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Accueil du site > Tribune Libre > J’ai vécu l’impasse du système scientifique

J’ai vécu l’impasse du système scientifique

L’impasse est le concept déterminant pour notre époque selon moi. Alors je vais tenter, avec mes modestes moyens, d’éclairer ce concept en analysant une expérience vécue. L’impasse n’est pas un cul de sac. C’est une sorte d’achèvement imposant une bifurcation. La mort d’un chemin et la renaissance dans une autre voie. Mais comme dirait Nietzsche, l’enfantement d’un chemin se fait dans la douleur. Ou du moins ne se fait pas dans la sérénité et le bonheur. Il faut savoir apprécier le chemin même s’il est difficile. On met du temps à le comprendre. On croit trouver de l’aide et de la compréhension. Quelques rencontres sont rares et précieuses. En général, chacun suit sa route en laissant sur le chemin celui dont on ne peut pas se servir, que ce soit pour des intérêts privés ou pour des desseins électoraux. Ne pas chercher une morale ou une éthique dans la société. Les justes se font rares. Il ne faut pas les rater.


C’est assez tôt que j’ai appréhendé la question de l’impasse de la science. Mais de manière détournée, imprécise et en « filigrane professionnel », faute d’avoir parcouru suffisamment de documents et surtout de m’être avancé dans les questions sur la réalité de la nature et l’univers. J’étais alors enseignant-chercheur à l’université. Préparant et donnant des cours de biologie, physiologie, embryologie. Le reste de temps disponible étant consacré à faire de la recherche en laboratoire avec des instruments et un patron. J’ai connu en fait deux laboratoires et deux patrons lors de mon bref passage à l’université. J’ai connu aussi la lassitude, le doute, voire même le dégoût pour ces activités de recherche qui pour moi n’avaient strictement aucun intérêt. Surtout celles menées dans le laboratoire de RMN in vivo. Je ne comprenais pas comment tant d’argent pouvait être investi pour des recherches visant à produire des analyses et quelques commentaires sur des chiffres sans chercher à poser des questions fondamentales sur le fonctionnement du vivant, en élaborant des hypothèses et en les soumettant à l’expérience. Cette recherche était organisée autour de la machine et comme cet appareil, un spectromètre RMN, est coûteux, il fallait des contrats. Par exemple, tester la composition du foie gras. Un jour, un autre appareil est arrivé dans le labo. Un spectromètre de masse. Il devait atterrir dans un labo de la fac de médecine mais le patron s’était suicidé ou décédé, je ne me souviens plus. Du coup, il fallait faire fonctionner cet appareil, lui trouver des programmes de recherche et des contrats. Je préfère passer sur ces choses épouvantables pour un esprit profondément imprégné d’une quête scientifique. Pour être honnête, cette expérience ne m’a pas permis de décréter l’impasse de la science, étant bien trop jeune pour en décider, mais de ma propre impasse de chercheur dont la conscience lui dit : ce qu’on te fait faire dans ce labo, c’est de la merde ! En résumé, je ne pouvais plus encadrer cette recherche qui me paraissait marcher sur la tête et ressentait le besoin de sortir du cadre. Mais pas facile vu la conjoncture, la sécurité professionnelle était un paramètre déterminant. Mais finalement, quelques étranges coïncidence du destin m’ont décadré et expulsé sans que je le veuille vraiment de ce système qui maintenant j’en suis sûr, aurait signé mon dépérissement et la mort. Je souscris à la note subtile de Jung. Ce qui ne parvient pas clairement à la conscience nous est octroyé par le destin.

Sortir du cadre disciplinaire. Approches transversales. Plusieurs avantages. D’abord donner du sens en rapprochant les disciplines et en élaborant des généralités conférant une unité à des objets séparés mais dont les constituants sont les même. Ensuite, trouver dans un champ des notions pouvant être appliquées ou transposées dans un autre champ. C’est comme cela que les sciences ont parfois progressé. La physique fournissant quelques éléments précieux pour la biologie. En fait, cela faisait des années que j’étais passionné par la systémique et toutes les approches transversales voire alternatives. A peine trentenaire et déjà un esprit ouvert depuis que je pratiquais la recherche. Une curiosité manifestée lors de mes années de thèse. L’impossibilité de me cantonner à la routine des expériences et publications. Je voulais comprendre. Alors autant dire que pendant mon séjour d’enseignant chercheur à l’université, j’avais le sentiment d’être compressé, étouffé, employé à des tâches inutiles. J’avais bien tenté de proposer quelques ouvertures face à mon patron que je devinais peu à peu comme un gars carriériste autant qu’imperméable à des visions nouvelles. J’avais trouvé la possibilité d’étudier les réseaux métaboliques en terme de constante de temps. Mon patron ne s’intéressait qu’aux flux. Il pensait dans le cadre du 19ème siècle alors que j’étais en chemin vers le 21ème siècle. Impasse et donc, tragique éjection de l’université pour laquelle je n’étais vraiment plus formaté et d’ailleurs, je pense pouvoir généraliser en qualifiant la recherche universitaire de système formatant et décérébrant incapable de constituer un levier pour les idées nouvelles. Un scientifique qui possède un germe de génie finit par dépérir à force d’être employé dans des tactiques stériles de recherche, à l’image d’un bulbe d’iris planté dans le désert ou mieux encore, d’un Picasso à qui on impose de repeindre des façades d’immeuble avec une couleur uniforme.

Une longue traversée du désert m’a permis de comprendre parfaitement les limites des pratiques scientifiques institutionnelles soumises à une masse de contraintes et d’impératifs tels qu’aucune réflexion librement pensée et menée ne peut s’y dérouler. Ce constat n’enlève rien à la légitimité de la recherche instituée. Elle est nécessaire mais elle est insuffisante pour ouvrir des champs. A force d’édicter des règles, des contraintes, de construire des plans de carrière, des grands projets adossés à une bureaucratie galopante, la science finit par croire qu’elle ne peut se pratiquer qu’au sein des règles consensuelles. Et que ce qui sort de son cadre n’a pas de valeur, ou du moins, que ceux qui sortent de son cadre ne doivent pas être pris au sérieux ni soutenus. A force d’être enfermé délibérément dans une caverne, on finit par croire que l’univers ressemble à cette caverne. Heureusement, quelques uns parviennent à sortir du cadre. On les trouve plus souvent chez les physiciens que les biologistes. Parfois quelques médecins ou bien d’aventureux philosophes des sciences. Car cette discipline permet de réfléchir avec moins de contrats et contraintes. Un certain type de recherche ne peut s’épanouir qu’en étant affranchie des pesanteurs du système. Je peux vous certifier avec mon expérience que ce même système ne veut pas de cette recherche. Aucune méchanceté ni adversité. Le système méconnaît les réflexions et les lignes librement tracées en dehors des règles strictes que la science respecte et produit parce que ces règles lui sont utiles pour une efficacité dans l’univers qu’elle a façonné. Des règles qui lui permettent d’accomplir des tâches répétitives et roboratives en mutilant l’esprit d’ouverture et la conscience qui cherche l’universel. Le système ne peut être productif qu’en se dotant d’œillères et en détruisant ou ignorant ce qui ne sert pas son objectif.

Les dirigeants du système, qu’ils soient professeurs, président d’université, directeur de recherche, et surtout élus politiques, n’ont pas montré qu’ils avaient un souci éthique et authentiquement éclairé de la nécessité de procéder à des recherches transversales. Je peux en témoigner, moi qui les ai rencontrés. Les cadres de la science sont un peu moins ignorants que les élus mais ces deux catégories d’individu partagent le désir de pouvoir, de carrière ; étant étrangers aux vérités philosophiques et à une certaine éthique universaliste. J’ai fini par jeter l’éponge. Bac + 21 ne sert à rien pour des gens là. Je tiens simplement à remercier les quelques universitaires qui m’ont permis de valider mes recherches assez aventureuses en me reconnaissant digne du doctorat de philosophie. Si nous étions en période de collaboration, je dirais alors que ces personnalités se sont comportées comme des justes. C’est une manière excessive de voir les choses mais elle a le mérite d’être franche et vécue authentiquement. Je tiens la démocratie actuelle pour être l’antichambre d’un totalitarisme d’un genre nouveau. Un genre avec la participation active des médias de masse et l’adhésion sur le mode émotionnel et pseudo religieux des masses. Je crois en avoir déjà parlé mais pas suffisamment. Le schéma se précise. Ma propre expérience permet de comprendre un peu cette conjoncture sociale et politique.

 


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37 réactions à cet article    



    • L'enfoiré L’enfoiré 25 avril 2013 16:23

      « Le CERN a mesuré une ou plusieurs particules ayant l’énergie théorique du Boson de Higgs. Ce qui clairement différent d’une validation propre de l’existence du Bosons de Higgs. »


      Qu’est-ce que vous auriez aimé. Toucher le Boson en main ?
      Tiens cela me rappelle ce que j’en écrivais à l’époque avec un certain humour.

    • Lucadeparis Lucadeparis 26 avril 2013 08:22

      La plupart des scientifiques sont des mercenaires.
      Il n’y a qu’à voir que dans le dossier de l’amiante, la plupart des scientifiques spécialistes étaient dans le Comité Permanent Amiante financé par et pour les industriels, avec heureusement quelques francs-tireurs isolés comme le lanceur d’alerte henri Pézerat.
      Comme le dit si bien le proverbe anglais, « Who pays the piper plays the game » (qui paie le flutiste choisit la mélodie).
      Dans un autre cas qui dure aussi depuis des décennies, il n’y a qu’à lire ce qu’exprime bien le titre de la mathématicienne Rebecca Culshaw, La Théorie VIH du sida, incohérence scientifique ! (Marco Pietteur, 2009). Je doute qu’adviendra ce qu’écrit le virologue Etienne de Harven (auteur des 10 plus gros mensonges sur le sida (éditions Dangles, 2005) dans la préface de ce livre : « Une irresponsabilité totale s’attache aux infections virales. Un peu comme un tremblement de terre : c’est horrible, mais personne n’est responsable ! Par contre si une maladie ou un syndrome pathologique sont dus à une intoxication par des drogues ou de prétendus médicaments vendus avec grands profits financiers, ça c’est toute autre chose, et il y a beaucoup de gens qui pourraient terminer leurs jours en prison… » (p. 14).
      Et on pourrait parler de tant d’autres scandales scientifiques, comme celui de l’affaire Mirko Beljanski, qui après 30 ans à l’Institut Pasteur, a prolongé la vie de François Mitterrand et de tant d’autres cancéreux pour se retrouver les menottes aux poignets à 73 ans, alors que maintenant le carriériste Luc Montagnié en fait l’éloge.


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 26 avril 2013 09:53

      J’avais un peu suivi l’affaire Beljanski

      Je me souviens du procès dans lequel s’était retrouvé sa veuve si ma mémoire est bonne. Dans un compte rendu, le journal Libération n’avait pas hésité à prendre partie contre les agissements du « gourou » Beljanski, qui je le rappelle, avait été cueilli du temps de son vivant chez lui par une dizaine de gendarmes et amené menotté dans le TGV Lyon Paris vers le juge. Déjà, Libé avait la mentalité du média collabo


    • mac 25 avril 2013 10:10

      Cela me rappelle une discussion que j’ai eu avec un ami travaillant au CEA sur le laser mégajoule.

      Celui-ci croit dur comme fer que la science est une affaire d’équipe et de moyens. Il pense, par exemple, que si la théorie de la relativité n’était pas née dans la tête d’Einstein, quelqu’un aurait bien fini par la découvrir quelques années plus tard.
      Personnellement, j’ai l’intime conviction qu’une théorie nouvelle, qu’un changement de paradigme ne peut naître que dans le cerveau d’une seule personne. Après seulement ça peut-être une affaire d’équipe...
      La physique sortira peut-être de son impasse quand un esprit « loufoque » nous fera regarder la matière, celle à laquelle on se heurte tous les jours, autrement qu’en terme d’incertitude et de probabilité de présence ? Présence de quoi d’ailleurs ?

      • L'enfoiré L’enfoiré 25 avril 2013 10:38

        @Mac,

         Je suis assez d’accord avec ami.
         Un changement de paradigme à naître dans la tête d’une seule personne dans sa conception, mais pas dans sa réalisation. L’argent que vous le voulez ou non est le nerf de la guerre dans toutes entreprises humaines.
         J’adore les esprits loufoques, les candides, donc pas de problèmes, mais il y a un langage propre dans chaque philosophie qu’il faut appréhender avant d’aller plus loin.
         En Science, il n’y a aucune certitude.
         Il faut tout le temps se poser la question s’il ne faut pas revoir certains principes pour ne fut-ce que coller avec ce qui se fait avec un collègue.
         Vous savez très que Einstein, n’est plus en phase avec la théorie quantique.
         Chacun son domaine, l’extrêmement grand ou l’extrêmement petit. 
         
         

      • ffi ffi 25 avril 2013 14:09

        1°) La relativité n’est pas sortie de la tête d’Einstein.
        Une vague intuition initiale est due à Lorentz.
        La développement mathématique et la modélisation complète sortent de la tête de Poincaré.
        Einstein n’a fait que poser en principe (en axiome) les termes de la démonstration de Poincaré.
         
        D’ailleurs Poincaré avait plutôt fait cela par amusement, et pour rendre service à Lorentz, mais finalement, il trouvait sa théorie étrange et préconisait plutôt de la laisser de coté pour éventuellement y revenir plus tard.
         
        Hélas, il est mort jeune, dans un bain de sang (erreur médicale).

        2°) Pour moi, la MQ est totalement incohérente. L’atome comme il est envisagé n’est pas stable intrinsèquement : soit il devrait imploser, soit il devrait exploser : c’est lié à la modélisation classique de la force électrostatique. Il faut donc le « forcer » à être stable à l’aide de règles et de principes empiriques (de Bohr, de Fermi,..etc), c’est-à-dire par artifice langagier, de manière à corriger le défaut de la modélisation théorique.

        Du coup l’électron, dont on ne sait pas trop ce qu’il est, disparaît ici, réapparaît là...
         
        Bref, l’édifice de la science théorique fut raté au XXème siècle, en particulier pour ce qui concerne ses deux grands phares emblématiques relativité et MQ.
         
        Au lieu d’obtenir des explications, nous n’avons obtenu que des empilements de règles et de principes sans justification, c’est-à-dire des complications.


      • L'enfoiré L’enfoiré 25 avril 2013 16:09

        Il suffit de lire la biographie d’Einstein

        Tout devient plus clair

      • ffi ffi 25 avril 2013 16:52

        Wikipedia en histoire de science... Autant lire science et vie...

        Il suffit de lire le travail de Poincaré, où tout est rigoureusement argumenté, puis le travail d’Einstein, où tout les résultats de Poincaré sont posés en axiome, et cela paraît clairement...
         
        C’est clair qu’en posant le résultat d’une démonstration en axiome, il suffit de faire le chemin inverse pour tout retrouver. Mais bon, cela a peu d’intérêt en fait.


      • Maître Yoda Castel 25 avril 2013 10:54

        Ce qui ne parvient pas clairement à la conscience nous est octroyé par le destin (Jung).

        En faisant des recherches universitaires, il me semble qu’on découvre la puissance du destin. Des recherches sont faites pour nous, d’autres non. Quand notre travail valorise ou dévalorise notre personnalité, le destin se met en place de lui-même, dans un même processus respectivement de chance ou de malchance.
        Et les vraies erreurs de destin sont généralement très puissantes pour notre évolution personnelle.


        • L'enfoiré L’enfoiré 25 avril 2013 11:15

          Yes. It’s always the right man at the rigth place at the rigth moment. smiley


        • L'enfoiré L’enfoiré 25 avril 2013 16:16

          yoann


          « Cette passion pourrait être de l’ordre du don divin.Et du même coup on rejoint la science et Dieu. »

          Non. Il n’y a rien de divin la-dedans.

          Tout est affaire de raisonnement, de neurones que l’on fait souvent marché à du 20% de ses capacités chez le commun des mortels.


          « il faudra probablement un nouveau Einstein pour faire avancer le modèle existant qui est incomplet mais permet à nombre de chercheurs de faire croire qu’ils sont les meilleurs et dépassés Einstein. »


          Il est dépassé par sa droite. Les théories quantiques avancent bien plus du côté pratique. Et servent bien plus dans la vie de tous les jours en se rapprochant de ce que c’est qu’un Homme et en quittant le numérique par la même occasion 


        • CKPLAN 26 avril 2013 13:11

          Bonjour,


          1= existence
          0= inexistence
          ou l’inverse !!!!!

          1=0.99999999......



          Jetez un œil dans mon blog :


          Laissez des commentaires.Merci

          Le temps règle tout.
          L’univers est nombre.

          Cordialement

          platonisme mathématique :


          Laissez des commentaires.Merci





        • COLRE COLRE 25 avril 2013 11:23

          Comme « La » science n’a pas voulu de moi, « La » science est dans l’impasse… smiley

          Trêve de plaisanterie, je m’étonne qu’un grand chercheur en herbe, revendiqué transversaliste et touche-à-tout de génie, s’en prenne au « système » - cité au moins 10 fois dans l’article - comme le premier complotiste venu.
          Il sait pourtant que le système est partout, consubstantiel à une réalité insaisissable dans sa complexité, et qui ne peut jamais se réduire à une addition de « particules » sociales élémentaires.

          Les chercheurs ne sont pas des mutants. Ce sont des humains comme tout le monde, qui vivent au milieu de la société, pour le meilleur et pour le pire. C’est même pire aujourd’hui qu’à vos débuts, la recherche mercantile, étranglée aujourd’hui par les restrictions d’argent et de personnel, n’avait pas encore pris toute sa mesure. 

          Heureusement, au milieu de mille difficultés, les chercheurs continuent, cahin caha, à faire avancer les connaissances et à faire leur boulot. Ils ne sont pas là pour déceler le futur Einsten caché derrière ses lunettes, mais à offrir un milieu théorique et méthodologique qui permettent aux Eisnstein de révéler leur talent.


          • Maître Yoda Castel 25 avril 2013 11:43

            mais à offrir un milieu théorique et méthodologique qui permettent aux Eisnstein de révéler leur talent.

            Pas convaincu qu’un Einstein voudra encore s’emmerder à participer à un système voué à la spécialisation, qui sape l’individu dans son autonomie.


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 25 avril 2013 11:58

            Colre, vous n’avez rien compris à mon propos

            D’abord, vous me prêtez un raisonnement qui n’est pas dans l’article. Je parle de ma propre impasse, il y a 20 ans et plus. L’impasse de la science, je la vois clairement seulement maintenant. En plus, je ne vois pas où est mon prétendu complotisme. Comme ça, dès qu’on emploie le mot système, on est complotiste ? Vous êtes enorcelé par la sémantique, cher ami et votre opinion est respectable, c’est celle de la masse qui croit, comme l’ex ministre Curien, qu’un Enstein ne peut pas échapper au mailles du système. Eh bien non, un esprit novateur doit être affranchi des contraintes du système. Il est comme un artiste dans son atelier. La toile est blanche, il la peint selon son inspiration mais avec des règles. Donc pas de souci. Je persiste à me considérer en toute modestie comme un futur génie.


          • COLRE COLRE 25 avril 2013 14:37

            Je ne crois certainement pas qu’un Einstein ne puisse pas échapper à la maille du système ! d’ailleurs, Einstein lui-même a eu bcp de chance de travailler dans une sinécure et aurait pu finir rond-de-cuir comme d’autres qui n’ont pas eu cette opportunité. Aujourd’hui, comme de tout temps, un Einstein sur 10 (sur 100 ?) arrive à exprimer son potentiel. C’est au « système », comme vous dites, d’offrir un cadre intellectuel stimulant. 

            L’activité scientifique est humble et lente et les bouleversements théoriques sont rarissimes. Elle suit un cycle presque naturel : on retourne longuement la terre, on sème à tout vent, on laboure, on enlève les mauvaises herbes, on récolte ce qui a poussé, on rénove les outils et on prépare le ré-ensemencement…

            Le système social de la communauté scientifique, comme tout système, met en jeu des mécanismes à la fois centrifuges et centripètes, de liberté (chercher l’inattendu) et de contrainte (astreinte aux validations). Il y a évidemment bcp plus de « tâcherons » de la recherche, qui font le boulot ingrat et indispensable que de génie des alpages… Il faut de la rigueur mais aussi du jeu dans les rouages, sinon ça grippe. 

            Il y a donc une grande diversité humaine pour faire marcher la boutique, et des cons, on n’en trouve pas moins qu’ailleurs. Il y a de l’excellence, du nul, du moyen…
            Mais n’oublions pas que certaines personnalités sont incapables de s’intégrer à cette société protéiforme où se côtoient le pire et le meilleur.

            Ceux-là, qui ne rentrent pas, peuvent être bons ou mauvais, ce n’est pas le problème. Question de malchance et question de psychologie.


          • L'enfoiré L’enfoiré 25 avril 2013 15:25

            Colre,

             J’applaudis.
             Ce qui compte aujourd’hui, ce n’est pas le travail pour faire les choses mais le résultat, les idées qui empêcheront d’en consommer du travail pour rien.
             C’est ça et uniquement cela qui paye pas comme disait votre ex « pour gagner plus, travaillez plus ».
              

          • L'enfoiré L’enfoiré 25 avril 2013 12:05

            « Eh bien non, un esprit novateur doit être affranchi des contraintes du système.  »


            Absolument. C’est d’ailleurs ce qui se fait dans la pratique.
            Je ne connais pas ce ministre dont vous parlez, mais la période de Marie Curie dans le labo en « stand alone » est terminée.
            Courage, mais... comme disait Philippe Bouvard « Le génie, c’est d’avoir du talent tout le temps ; le talent, c’est d’avoir du génie de temps à autre ; l’intelligence, c’est de savoir que l’on n’a ni génie, ni talent. » smiley
             

            • Yohan Yohan 25 avril 2013 12:53

              Foire d’empoigne, culte des égos, coups tordus, la recherche en France est pilotée par des vaniteux. Le but est-il de trouver ou de se servir ? Ma fille y débute à peine et on est en train de tuer sa vocation...Dommage qu’elle voyage mal sinon elle serait déjà partie


              • L'enfoiré L’enfoiré 25 avril 2013 14:05

                Bien d’accord Yohan.

                Et il n’y a pas que la recherche.
                Quand on dit « nous sommes les meilleurs » plutôt que « we are the best », il faut savoir le prouver.


              • Mycroft 25 avril 2013 13:05

                A mon sens, cet article illustre surtout une incompréhension de la part de l’auteur :

                Les sciences massivement expérimentale, dont fait partie la biologie, ne sont pas faites pour expliquer le monde. Elles sont bien trop peu aboutie pour ça. Elles servent, actuellement, avant tout à définir des résultats concret, un catalogue d’expérience, à partir duquel on pourra un jour élaborer une théorie, si on trouve les bon outils mathématiques.

                Les sciences basé sur la raison se limitent à l’informatique et à la physique (les mathématique n’étant pas une science à proprement parlé). Dans ces domaines, le modèle scientifique classique est réellement appliqué : modélisation, expérimentation pour justifier les modèle, raffinement, utilisation du modèle.

                Mais les travaux de modélisation existant en biologie sont très faible, ce qui est largement illustré par la faiblesse des modèles formels existant dans ce domaine. De fait, plus une science a besoin des langages classiques pour s’expliquer, moins elles permet de travaux raisonnés. Le français, l’anglais ou tout autre langue ne sont pas des outils adapté pour réfléchir vraiment.

                Vous auriez du essayer la bio-informatique, cette science récente qui essais de modéliser le corps humain avec des modèles issue du monde de l’informatique (en les adaptant lourdement, cela va sans dire). Vous auriez sans doute trouvé quelque chose plus à votre goût.

                Ce n’est pas la science qui est dans une impasse. C’est votre matière, et encore, je crois simplement qu’elle est surtout perdue dans des balbutiement lié à son manque de mathématicité.


                • Maître Yoda Castel 25 avril 2013 13:46

                  L’article devrait mentionner, peut-être, que la liberté dans la recherche est beaucoup plus grande dans certains pays, et notamment aux EU ; en France, le positionnement universitaire reste très centralisé. Il y a ceux qui pensent dans le « bien » et ceux qui pensent dans le « mal ». Ceux qui pensent dans le « bien » sont forcément des gens qui ne dérangent pas les conventions habituelles.
                  Le génie s’oppose souvent aux conventions. C’est cela qui est délicat. Le processus de reconnaissance est long et parfois paradoxal.
                  L’auteur cite Jung alors que Jung est toujours rejeté par les universités en France. Un savant pluridisciplinaire comme lui, par ailleurs souvent cité sur agoravox, devrait être plus pris en compte notamment dans l’enseignement.


                  • L'enfoiré L’enfoiré 25 avril 2013 14:08

                    Tout à fait.

                    Sachant cela, les plus malins, ceux qui ont du punch, sont où, croyez-vous ?
                    Où fait-on un Master Degree ?

                  • L'enfoiré L’enfoiré 25 avril 2013 15:19

                    Ce n’est pas un hasard, non plus, si 27 des 30 universités dont les activités de recherches les plus citées sont américaines.


                  • Aldous Aldous 25 avril 2013 15:57

                    ce qu’on te fait faire dans ce labo, c’est de la merde !

                    Comme quoi, quand on cherche, on finit toujours par découvrir quelque chose smiley


                    • Morpheus Morpheus 25 avril 2013 17:32

                      Au delà même de l’impasse du système scientifique, il me semble que ce que vous avez expérimenté, c’est l’impasse du système de l’économie fondée sur la monnaie et le profit auquel le système scientifique est inféodé

                      Pour développer cela, voir mon dernier article. Je vous livre cependant un extrait de celui-ci concernant l’approche scientifique.

                      Extrait.
                      Ce que dit Matthieu Ricard est pétri de bon sens, toutefois, son observation néglige un aspect important : il juge l’impact de la science sur nos vies et notre environnement à l’aune de la société dans laquelle nous vivons. Or, la science n’est pas la cause de ses propres dérives : ce sont les choix des humains d’utiliser les sciences et les connaissances techniques et scientifiques d’une certaine façon et avec certains objectifs qui sont en cause. Il n’est pas difficile de comprendre que bon nombre de calamités engendrées par des technologies modernes auraient pu être évitées dans un monde qui n’est pas gouverné par le paradigme du profit. Considérer, dès lors, que c’est la science qui est la cause de ces calamités est erroné. Cet aspect bien compris, il devient facile de comprendre notre propre réaction face à la science, et comprendre que nous sommes trompé par notre propre jugement. Dans ce que dit Matthieu Ricard, il ne faut donc surtout pas négliger le passage (...) à moins que nous décidions de porter spécifiquement nos efforts en ce sens.

                      Ayant compris cela, et tout en restant attentif et méfiant — non pas vis-à-vis des sciences en elles-mêmes, mais des hommes qui les utilisent —, je peux dépasser ma première (mauvaise) impression. J’envisage dès lors les sciences et la technologie sous un nouvel angle. Je l’imagine dans un contexte socioculturel non plus anxiogène, ou règne la pénurie donc la compétition, la cupidité et la violence, mais dans un contexte socioculturel bienveillant, ou règne l’abondance et l’entraide mutuelle, et où le profit, la cupidité et l’avidité n’ont plus de sens. je reste méfiant vis-à-vis des scientifiques, mais ma méfiance demeure pondérée, car je comprends que les scientifiques ne sont pas intrinsèquement fous ou malveillants. Eux aussi agissent en fonction de leur environnement socioculturel. Par conséquent, l’orientation qu’ils vont donner à leurs recherches et leur savoir est fonction de cet environnement.

                      Il n’est pas étonnant que des milliers de scientifiques et des millions d’ingénieurs dans le monde contribuent à divers degrés aux innombrables causes de catastrophes : ils sont utilisés et requis par un système tourné vers le profit, et ils n’en sont que les petites mains. Ils s’adaptent, comme n’importe qui, à leur environnement. Ils se vendent, tout comme la plupart d’entre nous, à ceux qui leur offrent le plus, qu’il s’agisse d’argent, de renommée, de statut social ou d’opportunité de développer leurs recherches. Ils ne sont pas différents d’un politicien, d’un fonctionnaire ou de n’importe qui.

                      Le point crucial, c’est donc l’environnement socioculturel, et donc, en définitive, les croyances qui sont véhiculées (notons au passage que croyances = opinions - du latin opinio, -onis « croyances »). Il est difficile de faire évoluer les croyances des gens car, comme le dit je ne sais plus qui « l’Homme est un animal religieux » : ce qu’il recherche, par facilité, ce n’est pas la connaissance, mais la certitude. Il veut être rassuré. Donc, les humains ont tendance à s’accrocher à leurs croyances (opinions).

                      Cordialement, cher Bernard smiley

                      Morpheus


                      • Maître Yoda Castel 25 avril 2013 17:53

                        Le système capitaliste est en cause, mais la science réductionniste aussi.
                        Le réductionnisme aboutie à la spécialisation, qui est une des calamités actuelles du système.
                        La science fonctionne actuellement comme une entreprise hiérarchisée, qui donne autorité à une étude. Ainsi, les entreprises et des gouvernements font appel à elle non pas pour connaitre forcément la vérité sur un domaine mais pour valider une thèse qui les arrange.
                        L’holisme, le tout est supérieur à la somme des partis, devrait être plus pris en compte en science afin de mieux aider les humains. Mais les aider, ça pose des problèmes au système... un vrai cercle vicieux.


                      • L'enfoiré L’enfoiré 25 avril 2013 21:18

                        Castel,


                        « Le réductionnisme aboutie à la spécialisation, qui est une des calamités actuelles du système.  »

                        Absolument et on perd une vue de l’ensemble par la même occasion.
                        Le généraliste n’a plus la valeur qu’il devrait avoir.
                        Que ce soit en médecine ou ailleurs. 

                      • Morpheus Morpheus 25 avril 2013 22:06

                        D’accord avec vous, Castel, la spécialisation (qui est produit de la division du travail dans notre société) est une des causes des problèmes.

                        Morpheus


                      • Ricquet Ricquet 25 avril 2013 20:14

                        Juste pour réagir à cette phrase :

                        « Ce qui ne parvient pas clairement à la conscience nous est octroyé par le destin (Jung). »

                        Je crois que c’est beaucoup plus simple que ça :
                        La solution tu l’as déjà en toi, mais tu n’en as pas conscience.

                        « Vous croyez avoir une idée : sachez que votre cerveau l’a eu bien avant que vous en ayez eu conscience » quelque part enfouie dans l’inconscience...
                        Elle montre la puissance de calculs de l’inconscient...
                        Trouver une réponse à une énigme, c’est aussi faire émerger la réponse de l’inconscient vers le conscient.
                        Ce discernement : entrevoir l’opaque par intuition, puis lucidité.
                        Forme suprême de l’intelligence : le discernement qui est le propre de l’inconscience.
                        (d’où la force de l’intuition ou de la première impression qui est inconsciente.)


                        • L'enfoiré L’enfoiré 25 avril 2013 21:15

                          C’est donc une raison qui explique que la femme a plus d’intuition que l’homme.

                          Elle travaille plus au niveau de son inconscient. 

                        • philap philap 25 avril 2013 22:49
                          Je trouve cet article très intéressant, comme le sont souvent vos articles, Bernard Dugué.
                          Oui, la science est une vieille dame paralytique. Aujourd’hui, la spécialisation est telle que chacun semble éprouver quelque fierté à ne jamais sortir de son domaine de compétences de plus en plus étriqué. La science contemporaine n’est certes plus capable de produire de grands esprits universels comme celui de D’Arcy Thompson et c’est ce qui la tue. On dirait une cohortes de taupes avançant chacune dans une galerie qui en croise parfois une autre, mais ne voyant chacune que quelques centimètres autour d’elle.
                          Un fait me frappe particulièrement, c’est que les deux scientifiques qui ont le plus contribué aux avancées du dix-neuvième et du vingtième siècle, Charles Darwin et Albert Einstein, n’ont pas publié leurs travaux majeurs (L’origine des espèces et les théories de la relativité restreinte et générale) dans le cadre d’une activité professionnelle, mais en tant que travaux d’amateurs. Certes, les professionnels ont su s’en emparer et reconnaître la valeur de ces travaux, mais n’ont pas su les produire eux-mêmes. Pire, ils ne semblent pas s’être interrogés sur le fait qu’il ait fallu évoluer en dehors du système pour le faire avancer de façon décisive.
                          Et je pense que la situation n’a fait que s’aggraver depuis ces époques quand je constate la fantastique absence de discernement dont la science a su faire preuve plus récemment face à des travaux pourtant sérieux mais qui bousculaient un peu trop la routine des certitudes acquises, comme ceux de Jean-Pierre Maschi sur la pollution électromagnétique, ou ceux de Marie-Jeanne Koffmann, de Jordi Magraner et de Bernard Heuvelmans sur la survivance de néanderthaliens dans les montagnes du Caucase, du district de Chitral au Pakistan et du Viet-Nam au vingtième siècle, ou encore face aux travaux d’Antoine Priore sur la thérapie du cancer. Et ce ne sont là que quelques exemples, il en existe malheureusement beaucoup d’autres.
                          C’est vrai que cela donne plutôt envie de se contenter de regarder les oiseaux.

                          • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 26 avril 2013 05:16

                            Très bon commentaire qui résume bien l’affaire : les scientifiques sont des imbéciles comme les autres au sens où ils pensent et agissent sous influence sociale, pris qu’ils sont dans des dynamiques de groupes, donc des dynamiques de pouvoir.

                            Pour être créatif, il faut penser librement donc être hors du groupe, hors du groupthink, de la contrainte normative imposée par les gardiens du temple, ceux qui tiennent la bourse.

                            La plus claire manifestation du système pervers actuel, c’est le « publish or perish » qui produit énormément de « rubbish » de sorte que pour parler le langage de la science, il faut se farcir sa litterature pourrie, il faut donc bouffer beaucoup de merde et faire semblant de trouver ça bon.

                            Moi je rêve d’une ArXiv sans contrainte de publication aucune où c’est les lecteurs qui, par leur vote, auraient tôt fait de dire que tel article (bien léché) est de la merde et que tel autre, même s’il est mal foutu (typo, graphiques, références insuffisantes) est riche d’idées brillantes.

                            Bref la science a besoin de liberté et actuellement elle est surtout asservie au système économique sous forte contrainte financière (cf. le post de Morpheus plus haut). Nous faisons beaucoup de technologie et de moins en moins de science.

                            Le groupthink fait qu’au final « ça » ne pense plus.


                          • Yohan Yohan 26 avril 2013 01:31

                            Tout a fait ça : des taupes qui creusent des galeries sans fin là où Il faudrait plutôt des abeilles.


                            • Tipol 26 avril 2013 10:36

                              Très bon texte que lu avec attention.
                              Lisant le titre j’ai eu deux pensées immédiates :
                              soit il arrive au bout du réel de la science et pénètre la réalité immatérielle, soit son impasse, c’est la science aux mains des mondialistes qui interdit la science libre des anciens, des précurseurs.
                              La science d’aujourd’hui, c’est une science financière, où seul les directeurs de recherches peuvent initier leurs recherches.
                              Lisant le texte, vous constatez l’impasse du système, la science qui appartient à la pyramide du pouvoir.
                              En octobre 2003 j’ai détaillé à Chirac le fonctionnement d’une agence manquante entre la science et les entreprises, en 2004 il fait créer l’Agence de l’Inovation Industrielle... rapidement épongée par le CNRS. Résultat nul !
                              La science des découvreurs non estampillés « autorisés à chercher » ne peut pas exister, elle ne fait pas partie du Nouvel Ordre Mondial.
                              Pour ma part, ingénieur scientifique, j’ai pénétré la réalité immatérielle, très tangible.
                              Je ne vis avec ça. Vous n’en parlez pas. Vous n’avez pas dû la pénétrer, ou vous ne voulez pas en parler ici.
                              L’impasse carquant de la science actuel, je l’ai découverte bien après. C’est les cartes illuminati qui m’ont fait comprendre ça.
                              Je ne perçois pas non-plus que votre constat soit arrivé à le lier au fonctionnement du Nouvel Ordre Mondial.
                              Cette structure mondialiste, vous êtes dedans, silencieux, opérateur, respectueux de la caste, ou vous êtes dégradé, détruit, exclu de la vie.
                              J’ai de nombreux projets très innovants, de bonnes technologie, mais exclu du système...
                              Je veux bien même tenir une discussion honorable sur l’énergie, la distorsion espace-temps...


                              • ffi ffi 26 avril 2013 13:33

                                De mon point de vue, la distorsion espace-temps, c’est surtout la distorsion des intellects.
                                 
                                Le XXème siècle est parvenu à une science théoriques tellement contre-intuitive, que, de fait, cela n’autorise que les sur-diplômés suréquipés à pratiquer la recherche.
                                 
                                Pour moi, les modèles théoriques actuels où s’empilent les règles et principes posés à priori (de Fermi, de Bose, d’Einstein, de Bohr, de Broglie,...etc) sans justification autre qu’empirique, est une mauvaise pratique scientifique.
                                 
                                Cela montre qu’il n’est pas vraiment cherché à expliquer clairement (latin explicare = deplier) pour faire comprendre, mais seulement visé de permettre aux spécialistes de retrouver les choses, car cet empilement de principes posés à priori tend à compliquer les modèles (latin complicare = « plier ensemble ») ce qui les rend donc incompréhensible aux amateurs.
                                 
                                Autrement dit, la complication des modèles justifie les grandes institutions scientifiques, puis les grandes institutions scientifiques justifient la complication des modèles.
                                 
                                Si au moins c’était efficace... Mais même pas... L’aspect contre-intuitif de la microphysique, où le monde microscopique est prétendu totalement différent de notre monde, fait que l’on ne peut plus faire d’analogie entre ce que nos yeux voient tous les jours, et ce qui se passe à une échelle très petite. Du coup, tout le monde est fort dépourvu, dès qu’il s’agit de microphysique.
                                 
                                Quelle ne fut pas la surprise quand il fut constaté que les antennes pouvait être miniaturisée jusqu’à produire des ondes électromagnétiques émettant dans le domaine de l’optique, c’est-à-dire jusqu’aux fréquences de résonance des atomes et des molécules !
                                 
                                Ca c’est sûr, ce ne fut pas une découverte théorique, puisque la MQ est contraire à l’intuition, alors que c’est justement l’intuition qui conduit à imaginer qu’une antenne miniature fonctionne exactement comme une antenne normale, comme l’expérience le démontre.
                                 
                                De là à estimer que les spectres d’absorption et d’émission des éléments chimiques révèlent des structures de types antenne miniature dans la matière, ce qui contredit la MQ dans ses fondements, il n’y a qu’un pas, et il faut logiquement le franchir.
                                 
                                Cependant, dans nos grosses institutions consensuelles, où le moindre pet de travers fait naître milles regards soupçonneux, c’est pas demain la veille que ça se fera.

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