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Accueil du site > Tribune Libre > Qui paiera plus pour que je gagne plus ?

Qui paiera plus pour que je gagne plus ?

L’actualité politique est cette semaine tournée vers la mise en place des mesures en faveur du pouvoir d’achat ! « Travailler plus pour gagner plus », selon la formule-fétiche de Nicolas Sarkozy. Slogan simple, efficace, et difficilement contestable. Quelles embûches se cachent derrière cette simplicité apparente ?

Rencontre avec les fonctionnaires lundi, examen du projet de loi sur le pouvoir d’achat mardi, et conférence sociale avec syndicats et patronat mercredi.
Le moins que l’on puisse dire est que le sujet dominant de cette semaine aura été le pouvoir d’achat.
A l’heure de la mise en place des propositions présidentielles, c’est l’occasion de tenter un examen des directions choisies par le chef de l’Etat (et son gouvernement téléguidé depuis l’Elysée...) pour régler ce problème.
Car problème il y a  : on peut reconnaître à Nicolas Sarkozy le mérite de n’avoir pas cherché à nier son existence, ni à le faire passer pour une impression due à un pessimisme sans fondement.

« Travailler plus pour gagner plus »

Chacun connaît le postulat de base de la théorie sarkozyenne sur ce point, l’un des slogans qui ont bâti le personnage lors de la campagne présidentielle.
Un slogan efficace comme un coup de revolver, incontestable comme une vérité de La Palice, tant il paraît difficile de s’y opposer, sauf à prétendre que ceux qui travaillent plus devraient gagner moins....
Pourtant dans l’interprétation de Nicolas Sarkozy, ce n’est pas cette évidence de La Palice  : ce n’est pas « Ceux qui travaillent plus doivent gagner plus », mais bien « Si vous voulez gagner plus, votre seule solution sera de travailler plus ».

Dans cette interprétation, il est permis de soulever quelques réserves.
Diverses pistes peuvent être en effet invoquées pour justifier que le travail des Français est suffisant, et devrait en toute justice déboucher sur un pouvoir d’achat accru. Parmi celles-ci :

  • le temps de travail comparé, tout d’abord, puisqu’il semble que comparaison soit devenu raison : les Français n’ont pas à rougir sur ce point, comme l’illustre cette carte interactive, et restent dans la moyenne, se situant au niveau de l’Allemagne ou de la Suède, et travaillant plus que les Irlandais et les Danois ;

  • les bénéfices des grandes entreprises et leur évolution sont également intéressants à relever : 12 milliards de bénéfice net pour Total en 2005 (contre 9 en 2004 et 7 en 2003), ou encore pour Danone, 1,464 milliard d’euros contre 464 millions en 2004.
    Ces exemples (parmi bien d’autres...) de bénéfices croissant de plus en plus vite traduisent une chose toute simple : notre travail produit de la richesse, et il en produit de plus en plus.

L’insinuation selon laquelle les Français ne travailleraient pas assez pour avoir le droit de réclamer plus de pouvoir d’achat résiste donc fort peu à une analyse sommaire.
On est bien plutôt confronté à un problème de redistribution, auquel s’ajoute des hausses de prix pas toujours justifiées.
Mais passons (pour cette fois...) sur les aspects très critiquables de l’analyse de Nicolas Sarkozy, et prenons-en acte. Soit.
Les principes dégagés sont clairs. La politique mise en oeuvre reposera sur ces principes. Pour contestables qu’ils soient, il ne reste plus maintenant qu’à se poser la question de leur efficacité.
Chacun connaît les deux modalités d’applications principales annoncées par Nicolas Sarkozy : défiscalisation des heures supplémentaires, et possibilité de proposer à son employeur le rachat des jours de RTT (je ne parle pas ici de l’extension du travail le dimanche, qui ne concerne pas tout le monde, et qui mérite sans doute un article à lui tout seul).
Ces deux mesures suffiront-elles à nous permettre de « travailler plus pour gagner plus » ?

Rien n’est moins sûr. Quelques exemples significatifs...


Travailler plus : l’employeur est-il prêt à payer plus ?

F. est informaticien, dans une SSII (société de service en ingénierie informatique). Ces entreprises réalisent des travaux informatiques (conception de logiciels par exemple) pour d’autres sociétés. Les très grosses entreprises (banques, industries lourdes, de type Airbus...) font souvent appel à des SSII pour répondre à leurs besoins informatiques.
F. vient de terminer une semaine de soixante heures de travail, parce que le travail demandé devait être livré à temps, dans des délais trop courts vu la difficulté réelle du projet.
La culture des SSII (comme d’ailleurs de l’ensemble du secteur privé), c’est d’abord de ne pas compter ses heures, pour que le travail soit réalisé dans les délais prévus.
Ces heures que le bon employé est censé ne pas compter, ne sont pas comptabilisées, et ne sont pas officiellement reconnues comme heures supplémentaires. Au nom de « la culture du privé », les heures supplémentaires non payées font partie d’un accord tacite : ne pas compter ses heures et accepter une pression accrue, en échange d’un salaire plus élevé que dans le secteur public.
Lorsque F. se présentera devant sa direction pour demander à pouvoir faire des heures supplémentaires, à « travailler plus pour gagner plus », on ne lui en accordera pas, car pourquoi l’employeur voudrait-il payer plus pour ce qu’il a déjà ?

G. travaille dans le service comptable dans un établissement public, et son salaire est payé par cet établissement. Il doit chaque année déclarer les horaires qu’il souhaite appliquer, de façon à totaliser un total de 37,5 heures par semaine. Pas une heure de plus, pas une de moins. La durée légale du travail étant de 35 heures, il bénéficie de jours de RTT pour compenser.
Lorsque G. a demandé à pouvoir renoncer à quelques jours de RTT et être payé plus en contrepartie, un refus lui a été opposé, car l’établissement a un budget serré, et n’a pas les moyens de lui racheter ses RTT.

A. cumule en quelque sorte plusieurs handicaps : il est contractuel dans la fonction publique, son contrat est renouvelé chaque année. Pour éviter de tomber dans la situation de renouvellement abusif de CDD, l’établissement public l’emploie à temps partiel. Travaillant à temps partiel, il n’a accès ni aux heures supplémentaires ni aux RTT. Il ne lui reste donc rien à faire racheter par son employeur.

Là où le bât blesse...

Ces exemples, loin d’être marginaux, mettent en évidence un défaut fondamental des mesures annoncées par le président : leur champ d’application est extrêmement réduit, car il ne tient pas compte d’une contrainte pourtant incontournable : vous ne pourrez gagner plus en travaillant plus que si l’employeur peut/veut bien vous payer plus en échange de votre travail en plus.

 

Fondements idéologique contestables et champs d’application d’ores et déjà extrêmement réduits, tout cela en raison d’une analyse grossièrement déficiente d’un dirigeant probablement nettement moins compétent qu’il n’en a l’air...

Même si je souhaite tout le succès possible aux mesures de N. Sarkozy pour favoriser le pouvoir d’achat, il ne m’est guère possible de me montrer optimiste...

Des pistes existent pourtant, et d’abord la plus évidente d’entre elles : pourquoi , dans un débat sur le pouvoir d’achat, la question de la hausse des salaires n’est-elle-jamais évoquée ? Pourquoi ne pas faire un « Grenelle des salaires » qui réunirait tous les partenaires concernés, et voir ce qu’il en sort ?

Que peut signifier cet « oubli » ? A chacun d’apporter sa réponse...

Et maintenant ?

S’il arrivait - comme c’est donc prévisible - que les mesures annoncées ne donnent aucun résultat, resteraient alors des souvenirs amers.

Le souvenir amer d’un candidat flamboyant qui avait déclaré vouloir « être le président du pouvoir d’achat » et, dans la foulée, être le premier à « dire ce qu’il fait, et fait ce qu’il dit ».

Le souvenir d’une ministre de l’Economie rejetant sèchement les Français dans les cordes en leur indiquant que si l’essence était trop chère, ils n’avaient qu’à rouler en vélo, tout comme Marie-Antoinette assénait en son temps « s’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche ».

Le souvenir d’un chef de l’Etat, pour l’occasion tout aussi sec envers la « France d’en bas », rappelant lors d’une intervention télévisée très attendue qu’il « n’était pas le Père Noël », peu de temps après la loi TEPA et son cadeau fiscal de 15 milliards à destination des plus favorisés.

Le souvenir du même chef de l’Etat se gratifiant d’une augmentation luxuriante de 140 % (au bas mot...) semblant confondre « président du pouvoir d’achat » et « pouvoir d’achat du président ».

Lorsque les résultats ne seront pas au rendez-vous, et que seuls les souvenirs amers de ces personnages méprisants demeureront, éviterons-nous que la déception se change en rage ?


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42 réactions à cet article    


  • Cris Wilkinson Cris Wilkinson 20 décembre 2007 11:33

    « Les bénéfices des grandes entreprises et leur évolution sont également intéressants à relever : 12 milliards de bénéfice net pour Total en 2005 (contre 9 en 2004 et 7 en 2003), ... de bénéfices croissant de plus en plus vite traduisent une chose toute simple : notre travail produit de la richesse, et il en produit de plus en plus. »

    Comment de la démagogie de bas niveau peut fait plombé complètement un article.

    Total fait plus de bénéfice, car il produit toujours son pétrole au même prix, mais qu’il le vend 3 fois plus cher qu’il y a 2 ans, cela n’a rien à voir avec une augmentation de productivité.

    Cela n’a rien à voir avec une augmentation de productivité, donc cela n’a rien à voir avec votre article, si ce n’est votre plaisir malsain de craché sur Total. Avec des réactions stupides comme cela là, Total va en avoir marre d’être français et ira s’installer au Luxembourg, résultat des courses elle gagnera toujours autant d’argent, mais l’état perdra des milliards d’impôts.


    • Polixandre 20 décembre 2007 12:23

      Non, cela ne « m’emmerde » pas que Total fasse des bénéfices, et je ne crache pas sur Total. Je crains que vous ne rajoutiez des intentions cachées qui ne se trouvent pas dans mon texte pour me faire coller à un schéma pré-établi. La raison que vous indiquez pour les bénéfices de Total, à supposer qu’elle soit exacte, ne change rien à mon argumentation : pour une raison où une autre, ces bénéfices n’auraient pas lieu si des gens ne travaillaient pas chez Total. Ce n’est pas une question de productivité accrue des travailleurs, mais de bénéfices accrus qui n’existeraient pas sans lesdits travailleurs, qui sont donc en droit de s’attendre à une redistribution de cet accroissement des bénéfices.


    • geko 20 décembre 2007 12:25

      Haa l’auteur aurait du préciser qu’il faut travailler plus pour gaver les augmentations de prix de Total...puisque selon vous Total a multiplié les prix par 3 pour des coûts de production égals ? En fait la productivité (pouvoir d’achat) dégagée par ailleurs est canibalisée par l’augmentation du prix de l’essence.

      Le Luxembourg et pourquoi pas la Birmanie ?

      La critique s’il y en a une est ailleurs parceque sur ce point votre démagogie semble d’un niveau plus bas que celle de l’auteur !

      Notre travail produit de la richesse, et il en produit de plus en plus. Ca reste à démontrer !


    • hurlevent 20 décembre 2007 20:38

      « Ce n’est pas une question de productivité accrue des travailleurs, mais de bénéfices accrus qui n’existeraient pas sans lesdits travailleurs »

      Votre remarque tombe à plat. Les bénéfices de Total proviennent de l’augmentation des prix du pétrole. Si le prix du pétrole baisse, Total gagnera moins d’argent, voire en perdra. Et je doute que vous souteniez la thèse de diminuer le salaire des « travailleurs » à ce moment là.


    • Gilles Gilles 21 décembre 2007 07:49

      Chris

      « Total va en avoir marre d’être français et ira s’installer au Luxembourg, »

      Mais Total a déjà menacé de s’en aller ailleurs, si on lui faisait payer des impôts. Le gvt a négocié avec eux tout juste un petit 10% sur les bénéfs...sinon, ils le répètent, ils iront ailleurs

      Ensuite, Total rachète environ pour un quart de ses bénéfices, ses propres actions qu’il détruit ensuite. Raison ? Faire monter les cours pour les actionnaires plutôt que d’en faire profiter tout le monde en redistribuant les benefs

      C’est vrai que Total donne pas mal de pognon a leurs salariés européens...mais par contre n’hésitent pas à exploiter les autres, voir avoir recours à l’esclavage


    • imarek imarek 20 décembre 2007 12:46

      >>>Le temps de travail comparé, tout d’abord, puisqu’il semble que comparaison soit devenu raison : les Français n’ont pas à rougir sur ce point, comme l’illustre cettecarte interactiveet restent dans la moyenne, se situant au niveau de l’Allemagne, ou de la Suède, et travaillant plus que les Irlandais et les Danois.

      Pour les actifs effectivement le nombre d’heures travaillées par semaine est proche de celui de nos voisins. Mais ce qui compte c’es le nombre total d’heures travaillées sur l’année pour l’ensemble d’une population. Et là on est surement dans les derniers (dans l’OCDE) pour 2 raisons : le chomage des jeunes de moins de 25 ans est très important et les seniors de plus de 55 ans sont poussés dehors. Sans compter pour les actifs les congés (+ rtt) plus importants que chez nos voisins.

      >>>Ces exemples (parmi bien d’autres...) de bénéfices croissant de plus en plus vite traduisent une chose toute simple : notre travail produit de la richesse, et il en produit de plus en plus.

      Les bénéfices des grandes entreprises sont essentiellement réalisés à l’étranger (75% pour les entreprises du CAC et 95% pour Total). Il faut avoir en tête que ces grandes entreprises n’interviennent dans l’économie nationnale que pour 15 ou 20%. Ce qui compte ce sont les petites et moyennes entreprises et pour celles-ci, les bénéfices ne sont pas aquis d’avance, loin s’en faut.


      • hurlevent 20 décembre 2007 20:41

        Oui bonne remarque. J’ajouterai aussi que ce qui compte, ce n’est pas le temps de travail par semaine mais je nombre d’heures travaillées par an. En effet, l’auteur ne prend pas en compte le nombre de jours de congés en France par rapport aux autres pays de l’Union.


      • Gilles Gilles 22 décembre 2007 06:08

        Parkway

        « il n’est donc pas indispensable pour les français d’acheter »français«  »

        Effectivement. Entre une Renault fabriquée en Roumanie et une Toyota fabriquée en France, ne vaut-il pas mieux la japonaise ?


      • Pierre 20 décembre 2007 12:55

        « les bénéfices des grandes entreprises et leur évolution sont également intéressants à relever : 12 milliards de bénéfice net pour Total en 2005 (contre 9 en 2004 et 7 en 2003), ou encore pour Danone, 1,464 milliard d’euros contre 464 millions en 2004. »

        L’article demarrait bien.... Mais il a fallu remettre des exemples comme Total dans le plat !

        Ah si au moins Total et les grandes societes du CAC 40 representait la masse salariale la plus elevee en France. Alors oui l’argument serait recevable.

        Or c’est loin d’etre le cas. Total c’est pas plus de 150 000 employes et loin d’etre tous Francais.

        Le travailler plus pour gagner plus s’adresse avant tout aux PME francaises.

        Etre au CAC40 ou cote dans n’importe quelle bourse inflige une pression manageriale tres importante. Richard Browson PDG de Virgin Brands l’a vite compris et a rachete toutes ces actions apres 6 mois cote en bourse a la City a Londres.


        • tvargentine.com lerma 20 décembre 2007 13:16

          « Travailler plus pour gagner plus » je l’ai pratiqué durant des années avant la mise en place des 35h versions Aubry dans les entreprises.

          Les 35h ont obligé les entreprises à mettre en place une organisation du travail qui va « partager » le travail plutot que de permettre aux salariés de « gagner plus en travaillant plus ».

          Cette logique s’incrit dans une logique d’organisation du travail dans l’entreprise qui visait à réduire le coût de la main d’oeuvre (toutes évolutions salariales est impossible) et à empêcher de faire des heures supplémentaires.

          Enfermé dans cette logique,les entreprises peuvent difficilement revenir en arrière pour mettre en place des « quotas » d’heures supplémentaires,puisqu’elles n’existent plus avec la « flexibilité » des 35 heures annualisées.

          Oui avant je travaillais plus pour gagner plus,avec les 35h mon pouvoir d’évolution et d’achat s’est bloqué alors que les prix ont flambé et la seule solution serait d’abroger les 35heures dans leur version actuelle pour la remplacer par :

          1/ ARTICLE 1 : la durée hebdomadaire est de 35h

          Voila,vous supprimez ensuite toutes les aides à l’embauche qui excluent des tranches d’ages du marché du travail au détriment des « emplois-jeunes-subventionnés par l’Etat » et vous retrouverez un dynamisme du marché de l’emploi ou le travail sera payé à son juste prix et non comme aujourd’hui,ou les 35h tirent tout le monde vers le bas (un cômble de savoir que nous avons financé notre propre précarisation avec l’argent des impôts !)

          Voila mon expérience des « 35h » sur mon évolution salariale

          Alors,si Nicolas Sarkozy veut véritablement remettre le travail au coeur du pouvoir d’achat,il doit abrogé cette loi. Je rappelle que le pourvoir d’achat ne peut provenir que des salaires ou du salaire (donc de l’entreprise !)


          • geko 20 décembre 2007 13:23

            @Lerma

            Abroger les 35H00 aura des conséquences homéopathiques : Travailler plus veut dire produire plus et pour cela il faut d’abord vendre et les carnets de commande des entreprises françaises ne sont au beau fixe !


          • Polixandre 20 décembre 2007 14:20

            Je suis un peu surpris que la seule évocation de Total provoque tant de mécontentement. J’ignore pourquoi cette société en particulier provoque votre passion (alors que nul ne me reproche d’avori pris Danone comme deuxième exemple) J’ai seulement choisi deux exemples au hasard, parmi les plus facilement trouvables. Je ne cherche aucunement à m’acharner sur cette société en particulier qui, je le répète, est tout à fait en droit de faire de très gros bénéfices (sous toutes réserves sur la façon dont ils ont été réalisés, ce qui n’est pasle sujet qui m’occupe aujourd’hui) Si l’exemple en lui-même vous paraît gênant, veuillez retenir d’abord l’idée que j’ai tenté ainsi d’illustrer : des bénéfices énormes, voire des bénéfices en hausse - quelles qu’en soient les raisons - devraient provoquer une hausse du pouvoir d’achat des gens qui par leur travail ont rendu ces bénéfices possibles.


          • Polixandre 20 décembre 2007 14:22

            P ardon, j’ai posté ma réponse au mauvais endroit plus haut, je me permets de la reposter ici :

            e suis un peu surpris que la seule évocation de Total provoque tant de mécontentement. J’ignore pourquoi cette société en particulier provoque votre passion (alors que nul ne me reproche d’avori pris Danone comme deuxième exemple) J’ai seulement choisi deux exemples au hasard, parmi les plus facilement trouvables. Je ne cherche aucunement à m’acharner sur cette société en particulier qui, je le répète, est tout à fait en droit de faire de très gros bénéfices (sous toutes réserves sur la façon dont ils ont été réalisés, ce qui n’est pasle sujet qui m’occupe aujourd’hui) Si l’exemple en lui-même vous paraît gênant, veuillez retenir d’abord l’idée que j’ai tenté ainsi d’illustrer : des bénéfices énormes, voire des bénéfices en hausse - quelles qu’en soient les raisons - devraient provoquer une hausse du pouvoir d’achat des gens qui par leur travail ont rendu ces bénéfices possibles.


          • Oliver Trets Oliver Trets 20 décembre 2007 13:47

            Admettons que l’exemple de Total ne soit pas des plus pertinent, il n’en reste pas moins que les 3 cas pris en exemple sur la suite de l’article sont des cas d’écoles qui représentent la grande majorité des situations réelles des salariés (et donc la mienne accéssoirement).

            On nous présente des mesures inutiles qui seront sans effets sur le pouvoir d’achat des salariés : c’est une évidence (pour les raisons evoquées par l’auteur).

            Et quand bien même ces mesures auraient la moindre efficacité, elles iraient à l’encontre de la baisse du chômage, ce qui rendrait le remède pire que le mal.
            — > à quoi ça sert de parvenir à donner de l’argent en plus à des salariés si la conséquence directe est que le nombre de chomeurs ne diminue pas et qu’il faut donc poursuivre sans relâche le paiement des cotisations sociale qui vont avec ????

            Aujourd’hui, le problème de la redistribution à du mal à poindre le bout de son nez, mais quand l’opinion se serait effectivement rendu compte de la supercherie, ça va certainement finir par se voir. J’ai beaucoup de mal à croire que la productivité et le PIB du pays stagne alors que les chiffres de l’OCDE nous prouvent le contraire.

            La conséquence de l’inéfficacité de ces mesures sera la baisse du pouvoir d’achat, certainement accompagné d’une baisse de la consommation et là, on pourra se gratter pour remplir les carnets de commande des entreprises.

            NB : l’excuse de la fiscalité expatriante commence à être pénible à lire de ci de là, je n’aurais qu’un mot contre ça : « la France, tu l’aimes ou tu la quittes » comme le dit M.Le président Nicolas Sarkozy, ils y en aura toujours pour faire vivre le pays (d’autant plus que Total fait vivre peu de monde en metropole : qu’ils se cassent ça ne changera rien pour l’économie du pays).


            • tvargentine.com lerma 20 décembre 2007 14:21

              En 2006, les exonérations de cotisations patronales de sécurité sociale ont atteint 23,8 milliards d’euros, soit une augmentation de 13,2% par rapport à 2005. Ces sommes représentent 9,4% du total des cotisations dues aux Urssaf et 19,4% des seules cotisations patronales du secteur privé.

              Donc,arrêtons de précariser notre situation avec une logique des 35h qui n’enrichie pas les salariés et abrogeons au plus vite cette loi et toutes les exonérations qui tournent autour de l’emploi.


              • Christophe Christophe 20 décembre 2007 18:58

                @Lerma,

                Abroger la législation sur les 35 heures consisterait aussi à revenir sur la part de fléxibilité consentie (annualisation du temps de travail par exemple), annulation de la notion de temps de travail effectif au regard du temps de présence (35 heures étant le temps de travail effectif, donnant un temps de présence supérieur non rémunéré), ainsi que les engagements pris en terme de gains de productivité qui sont monnaie courante dans les accords locaux et bien sûr la modération salariale.

                Vous voyez donc pourquoi le gouvernement ne veut pas abroger la loi ? La seule chose qu’il souhaite faire consiste à contourner le temps légal fixé à 35 heures ; mais pas à revenir sur ce qui a été un gain pour les entreprises.


              • MagicBuster 20 décembre 2007 14:36

                Seuls les grosses boites (CAC 40) sont aux 35h. Comme par hasard ce sont aussi celles qui font les plus gros bénéfices.

                Les 35h une plaie de notre société ????? Quelle mascarade !!!


                • Philippe D Philippe D 20 décembre 2007 14:48

                  Vous citez les cas de A de F et de G.

                  Pour continuer l’alphabet il reste 23 lettres disponibles qui correspondent à 23 cas différents de vos exemples. Il serait surprenant que tous les cas se retrouvent non bénéficiaires, au moins potentiellement, des mesures annoncées.

                  Le cas de L par exemple, cas personnel veuillez m’en excuser puisqu’il s’agit de ma fille, qui voit a vu sa feuille de paye augmentée de 100 € / par mois.

                  Autre exemple, H. Sa boite ne payait pas ou très peu les heures sup, ils ont dû se dire qu’ils poussaient le bouchon 1 peu loin, que ça allait faire jaser dans le personnel et ils ont d’eux-mêmes proposé une indemnisation plus réaliste des dépassements de temps de travail.

                  L’intérêt de la mesure est double à mon sens : Cela ne coûte rien à l’état et remet les directions face à leur politique salariale. Le but est d’engager un cercle vertueux de « travailler plus contre plus juste rétribution ». Ca ne marchera pas partout, peut-être pas pour AFG, mais LH sont déjà gagnants. A suivre donc sans crier au scandale. Les petits progrès sont toujours des pas dans la bonne direction.


                  • Christophe Christophe 20 décembre 2007 23:23

                    @Philippe D.

                    L’intérêt de la mesure est double à mon sens : Cela ne coûte rien à l’état et remet les directions face à leur politique salariale. Le but est d’engager un cercle vertueux de « travailler plus contre plus juste rétribution ». Ca ne marchera pas partout, peut-être pas pour AFG, mais LH sont déjà gagnants. A suivre donc sans crier au scandale. Les petits progrès sont toujours des pas dans la bonne direction.

                    Sur le coût, je ne suis pas d’accord avec vous. Soit cela a un coût pour les organismes sociaux, soit pour l’état dans le cas où il rembourserait la dette générée envers les organismes sociaux suite à cette mesure (les exonérations de charges ne sont pas gratuites ; un manque de recettes à dépense constante est équivalent, en terme comptable, à une dépense accrue à recette constante).

                    Pour l’aspect positif ou négatif, je pense surtout qu’il faut attendre pour en constater les effets ; il y a beaucoup trop de contextes particuliers pour en prédire la portée. Donc wait and see ! smiley

                    Par contre, il est évident que le sujet de la répartition des gains de productivité, dont une part revient aux efforts des salariés, est totalement occultée dans le slogan travailler plus pour gagner plus. Ce discours est recevable dans le cadre d’une productivité constante.


                  • Black Ader 20 décembre 2007 14:53

                    C’est quoi deja le PIB/Français ? Juste avant le portugal ou on a été doublé ?

                    « NB : l’excuse de la fiscalité expatriante commence à être pénible à lire de ci de là, je n’aurais qu’un mot contre ça : »la France, tu l’aimes ou tu la quittes« comme le dit M.Le président Nicolas Sarkozy, ils y en aura toujours pour faire vivre le pays (d’autant plus que Total fait vivre peu de monde en metropole : qu’ils se cassent ça ne changera rien pour l’économie du pays). »

                    Faut vraiment être con pour soutenir ca. Déja, Total, c’est 12 milliard de bénéf, donc presque 4 de bénéfice pour l’Etat (et on vient de faire sauter les régimes spéciaux pour 5) ! Ensuite c’est effectivement 95.000 emplois, et pas au SMIC. Et là on parle que des directs. Et des milliards d’investissement. Même bayroux qu’à une usine total chez lui prie tout les jours pour que total ne se casse pas.

                    Enfin, évidement, si total se casse, le pouvoir se casse aussi.. La France fera de la soustraitance, comme un pays du tier monde.


                    • snoopy86 20 décembre 2007 16:05

                      @ Black Ader

                      Un des intérêts de la cotation des sociétés en bourse réside dans le fait qu’elles ont de grosses obligations de publication de leurs comptes .

                      J’ai eu la curiosité de consulter le rapport annuel de Total disponible en ligne :

                      http://www.total.com/static/fr/medias/topic1646/2006_document_reference_vf. pdf

                      Le compte de résultat fait apparaître 13,7 milliards d’euros d’impôt en 2006 aprés 11,8 en 2005.

                      Ca doit payer quelques fonctionnaires, mais comme l’a écrit un intervenant, on peut s’en passer....

                      Les investissements nets de Total étaient de plus de 10 milliards en 2005, mais ayant des idées, on doit pouvoir aussi se passer de pétrole...


                    • Black Ader 20 décembre 2007 16:14

                      Résultat net (ensemble consolidé) 12 643

                      bein ???

                      « Ca doit payer quelques fonctionnaires, mais comme l’a écrit un intervenant, on peut s’en passer.... »

                      12 milliard, ca fait bien 5% du budget de l’Etat, non ?

                      Alors comme ca, on peut s’en passer ??? Interressant. Vous l’avez eut ou votre diplome de gestion ?

                      « Les investissements nets de Total étaient de plus de 10 milliards en 2005, mais ayant des idées, on doit pouvoir aussi se passer de pétrole... »

                      Ridicule.


                    • snoopy86 20 décembre 2007 16:17

                      Marsu a raison,

                      Black Ader ce doit-être NPM

                      Encore moins d’humour que Lerma


                    • Black Ader 20 décembre 2007 16:20

                      « Encore moins d’humour que Lerma »

                      Connait pas vos potes, mais dire que 12 milliards, on peut s’en passer, c’est n’importe quoi !


                    • snoopy86 20 décembre 2007 16:51

                      Incapable de la moindre lecture au second degré...


                    • cflorian 21 décembre 2007 08:40

                      si total reste en france, c’est surement que l’entreprise n’est pas malheureuse ici. il sera plus difficile pour m desmaret de négocier avec les pays riches en ressource avec l’appui du luxembourg. ensuite si total s’expatrie, il ne déménagera pas toutes ses activités, mais seulement le siège. et pour finir, total fait 24% de son chiffre d’affaires en france. l’image est très importante pour l’entreprise, une fuite fiscale ne serait pas la meilleure chose pour améliorer celle-ci.


                    • Tonio Tonio 20 décembre 2007 16:12

                      Soit dit en passant, on compte de moins en moins les heures dans la fonction publique (réduction du nombre de fonctionnaires oblige) et donc les annonces sur le paiement des heures sup est en train d’y nourrir une sourde grogne...


                      • drzz drzz 20 décembre 2007 16:33

                        Le cri d’alarme d’un policier français des banlieues

                        http://leblogdrzz.over-blog.com/article-14811353.html


                        • democratik 20 décembre 2007 16:56

                          Bonjour,

                          Je suis nouveau sur ce site, et je me suis inscrit car cet article m’a fait réagir.

                          Tout d’abord, au vu des commentaires des uns et des autres, je pense qu’il serait bon d’éviter de balancer des chiffres à tout va : milliards deuros de bénefice par ci, milliers d’emplois par là, etc... ou merci de citer vos sources ; les economistes eux-mêmes se contredisent souvent sur ces sujets, et ça ne fait pas avancer le débat.

                          Je ne pense pas non plus que la volonté de l’auteur soit de débattre sur les 35 heures, et qu’on soit pour ou contre le problème est désormais reglé, l’entreprise sera libre de choisir son mode de fonctionnement.

                          Je vois plutôt dans la pensée de l’auteur le fait de nous montrer d’une façon objective ce qui part d’une bonne volonté de la part de notre président et qui s’avère être en fin de compte un beau foutage de gueule !

                          Car tout le monde - même les plus pessimistes d’entre nous - s’attendaient par la phrase « travailler plus pour gagner plus » à la possibilité sur le plan personnel de fournir suivant sa volonté une quantité de travail définie. Et sur la base de l’équation « temps = argent » pouvoir en gros décider de son « pouvoir d’achat ».

                          Or, il semble très difficile d’appliquer ce genre de décision - voire beaucoup plus utopiste que l’application des 35 heures elle-même (qui elle a bien eu lieu), dans la mesure ou le pouvoir de décision du temps de travail reste du côté de l’employeur et non de l’employé.

                          Si vous croyez que dès demain vous allez décider de votre temps de travail, vous vous fourrez grandement le doigt dans l’oeil !

                          Pourquoi ? Parce que tout employeur a d’une façon ou d’une autre une obligation de résultat et qu’il se moque de savoir combien de temps ça prend, l’essentiel étant que ça prenne le moins de temps possible ! (Et que donc ça coûte le moins cher possible).

                          Pour ceux qui croient encore à Merlin l’enchanteur, ils doivent être très satisfait de la proposition de notre président de vouloir échanger les RTT contre de l’argent...

                          Rappelons ici ce qu’est un RTT : Rattrapage du Temps de Travail.

                          Vous travaillez 40 heures hebdo et sur la base des 35 heures, on vous donne du temps libre en échange.

                          Aujourd’hui le fait de monnayer ce temps libre, c’est de l’argent en plus ? OUI ! Mais c’est du temps libre en moins !

                          Et combien de temps avez-vous travaillé ? Toujours 40 heures...

                          Quand avez-vous travaillé plus ?????

                          Autrement dit, on vous fait croire qu’on vous donne quelque chose en plus, alors qu’on vous ampute de quelque chose que vous aviez.

                          Et sur le plan de l’equation « temps = argent », rien a changé...un beau tour de passe-passe...


                          • HELIOS HELIOS 20 décembre 2007 18:07

                            Apparemment, il y a une majorité de gens qui y ont cru, au « travailler plus... » la preuve, il a été élu !


                          • hurlevent 20 décembre 2007 20:46

                            « Aujourd’hui le fait de monnayer ce temps libre, c’est de l’argent en plus ? OUI ! Mais c’est du temps libre en moins ! »

                            Heu... oui. De l’argent en plus contre du temps libre en moins, c’est justement ça travailler plus pour gagner plus. Il est où le problème ?


                          • adeline 20 décembre 2007 21:57

                            bin oui c’est très bizarre sans polémiquer attendons encore 6 mois et pinok sera à -45


                          • Tonio Tonio 20 décembre 2007 17:14

                            Il est dans le quota handicapés ?


                            • Yvance77 20 décembre 2007 18:44

                              Français m’étant expatrié en Irlande, je sais vraiment pas si la carte est correcte, car ici ca bosse et hard.

                              La semaine légale est de 39 h c’est un fait, mais il peut y avoir des rallonges.

                              Là ou c’est un poil différent dans le secteur ou je me trouve, c’est la flexibilité.

                              Les personnes lorsque cela est necessaire, enchainent parfois des journées de 12 voir même 15 de taf, et avec une pause seulement.

                              Par contre, lorsque il n’y a rien à faire au bout de 5 h, ils rentrent chez eux aussi. Chacun y trouve son compte, même si je me demande ou est l’efficience aprés 12 heures de courses ?

                              Cela dit cette socièté est un leurre sur bien des aspects, et globalement lorsque l’on mixe tout la France c’est vraiment pas si mal, si seulement on arrivait à combler les déficits alors c’est un paradis pour sur.

                              A peluche


                              • Philippe D Philippe D 20 décembre 2007 18:49

                                Info Europe1 -

                                « Heures sup : des salariés des »3 Suisses" face à la CGT jeudi 20 décembre 2007 18h07

                                A Croix, dans le Nord, une manifestation d’un genre inhabituel a eu lieu jeudi au siège de l’entreprise de vente par correspondance des « 3 Suisses ». Plusieurs centaines de salariés ont crié jeudi leur hostilité à la CGT, qui a refusé de signer un accord avec la direction, permettant la mise en place d’heures supplémentaires.

                                200 à 300 salariés du groupe « 3 Suisses » ont manifesté jeudi devant le siège de l’entreprise à Villeneuve d’Ascq. Mais c’est après la CGT qu’ils en ont : le syndicat a refusé de signer un accord sur la flexibilité des horaires et la défiscalisation des heures supplémentaires. Cet accord aurait permis aux salariés « de travailler plus pour gagner plus », pour reprendre l’expression du président Sarkozy.

                                Il s’agissait de passer de 33 à 35 heures par semaine avec 2% d’augmentation et en prime des possibilités d’heures supplémentaires. La CGT, de son côté, campe sur sa position. « La CGT n’enlèvera pas son droit d’opposition. On veut de nouvelles négociations », a affirmé une représentante du syndicat."


                                • democratik 20 décembre 2007 21:23

                                  Merci CarpeDiem et Tonio pour ces doux commentaires...

                                  Si vous croyez que j’ai dit 35=40 alors je crois que vous feriez bien d’aller vous recoucher...et ceci dit je ne suis pas sûr que même un handicapé ait un QI proche de 75...

                                  Pour votre gouverne mon contrat de travail - PRIVE - fait état de 37,5 heures hebdo...et je bosse de 9h à 18H30/19H, c’est comme ça quand on est cadre dans le privé...et surtout ne venez parler d’heures supplémentaires...pourtant il parait que ça existe...

                                  Pour rappel, les 35 heures ont été appliquées à salaire égal - ça c’est de l’augmentation du pouvoir d’achat - ou quelqu’un veut contester le fait qu’une fois le tout ramené à une heure de boulot celle-ci n’est pas mieux payée ?

                                  Vous oubliez aussi que le temps de travail a été partagé entre salariés au passage aux 35 heures, mais vous êtes peut-être du genre à vous regarder le nombrile, et à vous croire indispensables à votre société...

                                  Qui plus est dans certaines entreprises, on s’est mis à chronométrer le temps de travail des salariés, pour les presser et leur faire faire en 35 heures ce qu’ils faisaient en 40.

                                  Bref quoi qu’il en soit lors du passage aux 35 heures, on a abouti à l’équation suivante :

                                  35 heures = 40 heures + RTT

                                  Ajourd’hui Sarkozy pose comme condition RTT = argent, son équation est donc :

                                  35 heures = 40 heures + argent

                                  Ce qui revient à dire : 40 heures = 35 heures - argent

                                  Si vous appelez ça de l’augmentation de pouvoir d’achat...


                                  • Fred 20 décembre 2007 22:11

                                    « Vous oubliez aussi que le temps de travail a été partagé entre salariés au passage aux 35 heures, mais vous êtes peut-être du genre à vous regarder le nombrile, et à vous croire indispensables à votre société... »

                                    D’apres DSK, les 35h auraient cree 200 000 emplois, plus suivant Aubry mais je prefere faire confiance a quelqu’un qui s’y connait. Les exonerations de charges etaient de 16 milliards par an. En prenant un emploi a 1500euros net par mois (salaire median) avec les charges on doit arriver a 30000 euros/an. Si on divise ce chiffre a 18 milliards on doit arriver a 480 000 emplois, pas tres efficace comme mesure. En plus ca a ete completement inegale, les fonctionnaires et employes des grandes entreprises en profitant mais pas vraiment ceux des petites entreprises qui voient la dette de leur pays augmenter sans avoir profite de rien. C’est sur ca a ete une avancee sociale cette loi.


                                  • tvargentine.com lerma 20 décembre 2007 22:06

                                    Il faut tenir compte d’une réalité économique que ne vivent pas les politiciens qui viennent de découvrir qu’un chef de cabinet disposait depuis 20 ans d’un appartement de la ville de Paris dont Mr Delanoè ne semblait pas connaitre apres 6 ans de gestion !

                                    Il faut etre réaliste et prendre notre destin en main en créant des listes citoyennes hors partis politiques et des syndicats indépendants qui luttent pas contre les intérets des salariés ni de l’entreprise


                                    • Gilles Gilles 21 décembre 2007 07:54

                                      Votre lien

                                      http://www.touteleurope.fr/fr/union-europeenne-en-action/les-politiques-europeennes/emploi-affaires-sociales/comparatif-sur-le-temps-de-travail/graphique.html

                                      donne hélas des résultats incomplet. Il parle juste du travail à plein temps alors que le travail a temps partiel est en hausse et devrait aussi être pris en copmpte

                                      Les anglais on beaucoup plus de temps partiel que les français, pour un nombre d’heure travaillées moindre pour ces contrats. Pour d’autres pays, le temps partiel est rare

                                      Si on a fait le total temps plein + temps partiel, alors le nombre d’heures moyennes travaillées baissera pour tous les pays et modifiera le classement


                                      • cflorian 21 décembre 2007 09:05

                                        le slogan est joli, la réalité beaucoup moins simple. j’approuve la possibilité de pouvoir travailler plus et d’avoir le salaire qui suit, mais penser que cela va augmenter le pouvoir d’achat des français c’est utopique. bien sur que certains vont en profiter, mais pas ceux qui ont vraiment du mal à boucler leurs fins de mois. ceux qui ont des contrats à temps partiels aimeraient travailler plus, mais comment faire des heures sup quand on ne peut déjà pas atteindre 35h ?

                                        au point de vue national, on ne peut pas dire que les travailleurs ne travaillent pas assez. le point faible de la france n’est pas vraiment la durée de travail hebdomadaire, mais le taux d’inactivité de la population active. les taux de chomage des jeunes et des anciens sont élevés, ce qui entraine des charges pour l’état, et donc pour les français. travailler 35h est largement suffisant pour créer des richesses et être compétitif, encore faut il que tout le monde travaille. réduisons les dépenses de l’état, réduisons les charges, augmentons le taux d’actifs et l’économie ne s’en portera que mieux. c’est basique mais apparement pas assez pour que le gouvernement aille dans ce sens.


                                        • Vilain petit canard Vilain petit canard 21 décembre 2007 10:20

                                          Cher auteur, vous vous demandez ironiquement « Qui paiera plus pour que je gagne plus ? ». J’ai la réponse : personne. Retraités, vacataires, fonctionnaires : c’est foutu, l’Etat et la Sécu n’ont plus de ronds. Salariés du privé ? Les boîtes n’ont plus de commandes, les Allemands nous ont passés devant pour l’export, et les nationaux n’ont plus de ronds, sauf quelques héritiers actionnaires de Neuilly qui en ont de plus ne plus. Artisans, commerçants, professions libérales : les Français n’ont plus de ronds pour acheter.

                                          Lagarde claironne que les nouvelles dispositions font gagner 30 milliards de pouvoir d’achat, je vais vous les détailler :
                                          - 10 milliards d’argent qui aurait été dépensé, mais qui ne sera pas dépensé tout de suite, l’an prochain on verra (allégements de charges, reports de budgets, etc.)
                                          - 5 milliards de cautions, avances, garanties qu’on ne paye qu’une fois tous les dix ans en moyenne et qu’on paiera moins cher si on déménage, plus une augmentation des loyers indexée, bref les loyers augmenteront uniquement en fonction de l’inflation, et on sait bien qu’il n’y a plus d’inflation
                                          - 5 milliards d’argent qui appartient déjà aux Français, qu’on rend disponible plus vite, mais on ne sait pas bien comment faire, on verra bien (rachat de RTT, etc.)
                                          - reste 10 milliards, répartis comme suit : 9,5 de cadeaux fiscaux pour les Neuilléens, et 0,5 dont on ne sait pas où il va.

                                          Pour vous, pour moi : dalle queue. Quand j’étais jeune, on appelait ça « tirer des plans sur la comète ». Ça doit être ça, le choc de confiance...


                                          • wiztricks 21 décembre 2007 13:20

                                            Excellent article. Ce que j’en retiens est qu’il sera difficile de revenir sur la flexibilité horaires acquise lors du passage au 35 heures.

                                            Pourquoi ? Simplement parce que c’est une solution pour ajuster le travail effectif à la variabilité du plan de charge.

                                            Il y a quand meme de gros dangers car, insidieusement nous ne comptons plus les heures.

                                            Ce qui a au moins plusieurs effets pervers : 1 - on ne sait plus combien d’heures sont travaillées, ce qui rend les comparaisons avec les autres pays - si prisées - assez délicates. 2 - puisqu’on ne compte plus les heures, plus de mesure (effective) de la productivité.

                                            Quelque part, cela ne permet plus de valoriser correctement l’expérience... Pourquoi employer quelqu’un d’expérimenté qui pourra faire le boulot proprement en y passant un temps raisonnable plutôt que d’embaucher des jeunes qui produiront sans doute un résultat acceptable mais après de nombreux tatonnements qui se traduiront par de longues journées et souvent des week ends qui ne seront pas rémunérés.

                                            Cela introduit aussi une compétition inepte entre les salariés puisque ceux qui sont disponibles pourront travailler plus que ceux qui sont tenus par d’autres engagements.

                                            C’est peut être un éclairage sur les difficultés que peuvent rencontrer les seniors ou encore les femmes côté emploi ou rémunération.

                                            Ce ne sont que quelques réflexions sur le sujet.
                                            - w

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