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Accueil du site > Tribune Libre > L’anglais langue officielle de France ?

L’anglais langue officielle de France ?

Chez les jeunes, certains usent déjà presque plus d'anglicismes que de français, et semblent comme possédés ou omnibulés par les interjections et expressions anglophones : "Dude", "Mate", "Yo maan", "WTF", "Selfie". Mais que pourrait-on leur reprocher quand les médias mettent en avant et épient de manière minutieuse tout mouvement et tout fait provenant du système étoile (star system) fabriqué aux Etats-Unis ?

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Sondage sur l’anglais comme langue officielle en France
On y vient

Allumez la télévision ou lisez les journaux : on ne vous parlera de l'anglais que comme la langue de l'ouverture et de la modernité. 

Chez les jeunes, certains usent déjà presque plus d'anglicismes que de français, et semblent comme possédés ou omnibulés par les interjections et expressions anglophones : "Dude", "Mate", "Yo maan", "WTF", "Selfie". Mais nous aussi ponctuons nos phrases de "parking", de "schewing gum" et de "week-end", mots qui donnent une douce mélodie à nos paroles et qui, avouez-le, sont très doux et esthétiques à écouter... Mais que pourrait-on nous reprocher quand les médias mettent en avant et épient de manière minutieuse tout mouvement et tout fait provenant du système étoile (star system) fabriqué aux Etats-Unis ?

Les médias ont un rôle majeur dans la fabrication des identités et dans la formation des centres d'intérêts, peut-on dès lors se réjouir de l'hyper-représenation du monde anglophone qu'ils imposent ? C'est tout comme s'il n'existait aucune scène culturelle ailleurs en Europe, en Amérique Latine, en Afrique ou en Asie. Sous couvert de nous ouvrir au monde, les médias nous enferment dans une vision commerciale et jetable de la culture, celle qui brasse le plus d'argent et où la forme prime.

Cette obsession pour le monde anglophone et ses productions découle bien sûr de la primauté économique que possèdent les Etats-Unis, mais quand on s'apperçoit que quelque chose produit des effets négatifs et dessert une société, alors on se doit de prendre des mesures pour endiguer la peste.

Mais tout cela, personne ne l'entend, et au contraire, l'Etat, qui devrait chercher l'intérêt commun et lutter pour la bonne santé de nos langues maternelles, pousse l'anglais de tout son coeur. On se tue à faire apprendre l'anglais toujours plus et toujours plus tôt à tous les enfants, afin que ceux-ci puissent travailler dans un environnement mondialisé. On traduit tout en anglais, on produit films et séries en anglais (avec nos fonds publics !), avec le but caché, qu'un jour nous aussi nous serons anglophones. Nous aussi nous bénéficieront d'une audience colossale, nous parlerons la "langue internationale" !

Alors, j'ose me demander ce que deviendront nos langues (le français, le provençal, le breton, le languedocien, l'alsacien...). Les langues régionales ont pratiquement disparues car les parents ont jugé qu'il était mieux de parler le français à leurs enfants (on leur a insufflé par la punition et la honte, et on nous insuffle l'anglais par la propagande et la quantité avalée) . Combien de francophones à l'étranger parlent l'anglais à leurs enfants ? Combien en France remuent ciel et terre pour mettre leurs enfants dans des classes bilingues anglais/français ? Alors même que nos langues historiques se meurent. Le nombre d'anglophones en France ne fera qu'augmenter, et quand un nombre d'anglophones assez conséquent sera présent en France, ceux-ci s'indigneront contre cette politique rétrograde qui force les gens à parler français en France.Le pays deviendra officiellement bilingue, car nos politiciens sont adeptes de la carpette anglaise, et le transfert s'amplifiera. C'est d'ailleurs le titre choc que j'ai choisi pour cet article, et qui s'appuie sur un sondage sur le site Hardware.fr dont je ne peux malheureusement voir les résultats.

L'anglais, si elle devait-être définie comme langue internationale (une langue neutre aurait beaucoup d'avantages), devrait être destinée aux usages internationaux (aéroports, gares...). Pourtant, son usage par les journalistes et les médias l'insèrent profondément dans les usages nationaux, à la télévision ou dans les journaux. Le complexe d'infériorité des journalistes français les pousserait-il à ponctuer leurs phrases d'anglicismes quand bien même des équivalents français existent ? Cette explication me semble la seule plausible, à moins que cette intrusion de l'anglais soit discrètement exigée depuis des hautes sphères.

Le scénario du tout-à-l'anglais se profile et je vous encourage à lutter vivement contre toute intrusion de l'anglais dans nos vies. Et vous n'avez vu qu'une partie du versant culturel, de multiples problèmes et injustices économiques liés à l'hégémonie linguistique n'ont pas été abordés dans cet article.

Un site internet collaboratif pour trouver des équivalents aux anglicismes

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27 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 23 avril 2014 17:01

    Voici un exemple parmi tant d’autres de la dérive de l’utilisation abusive et systématique de termes anglais :

    voir : L’ANGLAIS, AGENT DE LA SOUMISSION AU CAPITAL


    • Nicolas_M bibou1324 23 avril 2014 17:07
      Pour information, les résultats du sondage :

      Pour, le Français est dépassé
      9.1 % 17 votes

      Pour, mais il faut garder le français en seconde langue obligatoire
      5.3 % 10 votes

      Contre, mais l’anglais doit être obligatoire en deuxieme langue
      47.1 % 88 votes

      Contre, je suis un franchouillard
      34.8 % 65 votes

      Je ne sais ni parler anglais ni le français, alors à quoi bon ?
      3.7 % 7 votes

      • Nicolas_M bibou1324 23 avril 2014 17:17

        Je tenais tout de même à ajouter une note d’optimiste à ce billet : dans mon petit village de montagne, la majorité des moins de 20 ans parlent ou comprennent très bien le patois, qui dans notre région est un mélange de langue d’oc et de franco-provençal. Et ils sont très attachés aux coutumes et valeurs locales. La plupart n’ont pas vocation à voyager, et rares sont ceux qui regardent la télé (et encore plus rares sont les mots anglais introduits dans le langage).


        Mon petit village est loin d’être représentatif de la France ou même du milieu campagnard français, mais c’est toujours bon de savoir que quelque part, il existe un petit village d’irréductibles gaulois ...

        Dans les 70 ans à venir, pas de risque de disparition des patois locaux ni de notre si jolie langue. Je pense que le phénomène d’anglicisation se cantonnera essentiellement au milieu citadin.

        • psynom 23 avril 2014 18:32

          La langue française est officiellement parlé dans 32 pays, et, avec les projections d’expansion démographique (surtout en Afrique), elle sera quasiment autant parlée que l’anglais et le mandarin en 2050. Le français deviendra même peut-être LA langue internationale ?

          Ce serait simplement ridicule (ou du sabotage) de faire l’effort dispendieux de passer à l’anglais alors que le reste du monde passe au français.


          • Scual 23 avril 2014 18:59

            Et oui... mais les flèches d’extrême-droite parlent d’arabisation et d’islamisation.

            Ils vont quand même pas faire de l’ombre à ceux pour qui leur parti bosse vraiment, pas vrai ?

            Leur objectif c’est de faire en France comme en Ukraine : une bonne guerre civile ! Y a rien de mieux comme proie pour l’empire. En plus ils pourront piller, s’approprier tout etc...

            Alors écoutez l’extrême-droite et vous vous retrouverez avec leurs œillères. Un voile ? pas normal. Un jeans ? normal. Le hallal ? pas normal. Des big mac ? normal. Du Rai ? Pas normal. Du rock ? normal. etc, etc, etc.

            Une fois que les médias fachos vous ont ainsi dressés à ne pas remarquer l’américanisation, car on ne remarque pas quelque chose de normal, vous êtes prêt à voir tout ce qui n’est pas normal. Les médias fachos non seulement montrent peu les musulmans, mais quand ils le font c’est toujours des terroristes, des racailles ou des « assistés », quand au femmes elle sont voilée, voir esclaves, avec les 4 ou 5 autres épouses de monsieur cela va de soi. etc, etc, etc.

            Américain ? Normal. Pas remarquer... L’extrême-droite se tait.
            Musulman ? Pas normal. Avoir peur ! L’extrême-droite en rajoute une couche en validant le mensonge médiatique et prépare un peu plus le pays pour la guerre civile et le basculement dans les bras du « sauveur » américains.

            A vous de voir la confiance que vous pouvez accorder à de telles personnes.


            • scylax 23 avril 2014 19:47

              Le plus déroutant, c’est que c’est souvent les gens les plus anti-américains que l’on rencontre les pratiquants du globish anglo-français, d’internet, de facebook, du mobile, du sport et du rock, ces cinq derniers étant d’origine anglaise ou américaine.


              • Nicolas_M bibou1324 24 avril 2014 09:44

                Le sport ? D’origine anglaise ou américaine ? Ôtez moi un doute, il manque un mot à votre phrase ?


                Pour le reste, faut pas tout mélanger. On peut être contre la politique extérieure américaine, contre l’anglicisation dans les médias français, ça n’empêche pas de parler anglais pendant les voyage, et d’apprécier certains américains. Ca n’a juste rien à voir.

                Ceux qui mettent tout un peuple dans le même sac et mélangent tout, qui assimilent les création d’une infime partie du peuple à son ensemble, qui pensent que parce qu’on est sur facebook on est obligatoirement pro-américain, sont des crétins dangereux. De l’amalgame naît la haine et le racisme.

                Vous utilisez sans doute les chiffres arabes, dois-je en déduire que vous êtes un terroriste islamiste ? Votre réflexion est à peu près de ce niveau.

              • L'enfoiré L’enfoiré 23 avril 2014 20:53

                L’anglais ?

                Vous n’oubliez pas le mandarin dans la bataille des langues ?

                • Julien Julien 23 avril 2014 23:09

                  J’ai voté oui à l’article bien que n’ayant pas votre avis, car il est bon de mettre le sujet sur la table.

                  Pour ma part, je suis pour l’abandon du français et l’apprentissage de l’anglais dès le plus jeune âge. Ce n’est pas une blague. C’est trop de travail de maîtriser une langue, la vie est trop courte. Avoir tous le même langage bien entendu permet de diminuer les barrières entre les peuples, contrairement à ce que pourront dire les socialos bobos.

                  A un extrême, chaque village a son propre langage, dans un total bronx linguistique. Apparemment, ce type de société vous plaît.
                  Moi je préfère l’autre extrême où tout le monde parle la même langue.

                  De toute façon, la bataille est déjà perdue. Tous les articles scientifiques sont en anglais, tous les pays misent sur l’anglais.
                  Le basic english est déjà la langue internationale.

                  Remarquez que cela ne m’empêche pas d’avoir des doutes sur le 11 septembre ou bien d’être contre la politique impérialiste des USA.


                  • Julien Julien 23 avril 2014 23:17

                    En fait, chacun ses priorités : plutôt que de parler patois, je préférerais que les citoyens gardent leur énergie afin d’avoir une meilleur culture scientifique.

                    De même, je préférerais que les gens vivent moins le sport par procuration.

                    En même temps, je suis libéral sur ces sujets, donc chacun fait ce qu’il veut. L’Ecole de la République vit probablement ses dernières dizaines d’année (tout se joue au fil du progrès technique, et il va vers toujours plus de communications, d’apprentissage en ligne, d’autodidaxie).

                    J’aurais aimé que la France reste au top avec son Ecole de la troisième république que tout le monde nous enviait. Je suis contre l’arrivée des entreprises privées dans l’apprentissage. Mais je crois que ces dernières ont aussi la partie perdue d’avance : l’autodidaxie et les réseaux d’entraide bénévole vont prendre de plus en plus de place au gré des révolutions scientifiques et techniques. Que la source d’énergie et le mode de propulsion des très probables soucoupes volantes nous soit accessibles, et vous verrez les bouleversements monstrueux qui s’opéreront dans la foulée. Le rapport travail/capital changera complètement.


                  • Scual 24 avril 2014 09:33

                    Vous n’avez pas l’air d’être au courant alors je vous le dis : on peut parler plusieurs langues !

                    Moi même j’en parle trois couramment dont l’anglais ! J’en comprend même une autre très bien même si je ne la parle pas.

                    La question ne se pose donc pas dans ce sens là. Savoir parler la langue franche du moment est une nécessité depuis toujours et d’ailleurs celle-ci change de temps en temps sinon nous parlerions tous latin.

                    La question n’est donc pas la langue mais l’acculturation. La soumission à une culture et une langue imposées par les médias plutôt qu’adoptée naturellement. Je peux tout à fait comprendre qu’on se soit mis à fumer des blondes, boire du coca, porter des jeans et écouter du rock pendant une ou deux décennies après la guerre, et qu’on se soit extasié naturellement devant l’apparent caractère exceptionnel du modèle américain.

                    Seulement ça fait maintenant un paquet d’années que l’on sait que ce n’est pas un modèle mais l’inverse, qu’ils ne sont pas le symbole de la paix la liberté et toutes ces foutaises mais l’inverse, qu’ils appauvrissent pillent et tuent. Que leur culture est imposée à nous par nos « élites » ou plutôt ploutocratie complètement soumise à eux etc. Bref ça fait au strict minimum depuis au moins le 11 septembre que l’américanisation à tout les niveaux est de toute évidence une agression et non pas comme une histoire d’amour d’amitié et d’admiration.

                    Je précise quand même que je parle bien du gouvernement et de la politique des USA et non pas des peuples états-uniens puisque cette dis-société est trop divisée pour parler d’un seul peuple. Je suis moi même assez américanisé, les comics faisant partie intégrante de ma culture ainsi que le cinéma et les séries... mais pas la musique par exemple. Je passe aussi pas mal de temps à divaguer sur des imageboards américains ou anglais et quand je vais sur wikipédia c’est pas sur les pages francophones... sauf que le problème n’est pas là, mais dans le fait qu’on n’ait pas le choix dans les médias mainstream qui ont une véritable stratégie d’américanisation.

                    J’ai été très influencé par la culture japonaise. Mangas, jeu vidéos et même cinéma japonais. Je peux vous assurer que la manière dont cette culture est vue par les médias et les circuits parallèles de niche dont on doit satisfaire nos envies est tout sauf égale à ce qui se passe pour ce qui est américain... et la culture japonaise est pourtant une des plus accessibles en France !

                    Il y a clairement un choix systématique de tout ce qui est américain et c’est presque toujours de l’ordre de l’exaltation plutôt que de la critique... contrairement là encore à ce que la culture japonaise à ramasse de la part des mêmes médias pendant au moins 20 ans, ce qui n’a commencé à changer qu’il y a une dizaine d’années.

                    Il y a une préférence américaine qui est même supérieure à la préférence française qui est vue par les médias comme une culture rétrograde et inférieure à la culture supérieure des USA. Ce qui vient de France est nul ou ridicule alors que ce qui vient des USA est extraordinaire et avant-gardiste etc. Bref si la France reste française, les médias eux sont américains et à leur suite la société suit car c’est ça que font les médias : ils influencent et manipulent la société.

                    Pourtant les USA qui ont tant influencé la France ont bien changé et il est incroyable que nous ne mettions pas plus de distance entre nous et cette culture de plus en plus folle.

                    Rien que les comics, il y a 30 ans c’était des super héros contre les méchants... dans le dernier X-Force, une des héroïnes (Psylocke) est une tueuse droguée aux meurtres qui utilise ce groupe de super héros comme excuse pour pouvoir tuer plein de gens. La musique populaire hip-hop est tout simplement un éloge au crime quand à la pop c’est désormais du cul et rien que du cul. Le cinéma est de plus en plus violent et propagandiste. La religion est désormais présente avec une force que seules les théocraties dépassent. Même économiquement et politiquement, ce pays est désormais une force belliqueuse n’ayant rien à envier aux hordes de Gengis Khan, envahissant tout ce qui possède des hydrocarbures ou qui se trouve prêt d’un pipeline, torturant et assassinant ceux qui s’y opposent, et fomentant des coups d’États de partout où ils le peuvent. Économiquement c’est la débile planche à billet à tout va, bulles et crises gigantesque à répétition, pauvreté et inégalités au point de condamner 30% de sa population (! !!) aux bons alimentaires. Les USA ne sont désormais de manière totalement évidente qu’une catastrophe sans équivalent... face à ce constat comment est-il possible que les médias en fassent toujours un modèle et n’aient pas changé de direction si ce n’est parce qu’ils ne connaissent rien d’autres, eux qui sont culturellement plus américains qu’autre chose et qui ont pour objectif de faire en France la même dis-société qui assurera leur richesse ?

                    Bref le problème n’est pas la langue, c’est l’américanisation, qui est un problème non pas parce que c’est américain mais parce que c’est de la décadence à l’état pur.


                  • taktak 24 avril 2014 09:56

                    L’anglais est la langue de l’oligarchie capitaliste. Imposer l’anglais, le Wall Street English, pour nos élites, c’est imposer leur idéologie.

                    Défendre la langue française et plus largement la diversité linguistique, c’est défendre le premier service public des citoyens, notre langue. Défendre la langue française et la diversité linguistique c’est un des combats du PRCF, car défendre la langue française, c’est défendre le droit pour les travailleurs, les gens du peuple de parler et de décider.

                    Ne nous laissons pas couper la langue.


                  • sleeping-zombie 24 avril 2014 10:05

                    Hello, oh, pardon... Bonjour,
                    j’ai du mal à faire le tri dans cet article, qu’est-ce qui vous gêne exactement dans ce que vous décrivez : l’existence et l’extension d’une langue internationale ? le fait que cette langue soit l’anglais ? les raisons pour lesquelles c’est l’anglais ?


                    • babelouest babelouest 15 décembre 2014 21:07

                      L’anglais qu’on veut nous imposer n’est pas l’anglais, mais un charabia où la moitié des mots concerne la finance, le négoce, le fric. Et le tiers du reste des mots de langages informatiques. Bravo pour la culture !

                      Donc, non à ce faux anglais, celui qui dégouline des médias. Pour ceux qui en auront besoin dans leur métier, on peut l’accepter en seconde ou troisième langue vivante étrangère, rien de plus.


                    • samuel 24 avril 2014 11:18

                      Une langue, c’est une façon de parler mais c’est surtout une façon de PENSER. On pense avec, ou mieux, grâce aux mots et non l’inverse.

                      Autrement dit, une langue qui disparait, c’est une façon de penser qui s’éteint. Libre à chacun de juger de l’importance d’une façon de penser ou d’appréhender la réalité.

                      Pour ma part, il est important que les Français parlent le français pour des raisons purement démocratiques. L’appauvrissement de notre vocabulaire par l’adjonction de termes et concept anglophones simplifie notre façon de penser et de penser la réalité sociale. Il y a déjà un tel combat à mener contre le détournement des concepts et des mots de notre langue (Démocratie, République, Egalité) qu’on ne peut se laisser polluer par une langue dont on maitrise ni le vocabulaire, ni la grammaire.


                      • George L. ZETER George L. ZETER 24 avril 2014 11:33

                        mon pauvre vieux... oui, vous là qui visez les « jeunes » ; votre « article » c’est du grand n’importe quoi, par le fait d’un vieux chauvin, nostalgique, aigri peut être ?
                        je suis professeur d’anglais, et je peux vous dire que c’est pas demain que les « frenchies » vont « speaker » « english ». (LOL !)
                        yours sincerely
                        gz


                        • San-antonio San-antonio 24 avril 2014 13:13

                          A L Zeter, je plussoie avec force. Je ne suis pas professeur d’Anglais mais vivant en pays anglophones depuis 14 ans, les articles populistes de ce style me font toujours sourire : notre belle langue disparait au profit du méchant Anglais, idiome de l’ennemi de toujours ne l’oublions pas. Pensez-donc ces barbares ont brulé Jeanne d’Arc et envahissent nos écrans de télé (French culture in danger, the TV is occupied by English talking, OMG !!!!!!!).
                          Vous remplacez Anglais par Arabe dans le texte ci-dessus, voila un parfait discours pour le prochain meeting de MLP...
                          Dans un cas comme dans l’autre, cracher en l’air fini toujours par vous retomber dessus. au lieu d’essayer de soumettre toute l’Europe, a des couts exorbitants, il aurait mieux valu en 1803, s’en tenir a des frontières « raisonnables » et ne pas vendre La Louisiane, On n’en serait pas a lire de telles inepties aujourd’hui. (« Les pères ont mangé des raisins verts et les dents des enfants en ont été agacées »).

                          En attendant, dans ce délire paranoïaque, tous les jours, de l’autre coté de « The Channel », mon épouse, professeur de Francais ne sait plus ou donner de la tete pour satisfaire toutes les demandes d’Anglais en quête d’apprentissage du Français...

                          A propos, ces pauvres Anglais devraient-ils s’affoler de la place réelle des mots Français usités tous les jours dans leur idiome ?

                          Et je ne mentionne même pas les mots Anglais aux racines Françaises. On parle de la moitie du Collins au bat mot...


                        • Julien Julien 24 avril 2014 20:42

                          @George L. Zeter

                          Que vous le vouliez ou non, l’anglais s’impose avec force dans les entreprises. Il gagne du terrain, petit à petit.
                          Je suis ingénieur, je peux vous dire que le niveau des ingénieurs en anglais a beaucoup augmenté en 30 ans (c’est d’ailleurs peut-être la seule chose qui s’est améliorée).

                          @aux autres
                          Concernant le fait que si une langue disparaît, c’est une façon de penser qui disparaît, citez vos sources, les études scientifiques qui le montrent. Pour moi, la langue est un outil.
                          C’est comme si on comparait Perl et Python : connaître l’un des deux est généralement suffisant.
                          En revanche, connaître le C et Python apporte un plus : ce ne sont pas les mêmes langages.
                          Connaître Haskell en plus, aussi.
                          Pour les langues (« langage naturel »), rien de comparable.

                          Bref, plutôt que de parler trois langues, je préférerais que les gens arrêtent de subir la vulgarisation scientifique et se mettent aux sciences pour de vrai, ou bien encore gardent leur énergie pour coder du logiciel libre (ou pas). Ou simplement pour aider les personnes en difficulté.

                          Connaître trois langues, c’est un gros effort en terme de temps, ne dites pas le contraire.


                        • samuel 28 avril 2014 13:57

                          Bonjour, je vais citer des sources claires mais l’analogie avec l’informatique est intéressante.

                          La programmation objet est une façon de « penser » en informatique et tous les langages ne le permettent pas.



                        • Graffias Graffias 24 avril 2014 11:40

                          Bonjour

                          Moi j’ai constaté l’utilisation de nombreux mots français dans les articles américains. Avec le temps seuls les mots qui n’ont pas d’équivalent seront toujours utilisés. En fait si on utilise autant de mots americains c’est un problème lié à l’académie française qui n’arrive pas à trouver de synonymes. De là à penser que cela est dû à leur moyenne d’âge très avancée ...


                          • samuel 24 avril 2014 11:53

                            Bonjour, j’aimerais bien que vous nous donniez des exemples de mots français utilisés dans les articles américains (quel type d’article, quel domaine, etc...). C’est aussi interessant de voir comment une culture en influence une autre, quels mots français définissent des concepts qui ne le seraient pas dans l’anglais.

                            Travaillant dans l’informatique et étant chef de projet, il est évident que je « jargonne » anglais toute la journée (deadline, hardware, boot, etc...). La récente révolution informatique étant sur le plan industriel le fait des américains, il est normal que leurs mots soient utilisés.

                            Pour répondre à la conservation des mots sans équivalent, ma crainte est que ces mots soient galvaudés, détournés de leur sens premier et finalement oubliés.


                          • sleeping-zombie 24 avril 2014 14:26

                            @samuel :
                            travaillant dans l’informatique aussi, je peux t’affirmer que les concepts de « délais, matériel et amorçage » n’ont pas été inventés par les américains.

                            Et qu’en règle général, j’utilise le langage pour pré-juger mes interlocuteurs : en général, plus il y a d’anglicismes, et plus la pensée est brouillonne. Ce n’est pas du à la langue anglaise en elle-même, mais c’est souvent un symptôme de paresse intellectuelle.


                          • samuel 24 avril 2014 15:44

                            sleeping-zombie

                            Et c’est bien parce que ce ne sont PAS les américains qui ont inventé ces concepts que j’ai bien précisé dans ma phrase « sur le plan industriel » et non « sur le plan conceptuel ». Mais comme vous avez l’air de maitriser le sujet, vous allez nous expliquer pourquoi 95% des informaticiens parlent de « reboot » plutôt que « d’amorçage ».

                            Je ne m’épencherai pas sur la paresse intellectuelle supposée ou réelle des gens utilisant des anglicismes. De fait, ce sont des termes techniques parfaitement traduits mais où l’anglais s’est imposé (parce que la force de frappe américaine sur l’industrie du PC a tout écrasé). Y-a-t-il un acronyme francisé pour B.I.O.S ? non, et à vrai dire on s’en fout. On pourra toujours expliquer en français quoi il s’agit.


                          • AsDeTrefle AsDeTrefle 12 juin 2014 10:46

                            En passant, pour l’auteur de ce billet, la français avant tout, je suis d’accord et tant qu’à faire lorsque vous écrivez :
                            " Chez les jeunes, certains usent déjà presque plus d’anglicismes que de français, et semblent comme possédés ou omnibulés par les interjections et expressions anglophones « , je soutiens le propos, mais je ne peux laisser passe l’affreux » omnibulés ".
                            Le verbe OBNUBILER n’est pas si difficile à retenir. smiley


                            • caroline 6 décembre 2014 15:53

                              C’est vrai que le nombre d’anglicismes dans les média est affolant. Les unes de magazines sont truffés de mots anglais. Les présentateurs de journaux télévisés (Laurent Delahousse en tête) emploie des termes anglais alors que les équivalents français existent. Pour se donner un style.

                               Les émissions de télévision françaises en 2014 sappellent The Voice, Rising Star, Secret Story, Top Chef, Food Truck...Même les boutiques ont des noms anglais maintenant, c’est dire.. C’est comme si nous avions honte de ce que nous sommes.


                              • babelouest babelouest 15 décembre 2014 21:16

                                Je pense qu’il y a là une volonté sous-jacente : beaucoup de boutiques, par exemple, sont des franchisés de chaînes plus ou moins « internationales » (traduisez : américaines). Elles forcent la main, à mon sens, pour que les Français et les autres intègrent dans leurs mots habituels ces expressions souvent non traduites, et dont personnellement je ne comprends souvent rien. La traduction littérale laisse perplexe. Le pire réside bien entendu dans ces faux amis qui abondent, et dont la signification n’a rien à voir avec les mêmes mots en français.

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