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Accueil du site > Culture & Loisirs > Extraits d’ouvrages > Le Kantique des quantiques, un livre inédit(é) à découvrir

Le Kantique des quantiques, un livre inédit(é) à découvrir

Promouvoir ses propres travaux s’avère un exercice délicat pour un chercheur. La règle impose à ses pairs de s’acquitter de cette tâche, tandis que les journalistes spécialisés se proposent de faire partager au grand public les découvertes. Mais quand un chercheur est dans une situation de marge et d’isolement, il n’a pas le choix. Je vais donc pratiquer cet exercice de funambule en m’aidant toutefois de la seule évaluation critique qui ait été produite.

Il est question d’un ouvrage rédigé il y a sept ans, intitulé Le Kantique des quantiques. Cette étude, fruit de longues recherches en métaphysique ainsi qu’en philosophie de la nature et biologie théorique, annonce un changement de paradigme, mieux encore, l’avènement d’une nouvelle philosophie de la nature, englobant la physique quantique, les sciences de l’auto-organisation, la compréhension du vivant et de son évolution. Bref, un « projet titanesque », dont sont présentés quelques éléments.

J’ai sollicité il y a quelque temps Pierre Kerszberg, professeur de philosophie des sciences à Toulouse et Montréal, afin qu’il examine mon texte. Je le remercie chaleureusement pour le temps qu’il y a consacré, d’autant plus que rien ne l’y obligeait et que, par ailleurs, je n’émarge dans aucune institution. Son compte rendu est détaillé, visant autant la forme que le fond. Je laisse au lecteur le soin de juger, en prenant note de la critique de Kerszberg mais aussi en examinant à son tour le texte complet.

Pierre Kerszberg, dans le mail qu’il m’a adressé, dit ceci : « Votre manuscrit s’est révélé être une lecture très enrichissante. Je propose aussi quelques critiques, en particulier sur l’interprétation de Kant. Je crois aussi que ce texte mérite d’être connu des philosophes et des scientifiques. Merci donc pour m’avoir fait découvrir un sens critique très aigu en philosophie des sciences. »

Alors, puisque je n’ai pas d’éditeur pour ce texte qui, paraît-il, mérite d’être connu, je me permets d’en faire la promotion, afin que ce travail ne soit pas enterré et serve à quelques-uns. Pour le reste, chacun appréciera l’absurdité de cette situation ; n’ayant aucune place dans les institutions, privé de la logistique pour présenter ces travaux, les éditer, sans moyens pour poursuivre cette voie de recherche prometteuse. Ce point mériterait un billet spécial expliquant cette étrange histoire et le fait que ni les responsables universitaires, ni les politiques ne semblent se préoccuper des progrès dans une recherche plus que fondamentale. C’est carrément de philosophie de la nature, d’ontologie, de métaphysique qu’il s’agit. Des thèmes qui pourtant devraient intéresser les scientifiques et autres citoyens épris de connaissance et cherchant à comprendre le monde physique, ce qu’est la vie, puis la conscience et la civilisation.

Bref, tout internaute passionné de science, de liberté, d’esprit des Lumières, pourra avec ses moyens, ses connaissances, agir en citoyen de la connaissance, afin de contourner les lois de la marchandise et les structures de domination intellectuelle régnant dans les institutions. Je répondrai aux critiques émises par Pierre Kerszberg quand j’aurai le désir de rentrer à nouveau dans ces savantes préoccupations. En attendant, voici les liens conduisant vers le Kantique et l’intégralité du jugement critique émis à son sujet

Critique de Pierre Kerszberg

Kantique 1 (partie pas vraiment essentielle)

Kantique 2 (biologie, auto-organisation, évolution)

Kantique 3 (physique quantique)

Extrait de la critique du Kantique par P. Kerszberg

" Il s’agit d’un travail ambitieux et courageux, qui prend non seulement le parti de souligner le déficit métaphysique des penseurs de la science contemporaine, mais qui propose en plus une véritable réhabilitation de la métaphysique de la nature pour répondre à ce déficit. Ceci s’applique particulièrement au paradigme de l’auto-organisation, et il faut savoir gré à l’auteur de proposer une véritable exploration de la notion de fondement pour penser la complexité... Il est bien question de déficit, et non d’erreur, c’est pourquoi la philosophie de la nature proposée ici, contrairement à celles qui ont prévalu jadis (Bergson ou Whitehead, par exemple), fait plus que rectifier des erreurs commises par des scientifiques sur la véritable destination de la métaphysique. Cette philosophie est fondée sur une critique de toutes les formes de positivisme, jusqu’aux plus insidieuses, comme on le voit très bien en juxtaposant les enjeux épistémologiques à ceux de l’histoire, de l’économie, et de la politique. Il s’agit de sortir de l’alternative paralysante entre les naturalismes d’inspiration matérialiste et les théismes à tendances dogmatiques ou théologiques. Malgré la liberté apparente du propos, le texte est fort bien organisé, d’une manière très originale et féconde : décrivant les problèmes d’interprétation de la vie au dix-neuvième siècle, l’ouvrage passe directement aux questions actuelles sur l’auto-organisation, pour revenir ensuite aux concepts fondamentaux autour desquels gravitent toutes ces questions, à savoir ceux de la mécanique quantique. En outre, l’auteur démontre une capacité peu commune à maîtriser des domaines aussi variés que la science, la philosophie et l’histoire. Peu d’auteurs peuvent se revendiquer aujourd’hui d’un tel bagage.

Le diagnostic global est particulièrement fort et fécond : à chacune de ses époques, la science est pour ainsi dire emportée par un « désir de connaissance » qui va plus vite que la connaissance elle-même, d’où les étonnants décalages entre les théories et leurs interprétations. Ces décalages nécessitent une prise de recul philosophique, et en ce sens, il est légitime de penser que la philosophie rigoureuse (et non la « philosophie spontanée » des savants) a toujours quelque chose à apprendre à la science. "


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27 réactions à cet article    


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 31 octobre 2006 12:34

    J’ai oublié de préciser que bien évidemment, la critique de Pierre Kerszberg a été publiée avec son aimable autorisation


    • Marsupilami (---.---.164.38) 31 octobre 2006 14:05

      J’ai lu avec un très grand intérêt l’intégralité de la critique de Kerszberg. Elle est très intéressante. Pas facile de réhabiliter la métaphysique et la transcendance. On ne peut que procéder par tâtonnements erratiques en notre époque de positivisme pourtant sérieusement déglingué (voir les sujets des derniers numéros de Science & Vie par exemple, du plus haut comique épistémologique.

      Je vais lire tranquillement le reste.


    • (---.---.113.30) 31 octobre 2006 13:22

      « The vitality of thought is in adventure. Ideas won’t keep. Something must be done about them »(Alfred North Whitehead (1861 - 1947)).


      • (---.---.113.30) 31 octobre 2006 19:49

        L’institut Jean Nicod de l’ Université X de Paris Nanterre a un point de vue extrêmement extrême des reductions bilatéraux.

        Quelque chose de la géométrie de Whitehead m’amuse plus.

        Je partage un point de vue axiomatique de la « Quantenphysik » comme smiley John G. Kemeny smiley et Hans Reichenbach(c.-à-d. les déductions de Kant).


      • (---.---.63.52) 31 octobre 2006 14:08

        Une sorte de d’introduction, de résumé ou de conclusion générale, n’auraient pas été de trop pour situer l’originalité de ta recherche, avant d’en lire davantage. Dommage..


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 31 octobre 2006 14:28

          Je viens de retrouver la préface, la voici telle qu’elle a été écrite il y a 7 ans

          Il y a plus de trois siècles, Galilée fondait les principes de la physique mathématique, tandis que Descartes établissait les règles permettant de résoudre un problème par une méthode analytique consistant à le scinder en parties, de telle manière que l’esprit puisse se faire une idée claire de la question et puisse la résoudre autant que faire se peut, en procédant de manière déductive. Quant à Newton, il formula les principes de la méthode inductive qui permet de mathématiser les règles ordonnant le monde naturel. L’Occident a su utiliser les raisons de l’Esprit, révéler la rationalité de la Nature, et ainsi développer la technique moderne. Scientifiques et philosophes ont ainsi cheminé au cours des siècles. Quant aux questions sur Dieu, elles ont été placées sur la sphère du doute par les uns, et sur la sphère du dogme par les autres. Pour comprendre la Nature, pour agir sur elle, l’arraisonner par la technique, puis construire les êtres techniques, il a fallu adopter un principe causal, et se faire une idée de la Nature comme étant une matière que l’on peut mettre à disposition de l’individu, prolongé par le dispositif technique. Les opérations ont si bien réussi que peu à peu, l’homme s’est forgé une idée matérialiste de la Nature, et a fini par faire coïncider la Nature manipulée par la science avec la Nature réelle. La matière, telle qu’elle se présente dans la Nature et dans les réalisations humaines, est si riche en contenu formel qu’elle a fini par devenir le Principe de toutes choses, la Materia prima d’où tout procède, pour peu qu’on opère comme il faut, qu’on l’analyse avec des outils techniques arraisonnant les substances naturelles, tandis que la substance neuronale humaine peut également être formée, avec les techniques éducatives. Hegel avait en son temps énoncé la ruse de la Raison qui ordonne l’Histoire. Maintenant, nous pouvons énoncer la ruse de la Forme qui ordonne les activités scientifique et humaine, prises sous le spectre d’une frénésie opérationnelle. Tout concourt à ce que le matérialisme triomphe à l’orée du 21ème siècle, et pourtant, si on examine les dessous de cette affaire, alors tout semble remis en cause car la science occidentale converge vers sa fin. Ainsi, il se pourrait bien que tout bascule car d’une part, nous pouvons dénoncer les limites de l’explication matérialiste, tandis que d’autre part nous pouvons penser, avec la mécanique quantique notamment, le positionnement d’une Nouvelle Science qui doit naître dans le courant du prochain siècle. Cette science produira une métaphysique de la Nature, et ne se fera pas contre la philosophie mais en correspondance analogique et réflexive avec la saisie de l’Esprit humain, car il y aura aussi une métaphysique de l’Esprit. Cette étude porte bien son nom, car Le kantique des quantique symbolise la nouvelle alliance entre science et philosophie, tout en éclairant la conception de la Nature qui se fait jour. Une idée-force sous-tend cette étude, c’est l’idée du dédoublement de la Nature, avec une Nature exprimée et une Nature-en-soi. Cette dernière peut être pensée en détournant la critique kantienne, ce qui permet de saisir des a priori, et de construire un champ transcendantal régnant derrière les formes exprimées (et analysées) de la Nature, tandis qu’un examen du formalisme quantique nous permet de justifier cette construction, en faisant apparaître la présence d’un champ méta-formel transfini, pourvu d’une structure dialectique, à l’issue de l’étude conduite dans les chapitres 7 à 10. Entre temps, le chapitre 6 nous a permis de saisir les limites du paradigme de l’auto-organisation, tout en posant la question des fondements, et en discutant de problèmes idéologiques et herméneutiques. Le chapitre 5 fait le point sur les théories de l’évolution et le chapitre 4 nous conduit à poser diverses questions concernant les conceptions du vivant héritées de la biologie moléculaire. Enfin, les chapitres 2 et 3 proposent une remontée dans le temps permettant de situer la place du matérialisme et des conceptions philosophiques apparentées car, comme le montre le chapitre 1, le matérialisme n’est qu’une des quatre possibilités de développement de la métaphysique. Par ailleurs, certains matérialismes sont construits comme des doctrines offensives visant à liquider les spiritualismes et autres théismes. Mais si donc le matérialisme est faux, alors il faudra bien repenser le dédoublement corps/esprit, ainsi que le Transcendant. C’est de ce point que nous sommes partis, tandis que le dernier paragraphe du chapitre 10 permet de fournir quelques conclusions montrant alors le chemin parcouru au cours de cette étude. Il devient alors clair que si une Nature-en-soi est distincte par principe de la Nature exprimée, alors, une nouvelle science devra voir le jour, et décrire l’étrange monde-en-soi, monde du Procès interne à la Nature (en correspondance avec le monde de l’inconscient). Cette science sera une métaphysique de la Nature, et devra être construite spéculativement. Elle différera fondamentalement de la science du monde exprimé car les lois et règles du réel exprimé, explicitées par la science moderne, n’ont plus cours dans le monde intérieur du Procès ou bien alors sont insuffisantes pour l’expliquer.

          Le kantique des quantiques n’est pas conçu comme un ouvrage de philosophie conventionnel, il ne suit pas l’ordre des raisons, mais adopte les principes de l’écriture labyrinthique par laquelle un certain nombre de problèmes sont mis en perspectives, et exposés, telles des toiles disposées dans les différentes salles du labyrinthe. Dans chaque salle, un miroir diffuse une lumière qui permet d’éclairer les perspectives. Ces miroirs sont réglés telles des monades réfléchies dans la Monade universelle, si bien que les différentes problématiques sont différenciées tout en étant réunies par des liens invisibles. Pour suivre cette étude, le lecteur devra garder à l’esprit l’Idée-force du dédoublement de la Nature, que l’on met en évidence à partir de la science contemporaine, tandis que le matérialisme est dénoncé comme une conception moniste qui refuse de voir ce dédoublement, afin de tout penser dans l’ordre de la causalité. Selon quelques anciens, les atomes de Démocrite, le cyclamen de Lucrèce, causent les formes de la nature. Puis au 20ème siècle, les opérateurs “temps microscopique” décrivent les fluctuations qui s’auto-organisent selon les lois de l’équilibre exerçant le tri parmi les évolutions possibles. Entre temps, les différents matérialismes ont été formulés depuis l’Âge classique, tandis que dans les sciences du vivant, règnent les formes moléculaires. Et pourtant, ce schéma n’a fonctionné que pendant quelques siècles de la Modernité car il s’avère inexact, et c’est ce que cette étude s’efforce de montrer, en exposant puis imposant cette idée du dédoublement révélant une Nature-en-soi qui se fait jour, suite à ce travail de recherche. Il faut préciser ce dernier point afin que le lecteur ne soit pas désorienté. Je ne présente pas les grandes lignes d’un travail de recherche qui aurait été publié par des revues spécialisées et discuté en d’autres pages et d’autres lieux. Contrairement aux règles d’usage, les thèses nouvelles, ici formulées, sont directement le résultat d’une recherche qui est alors soumis au lecteur, que celui-ci soit scientifique dans un laboratoire, philosophe à l’Université... ou bien polisseur de lunettes.


          • ZEN zen 1er novembre 2006 19:14

            @B.Dugué

            « Il devient alors clair que si une Nature-en-soi est distincte par principe de la Nature exprimée, alors, une nouvelle science devra voir le jour, et décrire l’étrange monde-en-soi, monde du Procès interne à la Nature (en correspondance avec le monde de l’inconscient). Cette science sera une métaphysique de la Nature, et devra être construite spéculativement. »

            Quelle différence avec la dictinction de Spinoza entre « natura naturans » et « natura naturata » ?

            Ce qu’est la nature en soi ne peut être l’objet d’une intuition, en ce sens je reste kantien, donc la métaphysique n’est pas possible, même si l’idée d’une unité du réel dans sa complexité est une idée « directrice »,un moteur puissant de recherche et de synthèse, mais qui ne peut être pensé comme tel, sauf à dériver vers l’interprétation religieuse(finalité) ou taoiste (immanence). Cette « étrangeté » que vous évoquez nous sera toujours inaccessible par la voie de la raison,seulement indirectement sensible par la voie artistique(poésie).


          • ZEN zen 1er novembre 2006 19:36

            @L’auteur

            Au ch.4, vous faites référence à Rosine Chandebois, qui fait une critique à mon avis sans nuance d’un darwinisme caricatural non actualisé par la génétique.Elle dit:Un système téléonomique, et, a fortiori, un système de systèmes téléonomiques, ne peut se constituer au petit bonheur la chance : il est forcément conçu par une intelligence. Que dans ceux qui constituent la biosphère on ait retrouvé plusieurs principes que l’on croyait imaginés par des théoriciens vient confirmer ce que l’on croyait depuis des millénaires, à savoir que notre intelligence procède de Celle dont nous sommes les créatures"

            Si vous partagez son point de vue, vous vous ralliez donc à l’idéologie de l’« intelligent design » ?...

            Cordialement


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 1er novembre 2006 20:30

            @ Zen

            Effectivement, mon idée rejoint celle de Spinoza, et même celle de Jean Scot encore plus poussée et celle de Plotin qui dédouble la matière.

            S’agissant de Kant, la science a progressé et je vous invite à examiner cette manière qu’ont les philosophes de faire du kantisme une doctrine définitive, à l’instar des Siger de Brabant qui au Moyen Age considéraient l’Ecriture comme le terme définitif et achevé de la Révélation. Réfléchissez là-dessus, ce n’est pas un point de détail

            Pour le reste, ce point sur Kant renvoie à la critique de Kerszberg et cette question de la subreption transcendantale. Enfin, le point essentiel est que la science a progressé, notamment la MQ et donc, le verdict de Kant sur la Nature est complètement invalidé. Une nouvelle ère a commencé

            Quant à Rosine Chandebois, je prends sa critique du génétisme comme légitime, et ce n’est pas parce que je la cite pour ce fait théorique que j’accepte tout son propos. Pour l’ID je me suis expliqué là-dessus, j’ai ma propre doctrine sur l’Evolution, elle se démarque de tout ce qui a été écrit depuis, tout comme j’ai pris mes distances avec Thom, Varela et Prigogine en systémique. Je cherche l’impossible, c’est cela la joie d’être chercheur


          • DEALBATA (---.---.166.140) 31 octobre 2006 15:30

            @l’auteur

            A ne pas confondre avec « Le cantique des quantiques : Le Monde existe-t’il ? » de Jean-Pierre Pharabod. Cela me rappelle mes lectures sur les interprétations de la mécanique quantique (D’Espagnat, Bitbol, D.Bohm, F.Capra, H.ZWIRN ...) où je cherchais avec mes simples moyens intellectuels quel pouvait être le lien entre cet espèce de mur ou de miroir physico-psychique qu’est la mécanique quantique et les notions symboliques des religions (surtout Védiques). Je vais me répéter mais, le jour où je suis tombé sur « Les états multiples de l’Etre » de René Guénon, j’ai été ébloui par la clarté de son analyse et de sa synthèse. S’ il est vrai que la mécanique quantique et les interrogations qu’elle suscite (et elles sont nombreuses !) nous donne le sentiment que la science moderne est passé à côté de quelque chose, elle a permis en tous les cas, chez les scientifiques ayant la volonté de chercher la vérité ou le réel, de dépasser les frontières entre connaissance médiate et connaissance intuitive que les « savants » du XX ème siècle avaient érigés en « murs de la honte ». Mais en cette fin des temps ou de l’histoire que chacun ressent plus ou moins intuitivement, les éléments indiquant l’accélération de la « Chute » sont de plus en plus présents parmi nous dont un des plus remarquables, l’état d’esprit et de connaissance de la science moderne, qui replace l’occident et son aveuglement scientiste plus près des principes fondamentaux ésotérique qu’il ne le croit.

            René Guénon disait : « Le Soleil s’est levé à l’est mais il se couchera à l’ouest »

            Cordialement.


            • Bernard Dugué Bernard Dugué 31 octobre 2006 17:54

              Je vais tenter de replonger dans le Kantique (pas facile, le texte a été écrit il y a 7 ans) et toute cette philosophie que j’ai délaissée. Guénon, peut-être faudra-t-il que j’étudie les état de l’être. Pour le reste, c’est Corbin qui m’a véritablement inspiré dans la métaphysique (voir par exemple la section V de la thèse Procès et Miroir) et donc, c’est pas tant le Tao que le Soufisme de la physique, avec des jeux de miroirs interprété avec le concept (part rationnelle de l’intellect, section IV) et la représentation réfléchie de la « substance matérielle » les miroirs particulaires et dans les fonctions complexes. Bon, je n’en dit pas plus. Enfin si, il y a aussi un lien à établir, le monde dédoublé, dans la matière, on le retrouve chez Plotin dans la théorie des deux matière, la sensible et l’intelligible, bref, une sorte de parallélisme avec les domaines R et U de la MQ.

              Je vais tenter de répondre aux autres commentaires


            • Depi Depi 31 octobre 2006 17:00

              @Bernard Dugué

              N’ayant pas lu tout votre Kantique des quantiques, je ne donnerai pas mon opinion sur son contenu. Toutefois, je me permets en préambule de vous féliciter pour son écriture et ce que j’ai pu en lire.

              Je n’ai pour le moment commencé à lire que la troisième partie qui concerne la mécanique quantique. Sur ce que j’ai lu, quelques interrogations me sont toutefois apparues.

              Tout d’abord, votre distinction de la mécanique classique et de la mécanique quantique me parait être un raccourci un peu rapide et un peu simpliste pour qui n’est pas forcément versé dans les problématiques que posent la mécanique quantique. Vous me pardonnerez de vous citer afin d’expliquer plus en détails ma pensée : « En forme de raccourci métaphorique (un peu abusif), on dira que la mécanique quantique et la mécanique relativiste sont dans le même rapport que la peinture symboliste et la peinture impressionniste »

              Soit, le raccourci me semble un effet un peu abusif dans le sens où votre métaphore est juste et inexacte à la fois. Dans un sens, elle est juste pour expliquer en quoi sous un(e) même courant/discipline (Peinture/Physique), plusieurs sous-courants/sous-disciplines (Symboliste-Impressionniste/Classique-Quantique). Toutefois, elle ne permet pas d’appuyer l’évidence qu’un ensemble de peintures symbolistes ne forment pas au final une peinture impressionniste. Or un système « macroscopique » (Être humain) se décompose en système « microscopique » (Atome) [Les guillemets sont présents en raison du formalisme quantique comme vous le formulez par ailleurs assez clairement à mon sens].

              Ce qui me chagrine en partie, c’est cette barrière du passage système quantique/système classique que vous semblez omettre.

              Cela m’a amené à une seconde interrogation concernant l’expérience de Schrödinger. Avez-vous délibérement laissé cet aspect primordial de la mécanique quantique, d’où découlent en grande partie les théories de la décohérence ?

              Ces interrogations seront peut-être effacées par mes lectures futures et l’intérêt que suscite cette Kantique des quantiques. Mais vous recevrez sans doute assez de fleurs pour cela ;o)


              • Bernard Dugué Bernard Dugué 31 octobre 2006 18:20

                Abusif, oui, l’idée était de signaler le caractère spécial de la mécanique quantique qui donne à penser, mais au bout du compte, la mécanique relativiste, surtout revisitée par Hawking, se prête aussi à la pensée. Je devais avoir une idée derrière la tête quand j’ai écrit cela. Peut-être l’allusion au langage quantique spécial. Faudra que je revois mais cette métaphore n’est pas des plus réussies. Précision, la mécanique classique c’est celle de Newton, Laplace et Lagrange, autrement dit la mécanique rationnelle.

                Pouvez-vous me dire quelle est cette expérience de Schrödinger ? Sans doute vous penser à cette question du chat (qui est une expérience de pensée) et à la réponse donnée par le dispositif de la décohérence (qui est une expérience réelle). A l’époque où j’ai écrit le quantique, je n’avais pas en tête de discuter la décohérence, peut-être faudrait-il le faire dans une seconde version.


              • yoda (---.---.63.52) 31 octobre 2006 17:02

                Par manque de temps, je me permet de commenter uniquement votre préface. Votre sujet de recherche me parle un peu, l’épistémologie ayant toujours trouvé une place pour s’épanouir durant mes études universitaires de mathématique, physique et philosophie, conclués par un doctorat et une activité de recherche en neurosciences / sciences cognitives.

                Je me retrouve donc assez dans vos propos notament sur l’idée d’une lecture kantienne des sciences de la nature aussi bien en biologie qu’en physique. La profondeur de cette lecture s’inscrit en effet en opposition avec un certain matérialisme et pragmatisme de la science contemporaine tenue en laisse par le progres technique, et s’en est trouvé du coup tres largement négligé.

                Une lecture transcendantale des phenomenes naturels requiert l’étude (1) en amont du « comment l’homme connait et comprend » -le pole subjectif- et (2) en aval du « comment ses connaissances traduisent l’existence de certains invariants dans la nature » -le pole objectif-. Sur ce second pole, la physique quantique et/ou la physique non-lineaire reflete l’impossibilité de trouver des invariants satisfaisant pour notre esprit et invalide donc le materialisme. Mais, vous semblez négligé le versant subjectif ou cognitif de la question qui l’invalide d’autant plus. Je vous invite a lire a ce sujet certains travaux (non exhaustifs) qui sont de mon point de vue incoutournable :

                - Le courant de la phénomenologie (Husserl, Merleau-Ponty) et ses liens avec les sciences cognitives théorisés entre autres par Pr Jean Petitot :

                http://www.crea.polytechnique.fr/JeanPetitot/home.html

                - La theorie de l’autopoiese et de l’énaction du vivant développée en grande partie par Dr Francisco Varela. Il y construit une épistémologie respectueuse d’une interrelation et interdépendance entre l’etre vivant (et connaissant) et le monde (connu) et qui permet de penser une alternative au materialisme ou representationnalisme (forme de materialisme cognitiviste) :

                http://en.wikipedia.org/wiki/Francisco_Varela

                - Enfin, et pas des moindres, il y a la philosophie orientale et notamment bouddhiste qui, en contrepoint avec le mode de pensée rationaliste et matérialiste de l’occident, considere comme fondamentale la circularité qui unit l’homme au monde des phenomenes, sans primat a l’un des deux. C’est l’une des interpretations de la voie moyenne et du concept de vacuité.

                Une « nouvelle science, metaphysique de la nature », que vous appellez, doit aussi s’appuyer sur ce type de travaux qui cherche a « comprendre, rationaliser, exprimer comment l’homme comprend, rationalise, exprime le monde qu’il percoit ». Cette pirouette permettra peut etre de lever pleinement le voile sur « le monde du proces » pour probablement ne dévoiler qu’un monde de silence dénué de toute conceptualisation. smiley

                Je prendrai le temps de vous lire plus completement prochainement..

                Amicalement,


                • Bernard Dugué Bernard Dugué 31 octobre 2006 19:03

                  Votre commentaire est très intéressant. Je connais très peu les travaux de Petitot, à part la philosophie des mathématique et son texte refaire le Timée. Il a travaillé sur Thom avec lequel j’ai pris des distances dès ma thèse. Les questions cognitives sont un enjeu à part entière, trop vaste pour être abordées dans le Kantique qui déjà, est un texte labyrinthique. La question essentielle, en matière de philosophie, c’est le réalisme transcendantal, autrement dit, faire passer la Vie depuis la critique du jugement vers la CRP, Goethe ou Schelling (Kerszberg l’a bien compris)

                  S"agissant de Varela, j’ai pris aussi mes distances, dès mon premier article de systémique, paru en 1991. Depuis, il n’y a pas de retour possible. Je ne partage pas sa conception de l’énaction. Il y a une accessibilité spéculative à trouver le fondement du sujet, son Etre, je suis plus vers la philosophie soufie, la métaphysique de la Lumières, l’intellectualité mystique de l’Islam qui est notre vrai Orient, bien plus que le bouddhisme.

                  Le silence est structuré comme une superposition de Miroirs (je paraphrase Lacan)


                • Depi Depi 31 octobre 2006 17:16

                  P.S : J’avoue que je ne m’attendais pas à imprimer 187 pages. Cela s’annonce intéressant !


                  • Lainé Xavier (---.---.185.232) 1er novembre 2006 06:41

                    Quelle place y aurait-il pour une recherchelibérée du poids de la rentabilité ? Y a-t-il seulement encore en France une place pour la libre pensée ?

                    Je vais tâcher d’imprimer et de lire vtre « Kantique des quantiques » tant il me semble rejoindre mes propres recherches, menées en autodidacte total, n’ayant pas eu la chance de suivre un cursus universitaire aussi brillant que le vôtre.

                    Mais toute recherche qui veille à rompre avec le scientisme ambiant me semble tellment bienvenue ! Nous avons besoin de cet oxygène pour continuer à vivre libre sur une terre qui perd le nord !

                    Merci donc, je lis avec attention tout ceci et y reviendrai sans doute un de ces jours.

                    En souhaitant que cette situation absurde d’interdit éditorial ne vous décourage pas trop.


                    • toto (---.---.148.128) 1er novembre 2006 11:03

                      je viens de lire rapidement la partie quantique. L’impression générale qui en ressort est que l’auteur, en ajoutnat beaucoup de blabla autour des équations, embrouille le lecteur qui n’a pas étudié la mécanique quantique à un haut niveau. Pour ceux qui souhaitent savoir ce qu’est la mécanique quantique, je conseille le livre de Basdevant et Dalibard « Mécanique quantique », qui est très complet. Dans le livre présenté dans cet article, il y a beaucoup de confusions sur la théorie quantique des champs. J’ajouterai que dans la vraie vie il n’y a pas que le spin : il y a ausi des représentations des groupes SU(2)*U(1) pour l’électrofaible et SU(3) pour l’interaction forte. En fait le livre est écrit de manière à ce que celui qui n’y connait rien ait l’impression de comprendre des choses, alors qu’en fait il ne comprend rien. Ceci est surtout très clair pour le spin. Ainsi on peut lire « un spin 1/2 est constitué par deux rotations successives de 360 degrés... ». Là on a l’impression de comprendre un truc, mais je vais expliquer ce dont il s’agit vraiment : les rotations de l’espace agissent sur la particule par ce qu’on appelle une représentation à une phase près, une représentation étant un morphisme de groupes. On démontre que comme le groupe des rotations dans l’espace SO(3) n’est pas simplement connexe, les représentation à uns phase près sont les représentations vraies de SU(2) qui est simplement connexe et qui est le revêtement universel de SO(3). La représentation qui correspond à l’électron est celle de SU(2) par lui-même. Le revêtement de SU(2) sur SO(3) est à 2 feuillets, c’est pourquoi un électron doit faire 2 tours sur lui-même pour revenir dnas son état d’origine. Ceci est plus précis que le blabla de l’auteur du livre qui s’en suit et est assez délirant, en brassant du vague.

                      Par ailleurs, c’est normal de retrouver le spin dans l’équation de Dirac, vu qu’elles sont basées sur des représentations du groupe de Lorentz qui contient le groupe des rotations...

                      En conclusions, je dirais (mais c’est mon point de vue personnel) que ce livre fait apparaître comme magiques et transcendantales des choses qui ne le sont pas, par exemple en appellant l’espace de Hilbert « espace transcendant ».


                      • Bernard Dugué Bernard Dugué 1er novembre 2006 12:17

                        Du blabla et du délire, voilà un verdict qui ne fera aucun doute dans l’esprit du lecteur, puisque vous le prononcez du haut de votre autorité scientifique. Vous n’avez pas compris le fond de ma démarche aussi, la solution de facilité est d’attaquer quelques détails de forme, puisque vous n’accédez pas au fond. Je tiens à préciser que mon texte n’a pas pour objectif de constituer un traité de MQ, il y a ce qu’il faut sur le marché, mais d’expliciter quelques éléments, plutôt magiques, inhérent à la Nature telle qu’elle est représentée dans le formalisme quantique. Vous êtes passé à côté de l’essentiel.

                        Le spin dans l’équation de Dirac ajoute encore à la magie et l’étonnement (être étonné est à la base de toute démarche philosophique, comme l’a montré Jeanne Hersch). C’est cette étonnante consistance mathématique du monde quantique qui rend la physique assez étrange et pourtant, recélant quelque sens profond sur le réglage des éléments matériels du monde.


                      • toto (---.---.148.128) 1er novembre 2006 12:25

                        je ne conteste pas le fait que la mécanique quantique peut paraître étrange et même magique, et crée l’émerveillement. Je pense également qu’il est bon de philosopher sur la mécanique quantique. Ce que je dis , et qui constitue une critique sur le fond du livre, est qu’il est trop flou et a tendance à embrouiller le lecteur en le laissant croire qu’il comprend des choses qu’en fait il ne comprend pas. Je dis donc qu’il faut être plus précis, et ceci y compris dans la démarche philosophique. Par exemple, si on discute du chat de Schrödinger à un niveau philosophique, lorsqu’on essaie d’être très précis dans la discussion on s’aperçoit que les questions que l’on peut se poser n’ont en fait pas de sens.

                        Je salue tout de même votre démarche de réflexion qui n’est pas sans intérêt, mais qu’il faut absolument préciser.


                      • Sam (---.---.116.120) 1er novembre 2006 22:31

                        c’est mon point de vue personnel) que ce livre fait apparaître comme magiques et transcendantales des choses qui ne le sont pas

                        On a bien compris ça. Mais les explications concernant le spin sont totalement incompréhensibles pour moi,et j’imagine pour bcp.

                        Donc, il faudrait reprendre. Ou garder dans un coin de ta tête que ce qui s’énonce bien peut être pensé clairement par autrui, si tu as des étudiants qui ne sont pas thésards en physique...Ou des connards lambdas, comme moi. smiley


                      • Sam (---.---.116.120) 1er novembre 2006 22:25

                        C’est nouveau, ça vient de sortir, ça met en scène un auteur qui vante un autre auteur qui s’avère être lui-même.

                        C’est publié sur le média de la libre entreprise, intitulé Agora Vox, la voix de l’Agora citoyenne libre d’incarner le point de vue citoyen sur les affaires du monde, paraît-il Carlo.

                        Ca décoiffe, philo, epistemo et grands mots convoqués, aie, aie, aie !

                        Quel est le Bedit Miséraple qui a Kriéééé : bupli rédaktionnellll ?!!!! smiley


                        • Bernard Dugué Bernard Dugué 1er novembre 2006 22:41

                          Je laisse d’autres vous expliquer le fond de l’affaire, si l’auteur en plus de se mettre en scène explique le making off, où va-t-on ?

                          Donc, réfléchissez.....


                        • DEALBATA (---.---.166.140) 2 novembre 2006 08:49

                          Suite à une émission sur FR2 concernant les Créationnistes, ceux-ci évoquaient l’age de la création de la terre à 6000 ans. Du point vu scientifique moderne, c’est à dire purement physique ou matériel, cela n’a pas de sens et on peut le comprendre mais si on interprète la « création » du monde sous un aspect psychique, c’est à dire en envisageant l’homme en tant qu’actualisateur du potentiel de l’être, on peut alors faire correspondre cette période au début de l’auto-identification de l’homme à lui-même, c’est peut-être à cette période là que son ego c’est construit en « matérialisant » en quelque sorte sa projection mental avec une identification trompeuse avec celle-ci. Cela correspondrait peut-être aussi avec le passage de la culture orale à la culture de l’écrit (phase de matérialisation aussi). Cela voudrait dire que l’homme n’a existé (dans le sens étymologique où il est « sorti » de l’être) qu’à partir de cette période là et que sa prise de conscience de se qu’il était et de son environnement l’a sorti de son « enfance » psychique pour le faire plonger dans ce matérialisme illusoire. Que pensez-vous de cette interprétation ou connaissez-vous des auteurs qui s’en approchent ? Merci.

                          Cordialement.


                          • Bernard Dugué Bernard Dugué 2 novembre 2006 09:42

                            Je ne connais pas cette interprétation mais je jouerais la carte Dilthey, la question des 6000 ans relève des sciences de l’esprit, d’une parabole, et ma foi, rien ne sert de sauver le côté mythique de la Bible, ou le créationnisme mais au moins, on reste dans un champ anthropo-historique et on ne part dans les sciences de la Nature où le créationnisme n’a rien à faire


                          • toto (---.---.148.128) 2 novembre 2006 09:28

                            il y a des peintures dans les grottes préhistoriques bien plus vieilles que 6000 ans qui montrent que l’homme avait conscience de lui-même et de son environnement bien avant 6000 ans. QU’est-ce que le créationnisme vient faire ici ?


                            • DEALBATA (---.---.166.140) 2 novembre 2006 11:59

                              @toto

                              Ce n’est pas moi qui le dit, mais le créationnisme qui donne une datation de la création du monde en se conformant à la Bible. Quant aux peintures rupestres on peut aussi les assimiler à du barbouillage de la plus tendre enfance : l’homme qui se découvre n’en est qu’aux balbutiements de la découverte se son ego.

                              @Dugué

                              Oui, mais justement, cette science de l’esprit n’est-elle pas celle qui pose problème à la science tout court. C’est à dire qu’une des interprétations du problème de la mesure en MQ ne nous renvoi-t-elle pas à la prise de conscience ? Ce qui me gène un peu, c’est que vous faites une séparation entre justement le côté « parabole » ou mythologique des textes anciens et le champ anthropo-historique. Pourquoi ne pas faire une réinterprétation de ces paraboles ou mythes en partant du point de vu que laisse entendre la M.Q., essayons de mesurer l’histoire non pas comme un processus extérieur à nous même mais plutôt comme une actualisation, c’est à dire comme un sorte de retour d’une rétro-projection ce qui donnerait un sens virtuel à l’existence et la transformant pour le coup en champ symbolique dans lequel les paraboles et les mythes retrouveraient tous leur sens. Le champ anthropo-historique aurait alors un double sens, celui qui permet lors de la mesure (ou prise de conscience et qui serait elle même dans ce champ) de créer cette virtualité matérielle (temps+espace...) mais aussi de signifier cette même virtualité puisque à un 2ème niveau elle correspond aussi au champ symbolique. L’incompréhension de science moderne de ces mythes ne seraient donc le fait que d’un point de vu partiel : Celui d’essayer une tentative d’interprétation uniquement sous le prisme de cette virtualité matérielle qui en effet ne peut donner aucun résultat puisque elle s’enferme elle-même dans les modalités de cette rétroprojection qui sont le cadre de l’univers. Cette double interprétation aurait l’avantage de comprendre comment l’homme à fait peu à peu le choix (illusoire) de la virtualité matérielle face au champ symbolique et d’une manière rétroactive que la plupart des sociétés anciennes et que l’on prétend « primitive » (C’est à dire sans connaissance de cette virtualité matérielle) avaient en fait et cette fois dans le bon sens du terme « premier » cette connaissance symbolique non par choix mais parce que c’est celle qui est perçue en premier (avant identification avec la virtualité matérielle).

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