OEufh Ben oui mais non Olivier, pour l’espoir de voir les choses s’améliorer du fait du départ de l’Al Ali, j’avais écrit : Ben Ali peut partir, son remplaçant sera le même (em’pire...). Pour moi, il n’est parti que pour « faire croire », pour calmer « le jeu », mais le prochain est son copain... ça se passe comme ailleurs, ils ne vont pas laisser leur place comme ça, enfin c’est mon avis.
Oui, il y a en effet bien des (mal)chances qu’on récupère aussi celui-là ; terre d’accueil pour des’potes mafieux ; pour l’hébergement, on ne s’en inquiètera pas puisque ce sera encore aux frais de la princesse pétasse raie publique.
Un petite suite au Crillon ou autre Mariott ; ce sera dans les chiffres de l’année prochaine -1600 milliards d’euros, on est plus à quelques millions près, prêts, zut, comment on l’écrit déjà ? Si les Français qui aiment tant le pognon ne changent rien avec une « ardoise » d’actuellement 26000€ par tête (du cheptel) c’est que sharkossi & c° nous aurons eu à l’usure... des banques. Après tout cette ardoise du citoyen n’est jamais que le prix d’une cafetière...
Chaque fois que je vais passer quelques jours en Allemagne, comme ce sont les gens qui m’intéressent et non leur politique, ce que je remarque c’est que, comme ailleurs, beaucoup s’emploient à ressembler le plus possible à des bourgeois et parlent aussi pognon (moins qu’en F’rance et ce n’est pas difficile), mais le plus flagrant c’est la gentillesse des gens toujours prêts à vous renseigner, vous aider du mieux qu’ils peuvent et ça, ce serait plutôt une preuve que le morose individualisme f’rançais ne les concerne pas. Les jeunes (de tous les âges) sont, à mon sens, extraordinaires ! Voilà pour la note du peuple (pas pipole)...
Toujours de bons articles sans agressivité ; je ne sais pas si je peux autant tenir mon indignation loin du clavier en décrivant ce monde qui marche sur la tête, quand il en a une... autre que celle de l’en-peur-heurs du moment.
Je m’étonne que Gérard Lucon et certains lecteurs de ce site (plus avertis que la moyenne) ne sachent pas encore que les élections sont de la poudre aux yeux et que tout est déjà décidé sans nous. « Je te donne ce poste si tu me donnes celui-là », à coup de signatures et autres magouilles.
Ben Ali peut partir, son remplaçant sera le même (em’pire...).
Quant à l’idée de Dogon pour un vote obligatoire (même avec comptage de votes blancs, qui disent assez que les candidats en lice ne les représentent pas), c’est faire bien peu de cas de ceux qui ont des idées anarchistes, ou qui ne veulent pas s’impliquer dans une mascarade (déjà permanente) donc de la liberté de chacun à participer ou non à l’établissement de l’incarnation d’un pouvoir sur le trône. Tout ce qui est « obligatoire » (et débouche toujours sur « faire plier ») me hérisse !
Mouais, laïcité c’est vite dit, mettons qu’elle est aussi à géométrie variable.
Ensuite pour ce qui est du laïc - voulu par nos zélées zélites zélotes du pouvoir politique - en place et bien assis (pour l’instant) - ce serait un « bug » qui leur ferait mal au c.. , les empêchant de s’asseoir. (! ?)
Mince, c’est donc qu’on nous aurait échangé le kalif et ses vizirs contre un gang de fakirs...
« Cette petite phrase qui a fait le tour du monde a été attribuée à Malraux, mais il la récusa. André Frossard rapporta le premier cette pseudo-prophétie dans une de ses chroniques qui fut publiée sous ce titre. L’essayiste catholique avait probablement communiqué le texte à Jean-Paul II qui le cita. Il est difficile d’affirmer que Frossard ait inventé de toutes pièces les paroles qu’il met dans la bouche de Malraux : « je n’ai jamais eu que cinq ou six conversations privées avec [lui], mais ce fut chaque fois pour l’entendre parler de religion, et je suis tout à fait sûr d’avoir été le premier à recueillir sa fameuse formule sur le XXI° siècle, que l’on déforme aussi souvent qu’on la cite. Il ne dit pas : « Le XXI° siècle sera religieux ou ne sera pas. », mais « Le XXI° siècle sera mystique ou ne sera pas. », ce qui n’est pas tout à fait la même chose. » (Michaël de Saint-Cheron, Malraux, la recherche de l’absolu).
Malraux s’expliqua pour la première fois à ce propos en 1975 à son ami et traducteur japonais Tadao Takemoto, qui lui rappelait qu’il avait lui-même prononcé cette phrase lors de son dernier voyage au Japon : « Quant au siècle prochain, ce que j’avais dit, c’est qu’il était extrêmement possible que, dans ce domaine que l’on appelle psi, se mêlaient encore pour l’instant des choses sérieuses et d’autres pas. […] Si le prochain siècle devait connaître une révolution spirituelle, ce que je considère comme parfaitement possible (probable ou pas n’a pas d’intérêt, ce sont des prédictions de sorcières, mais possible), je crois que cette spiritualité relèverait du domaine de ce que nous pressentons aujourd’hui sans le connaître, comme le XVIII° siècle a pressenti l’électricité grâce au paratonnerre. Alors qu’est-ce que pourrait donner un nouveau fait spirituel (disons si vous voulez : religieux, mais j’aime mieux le mot spirituel), vraiment considérable ? Il se passerait évidemment ce qui s’est passé avec la science. » (extrait de « A propos de la réincarnation » André Malraux, Cahiers de l’Herne, p 396-399).
Marius-François Guyard, qui dirigea l’édition du miroir des limbes dans la Pléiade, nie que Malraux ait pu prononcer ces mots en s’appuyant sur deux passages inédits, tirés des différents états du manuscrit original d’ « Hôtes de passage » : « On m’a fait dire : Le XXI° siècle sera religieux ou ne sera pas. Formule ridicule. En revanche, je pense réellement que l’humanité du siècle prochain devra trouver quelque part un type exemplaire de l’homme. » Retravaillant son manuscrit dactylographié, Malraux y apporta une nouvelle correction : « on m’a fait dire : Le XXI° siècle sera religieux ou ne sera pas. La prophétie est ridicule ; en revanche je pense que si l’humanité du siècle prochain ne trouve nulle part un type exemplaire de l’homme, ça ira mal…Et les manifestations [de mai 68] et autres ectoplasmes ne suffiront pas à l’apporter. »
A dit, n’a pas dit... ? Peu importe. Privilégions les faits afin de bien voir. Ce que je sais c’est que les exposés martelés à grands coups de médias à ceux qui leur prêtent encore temps/énergie ne valent pas tripette et que partout les yeux se décillent, les consciences s’ouvrent, poussées sans doute par l’air du temps et par une autre propagation, plus subtile et profonde, que celles des pantins des vitrines.
Et comme disait une de leurs innombrables victimes assassinées :
Et ils se multiplient exponentiellement pendant que les arrogants se prennent pour des dieux - quitte à les remplacer - dans leur tour d’ivoire bien trop haute pour y voir, ça nargue, festoie, provoque, jubile, rigole quand ça tremble pas.
On peut être qui on veut, du moment qu’on permet la même chose à son voisin et qu’on ne tue personne (pour ses idées, sa culture ou autre). Stop aux tricheurs, menteurs qui appellent au meurtre, à l’intolérance. Liberté ? Egalité ? Fraternité ?