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Accueil du site > Actualités > Société > Le très controversé Syndrome d’aliénation parentale

Le très controversé Syndrome d’aliénation parentale

Théorisé par un douteux psychiatre américain, aux positions scandaleuses sur les déviances sexuelles, le SAP n’a jamais reçu l’aval des juridictions françaises. Force est de constater, pourtant, que les symptômes dégagés par son « inventeur » Richard Gardner sont eux bien réels, que de nombreux enfants sont aujourd’hui manipulés lors de séparations, et que rien n’est prévu pour venir en aide aux parents rejetés.

Une Cour d’Appel en France. La cour doit statuer sur le cas d’un ado placé par le Juge des Enfants. Le motif est rare. Un expert psychiatre a posé le diagnostic du syndrome d’aliénation parentale et le juge des enfants a immédiatement décidé du placement. Nous sommes 3 avocats, un pour chaque parent et moi pour l’ado, qui refuse obstinément de voir son père depuis plusieurs années.

Le débat est vite clos dès le début de l’audience. Le président annonce d’emblée qu’il n’entend pas débattre sur le diagnostic du psychiatre et que la syndrome d’aliénation parentale n’a aucune valeur scientifique. Ce n’est pas surprenant au vu de la jurisprudence en la matière, puisque le SAP n’a jamais été validé au-delà des juridictions de première instance, et encore dans très peu de cas. Les Cours d’appel ont toujours fait barrage vis-à-vis de cette pathologie qui ne figure dans aucune des classifications psychiatriques. Un vide scientifique et donc juridique pour une réalité malheureusement bien palpable et très répandue, celle des enfants manipulés qui coupent les liens avec leurs parents lors des séparations.

La faute tout d’abord à la personnalité pour le moins controversé du psychiatre américain qui a théorisé le SAP, Richard Gardner, rejeté par ses pairs en raison de sa justification des comportements sexuels déviants, dont la pédophilie, lesquels selon lui « sont des mécanismes d’adaptation naturels qui stimulent la procréation et augmenteraient donc les chances de survie de l’espèce ». Pourquoi ? Parce que ces comportements sexuels servent à encourager la production de sperme chez les hommes et ainsi à augmenter les chances d’appareillage avec une personne susceptible de concevoir un enfant.

Gardner a ainsi théorisé des justification insensées du viol et de l’inceste : les femmes sont « passives » et le viol ou l’inceste résultent de cette passivité sexuelle. Les femmes sont naturellement des victimes masochistes de viol, des victimes qui « ressentent du plaisir à être battues, ligotées et soumises à des mauvais traitements », comme si c’était là « le prix qu’elles sont prêtes à payer pour obtenir la gratification de recevoir du sperme » ( ? !).

Sur la pédophilie, Gardner déclarait que les relations sexuelles entre enfants et adultes sont biologiquement naturelles et qu’elles ne sont pas nécessairement mauvaises pour l’enfant, que les activités sexuelles entre les adultes et les enfants feraient « partie du répertoire naturel de l’activité sexuelle humaine » et que la sexualité entre adultes et enfants serait une pratique constructive du point de vue de la procréation, toujours dans cette optique que la survie de l’espèce dépend de la stimulation des hommes par des comportements sexuels déviants.

Ces citations de Gardner sont sans appel sur sa pensée :

"Il est intéressant de noter que parmi les peuples de l’Antiquité, seuls les Juifs avaient une attitude punitive envers les pédophiles. Chez les premiers chrétiens, l’interdiction de la pédophilie provient directement de l’enseignement du Judaïsme, et notre réaction exagérée envers la pédophilie à l’heure actuelle est une exagération de ces principes judéo-chrétiens.."

"Certains enfants expérimentent de puissants désirs sexuels dès le plus jeune âge et l’enfant normal présente une grande variété de fantasmes et comportements sexuels qui seraient taxés de ’pathologiques’ ou ’pervers’ s’ils étaient le fait d’adultes".



Venons-en au Syndrome d’aliénation parentale, décrit comme un désordre psychologique qui atteindrait l’enfant lorsque l’un des parents effectue sur lui, de manière implicite, un « lavage de cerveau » visant à détruire l’image de l’autre parent. A terme, l’enfant rejette ou diabolise ce parent qu’il aimait auparavant, et fait indissolublement corps avec le parent aliénant, conformément au désir de celui-ci. Le parent aliénant cherche soit à se venger de l’autre et à restaurer son image narcissique en captant l’enfant, soit cherche à ne pas perdre l’enfant après avoir perdu son partenaire. Il crée donc avec celui-ci un bloc indissociable, dressé contre l’autre parent qui devient le « méchant », responsable de tous leurs malheurs.

Sous ces apparences louables pour les droits de l’enfant lors des séparations, malheureusement, le SAP a essentiellement été « inventé » par Gardner pour protéger les pédophiles de poursuites judiciaires et pour promouvoir leurs contacts sans entrave avec ces enfants au travers d’ordonnances judiciaires leur en attribuant la garde totale. Gardner était en effet persuadé que des milliers de pédophiles étaient injustement incarcérés aux Etats-Unis, et surtout injustement visés par des plaintes par des mères ayant manipulé leur enfant aux fins d’obtenir sur eux tous les droits lors de séparations.

Avec de telles théories, évidemment, Gardner ne parvint pas à décrocher des publications, ni à recevoir une quelconque reconnaissance de ses pairs. Il créa donc sa propre maison d’édition, "Creative Therapeutics", afin de publier ses travaux à compte d’auteur. A l’âge de 72 ans, Gardner se suicida d’une vingtaine de coups de couteau dans le ventre .

Après ce bref résumé de la pensée de Gardner, on cerne mieux pourquoi les juridictions refusent d’avaliser le SAP dans leurs décisions. Ce syndrome n’a de toute façon reçu aucune reconnaissance par la communauté scientifique, médicale et psychiatrique aux Etats-Unis et n’est référencé dans le DSM (manuel diagnostic de psychatrie aux Etats-Unis).

Et pourtant, on ne peut pas s’empêcher à la lecture des symptômes listés par Gardner de les retrouver dans de nombreux cas d’enfants qui refusent sans raison apparente de voir un de leurs parents après une séparation.

Richard Gardner a ainsi décrit huit manifestations chez l’enfant :

- Campagne de rejet et de diffamation : le parent rejeté est complètement dévalorisé, quoique l’enfant soit incapable de motiver cette dévalorisation par des exemples concrets.

- Rationalisation absurde : à l’appui du rejet, l’enfant invoque des motifs dérisoires ou sans rapport avec la réalité.

- absence d’ambivalence normale : le parent rejeté est décrit comme exclusivement mauvais , le parent aliénant est décrit comme bon exclusivement.

- Réflexe de prise de position pour le parent aliénant, lorsque les deux parents sont présents, et même avant que le parent rejeté se soit exprimé.

- Extension des hostilités à toute la famille et à l’entourage du parent rejeté (grands-parents, amis, proches) qui sont à leur tour rejetés avec autant de force.
- Affirmation d’une « opinion propre » artificielle : il s’agit en fait de l’opinion du parent aliénant, que l’enfant est conditionné à présenter comme venant de lui.

- Absence de culpabilité du fait de la cruauté supposée du parent adversaire.

- Adoption de « scénarios empruntés », qui ont été fabriqués par le parent manipulateur : l’enfant les reprend à son compte.

Il a en outre listé 3 degrés d’expression et d’intensité des symptômes :

- Intensité faible : tous les symptômes ne sont pas manifestes, leur degré est moindre et la relation parent-enfant est encore fonctionnelle.

- Intensité moyenne : tous les symptômes sont présents, mais l’enfant se calme lorsqu’il est en visite chez le parent rejeté.

- Intensité sévère : dans 5 à 10% des cas la relation avec le parent rejeté est définitivement rompue ou en voie de l’être.

Pour avoir lu une expertise diagnostiquant ces symptômes et avoir en outre longuement rencontré un enfant dans ce cas, je peux dire qu’il est incontestable que ces critères sont pertinents. Par ailleurs, les situations de rejet le plus souvent du père par ses enfants lors d’une séparation sont trop fréquents pour que la justice ne prévoit pas de traitement spécial. Le plus souvent malheureusement, la réaction des juges n’est pas à la hauteur et le placement que j’ai vu dans une seule affaire est exceptionnelle. Face à des enfants qui manifestent le souhait de ne plus voire un de leurs parents, les juges ont tendance en effet à simplement posé le constat de la rupture et à réduire le droit de visite et d’hébergement pour ne pas forcer l’enfant.

Saisie du problème, le 20 juillet 2006, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la Tchéquie pour son laxisme et son incapacité à faire respecter les droits de visite du père, pourtant établis par les différentes instances judiciaires. Concernant l’enfant et les pressions exercées sur elle par sa mère pour l’amener à rejeter son père, l’arrêt utilise à cinq reprises l’expression « syndrome d’aliénation parentale ». Une jurisprudence encourageante pour le principe qu’elle énonce à savoir le devoir de l’état de mettre en œuvre des mécanismes contraignants d’exécution des droits de visite et d’hébergement. Un principe pour l’instant parfaitement ignoré de l’état français. Les poursuites pour non-représentation d’enfant sont en effet rarissimes, et les juge des affaires familiales sont particulièrement frileux pour prendre des mesures concrètes. Dans mon cas d’espèce, le placement a fonctionné. L’ado et sa mère ont vite compris que le placement serait maintenu tant qu’ils adopteraient une attitude négative vis-à-vis du père. Je ne peux donc que conseiller les parents qui rencontrent ce problème de saisir le Juge des Enfants, en attendant que des solutions satisfaisantes soient enfin prises, et que l’aliénation parentale ou quel que soit sa dénomination fasse enfin l’objet d’une traitement digne de ce nom.
 

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23 réactions à cet article    


  • Naja Naja 31 juillet 2009 11:48

    Bonjour,

    Il y a pourtant bien des cas où la justice française accorde plein crédit à cette théorie douteuse, au détriment d’enfants visiblement agressés par un de leur parent, le plus souvent le père (j’anticipe l’éventuelle critique de certains lecteurs : non, je ne diabolise pas outrageusement les hommes et donc les pères, il se trouve que plus de 95% des agresseurs sexuels sont des hommes).

    Voir par exemple l’édifiante affaire relatée dans cet article :
    http://www.lepost.fr/article/2009/06/18/1582898_le-chemin-de-croix-d-une-maman.html
    Mère condamnée pour non présentation de l’enfant alors que, suite à une plainte pour viols de l’enfant par son père, la justice avait attribué la garde de l’enfant audit père, ce en dépit de certiticats médicaux attestant de traces de violence, et en dépit de falsifications de preuves par le père...

    Ou encore cette autre affaire , similaire à la précédente :
    http://www.protection-enfance.org/Actualites.php?news=32

    Un autre article plus général :
    http://www.enfancedanger.com/index.php?type=special&area=1&p=articles&id=12

    La justice n’a peut-être pas donné au syndrôme d’aliénation parentale ses titres de noblesse en tant que théorie, il n’en reste pas moins que les cas d’enfants confiés à leur agresseur suite à des plaintes pour agressions ne sont pas rarissimes. Et à chaque fois est invoquée une manipulation de la mère...

    Les perver(e)s sont assez doué(e)s pour tourner à leur avantage les lenteurs et hésitations de la justice. Au contraire des pères ou mère honnêtes victimes de manipulations par leur ex-conjoint(e)...

    Cdt,
    Naja


    • Naja Naja 31 juillet 2009 12:03

      ERRATUM au sujet de mon résumé du premier lien fourni :
      La justice n’avait pas attribué la pleine garde de l’enfant au père quand la mère s’est enfuie avec son fils. Il avait un droit de visite qui comprenait un mois de vacances pendant l’été. L’enfant est confié à son père et sa mère n’a plus le droit de le voir depuis que cette dernière a été condamnée pour non présentation.


    • jondegre jondegre 31 juillet 2009 12:50

      " (j’anticipe l’éventuelle critique de certains lecteurs : non, je ne diabolise pas outrageusement les hommes et donc les pères, il se trouve que plus de 95% des agresseurs sexuels sont des hommes)." (*)

      Pourtant la justice n’a aucun problème à condamner le viol, l’état à mobiliser forces de polices pour investiguer et attraper ces criminels.

      Alors pourquoi monter en épingle trois affaires pour décrédibiliser un article qui dénonce ces pratiques de destruction des pères. Sous entendre à force de dialectique (*) que lutter contre ses pratiques est renoncer à poursuivre les violeurs est manipulateur, et c’est tout le sens de votre post.


    • Naja Naja 31 juillet 2009 14:39

      @ Jondegre,

      " Pourtant la justice n’a aucun problème à condamner le viol, l’état à mobiliser forces de polices pour investiguer et attraper ces criminels."

      Si, précisément !
      La justice a beaucoup de problèmes à condamner le viol et les agressions sexuelles dans la mesure où ce sont des faits qui bien souvent ne laissent aucune trace physique.
      Cela pose à la justice la question de ce qui doit être considéré comme preuve : seulement des preuves dites matérielles, sachant que l’on pourra toujours arguer, sauf cas très particulier, que telle ou telle lésion peut être due à autre chose ? Un témoignage appuyé par des analyses psychologiques établissant l’existence d’un traumatisme ? Des déclarations corroborées par d’autres personne se disant victime du même accusé ? Le portrait psychologique de ce dernier ?

      Quant à mobiliser les forces de police pour investiguer et attraper les criminels... pardon, mais permettez moi de grincer des dents. Peut-être est-ce ce que certaines déclarations de propagande politique laissent penser quand il s’agit d’un enlèvement d’enfant par un inconnu, mais dans le quotidien des affaires courantes de pédocriminalité et inceste, il en va tout autrement.
      Déjà, l’accusé est à 80% un proche du plaignant (dans cet article, il s’agit du père), nul besoin de l’attraper, il est tout désigné. Ensuite, police et justice, faute de moyens financiers et humains - et parfois aussi par négligence - laissent trainer des mois, voire des années, les affaires de ce type. La durée moyenne d’une procédure pour viol sur mineurs de moins de 15 ans est de... 7 ans et 9 mois. Je conçois qu’une instruction bien menée implique un travail fouillé et consciencieux, mais près de 8 ans... ça donne une idée de l’écart qui sépare les priorités annoncées par démagogie et la réalité.

      "Alors pourquoi monter en épingle trois affaires pour décrédibiliser un article qui dénonce ces pratiques de destruction des pères. Sous entendre à force de dialectique (*) que lutter contre ses pratiques est renoncer à poursuivre les violeurs est manipulateur, et c’est tout le sens de votre post. "

      Mon commentaire ne vise pas à décridibiliser l’article. Il apporte un complément d’information en revenant sur un point de l’article : celui qui dit que la justice n’accorde aucun crédit au SAP.
      Cela ne veut pas dire que dans le cas de séparation de conjoints, les enfants ne soient jamais l’objet de tractations de la part d’un parent ou de l’autre. Comme je l’indique à la fin.
      C’est manifestement vous qui tenez à voir les choses seulement en termes de tout ou rien. Au point de taxer les nuances que j’apporte de procédés rhétoriques manipulatoires... voilà qui s’appelle décridibiliser !
      Je vous retourne donc la question : pourquoi ce besoin de déformer, amplifier ou extrapoler mon propos afin de décridibiliser mon intervention, et donc balayer du revers de la main les cas où les enfants pâtissent de l’aveuglement de la justice ?


    • Lucien Denfer Lucien Denfer 1er août 2009 10:58

      On peut faire dire n’importe quoi aux chiffres, c’est une certitude. Alors imaginez ce que l’on peut faire dire à des préjugés, des rumeurs et des présupposés basés sur quelques cas particuliers. Un bel exemple avec toutes les femmes qui ont tout bonnement stocké leur bébés dans frigo, congel, donc forcément toutes les femmes sont potentiellement des baby killer. La même avec ces hommes pressés qui ont oubliés leur bébés dans la voiture en pleine canicule, c’est quoi ? De la bêtise, un comportement criminel, un acte manqué ? 


      Les JAF donnent raison aux femmes dans la majorité des cas, c’est ce qu’on appelle une revanche par anticipation, et le moins que l’on puisse dire c’est que cela ne milite pas, mais alors pas du tout dans le sens du droit des femmes..

      Pensez bien chères soeurs qu’après cet avant gout de ce qui nous attend sous votre joug nous ferons en sorte de ne jamais vous laissez aux affaires. Promis, Juré, craché...

    • Naja Naja 2 août 2009 22:18

      @ Rodier,

      Très joli procès d’intentions que vous me faites là ! 
      Il y a en effet plein d’aspect des maltraitances familiale dont je n’ai pas parlé, en effet. Je commente un point de l’article, je ne sors pas une étude sur les maltraitances familiales, la justice et l’ensemble des préjugés hommes/femmes père/mère dans notre société...

      " Mais comme il me semble que c’est vous qui prônez l’imprescriptibilité des délits et crimes sexuels, on ne s’attendait pas à moins.« 
       »Inégalité insupportable, j’en conviens mais très utile pour continuer à vivre dans ce miroir enchanté des apparences de la féminité dans lequel vous semblez vous mirer."
      Je vois que c’est toujours aussi courtois et respectueux sur Avox. Prenez-vous au moins du plaisir à formuler ce genre d’attaques personnelles gratis ?

      Le bonjour chez vous smiley


    • aude guignard 6 septembre 2009 22:55

      bonjour, personnellement je trouve que citer 3 affaires comme le fait Naja est un tout petit peu plus valable que de poser UN CAS en le proposant comme une vérité générale, à la manière de l’auteure de l’article.
      tout ceci n’est d’aillerus vraiment pas scientifique, ce sont des mystification de faire passer ainsi des impression spersonnelles basées sur un cas, alors qu’il existe nombre de vraies études scientifiques concernant le SAP et montrant le très petit % de cas réel d’aliénation parentale, comparé au % énorme de cas faussememtn interprétés comme de l’aliénation parentale, vu que les accusations contre le parent maltraitant (d’où le refus de l’enfant) ne peuvent s’exprimer que petit à petit, quand l’enfant sort de l’emprise du parent maltraitant, grâce à l’éloignement. Une mère qui s’aperçoit que le père est un incestueur, va demander le divorce en donnant la raison, et essayer par tous les moyens de ne plus confier l’enfant à l’agresseur. (Et on va l’accuser ? ) le père se défend bien entendu, comme tous les agresseurs,il est un manipulatuer de première classe, et sait mettre de son côté la justice et les services sociaux, formés à maintenir le lien avec le père envers et contre tout.(voir l’enseignement prodigué à l’ENM et dans les écoles de service social) et le système se met en branle : on prétend que la mère invente l’accusation de pédophilie incestueuse pour divorcer et se venger du père, on la taxe d’hystérique, alors qu’elle est crucifiée de devoir remettre l’enfant à son père, et on finit par la condamner pour non présentation d’enfant....
      Lisez le livre de Maitre Porchy (magistrate) « les silences de la loi », vous y trouverez des chiffres plus valables que ceux cités cidessus.


    • Nicole 31 juillet 2009 13:05

      Article très intéressant, comme l’est également le premier commentaire. Je pense que les deux cas de figure existent, ou plutôt coexistent. Il ne faut pas oublier que dans les cas d’inceste, la position de la mère n’est pas neutre, nombre de victimes devenues adultes en témoignent.

      Cela étant par rapport au commentaire, il y a une émission qui est passée tard chez Elise Lucet, et qui est sidérante, et en miroir du témoignage des enfants Roche : les enfants refusaient de voir le père, et décrivaient des scènes de satanisme. Vus par plusieurs psychiatres, leurs paroles et dessins étaient pris au sérieux.

      http://www.dailymotion.com/relevance/search/viols+d%27enfants/video/x1rhwa_viols-denfants-reportage-p13_news

      http://www.dailymotion.com/relevance/search/viols+d%27enfants/video/x1ri73_viols-denfants-reportage-p23_family

      http://www.dailymotion.com/relevance/search/viols+d%27enfants/video/x1rieb_viols-denfants-reportage-p33_news

      Cela étant, ce sont deux cas de figure distincts, et ce que je trouve intéressant dans l’article c’est outre la communication de la façon dont la justice traite de ce problème et la présentation du psychiatre à l’origine de la théorie, la précision et la pertinence des critères. Si on veut bien se creuser un tout petit peu la tête, qui n’a pas connu un ou deux cas qui illustrent parfaitement cette théorie ? L’enfant est littéralement instrumentalisé et n’a plus le droit ni de penser ni de ressentir par lui-même. C’est odieux.


      • Ikky Ikky 31 juillet 2009 13:59

        Je n’ai pas pensé en faisant cet article à l’émission d’Elise LUCET que j’ai vue il y a quelques mois. Effectivement cette émission est bouleversante et révoltante. Il semble que la justice n’ait pas encore trouvé le juste équilibre entre les enfants manipulés et ceux qui sont torturés sans qu’on ne prenne en compte leurs paroles. Il faudrait à mon sens développer une véritable justice des mineurs, digne de ce nom, qui englobe toute l’enfance dans sa globalité, problème de garde, d’agressions... - et pas seulement la délinquance.
        A l’école d’évocats, on étudie souvent un cas « d’école », celui du petit garçon qui était torturé par toute sa famille et traité comme un animal, médiatisé il y a quelques années. A postériori, il est frappant de voir que toutes une série de signaux alarmants, chez la mère comme chez l’enfant, ont été mal interprétés. Le fonctionnement si particulier de l’enfant n’est pas encore assez étudié. Ou du moins, le justice ne se donne pas les moyens de l’appréhender. Dans le cas du petit garçon, les services sociaux ont réagi trop tard et il est décédé.


        • Nicole 31 juillet 2009 15:55

          C’est un très réel problème parce que votre article évoque aussi une réalité insupportable, différente, et parfois je crois que les deux peuvent être présentes dans le même dossier. Je veux dire par là qu’une mère peut être complice des maltraitances que son enfant subit voire y participer, tout en étant dans l’emprise de son compagnon, et que quand celui-ci la quitte, elle reporte le processus fusionnel qui existait avec l’homme sur l’enfant, niant farouchement ce qu’il a subi ou mettant tout sur le dos du père.

          En psy (j’ai fait des études de psy) j’aime beaucoup Alice Miller, parce que je trouve qu’elle ose plus que bien d’autres nommer la toxicité des parents quand celle-ci existe et soutenir qu’il vaut mieux une rupture ce que personnellement je partage.

          Son point de vue est intéressant parce qu’elle montre bien comment toute une culture peut être dominée par l’impossibilité de mise en cause des parents, et de ce fait là, effectivement, comme vous le dites, quantité de signaux alarmants passent inaperçus, probablement parce que ressentir ce que leur perception fait risquerait de réveiller d’autres ressentis douloureux chez soi, dans sa propre histoire, en même temps que le sentiment d’impuissance de l’enfant. Je ne sais pas si vous connaissez son site :

          http://www.alice-miller.com/index_fr.php


        • Georges Yang 31 juillet 2009 15:44

          Pourquoi parler de « nouveau » syndrome psychiatrique alors que les termes manipulation, chantage affectif, influence par personne ayant autorité existent. Les américains inventent tous les mois de nouvelles maladies qui curieusement n’existent que chez eux.
          Il y a même une étude américaine qui confirme que la mortalité augmente en cas de guerre ! Il fallait y penser.


          • Massaliote 31 juillet 2009 15:45

            Vous remarquerez sans doute l’empressement à déballer l’argument qui tue : « Est ce une nouvelle affaire d’Outreau ? » Ou l’art pour nos médias d’instrumentaliser une monstrueuse erreur judiciaire.


            • roblin 31 juillet 2009 19:17

              Moi je pense surtout au fait que l’on force les enfants à aller voir un parent qui les maltraite, je ne compte plus le nombre de témoignages ou des parents maltraitants obtiennent sans sourciller la garde de l’enfant ou le droit de visite et ou l’on ne se souçie pas du tout de l’enfant, défois, les juges et psys ne nient même pas que le parent est maltraitant, mais disent que c’est tout de même mieux pour l’enfant de voir quand même ce parent maltraitant...

              Comme le site d’Alice Miller à déja été indiqué dans les commentaires, je vous indique ce lien qui récapitule des témoignages acablants envers la pseudo justice envers les enfants qui n’hésite pas à jeter les enfants dans la gueule du loup :

              http://maltraitances.blogspot.com/2008/09/la-justice-et-les-interdictions.html

              Je rajouterais que ne pas forcer l’enfant c’est le respecter, on ne force pas une femme à coucher avec quelqu’un si elle ne le veut pas, c’est même interdit pas la loi, pourquoi devrait on forcer un enfant à avoir des relations avec quelqu’un si il ne le veut pas, même si ce sont les parents, car l’enfant n’a rien demandé, ce n’est pas lui qui à voulu venir au monde pour voir ces parents, ce sont les parents qui ont décidés de faire un enfant.


              • Nicole 31 juillet 2009 22:36

                Je suis allée voir votre blog. Je trouve ça très bien que vous ayez réuni vos échanges avec Alice Miller, d’autant qu’ils permettent de voir clairement son apport, à mes yeux essentiel. MERCI


              • Nicole 1er août 2009 14:29

                En réponse à « on ne voit pas très bien qui n’a pas été maltraité dans son enfance », sa position est tout de même très fondée et argumentée : elle part de l’étude des manuels d’éducation du milieu 19° si ma mémoire ne me trompe pas, et elle en extrait des passages stupéfiants qui montrent la profondeur de l’ignorance que l’on avait alors du ressenti de l’enfant, et du fait qu’il mémorise la souffrance.

                Ensuite, elle étudie des cas concrets, tant de bourreaux que de génie, et souligne à quel point les biographes passent sous silence leur enfance, pourtant souvent déterminante.

                Perso, je la trouve extrêmement cohérente, dans la mesure où le problème de la non prise en compte de signaux flagrants dans de nombreux cas de maltraitance a bien une cause, et avancer que de voir et pointer ce dont on est témoin réveillerait ce qu’on a vécu et occulté me semble psychologiquement cohérent.

                Après, il y a des degrés dans la maltraitance, et sa notion de témoin secourable est très intéressante. Ce que j’apprécie sur son site, ce sont les témoignages comme par rapport à l’affaire Fritzl où il lui arrive d’intervenir à la suite de communication.

                Maintenant, c’est une femme de plus de 85 ans, toujours bien dans sa tête, et peut-être qu’aujourd’hui, il y a des personnes plus conscientes, mais par exemple, votre commentaire est en tête, et après l’avoir lu, je l’ai plussé parce que je le trouve tout à fait pertinent, or vous parlez vous même de problèmes importants de maltraitance.

                Un exemple amusant que je n’ai jamais oublié. J’ai eu assez jeune une nièce dont je me suis beaucoup occupée ; on s’entendait très bien, et jamais il ne me serait venu à l’idée (je parle au passé parce qu’elle est adulte) de la maltraiter, comme d’ailleurs, je n’ai jamais maltraité aucun enfant (par contre, j’ai certainement, comme tout le monde dans des périodes où j’étais soucieuse mal entendu des demandes ou des choses comme ça) ; bref, cette nièce était petite, maximum 5 ans, et elle fait une bêtise, je ne sais plus quoi qui m’a fait très peur, et je lui ai tapé la main par réflexe idiot et déplacé. J’avais à peine tapé, mais elle a aussitôt montré sa main rougie (elle l’a très fine) en disant « oh Nicole, elle m’a tapée » ; je me souviens de ma honte et de mon malaise, et avec le recul, je me dis qu’il lui était possible de se défendre, ce qui est bien.


              • Sarah 31 juillet 2009 23:20

                @ Rodier

                Vous soulevez le problème récurrent de la psychanalyse qui postule que si vous souffrez, c’est toujours de la faute des autres et plus particulièrement de la faute des parents !

                J’ai vu avec tristesse des personnes heureuses et épanouies de mon entourage sombrer dans la « vérité psychanalytique » : leurs vies sont en miettes à cause de la « découverte » de leurs « souffrances » .

                La psychanalyse détruit des vies !


                • Nicole 1er août 2009 16:31

                  J’ai beaucoup de mal avec pareilles généralités non fondées : la position victimaire, capital bien géré...vous évoquez fort justement Martine Nisse ; le livre collectif auquel elle a contribué « psychothérapie des victimes »(Dunod 98) évoque des études selon lesquelles parmi les personnes qui se retrouvent à la rue, on a un nombre croissant de victimes de maltraitances non guéries, et par ailleurs, on a un exemple intéressant avec le témoignage d’Isabelle Aubry, fondatrice de l’association des victimes d’inceste (je précise que personnellement je suis contre le label « victime » et contre le label « survivant » ; je pense que ce sont des expériences de la personne qu’il est préférable de travailler en thérapie, mais le label en lui-même me semble englober la personne entière dans ce qui est une partie d’elle. J’en reviens à Isabelle Aubry. Son père a été condamné quand elle avait 15 ans, il a fait de la taule, donc les abus ont été reconnus, et même avoués. Il n’en demeure pas moins que c’est une femme adulte qui continue de souffrir des séquelles de ce qu’elle a subi.

                  En ce sens, je trouve un peu léger le ton limite banalisant « la position victimaire » ; il est ici question de parcours individuels puisqu’il s’agit de maltraitances, et si lorsqu’il est question de groupes, on assiste parfois à des abus de la position victimaire, sincèrement, je ne vois pas bien à quoi vous vous référez quand, dans le cadre de l’article, vous posez cette réflexion.

                  Par ailleurs, je ne vois pas non plus comment une démarche thérapeutique pourrait rendre malheureuses des personnes épanouies et heureuses. La simple inversion présuppose qu’elles étaient manipulables, et donc pas si heureuses que ça. Sinon, elles seraient parties en courant en se rendant compte qu’on ne leur faisait pas de bien.

                  Cela étant, je pense que la « victimologie » est un business lucratif. Une niche. Un vrai psy me semble devoir être capable de dire rapidement à une personne s’il se sent les ressources de l’aider ou non, et s’il ne les a pas, de l’adresser à un confrère qui lui parait mieux correspondre.


                • Illel Kieser ’l Baz 1er août 2009 09:43

                  Sur le syndrome d’aliénation parentale

                  Citation :
                  « Et pourtant, on ne peut pas s’empêcher à la lecture des symptômes listés par Gardner de les retrouver dans de nombreux cas d’enfants qui refusent sans raison apparente de voir un de leurs parents après une séparation. »
                  Suivent la liste des signes constitutifs du SAP...
                  Puis « Pour avoir lu une expertise diagnostiquant ces symptômes et avoir en outre longuement rencontré un enfant dans ce cas, je peux dire qu’il est incontestable que ces critères sont pertinents. »
                  Un tableau clinique n’est pas constitutif d’une véritable reconstitution de l’histoire de cette supposée aliénation. Un psychiatre ou un psychologue clinicien commettrait une erreur s’il s’en tenait à ces seuls critères.
                  Tout psychopathologue établirait la genèse de ces signes, se livrerait à une complète analyse de la situation, dans le temps et dans le milieu environnant.
                  Par ailleurs, l’entretien avec l’enfant révèlerait assez vite les incohérences de son discours. Le clinicien dispose d’outils pour fouiller au-delà du simple discours répétitif : test projectifs, tests généraux, techniques d’entretien.
                  Savoir que quand se présente un discours massif de mise en cause de l’un des parents, on soupçonne d’emblée une manipulation et on se doit d’aller plus loin.
                  Certes cette liste, claire et apparemment révélatrice d’une réalité a été soigneusement et habilement élaborée par Gardner, dans un contexte ou le juriste – juge ou avocat – a besoin d’un digest, un rapport clair des faits – donc réducteur. Gardner, dans son obnubilation à refouler le féminin, n’a pas manqué de rapporter des faits, certes existants, et de les réduire à une interprétation que le juge américain pouvait facilement lire et interpréter en des termes juridiques.

                  Vous semblez dire que le SAP est seulement mis en l’index du fait de l’itinéraire professionnel d’un pédopsychiatre au passé sulfureux. C’est un peu court et il ne s’agit en rien d’une théorisation. Il n’y a pas eu de complot anti-Gardner, ses publications, toutes refusées, ne remplissaient en rien les critères d’une publication scientifique. Faire un rapport récapitulant un ensemble de signes comportementaux n’a rien de scientifique. Cette évidence, cette pertinence dont vous parlez est un leurre.
                  Par ailleurs ce tableau est aussi pertinent psychologiquement que le serait un tableau comparatif des différences morphologiques pour établir l’existence des races. (Ça se voit, c’est donc évident et c’est scientifiquement pertinent)


                  • Illel Kieser ’l Baz 1er août 2009 09:50

                    De l’indigence de la formation des magistrats et des avocats

                    Ce faisant, dans votre développement vous mêlez dans un même argument le pseudo SAP et le laxisme des juges en matière de respect des droits parentaux.
                    Que, dans une plaidoirie, on use d’arguments parfois spécieux, cela se comprend, l’intérêt du client faisant loi, mais que cela se retrouve dans un article qui aurait pour premier objectif d’informer et d’attirer l’attention du lecteur est moins compréhensible.
                    En effet, vous dites : « Par ailleurs, les situations de rejet le plus souvent du père par ses enfants lors d’une séparation sont trop fréquents pour que la justice ne prévoit pas de traitement spécial. Le plus souvent malheureusement, la réaction des juges n’est pas à la hauteur et le placement que j’ai vu dans une seule affaire est exceptionnelle. Face à des enfants qui manifestent le souhait de ne plus voire un de leurs parents, les juges ont tendance en effet à simplement posé le constat de la rupture et à réduire le droit de visite et d’hébergement pour ne pas forcer l’enfant. »
                    Cela est vrai mais en quoi cela révèle-t-il la réalité du SAP. Il s’agit bien plutôt d’une tendance globale de certains juges qui ne veulent pas encombrer les tribunaux, et qui, soumis à la force de l’habitude, évitent d’allonger les procédures par des enquêtes complémentaires.
                    Oui, dans de nombreuses circonstances, le juge consacre la mère comme seule dépositaire de l’autorité parentale. Oui, trop souvent le père est sanctionné indument, oui, dans de nombreux cas, la mère va jusqu’à invoquer toutes sortes d’arguments malsains pour faire pression sur le juge.
                    J’ai aussi souvent constaté que les avocats savaient induire ce genre d’arguments : « N’avez-vous jamais constaté chez votre mari des comportements que l’on pourrait invoquer pour justifier une déchéance de droits ? Par exemple : prenait-il son bain avec sa fille, y a-t-il chez vous des films X, etc. ? »
                    « Peu importe, nous saurons faire en sorte que cela se retourne contre lui... »
                    Il ne s’agit en rien du SAP, mais d’une argumentation forcée. Par ailleurs cette paresse du juge qui s’appuie sur un manque de moyens ne fait que révéler un embarras profond des acteurs sociaux, en général, face au problème soulevé par les violents conflits parentaux.
                    La réalité qu’évoque Naja est également bien concrète. Face à votre souci, probablement de bonne foi, de dénoncer une forme d’iniquité, on peut vous opposer une paresse coupable de la justice quand il est question de transformer un simple conflit en une affaire criminelle : viol d’enfant, cas d’inceste.
                    La négligence du juge, là aussi est coupable et on est en droit de s’interroger sur ce que cela signifie et quel impact cela peut avoir sur des vies, à jamais lésées.
                    La préservation des droits de l’enfant – il est question, d’abord, de cela – souffre, en France mais, plus généralement, ne Europe d’un retard considérable. Je suis déjà consterné qu’il faille recourir à un juge pour prononcer un divorce, encore plus quand il s’agit de régler un conflit plus ou moins violent entre parents, au moment du divorce. Une médiation parentale serait bien plus appropriée car elle permettrait une meilleurs régulation et une mise en évidence, de fait, des manipulations provenant d’un côté ou de l’autre. Les éducateurs, les psychologues cliniciens, les psychiatres sont formés à cela, pas le juge, pas l’avocat.
                    Vous évoquez, dans votre formation, une étude de cas... Je me suis penché sur les cursus de formations des magistrats et des avocats. Je suis frappé par l’indigence des formations en matière de droit de l’enfant, par l’absence de pluridisciplinarité, comme si les juristes entendaient garder le contrôle en matière de criminologie.

                    Mais si l’on élargit le débat, on s’aperçoit que cette propension à privilégier la mère découle de principes moraux très archaïques, quand il s’agissait de laisser le père libre car il était seul à être productif dans la société. Ainsi des habitudes ont été prises qui favorisent une apparente iniquité, mais, à cela se mêle un grave aveuglement sur l’augmentation significative des viols d’enfants, de maltraitance de l’enfant et de cas d’inceste. Or, le principal coupable est le père ou le beau-père, le compagnon de la mère, un oncle, un grand-père, un homme de la famille...
                    Nous ne sommes plus, ici, en présence d’un simple problème de procédure mais face à un profond problème de société.



                      • leph 2 août 2009 22:04

                        Pour s’éclairicir les idées concernant la pédophilie, lisez ce livre très bien fait et passionnant :
                        « la pédophilie, comprendre pour réagir » (editeur Dunod, 2008) du Dr. Galan-Ancibure


                        • Illel Kieser ’l Baz 10 août 2009 10:06

                          Il est toujours déconcertant sur Agoravox et sur tout média participatif d’avoir à faire à des auteurs qui déposent leur pose sans intervenir pour répondre, relancer le débat, participer à l’oeuvre commune en recentrant le débat si nécessaire. Cette absence qui peut être interprété comme de l’arrogance, voire du mépris encourage les dérives en tous genres.
                          J’ai noté que l’auteur répond rarement aux commentaires et on se demande donc ce qui peut bien la pousser à écrire ici.
                          Cela décourage toute forme d’échange. À quoi bon s’il s’agit de retrouver un mode de fonctionnement habituel des médias classiques.
                          On a donc bien noté que l’auteur fait fi de sa propre présentation : « passionnée des faits-divers, particulièrement les « anciens », quand la tempête médiatique est passée et qu’on peut peut les analyser à tête reposée. » Et on suppose que sa tête n’est pas encore « bien reposée » pour intervenir sereinement ici.
                          À moins que seule son analyse compte. Peut-être lui manque-t-il le courage de soutenir une analyse conjointe et contradictoire.


                          • Avalon_Girl 7 septembre 2009 12:32

                            " Pourquoi parler de « nouveau » syndrome psychiatrique alors que les termes manipulation, chantage affectif, influence par personne ayant autorité existent.
                            Les américains inventent tous les mois de nouvelles maladies qui curieusement n’existent que chez eux.
                            Il y a même une étude américaine qui confirme que la mortalité augmente en cas de guerre ! Il fallait y penser. "

                            Merci à Georges Yang pour le bon sens de son commentaire !

                            Le SAP n’est qu’une techniQ de DIVERSION de + pour amener les gens à se concentrer sur la forme (quelle étiquette compliquée, quelle dénomination à la mode, quelle appellation contrôlée attribuer à la situation ?),
                            et non sur le fond (la compréhension et la résolution du problème lui-même).

                            On réinvente la roue des principes de base de la psychologie pour se commettre en pur MARKETING.

                            Pendant qu’on se perd en rhétoriQ, les enfants,eux, continuent à trinquer ...

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