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Moristovari

Moristovari

« Traverser un désert, c’est pas grand chose. Ce qui est terrible, c’est naître dedans, c’est grandir dans un désert. » - Deleuze

Tableau de bord

  • Premier article le 03/06/2009
  • Modérateur depuis le 23/09/2009
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Derniers commentaires



  • Moristovari Moristovari 26 septembre 2009 14:42

    Article plein de justesse. D’ailleurs la conclusion mérite une rediffusion :

    "Sorel avait raison, les socialistes sont des capitalistes refoulés. Il est bien plus facile de pomper l’argent public. Avec comme résultat d’anémier la société en asséchant les moyens pour ceux qui ont du cœur à revendre. C’est maintenant plus clair. On comprend pourquoi nos sociétés merdent. La bourgeoisie est morbide. L’anti-bourgeoisie est destructive. Par-dessus se dessine la ligne de civilisation pour l’instant invisible, sauf aux vigies du temps.« 

    La volonté de réussir s’éteint car l’opposition extérieur à cette volonté grandit. La société de consommation crée l’insatisfaction. Le chômage, la bureaucratie, la technocratie, l’élitisme de l’éducation nationale française, l’individualisme et le communautarisme empêchent la réussite sociale et la satisfaction. »Plus d’espoir, plus d’espoir", tel est le constat du nihilisme contemporain. L’assistanat, le pistonnage ou la délinquance sont devenues voies raisonnables. L’espoir d’un changement existe, plus la volonté de le faire. Les contestataires comme les jouisseurs vivent dans le présent. Aucun ne construit le futur, les deux, l’un volontairement, l’autre non, amène sa perte.

    Quand à l’idée d’une civilisation fatiguée, je dirais plutôt que les anciennes civilisations se fonde dans le moule d’une unique civilisation transnationale, celle confortable au capitalisme. Une culture n’existe que lorsque des valeurs acquises permettent de la définir et lorsque des tendances permettent sa survie évolutive. Aujourd’hui les tendances sont aussi multiples que fugaces et misérables. Les valeurs acquises ont disparues. La fin de l’Histoire était une bêtise, mais la fin de la culture, au sens classique du terme, est consommée.



  • Moristovari Moristovari 25 septembre 2009 12:45

    La vision de la démocratie athénienne exprimée ici doit sans doute être issue d’un passé alternatif.



  • Moristovari Moristovari 25 septembre 2009 12:28

    Interview de laborit de 1980 à propos de la sortie du film « mon oncle d’Amérique » qui vulgarise sa pensée :
    « C’est important pour vous que ce message soit entendu ?
    -Je vais être très très franc. Demain je ne serais pas là, [...] j’aurais disparu de la planète et l’avenir de cette espèce m’intéresse relativement peu.
    - Alors pourquoi avez-vous fait ce film ?
    - Pour me faire plaisir. »

    Le savant a apporté sa pierre à la science et à l’éthique, l’homme derrière la plume croit peu à son incidence sur le futur. Dans votre citation « espoir raisonnable » ne signifie pas « espoir peu exigeant, réalisable » mais « espoir rationnel ».



  • Moristovari Moristovari 24 septembre 2009 19:05

    J’ai un peu de mal à suivre votre dernier commentaire. C’est le conspirationnisme, et non Laborit, qui est le thème de l’article. J’utilise Laborit non pour critiquer - en bien ou en mal - le conspirationnisme mais pour l’expliquer. Et a fortiori, Laborit ne me semble pas tout à fait inconnu.

    Je ne vois pas en quoi les citations que vous citez dans votre précédant commentaire - dont l’une n’est pas de lui - contredisent ma vision de sa philosophie.

    Prendre la philosophie de Laborit, qui est un biologiste, qui est un humaniste, trop du point de vue idéaliste - construction d’une cité neuve, dépassement des magmas sociaux-culturels - me paraît téméraire jusqu’à la caricature. Comme dit auparavant, c’est avant tout un réaliste. Un réaliste qui veut améliorer les choses à partir de ce qui existe, non se perdre dans l’abstraction et les rêves.

    Pour reprendre le chapitre « la société idéale » : « Si l’utopiste est celui qui est capable d’imaginer un modèle qu’il est incapable de réaliser, je ne puis être appelé utopiste puisque je me refuse à proposer un modèle. » Laborit n’a pas tenter de créer un modèle social comme peuvent l’être le libéralisme ou le communisme. Il a « simplement » découvert ou mit en avant quelques problèmes fondamentaux des sociétés humaines. Qu’on crée à partir de cela un nouveau modèle social ou que les anciens en prenne note, là n’est pas son combat.



  • Moristovari Moristovari 24 septembre 2009 16:26

    Shawford

    Le problème et la grande qualité du langage, c’est les multiples interprétations qu’il permet. Qualité, car sans cela la littérature serait bien fade et la poésie n’existerait pas ; problème car ceci est justement la cause de la stérilité de la plupart des débats et discussions. Les débats tournent souvent court car, explicitement ou implicitement, à tort ou a raison, se trouve dans le langage des attaques ad hominem.

    Prenons votre commentaire :

    « vous ignorez à chacune de vos tentatives les vrais apports de cet auteur »
    « vous omettez de prendre en compte le coeur même de ses enseignements »
    « une erreur majeure que vous commettez sciemment ou non »
    « cette forme d’interrogation (le « conspirationnisme » si certain tiennent à le stigmatiser ainsi) »

    Je ne crois pas que votre commentaire soit agressif. Pourtant ces extraits font que c’est une interprétation possible. Cela est-il de votre faute ? Avant tout de la culture actuelle qui vous a formé. Face à une erreur ou incompréhension, son auteur est plus souvent directement accusé - comme si chacun de ses mots était choisi, vérifié, sûr - qu’un défaut de mémoire ou d’imagination de sa part ou une mauvaise interprétation de la nôtre. Ce comportement inévitable est au coeur du phénomène conspirationniste et est la principale cause de sa discréditation - les conspirationnistes rationnels sont une minorité. L’essentiel des conspirationnistes, et cela est dommage pour une cause alliant au départ rationalisme et esprit de justice, tel que dit dans l’article - ne répondent a aucun de ses critères - l’esprit de justice est plutôt ici une forme d’agressivité, un malaise social cherchant à s’exprimer (quels auraient été les commentaires si cela avait été mit dans l’article !)

    Laborit dit que les hommes peuvent vivre ensemble, sinon en harmonie, du moins assez bien. Seulement cela ne se peut sans éducation, sans effort. L’homme doit connaître sa nature et toutes les nuisances envers autrui - volontaires ou non - qu’il peut commettre. En tant que biologiste, le fonctionnement du cerveau est au centre de sa réflexion, mais son enseignement combat toutes causes d’injustice et d’asociabilité.

    Laborit n’est pas un idéaliste. Par la culture actuelle, par la technologie actuelle, le monde marche tant sur la tête qu’aujourd’hui l’idéalisme prédomine, davantage encore sur Agoravox. « Justice » « Un monde meilleur » « Solidarité » « Fraternité ». Des mots lancés, des mots scandés, mais aucun effort derrière, aucun exemple donné.

    « Tout le respect des droits de l’homme, c’est vraiment, on a envie presque
    de tenir des propositions odieuses. Ça fait tellement partie de cette
    pensée molle de la période pauvre dont on parlait. C’est du pure abstrait.
    Les droits de l’homme, mais qu’est-ce que c’est ? C’est du pure abstrait. » - Deleuze

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