La retraite des fonctionnaires, c’est budgété sur combien d’années ?
Parce que si c’est sur 50 ans ou plus, c’est franchement pas grave ces 3000 milliards et des brouettes. C’est une information essentielle, et ce texte ne veut pas dire grand chose sans elle.
En plus, je ne comprends pas bien d’où ce chiffre vient, puisque les fonctionnaires payent aussi des cotisations retraite intégrées à leur salaire. Bien sûr, c’est l’État qui paye ce salaire, mais ce n’est pas comptabilisé dans la colonne « dette de la retraite des fonctionnaires ».
Ou bien l’origine de ce déséquilibre provient de la purge drastique de la fonction publique initiée par Sarko, et poursuivie sur un rythme moins soutenu par ses successeurs. Forcément, ça crée un déséquilibre entre fonctionnaires actifs et inactifs.
Bref, il me semble que cet article provient d’un délire libéral (comme il y en a beaucoup) mal analysé par l’auteur.
Les libéraux écrivent des pensums à jet continu sur la soit disant trop grande dépense publique en y intégrant n’importe quoi, puis jouent les prophètes de malheur, préviennent de pluies de grenouilles, d’invasion de sauterelles et autres calamités bibliques si on ne détruit pas l’État trop dépensier... Sauf les « fonctions régaliennes » bien sûr, c’est à dire essentiellement des flics pour taper sur les pauvres quand ils ne sont pas contents, et pour défendre les biens des riches.
Ce texte est particulièrement bizarre (je parle du résumé que fait l’auteur de l’original d’Atlantico), puisqu’il pointe à juste titre la corruption de la haute fonction publique, sans la chargée de ses péchés réels, à savoir le transfert massif de richesses des pauvres vers les riches qu’elle organise, mais l’accuse au contraire de faire ce pour quoi elle est faite, entre autres payer la retraite des fonctionnaires. Ce qui en l’occurrence n’a rien à voir avec la corruption d’une partie de ladite haute fonction publique.
Le mouvement des dissidents LFI (les Corbière, Simonet, etc) a déposé les statuts de leur micro-parti, curieusement nommé « Après », le 21 mai... C’est à dire que ces gens voulaient l’investiture de LFI pour la quitter ensuite, et comme ça se savait, il se sont fait éjecter. Et ils viennent pleurnicher de s’être fait « purger ».
Ils se sont juste fait griller par Macron avec sa dissolution imprévue. Ils voulaient préparer le terrain pendant encore 3 ans en balançant des torpilles contre LFI à chaque occasion...
Le cas Ruffin est un peu différent puisqu’il n’était pas formellement à LFI, mais il suivait la même démarche avec la même stratégie.
Ruffin m’a énormément déçu, et je ne suis pas le seul. Je pense que sa carrière politique est terminée, à moyenne échéance. Et les ventes de Fakir vont sacrément baisser...
Il y a beaucoup des décisions que l’on peut prendre par ordonnances. La macronie ne s’en est pas privé ces dernières années.
Vous ne comprenez pas que les compromis sont justement la pire des choses à faire dans cette situation. Il faut se battre bec et ongle sur ce programme sans rien lâcher. LFI a les personnalités pour ce combat. Le PS n’essayera même pas.
Ce combat politique, quel qu’en soit l’issue, ouvrira des débats et fera tomber pas mal de masques, et préparera l’avenir. Il sera difficile à pas mal de députés centristes (et RN...) de justifier un refus de taxer les super profits, par exemple. Les compromis tueront l’avenir. Les compromis, dans la situation politique et social de notre pays (que vous ne semblez absolument pas comprendre), c’est le FN au pouvoir dans 3 ans.
Le « barrage républicain » n’est pas reproductible : celui-ci était le dernier. Et en plus il s’est fait à sens unique : les sondages montrent que si une majorité d’électeurs de gauches ont fait l’effort de voter macronoïde ou même LR, l’inverse a été minime. Si les électeurs de droite avaient voté comme les électeurs de gauches, le NFP aurait été assez proche de la majorité absolue. Vous ne pourrez pas redemander aux électeurs de gauche d’être cocu une seconde fois.