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Accueil du site > Tribune Libre > Sarkozy dictateur ? (1)

Sarkozy dictateur ? (1)

« Dictateur : n. m. 1. antiq. rom. Magistrat suprême investi temporairement de tous les pouvoirs politiques et militaires, en cas de crise grave. 2. Mod. Chef d’État qui, s’étant emparé du pouvoir, gouverne arbitrairement et sans contrôle démocratique ; autocrate. Par ext. Personne très autoritaire. » (Petit Larousse 1992).

Quand on lit, sur Internet, et en particulier sur Agoravox, un certains nombre d’articles laissant croire que la France est devenue une dictature, et ce depuis le 6 mai 2007, on a de quoi tomber de haut. En particulier cet article rédigé par un auteur pour qui j’ai de l’estime et qui reprend beaucoup d’arguments véhiculés ici ou là.


Complotisme... ou antiparlementarisme ?

Il est de bon ton d’avoir une certaine paranoïa, d’imaginer des complots partout, des lobbies manipulateurs tapis derrière un rideau de théâtre, ici contre la démocratie. En dénonçant ce qu’on croit s’y tramer, on se sent supérieur, on se sent au-delà des masses qui gobent tout, qui avalent tout, sans réagir. C’est en quelques sortes se sentir révolutionnaire. C’est sans doute un bon exercice thérapeutique.

Que cela alimente l’antiparlementarisme diffus et latent que beaucoup d’extrémismes expriment semble ne pas inquiéter ceux qui jugent que, n’ayant pas gagné un combat politique, se croient obligés de contester la légitimité politique du vainqueur à une élection.


Dictature du dictionnaire

Il n’est pas question d’être le défenseur acharné du Président de la République Nicolas Sarkozy (d’autres sont bien meilleurs que moi dans cet art), mais de rétablir quelques éléments pour participer au débat.

Comme toujours, les mots ont un sens, propre et parfois figuré. Il est facile donc, vu la définition tant du mot « dictateur » que du mot « dictature » de les mettre à toutes les sauces, tant dans la vie professionnelle (des « petits chefs » autoritaires au grand patron paternaliste) que dans la vie politique. Donc, je laisserai à l’appréciation des lecteurs leur propre définition de ces mots en n’oubliant pas que l’excessif est insignifiant, à savoir, que de nombreux pays dans le monde envient notre démocratie française (certes loin d’être exempte de défauts).


Libre dictature

C’est toujours amusant de lire des articles librement rédigés, librement publiés, librement lus et librement commentés dénonçant l’existence de la dictature ! Le dictateur d’une telle dictature me paraît bien faible et bien imprudent pour laisser tant d’oppositions s’exprimer.

Mais la vraie erreur de diagnostic, c’est d’être convaincu que la dictature avance depuis mai 2007, ou même depuis mai 2002 (puisque c’est à cette date que Nicolas Sarkozy a été nommé Ministre de l’Intérieur). Sans se rendre compte que rien n’a vraiment changé, sinon en bien, depuis une quarantaine d’années (j’exclus la Présidence du général De Gaulle dont la stature et la sincérité vis-à-vis de l’intérêt général sont incontestables aujourd’hui).


Monarque républicain

Le terme même de « monarchie » audacieusement introduit le 8 janvier 2008 par Laurent Joffrin relève d’une affligeante banalité pour décrire le pouvoir actuel (monarchie impériale ou royale) car rien n’est nouveau. La personnalisation du pouvoir depuis De Gaulle a conduit les journalistes à souvent qualifier la VeRépublique de « monarchie républicaine », certains caricaturistes peignant De Gaulle en Louis XIV (voir les dessins de Moisan dans le Canard enchaîné, ici et ), Giscard d’Estaing ou encore Chirac en rois (parfois arabe), sans parler de François Mitterrand qui, mieux que ses prédécesseurs, devenait carrément Dieu le père.

La seule différence depuis que Nicolas Sarkozy est à l’Élysée, c’est que ce dernier, refusant ce qu’il appelle une hypocrisie, montre sans complexe, sans discrétion et sans doute avec une certaine vulgarité proche du fanfaron (« qui vante exagérément ses qualités, ses réussites, réelles ou supposées », Petit Larousse) toute l’étendue du pouvoir que tous ses prédécesseurs exerçaient avant lui avec la même application et le même soucis du détail mineur.

C’est, à mon avis, une véritable erreur de communication de Nicolas Sarkozy, qu’il semble d’ailleurs avoir comprise puisque sa communication a quand même évolué depuis vingt mois.

Mais revenons aux éléments de fond, et passons-les en revue :


1. La démocratie représentative

Une des clefs du succès de la campagne des primaires de Ségolène Royal (le succès est mitigé puisqu’elle n’a pas été élue), c’est son thème des débats participatifs. Expression sans doute creuse mais qui révèle un véritable doute sur la démocratie représentative.

Démocratie participative contre démocratie représentative : étrangement, le clivage droite/gauche s’est inversé sur ce thème en 2007. Rappelez-vous en 1962 où toute la classe politique (et en premier lieu la gauche) s’opposait résolument à l’élection au suffrage universel direct du Président de la République, une mesure qui reprenait la Constitution de 1848. À l’époque, on ne parlait pas de « dictature » mais de « forfaiture ». Les référendums de De Gaulle, que ce soit sur l’Algérie ou encore sur la participation, étaient considérés tant par lui que par ses opposants comme autant de plébiscites qui devaient le légitimer à nouveau dans son pouvoir.

Avec l’accession au savoir et à la connaissance de plus en plus de monde, notamment grâce à Internet et grâce à une meilleure instruction (contrairement à ce qu’on pourrait ressentir, le niveau monte au fil des décennies), il est de plus en plus dur de cacher des informations, de laisser opaques certaines procédures.

Mais il n’en demeure pas moins qu’un pays à forte population ne peut éviter de déléguer l’exercice de la démocratie à des représentants. Même les parlementaires s’organisent dans différentes commissions pour approfondir les sujets qu’ils connaissent le mieux.

La représentation parlementaire peut être contestée (c’est notamment le cas du Sénat), le mode de scrutin lui aussi (c’est un vieux serpent de mer avec des variantes comme la fameuse loi sur les apparentements qui cassa définitivement le RPF gaulliste sous la IVe République), mais le mode de scrutin sert avant tout à désigner des députés censés former une majorité à l’Assemblée Nationale pour pouvoir agir sans instabilité.

Et le choix du scrutin majoritaire uninominal à deux tours a été fait en 1958 et pas en 2007 ! (avec une exception en mars 1986 pour des raisons très politiciennes : Mitterrand voulant empêcher la constitution d’une majorité UDF-RPR en faisant élire 36 députés du FN).

D’ailleurs, un Parlement ne sert pas forcément à représenter toutes les tendances politiques du pays (même si ce serait mieux), mais à légiférer, et pour cela, il faut dégager une majorité. Ceux qui, de toutes façons, refuseront toute alliance pour constituer une majorité n’ont pas vocation à participer à celle-ci et donc ne pourraient de toutes façons pas légiférer (c’est pourquoi les communistes ont toujours un groupe à l’Assemblée Nationale car ils restent dans une perspective d’un gouvernement socialo-communiste comme sous Mauroy ou Jospin alors que le MoDem, ayant refusé toute alliance, n’a pas de groupe, idem pour le FN qui refuse également toute alliance).

Cette logique se retrouve également dans les conditions de candidature à l’élection présidentielle. À ce sujet, maître Éolas, dans un article de son célèbre blog, n’était pas choqué par le fait que le système puisse empêcher Jean-Marie Le Pen de se présenter dans la mesure où, dans tous les cas, il était sûr qu’il ne serait jamais élu (but de l’élection), l’élection de 2002 montrant à l’évidence le rejet définitif de l’électorat contre Jean-Marie Le Pen.

Si je comprends bien les arguments des promoteurs du scrutin proportionnel (intégral ou partiel), il me paraît en revanche logique qu’un parti, pour être utile au Parlement, soit il a une capacité à être majoritaire seul (c’est le cas de l’UMP et du PS, mais c’est aussi l’ambition du MoDem) et dans ce cas, il n’a pas besoin d’alliance, soit il doit s’allier pour former une majorité (c’est le cas du Nouveau centre, du Parti radical de gauche, du PCF, des Verts).

C’est d’ailleurs la grande différence entre le FN et le MoDem : le FN n’a aucune vocation ni volonté à s’intégrer à une majorité, alors que le MoDem oscille paradoxalement entre la volonté d’une large alliance allant de l’UMP au PS (exemple, les municipales de mars 2008) et l’absence totale d’alliance (législatives de juin 2007) dans le but d’être à son tour, un jour, majoritaire à lui tout seul.



Je poursuivrai avec d’autres éléments de fond dans un prochain article.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (5 février 2009)


Pour aller plus loin :

La dictature soft à la française.

Les institutions.

Où est le monarque ?


(Illustration : caricature de Plantu d’après Tabary et Peyo).




Documents joints à cet article

Sarkozy dictateur ? (1)

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55 réactions à cet article    


  • La Taverne des Poètes 6 février 2009 10:34

    Non, c’est un dicte-acteur !


    • Francis, agnotologue JL 6 février 2009 10:38

      Ou un addict-acteur ? 


    • La Taverne des Poètes 6 février 2009 10:49

      Carla, elle dit "tâteur".


    • JoëlP JoëlP 6 février 2009 11:31

      JE dis que t’as tord.


    • La Taverne des Poètes 6 février 2009 11:37

      Alors c’est le tic-tac-teur, rapport à sa montre de luxe et à sa course contre le temps.


    • Francis, agnotologue JL 6 février 2009 11:42

      Et parce qu’il a des tics et qu’il répond du tac au tac. Je déclare Taverne vainqueur  smiley


    • Marsupilami Marsupilami 6 février 2009 11:50

       Je crois plutôt que c’est un tics-tâteur !


    • Reinette Reinette 6 février 2009 18:38

      Dans « Il était une fois la révolution  », il y a cette scène où Juan, révolutionnaire malgré lui, lance à l’oiseau qui vient de lui maculer la tête : « Et pour les riches, tu chantes ! » ...


    • spartacus1 spartacus1 6 février 2009 12:05

      Peut-être faudrait-il demander à certains préfets ce qu’ils pensent de la démocratie selon Son Altesse Sarko !

      À ce sujet, j’ai une proposition à faire aux préfets qui souhaiteraient gravir rapidement les échelons de la hiérarchie.

      Certaines séries télévisées made in US ont des rires enregistrés. Je suggère aux préfets d’investir dans des moyens de reproduction audio de forte puissance, d’enregistrer des applaudissement et des cris comme : "bravo", "continuez", "c’est bien", "vive M. Sarkozy", "vive le président", "Carla qu’elle est belle", etc, etc.

      En diffusant ces enregistrements dans la rue et à forte puissance lors d’une visite de Sarko, ils s’assurent d’une carrière rapide. Peu coûteux et sans risque, voila un bon moyen de "booster" une carrière.


      Cette idée est libre de droits, les préfets peuvent l’utiliser comme bon leur semble.


      Bon, il est vrai que j’ai un peu peur que l’on se ramène au niveau des séries TV citées plus haut, c’est à dire au degré zèro. En fait, pas trop peur, on y est déjà au degré zéro, peut-on descendre plus bas ? Il est vrai qu’avec Sarko tout est possible.


      • Yena-Marre Yena-Marre 6 février 2009 12:06

        Bonjour ,
        @ auteur
        "C’est toujours amusant de lire des articles librement rédigés," dites vous . Mais pour combien de temps encore ?N.C.Moriset est en charge du problème , et elle est douée la petite . Avec ses airs bien sympas , elle va vous verrouiller ça vite fait . Vous faites l’autruche ou quoi ? Tous les jours la démocratie est mise à mal , et vous jouez sur les mots pour savoir si on est un peu , ou beaucoup en dictature . Réveillez vous , lorsque nous ne pourrons plus nous exprimer , il sera trop tard .


        • Nathan Nathan 6 février 2009 14:44

          R.I.P.

          Master of turtle. I take check (blanc) and credit card.


        • xbrossard 6 février 2009 12:39

          @l’Auteur,

          lisez "L’ère du vide" de Gilles Lipovetsky, et vous comprendrez comment une "dictature" se met en place, face à la passivité des individus.

          Le terme "dictature" est peut-être en effet trop fort, car qui dit dictature dit violence, enfermement, etc...alors qu’en l’état actuel, ce n’est plus nécessaire. Il suffit de contraindre le peuple tout doucement, pour qu’il accepte de son plein gré d’être limité.

          Les dictateurs à l’ancienne ne r’apparaîtront plus en europe, sauf si le peuple réagit violemment à la situation...ce qui n’arrivera probablement pas


          • non666 non666 6 février 2009 12:41

            "D’ailleurs, un Parlement ne sert pas forcément à représenter toutes les tendances politiques du pays (même si ce serait mieux), mais à légiférer, et pour cela, il faut dégager une majorité. "

            On va la travailler au scalpel, celle la, parce qu’elle vaut son pesant de propagande pour le bipartisme entre copins.
            SI, un parlement est sensé etre "la representation nationale". C’est d’ailleurs le titre qu’il se donne.
            Il est aussi, un controle de l’executif , son questionneur, le decideur des majorités.

            Pour degager des majorités, apres le "regime des partis" (IIIeme et IVeme republique), les constitutionalistes ont decidé de tenté la carte des scrutin de circonscription , mono-siege qui amplifiait les ecarts et forcait a des regroupement prealables.
            Ca , c’est constitutionnel.

            Mais en meme temps, certains moralisateurs ont décide que certains partis ne pouvaient pas etre traité de la meme façon, ni dans les medias, ni dans les chambres et que tout devait etre fait pour les econduire , au préalable.
            Le mecanisme de creation d’un nouveau regime des partis, desormais proche du "star-system" et limité a un bipartisme convenu est en route.
            Ce n’est pas à la democratie d’enteriner les choix d’exclusion democratique des deux partis qui essaient de se partager le pouvoir à l’exclusion de tous les autres....

            Le NPA a "peut etre" affirmé qu’il ne participerait pas à un gouvernement avec le PS, sous ses ordres, mais a t’il refusé d’etre LE gouvernement, s’il est majoritaire ?....non ?
            Il serait peut etre pret a accpter meme quelques PS pour consolider "sa" majorité , qui sait !
            Donc l’exclure , à priori , ne sert que ceux qui voudrait etre TOUTE la gauche, a eux tout seul, sans jamais les representer vraiment.

            Le FN, Le MPF, les machins de deVilliers et Dupont-Aignan sont rsoluement "souverainiste" de droite.
            Je n’ai pas souvenance d’avoir entendu Lepen refuser d’aller au pouvoir avec le RPR, il me semble.
            Ce sont les RPR qui ont refusé par avance cette alliance.
            Mais pourquoi en faire la règle des institutions ?

            Qui a dit que le RPR/UMP serait definitivement la seule occurence a droite ?
            Qui a dit qu’il survivrait au bilan de Sarkozy , avec tous les lemmings qui l’ont suivis ?

            Pourquoi la constitution devrait ne fonctionner qu’en fonction du couple UMP-PS ?
            L’Ump n’existait meme pas il y a 7 ans, le PS est sur le point d’exploser, pourquoi constitutionnaliser ce bipartisme ?

            Deuxieme Point : la dictature.
            Si , nous sommes en dictature dans la mesure ou ni l’esprit, ni la lettre des institutions ne sont respectées.
            QUI a en charge le gouvernement economique et social, dans NOTRE constitution ?
            Le président ?
            NON
            Le premier ministre ?
            OUI
            Pourquoi est ce que c’est Sarkozy de nagy Bosca qui fait les annonces dans ce domaines, à chaque fois, surtout quand elles sont bonnes ?
            Quel est le principe d’une republique si ce n’est la separation des pouvoirs ?
            Que dire d’un système qui ne le garanti plus ?

            Comment OSER montrer encore Lepen du doigt pour ce qu’on lui SUPPOSE , quand ce qui est des FAITS chez Sarkozy est bien reel ?


            • bernard29 bernard29 6 février 2009 17:59

              a NON666

              et "non à l’auteur qui n’est pas un démocrate parce qu’il ne se mêle pas des discussions qu’il lance." 

              NON666 ; vous avez tout à fait raison.  le parlement a aussi une fonction de contrôle de l’exécutif. or si vous n’avez pas toutes les opinions représentées à l’Assemblée, vous perdez des capacités de contrôle, connaissant les intérêts mutuels des partis de gouvernement.

              Vous êtes bien bon de dire que l’auteur est pour le bipartisme. Il est pour le monopartisme puisqu’en poussant sa réflexion un peu plus loin, à l’assemblée nationale, la majorité n’a pas besoin de l’opposition pour légiférer . Plus ça va d’ailleurs, plus la majorité actuelle s’en passe. le parti ayant gagné l’élection pourrait ainsi prendre tous les sièges. Pourquoi pas ? L’auteur est un petit dictateur qui s’ignore. ce sont les plus dangereux

              A la modération.

              je pense que les auteurs qui ne daignent pas répondre aux commentateurs ou au moins faire acte de présence dans les commentaires, ne sont pas dignes d’être sélectionnés par les modérateurs.


            • Céline Ertalif Céline Ertalif 6 février 2009 22:45

              A la modération.

              je pense que les auteurs qui ne daignent pas répondre aux commentateurs ou au moins faire acte de présence dans les commentaires, ne sont pas dignes d’être sélectionnés par les modérateurs.

              Lu et approuvé.


            • non666 non666 6 février 2009 23:42

              Doucement ma belle....

              Il a quand meme eu le courage de defendre une vision idylique de sarkozy.
              Après, il n’est pas obligé d’etre "de garde" derriere son PC, pour nous répondre.
              Si cela se trouve, son article a quelques jours et il ne savait meme pas qu’il serait publié aujourd’hui.

              Et puis c’est mon romain, je l’ai trouvé le premier ! (copyright obélix)


            • Winael 6 février 2009 13:10

              « Dictateur : n. m. 1. antiq. rom. Magistrat suprême investi temporairement de tous les pouvoirs politiques et militaires, en cas de crise grave. 2. Mod. Chef d’État qui, s’étant emparé du pouvoir, gouverne arbitrairement et sans contrôle démocratique ; autocrate. Par ext. Personne très autoritaire. » (Petit Larousse 1992).

              M. S. répond assez bien à la définition numéro 2.
              De manière totalement arbitraire il décide de loi, sans concertation ni débat public. Les députés n’ont pas d’autres choix que de voter les lois décidées par le président, certaines sont même mise en application avant le vote du sénat (publicité sur le service public).
              Il décide de faire revoter les irlandais qui ont mal votés pour la consitutition européennes, fait annulé l’amendement 138 du paquet télécom voté par la commission européenne (à plus de 80% pour)
              Donc oui M. S. est bien un dictateur. Pour rappel il avait aussi dans l’idée de labelisé les sites d’informations et veut filtrer internet (les sites informatifs comme Agoravox seront-ils filtrés s’ils n’ont pas le label ?)
              Il convoque la presse pour leur donner une ligne directrice, fait renvoyer les journalistes qui le critiquerait un peu de trop, porte pleinte à tout va, lui qui n’est pas justiciable...
              Sans parler de ces préfets et autres qui se sont fait blâmer soit pour l’affaire clavier ou bien pour l’affaire de Saint lo (des manifestants ont osé siffler le président...)
              Quand à la liberté de paroles que nous avons encore un peu, Il faudrait que vous regardiez l’excellent film de Georges Romero, the Diary Of the Dead, où il développe un argumentaire selon lequel, la surabondance du journalisme citoyen ne fait que créer un brouhaha incescant d’où peu de voix arrive à sortir. L’abondance d’information est donc la meilleure des censures et une liberté qui n’est qu’illusoire.


              • Kalki Kalki 6 février 2009 13:57

                @l’auteur

                Vous justifiez le systeme comme étant le système, comme perfections suprème, comme une réalité qui ne peut changer.

                Vous défendez le systeme ? Pourquoi ?

                Qu’est ce qui lui vaut cet honneur ?

                Un attachement soudain pour la patrie ? Parceque vous avez besoin d’un pere et d’une patrie pour vivre ?
                Chacun sa facon de voir ce qu’est etre humain c’est sur.

                Vous devez vous y sentir à votre aise.
                Et pourtant ce que vous voyez comme des signes de progres (et de stabilité voir meme d’équité),ne sont pour d’autre dans la réalité des signes de souffrance, de servilité, d’abrutissement, et du vole du pouvoir de chaque citoyen.

                On a surement pas le meme sens des réalités.

                Si pour vous, se contenter de n’avoir aucun pouvoir, aucune maniere de faire valoir sa voie (la sienne, au meme titre que celle des autres) est la meilleur chose, alors contentez vous en.

                Laissez faire ceux qui désirent reprendre leurs libertés, car il ne vaudra pas mieu se mettre sur leur passage.

                Au nom de quoi justifiez vous ce système plus qu’un autre ?


                • Tristan Valmour 6 février 2009 13:59

                  1. La dictature est la concentration des pouvoirs aux mains d’un seul homme, ou d’un groupe d’hommes. Elle représente également le pouvoir absolu. Ainsi peut-on parler de dictature des lois physiques puisqu’elles exercent un empire absolu sur nos actions (qui ne peuvent entraver ces lois), ainsi que sur notre mode de pensée (même la représentation mentale de la réalité, et la capacité à la transformer nous conduit à nous soumettre aux lois de la physique).

                   

                  1. Le terme de « complot » a été employé par des lobbies pour conserver leurs pouvoirs et prérogatives. Ce vocable à la connotation péjorative renvoie aux salles obscures et secrètes, malsaines. Cela a pour résultat de décrédibiliser le locuteur qui emploie ce mot, et de détourner l’attention de ce qu’il dit. Au terme de complot, il faut substituer celui de « stratégie ». Or, personne ne peut nier que dès l’aube de l’humanité, des gens se soient rendus compte qu’ils pouvaient assouvir leurs besoins et désirs plus facilement s’ils pouvaient d’une part se rassembler ; si d’autre part ils pouvaient planifier. Ainsi dans les écoles observent-on des associations de parents d’élèves qui entendent peser sur les décisions. Il n’y a pas complot, mais bel et bien stratégie.

                   

                  1. Le sentiment révolutionnaire ne relève pas de la thérapeutique, mais du bon sens. Il participe à l’amélioration de soi et du groupe ; à la sortie d’un système inadapté pour entrer dans un système plus adapté. Ainsi parle-t-on de révolution technologique ou industrielle. Ne pas accepter son sort, ne pas se résigner est tout simplement souhaitable et admirable. L’être humain est de tous les mammifères le plus opportuniste, c’est-à-dire qu’il dispose intrinsèquement de la capacité à s’adapter. Le désir inconscient de changement fait donc partie de son patrimoine. Révolution = revolvere (latin) = retourner.

                   

                  1. Si Nicolas Sarkozy est qualifié de dictateur, cela n’est pas une marque d’antiparlementarisme, puisque NS est Président de la République, pas parlementaire. En revanche, ses derniers diktats qui visent à museler l’opposition font de lui un antiparlementaire. Je rappelle que le vote ne donne pas le blanc-seing, et le peuple a le devoir de peser au quotidien sur les décisions dont il est l’objet. C’est l’une des composantes de la démocratie. Toute autre vision est purement élitiste et antidémocratique.

                   

                   

                  1. Ce n’est pas parce que de nombreux pays envient notre démocratie, qu’il nous est impossible de la parfaire.

                   

                  1. Une dictature intelligente est une dictature qui laisse l’apparence de la liberté. Liberté et dictature ne sont donc pas incompatibles. D’ailleurs, André Comte-Sponville, au sujet de la tolérance, disait que la République devait tout tolérer, même les manifestations anti-républicaines, à partir du moment où elles ne mettaient pas la République en danger. Dictature et liberté (ou illusion de liberté) ne sont ainsi pas incompatibles. Ainsi je pense que peu de personnes ont pensé aux dictature des lois de la physique, alors que nous pouvons nous mouvoir, malgré la pesanteur. Le tout est de trouver la ligne qui sépare la liberté et la dictature ; elle n’est pas si évidente.

                   

                   

                  1. La démocratie représentative s’est muée en ploutocratie, et il vous suffira de lire mes articles sur les portraits sociologiques de nos députés pour vous en assurer. Notre démocratie n’est plus représentative. Nous sommes gouvernés par des médecins, des avocats et des fonctionnaires. Cela est extrêmement important dans la mesure où notre mode de pensée est dictée au moins autant par nos expériences que par les théories apprises. L’environnement sociologique (donc l’exercice d’une profession) est un facteur conditionnant.

                   

                  1. De Gaulle peut effectivement à certains égards être qualifié de dictateur ou au moins d’autocrate. Mais il a agi dans l’intérêt de la France, pas dans son intérêt personnel ni dans celui de certains groupes. Contrairement à Sarkozy. Le terme même de « dictature éclairée » est employé.

                   

                   

                  1.  « Mais il n’en demeure pas moins qu’un pays à forte population ne peut éviter de déléguer l’exercice de la démocratie à des représentants. » écrivez-vous. Ce présent de vérité générale n’a pas sa place puisqu’il existe des modèles alternatives, fruits de l’analyse systémique. Il est certain qu’en passer par l’analyse cartésienne des systèmes ne permet pas de trouver d’autres modes d’organisation des organismes complexes.

                   

                  1. Dans l’histoire parlementaire de notre pays, il est arrivé très souvent que des parlementaires de la majorité ne votent pas en faveur des lois proposées par la majorité. Ces parlementaires, députés de la Nation (et non de la circonscription), ont donc conservé leur libre arbitre. On observe toujours ce comportement, mais il se fait de plus en plus rare, d’où le signe d’une dérive vers une véritable dictature. D’autre part, les partis politiques sont devenus incontournables (ce qui était moins le cas autrefois), et pour se faire élire, il faut d’abord passer par le filtre du parti.

                   

                   

                  1. Aujourd’hui, le rôle du Parlement est moins de légiférer que de retranscrire en Droit Français les décisions de l’Europe !

                   

                  1. Une véritable démocratie ne souffre aucune exception démocratique, et même Jean-Marie Le Pen (que je n’apprécie pas et dont je rejette la majorité des convictions, surtout la discrimination) a le droit de se présenter.

                   

                   

                  1. Vous parlez de majorité, mais la majorité de se constitue par la publicité faite aux idées. Quand le temps de parole n’est pas réparti équitablement entre les différents courants, mais sur la base de situations antérieures, comment voulez-vous qu’une nouvelle majorité puisse se constituer ? Dans un tel système, seul le conservatisme bipartite peut perdurer, et le changement ne peut se produire de manière démocratique.

                   

                  1. Un parti peut être utile au Parlement, à partir du moment où on n’entre pas au Parlement avec l’esprit d’imposer la dictature de la majorité, et ici surtout celle du Président de la République. Malheureusement, encore une fois, les députés de la Nation (donc de nous tous) sont devenus les sujets des partis. Il s’agit d’un grave glissement !

                   

                   

                  1. Comment pouvez-vous affirmer que le FN n’a pas la volonté ni la vocation à être majoritaire et à être une formation de gouvernement ? On disait cela des communistes, et pourtant, ils ont œuvré aux côtés de de Gaulle, puis de Mitterrand !

                   

                  Ca y est, j’ai fini ma 1/2h d’Agoravox, et j’arrête. Salut à tous !


                  • srobyl srobyl 6 février 2009 23:50

                    De Gaulle, "dictateur éclairé"... Super...Je ne connaissais pas. Ca fait penser à certaines autres dénominations comme "Génie des Carpathes" ou "Grand Timonier". Dommage qu’il n’ait pas connu les Duracell, mongénéral, sa loupiote aurait pu lui éviter quelques bien sinistres bévues ! 


                  • dapeacemaker911 6 février 2009 14:11

                    @l auteur

                    Mr comprenez que tout comme une bonne lessive, les types de regimes aussi evoluent.
                    Nous atteingnons simplement le reve d hitler et autres sous merdes : Une dictature suffisement affinée, perfectionnée, regie par la psychologie de masse, une dictature qui passe pour une democratie.
                    Une dictature eleguante en somme... ou bling bling si vous preferez.
                     

                    Ils en ont revé, il l on fait.... de quoi reve t on, nous ?

                    Dam


                    • Emmanuel Aguéra LeManu 6 février 2009 16:03

                      Vous m’avez volé mon commentaire...
                      Je rajouterais et c’est pour ça qu’à mon avis l’auteur est à côté de la plaque ; élu démocratiquement, Hitler l’était aussi.Sarko, plus innocent ? Souvenez-vous de son : "le travail c’est la liberté" pandant la campagne... ?
                      L’auteur pense-t-il qu’il faut avoir fait un putch pour établir une dictature ? Désolé la dictature la plus grave, c’est celle qui s’est installée sous le couvert de la respectabilité.
                      Car le diktat de Sarko, c’est la tête de l’auteur qu’il est. De n’avoir pas compris que l’avorton est un dangereux malade et que sa réaction d’auteur comme celle de ses millions d’électeurs est le premier effet de cette "dictature soft" qu’il récuse...
                      Alors vous vous souvenez de ça ? Quel goût ça vous laisse dans la bouche ?

                      Et aujourd’hui il vient encore pérorer sur comment faire pour éteindre le feu qu’il a mis tant d’années à allumer...
                      Pays de cons.


                    • Silence 6 février 2009 14:30

                      Parler de "dictature" en France est abusif, c’est vrai, mais ça n’empêche pas de constater une érosion réelle de la démocratie.
                      La démocratie suppose non seulement des élections, mais aussi l’équilibre des pouvoirs et contre-pouvoirs, la négociation et la recherche de compromis : c’est tout cela qui mis est en danger aujourd’hui, ce que Nicolas Sarkozy justifie au nom de l’"efficacité" et du "pouvoir de dire oui".

                      Et si un contrôle de l’information "à l’ancienne" est effectivement inenvisageable aujourd’hui, il est possible d’intervenir plus subtilement : par exemple, les médias peuvent relayer les critiques contre le gouvernement, mais en les montrant sous un jour particulièrement hystérique ou peu crédible, et en insistant peu sur les faits réellement embarrassants.

                      Quant à la dernière partie de l’article concernant les modes de scrutin, je pense qu’elle est tout simplement hors sujet...


                      • Yvance77 6 février 2009 15:00

                        Salut,

                        Pourquoi perdre son temps avec les posts de cet auteur. Le côté démocratique n’es que idée vague chez lui, il poste des fils, mais jamais ne prend la peine de participer aux débats.

                        De l’autre côté du miroir on a Morice lui c’est le contraire, avant qu’il y ait débat il intervient déjà smiley

                        Bon a peluche et revenez lorsque vous avez quelque chose de potable


                        • LE CHAT LE CHAT 6 février 2009 15:27

                          pour le roi du yaka - fokon , c’est plutôt le président dictaphone ! smiley


                          • Lapa Lapa 6 février 2009 16:49

                            Sarkozy c’est un Dicte hâteur :)

                            sinon j’aurai bien prédis une avalanche de moinssage en règle pour cet article non conforme à la doxa Agoravoxienne, mais j’arrive déjà trop tard, le lynchage a déjà eu lieu ! :)


                            • deovox 6 février 2009 17:01

                              La France n’est pas en dictature, mais NS est un despote. les garde-fou constitutionnels l’ont jusqu’à présent empêché d’aller jusqu’au bout. Un état totalitaire et brutal est improbable au sein de la communauté européenne, c’est ce qui nous sauve pour l’instant. Le travail de détricotage des institutions, l’asservissement des médias, la dérive sécuritaire et répressive, le culte de la personnalité, le parlement croupion, le gouvernement serpillère, la révocabilité arbitraire et instantanée des hauts-fonctionnaires, ne semblent pas conduire le pays vers une démocratie apaisée. 


                              • nervyoko nervyoko 6 février 2009 17:19

                                Ah zut , je viens de proposer un article sur les dérives autoritaires... smiley 
                                avec mon sentiment sur les manifestations , les 3 pouvoirs presques réunis... wait and see


                                • morice morice 6 février 2009 17:38

                                   faut en faire, faut en faire, moi, ça fait le 4 eme qu’on me sucre sur le sujet... "trop polémique".. ben tiens...


                                • brieli67 7 février 2009 12:26

                                  le Monde dans son dossier Police

                                  signale près de 55O MILLE garde-à-vues sur notre territoire en 2OO8


                                • bobbygre bobbygre 6 février 2009 17:25

                                   Dictateur : n. m. 1. antiq. rom. Magistrat suprême investi temporairement de tous les pouvoirs politiques et militaires, en cas de crise grave. 2. Mod. Chef d’État qui, s’étant emparé du pouvoir, gouverne arbitrairement et sans contrôle démocratique ; autocrate. Par ext. Personne très autoritaire. » (Petit Larousse 1992).

                                  Trés drole d’écrire un article pour nous coinvaincre que Sarkozy n’est pas un dictateur alors que l’intro à elle seule suffit à démontrer que la définition notamment la 2. lui convient parfaitement.


                                  • morice morice 6 février 2009 17:37

                                     il m’étonnerait beaucoup, voyez-vous, qu’un monsieur qui a fait les louanges ici-même de Napoléon III, Charles Pasqua et Jorg Haider puisse trouver le moindre soupçon de dictateur chez notre si bon président : on ne peut demander à un aveugle de voir clairement les choses...


                                    • Mouche-zélée 6 février 2009 18:17

                                      Dictateur ?

                                      Il s’en est défendu hier à grand renforts d’exemples, et pourtant ...
                                      Ce qu’il a volontairement oublié de dire, c’est que le Général de Gaulle lui aurai fait couper la tête pour son Atlantisme ....
                                      De Gaulle était pour une Europe forte mais certainement pas Atlantiste avec Union Atlantique en perspective .

                                      De Gaulle savait les liens entre Angleterre et USA, il n’aurai fait aucune concession .
                                      Le fils du Général, très peu visible actuellement, devrai au moins par respect de son père rétablir cette vérité...

                                      Sarkozy est un dictateur larvé parce que ce n’est que cela ce type une larve énervée .
                                      Je l’attends sans ses gardes du corps, il est fort avec mais face un handicapé, sans ses gardes du corps il chie dans son froc . (comme son fils Jean, c’est du vécu, petit trouillard à papa ! )
                                      Chez moi on dit une grande bouche avec des petits bras .

                                      Allez Sarko, fais plaisir à Carlita, joue les hommes pour une fois, seul à seul face à un handicapé !


                                      • Reinette Reinette 6 février 2009 18:39

                                        Dans « Il était une fois la révolution  », il y a cette scène où Juan, révolutionnaire malgré lui, lance à l’oiseau qui vient de lui maculer la tête : « Et pour les riches, tu chantes ! » ...


                                        • Reinette Reinette 6 février 2009 18:46

                                          OLIGARCHIE

                                          Une oligarchie - du grec oligos (peu nombreux) et arkhê (commandement) - est un forme de gouvernement par une classe dominante peu nombreuse qui s’est cooptée elle-même selon des critères mal définis. Sa légitimité n’est pas fondée sur celle des autres types de régime : ni d’être les meilleurs (aristocratie), ni les plus riches (ploutocratie), ni les plus populaires (démocratie). ni la plus compétente (technocratie), ni non plus le tirage au sort, la force ou l’hérédité, mais d’exercer un pouvoir de fait, en s’appuyant parfois sur un ou plusieurs des critères de légitimité qui caractérisent les autres régimes.

                                          Le terme oligarque, qui n’était plus utilisé que pour l’histoire des sociétés anciennes ou les récits de science fiction, a trouvé un regain de faveur pour désigner les hommes d’affaire riches ayant des liens avec le pouvoir politique qui ont émergé en Russie après la désintégration de la bureaucratie du régime soviétique.

                                          Wikipédia
                                           


                                          • grangeoisi grangeoisi 6 février 2009 19:41

                                            Peu importe de quel bord est Sylvain il s’exprime toujours avec mesure et recherche d’une analyse autant que faire se peut à charge et à décharge.Pas comme certains investis d’un science autoproclamée la seule valable et qui nous gonflent à longueur d’articles !


                                            • furio furio 6 février 2009 19:58

                                              Dictateur certes !! Mais petit !!

                                              Un sarkygnol bon à rien ! Voila mon sentiment sur ce pauvre personnage qui a déshonnoré la fonction présidentielle à jamais en France !!

                                              Le pire de la sarkygnolerie c’est le soutien au pathétique kouchner !! Lamentable ! Soutenir un type qui s’est enrichi sur le dos de pays dont les populations crèvent de faim !! BELLE MENTALITE !! quelle clique cette cliquaille sarkosy !!


                                              • Sylvain Rakotoarison Sylvain Rakotoarison 7 février 2009 01:51

                                                A tous : merci de vos commentaires.

                                                Il y a une suite à cet article qui a été écrit avant l’intervention de Nicolas Sarkozy à la télévision.



                                                • sisyphe sisyphe 7 février 2009 07:15

                                                  				par Sylvain Rakotoarison 								 (IP:xxx.x23.186.253) le 7 février 2009 à 01H51 				 				
                                                  				

                                                  								
                                                  				
                                                  					A tous : merci de vos commentaires.

                                                  Il y a une suite à cet article

                                                  Houla !! smiley
                                                  Si elle est du même tonneau, garde la dans ta cave : on ne sait jamais, des fois que ça se bonifie en vieillissant ...


                                                • Sylvain Rakotoarison Sylvain Rakotoarison 7 février 2009 01:53

                                                  A Non666 (IP:xxx.x2.195.174) le 6 février 2009 à 12H41
                                                  je vais tenter de vous répondre.

                                                  1. Le mode de scrutin n’est pas constitutionnalisé mais régi par des lois organiques beaucoup plus faciles à modifier. Je l’ai d’ailleurs déploré en son temps (avril 1985 par exemple, une décision de Mitterrand qui entraîna la démission de Michel Rocard).

                                                  2. Ce mode de scrutin uninominal majoritaire à deux tours, il date de 1958 et n’a eu qu’une exception, mars 1986 (proportionnelle à la plus forte moyenne dans les départements). Michel Debré (qui est le premier inspirateur de la Constitution) n’avait pas eu gain de cause car il voulait un seul tour, sur le modèle britannique. Donc, Nicolas Sarkozy, né quelques années auparavant, n’y peut rien même s’il en a profité comme le PS en son temps (Jospin et Mitterrand). Rien de nouveau donc sur la prétendue "dictature" qui arrive par ce mode déjà très ancien de représentation (les seuls changements depuis 50 ans concernent les sénateurs élus pour un mandat plus court, plus nombreux à la proportionnelle et avec un corps électoral représentant plus les zones urbaines ; c’est peut-être insuffisant mais nettement mieux qu’il y a 50 ans).

                                                  3. Le contrôle de l’exécutif est effectivement la 2e mission (d’égale importance) du Parlement avec le fait de légiférer. Effectivement, à ce titre, tous les courants d’opinions peuvent y recourir, ce serait normal. Mais parallèlement, le fait majoritaire est un élément important. La IVe République est désormais lointaine, mais l’absence de majorité rendait très difficile l’action gouvernementale. A titre personnel, je ne suis pas contre une dose de proportionnelle, d’autant plus que le scrutin majoritaire ne garantit pas une majorité absolue à tous les coups (exemple : juin 1988).

                                                  4. A priori, je ne connais aucune loi, organique ou constitutionnelle, qui fasse ou ait fait de l’ostracisme contre un parti politique particulier. Si je me trompe, merci de m’en indiquer les références. Et dans tous les cas, une telle idée serait contraire au principe d’égalité inscrit à l’article 4 de la Constitution.

                                                  5. Je souscris à votre analyse sur la recrudescence du régime des partis, mais elle n’est pas récente ; c’est depuis plus de 20 ans. Jacques Chirac : Premier Ministre ET président du RPR de 1986 à 1988, Alain Juppé : Premier Ministre ET président du RPR de 1995 à 1997. Je regrette que le Président de la République ait participé personnellement à la réunion d’un parti (l’UMP) car il représente en principe l’ensemble des Français.

                                                  6. Je ne suis pas favorable au bipartisme mais j’expliquais que l’élection présidentielle directe et l’union de la gauche a rendu inéluctable la constitution de deux groupes gouvernementaux. Ici par exemple :
                                                  http://rakotoarison.over-blog.com/article-22868673.html

                                                  7. Si on prend quelques partis en particulier :

                                                  - NPA/LCR : à ma connaissance, j’ai encore entendu très récemment qu’il ne s’agissait pas d’être au gouvernement. Culture d’opposition ? Ni alliance avec le PS (contrairement aux PCF et PRG), ni objectif de devenir un jour majoritaire (avec 8 000 militants, on peut comprendre).

                                                  - MPF : allié à l’UMP. En Vendée, c’est patent. Idem que le NC.

                                                  - Debout la République : difficile à dire puisqu’en juin 2007 (date des dernières législatives), il était inclus à l’UMP. Reste à savoir si l’UMP & cie mettra des candidats contre lui en 2012 (je n’en ai aucune idée).

                                                  - Verts : alliance avec le PS.

                                                  - FN (nous y voilà) : le FN a été violemment contre le RPR et plus particulièrement contre Jacques Chirac depuis très longtemps. Le FN a fait en sorte de laisser un candidat PS minoritaire gagner en juin 1997 dans plusieurs dizaines de circonscriptions (triangulaires), mais n’a cependant pas été la cause de la victoire du PS (qui a gagné avec un plus large écart). Inutile de rappeler le 2e tour de 2002 évidemment. Jamais le FN n’a voulu gouverner avec le RPR (à la différence de Bruno Mégret et de son MNR). Et dans une alliance, il faut de toutes façons être deux, jamais l’UMP (ou RPR/UDF) n’a voulu faire une majorité nationale avec le FN (certains se sont risqués à des alliances locales, notamment Jean-Claude Gaudin en PACA en 1986 ou Charles Millon en Rhône-Alpes en 1998), ce qui clôt le débat. Si vous trouvez des déclarations de Jean-Marie Le Pen réclamant une majorité gouvernementale avec le RPR de Jacques Chirac, je suis preneur : date, lieu, contexte et citations.

                                                  - MoDem : c’est délicat à bien analyser avec si peu de recul. Il a refusé toute alliance aux législatives (mettant même des candidats contre des anciens UDF-bayrouïstes), s’inscrit contre le bipartisme mais toute sa stratégie vise plutôt à remplacer le PS dans ce bipartisme.

                                                  8. Sur les rôles respectifs du Président de la République et du Premier Ministre. On peut le déplorer, mais rien de changé depuis 50 ans. De Gaulle faisait signer des démissions sans date à ses Premiers Ministres (constitutionnellement, il n’avait pas le droit de les renvoyer). Pompidou renvoya Chaban-Delmas au moment où les députés lui avaient renouvelé leur confiance (1972). Chirac a démissionné en 1976 car il n’avait pas de pouvoir. Mitterrand dirigea tout, avec un sommet : sous Edith Cresson (1991-1992), Bérégovoy la court-circuitait en travaillant directement avec Mitterrand. Raffarin, Juppé et De Villepin étaient des Premiers Ministres pas moins loyaux avec Chirac que ne l’est François Fillon avec Nicolas Sarkozy. Enfin, seul constat : Matignon devient maître en période de cohabitation. Où est l’avancée de la dictature ? Toujours l’effet de la Ve République, rien de neuf. Pas forcément satisfaisant non plus.

                                                  Cordialement.


                                                  • Mouche-zélée 7 février 2009 06:30

                                                    D’accord, vous nous avez prouvé que les mots n’ont plus aucun sens .

                                                    D’après-vous qui sont les tout premiers à avoir vidé les mots de leur sens afin de se sortir de leurs propres engagements par des cabriolles, sinon les politiques ?

                                                    Quand un président dit à ses citoyens, (ses véritables employeurs puisqu’il n’est que l’employé élu, censé représenter les citoyens), "casse toi pauv con" pour juste après créer le délit d’outrage pour punir ceux qui répètent ses propres propos, n’est-ce pas là une dérive autoritaire ?

                                                    En effet, d’après l’exemple de nos politiques TOUT est permis actuellement !


                                                  • gimo 7 février 2009 22:09

                                                    @ ...tous...

                                                    L’information libre sur internet, qui est une cible prioritaire de l’Etat UMP, est désormais gravement menacée.
                                                     


                                                  • MAIKEULKEUL 7 février 2009 01:58

                                                    Vous vous êtes quand même rendu compte que l’auteur était là pour occuper l’espace médiatique

                                                    Comme son maître, le nabot, occupait jeudi, une fois de plus, les chaînes TV

                                                    Je ne vois pas l’intérêt de répondre, ou même de relever de pareilles âneries.


                                                    • sisyphe sisyphe 7 février 2009 06:51

                                                      Rakoto Arison, c’est le fils de Georges ? 
                                                      Il aurait mieux fait de rester dans la musique ....


                                                      • major grubert major grubert 7 février 2009 08:39

                                                        comme il semble difficile de s’exprimer sur ce forum quand on est pas de gauche...
                                                        si une dictature s’installe à droite dans notre pays, elle est déjà bien en place sur ce forum !
                                                        je suis même étonné que ce post existe et de plus en première page.
                                                        un dernier sursaut de démocratie ou une tentative désespérée de prouver que l’on est vraiment la voix du peuple dans son ensemble ?
                                                        allez, un peu de courage ! juste dix "moins" à faire pour que mon post se referme. smiley


                                                        • Mouche-zélée 7 février 2009 10:22

                                                          major gruber

                                                          Je pense que vous vous trompez globalement .
                                                          Toutes les sensibilités sont représentées il est donc normal de retrouver des articles de sensibilité de droite aussi ...

                                                          Après, pour les gens de droite, vous réaliserez qu’ils sont partout comme ceux de gauche, donc forcément un article de droite attire des gens de droite en soutien et des contradicteurs de gauche également .
                                                          Ce n’est pas du 50/50 il y a des variation dans les participations mais regardez globalement la page d’acceuil, les articles de gauche sont loin d’être rares ...



                                                        • Francis, agnotologue JL 7 février 2009 11:37

                                                          Major Grubert : ""je suis même étonné que ce post existe et de plus en première page"".

                                                          D’une part, si c’est ce post de Rokotoarian que vous jugez de gauche, alors c’est que vous-même vous vous situez à l’extrême droite. Et si vous craignez qu’une dictature s’installe à droite, dites nous SVP ce que ferait selon vous, un gouvernement d’extrême droite ?

                                                          Vous aurez noté comme tout le monde bien entendu, qu’Eric Besson, grâce lui soit rendu d’avoir fait son coming out, est déjà dans l’extrême droite ?


                                                        • Nathan Nathan 8 février 2009 11:10

                                                          N o P


                                                          • keiser keiser 8 février 2009 14:08

                                                            Donc Monsieur Sylvain Rakotoarison , tout va bien dans notre chere patrie si enviée par les autres .

                                                            Le fond de ma pensée , c’est que je desaprouve totalement votre demonstration primaire .

                                                            Trop facile de dire :
                                                            Ah mais lui il à fait ça de bien plus grave , alors notre petite éminence n’a pas de raisons de se gener .

                                                            En argumentant de la sorte , il est evident que la democratie va serieusement avancer .

                                                            En tout cas , merci de m’avoir rassurer de la sorte .
                                                            Du coup , je n’ai plus peur du tout  smiley



                                                            • Nathan Nathan 8 février 2009 15:42

                                                              Avidité, solidarité, piété, et cetera...


                                                            • Polemikvictor Polemikvictor 8 février 2009 18:05

                                                              J’aime quand un democrate utilise le qualificatif primaire pour ses adversaires, cela fleure le bon vieux marxisme de derriere les fagots quand denoncer la tyrannie en URSS entrainait automatiquement le qualificatif d"anticommunisme primaire ! Le peché absolu.
                                                              Cest vrai que moins de voies dénoncaient la dictature en URSS qu’il y en a pour denoncer celle de Sarkosy en France.
                                                              Il faut croire que les Russes étaient moins clervoyants et moins courageux que ces français vivant sous le joug d’une majorité légalement et librement élue.



                                                            • lespacearcenciel lespacearcenciel 9 février 2009 04:56

                                                              "Quand on lit, sur Internet, et en particulier sur Agoravox, un certains nombre d’articles laissant croire que la France est devenue une dictature, et ce depuis le 6 mai 2007, on a de quoi tomber de haut."
                                                              Je n’ai même pas pris la peine de lire plus loin...

                                                              De la Merde cet Article : "Je ne te dirai pas Casse toi Pauv Con", par respect... car toi aussi tu me fais de la peine. Pathétique !!! Comment peut-on oser écrire de tels Articles ?!%*£$µ !? Il y en a pour certain que la Lobotomie Sarkozienne Marche à plus que Domfffff. Faut arrêter le Netzquik le Matin aggémenté à la poudre blanche ou à la sauge hachée menue avec ajout de Torrine ?!%*£$µ* !?!
                                                              Ca leur fait de drôles d’effet dans la Tête : pour preuve !!!
                                                              Tiens écoute donc ça : Banane smiley


                                                              • lespacearcenciel lespacearcenciel 9 février 2009 05:16

                                                                Et pour aller encore plus loin, voici uniquement pour toi, cher Auteur, cette petite histoire qui je l’espère t’inspirera de longues heures de "Méditation". Car à ce que je vois tu en as plus que rudement besoin :

                                                                “Imaginez une marmite remplie d’eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite. L’eau se chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue de nager. La température commence à grimper. L’eau est chaude. C’est un peu plus que n’apprécie la grenouille ; ça la fatigue un peu mais elle ne s’affole pas pour autant. L’eau est maintenant vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle est aussi affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. La température de l’eau va ainsi monter jusqu’au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir, sans jamais s’être extraite de la marmite.

                                                                Cette expérience peu recommandable est riche d’enseignements. Elle montre que lorsqu’un changement négatif s’effectue de manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps pas de réaction, pas d’opposition, pas de révolte.”

                                                                Tu m’as énervé, vraiment !!!


                                                                • Polemikvictor Polemikvictor 9 février 2009 08:13

                                                                  Voila des propos subtils et nuancés qui mettent en valeur le vrai démocrate.


                                                                  • jcl44 jcl44 9 février 2009 09:13

                                                                    Amusant. Selon les dires même de notre Roi, il aime à rencontrer les citoyens mais lorsque ceux-ci sont "trop près" (Ex : Saint-Lô), il dit que la sécurité laisse à désirer et vire le préfet en place. S’il continue, la bonne distance sera de rester enfermer dans son palais, au regard de la notoriété qu’il se construit !

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