• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Les dérives de Google et notre rigueur intellectuelle

Les dérives de Google et notre rigueur intellectuelle

Une vague de protestation est née sur le Net en réponse à la volonté de Google d'obtenir nos données nominatives « exactes » pour toute inscription sur G+.

Mais qu'est-ce exactement que mon « nom » ?

C'est d'une part la mention portée dans la case « nom » de mon état civil officiel mais tout autant le pseudonyme par lequel je suis connu de certaines personnes et, dans certains pays, l'usage avéré au fil du temps d'un pseudonyme (ne figurant pas à l'état civil) est reconnu de façon très officielle, permettant de nombreuses utilisations, jusqu'à une identification bancaire.

C'est dire que dans certains pays des personnes peuvent disposer de plusieurs « noms » qui les désignent véritablement, « officiellement ».

On lira avec intérêt « Google's gormless 'no pseudonym' policy »

Extrait :

« Additionally, under United States common law (not sure about other countries), once a person begins using a particular name "consistently, openly and non-fraudulently, without interfering with other people's rights", it becomes a legal name. Further, pseudonym use is also permitted for legal and business activities, activities that include (but are not limited to) filing taxes, filing a lawsuit — or even appearing in court using their pseudonym. »

On constate qu'en exigeant les dénominations portées à l'état civil Google enfreint les lois de son pays, puisque un pseudonyme peut y être légalement utilisé pour toutes sortes d'activités, même une comparution en justice.

Quel que soit le pays une personne peut avoir acquis sa réputation au travers d'un pseudonyme, et mille raisons militent pour que cette possibilité existe : cela peut être une nécessité vitale dans bien des cas, n'omettons pas de le souligner.

Pour ma part lorsque je tentais de vivre de la sculpture je signais « jcm » : si la renommée m'avait atteint je n'aurais pas le droit d'avoir un compte Google sous le « nom » par lequel je serais (peut-être mondialement...) connu ?

Mais qui sont gens (on serait tenté de les appeler "ces jean foutre"...) et de quels droit décideraient-ils de ce qui serait le plus susceptible de me représenter ?

De façon très nette Google défend ses propres intérêts et non les intérêts de ceux qui génèrent leurs profits (nous tous ou presque), allant jusqu'à agir à l'encontre des intérêts de ceux qui lui accordent confiance.

Notons au passage que Google a une très mauvaise conception de ses intérêts car il n'a visiblement pas mesuré la portée de ses décisions et la contestation qu'elles entraîneraient.

Pouvoir se présenter sous un pseudonyme est un impératif vital, et tout système qui ne le permettrait pas mais pourrait devenir un outil majeur du Net, éventuellement un quasi monopole demain (et l'on peut se poser la question au sujet de Google), deviendrait un outil liberticide et antidémocratique car offrant trop de prise à toutes sortes de répressions, et ne permettant par conséquent pas la dispersion d'idées « contestataires » sans une prise de risque personnel démesurée dans de nombreux pays.

Car cet outil aurait plongé dans l'oubli tous les autres outils remplissant des fonctions comparables et permettant l'anonymat.

Il y a plus : Google, qui a un besoin vital de la confiance de chacun (sans laquelle il n'existerait pas) se permet de détruire les données personnelles qu'on lui a confiées sans le moindre préavis et sans justification... un comble, pourtant écrit en toutes lettres dans ses « conditions de service » !

J'ai exposé cela dans trois articles portés à la connaissance de tous :

« Soyons honnêtes : Diaspora, pas FB ni Gogol Plus ! »

« Présent sur Gogol plus ? Complice des dictatures présentes et à venir ! »

« Google contrevient-il à la Déclaration Universelle ? »

Puis j'ai participé à la contestation des décisions de Google en proposant en commentaires d'articles au sujet de Google+ des liens notamment vers certains de mes articles.

On en trouvera parfois mention sur ma page publique de diasp.org.

La publication de ces commentaires ainsi que les réactions de diverses personnes à mes articles m'ont conduit à quelques surprises.

Bien que supposant que ce type de position critique pourrait ne pas être du goût de Fred Cavazza (j'avais il y a quelques années laissé sur son blog des commentaires qui n'avaient pas franchi le stade de la validation et ces commentaires, non injurieux, montraient une opposition aux thèses avancées par l'auteur : peut-être n'avaient-ils pas le degré de pertinence que je leur supposais ?) j'ai déposé un commentaire à son article « L’avenir de Google+ se dévoile »

Ce commentaire a été validé en quelques heures.

Fred Cavazza admet donc que l'on puisse émettre une opinion critique sur un sujet qui, d'une certaine façon, fait son « fond de commerce » et je suppose qu'il n'a pas validé à la légère ce commentaire, lui reconnaissant donc une certaine pertinence.

J'ai également commenté une page assez comparable d'un autre site traitant « d'emarketing », article d'Isabelle Mathieu intitulé « A Quel Rythme Google+ Est-Il En Train De S’agrandir ? »

Ma contribution n'a pas franchi le stade de la validation.

C'est dommage, consolons-nous en constatant que ce site est moins reconnu que « Medias Sociaux » (516 tweets, 22 mentions FB contre 61 tweets et 9 mentions FB).

Plus ironique ma participation à l'article de Heather Mansfield « Google+ Best Practices for Nonprofits »

Ce site conseille les organisations non gouvernementales « non profit » dans l'utilisation des médias sociaux : il convenait peut-être d'alerter cette personne sur les dangers que présentent certains médias et qu'elle n'aurait pas détecté ?

Mais...

« July 25, 2011 6:09 am
Please Note : Your comment is awaiting moderation. »

Les commentaires suivants, validés, sont plus tardifs que le mien : ce dernier a donc été vu et n'a pas été accepté.

Le mien commençait ainsi, assez direct il est vrai :

« Very surprising for a “non profit” site to encourage people tu use services from the most important “self profit” oriented company !
The most surprising is that Google’s system is a big potential danger for freedom and democraty, and a big danger for everybody too.
 »

Suivaient des liens vers mes deux derniers articles.

J'admets que mon expression anglaise ne frise pas la perfection mais est-ce bien là le véritable motif de non publication ?

Dans les dernières lignes de mon dernier article j'avais bien envisagé que des personnes se garderaient bien de relever les défauts de Google, puisque c'est un de leur « fond de commerce », cela se vérifie donc et qu'importe si ce « fond de commerce » comporte des aspects véritablement malsains !

De même que l'inscription à Google+ de personnes connaissant pourtant bien les dangers de ce système, la non publication de ces commentaires pointant les failles graves du système pourrait bien référer à ce phénomène de « dissonance cognitive » identifié chez l'humain et quelques animaux, qui veut que l'on « adapte » ses points de vue (et que l'on conduise ses actes en conséquence) afin de construire une sorte de nouvelle rationalité nous permettant d'agir à l'inverse ce que vers quoi nos opinions nous portaient précédemment.

Réponse à une « injonction contradictoire » ou « injonction paradoxale » ou « double bind » , qui appartient à notre « vocabulaire comportemental » et dont il convient de connaître l'existence.

Car chacun de nous pourra prétendre à ses opinions, dont on supposera qu'elles sont construites sur une réflexion personnelle aspirant à une certaines objectivité, les défendre en tant que telles et les présenter comme l'émanation d'une démarche rigoureuse.

Or nous sommes tous soumis, dans une très grande variété de situations, à la tentation de faire ceci ou cela qui ne serait pas « bon » (pour soi, pour d'autres ou pour tous...), conduits à céder à cette tentation et par conséquent à trouver une justification dont nous savons au fond très bien qu'elle n'est pas défendable.

Et parfois nous ne savons pas nous défaire des mauvaises raisons par lesquelles nous justifions ceci ou cela : j'en suis conscient, comme fumeur... qui ne considère pas vraiment que ce soit une bonne chose !

Le manque de rigueur intellectuelle nous guette donc tous, à chaque pas et chaque instant.

Connaître certains des mécanismes par lesquels il se manifeste peut aider à le contrer, sans garantir aucun succès systématique...


Moyenne des avis sur cet article :  4.5/5   (16 votes)




Réagissez à l'article

34 réactions à cet article    


  • herbe herbe 27 juillet 2011 10:08

    Je suis déjà intervenu dans vos précédents articles pour un sujet qui est effectivement essentiel.

    Il faut suivre attentivement cette affaire, je vous avoue que comme pas mal de sympathisants « libriste » je suis très embêté par cette dérive de policy de Google qui même sans être un ange (il y a le fameux slogan « don’t be evil tout de même) avait pu montré une attitude semble t’il correcte avec gmail leur webmail vedette.

    J’espère que Google est en train de prendre toute la mesure de cette histoire parce comme vous le dites vous même :
     »Google, qui a un besoin vital de la confiance de chacun (sans laquelle il n’existerait pas) se permet de détruire les données personnelles qu’on lui a confiées sans le moindre préavis et sans justification... un comble, pourtant écrit en toutes lettres dans ses « conditions de service » !"

    Sinon tout à fait d’accord avec vous sur le pseudonymat, je remets ce lien :
    http://lasociologiesedebat.blogspot.com/2010/05/anonymat-et-pseudonymat.html

    Et pour que tous soit bien sensibilisés à l’importance de la question et pas seulement au sujet de cette affaire Google (à qui on ne demanderait qu’à être vertueux et exemplaire...) je remets aussi ce lien :
    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/google-contrevient-il-a-la-98052#forum2996598

    avec l’apport de Zen en plus :
    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/vers-une-tracabilite-totale-97457


    • herbe herbe 27 juillet 2011 10:10

      Désolé pour les fautes qui me « piquent un peu les yeux », mais bon l’essentiel est de passer le message...


    • jcm jcm 27 juillet 2011 10:26

      Merci pour ces deux liens, je n’avais pas vu l’article de ZEN...

      Ajoutés à mon fil TW, page FB et diasp : il faut diffuser aussi large que possible.


    • herbe herbe 27 juillet 2011 10:48

      ok super !

      Je viens de découvrir ceci :

      http://www.zdnet.fr/actualites/google-assouplit-les-regles-de-google-39762718.htm

      Ils bougent dans le bon sens donc (avec petit mea culpa) mais peut mieux faire donc ! et c’est la conclusion de l’article :

      « Pour finir, Google a promis d’autoriser le recours aux pseudonymes sans toutefois donner de délai. »


    • jcm jcm 27 juillet 2011 11:02

      Attention aux modalités exactes de mise en place de ces dispositions, car je lis ceci :

      « Ils pourront ajouter ces noms de substitution dans la section « autres noms » présente dans le profil Google+. Les membres autorisés à voir cette section pourront rechercher une personne en utilisant ces autres noms. »

      Cela signifie que le nom « d’état civil » est toujours exigé, qu’il reste le niveau d’entrée principal sur un compte et que les autres niveaux, secondaires (pseudo par ex) ne seront accessibles que via le niveau principal.

      C’est en fait la meilleure façon d’organiser le traçage total d’une personne sur le net et ne répond absolument pas aux contraintes qu’impose une possibilité d’anonymat total, tel qu’on peut l’avoir sur diasp.org par exemple !

      Pas du tout rassurant donc !


    • herbe herbe 27 juillet 2011 12:18

      C’est tout à fait perfectible en effet ...
      Finalement cette période en beta va servir je l’espère à peaufiner enocre mieux si ils restent vraiment à l’écoute de leur utilisateurs.
      Ils ont l’occasion de prouver qu’ils peuvent faire mieux que la concurrence et pas que sur la partie technique.
      Sinon ils risquent de perdre les « libristes » ou au sens large les défenseurs des libertés et de la vie privée.
      On peut espérer que les intérêts d’une entreprise soient conciliables avec certaines valeurs sinon il y a de quoi s’inquiéter comme Alex Türk ...


    • herbe herbe 27 juillet 2011 12:48

      Voilà un exemple au moins où Google a l’avantage dans la comparaison (là le concurrent fait franchement dans le pire...) :

      http://lafeuille.blog.lemonde.fr/2011/07/26/quand-lappstore-se-vide-linternet-se-fragmente/


    • jcm jcm 27 juillet 2011 12:56

      Vous aurez peut-être noté que je n’ai jamais écrit que Google serait négatif à tout point de vue, et il ne l’est pas à mon point de vue.

      Le titre de cet article le sous entend avec le terme « dérives ».

      Je ne vois donc pas Google comme « le diable », même si en fin de compte le système G+ tel que conçu et présenté actuellement pourrait avoir des conséquences éventuellement « diaboliques », à tout le moins fort néfastes.


    • herbe herbe 27 juillet 2011 13:16

      Je vous ai bien compris....

      J’essayais simplement de mettre en évidence qu’ils peuvent vraiment mieux faire sur le cas G+...

      D’autant plus que c’est un de leur facteur différenciant en tout cas présenté comme tel, faire mieux que FB qui était déjà lui considérablement sur la mauvaise pente...

      Il est donc bon je pense de les « encourager » sur cette ligne ...
      L’exemple précédent montre que ça leur a plutôt réussi face à un autre acteur ...


    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 27 juillet 2011 11:41

      Bonjour,

      " Car chacun de nous pourra prétendre à ses opinions, dont on supposera qu’elles sont construites sur une réflexion personnelle ... ...Or nous sommes tous soumis, dans une très grande variété de situations, à la tentation de faire ceci ou cela qui ne serait pas « bon » pour soi, pour d’autres ou pour tous..". ou pour Israël...http://www.google.fr/search?q=bon+pour+Isra%C3%ABl...&ie=utf-8&oe=utf-8&aq=t&rls=org.mozilla:fr:official&client=firefox-a

      point godwin, ok, je sors....


      • jcm jcm 27 juillet 2011 12:06

        Vous aurez peut-être noté que de ma part il n’a jamais été question d’Israël dans cet article (ni dans ceux que je donne en lien d’ailleurs).

        J’ai par ailleurs écrit « bon » entre guillemets, j’aurais pu choisir un autre terme (« positif », « souhaitable »...) ce qui aurait conduit à un sens très comparable : je ne pense pas que mon choix initial puisse mériter une critique fondamentale...

        Mais ce n’est pas parce-qu’on n’a rien à dire...

        D’ailleurs je présume qu’un certain nombre de personnes qui auront lu cet article n’auront rien à dire, peut-être juste à méditer ou, mieux, annuler leur compte G+ ?


      • jcm jcm 27 juillet 2011 12:37

        PS/ Annuler leur compte G+ et faire largement connaître les raisons qui justifient cet acte de protestation, bien sûr.

        Il y a d’ailleurs une pétition en cours :

        « Google Inc. : Google needs to allow pseudonyms on services like Google+ for anonymity. »


      • Lisa SION 2 Lisa SION 2 27 juillet 2011 16:17

        Je n’ai rien à annuler, puisque je n’ai aucun compte ni chez gogol +, ni chez touiteur-. Partout où cela est possible je fuis la pub et donc ces grands murs derrière lesquels 98 % de leur valeur est représentée par cet élément trompeur. Je le fais par rigueur intellectuelle pour être tranquille, loin du flot industriel : http://www.dailymotion.com/video/xcl43w_ouverture-d-un-h-m-a-toulouse_webcam?start=97 C’est clair non ?


      • jcm jcm 27 juillet 2011 19:55

        Il devait y avoir un sens caché à votre premier message, et que je n’aurais pas saisi peut-être ?

        Désolé.

        Je suis venu très récemment à Twitter, n’ai aucune action dans cette organisation, et me suis aperçu que c’est un formidable outil d’information et de diffusion des idées.

        La rigueur intellectuelle ne me semble pas interdire l’usage de cet outil, et peut-être même est-il, selon l’usage qu’on en fait bien sûr, un outil au service de ma rigueur intellectuelle car traiter d’un sujet d’actualité sur lequel on ne connaîtrait pas les derniers développements pourrait être considéré comme un manque de rigueur...

        Voyez, les choses ne sont pas si simples...


      • eresse eresse 27 juillet 2011 12:05

        Bonjour,

        Je comprend très bien que vous puissiez vous indigner du comportement de Google, mais rappelez vous que ce ne sont que des outils et non une finalité.
        Dans le monde, même si il y a 500 millions d’utilisateurs de Facebook ou G+, il y a quand même 6 Milliards de personnes qui ont su raison garder ou qui ont un peu plus de jugeote.


        • jcm jcm 27 juillet 2011 12:20

          Des outils, oui, mais des outils qui façonnent le monde, il ne faut pas non plus l’oublier.

          L’informatique est un outil, le Net aussi, et ils ont très profondément changé la face du monde.

          Dans la mesure où les services de Google pourraient devenir monopolistiques il nous faut veiller à ce qu’ils ne puissent pas parvenir à façonner notre monde d’une façon qui serait contraire aux intérêts de chacun et de tous.

          Il appartient à chacun dans le monde de veiller à cela, si nous voulons préserver les libertés dont nous profitons aujourd’hui et auxquelles beaucoup d’autres aspirent.

          Or il me semble que Google veut voir toutes les têtes, bien coiffées à son goût, surtout de l’intérieur.

          On ne peut accepter cela, on ne peut accepter qu’un outil qui générera l’exclusion systématique de toutes les personnes (et cela fait beaucoup de monde) qui ont un réel besoin de n’apparaître QUE sous un pseudonyme (et il y a mille raisons à cela) devienne le principal outil de façonnage du monde.

          Et il y a motif à s’inquiéter :

          « Les jours de Twitter seraient comptés… (selon un expert) »

          « Can Google+ be the next Facebook - and the next Twitter ? »

          Je ne suis donc pas seul à penser que Google pourrait devenir le principal outil de façonnage de notre monde à venir...


        • eresse eresse 27 juillet 2011 12:33

          Bonjour,
          Arretez de croire qu’un outil qui touche 100 voire 200 millions de personnes façonne un monde de plus de 6 Milliards d’humains.
          Il façonne peut être votre monde mais surement pas le mien, même si je dispose de comptes sur les principaux outils mis à ma disposition.
          Ce ne sont que des outils, et le bon sens veut que si les conditions d’usage ne conviennent pas, on ne les utilise pas...

          Je ne suis pas le seul à penser que Facebook, Google ou twitter ne sont absolument pas indispensables au faconnage de notre monde même à venir.


          • jcm jcm 27 juillet 2011 12:44

            En 1940 vous eussiez dit « pensez-vous qu’il soit indispensable de créer l’arme atomique pour façonner le monde... ».

            Même s’il y avait eu une majorité pour juger cela non indispensable la chose s’est faite et a façonné notre monde.

            Ce n’est donc pas le critère de nécessité (« indispensable ») qui compte mais juste le fait que l’outil existe et que dès lors, pourvu qu’il y ait quelqu’un à lui reconnaître une « utilité », il est utilisé et génère donc les conséquences liées à ses caractéristiques.

            Que vous le vouliez ou non Google a déjà façonné « votre » monde et le façonnera encore...


          • eresse eresse 27 juillet 2011 16:22

            Désolé d’insister mais si effectivement la prière bombe atomique a façonné le monde par la peur ou la fascination et imposant par la même les USA comme première super puissance, Google, Facebook ou tout autre outil sont loin d’avoir cette carrure.
            J’insiste, Google est un outil dans mon univers professionnel et rien de plus, et n’a en aucun cas façonné le monde réel dans lequel je vis et je m’épanouis tous les jours.

            désolé.


          • HELIOS HELIOS 27 juillet 2011 13:11

            Posons nous la question sur l’origine de la demarche de Google :
            Google gagne de l’argent en vendant des fichiers les plus exacts possibles. Si on utilise des pseudos, des fausses informations sur l’age, l’adresse etc, la valeur de ces fichiers devient faible, peut etre même nulle.

            Google veut continuer a valoriser son patrimoine de noms, d’informations comportementales, de segmentations.... et toutes nos objections ne l’interessent pas


            • jcm jcm 27 juillet 2011 13:18

              Il serait possible (et très sérieusement envisagé) que les législations évoluent à ce sujet :

              « Internet privacy controls challenge tech industry »

              « The federal government has put Google, Microsoft, Apple and other technology companies on notice : Give consumers a way prevent advertisers from tracking their movements across the Web - or face regulation. »

              Comme vous le verrez la question n’est pas simple à résoudre...


            • herbe herbe 27 juillet 2011 13:23

              Juste une petite précision, ils le faisaient très bien déjà avant (gmail etc) sans obligation de mettre une identité exacte.
              Donc ce n’est pas une obligation, sauf si il y a d’autres buts inavoués et là on peut donc s’inquiéter ...
              Ok pour les informations comportementales etc (c’est pas nouveau, vous vous rappelez les sondages ?)mais si on est dans l’obligation de donner son identité ???(moi si on me demande mon nom pour un sondage et encore heureux que ce ne soit pas le cas, je refuse catégoriquement ...)


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 27 juillet 2011 16:17

              Je ne fais pas plus confiance a un intervenant anonyme que j’épouserais une femme en burqa



              Pierre JC Allard

              • herbe herbe 27 juillet 2011 18:34

                anonymat ce n’est pas le pseudonymat (voir lien).

                Et puis je respecte votre choix et votre sentiment.
                Mais certains pourraient très bien faire des choix autres que ceux que vous énoncez.

                C’est cela le respect de la liberté.

                C’est celle que nous avons par exemple d’aller et venir dans l’espace public et de ne détailler notre identité qu’à ceux que l’on choisit (comme on dit plus si affinités ...)

                G+ permet théoriquement si ils est bien paramétré de régler ce niveau de profondeur de relation avec autrui au niveau que l’on est susceptible de souhaiter.

                Et puis avec le système bulle (chat vidéo) on peut si on veut montrer ce qui constitue son identité précise à savoir son visage et ça c’est tout le contraire de la burqa...
                Mais là encore il y aura de la pudeur à respecter : http://pierrevalade.com/post/780432845/la-revolution-facetime-si-simple


              • herbe herbe 27 juillet 2011 18:55

                J’ai déjà cité Alex Türk.

                Je vais juste parler de ce qui manque en fait , ce n’est pas de décliner un nom et un prénom à qui le demande (on peut de toute façon mentir...) ce serait de pouvoir décliner au besoin (au niveau de profondeur souhaité) son identité sans ambiguïté, c’est le concept d’identité numérique qui risque de faire parler prochainement je le sens bien (débat en perspective...) :

                http://fr.wikipedia.org/wiki/Identit%C3%A9_num%C3%A9rique_%28Internet%29

                http://fr.wikipedia.org/wiki/Identit%C3%A9_num%C3%A9rique_%28Internet%29#Les_Initiatives_de_la_Puissance_publique


              • jcm jcm 27 juillet 2011 18:59

                Ce n’est pas le faciès (au sens large du terme bien entendu) de l’émetteur ou du passeur d’une idée qui prime, mais l’idée en elle-même.

                J’ai lu des choses extrêmement intéressantes sans connaître le nom de leur auteur, ou même si son nom était présent, sans vérifier que cela pourrait véritablement correspondre à son état civil, et je suppose qu’il pourrait en être de même pour vous.

                Avez-vous lu du Stendhal ?

                Marie-Henri Beyle dit
                Stendhal...

                Emile Ajar... et il y en a vraiment beaucoup d’autres, alors piètre remarque probablement...

                Pour ce qui est de la « pensée en liberté » : eh bien libérons-la de la contrainte du nom, quand cet contrainte représente une impossibilité d’émettre la pensée, et ce type de cas existe.


              • herbe herbe 27 juillet 2011 19:01

                Une autre synthèse sur un sujet qui promet en échanges :

                http://www.identitesactives.net/?q=ouvrage-informatique-libertes-identites


              • jcm jcm 27 juillet 2011 21:06

                A propos, Allard, j’ai un doute...

                Est-ce bien VOUS ?

                Vos papiers, s’il vous plaît !


              • herbe herbe 27 juillet 2011 21:49

                 smiley smiley smiley

                En plus le sujet a déjà été pas mal de fois sur agoravox :

                http://www.agoravox.fr/actualites/medias/article/bloguer-anonymement-75503

                http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/le-mythe-de-l-anonymat-sur-8668

                j’avais aimé aussi un commentaire de Forest Ent qui va dans votre sens jcm :

                http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/les-corbeaux-citoyens-d-internet-44636#forum1843893

                je viens de relire l’edito de l’ouvrage que j’ai cité juste avant :
                http://www.internetactu.net/2010/04/27/informatique-libertes-identites/

                ceci peut expliquer la tiédeur et la contradiction des réactions face à ce sujet essentiel (vous voyez bien que votre article au niveau commentaires en tout cas ne fait pas trop recette)

                cet ouvrage présente quelques concepts innovants :

                • L’ePortfolio, sorte de CV du XXIe siècle, qui permet de valoriser ses compétences et construire sa propre identité publique.
                • L’obfuscation, qui noie ses données personnelles sous un flot de données aléatoires, en les rendant inexploitables par les prospecteurs.
                • La carte d’identité blanche, qui certifie des informations (nationalité, âge légal, détention d’un droit, etc.) sans dévoiler d’information sur l’identité de son porteur.
                • L’hétéronyme, une personnalité en ligne riche, complexe, reconnue et pourtant distincte de notre identité civile.
                • Le droit d’accès et de récupération, qui permettrait aux individus de récupérer les données dont les organisations disposent sur eux.


              • jcm jcm 27 juillet 2011 22:02

                Soyons lucides, Herbe, et il me semble parfois l’être, ce type d’article sur un tel sujet ne peut recevoir un grand nombre de critiques pertinentes, si on y regarde de près.

                Je ne fais pas la course au nombre de commentaires, je soumets à la lecture un certain nombre de considérations.

                C’est mon quatrième article à ce sujet : croyez bien que tous ont été lus, pas seulement par les habitués de Avox et pas uniquement dans le monde francophone.

                J’ai laissé pas mal de commentaires y faisant référence sur des sites anglophones, j’ai reçu des remerciements de personnes qui ont lu ces articles en utilisant... la traduction automatique de Google (m’ont-elles dit !).

                Cela signifie que les idées se répandent, ce n’est déjà pas si mal.

                Il faudrait maintenant un certain niveau de mobilisation...


              • jcm jcm 28 juillet 2011 13:06

                Vous ne m’avez pas montré vos papiers, Allard.

                Ce n’était donc pas VOUS...


              • alphapolaris alphapolaris 28 juillet 2011 10:28

                Google+, Facebook, ce sera sans moi.

                Une explication malhonnête de Google : « Un autre responsable de Google, interrogé par le journaliste Robert Scoble, a expliqué que le choix d’imposer l’utilisation des véritables identités était comparable à un moyen de mettre en place une atmosphère adaptée à la discussion et de limiter l’impact des comptes utilisés pour le spam ou les comportements désobligeants, « tout comme un restaurant exige de ses clients qu’ils portent une chemise ». »

                Sauf qu’il n’a jamais été question de porter de chemises avant. La culture du net, c’est le pseudonymat, mais comme celui-ci perturbe les objectif orwelliens de Google, fortement lucratifs pour ses actionnaires, Google est en train d’édicter de nouvelles règles : le suivi total de la population.

                Je condamne pour la même raison l’utilisation des boutons « connectez-vous avec Facebook » pour s’identifier sur certains sites. Il existe pour cela un protocole nommé OpenID qui permet déjà d’avoir un compte et un seul mot de passe utilisable sur de nombreux sites. Ce protocole laisse libre l’utilisateur du serveur, et garantit ainsi sa vie privée... tout le contraire de la connexion Facebook. La prochaine étape sera l’impossibilité de se connecter à un site tiers sans identifiant Facebook/Google+, créant ainsi un internet parallèle, obligatoire et surveillé.

                Il faut combattre ces dérives.


                • jcm jcm 28 juillet 2011 10:33

                  Entièrement d’accord !

                  Mais « combattre » c’est faire savoir, diffuser l’information : soyons nombreux à faire circuler, par tous les moyens du Net !


                • mick_038 mick_038 1er août 2011 01:30

                  Ce qu’il y a de bien avec google, c’est que rien ne vous oblige à l’utiliser. Vous pouvez toujours passer chez yahoo, bing, voila, etc....
                  Continuer à utiliser quelque chose qui ne vous plait plus, là je ne comprends pas.
                  Quand vous une musique, une radio, une émission, vous zappez non ? Ça marche pareil sur internet, vous n’aimez plus, vous zappez.
                  Vos données ?
                  Vous configurez thunderbird, evolution, kmail, ce que vous voulez (évitez outlook, windows mail, ou incredimail) pour votre compte gmail et vous récupérez tous ! Y’a à peu près un demi-millier d’utilitaires et de howto sur le net expliquant la façon de procéder.
                  Vous rapatriez tout ça et ensuite vous fermez votre compte.
                  Quand à la perte de données, franchement si en 5 ans vous n’avez jamais fait une sauvegarde de vos fichiers, de vos mails, de vos photos, de vos données, je n’ai qu’un conseil à vous donner : arrétez tout de suite l’informatique, ou faites appel à un pro !!!!!!!!
                  Un vieux mais imbattable RSync, c’est installé et fonctionnel en 5min, si on prend le soin de lire la doc. BackupPC, encore plus simple, avec interface web.... Ne pas sauvegardez ses données, c’est avoir des tendances suicidaires, jouer à la roulette russe. Et là, je vois pas en quoi google pourrait être tenu responsable de l’inconscience d’un individu qui ne sauvegarde pas. Google ou bing ou yahoo d’ailleurs ! C’est pourtant un des principes de base de l’informatique qu’on se tue à répéter à tout utilisateur d’un ordinateur depuis des décennies : sauvegardez vos données, que ce soit sur bande, sur k7, sur disquette 5,25, 3 1/2, sur zip, etc.... Et ça rentre toujours pas, c’est désespérant... Et après, quand on perd les données, ben forcément, c’est la faute des autres....

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès