1915-2015, les physiciens veulent encore croire en la relativité générale d’Einstein. Mais c’est une cause perdue. RG is dead ? !

Dans les bonnes librairies, vous trouverez certainement quelques livres récents présentant l’incroyable découverte d’Einstein dont la première publication date de l’automne 1915. Cette année là, les nations européennes s’entretuaient alors que dans l’esprit d’un génie physicien germait cette théorie qui maintenant est devenue un des deux piliers de la physique contemporaine. Le monde de l’édition saute souvent sur les commémorations pour publier des ouvrages qui bien souvent n’apportent rien de neuf sauf quelque prétexte pour un éditeur de publier un livre en général commandé à un auteur spécialisé pour l’occasion. Et c’est le cas pour la relativité générale qui cette année occupe les présentoirs dans les rayons science des librairies.
Cette théorie est difficile à comprendre mais l’histoire de sa genèse saura plaire au lecteur suffisamment instruit pour comprendre les notions de base que sont les forces, les champs, les espaces non euclidiens. En plus, la relativité générale n’arrive pas seule. Elle est le plus souvent exposée avec ces énigmatiques objets qu’elle permet de calculer et que sont les trous noirs. Sans oublier évidemment les deux autres résultats qui ne passent pas inaperçus. Le premier à apparaître fut le big bang qui en fait, n’a pas forcément besoin de la relativité pour être proposé comme hypothèse. Une autre cosmologie théorique aurait pu tout aussi bien concevoir un big bang. Disons que la théorie d’Einstein s’y prête bien. L’autre résultat est anecdotique mais indispensable car sans les corrections relativistes, la géolocalisation par satellite aurait été impossible. 2015 ! Cent ans que cette théorie domine la cosmologie en ne laissant que peu de place aux rares conceptions alternatives qui ont pu être proposées. Ce n’est pas parce qu’une théorie est exacte qu’elle explique la nature. Les modernes y ont cru, ce sont des grands naïfs !
Pourtant, quelques indices laissent penser que la cosmologie d’Einstein pourrait être abandonnée au profit d’une ou deux théories inédites permettant de décrire et concevoir la matière, l’étendue et l’ordre de la Gravité. Depuis quelques années, des jeunes physiciens inventent une cosmologie qui n’utilise pas la géométrie en 4D d’Einstein. C’est la dynamique des formes qui pour l’instant, se veut une géométrodynamique qui cherche à être raccordée à la « matière gravitationnelle ». Dans le domaine astrophysique des questions se posent sur la matière noire et l’énergie sombre. Enfin, dans le domaine théorique, la conciliation de la matière-étendue-gravité avec la matière-inétendue-quantique pose d’énormes difficultés non résolues malgré les décennies de recherches regroupées pour l’essentiel en deux catégories, les cordes et les boucles. D’autres approches ont été développées. L’une des plus intéressantes utilise la géométrie non commutative. Elle nécessite un imposant bagage mathématique comme peut en disposer celui qui a initié cette voie et qui n’est autre qu’un ancien médaillé Field, Alain Connes.
Pour ma part, j’ai écrit un long essai qui esquisse une interprétation inédite de la nature physique en étant basé sur les théories quantiques et cosmologiques contemporaines. La relativité d’Einstein est disons mise en difficulté sans qu’un coup décisif ne soit apporté. Je n’ai fait que développer des idées physiques car le plus important dans la Physis, c’est la nature, avant les mathématiques qui ne sont là que pour servir la Physis. Cet essai aurait lui aussi dû être publié en 2015 mais malgré les sollicitations auprès des éditeurs, malgré les quelques contacts noués avec des spécialistes de physique, malgré les nombreuses présentations sur Agoravox, sur mon blog, ainsi qu’un dossier dans la revue « Cerveau science conscience », aucun éditeur n’a su percuter. J’aurais aimé voir mes conceptions passées au crible de la critique et voir si la voie « monadologique » s’avère prometteuse mais le « système » ne veut pas encore jouer le jeu.
J’ai été ignoré ce qui revient à être censuré mais pas comme l’a été Galilée à son époque. La différence étant que les censeurs ne sont pas des théologiens mais un système avec au centre les physiciens du sérail et en périphérie tout un ensemble de dispositifs permettant la diffusion des idées et les débats scientifique. Les éditeurs et les journalistes scientifiques font partie de ce dispositif. Les éditeurs ont souvent des contraintes économiques. Et les journalistes scientifiques français sont assez timorés pour ne pas dire pleutres, pas très curieux et surtout incompétents, la plupart se contentant d’être des chargés de diffusion alimentés par les agences de communication adossées aux laboratoires de recherches et aux universités. La censure de notre temps ne menace nullement l’intégrité physique des dissidents comme il y a des siècles. Mais elle menace la diffusion des idées et le débat scientifique tout en privant de moyens matériels les dissidents et autres hérétiques qui n’ont pas su ou voulu se plier à une règle du jeu qu’ils jugent truquée.
Le système a pour l’instant eu raison contre les efforts de ceux qui ne sont pas intégrés dans une institution et/ou proposent des théories alternatives, en physique comme en biologie. Finalement, l’obstacle à la connaissance, ce n’est pas l’énigme insondable de la nature mais plutôt la nature humaine qui n’aime pas être bousculée dans ses pensées et ses savoirs, d’autant plus qu’un pouvoir repose sur la pratique des savoirs. Cela dit, je reconnais mes défauts dans la mesure où je ne passe pas par la voie des revues spécialisées en anglais.
Je suis un peu comme ces paysans qui commercialisent les graines de semence issues de la vieille agriculture des campagnes tout en étant placés hors la loi par les directives de Bruxelles dont l’objectif officiel est de produire des végétaux aux formes régulières et standard. Quelle étrange coïncidence ; ces semences normées sont produites par une dizaine de géants de l’agroalimentaire. Les travaux que je poursuis se font à l’ancienne, comme au temps des Descartes, Leibniz et autres Newton. A l’image du sort réservé aux semenciers artisanaux, mes travaux sont ignorés car ils ne correspondent pas aux normes actuelles de la science et de plus, risquent de concurrencer les études menées par les scientifiques financés par les grandes institutions. La comparaison a ses limites car dans le cas de tomates anciennes, le consommateur sait retrouver le goût mais dans le champ des connaissances, il faut beaucoup d’effort pour trouver le contenu innovant d’une pensée faite à l’ancienne mais visionnaire et appuyée sur des savoirs contemporains. Une théorie est vraie indépendamment du fait qu’elle plaise ou pas.
Juste quelques phrases pour expliquer du point de vue de la philosophie naturelle post-moderne l’inadéquation de la relativité générale. Le premier point concerne l’articulation avec la physique quantique. Avec une hypothèse : si ça ne marche pas, c’est qu’il faut élaborer une autre description de la cosmologie. Ce constat va de pair avec l’idée que la description de la géométrie spatiotemporelle par Einstein n’a pas de sens physique. La gravitation qui en découle n’a pas d’explication physique mais c’est un artifice nomologique liée à la magie de la RG qui fait sortir de son chapeau les géodésiques censées expliquer les mouvements des planètes. En vérité, il n’y a pas de champ de gravitation et l’attraction des corps repose sur un processus non encore élucidé qui fait intervenir la « force faible » et l’information holographique portée par la Gravité et la « force forte ». Les physiciens feraient mieux de faire de la Physique plutôt que des mathématiques absconses ou des expérimentations sans enjeu ontologique.
Bref, vous pouvez rigoler et ricaner, c’est votre droit mais je reste sérieux et zen en invitant les lecteurs instruits et les jeunes physiciens à réfléchir et envisager la fin prochaine de la conception du cosmos héritée de Newton et Einstein au profit d’une nouvelle cosmologie qui inclut la description de la matière avec les ingrédients formels et ontologiques de la physique quantique. Cette cosmologie et cette nouvelle physique repose sur la circulation des informations dans les deux sens, expression et réception, puis mémoire et ordre de la Gravité quantique. Rien n’arrête la vérité. Si les savants français ne veulent pas percer, les anglo-saxons publieront les premiers, comme c’est souvent le cas en physique théorique.
Et bientôt, cette question incroyable : RG is dead ? Certainement mais je ne peux dire quand la RG sera remplacée par une théorie plus audacieuse et accordée à la nature. Remplacée par des savants sérieux et rigoureux évidemment. Je suis isolé et sans pedigree de physicien et pourtant, je suis presque certain de gagner la partie, au bout d’un certain temps, celui que durera la partie pour autant que les intéressés veuillent bien la jouer !
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