi, ils ont constaté que le nombre de tumeurs du cerveaux avait augmenté de 36% en 45 ans. Les leucémies aiguës lymphoblastiques ont progressé dans les mêmes proportions alors que les tumeurs des cellules germinales ont été multipliées par deux.

                          Le site de Sellafield est le principal complexe de la filière électronucléaire britannique. Initialement nommé Windscale, il a été rebaptisé Sellafield à la suite d’un grave accident dans l’un de ses réacteurs. Situé sur la côte de la mer d’Irlande dans le comté de Cumbrie au nord-ouest de l’Angleterre, il comprend aujourd’hui 400 bâtiments répartis sur 10 km² et emploie environ 10 000 personnes
                          http://fr.wikipedia.org/wiki/Sellafield

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