Jeu de la mort ou X-croquerie télévisée ?
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La télévision aime parler d’elle, c’est certain. Que d’émissions où d’anciennes séquences sont rediffusées. Il y a même des émissions, comme les interminables bêtisiers et autres arthurerie où l’on se repasse des images comme s’il s’agissait de faits d’armes héroïques et d’ailleurs, une présentatrice vient d’être décorée de la légion d’honneur. Pour faire parler d’elle, rien de tel qu’une émission au potentiel polémique démesuré. Le jeu de la mort va susciter des réflexions, des débats, des polémiques et même des tonnes de commentaires et autres éditoriaux, même si Baudrillard n’est plus, lui qui aurait sans doute torché un excellent papier. Ce jeu de la mort risque de faire autant débat que la plus emblématique des émissions controversées, Loft Story, qui il y a dix ans marquait l’avènement d’une télé réalité déclinée comme une transgression par rapport à l’ancienne télé du temps de Léon Zitrone, une télé assumant l’héritage de la vertu républicaine du monde des lettres et de la bienséance académique. Ceux qui ont suivi la polémique autour de cette émission rendue célèbre grâce à une fameuse séquence de baise improvisée dans une piscine se souviennent des tonnes de papier sur ce sujet et même dans les forums de l’Internet naissant. Dire du mal de Loft Story était le passage obligé de tout éditorialiste et autre intellectuel soucieux de soigner son image de chevalier blanc de la morale cathodique. Dire du bien de Loft Story était réservé au camp des innovants, des francs-tireurs, des nouveaux rebelles de salon désirant choquer le passant avec des sentences et autres acclamation de la nouvelle télé, avec les nouvelles mentalités, les nouvelles technologie, une nouvelle génération, bref, les nouveaux modernes louant cette moderne modernité face aux vieux modernes nostalgiques des dossiers de l’écran et de la très sérieuse série des rois maudits, diffusée aux débuts de la télévision en couleur.
Le jeu de la mort n’est pas à proprement parler une émission. C’est juste une expérience qui de toutes façons, ne pourra plus être refaite une fois le pot aux roses dévoilé sur la grande chaîne publique, un peu comme une caméra caché mélodramatique. On ne fait piéger une fois mais pas deux. Des Français, sans aller jusqu’à dire qu’ils ont été piégés, se sont trouvés dans la position de cobayes pour une expérience censée être la réplique de la célèbre étude de Milgram, dans laquelle fut testé la propension des individus à se soumettre à une autorité et à transgresser les règles morales au point d’infliger à un faux patient des décharges électriques. Presque un classique.
Que dire de plus que ce qui a été dit ? La télévision est devenue une autorité que les gens suivent. Comme d’autres autorités qui les font obéir. Cette conclusion semble évidente. Imaginons le même dispositif orchestré comme une pièce de théâtre fictive, un test proposé à des cobayes humains. Le résultat serait le même. L’expérience de Milgram, comme cette du jeu de la mort, pèche par son côté artificiel, sa mise en situation d’individus dans des contextes qui ne sont pas réels mais sont censés être des répliques du réel. Les conclusions sont difficiles à tirer, d’autant plus que les individus sélectionnés ne sont pas représentatifs de la population. Ces gens ne sont pas choisis au hasard, comme ceux des panels dans les sondages. Ils ont répondu positivement à la proposition de participation à un jeu télévisé. Et donc, ils étaient déjà conditionnés pour accepter les règles du jeu. Comparer les 60% de l’expérience de Milgram avec les 80% de l’expérience de l’X-trême n’a aucune valeur scientifique. Et puisqu’il est question d’autorité, le réfractaire que je suis refuse d’accepter les enseignements et les conclusions proposées par ces scientifiques manipulateurs aux téléspectateurs. Il faut dire qu’avec l’épisode de la pandémie grippale, je suis vacciné contre les médias, y compris quand ces médias veulent se donner quelques onces de déontologie en mettant en scène la démonstration au service de leur docte autocritique.
Cette émission aura eu au moins le mérite de déjouer la ruse de ces scientifiques qui croient transposer les conditions réelles de l’existence en les reproduisant dans un laboratoire. L’expérience de Milgram a été démystifiée. La science positiviste a cru en tirer quelques conclusions scientifiques tendant à expliquer le nazisme et ses conséquences, et ce, dans le sillage du behaviorisme très en vogue dans les années 60 aux States. Mais hélas, il n’y a pas de conclusion tangible à extraire de l’expérience de Milgram. L’homme placé dans un laboratoire, qu’il soit scientifique ou médiatique, réagit différemment que l’homme placé dans la vraie vie. Néanmoins, cette expérience aura dévoilé l’abandon et l’errance de l’individu contemporain, disloqué dans sa conscience, dédoublé lorsqu’il s’agit de jouer un jeu de la mort, anesthésié par l’animatrice et le public. Un homme tout aussi dédoublé lorsqu’il s’agit de jouer dans le monde du travail et de laisser partir à l’abandon ses collègues licenciés. Le jeu de la mort a révélé l’homme résigné, qui accepte les règles et ne sait plus se rebeller face à un système qui l’écrase. Pourtant, une éclaircie, le vote contre le TCE en 2005 et le refus de la vaccination. Comme quoi, le genre humain présenté à la télé et jeté en pâture aux téléspectateurs est quelque peu falsifié, biaisé. La télévision est un Janus qui dévoile autant qu’il manipule.
Au final, cette expérience aura été une occasion de se servir de l’homme comme d’un instrument pour servir des desseins pas forcément honorables. Un livre est sorti. De belles rentrées d’argent en perspective pour ses auteurs, avec une publicité gratuite en prime time. On appelle cela télévision publique, partie prenante du service public. Et finalement, on pense inévitablement à une escroquerie médiatique bien jouée puisqu’elle incite les spectateurs à accepter les conclusions grâce à quelques psychologues incarnant l’autorité scientifique.
86 réactions à cet article
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Ce n’était pas une expérience scientifique parce que ce n’était pas une étude neutre :
1 - Le panel a été méticuleusement choisi parmi des fans de télé réalité.
2 - Ce n’étaient pas des sujets d’expérience mais des joueurs : les personnes avaient en tête l’esprit d’un jeu contrairement à l’expérience de Milgram qui se déroulait dans un laboratoire avec des hommes en blouses blanches.
3 - Les interprétations sont erronées : on conclut à 81 % de défaillance mais sur un panel qui n’est pas représentatit de la société puisque le casting visait de gros consommateurs de télé réalité.
4 - Des personnes raisonnables (non abruties pas ce type d’émission) auraient réfléchi avant de s’engager par écrit (par exemple : "est-ce que je signe le paragraphe qui dit que je peux être conduit à envoyer des charges électrique potentiellement mortelles ? )
De façon générale, les personnes raisonnables évitent de se trouver en situation de soumission à une autorité illégitime et abusive. Ici, les candidats s’y sont livrés délibérément et par jeu. Tout est donc faussé et cette manipulation vise à la sidération des foules.-
C’est à peu près ça
Une analyse plus complexe nécessiterait un accès aux personnes concernées
Ajoutons le côté faux cul des producteurs : « n’ayez pas peur, vous être normaux, tout le monde aurait fait pareil, vous n’êtes pas responsables, ce n’est plus vous... »
Il faut bien un peu de pommade pour que les participants acceptent d’être diffusés au risque de la honte en croisant ses voisins
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« Le côté faux cul » est aussi une précaution juridique. On ne sait jamais en cas de suicide d’un candidat, la famille pourrait réclamer dommages et intérêts. Mais c’est aussi bien entendu un geste naturel et humain d’empathie envers des candidats qui ont été exposés à leur torture. D’ailleurs, c’est là encore un paradoxe : le spectateur retient que le comédien est torturé alors qu’il ne subit rien du tout et que c’est le candidat qui est soumis à la torture psychologique. Décidément, la télé ne forme pas les cerveaux...Comment s’étonner après que les raisonnements inversés et fallacieux du sarkozisme marchent si bien.
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"Aujourd’hui, chaque individu dans le monde regarde en moyenne, pendant trois à quatre heures par jour, essentiellement des émissions de divertissement qui se caractérisent par le voyeurisme, la vulgarité, la laideur, l’agressivité, le narcissisme, l’inculture, l’insignifiance, la stupidité, et de plus en plus, par l’obscénité. La télévision est devenue une arme de destruction symbolique et culturelle massive. » (Dany-Robert Dufour « La cité perverse »
Cette émission ne fait pas exception à la règle. -
« Plus d’éducation, moins de télévision ! »
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Bonjour,
Je suis d’accord qu’il y a un phénomène d’auto-sélection des candidats. Rien que le fait de répondre et de souhaiter participer à un jeu télévisé cible un certain public. Et comme tu le dis très bien en soit rien que le principe et la signature du contrat ou l’on dit qu’on va infliger des décharges électriques est hallucinant. Bon, je suis prête à imaginer que le petit paragraphe qui dit que c’est peut être mortel n’a pas été perçu. Qui n’a pas « zappé » un élément d’un contrat à cause d’une asterix maligne ou bien d’une étendue exagérée du contrat (genre le contrat écrit sur 5 pages, mais au bout du6eme paragraphe les lettres se mettent à danser la samba du fait de la taille délibérément minuscule des caractères choisis…). Mais en cours d’émission les candidats savent ce qu’ils font, j’espère (ou peut-être non en fait L) !
J’ai trouvé intéressant que la candidate « rebelle » qui a participé au débat (je n’ai malheureusement pas retenu son nom), soit une mère et non pas le révolutionnaire gauchiste que certains sur le forum voudraient mettre en avant. Le fait d’être mère (et je parle d’expérience) amène à se poser des questions sur le monde qui nous entoure, sur l’éducation des enfants et donc les valeurs. Personnellement, mes enfants regardent très peu la télé et toujours avec moi pour leur apprendre à décoder ce qu’on leur montre et à rester critiques. Comme l’a dit la prof de philo, dans le débat, il me semble que c’est un paramètre essentiel qui doit être intégré dans l’éducation : développer un esprit critique dans le sens le plus noble du terme !
Et reprogrammons « Arrêt sur image » !!!
Bonne journée -
Désolé mais « arrêt sur image » est mieux là où il est... aux oubliettes. Certes elle a eu quelques moments de bravoure mais à part ça cette émission était aussi hypocrite que les autres (cf. l’interview de Messier entre autre).
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Bonjour, Voris et Bernard.
Sur quoi vous basez-vous pour affirmer, en contradiction avec des informations entendues ou lues ici et là, que les candidats choisis l’ont été en fonction de leur goût pour la télé-réalité ? J’avoue que cette affirmation non seulement me surprend mais me hérisse quelque peu le poil car le protocole de recrutement semble avoir été fait précisément pour éviter cet écueil. Et mis à part un ou deux candidats qui reconnaissent avoir été consommateurs de télé-réalité, les autres n’y ont pas fait référence.
Certes, cette émission-expérience est sujette à bien des débats, et sans doute à bien des critiques. Mais il convient, dans le regard que l’on pose dessus, de ne pas tomber prêter soi-même le flanc à la critique en usant d’arguments fallacieux ou tendancieux.
Autre chose : cette émission n’est évidemment pas représentative de la vraie vie, mais elle n’en est pas si éloignée si j’en crois mes propres expériences. En voici une, vécue à l’armée, sur laquelle je reviendrai peut-être dans un prochain article :Il était une fois un sous-officier sadique qui prenait plaisir à rassembler le piquet d’incendie de la caserne plusieurs fois par nuit pour emmerder les appelés. Et ça marchait très bien : réveillés en sursaut 3 ou 4 fois dans la nuit, les bidasses se précipitaient au poste de garde, à l’autre bout de la caserne, en treillis, rangers et casque sur la tête comme le voulait le règlement. Après 2 appels lors de mon 1er piquet d’incendie, je me suis mis en pyjama puis je me suis couché tandis que mes camarades s’allongeaient tout habillés sur leur lit. Au 3e appel, j’ai eu la tentation de refuser d’y aller, ce qui m’aurait coûté quelques jours d’arrêts supplémentaires dans un palmarès déjà bien étoffé. J’ai pourtant choisi de me présenter... en pyjama. Cela m’a valu une convocation par le colonel qui, très étonné, a appris par ce biais les agissements de l’adjudant. Ce genre de plaisanterie a aussitôt cessé, et si j’ai subi pour la forme quelques jours de consigne, l’adjudant a été victime d’une sévère sanction. Conclusion : depuis plus d’un an, des appelés subissaient sans se rebeller un traitement sadique. Je crois malheureusement que la plupart de ceux-là auraient sans aucun doute poussé la manette des 460 volts !!!
Bonne journée.
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Je ne comprend pas cette attitude négativiste du tandem Dugué-Voris.
Pour une fois que la télé passe une émission intéréssante, portant de plus une critique acérée sur le système médiatique, il n’y a pas à faire la fine bouche.
Personne n’est plus critique que moi sur les médias. Mais il faut éviter de tout voir en noir et blanc.
Cette émission était intéressante et aussi proche de l’expérience de Milgram qu’elle pouvait l’être, de plus encadrée par une équipe de scientifiques.Ce que cette émission montre surtout, c’est la difficulté pour nombre de nos concitoyens de s’opposer à la norme, dans un contexte très normatif et uniformisant.
L’attitude normale et attendue d’un candidat dans un jeu TV, c’est d’être souriant, dynamique, positif. Quitter le jeu parce qu’on le trouve trop nul, cela va exactement à l’encontre de cela. Il y a aussi la pression sociale : quand vous êtes sous les projecteurs, il est difficile d’aller contre le système, car plus qu’un acte de désobéissance, c’est un acte de refus de la socialisation, c’est une sortie de façon définitive de ce cadre de règles implicites qu’impose le système.Ce que cela nous apprend aussi, c’est que la société d’aujourd’hui pousse constamment les gens à adhérer à des modèles, à des comportements, à des modes de pensée, au point qu’on peut parler de pensée unique.
Il ne pousse quasiment jamais à refuser, à se définir par un rejet, mais force constamment l’adhésion. C’est un mode de manipulation qui repose sur le positivisme : faire constamment adhérer les gens à des modèles, plutôt que de les laisser choisir ce à quoi ils pourraient s’opposer.C’est ainsi qu’à la télé, il n’y a que des présentateurs sympathiques, des journalistes emplis de positivisme, des candidats dynamiques, des potiches souriantes.
La pensée positive appliquée à la manipulation de masse.On ne critique jamais le fond, mais on reste sur la forme. Si le monde va mal, c’est pas parce que le modèle est une aberration, c’est parce que le modèle n’est pas assez bien appliqué.
Une fabrique de moutons de panurge, finalement, ce que le documentaire démontre parfaitement parfaitement.
Merci à ses auteurs.
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oh oh Fergus, sur le piquet, j’aurai bien avec vous à échanger....
ah le fameux piquet de la ronde....de nuit !
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ok, nous allons dire les choses autrement....
de l’armée et de ses manquements, de l’armée et de sa professionnalisation et de l’armée lié à la Cité.
La presse de plus en plus relaie l’information que même les étatsuniens ont recours aux mercenaires.
Dans quelle comédie sommes-nous installés depuis longtemps, guerre froide ayant obligé la mobilisation obligatoire de régiments inscrits au rôle de l’Otan.
Bien Fergus, faut ouvrir le débat.....
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Assez d’accord avec Voris
Je replace ici une analyse qui me paraît intéressante-
ce qui m’a le plus surpris c’est le manque de réaction du public qui semblait figé comme s’il ne croyait pas un mot de ce qui se deroulait sous ses yeux ! avait-il découvert le pot aux roses ? il est vrai qu’il suffit d’assister à un match de boxe pour être fixé sur les sentiments de bien des spectateurs et d’être affligé par la demande de sang. « panem et circenses » que ce genre d’emission ne soit pas possible en France j’aime à le croire mais il suffit de jeter un oeil sur les tv du monde et notamment au Japon pour se dire que nul est à l’abrit du sacrot saint audimat. gardons espoir en notre PAF mais il y a déja trop d’emission soit disant « réalité » qui
en plus d’être d’une bétise innommable flatte le coté voyeurisme du spectateur moyen. triste époque.-
Bonjour,
Moi aussi le comportement du public m’a intriguée. Bon, si pour le candidat, ils ont mis en avant dans le débat qui a suivi le documentaire, son isolement face à l’animatrice ; les gens dans le public, eux, n’étaient pas isolés. Je ne regarde pas les jeux et autre télé-réalités donc peut être vais-je me tromper, mais il me semble qu’en général on va à un événement ou un spectacle avec un ou des amis. On peut parler en douce avec son voisin. Une réaction spontannée d’indignation peut déclencher l’émergence de réseaux dans le public… S’il est dur de se lever tout seul, pour le candidat, comment le public a-t-il put être complice si ce n’était pas des acteurs ? Combien de gens sont sortis de la salle ?
On voit surtout les candidats dans le documentaire, mais le public aurait put lui aussi être un objet d’analyse intéressant.
Le résultat quelque soit les lacunes du protocole scientifique est tellement troublant : une personne accepte de faire souffrir et mettre en danger la vie d’autrui, dans l’allégresse générale des spectateurs ; que j’ai besoin d’essayer de comprendre.
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Bonjour, Aigle80.
Le public était tout aussi conditionné que les candidats, mais avec moins de pression car il n’intervenait pas sur le déclenchement des décharges électriques, sauf à les exiger à la demande du chauffeur de salle comme cela avait été répété préalablement.
Que ce public assiste sans trop d’états d’âme apparents à ce qu’il convient d’appeler une séance de torture, fut-elle justifiée par un « jeu », n’a rien d’étonnant : il suffit de se rappeler les bagarres de cour de récréation de notre enfance lorsque le « public » (les autres gamins) au lieu de séparer les combattants formait le cercle en réclamant du sang ! -
Bonjour Bernard,
Voici ce que j’ai pu lire de plus représentatif à ce sujet :
Par Peachy Carnehan (xxx.xxx.xxx.164) 17 mars 21:43
J’ai lu une chose instructive dans Libération, ce matin, qui a interviewé Laurent Bègue, prof en psychologie sociale : Selon lui, et après débriefing des cobayes, le profil type des participants qui sont allés jusqu’au bout est le suivant : "Des personne serviables, aimables(...) Ces personnes sont fiables, ponctuelles, consciencieuses. Le soumis est en fait quelqu’un qu’on aimerait avoir pour voisin« . A contrario ceux qui ont désobéi : »Dans les rebelles, nous avons des femmes et des hommes de gauche : être à gauche, c’est lié à la rébellion. Ou avoir participé à des grèves, des manifestations... Les rebelles dans la vie le sont plus dans l’expérience".
Le autres, qui ont arrêté l’expérience en cours écoutent leur conscience qui leur dit stop. Comme disait André Prévot : celui qui écoute sa conscience ne tarde pas à entrer en conflit avec la société...de là à penser que ce sont ceux qui ne votent pas... ?
Cordialement
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C’est n’importe quoi, moi je suis au MoDem et j’aurais aussi désobéi. Et je ne fais pas les manifs. Les questions que je me pose, c’est à quel moment aurais-je désobéi ? Sous quelle forme ?
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si tu te pose la question voris .............
tu aurait appuye sur le bouton -
Gueudin 18 mars 2010 11:42Je vais de ce pas prendre ma carte au PS et me soumettre à l’autorité ce parti tellement plus moral.
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regardez le socialisme des lendemain qui chantent, en jetant un coup d’œil à 1984 sur http://fr.wikipedia.org/wiki/1984_%28roman%29
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Bonjour, Je pense que beaucoup d’entre nous se sont un jour ou l’autre retrouvés dans une situation, certes moins dramatique, mais similaire : devoir choisir d’obéir à des ordres qui vont à l’encontre de notre éthique personnelle. Il s’agit alors de mesurer l’impact/la gravité des conséquences de l’obéissance avec l’enjeux. Par exemple : mentir pour sauver un collègue... Peut-on considérer ça comme un compromis acceptable ? On voit beaucoup de candidats qui hésitent et discutent avec l’animatrice... ils sont donc en train d’essayer de faire cet arbitrage... Et là l’animatrice utilise tous les moyens de conviction et d’intimidation, même les plus retords : « Dans 10 minutes il vous remerciera d’avoir continué... ! ». Il y avait effectivement en jeu une importante somme d’argent ! J’aimerai bien comprendre comment fonctionne le « prix » qui est sensé le gagné etc. pour mieux comprendre comment l’argent qui est le moteur des jeux télévisés interagit. Alors le problèeme pourrait non pas tant être le pouvoir de la télé, que l’appat du gain, l’animatrice étant « la gardienne des clés du trésor ».
Merci à tous -
Gueudin 18 mars 2010 15:52Voris,
C’est n’importe quoi, moi je suis au MoDem et j’aurais aussi désobéi.Voris, auriez vous désobéi en situation de guerre civile si votre commissaire politique vous demandait de l’aider à torturer un fasciste (votre voisin d’en face avant la guerre) ? Vous qui disiez qu’en situation de guerre civile vous seriez du coté des « tueurs de facho ». -
rebelles d’un jour , rebelles toujours ? Cela ne fonctionne pas comme cela ; il y a eu suffisamment de dictatures de droite comme de gauche pour constater que les bolchos ou les gauchistes sont tout aussi intolérants , voire potentielement génocidaires que les types de droite , même extréme ....
Bolchéviques russes , vietcongs, maoistes , castristes , khmers rouges , etc... etc... ne respectent pas plus leurs opposants que des fachos ne le feraient .....
D’ailleurs , il suffit de voir sur ce site comment la contradiction est traitée... -
bonjour lisa
j’ai fait cet article sur le sujet je te glisse le lien
http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=71838cordialement à+
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LS
BIEN +++++++++++
En résumé, cela veut dire que les soumis au pouvoir, dociles et serviles, ceux qui ont voté pour notre dictateur en chef, qui regardent les conneries de tf1, sont la majorité. Il sont aussi malheureusement les bourreaux et tortionnaires potentiels...Le autres, qui ont arrêté l’expérience en cours écoutent leur conscience qui leur dit stop. Comme disait André Prévot : celui qui écoute sa conscience ne tarde pas à entrer en conflit avec la société...de là à penser que ce sont ceux qui ne votent pas... ?
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1985 est un essai (en 2 parties) de John Burgess Wilson sous le nom de plume Antony Burgess, écrit en 1978
Plutôt que d’une suite au roman d’Orwell, Antony Burgess utilise le même concept. Basé sur l’observation de la société britannique et le monde en 1978.
http://wapedia.mobi/en/File:AnthonyBurgess_1985.jpg -
Bravo, une fois n’est pas coutulme je souscris entièrement à cette analyse, et j’applaudis même.
Il était dit dans le débat, par l’une des personnes invitées dites « beaux esprits » par Christophe Ondelatte, que, je cite de mémoire, les enfants notamment, savent faire la différence entre ce qui est « pour de vrai » et « ce qui est pour de faux ».
C’est le danger de la téléréalité que de battre en brèche, sans cesse, de plus en plus et inexorablement la frontière qui sépare le réel du scénarisé, du fictif. Cette émission qualifiée d’« expérience » était, en cela, un modèle du genre.
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Dis moi, jusqu’à quel âge as-tu cru au père-noel ?
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bonjour,
je dispose de quelques minutes pour donner un sentiment, un avis, adossés à des constats de vie sociale.
Une amie passe des concours espérant un recrutement à Pôle Emploi et à la C.A.F. En CDD, l’éventuel engagement. Cumul des deux concours : 3 écrits, 6 oraux (si retenue à l’issue des tests écrits). Les personnes désignées pour être membres des jury ont un emploi sûr, sont de la structure depuis des lustres et sont d’une agressivité inquisitrice à l’endroit des candidats ayant passé les premières épreuves avec succès.
Je suis moi même jury, dans une structure d’enseignement, et suis toujours écoeuré par l’attitude de mes pairs vis à vis des candidats.
La moindre loi, et je pense, là, à celle par exemple qui autorise moralement à faire du fumeur le dernier des délinquants l’obligeant, même à l’extèrieur de sa boite, à se cacher car fumer c’est ne pas être à son poste de travail alors que trois heures sur « Face Book » font de vous une bête de travail toujours rivée à son PC...
Ne plus avertir par appel de phares de la présence de flics sur le bord de la route les automobilistes que l’on croise...
Se délecter de la suppression d’emploi de fonctionnaires sans que l’on puisse même espérer voir sa propre condition améliorée de ce fait...
Ecrire sans cesse sur Agoravox sa haine, son mépris, son dédain à des populations toutes uniformisées par la couleur de leur peau, leur croyance, leur sexe bien cachés derrière son clavier comme le corbeau dans la nuit et le brouillard...
Toutes ces choses ne sont pas faites par les mêmes personnes...
Tout cela, et le reste, rend le test de Milgram éthiquement nul. Ethiquement néfaste au sens où, il autorise à penser que si l’on est scandalisé par la réaction des « bourreaux » et incapable soi même d’en faire autant l’on peut s’adonner, l’âme en paix, à la dénociation du fumeur, à la dureté envers des candidats à l’emploi, à la critique du travail ou de l’attitude de ses voisins de labeur...à toutes ces petites choses qui n’ont pas pour but de rendre la vie des autres, et donc la sienne par retour, plus agréable...
Trés cordialement.
Michel.
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Bernard Dugué
Entièrement d’accord avec vous : qu’il s’agisse del’« expérience » d’hier soir sur A2, avec le paquet de moyens mis en oeuvre, quasi-théatraux, pour entourer tout ça d’apparente authenticité scientifique, ou de l’« expérience » originelle, les dés sont pipés dès le départ...
Ca n’empêchera pas, comme vous le dites d’alimenter le commerce, ni de servir de référence aux psy d’opérettes qui savent si bien démonter l’âme humaine...On en reparlera surement chez l’homme delarue...-
Nous vivons dans un monde d’injustices.
Injustice que d’infliger une décharge à un humain ayant donné la mauvaise réponse. Injustice de placer des gens ordinaires en situation de soumission-dépendance.
Injustice encore que d’énoncer le chiffre de 81% d’obéissants « rassurant » ou « affligeant »,
Comme l’a bien dit Voris, c’est dès le départ qu’il faut savoir dire NON. Donc résister à la vanité de certains penchants (gain injuste, gloirette perso, frime, « aventure »...)
Quand on exige de vous l’obéissance absolue de chaque instant. (armée)
Quand on vous fait réciter le serment d’allégeance (dans les écoles US)
Quand on vous fait chanter l’« amour sacré de la patrie » (marseillaise)
Quand on vous demande d’éliminer d’autres candidats-concurrents, sans pitié...
Quand on vous invite, par intérêt, à la délation de collègues...
Etc.
Ces exemples sont typiques d’un placement sans conditions SOUS l’autorité, avec comme moyen de taire la conscience naturelle, la DERESPONSABILISATION.
Les régimes les plus sombres sont nés du silence des consciences.Un processus insidieux qui démarre par la recherche d’un avantage égoïste pour lequel on abandonne la conduite de sa vie à un autre, plus « fort » que vous.
Soyez forts, laissez votre conscience agir et dire NON !-
Thierry LEITZ
Les méthodes stalinnienes sont encore de mise
causse bp de gens sont des laches ils se prosternent pour croire êtres
à l’abrit et offent leur service dans l’espoir de rentrer du côté du despote
ce qui leur donne une cetaines pseudo valeur
la faiblesse la peur est dangereuse pour les autres et pour les consciences humaines -
Cette émission est allée au-delà de la mise en scène nécessaire à ce type d’expérience scientifique. Ce fut une mise en scène outrée vqui a versé dans le spectacle et pas du meilleur.
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Au contraire, je l’ai trouvée humaine, pertinente et sobre. Auriez-vous un à-priori, Voris ?
Qu’est-ce qui vous dérange vraiment dans cette émission, dites-nous tout..... -
Bardamu 18 mars 2010 11:18Dès qu’une mouche pète !... Dugué commente !... faut-il être oisif quand on est en retraite, non !
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Bonjour Mr Dugué,
Je crois que vous vous trompez d’analyse sur le sujet, la question n’est pas de savoir si cette expérience est valable ou non scientifiquement.
Vous tentez de démontrer que parce que cette expérience n’est pas scientifique, elle n’a aucune valeur, c’est faux !!!L’analyse qui devrait être faite de cette expérience est que nous avons des candidats en mal de reconnaissance qui sont prêts à aller jusqu’au bout dans 81% des cas !
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Pour ce qui est des tortures à l’électricité, on peut en voir facilement sur une chaine comme NRJ TV, ces émissions où l’on voit des policiers brutaux intervenir pour des broutilles, maintenir les gens à terre et les tazer allègrement en violation de la loi. J’ai été très choqué par ces images, alors cette pseudo émission débile et truquée (jeu de la mort), de la manipulation à l’état pur, si vous voulez de la torture , de la vraie , ça existe déjà, mais ça s’appelle maintien de l’ordre. (petite précision sur l’émission NRJ, le torturé était noir et son seul tort était d’avoir dit devant un contrôle routier un peu musclé -dans lequel il n’était pas impliqué- qu’il n’aimait pas la manière dont l’ état traitait les gens de ce pays -USA- ).
Cette émission tout comme cet article ne sont que de la diversion, la vérité est ailleurs...-
Judicieuse remarque ou comment détourner le regard des téléspectateurs (à défaut de citoyen) des problèmes réels de la violence légale, en lui proposant des mises en scène ridicules où il aurait en prime l’impression de pouvoir donner son avis et faire étalage de sa condition morale...
Pendant ce temps il ne se rebelle pas contre l’utilisation du pistolet-chaise electrique et peut même avoir le sentiment d’avoir contribué à dénoncer une banalisation rampante de la violence dans les médias, ouaf ouaf !!
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Salut à tous !
Je ctrl c /ctrl v le mess que je viens de mettre sur le papier d’hier :
D’accord avec Rolly et Voris plus haut :pourquoi ne pas avoir évoqué les personnes (il doit forcément y en avoir), qui ont dit « non » à la signature du contrat, dans le burea du producteur, surtout quand il annonce qu’ils ne gagneront rien à part 40 euros de remboursement de frais (Milgram à l’époque, avait filé $ 4 !)
ça aurait été intéressant d’en interviewer quelques uns , de voir pourquoi ils ont fait ce choix !
Personnellement, je me suis pris assez de pétées au 220 (eh oui, quand on bricole on bricole), pour savoir que c’est vraiment pas le pied. Aussi quand ce joli crétin de producteur m’aurait annoncé la couleur, j’aurais pris mes 40 brozoufs, et je l’aurai gentiment envoyé se faire mettre !Hors de question que j’inflige des chocs électriques à qui que se soit, dans le cadre de ce qui doit être un jeu ! Même à l’autre usurpateur de l’Elysée ! Est-ce ce qu’on appelle l’éthique ou la morale ?
Là, je trouve que c’est une question de bon sens !
Et surtout, pourquoi être passé si vite sur l’attitude du public ? Certes, au début on comprend qu’il est lui aussi en situation d’obéissance, car il suit les directives du chauffeur de salle !
Donc on peut en déduire que lorsqu’il scande « fortune » ou « punition », en fait il ne fait qu’obéir à un crétin qu’on ne voit pas dans le champ caméra ! bon je suis un peu dur, en fait il fait son taff le keum.
Là aussi, ça aurait été intéressant d’analyser cette composante : on les fait applaudir à une scène qui dans l’absolu est ignoble, puisqu’il s’agit d’un quidam qui inflige une torture (du temps de la guerre d’Algérie, ça s’appelait « passer à la gégène ») à un autre quidam, à des fins de divertissement ! (un jeu télé ne s’inscrit-il pas dans cette optique ?)
Y-a-t-il eu des cas de gens qui se sont barrés, en disant qu’ils ne cautionnaient pas cette attitude ? Sans doute oui.
Ce n’est pas très « scientifique » tout ça ! Il y a trop de paramètres négligés, et reste à savoir si c’est volontaire (dans ce cas c’est de la manipulation), où bien un oubli (et dans ce cas, j’irai jusqu’à parler d’incompétence).
De plus, la partie débat chronométrée était mauvaise ! Un tel sujet méritait plus de temps pour que les intervenants s’expriment, même l’archinul Morandini ! (tout le monde a droit à la parole).
Enfin, ça fera le buzz encore quelques jours, et puis on passera à autre chose !Entre temps le nabot aura trouvé un autre sujet à nous jeter en pâture, pour détourner nos attentions des vrais problèmes !
Bonne journée à tous
H /
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hunter, dans le même ordre d’idées : si l’on admet que les cobayes étaient authentiques, je veux dire, si les questionneurs n’étaient pas des comédiens, alors ce qu’il nous a été donné à voir ce sont des gens qui souffraient réellement, et les véritables tortionnaires étaient les organisateurs, à commencer par l’animatrice, puisqu’elle l’aurait fait en connaissance de cause. Or je ne crois pas que cela était possible : comment ces gens auraient-ils osé faire eux-mêmes ce qu’ils étaient supposés dénoncer chez Mr toulemonde ? Ils ne sont pas si bêtes, quand même !
Cette histoire qu’on nous a racontée est cousue de fil blanc et confirme que la téléréalité n’a d’autre objectif que de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
En revanche, le débat, même si censuré, était bon. Il y était dit par l’une des intervenants invités, que les enfants notamment, savent faire la différence quand « c’est pour de vrai » et « c’est pour de faux », comme ils disent.
Et aussi, que le danger de la téléréalité, c’est qu’elle bat en brèche inéluctablement la frontière qui sépare le réel du scénarisé, le vrai du faux. Cette « expérience » est, en cela, un modèle du genre.
Les véritables manipulés sont les téléspectateurs auxquels ils faut donner toujours plus de la drogue à laquelle ils sont addicts. -
Bonjour à tous,
Je suis d’accord avec vous que c’est troublant à quel point les candidats sont éprouvé psychologiquement par l’animatrice, que (en tant qu’inhabituée des jeux télévisés et autres télé-réalitées) je ne connais absolument pas, mais qui a l’amabilité et le degré d’empathie d’un capo dans cette émission-expérience. Pour autant, avez-vous remarqué comment les « rebelles » sortent dans un état de détresse psychologique bien plus important que les conformistes. Ces rebelles de dernière minute en particulier, souffrent de devoir se rebeller, tout autant que de la conscience de ce qu’on leur fait faire.
Par opposition, les conformistes semblent plutôt se réfugier dans le déni, la déresponsabilisation… ils n’assument pas donc ne souffrent pas. Je suis aussi d’accord qu’il est de ce point de vue là inutile de les déculpabiliser encore plus, surtout si l’enjeu du documentaire et de plaider pour une responsabilisation des individus… Bon, en tout cas, moi c’est une des conclusions que j’en tire et je vais encore accentuer mes efforts dans l’éveil de l’esprit critique de mes enfants (voir un de mes post précédent).
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une insulte pour la télévision publik.
.sur une autre chaine Arte pour la citer un reportage sur les kamikazes qui permettait la réflexion sur la manipulation et lelibre arbitre.... loin du voyeurisme immonde de l ’émission dont vous parlez...
si on utilise les fonds publik pour acheter et produire des programmes qui flatent plus le voyeurisme que la réflexion -il me semble que cette sinistre expérience avait déjà été menée..alors à qoui bon la refaire..si on voulait succiter la reflexion la diffusion du film " La vague
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Vague_(film)
aurait plus intelligente...
ya urgence à repenser la mission de la télévision publik....mr De Carolis démissionnez c’ est une honte d avoir autoriser cet immode projet....-
Devant les dérives de plus en plus ras-du-sol de la télé-réalité, cette émission aurait du être une obligation de service public et donc parfaitement recevable et utile, même si inattendue.
Pour une fois que la télé ose critiquer la télé....Bien plus intéressant que les kamikases, qui n’ont qu’un intérêt historique, vu que la société ultra -militarisée du Japon de l’époque n’existe plus.
Les kamikazes Japonais ca marche bien, parce que ca propose aux gens des agissements spectaculaires et morbides, ce qui est un moyen assez regrettable d’appâter le public. Et puis ca ne remet rien en cause, puisque ca parle de l’histoire. Les médias adorent ça. -
JL,
Oui effectivement, votre piste est pertinente ! J’irai même plus loin en disant que cette fameuse « real TV », bouscule la perception de ce qui est « bien » par rapport à ce qui est « mal » !
Attention, j’emploie ces termes entre guillemets, car je ne me place pas dans une optique d’une quelconque religion :je n’ai aucune religion, je ne suis pas baptisé, je ne vais pas dans un quelconque lieu de culte, en fait, pour être honnête, j’ai toute forme de religion en horreur !
Simplement, je crois qu’il n’y a pas forcément besoin de repères religieux, pour savoir que faire certaines choses, eh bien c’est mal !
Ainsi faire atteinte à la vie, que ce soit celle d’un homme où d’un animal, pour ma part, c’est mal !
Se comporter comme un sagouin envers une vendeuse de boulangerie, (et qu’est-ce qu’on peut en voir...) quand elle n’a en rien mérité un tel traitement (elle n’a pas été agressive en quoi que ce soit), c’est mal ! C’est un être humain comme tous les autres, elle a droit à un minimum de respect et de considération, d’autant plus qu’elle fait un taff mal payé, et qu’elle n’a pas le choix !
Mépriser quelqu’un qui est moins socialement favorisé, pour moi aussi c’est mal !
Je n’ai pas eu besoin d’une quelconque religion pour comprendre ça ! Mais je remercie l’éducation que mes parents m’ont donnée !
Insulter les chômeurs où les fonctionnaires, comme on le voit ici souvent, eh bien je ne considère pas que ce soit l’idéal de la nature humaine !
Bon vous me direz, j’amoche souvent Sarko dans mes messages :oui, c’est vrai, mais ce n’est pas moi qui ai commencé :étant donné que ce type détruit mon pays et ses habitants (tous ses habitants, pas de distinction de couleur de peau chez moi), j’estime que ce type doit être combattu !
De même, si on me met un bourpif dans la rue, eh bien je le rends ! Je sais que je peux en prendre plein la tronche, mais je ne me dérobe pas ! (et j’en ai pris, rassurez-vous)
Je ne suis pas angélique, je ne vis pas chez les bisounours ! quand il faut y aller, j’y vais, je n’ai jamais rechigner, mais j’estime qu’il est inutile de faire mal aux gens, quand rien ne nous y oblige , même pas une quelconque autorité, qu’elle ait la joile p’tite gueule de Tanya Young, où la sale gueule de Sarko !
Comme aurait dit le sous-titre du premier film Rambo (first blood) :je ne verse jamais le premier sang ! Mais si quelqu’un s’avise de faire couler le mien ou celui de ceux que j’aime, alors qu’il évalue bien le risque qu’il prend !
Cordialement
H /
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Mlagré tout la conclusion de Beauvois reste purement anti capitaliste.
Ici ils ont tout ramené à la télévision mais pour moi, initialement l’expérience de Milgram démontre la nocivité du système hiérarchique verticale.-
Ca me fait marrer. En gros il ne faut rien faire quoi.
La télé s’enfonce de jour en jour dans la médiocrité et la bêtise crasse, mais on fait comme si de rien n’était.
C’est comme les abstentionnistes aux élections, très fort en gueule pour critiquer ou pour défendre leur point de vue, mais dès que l’on envisage des solutions alternatives, ouh là, qu’est-ce qu’on ne dit pas !
Les idiots utiles du système quoi ....-
Ptitludo non, il ne s’agit pas de ne rien faire !
Le truc simple que tout le monde peut faire et facilement, c’est de ne pas regarder toutes ces émissions de télé-réalité, qui devient « télé-poubelle » !Si les gens ne regardent plus, il y aura de moins en moins d’annonceurs, donc de moins en moins de thunes pour les chaînes de TV, et ça passera à la trappe !
Facile comme première réaction non ?
Certes ces chaînes de TV encouragent les pires instincts, mais si les téléspectateurs leur prouvent qu’ils ne sont pas aussi vils que ce qu’ils pensent, eh bien je crois qu’ils comprendront, nos chers vendeurs de « temps de cerveau disponible »
Cordialement
H /
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Je suis bien d’accord mais cela veut dire que l’on admet que l’on a perdu la partie et que l’on laisse le plus formidable instrument de manipulation des foules à des élites de plus en plus incrontrôlables et incontrôlées.
Je ne suis pas d’accord pour cela, à la base la télévision est un instrument culturel et tout devrai être fait pour revenir à cette fonction d’origine.
Et puis, certains ont peut-être la force de « jeter » leur télé, mais qu’en est-il des jeunes enfants, des ados qui tombent sur ces émissions ? Croyez-vous qu’ils vous suivront ? Vous passerez pour un vieux con, oui !
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En fait c’est toute la Technique du système. Mettre le peuple en position d’impuissance. Il ne s’agit donc pas de contrer les moyens d’attaque et de défense du peuple face au pouvoir, à la manière des dictatures ayant pris le contrôle par la force d’un système s’étant structuré sur des bases démocratiques donc disposant d’outils d’exercices des pouvoirs par le peuple ( tout moyens d’expression physiques, informatifs, structurels -syndicat, referundum, disponibilité des armes (d’ou le port d’arme permis par la constitution us, d’ou le refus des republicains de le ceder) ) ; mais il s’agit de structurer le système afin que les actions du peuple soit vaines voir mêmes utiles au système ( un exemple d’utiles : l’humanitaire, qui fonctionne sur la base d’associations citoyennes volontaires -au nom du bien et du partage délaissé par le système- qui entretien le système en nettoyant gratuitement ses déchets et oublis ).
On peut voir que les nouvelles structures ( L’Europe ) appliquent ce principe. Tandis que les anciens ne peuvent qu’êtres transformés de l’interieur, démocratiquement ou non, c’est à cela qu’on reconnait une dictature et sa mise en place toujours progressive. Bien que notre système soit un adepte de la psychologie et de la tactique de l’annulation des forces, il lui faut bien procéder « à l’ancienne » pour les structures « à l’ancienne ». Ainsi notre héritage démocratique ( n’ayant pas imaginé la révolution des NTIC et transports ) est petit à petit démantelé :-Les referendum ne sont pas utilisés et quand ils le sont, sont bafoués.
- Les manifestations/grèves sont sur la fin : le phénomène de défilé rural pacifique est sous contrôle. Il faut prévenir quelques jours à l’avance le préfet pour qu’il donne son approbation, il faut suivre un chemin établi par les services de l’Ordre, il faut être conforme au comportement attendu par les forces de l’Ordre.
La journée de grêve en elle même vidée de tout pouvoir et intérêt. Cela a été possible via le contrôle des syndicats (si je me souviens bien il y a eu des histoires avec le président de la cgt, je sais plus son nom c’est celui avec les oreilles qui dépassent de sa coupe au bol ) en incitant à l’action perpétuelle des grêves et manifestations ce qui créa une banalisation du phénomène, autant dans la considération du peuple, que du pouvoir envers celles-ci. La logique va aussi à l’encontre de l’efficacité de ce mouvement puisqu’il dépend entièrement de la conjoncture. Il nait de la conjoncture (plus rarement contre le système politique en lui même), et est regulé par celle ci : l’obligation de travailler sans grêver pour gagner assez d’argent, voir garder son emploi, et ainsi sa vie, en fait renoncer plus d’un dans le cadre d’une lutte à l’usure.Et enfin, la volonté d’instaurer le service minimum est l’annihilation ultime.
-La possibilité de révolte directe et physique est tout d’abord obstrué par l’amour du confort et la nonchalance humaine à tendre vers le combat sanglant. Puis elle fut, afin de ne prendre aucun risque, annulée par la technologie militaire, créant des armes non létales tels que les lacrymo, les flashball, les tasers, puis les lasers vomitifs, les DIME ( laser brulant même au travers les murs d’un immeuble ). On assure même les represailles avec la loi interdisant de se couvrir le visage en manifestation, et les caméras à venir.Outre ces entraves ouvertes ( dissimulées du mieux qu’ils peuvent ), le but de la dictature moderne est de progressivement (chronologie psychologique) transformer le système ainsi que sa perception par le peuple afin donner l’illusion de liberté. Un exemple concret à grande echelle : l’opposition démocrate/republicains aux US. A petite echelle : les décisions de consommation.
Bref les moyens et raisons d’actions s’amenuisent. Le boycott se présente comme une alternative, mais plus dur à mettre en place de part sa nature.
En effet, ce n’est pas une action concrète d’exercice de pouvoir, ni d’influence sur le pouvoir. Au contraire d’une lutte physique et armée, il n’y a pas de confrontation directe, il n’y a pas de réaction perceptible chez l’ennemi. L’impression d’impuissance et d’inutilité est grande, ce qui n’aide pas à avoir la volonté de coordonner une action ( il faut être beaucoup, et viser une ou des cibles ).
Pour revenir à ce dont parlait HUNTER, le boycott du télévisuel n’est, à priori, pas possible.
Le système télévisuel, système né dans donc créé par le système politique et ses agents ( les citoyens nés dans le système politique ), fait partie de ces nouvelles créations du monde moderne. Sa logique capitaliste ( audimat ), s’appuie sur la psychanalyse, tout comme toute forme de communications organisées aux enjeux politiques ( marketing pour objets, pour individus, pour idées -politiques, scientifiques, sociales, économiques, sociétales, religieuses...). Tout est ainsi étudié pour la manipulation. Un boycott aux programmes télévisés est donc impossible : on peut le voir en regardant la télévision japonaise ou américaine, qui est notre futur. Un livre d’Amelie Nothomb raconte trés bien la chose.PtitLudo vous parlez d’instrument culturel. Et bien ça l’est.
Vous parlez des jeunes enfants. C’est tout le principe.
C’est ce qui permettra « l’escalade », c’est le principe de la chronologie psychologique des individus comme des masses.
« Désensibilisation », « normalisation », « acceptation ».
Et le pire c’est que même en parler (de ces émissions loufoques) pour critiquer contribue au processus : cela légitime la place prise par le concept dans la psyché de l’individu.
Pour vous en rendre compte, si vous êtes assez vieux vous n’avez qu’a comparer le degré d’exposition aux scènes de sexe et de violence, même dans les spectacles les plus banals. Voyez vous des gens s’en plaindre ?
Le but avoué du marketing, en s’adressant aux élèves de terminal : « supprimer les traditions, créer de nouvelles mœurs et valeurs compatibles aux exigences du marché ».
Complot capitaliste dite vous ? -
Bravo à tous ceux qui sont persuadés qu’ils auraient refusé le contrat ou arrêté le jeu. J’admire leurs certitudes, je ne les partage pas.
La question officiellement posée dans cette soirée d’hier est l’influence néfaste de la télévision. Pour moi c’est une anecdote. Hier la conscription, aujourd’hui le patron, demain la télé. Voici nos maîtres, à qui l’on obéit aveuglément.
La question qui a été effleurée est celle de l’obéissance et de la désobéissance (par Claude halmos et la jeune philosophe). La question qui a été laissée de côté est celle de notre système éducatif (je ne parle pas que de l’école). Très très dommage...-
Gueudin 18 mars 2010 15:55Bonjour Duchesse,
Bravo à tous ceux qui sont persuadés qu’ils auraient refusé le contrat ou arrêté le jeuMoi ça me fait peur. Aucune remise en question. Je n’aimerai pas être ennemi de ces personnes soi disante « sur-moralement dotées » en cas de situation de crise... -
La question n’est pas tant de savoir jusqu’où on serait allés mais de savoir si on aurait accepté d’entrer dans le jeu. Pour ma part je ne sais pas ce que je ferais sous une telle pression, mais ce dont je suis sûr en revanche, c’est que jamais je n’entrerais de mon plein gré dans un tel jeu.
L’alternative qui est proposée par cette émission, à savoir, se rebeller ou obéir, donne une image perverse du monde qui fait l’impasse sur notre liberté de ne pas donner prise à l’autorité quelle qu’elle soit : la liberté de n’être ni victime ni bourreau, de refuser de commander comme de refuser d’obéir. Le véritable tortionnaire dans cette affaire est la figure de l’animatrice du jeu, même si le jeu ne est truqué au delà de ce qui en est dit, à savoir, même si les questionneurs sont des comédiens.
« Le principe d’autorité, appliqué aux hommes qui ont dépassé ou atteint l’âge de la majorité, devient une monstruosité, une négation flagrante de l’humanité, une source d’esclavage et de dépravation intellectuelle et morale. » (Bakounine) -
Gueudin 18 mars 2010 16:42Bonjour JL,
La question n’est pas tant de savoir jusqu’où on serait allés mais de savoir si on aurait accepté d’entrer dans le jeu.Bien sur. Mais ne sommes nous pas tous dans des « jeux » ? Notre implication est certes probablement bien moins immorale, mais en sommes nous sur ?Une variante de Milgram teste la dilution de la responsabilité : Milgram attribue au sujet un rôle connexe (mais nécessaire) à l’expérience. Alors qu’ils ne doivent plus électrifier l’élève, ils sont 92.5% à continuer jusqu’au bout.Que je sois clair : Je ne cherche pas à justifier ou excuser nos comportements de soumission ordinaire, je veux au contraire attirer l’attention sur la nécessité d’une remise en question et d’une réforme personnelle. -
cette émission ressemble plutôt à un prétexte, une mise en scène.
La vraie expérience se situe à mon avis sur les téléspectateurs :
- Quelle audience ?
- Quel % de téléspectateurs a été jusqu’à la fin ?
- Qu’en ont ils pensé ? ( internet sera une bonne source pour la collecte des avis...)
- Ont ils été choqués ?
- Auraient ils aimés participer à une expérience de ce genre ?
- Auraient ils actionnés la mannette ?etc....
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no_move,
Votre piste de réflexion est très pertinente.
Cordialement
H /
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Émission que je n’ai pas vu connaissant d’avance le résultat, je voudrais juste rappeler la chanson « la une » de Jean Ferrat ,La Boétie avec la servitude volontaire http://www.forget-me.net/LaBoetie/servitude.pdf ,que le régime Nazi,la milice en France,la guerre d’Algérie,le bloc de l’est (URSS &cie), Guantanamo aujourd’hui ,ont toujours eu assez de serviteurs plus ou moins zélés qui n’ont fait qu’obéir aux ordres.
Tous les jours on accepte de faire des choses agressant son subalterne pour son salaire et par ces temps de crise ,on peut aller plus loin.-
Bonjour, je me permets de reproduire ici un message que j’ai écrit pour un autre article :
Ces questionneurs ont répondu oui à l’invitation pour participer à un jeu télé. Tous les jeux ne sont pas ultra débiles. Ils souhaitaient juste passer un bon moment (et gagner la somme -extraordinaire- de 60€), et éventuellement passer à la télé.
On leur a expliqué qu’ils devraient infliger des décharges électriques croissantes en cas de mauvaise réponse.
Plus le cumul de mauvaises réponses est grand, plus la punition est forte. Et très important : les premiers chocs sont très faibles et indolores.Le problème finalement dans cette expérience, c’est que le questionné s’avère être très mauvais (il ne répond qu’une fois correctement je crois). Les candidats sont donc amenés à délivrer, après chaque question des chocs croissants.
Tant que le questionné semble d’accord, il n’y a rien de répréhensible. C’est juste un jeu débile et sadique, mais tout le monde est consentant.
Tout bascule quand le questionné annonce qu’il veut arrêter. Alors, la plupart des questionneurs exprime leur désir d’arrêter, mais la présentatrice refuse ("ne vous laisser pas impressionner, continuez").
C’est là que commence la manipulation psychologique, et que ce termine le « jeu » à proprement parler pour lequel les gens avaient signés. Ils sont pris dans un engrenage. C’est bien un engrenage puisque les organisateurs savaient a priori qu’une majorité d’entre eux allaient être manipulable jusqu’aux 460V (d’après les résultats antérieurs de Milgram)
Et là ça devient une agression psychologique de la part des organisateurs. Ils infligent une expérience traumatisante à une personne qui n’a demandé que de jouer à un jeu (certes débile), ET qui a exprimé le désir d’arrêter.
C’est une agression de donner des ordres absurdes à une personne en sachant qu’il est probablement manipulable au point de donner la mort. Peu importe si c’est factice ou pas, peu importe la caution scientifique et « anti-téléréalité » ; rien que le fait de torturer un esprit innocent et naïf est gravissime.
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Gueudin 18 mars 2010 16:50Bonjour JohnJohn,A propos de la torture psychologique du sujet, quelle différence avec l’expérience de Milgram ?C’est bien un engrenage puisque les organisateurs savaient a priori qu’une majorité d’entre eux allaient être manipulable jusqu’aux 460V(d’après les résultats antérieurs de Milgram)OK. Mais alors, quelle différence avec les copies de l’expérience originale ayant été reproduite par la suite dans des universités ? -
@Gueudin
Pour moi l’expérience de Milgram est tout aussi abominable que le Jeu de la Mort.
Mais il y a des différences :
Pour les expériences universitaires : Le cobaye venait pour une expérience sur la mémoire. Il était donc dans une attitude de curiosité, prêt à être utilisé comme cobaye.
Certes, le viol psychique est le même que dans le Jeu de la mort, mais il n’est pas public, pas télévisé. Le cobaye repart chez lui, tout seul à connaître ce qui vient de se passer.Pour le jeu de la mort :
Les gens ne sont pas là pour être tripotés du cerveau. Ils viennent pour jouer.
Surtout, l’autorité est représentée par Tania Young, qui est adorée par les participants. Ils la connaissent déjà, et ont confiance. C’est une présentatrice vraiment agréable. L’agression psychique est d’autant plus perverse.
Et c’est bien sûr étalé à la vue de tout le monde, mais surtout, il y a toute cette masse de journalistes-scientifiques-producteurs qui mettent les participants, après coup, dans le rôle du gentil petit sujet sage, qui aide la gentille communauté scientifique à éveiller les honnêtes gens contre la redoutable télé-réalité.Pour être plus clair, c’est comme si il y avait une seconde expérience en filigrane avec :
Les participants : Dans un premier temps les questionneurs, puis après diffusion, les téléspectateurs.
L’autorité : La bonne conscience anti-téléréalité (merci d’en donner un échantillon PtitLudo) incarnée par les organisateurs de l’expérience.
L’« expérience » en elle-même : On prend en otage des personnes, en ne les informant de rien, et en les mettant dans un situation où l’on sait qu’elle vont très probablement (on savait depuis Milgram que c’était autour de 60%) commettre quelque chose d’horrible (un potentiel meurtre). Puis on les informe que tout était faux, et on leur demande de tolérer cela, et d’accepter de diffuser ce moment si intime à la télévision.Les résultats : 100% des questionneurs acceptent de passer dans l’émission. Tout le monde, et même parmi les Agoravoxiens, entrent dans le jeu des « anti-téléréalités » primaires, au prix d’être aveugle sur l’atteinte à l’intimité et à l’intégrité des questionneurs.
Les questionneurs devraient se révolter contre ce qu’ils ont subi. Tout au contraire, ils viennent faire les enfants sages au point de venir témoigner sur le plateau du débat. ça montre l’emprise de l’autorité des organisateurs, et plus largement du front pavlovien anti trashTV.
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Johnjohn
Excellente analyse : les bourreaux sont bien les organisateurs et la donneuse d’ordre, et les victimes les questionneurs...Et dire qu’en plus ce sont eux qui présentent presque des excuses... -
John John, tu sembles critiquer l’éthique d’une telle emission, voir même recherche scientifique.
Il est vrai que les nazi, par exemple, ont commis les génocides au nom d’idéologie scientifiques ( eugénisme ) et pour des besoins scientifiques ( la recherche médicales, chimiques etc a connu un grand bon, nous bénéficions des résultats de nos jours autant dans nos médoc que dans notre nourriture ).
Bref tout ça pour dire que l’éthique est parfois à mettre de coté pour réaliser « de grandes choses ».
C’est pourquoi en élevé et tue des milliards de rats en laboratoire.
C’est pourquoi la baie de Tonka avant l’entrée au vietnam des usa. -
Gueudin 18 mars 2010 20:32JohnJohn,
Les résultats : 100% des questionneurs acceptent de passer dans l’émission.D’ou tenez vous ça ?
Si mes souvenirs sont bons, sur 80 participants, 9 résistent. On en voit 8, un neuvième ayant refusé d’être diffusé. Celui ci a retourné le public en sa faveur pour l’aider à lutter contre l’autorité de l’animatrice. Sur les 91 participants restant, nous n’en voyons qu’une poignée.Mais c’est effectivement de la torture mentale.
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@ Gueudin
C’est le philosophe et journaliste Michel Eltchaninoff qui a co-écrit avec Christopher Nick (le réalisateur du documentaire) l’ouvrage L’Expérience extrême.
dont l’interview est retranscrite dans l’article d’Agoravox « Télé-réalité : ce soir la mort en direct »."OB : Y a-t-il des gens qui, une fois qu’ils ont découvert de quoi il s’agissait, ont refusé de participer ?
ME : Non, pas un seul. [...] Quand on leur dit qu’il y aura des chocs électriques un partie d’entre eux soulignent que c’est dingue, que ce n’est pas possible, mais comme ils se sont engagés ils ne peuvent pas refuser." -
Gueudin 18 mars 2010 21:12Il y a un malentendu, je vous parle des participants ayant acceptés d’être diffusé dans le documentaire. Tous n’ont pas acceptés.
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Vous avez raison, je n’avais pas bien lu.
J’avoue que je ne sais plus où j’ai trouvé que 100% des personnes avaient donné leur droit à l’image APRÈS l’expérience, hormis le fameux « héros » qui a monté le public contre l’émission. C’est peut être dans le reportage même, non ?
J’ai tenté de compter le nombre de visages différents que l’on voyait. Je n’ai pas réussi aller au bout, mais il y en avait vraiment une bonne proportion (je dirais autour de 50).
Et j’imagine qu’il n’était pas forcément intéressant de montrer tout le monde. -
Gueudin 19 mars 2010 07:41JohnJohn,
vous avez compté 50 ! Je ne me souviens pas de tant, mais c’est possible.
Je vais lire ce livre pour dissiper toute mes interrogations. Sur le public aussi.
-
Je ne crois pas qu’il y en avait 50. Je ne crois pas qu’ils aient tourné 80 séances : ce nombre de 80 a été donné pour accréditer des conclusions qui avient été, selon moi, posées a priori !
Par ailleurs, je ne crois pas que les « questionneurs » auraient été assez sots pour accepter un tel deal, ils avaient tous l’air très intelligent, au contraire : du fait que le million était fictif, l’argument de la présentatrice - « il vous remerciera » - n’avait aucun sens, et donc, ce simple fait impliquait un chatiment fictif ! Les questionnneurs ne pouvaient pas l’ignorer.
On nous a raconté des bobards, de la bouillie pour chat, un storytelling destiné au public de la télé-réalité. Et ce mélange des genres n’est que de la télé poubelle qui se prend pour ce qu’elle n’est pas ! -
Gueudin 19 mars 2010 10:06JL,
du fait que le million était fictif, l’argument de la présentatrice - « il vous remerciera » - n’avait aucun sens, et donc, ce simple fait impliquait un chatiment fictif ! Les questionnneurs ne pouvaient pas l’ignorer.On vois le futur élève lors de la signature du contrat des deux élèves, il est présenté comme un candidat ordinaire au sujet. Ce même élève qu’on entendra se plaindre, hurler de douleur, demander grâce puis se taire.Vous allez quand même vite pour dénoncer une supercherie. -
La télévision est familère de ces supercheries : c’est régulièrement que des images d’archives sont utilisées pour illustrer des sujets d’actualités sans que rien ne le signale. Mais c’est un peu compliqué à expliquer. Disons, sans vouloir botter en touche, que tout ça confine à l’absurde.
Et Ubu n’est-il pas au pouvoir ? « Berlusconi c’est quelque chose comme, Michel Foucault parle de ubuisme du pouvoir, c’est quelque chose comme Groucho Marx au pouvoir » (Slavoj Zizek) -
C’est tellement rare de voir la télévision s’auto-critiquer que rien que pour cela je tiens à saluer l’auteur de cette émission « pas très scientifique » et les producteurs qui pour le coup se sont peut-être tiré une balle dans le pied (en tous cas je l’espère).
L’expérience de Milgram a été contestée et vivement critiquée oui, démystifiée je ne pense pas, querelle de scientifiques. Quand l’auteur de ce papier dit qu’une personne se comporte différemment dans un laboratoire que dans la vraie vie j’aimerai bien qu’il m’explique parceque bizarrement j’ai 1 ou 2 amis qui ont ce genre de problème : ils se comportent différement quand leur femme est à côté d’eux que quand elle n’y est pas.
Pourquoi aussi ce raccourci maladroit avec la contestation du TCE et de la propagande H1N1, l’expérience du Jeu de la mort a pour sujet des individus isolés et soumis à une autorité et non des mouvements de masse soumis à des médias de masses (et on connait la méfiance des premiers vis à vis de ces derniers).
Par ailleurs le sous-entendu vénal du dernier paragraphe me parait douteux, c’est bien d’avoir évoqué la sortie du livre plus DVD mais est-ce que cela suffit à mettre en cause l’intégrité du réalisateur ? avec ces seuls arguments j’en doute ou alors j’aurai aimé avoir une preuve plutôt qu’une intuition...
Enfin il y a une chose dont on a peu parlé ici et qui pourtant joue un rôle essentiel dans l’expérience de Milgram et du Jeu de la Mort, c’est l’isolement : nous vivons dans une société ou l’individu est de plus en plus isolé et donc de plus en plus vulnérable. On le doit, selon moi, au modèle capitalisme et aux valeurs intrinsèques qu’il véhicule et qui ont pris le pas sur d’autres valeurs plus anciennes... mais ça c’est un autre débat.
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c’est comme ceux qui prennent un PV et disent merci au revoir
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bonjour dugué
surpris que tu aies fait une analyse par le petit bout de la lorgnette.
sans soumission il n’y a pas de société sans désobéissance il n’y a pas d’évolution.ensuite l’on peut épiloguer a quel moment de notre existence nous sommes dans un cas ou l’autre ou bien quels sont les tempéraments et les cultures qui nous inciterons à l’un ou l’autre.
http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=71838
cordialement.
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Bonsoir monsieur Dugué
La leçon qu’il faut retenir de cette émission, qui a eu au moins le mérite de mettre en lumière l’expérience de Milgram, trop peu connue et en même temps nous obliger à nous interroger sur nos actions.
Car il y a peu de chance que l’on nous demande de balancer 450 volts à quelqu’un mais... quelques milivolts, jours après jours, jusqu’à ce qu’il craque et finisse par se suicider ?
Je crois que cela à fait les titres de nos journaux télévisés il y a quelques temps !
Radix
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Bonjour,
J’ai vu l’émission et lu la plupart des commentaires ici, ainsi que l’article évidemment.
Plusieurs remarques :
- S’il y a bien un genre de commentaire qui m’insupporte, c’est celui qui dit -en substance- MOI, jamais je ne ferai ça, peu importe le contexte. J’admire, c’est une litote, une telle assurance, façon de s’auto-proclamer supérieur aux autres sans avoir l’air de le faire.
- Ainsi que l’a justement évoqué un commentateur, se faisant le relai de Claude Halmos, la question intéressante à se poser est de savoir combien de personnes auraient refusé un tel contrat - contrat que ni nous ni moi n’avons lu.
- Sur la question des volts, je ne suis pas scientifique de formation, mais j’ai quand même le souvenir des cours de 5ème précisant que ce n’est pas le voltage qui compte, mais l’ampérage : à ce sujet, rien hier n’a été précisé, nous n’avons donc, ni vous ni moi suffisamment de matière pour avoir un avis tout à fait exact. Conséquemment, ce que chacun de nous pense peut être juste, mais n’est certainement pas exact.
- Mes deux précédentes remarques suggère une notion capitale évoquée par certains : la manipulation. Hier, tout était fait pour que les « bourreaux » soient manipulés. Tout a été minutieusement pensé en ce sens. En clair, tout a été fait pour obtenir un certain résultat. Ceci m’oblige à dire qu’il est plus qu’hasardeux de s’aventurer à dire qu’aucun de nous n’est manipulable : loué soit celui qui ne l’a jamais été et ne le sera jamais. C’est - cf remarque 1 - plutôt faire preuve d’orgueil que de s’imaginer supérieurement intelligent ou moral. Peut-on ignorer que le propre de la manipulation est de profiter des faiblesses des autres ? L’orgueil étant une faiblesse, elle peut aussi être exploitée.
- Dernier point, soumis à la réflexion de ceux et celles qui jugent les candidats, est-il amoral/mal/sadique etc de décider d’être prêt à souffrir pour encaisser une grosse somme d’argent ? Eventuellement, un tel désir peut être qualifié de masochiste, mais cela regarde chacun. Rappelons qu’une fois en place, il est dit aux candidats qu’ils pourront gagner 100 000 euros, ou un million d’euros. Ainsi que je l’ai dit, l’ampérage n’ayant pas été donné, les seules informations dont nous disposons sont un voltage associé à une mention qualifiant l’intensité de la douleur. Posez-vous la question : seriez-vous prêt à accepter d’avoir mal un petit moment pour gagner cent mille ou un million d’euros ?
@micalement,-
Gueudin 18 mars 2010 19:55Bonsoir Artius,
seriez-vous prêt à accepter d’avoir mal un petit moment pour gagner cent mille ou un million d’euros ?
Un million ? Alors, j’ai en stock, en excellent état : un rein, une rétine, un peu de moelle...Merci pour votre commentaire Artius.
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@ Gueudin, vous rêvez ? pourquoi un rein srait-il payé à ce prix quand des millions de pauvres sont prêts à vendre l’un des leurs pour mille fois moins cher ?
En revanche, qu’il existe des acheteurs prêts à payer ce prix, je n’en doute pas ! Ce qui vous laisse une idée des profits que l’on peut faire dans ce commerce ! -
Gueudin 18 mars 2010 20:19Et merde, encore une délocalisation... Au détriment de la qualité, comme toujours !
Vous prétendez me trouver un client pour mon rein à 1 million ? OK, une commission à 15% ça vous va ?
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Ha ha, Gueudin, je crois qu’on s’est mal compris : quand je parle d’acheter à ce prix, je veux dire, « pose comprise », évidemment, et SAV avec. Vous savez faire ?
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@ Gueudin : http://www.annonces100x100.com/1390/posts/10_Annonces_Eva_nements/101_Autre s/36566_rein_a_vendre.html
Voilà, vous l’avez votre rein et en plus pour pas cher (et non vous ne rêvez pas, le vendeur est français). Évidement, si vous pensez que c’est un fake je vous encourage à vérifier vous-même sur le net.
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Gueudin 19 mars 2010 07:39@JL
Vous êtes dur en affaire@Gorgonzola
Que cela soit un fake ou pas, cela illustre un problème qui existe et ça me fait froid dans le dos : La concurrence est proche, et agressive sur les prix... -
@Gueudin : votre cynisme est sans limite :D Je pense que vous gâchez votre talent ici sur Agoravox, vous devriez monter sur scène.
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« Le secret d’une autorité, quelle qu’elle soit, tient à la rigueur inflexible avec laquelle elle persuade les gens qu’ils sont coupables. » (Raoul Vaneigem)
C’est à ça que cette émission contribue.-
Gueudin 19 mars 2010 08:54ça dépends comment on aborde le documentaire.
Il peut au contraire nous déculpabiliser car la soumission est la norme. Et dans la foulée valider la défense Eichmann. Ce qui n’est pas mieux...Par contre, nous sommes face à une autorité morale qui culpabilise le téléspectateur de téléréalité et de trash tv.Pendant le débat sur France 2, une intervenante pointait la contradiction d’une certaine intelligentsia qui critique fortement la télé-réalité d’un coté, pour encenser l’émission « striptease » de l’autre (qui ne fait pas vraiment dans la dentelle non plus). -
Gueudin, je dis : l’autorité se fortifie en persuadant les gens qu’ils sont coupables, et vous rétorquez : « non, la soumission est la norme » !
Vous ne voyez pas la contradiction ? -
Gueudin 19 mars 2010 10:02Hum non je ne vois pas JL.
Si soumission il y a, la culpabilité est reportée sur l’autorité.Attention, ce n’est mon point de vue, mais le point de vue du questionneur cobaye. -
Entièrement d’accord avec vous M Dugué,
et je rajouterai, un fait passé quasiment inaperçu : en l’absence de l’animatrice, la proportion est complètement inversée.
Alors est-ce bien le pouvoir de la télévision qui est en jeu ?Cette émission, n’est plus, ni moins qu’une tentative de manipulation de l’opinion via la petit lucarne, à des fins mercantiles.
Bref l’utilisation de ce que les auteurs disent vouloir dénoncer, pour leur propre bien.Les réactions ici où là, dans mon entourage et sur le net, rassurent un peu sur la capacité de nos concitoyens à réfléchir par eux-mêmes, à l’instar que ce que l’on a pu connaitre avec l’épisode récent de la vaccination H1N1
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