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Pour ou contre le tie-break au 5e set en Grand Chelem

Après l'US Open depuis les années 70, l'Open d'Australie et Wimbledon ont décidé, suite aux matches Isner / Mahut (70-68 au 5e set du 1er tour de Wimbledon 2010), Anderson / Federer (15-13 en quart de finale de Wimbledon 2018) et Anderson / Isner (26-24 en demi-finale de Wimbledon 2018), de mettre en place un tie-break au 5e set. Alors, réforme ou hérésie ?

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Jeudi 24 juin 2010, Court n°18 du All England Club ... L'Américain John Isner bat Nicolas Mahut 70-68 au 1er tour des Internationaux de Grande-Bretagne, portant enfin l'estocade décisive à son rival français. Ce simple match de Wimbledon s'est mué en feuilleton de 11 heures et 5 minutes de tennis, dont 8 heures et 11 minutes pour le seul cinquième set. Ce match hallucinant par sa longueur éclipsera même la visite à Wimbledon de la reine Elizabeth II, qui n'était pas venue sur le prestigieux tournoi londonien depuis l'édition 1977, au temps de Borg et Connors !

Match exceptionnel par sa durée, l'OVNI Isner / Mahut ne l'était pas par sa qualité (les deux joueurs se retrouveront au même stade de la compétion en 2011 à Wimbledon, l'Américain réglant l'affaire en trois sets). Les répliques du séisme auront lieu en 2018. Le Sud-Africain Kevin Anderson se qualifie pour la finale après deux matches marathon gagnés contre Roger Federer en quart de finale, puis devant John Isner en demie. Personne n'aurait parié un kopeck sur lui avant d'affronter l'octuple tenant du titre, mais Anderson avait tenu le choc, enfonçant le clou contre Isner.

Cette fois, la coupe est pleine, car l'autre demie entre Novak Djokovic et Rafael Nadal doit se finir le samedi, avec une victoire du Serbe 10-8 au cinquième set, qui marque son retour au top pour cannibaliser de nouveau le circuit ATP, qu'il avait fait passer sous ses fourches caudines entre octobre 2014 et juin 2016 ...

Comment expliquer aux spectateurs du vendredi qu'ils n'ont pu voir la fin de ce match gigantesque que fut Nadal / Djokovic (sans doute le plus beau match masculin de toute l'année 2018) s'ils ne pouvaient revenir le samedi ? Comment aussi justifier que ces mêmes spectateurs de Wimbledon ont manqué la plus belle partie de ce match, en l'occurrence le cinquième set gagné 10-8 par le Djoker avec un refus viscéral de la défaite des deux côtés du filet ? Si le gaucher majorquin a finalement rendu les armes après une haute lutte de forte intensité en quarts contre Juan Martin Del Potro, Novak Djokovic ne pouvait guère le toiser lors de la poignée de mains, vu l'écart aussi infime que du papier à cigarette entre les deux hommes ce jour là.

Wimbledon, comme l'Open d'Australie et l'US Open, a vaincu la pluie en installant un toit sur son court central. La dernière jouée finale joue à Londres sans toit fut le mythique Nadal / Federer de 2008, gagné 9-7 par l'Espagnol au cinquième set, mettant fin à cinq années d'hégémonie du maestro bâlois dans son jardin anglais.

Mais ce qui a rendu cette finale 2008 extraoardinaire, tel un millésime exceptionnel, un très grand cru, c'est sa qualité de jeu avec pour sommet une quatrième manche gagnée in extremis par le virtuose de Bâle face au Taureau de Manacor, son nouvel épouvantail. De même qu'en 1980, le tie-break du quatrième set gagné par John McEnroe avait constitué le pinacle émotionnel d'une finale d'anthologie gagné par son rival suédois Bjorn Borg, autre madeleine de Proust ayant offert des montagnes russes d'adrénaline au public de Wimby.

La qualité du spectacle doit primer sur la longueur. Pourquoi s'infliger des prolongations qui n'apportent souvent pas grand chose au vu de la fatigue des joueurs ? C'est le plus résistant physiquement et mentalement qui l'emporte souvent, dressant la guillotine après une avalanche d'aces et d'échanges minimalistes qui peuvent confiner à l'overdose, loin de rallyes sublimes où l'on se consume d'impatience de voir le point suivant, où seules les obligations sociales et naturelles doivent priver le spectateur de cette parenthèse enchantée au milieu des servitudes de la vie quotidienne.

Le money time des matches à rallonge sont souvent bien loin de ces paradis célestes où les deux protagonistes tutoyent la perfection et méritent tous les superlatifs, tel le climax Federer / Djokovic de 2011 à Roland-Garros. Tous deux nourris au nectar et à l'ambroisie par les féés du destin, le Goliath suisse comme le Pantagruel serbe avaient croisé le fer jusqu'au crépuscule, pérennisant les coups de génie tout au long d'un match stratosphérique pour ne pas dire stellaire. L'épilogue de ces matches marathon est souvent une lente agonie.

Et le respect du spectateur doit primer, n'en déplaise aux ayatollahs du jeu et autres nostalgiques du tennis de Bill Tilden, Jean Borotra et Ken Rosewall. A quoi sert-il de garantir un match sous le toit de Wimbledon ou de la Rod Laver Arena en cas de pluie s'il ne se termine pas à cause d'une règle devenue obsolète au fil des décennies, sous l'influence d'un sport de plus en plus professionnalisé, règlementé et médiatisé ? Le public plébiscitera toujours la qualité plutôt que la quantité, en tennis comme en cinéma. Imaginez un concert où une longue litanie de chansons indigestes succède aux plus grands tubes d'un artiste, on voit mal le public applaudir à tout rompre pour le rappel.

Certes, les détracteurs du tie-break pourront arguer que le sujet concerne moin de 1 % des matches joués en trois sets gagnants, et que le dernier set doit se gagner avec deux jeux d'écarts. Mais dans ce cas là, il faut être cohérent, le tie-break lui-même imposé depuis 1973 par les télévisions est une hérésie. On pourra aussi opposer à ce changement que le fait d'avoir un jeu décisif au cinquième set peut permettre de gagner cette manche décisive sans breaker son adversaire, ce qui est un franchissement du Rubicon pour les plus orthodoxes, pour ceux qui ont les yeux de Chimène pour le tennis de jadis. Pour tous ces garants de la tradition, le cinquième set sans tie-break est un totem. Mais il faut parfois savoir les abattre pour instaurer un juge de paix plus moderne et non moins légitime.

Dans ces conditions, le fait que l'Open d'Australie et Wimbledon aient réformé leurs règles en 2018 après la double jurisprudence Kevin Anderson, qualifié pour la finale à Londres après deux victoires à la Pyrrhus tant les pertes d'énergie étaient colossales. Son rival serbe Novak Djokovic avait lui eu moins de récupération, finissant sa demie le samedi après-midi, du fait de la durée exceptionnelle du bras de fer Anderson / Isner.
L'US Open autorisait lui un tie-break au cinquième set depuis les années 70, mais Flushing a toujours été un tournoi à part, avec ses odeurs de burger, ses night sessions, son Super Saturday et le bruit des avions de la Guardia, l'aéroport voisin dans le district new-yorkais du Queen's.

Le tournoi américain était le Nouveau Monde, la révolution copernicienne face au temple du tennis Wimbledon, avec son gazon, surface d'origine du tennis, son dimanche chômé et ses tenues blanches immaculées. Perché dans sa tour d'ivoire, Wimbledon est cependant le gardien du temple, de la tradition, la boussole du tennis, son soleil, son sphinx, son alpha et son oméga. Il est donc logique que le conservatisme y soit de rigueur, et que les aggiornamentos soient rares au sud-ouest de Londres.

Il est surtout dommageable que les quatre tournois du Grand Chelem ne soient pas alignés sur des points de règlement aussi fondamentaux, seul Roland-Garros n'ayant pas instauré de jeu décisif au cinquième set ... Mais le Grand Chelem parisien, qui est en plein renouveau du côté de la Porte d'Auteuil avec l'extension arrachée de haute lutte face aux Jardin des Serres d'Auteuil, est coutumier des serpents de mer et des utopies ...

Mais attention, l'usine à gaz a produit un Léviathan complexe, car les règlements diffèrent encore entre New York, Londres et Melbourne. Au concours Lépine des idées divergentes, le tennis a encore obtenu la palme d'or, telle une armée mexicaine incapable de discipline d'ensemble. Chacun joue sa partition façon électron libre ou feu follet insaisissable.

Au pays des kangourous, il y aura dès l'édition 2019 un super tie-break à 6-6 au cinquième set : le vainqueur sera le premier ayant atteint 10 points (avec deux points d'écart).

A Wimbledon, l'édition 2019 inaugurera un tie-break à 12-12, garantissant un compromis entre la durée raisonnable d'un match (un score de 12-12 faisant office de sixième set) et le spectacle à offrir aux fans.

Quant à l'US Open, il restera sur son tie-break standard à 6-6. Rien de nouveau du côté de Big Apple, passé au format 2.0 depuis belle lurette.

Les problème du tennis sont autres, et Australiens comme Anglais ont bien fait de ne pas se tromper de combat en changeant rapidement leurs règles : mieux répartir un prize money trop exponentiel, élaguer un calendrier démentiel qui ne laisse que décembre en jachère, lutter contre le dopage, lutter contre les matches truqués du circuit ATP, protéger la santé des joueurs de la canicule à Flushing Meadows et à Melbourne Park (en instaurant au delà de 35°C une pause de cinq minutes entre chaque set, chez les dames comme les messieurs), défendre le format en 3 sets gagnants et ne pas aller vers les mini-sets testés au Masters U21 Next Gen depuis 2017 à Milan ...

La Lombardie ne doit pas devenir le laboratoire d'un futur ubuesque pour la petite balle jaune, et ne pas toucher à l'ADN du jeu, ce qui fait sa substantifique moelle ...


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38 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 12 janvier 2019 16:41

    Bonjour, Axel

    Je suis 100 % d’accord avec l’instauration du super tie-break au 5e set.

    Même si les cas de 5e set interminable sont rares, à quoi rime d’infliger des parties sans fin à des athlètes engagés dans des compétitions physiquement très dures ? D’autant plus que nombre de ceux qui sont confrontés à de telles prolongations ne sont de facto plus en mesure de récupérer pour aborder le tour suivant, ce qui fausse incontestablement la compétition.

    Un grand merci aux Australiens pour leur lucidité !


    • Axel_Borg Axel_Borg 12 janvier 2019 18:37

      @Fergus,

      En effet, cela va dans le bon sens, encore une fois qualité et quantité sont à décorréler.

      Les kangourous n’ont de cesse, depuis que Wilander a remis le tournoi au goût du jour en 1983, d’être le GC le plus moderne : d’abord des installations très modernes à Melbourne et un espace gigantesque, ensuite le toit de la Rod Laver Arena ... 

      Certes l’US Open était pionnier sur le tie-break, mais les Australiens ont vite tiré la leçon des cuvées de Wimbledon 2010 et 2018.


    • julius 1ER 12 janvier 2019 17:54

      au vu de ce qui c’est passé à Wimbledon cette année avec une finale au rabais tellement Anderson était cuit, je pensais que les responsables des 4 majeurs allaient se concerter pour qu’il y ait une certaine unité de fait pour conclure les 5 sets ....

      or rien de cela Wimby a quand même réalisé que cela faisait quand -même un peu désordre que cette finale tronquée ... mais où les places sont très très chères ce jour -là.... pauvres spectateurs dont nous-mêmes d’ailleurs qui avons vu dès les 1ers échanges que Anderson était en dessous de son niveau .... moi j’appelle cela 

      le syndrome Wawrinka qui a été dans une situation comparable à RG après avoir atteint la finale de la décima pour Nadal .... le pauvre Stan ayant été laminé par Murray alors No1 mondial (dont personne ne parlait d’ailleurs ) tant le monde médiatique jouait de la grosse caisse pour cet exploit de Nadal un peu téléphoné quand-même ..... et pour Stan 4H 50 de match sur 2 jours si je me souviens bien et 2ie demie pour Murray qui avait eu bien peu d’écho pourtant être 2 fois de suite en 1/2 à RG n’a rien du hasard et doit imposer le respect .... 

      je pense que l’on va plus parler de A Murray maintenant qu’il est tout près de mettre un terme à sa carrière ... c’est assez injuste pour être signalé mais bon les contradictions sont de ce monde et dans le domaine des contradictions il y en a de telles monumentales que je me demande si l’intelligence ou le bon sens sont encore de ce monde ???????

      prenons en une au hasard Wimby après un énorme « brainstorming »décide d’abréger les matchs au 5ie set avec un tie-break à 12/12 ce qui équivaut quand -même à un set de plus sans parler du tie-break qui allonge encore la sauce .... 

      mais au nom de quoi finalement car il faudrait quand-même se souvenir que les dotations de ce tournoi sont depuis quelques années maintenant les mêmes pour les garçons et les filles .... et c’est sans doute au nom de la parité que les filles en finale en général empochent plus de 2 millions d’euros pour 1 h de match en moyenne ... et cela ne choque guère de monde ...

      alors que le tennisman-gladiateur devra batailler 6 sets plus un tie-break pour finir si le niveau est assez égal chez 2 joueurs .... et toujours pas de matchs en 5 sets pour les femmes ....étrange non .. alors la parité ne s’applique que pour les dotations ??

      il y a là une grande incohérence mais ceci pourrait s’appliquer pour tous les tournois de grands chelems .....personnellement je ne souhaite pas voir les filles jouer en 3 sets gagnants car le spectacle ne sera pas au rendez-vous, ????

      mais alors de grâce généralisez la formule du super-tie-break au 5 ie set pour que au moins le tour suivant on n’ait pas des joueurs carbonisés par des matchs à rallonge .... à cet égard le pauvre Anderson à son corps-défendant a parfaitement illustré toute cette problématique et ce n’est pas dû au hasard mais bien au fait que la hiérarchie du tennis s’est tellement resserrée que ce genre de match si le règlement n’est pas modifié va arriver de plus en plus souvent et ce au détriment du spectacle .... et le tennis bien qu’étant un sport est aussi un spectacle !!!!!

      pendant que nous y sommes, abroger cette règle du Let au service sera un immense progrès .... surtout pour les sourds car rejouer les points chaque fois que la balle effleure le filet au service sans que cela ait de réelle conséquence sur la suite du jeu ( la plupart du temps il en est ainsi ) alors puisqu’il souffle un vent de réforme pour ce sport, profitons -en pour faire le dépoussiérage nécessaire !!!

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      • Fergus Fergus 12 janvier 2019 18:43

        Bonjour, julius 1ER

        « alors que le tennisman-gladiateur devra batailler 6 sets plus un tie-break pour finir si le niveau est assez égal chez 2 joueurs .... et toujours pas de matchs en 5 sets pour les femmes ....étrange non .. alors la parité ne s’applique que pour les dotations ? »

        Un sujet qui m’interpelle depuis des années. Après avoir écrit un premier article en 2011, j’en ai rédigé un nouveau en 2014 : Tennis : une criante inégalité hommes-femmes.

        D’accord avec vous également pour supprimer la balle « let » à rejouer. 


      • Axel_Borg Axel_Borg 12 janvier 2019 18:45

        @julius 1ER,

        Même sans le match marathon contre Murray en 2017, pas certain que Wawrinka eut pu vaincre Nadal pour la Decima. Mais clairement cela n’a pas aidé le Vaudois dans sa quête d’un 2e titre à Roland-Garros.

        Pour Kevin Anderson, je veux relativiser car certes il a enchaîné 2 énormes matches en 5 sets lors du dernier Wimbledon. Mais Djokovic a eu 24h de récupération en moins en finissant à 10-8 contre Nadal, laissant un influx nerveux énorme car on ne sort jamais indemne d’un tel bras de fer contre l’Espagnol.

        Le respect du public n’a jamais été dans les principes de Wimbledon, entre les têtes de série magouillées par le All England Club au mépris du classement ATP (ce qui amena au boycott du tournoi par des Espagnols en 2001) sans parler de la tradition du dimanche chômé, qui certes permet de faire respirer le gazon, mais parfois maintenue alors que la pluie avait causé déjà un retard énorme sur le planning des matches ...
        Sans parler du fait que la finale 2018 avait été planifiée à l’horaire habituel, sans tenir compte de la finale de la Coupe du Monde de football à Moscou le même jour ...
        Wimbledon est le berceau du tennis et ils n’en ont rien à faire de ce que pense le public, cela dure depuis Mathusalem ...

        Pour les dotations égales entre hommes et femmes, je n’ai pas de problème avec cela à titre personnel. 

        La réforme la plus urgente, outre le serpent de mer du calendrier, me semble être l’instauration d’une pause de 5 minutes entre chaque set quand le thermomètre dépasse 35°C, et de 10 minutes s’il dépasse les 40°C (avant de suspendre le match si la température de 40°C dure plus de deux sets).

        Comme le disait Diego Schwartzman au dernier US Open, les organisateurs de GC / ATP / ITF réagiront quand il y aura un mort sur un court ...

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      • julius 1ER 13 janvier 2019 09:14

        @Fergus
        salut Fergus je pense que tu auras bien compris que je me moque un peu des dirigeants de Wimby( tournoi fantastique au demeurant) car ce tournoi a été pathétique surtout pour Anderson qui aurait dû gagner ce tournoi en 2018 s’il avait eu un tableau un peu moins dur car son match contre Fed a été très dur mais celui contre Isner encore plus (car j’ai trouvé Isner très bon en 2018 sur ce tournoi) et on oublie aussi son match contre Monfils au couteau en 1/8 ... 3 tie-breaks et un 7/5 ... il s’en est fallu de peu pour que Monfils renvoie Anderson au vestiaire cela a été certainement le meilleur Wimby de la part de Monfils qui avait réalisé un excellent tournoi de prépa à Antalya et pour quelqu’un n’aimant pas le gazon il a certainement été plus que bon en 2018 sur cette surface !!!
        et là je pense que pour Anderson successivement Monfils, Fed, Isner et pour finir Djoko le dernier de la liste était de trop mais pour Djoko hormis sa 1/2 contre Nadal le parcours avait été plutôt tranquille !!!! 
        je ne peux m’empêcher de penser que Anderson aurait pu gagner Wimby en 2018
        et qu’il a été « cramé » pour la finale et que bien que n’étant pas fan de celui-ci je l’avais trouvé impressionnant de constance dans l’effort pour reprendre une expression chère à notre bien-aimé Président de la République !!!!


      • julius 1ER 13 janvier 2019 08:44

        on n ’a pas tout à fait le même jugement, ni la même vision par rapport au parcours de Anderson à Wimb ou Wawrinka à RG mais sur l’ensemble on peut faire le même constat.... les matchs à rallonge sont préjudiciables et pour la qualité du jeu .... et pour la santé des joueurs c’est d’autant plus vrai que l’on sait que les joueurs qui auront fait des matchs trop long en 1iere semaine n’iront pas au bout en GC !!!

        mon opinion est qu’il faut savoir finir les matchs cad que pour les majeurs au 5ie set en cas d’égalité à 6/6 ...

        on généralise le super Tie-break qui est un exercice à lui tout seul et qui est très différent du Tie-break simple car la route est longue pour aller à 10 et peut amener des renversements de situation bien plus probant que d’aller à 7 !!!!

        en tous cas c’est très bien d’avoir développé ce sujet car je pense qu’il y a bcp trop d’inertie de la part des instances dirigeantes et là aussi les dirigeants australiens ont une longueur d’avance sur les autres mais cela ne m’étonne pas car le peuple australien aime le sport en général et pas seulement devant la TV !!!


        • Axel_Borg Axel_Borg 13 janvier 2019 11:07

          @julius 1ER,

          Oui le super tie-break à 10 points offre un peu plus de suspense que le tie-break à 7 points. Mais en effet quelle connerie que les 4 GC ne se soient pas concertés.

          Comme si la prolongation était de 30 minutes en Coupe du Roi espagnole et de 45 minutes en Coupe de France !


        • julius 1ER 15 janvier 2019 12:42

          @Axel_Borg
          Bravo aux Aussies avec cette grande première chez les hommes je parle du match Chardy/Humbert et cette conclusion au Super Tie break !!!

          excellent, très fluide, et puisqu’il faut un vainqueur en tennis un super Tie-brak où chacun a semblé l’emporter jusqu’au milieu de l’épreuve et c’est le plus expérimenté qui l’ a emporté en l’occurrence Chardy mais très belle prestation de H Humbert à qui je souhaite le meilleur pour le futur !!!!


        • Axel_Borg Axel_Borg 15 janvier 2019 13:27

          @julius 1ER

          Yep Ugo Humbert est avec Corentin Moutet un des rares espoirs français derrière Pouille, car la génération des Tsonga Chardy Simon Gasquet Monfils et autres Paire ou Mannarino ne va pas tarder à s’éteindre


        • Thomas Roussot Thomas Roussot 14 janvier 2019 11:37

          J’apprécie assez l’idée d’un match potentiellement sans fin.


          • Axel_Borg Axel_Borg 15 janvier 2019 13:29

            @Thomas Roussot,

            Philosophiquement et métaphysiquement oui ce serait sympa, mais pratiquement il faut bien un vainqueur que l’on parle de tennis, de bras de fer, de tirage de corde, de snooker ou de pelote basque.


          • Lionel Ladenburger Lionel Ladenburger 14 janvier 2019 17:29

            Salut David,

            Perso je suis pour un super tie-break a 12-12 au 5e set. En somme un mix entre ce que proposeront cette annee l’Australian Open (super tie-break a 6-6 au 5e set) et Wimbledon (tie-break classique a 12-12 au 5e set). Et surtout j’aimerai vraiment que les 4 tournois du Grand Chelem se mettent d’accord pour que les regles soient les memes aussi bien a Melbourne, qu’a Paris, Londres et New-York.

            Enfin, un mot sur les regles testees a Milan au Masters Next Gen. De mon point de vue, je n’aime pas la suppression de l’avantage, donc je suis contre le point decisif a 40-40. En outre je suis egalement archi-oppose aux mini-sets de 4 jeux en ce qui concerne les tournois du Grand Chelem. 

            En revanche, l’idee de voir des matchs en 5 sets avec des sets en 4 jeux gagnants pour les autres tournois (M1000, 500 et 250) ne me deplaient pas. Je n’ai jamais ete un grand fan du format en 3 sets. J’aime les matchs en 5 sets et ce point de vue je trouve que le format 5 sets en 4 jeux gagnants est plus sympa que 3 sets en 6 jeux gagnants. Par contre, je me repete, pas touche aux tournois du Grand Chelem ! Ceux ci doivent garder les 5 sets au meilleur des 6 jeux. 

            Sinon pour en revenir a l’actu, on pourra faire un point apres la fin du premier tour demain midi si tu veux ;) +++


            • Axel_Borg Axel_Borg 14 janvier 2019 17:56

              @Lionel,

              Pour moi la P1 c’est d’harmoniser entre les 4 GC en effet.

              Après le 12-12 ne me choque pas car on fait un compromis entre spectacle et approche raisonnable, mais cela correspond à un 6e set de facto.
              Donc tout demême crevant pour les joueurs.

              Je pense que le top reste le super tie-break à 6-6 comme à l’OA, devant le jeu décisif classique à 6-6 de l’US Open et enfin le tie-break classique à 12-12 de Wimby.

              Sinon chapeau Murray pour avoir remonté 2 sets à Bautista qui s’en sort au 5e set car l’Ecossais a logiquement explosé physiquement. Une sortie de champion en tout cas, bravo Andy.

              Federer déroule logiquement sinon.


            • Lionel Ladenburger Lionel Ladenburger 15 janvier 2019 12:17

              @Axel_Borg

              D’accord avec toi, P1 harmoniser tout ca parce que c’est n’importe quoi en l’etat actuel des choses. 

              Sinon oui effectivement, une « belle » sortie pour Andy qui connait le meme sort que Guga Kuerten et Magnus Normann avant lui. La hanche ca ne pardonne pas en general. 


            • Axel_Borg Axel_Borg 15 janvier 2019 13:25

              @Lionel,

              Moi je suis contre les sets en 4 jeux quelque soit le tournoi : GC, Coupe Davis, ITF World Cup, Hopman Cup, Masters Cup, Masters 1000, ATP 500 ou ATP 250

              Et bien entendu contre la fin de l’avantage, les fameux 40A sont le sel du tennis avec Avantage Nadal, Egalité, Avantage Djokovic et ainsi de suite jusqu’à ce que le jeu choisisse son vainqueur !

              Pour la hanche, on peut aussi citer Hewitt dont la carrière a également souffert de cette blessure si handicapante, certes avec impact moindre que Kuerten ou Murray.



              • Axel_Borg Axel_Borg 15 janvier 2019 11:31

                @Lionel, non pas du tout lol !


              • Lionel Ladenburger Lionel Ladenburger 15 janvier 2019 12:14

                @Axel_Borg
                je me doutais loool mais bon, sait-on jamais ;)


              • Lionel Ladenburger Lionel Ladenburger 15 janvier 2019 12:29

                Bon, petit debrief du premier tour :

                Djoko, Nadal et Fed ont deroule. Previsible vu leurs adversaires respectifs tu me diras.

                Humbert et Chardy ont inaugure le super tie-break chez les hommes. Dommage pour le Messin qui represente l’avenir, gagner un premier match a Melbourne lui aurait sans doute fait du bien... Mais bon, cela reste une defaite « encourageante » meme si je n’aime pas ce terme ;

                Matchs a suivre au 2e tour : Djoko-Tsonga (je vois le Francais titiller le serbe pendant une heure, une heure et demie max et ensuite Djoko va derouler).

                Wawrinka-Raonic, le match des revenants. Avec une preference pour Stan (qui, soit dit en passant, ne m’a pas fait forte impression avant que Gulbite n’abandonne).

                Monfils-Fritz, qui sera l’adversaire de Federer au 3e tour ? Le Francais qui a colle une rouste a Dzumhur ou l’espoir americain qui semble commencer a demontrer son potentiel ? 

                C’est a peu pres tout ce que je vois d’interessant au T2, en revanche le 3e tour devrait commencer a nous offrir de gros clashs avec potentiellement :

                Djokovic-Shapovalov

                Goffin-Medvedev

                Wawrinka-Chung

                Cilic-Verdasco

                Bautista-Khachanov

                Federer-Monfils

                Berdych-Schwartzman

                et Nadal-De Minaur

                Lire la suite ▼
                  Lire les 5 réponses ▼ (de Axel_Borg, Lionel Ladenburger)

                • Axel_Borg Axel_Borg 17 janvier 2019 17:57

                  Bon, Nole au 3e tour facile contre Tsonga. C’était de toute façon perdu d’avance pour JWT. Belle défense de Chardy en 5 sets contre Zverev, et Raonic continue d’avancer : Wawrinka au tapis après Kyrgios. Attendons encore un peu avant de faire du Canadien l’outsider n°1 derrière le Big Three, mais à surveiller ...

                    Lire les 7 réponses ▼ (de Lionel Ladenburger, Axel_Borg)

                  • Axel_Borg Axel_Borg 28 janvier 2019 08:38

                    Chapeau à Djokovic, qui a vraiment marché sur l’eau en demie et en finale : 14 fautes directs en 6 sets contre Pouille puis Nadal.

                    15e titre en GC, 3e de rang, 7e à Melbourne, le voilà en lice (après 2012 et 2016) pour un nouveau Djoko Slam.

                    Le prochain Roland-Garros face à un Nadal sur sa surface de prédilection, sera passionnant avec un Djokovic qui comme en 2011 et 2015, devrait arriver en mode rouleau compresseur, aux antipodes du joueur incapable de conclure face à Marco Cecchinato en juin dernier ...

                    D’ici là on verra à Indian Wells, Miami, Monte-Carlo, Madrid et Rome, si le Serbe peut garder un te niveau de jeu. Peu probable tant il a voltigé haut en fin de tournoi à l’OA qui ne restera pas dans les annales côté messieurs (côté dames on a sans doute assisté à la naissance de la championne Naomi Osaka) : adieux de Murray, parcours marathonien de Bautista Agut, exploit de Tsitsipas contre Fed Ex, et trois leçons de tennis pour conclure, Nadal face au Grec, Djokovic face à Pouille puis au gaucher majorquin.

                    Dans la course au record (et au GOAT du XXIe siècle), le Djoker est revenu à 5 longueurs de Federer et 2 de Nadal.

                    9 GC après l’historique RG 2016 qui signait le Djoko Slam de l’ogre des Balkans, les positions relatives sont les mêmes.

                    De 17-14-12 on est passé à 20-17-15 en près de 3 ans, chacun des trois titans gagnant 3 titres majeurs ... Au passage, le dernier « humain » à avoir gagné un GC est le Vaudois Stan Wawrinka à l’US Open 2016 ...

                    Federer a donc gagné 2 ans et demi de statu quo mais le paysage a changé. A bientôt 38 ans, il sera très difficile pour le virtuose de Bâle, dont le dernier grand titre remonte à Melbourne début 2018, d’enfoncer le clou avec un 21e GC.

                    Nadal, lui, devra gagner à Roland-Garros pour se donner de l’oxygène sur Djokovic et aussi garder des chances de rattraper l’Helvète. Car à Wimbledon et à l’US Open, Nole sera encore favori. S’il ne conserve pas son bastion parisien, le Taureau de Manacor sera en grand danger dans cette course poursuite passionnante. Je l’avais déjà dit dans de précédents posts, mais pour Rafa la course au record passera vraiment par Paris. S’il ne peut pas défendre son bastion face au Djoker

                    Quant au Serbe, le voilà à nouveau affamé de victoires et cette fois ci le burn-out mental qu’il a connu en 2016-2017 ne viendra pas le faucher dans sa remontée vers le prestigieux record ...

                    Pete Sampras définitivement dans le rétroviseur dans les annales du GC, Andy Murray son rival de 2016 quasiment en retraite, Stan Wawrinka pas vraiment capable de retrouver son costume de loup-garou Stanimal, Del Potro toujours en courant alternatif, Cilic trop irrégulier, Nishikori trop fragile, Berdych trop Berdych et la Next Gen toujours bien loin du compte.

                    Car Shapovalov et Medvedev ont pris un set à un Djokovic bien inférieur à celui qui a massacré Pouille et Nadal ces trois derniers jours ... La marge du Serbe sur la concurrence est donc gigantesque.

                    A Alexander Zverev, Khachanov, Goffin, Rublev, Medvedev, Raonic, Pouille, Tsitsipas, Coric, Thiem, Edmund, Shapovalov, Chung, De Minaur, Kyrgios, Dimitrov et consorts de travailler d’arrache-pied pour le rattraper.

                    Lire la suite ▼

                    • Lionel Ladenburger Lionel Ladenburger 4 février 2019 13:10

                      @Axel_Borg

                      Salut David, eh oui quel lecon de tennis de la part de Djokovic !

                      J’ai l’impression que Nadal se retrouve dans la meme situtation que Federer par le passe’... Les 8 derniers Djoko-Nadal sur dur se sont tous soldes par des defaites pour l’Espagnol. Pire, sur dur, Djoko inflige un douloureux 17 sets a ZERO au Majorquin... Le Djoker a grignote le cerveau du taureau. 

                      A voir donc, effectivement, Roland s’annonce interessant avec un Nadal-Djoko fort probable en finale. A moins que Thiem (seul outsider credible sur ocre) ne vienne contrecarrer les plans des deux titans. Mais j’y crois peu (pour ne pas dire « pas du tout »). 

                      Concernant la course aux GC, deux scenarios, le premier favorable a Federer avec un Djokovic qui perdrait a Roland, puis empecherait Nadal de s’imposer a Wimbledon et a Flushing. Et a partir de 2020, une NextGen enfin plus coriace (sans oublier que Djoko aura 33 l’an prochain) qui empecherait Nole’ d’aller chercher le Suisse. 

                      Deuxieme scenario, de plus en plus probable selon moi, Djoko (partout) et Nadal (avec encore trois ou quatre RG) continuent d’empiler les titres jusqu’a leurs propres declins physiques a l’horizion 2022-23 et la, clairement ca signifierait que les deux finiraient devant Fedex au nombre de GC. 

                      Ce qui est fou c’est l’enorme retard a l’allumage qu’accuse desormais la generation 1990 par rapport a toutes les generations (masculines) precedentes en Grand Chelem et meme comparativement aux femmes... Car chez les filles, elles sont deja six a etre nees dans les annees 1990 a avoir gagne au moins un titre en GC : Halep, Muguruza, Osaka, Ostapenko, Stephens et Wozniacki ! Tandis que chez les garcons, seul Raonic a joue une finale de GC... C’est d’une faiblesse hallucinante. Et quand tu vois les fessees prises par Pouille, Tiafoe et Tsitsipas lors du dernier AO, difficile de croire que le changement est pour bientot... 

                      Bref, c’est toujours tres aleatoire mais perso je vois bien Djoko et Nadal finir devant Federer en GC desormais. Djoko a encore deux-trois ans au top devant lui et vu le niveau (faiblard) de la concurrence, le Serbe pourrait bien gagner encore 7 ou 8 GC et finir donc sa carriere a 22 ou 23 GC. Quant a Nadal, rien qu’en gagnant encore Roland jusqu’en 2022, il serait lui aussi a 21... En somme, ca sent le roussi pour le papy. 

                      Lire la suite ▼

                    • Lionel Ladenburger Lionel Ladenburger 6 février 2019 12:31

                      @David

                      Fais pas la g... David !!!

                      je m’etais foule’ la cheville c’est pour ca que j’ai pas pu te repondre plus tot ;)


                    • Lionel Ladenburger Lionel Ladenburger 8 février 2019 10:16

                      @David

                      Petite precision, ils sont en fait deux (nes dans les annees 1990) a avoir deja joue une finale en Grand Chelem :

                      Milos Raonic a Wimbledon en 2016 et Dominic Thiem a Roland-Garros en 2018

                      ca reste tres tres tres mediocre (pour ne pas dire catastrophique) pour la generation 1990.

                      Le Masters gagne par Dimitrov en 2017 (avec des circonstances tres favorables) n’etant que l’arbre qui cache la foret (le desert j’aurai envie de dire). 


                    • Lionel Ladenburger Lionel Ladenburger 5 mars 2019 16:06

                      Salut Axel, long time no see... 

                      Je t’invite a poursuivre la discussion par ici :

                      https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/sports/article/a-quand-la-retraite-pour-papy-213187

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