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Accueil du site > Tribune Libre > Un temps pour l’anarchie ?

Un temps pour l’anarchie ?

Les G8 sont devenus les spectacles à grand déploiement incontournables du vaudeville contestataire. Pour les effets de cavalerie, mieux vaut être à Saint-Fargeau qu’à l’Odéon ; on ne les tient donc plus en ville, mais à la campagne, ce qui permet vraiment de s’exprimer. En vedette cette année, à Heiligendamm, le Schwartzer Block (Black Block). Recevra-t-il une ovation ? Surtout, y tiendra-t-il un rôle... ou est-ce qu’on improvise ?

Lors des manifestations anti-ZLEA (Zone de libre-échange des Amériques) de Québec, en avril 2001, j’ai vu un "Black Block" efficacement organisé, incroyablement équipé (avec masques à gaz dernier cri) et dont l’action, pour quiconque y regardait de près, paraissait étrangement coordonnée avec celle des forces de l’ordre. J’avance, tu recules... à vous madame... Tango. Les troupes du Black Block semblaient bien jouer le rôle d’agents provocateurs, à la toute limite de ce que la naïveté populaire pouvait ne pas voir.

Est-ce à dire que le Black Block n’est qu’un outil du pouvoir ? Non, mais sa structure souple le rend vulnérable à l’infiltration et fait qu’il est systématiquement "instrumentalisé". Il faut juger de chacune de ses interventions, de chaque arbre à ses fruits et avec un oeil sur les résultats à moyen terme de chaque action, car "gouverner, c’est prévoir"... mais s’opposer au pouvoir l’est aussi.

Il faut d’autant moins faire l’impasse sur les mouvements de type Black Block, toutefois, que c’est leur composante anarchique qui en fait désormais les seuls mouvements efficaces. Seul un mouvement fluide et dont la motivation et les tactiques sont internalisées peut désormais offrir une parade efficace au pouvoir.

Pourquoi ? Parce que le "Système" (401) ne sera détruit par aucune organisation. De deux organisations qui s’opposent, la plus forte vaincra ; comment croire que le système n’est pas plus fort que toute organisation que l’on pourrait constituer pour s’y opposer ?

Il est le plus fort, non seulement dans une bataille rangée, mais surtout entre deux batailles, par le pouvoir de séduction et de corruption que lui confère son contrôle de la richesse qui, devenue virtuelle, est donc devenue aussi une création discrétionnaire du pouvoir. C’est cette capacité de corruption illimitée qui permet au système de désintégrer, à sa convenance, toutes les organisations qui se forment contre lui et de ne plus avoir comme ennemis sérieux que les mollahs et autres irrationnels (408).

Le terrorisme, cependant, Dieu merci, n’a pas un grand avenir : ce qui est contre-nature ne dure jamais très longtemps (412). Et dire «  terrorisme » ne veut pas dire seulement des attentats sanglants. Le terrorisme, comme politique de transformation sociale, commence dès qu’on veut obliger par la menace quiconque à collaborer contre son gré à cette transformation.

La terreur est là, en germe, dès qu’un travailleur en grève veut s’opposer par la force à ce que son compagnon travaille. Cette approche à la Germinal est non seulement immorale, mais inefficace. Elle est bête, parce qu’elle n’est pas adaptée à une société complexe d’interdépendance.

Pourquoi se colleter à la porte de l’usine entre travailleurs ? Croit-on qu’une entreprise industrielle moderne peut fonctionner si la moitié de son personnel n’entre pas au travail ? Le pourrait-elle, même s’il n’en manquait que le tiers... ou une demi-douzaine d’intervenants pivots ?

Pourrait-elle fonctionner efficacement, si ceux qui sont insatisfaits n’atteignaient plus jamais leurs quotas, ou ne respectaient plus jamais leurs échéances ? Quand on tient déjà à sa merci la rentabilité de la firme, ne comprend-on pas qu’imposer « l’unité des camarades » est une voie vers la zizanie ? Et pourquoi arrêter les transports en communs et s’aliéner la sympathie populaire, quand il n’y aurait qu’à « négliger » la perception et le contrôle des titres de transport ?

Pourquoi la contestation suit-elle des chemins qui la condamnent à l’échec alors que le succès est à prendre sans effort ? N’est-ce pas que le système aiguillonne la contestation vers des interventions futiles dont il veut nous faire croire qu’il a très peur, alors que la psychosociologie, qui depuis Bernays est devenue une science exacte, détermine maintenant avec précision le rapport coût/agacement au bénéfice qui en découle pour le désamorçage des tensions sociales ? Il est difficile de ne pas voir la manipulation comme totale.

Ce calcul du coût-bénéfice du désordre est fait au G8 également. On y tolère la contestation parce que la contestation ne peut rien y accomplir. Les gouvernements modernes gèrent leurs contestataires et en provoquent les manifestations, tout en en contrôlant la durée, l’intensité et les conséquences.

La futilité des actions de revendications sociales, d’ailleurs, trouve son pendant au palier du terrorisme « musclé ». Qu’un pauvre Arabe se fasse exploser au milieu d’autres pauvres Arabes ne constitue pas une attaque dangereuse contre le système. Pas plus, d’ailleurs, que l’attentat du 11-Septembre contre le WTC. Le résultat n’en est qu’un renforcement des moyens de contrôle de la population.

À chaque attentat, le système marque des points. Il est toujours sage de se demander le rôle qu’ont pu jouer dans chaque évènement, tous et chacun de ceux qui en ont profité. (5137). Il faudrait s’interroger sur le bien-fondé d’escalader des murailles qui ne protègent rien, pendant qu’ailleurs de vraies luttes pour plus de justice sont perdues tous les jours.

La logistique de la contestation, sans laquelle un pouvoir devient absolu, doit donc être repensée. Si l’on ne peut s’organiser contre le système, parce que toute organisation est infiltrée et qu’on ne peut lui résister en masse, parce que toute action collective est manipulée, ceux qui le souhaitent ont-ils encore une façon de garder le pouvoir à sa place ?

Oui. Le système peut être jugulé, abattu même, en mettant à profit le désir de résistance qui existe en chaque individu. L’interdépendance inhérente à une société complexe donne à l’individu un pouvoir énorme et le fonctionnement de la société, au quotidien, est une constante démonstration de ce pouvoir.

Que se serait-il passé, si je n’avais pas été là ? Surtout, que ne se serait-il pas passé, si je n’avais pas été là ? Si je n’avais pas fait ce qu’il est implicite que je fasse dans une société de solidarité à laquelle je m’identifie ?

Si l’individu fait le constat que la société que gère le système n’est pas une société de solidarité et qu’il décide de ne plus s’y identifier, s’il ne pose plus les gestes implicites que l’on attend de lui, la société s’effondre. Rapidement. Il existe déjà des sociétés dont la solidarité est largement disparue... et qui n’ont plus de société que le nom. (414)

Il suffit que l’individu comprenne sa propre indispensabilité, sa propre position stratégique et névralgique à l’intérieur du système, pour qu’il puisse, s’il en fait le choix, collaborer bien efficacement à la détruire.

Vivre en société est un acte d’amour. Celui qui laisse paraître qu’il n’y prend pas plaisir le vide de son sens et il en faut bien peu alors, dans une société de complémentarité, pour que les gestes nécessaires au maintien de cette société ne soient plus posés. La société meurt.

Une société moderne ne peut survivre que si elle jouit d’un très large consensus. C’est ce pouvoir de l’individu que le système veut cacher, en montant des spectacles de contestation.

L’individu qui veut détruire la société peut le faire par simple omission, c’est ce qui rend son action ultimement imparable. Il le peut d’autant plus facilement que cette société est complexe et que les fonctions assignées aux sociétaires sont mutuellement complémentaires.

Il peut aussi multiplier l’impact de son inaction essentielle, toutefois, en y joignant des actions ponctuelles. Il peut poser sciemment et consciemment des obstacles indiscernables à la réalisation des tâches des autres. Il suffit qu’il ait une bonne connaissance du fonctionnement du système.

Il suffit qu’il sache les moyens qui, en privant le système de son apport, lui permettront d’en saboter le fonctionnement de la façon la moins périlleuse pour lui-même et pour les autres. Dans une société de complémentarité, c’est cette façon - qui est à l’opposé du terrorisme - que le contestataire sérieux peut choisir.

L’individu peut apprendre seul comment, à partir de ses propres ressources, sans constituer une alliance formelle avec qui que ce soit, sans violence et dans la plus grande discrétion, il peut faire seul sa part pour la déconstruction du système. Les moyens de communication modernes permettent même de le lui enseigner.

La contestation efficace du système ne passe donc plus par la constitution d’organisations de résistance, car regrouper les contestataires - en plus du démérite évident de permettre de les identifier en grappe ! - en a aussi deux autres.

D’abord, il est évident que la contestation du système par l’individu vient de sa propre insatisfaction, laquelle vient de sa propre faiblesse. Si l’individu se sent plus fort, par son appartenance à une organisation, sa motivation à détruire le système diminue. S’étant défini par son rôle et son opposition, il est insidieusement récupéré par le système . S’il reste seul, au contraire, l’individu reste faible - et dangereux - jusqu’à ce que sa contestation ait porté ses fruits.

Ensuite, ce que l’individu sait du groupe lui donne aussi un pouvoir de délation. Il devient alors vulnérable à la corruption. S’il est corrompu, il règle son problème personnel - ce qui était toujours, au moins inconsciemment, son premier motif initial - mais l’injustice, elle, demeure et perdure.

Les complots n’ont plus d’avenir, car un groupe de conspirateurs, dans un monde technologique, est une microsociété qui devient elle même fragile à la mesure de sa complexité. C’est la somme des attaques individuelles et rien d’autre, qui abattra le système. Il est donc inévitable que la contestation prenne cette voie. Le Black Block est une transition vers la complète individualisation de la contestation.

Ceux qui veulent substituer un nouveau paradigme à celui de la société actuelle vont le faire à partir d’une même problématique et en visant un même but. Ils le feront, cependant, en ajustant leur action à un plan maître découlant de leurs valeurs et qu’ils auront internalisé. Ils le feront sans créer entre eux, au palier de leur action, des liens qui permettraient de les débusquer et de les mettre hors-jeu.

Il faut donc prévoir que la contestation revête de plus en plus la forme d’une myriade de petits sabotages de "ce qui est’ au profit de "ce qu’on voudrait qui soit". Ce qui est bien large et peut mener à des excès... mais le regretter n’y changera rien. Ce sont les points vulnérables de la société - l’organisation et la communication - qui seront surtout visés, détruisant la cohésion de l’ensemble sans que les éléments constitutifs en subissent de dommages importants.

Nous vivrons donc l’équivalent d’une guérilla au niveau des idées, pour valoriser et faire connaître de nouvelles idées de substitution aux idées reçues, mais cette guérilla sera accompagnée d’une action menée par des francs-tireurs, chacun selon son initiative.

Cette guérilla intellectuelle est devenue la seule façon de s’opposer efficacement au système, pour la même raison que la guérilla conventionnelle est la seule façon de s’opposer militairement à une force supérieure. On frappe, on s’esquive, on reste dans l’ombre. Plus on est seul.. plus on est fort.

Cette nouvelle forme de contestation est inévitable, puisque toutes les autres issues sont bloquées. Sera-ce une amélioration ou une régression ? La bonne nouvelle, c’est que l’approche « 1984 » sera contrée par la pensée personnelle. La population développe déjà des anticorps contre toute manipulation. Le pouvoir ne réussira plus très longtemps à la maintenir en état d’hypnose.

La mauvaise, c’est qu’en devenant une initiative personnelle, plutôt que la simple substitution d’un contrôle à un autre, la nouvelle contestation du système devient largement « inprogrammée ». Le risque est donc que soit scier par méchanceté ou inadvertance la branche sur laquelle nous sommes assis, sans qu’il n’existe de points de soutien auxquels on puisse se raccrocher.

Le système ne doit pas disparaître pour laisser la place au vide, à l’ataxie. Il faut donc que, simultanément à la déconstruction annoncée du système, des efforts encore plus grands soient consentis pour l’établissement des structures qu’on y substituera. Des structures qui devront être établies par consensus, puisqu’elles sont si faciles à détruire. C’est ce à quoi vise le concept d’une nouvelle société. (3 minutes).

Dans une société d’interdépendance et donc de diffusion plus large du pouvoir, il est clair que va se développer une forme d’anarchie dans le sens étymologique du terme. Il faut en tenir compte. Ce qu’on en fera reste une histoire à écrire.


Pierre JC Allard



http://www.nouvellesociete.org/401.html Vous avez dit.. le Système ?
http://www.nouvellesociete.org/408.html Les alliés circonstanciels
http://www.nouvellesociete.org/412.html Le terrorisme
http://www.nouvellesociete.org/414.html Sauver l’Afrique
http://www.nouvellesociete.org/5137.html Is fecit cui prodest




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15 réactions à cet article    


  • Casabaldi 14 juin 2007 13:26

    De retour du G8 et intrigué par la qualité de votre intervention sur Agoravox, je me suis permis d’aller jeter un oeil sur votre CV recto/verso.

    Je me sens très en phase avec l’essentiel de votre propos (complexité, interdépendance, individualisation de la contestation...).

    J’aimerai tout de même avoir votre éclairage sur ceci : « Ils le feront sans créer entre eux, au palier de leur action, des liens qui permettraient de les débusquer et de les mettre hors-jeu. » Pour moi, la création de liens (disons, plutôt de « connections ») est au contraire tout à fait indispensable. Elle n’implique en aucun cas la constitution d’un groupe, c’est à dire d’une organisation qui viendrait supplanter l’individu. La notion de « réseau », c’est à dire, d’individus interconnectés, me semble aujourd’hui essentielle. Qu’en pensez-vous ?


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 15 juin 2007 03:02

      Une action est d’autant plus efficace que sont complémentaires les apports de ceux qui y participent. Traditionnellement, cette complémentarité est assurée par un plan, une répartition des tâches, des instructions, un contrôle et des réajustements, jusqu’à ce que le but soit atteint. Si une opposition existe à cette action, cette séquence du plan au but devient d’autant plus difficile à réaliser qu’elle est connue de ceux qui s’y opposent, d’ou l’insistance sur le secret des communications entre les participants. Si ce secret ne peut être maintenu, le but ne peut être atteint que plus difficilement et, si l’opposition est forte, ne pourra plus être atteint.

      Pour que le but puisse être atteint quand le secret est impossible, il faut que la communication ne puisse plus être identifiée comme pertinente à l’action en cours. Rien là de nouveau - pensez aux instructions envoyez de Londres aux Résistants - mais, aussi longtemps, qu’il existe un plan, des cibles précises, des codes et un chiffre et une liste de participants, l’opération est à la merci d’une indiscrétion. Ce risque disparait si les cibles sont surabondantes, les participants tous ceux qui souhaitent le but à atteindre, et les compétences pour chaque tâche largement présentes dans la population, aussi bien chez ceux qui souhaitent ce but que chez ceux qui s’y opposent.

      Quand c’est chaque participant qui - ayant parfaitement internalisé le but à atteindre - choisi la tâche menant le mieux à ce but qui lui convient, en fonction de sa compétence pour l’accomplir, il n’y a plus de communications qui puissent être surprises. On a la situation "anarchique’’ d’une équipe de foot européen, dont tous les joueurs savent que l’objectif est bien le gol dans les buts adverses, mais dont, au contraire du football américain, il n’est pas nécessaire de planifier chaque geste de chacun.

      Quand on pose comme prémisse qu’aucune action n’est souhaitable qui ne corresponde pas à un très large consensus populaire, c’est toute la population qui devient le « réseau ». Information et communications n’ont plus à être ciblées, mais peuvent devenir transparentes. Tous les individus qui ont internalisé le but sont interconnectés, chacun détenant, de par sa compétence, le chiffre lui permettant de décoder les « messages » qui le concernent. Pour tous les autres, y compris les opposants, tous les messages ne sont plus qu’une forme de bruit. Chacun est informé sans qu’il ait à se manifester d’aucune façon, non plus d’ailleurs que celui qui lui a transmis cette information et qui reste anonyme. La clef est là : personne n’a à se révéler comme un participant à l’action. Seuls restent comme paratonnerres ceux qui discutent des buts à internaliser. Ils n’ont pas à être nombreux... et ils ne peuvent trahir personne.

      Cette structure d’intervention n’est évidemment pas aussi efficiente qu’un groupe dont tous les gestes sont programmés, puisqu’elle invite à des redondances, mais elle compense cette faiblesse par la masse de ressources qu’elle peut mobiliser et son invulnérabilité à toute délation. Elle est, de toute façon, la seule possible dans un monde devenu totalement transparent. Surtout, il faut comprendre que l’inefficience apparente de cette action par adhésion à un objectif internalisé est sa force. ELLE NE PEUT JAMAIS ËTRE RÉCUPÉRÉE AU PROFIT D’UN GROUPE ET CONTRE LA VOLONTÉ DE LA MAJORITÉ.

      PJCA


    • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 14 juin 2007 14:25

      Article fort intéressant qui, toutefois, soulève beaucoup d’interrogations.

      Vous semblez articuler votre billet autour du postulat suivant : Vivre en société est un acte d’amour. Celui qui laisse paraître qu’il n’y prend pas plaisir le vide de son sens et il en faut bien peu alors, dans une société de complémentarité, pour que les gestes nécessaires au maintien de cette société ne soient plus posés. La société meurt.

      Tout acte de contestation devient par le fait même un geste de désamour à l’égard de la société. Contester signifierait faire mourir la société dans laquelle nous vivons.

      La question qui me vient à l’esprit est la suivante : la société dans laquelle nous vivons n’est-elle pas le fruit d’une évolution qui, tout découlant d’une certaine violence intrinsèque, l’a façonnée ?

      Je peux comprendre que, dans la forme de société que vous décrivez, fondé sur l’amour, le terrorisme, cependant, Dieu merci, n’a pas un grand avenir : ce qui est contre-nature ne dure jamais très longtemps.

      Vu mon âge avancé, la vie ne m’a pas mené à travers ces chemin idylliques. J’éprouve beaucoup de difficultés à croire qu’une contestation est un acte de terrorisme à l’égard d’une société et que le terrorisme - déni de l’amour pour sa société - ne dure jamais longtemps.

      Il est possible, cher compatriote, que je n’aie pas saisi la quintessence de votre billet et du message qui en découle. Veuillez m’en excuser.

      Pierre R.

      Montréal (Québec)


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 15 juin 2007 04:44

        Votre analyse des textes, des miens comme de ceux des autres, me servant souvent de modèle, je dois avouer que vous avez raison et qu’en voulant édulcorer une pilule que je trouvais bien amère, j’en ai fait une mignardise. smiley

        J’aimerais donc modifier cette phrase sur l’amour que vous citez, en disant plus prosaïquement que, dans une société où la spécialisation nous rend indispensables les uns aux autres, il suffit désormais de juste un peu d’intolérance et d’animosité pour que les roues s’arrêtent. C’est une situation nouvelle, qui impose des comportements plus consensuels et confère un pouvoir de nuire énorme à toute contestation. Un pouvoir qui, en effet, peut être mortel.

        Je crois, moi aussi, que toute société est la résultante de forces qui se sont heurtées le plus souvent avec violence avant de se joindre. Ce que je vois comme un phénomène nouveau, ce n’est donc pas le recours à cette violence, mais son efficacité accrue et le pouvoir de vie ou de mort dont peuvent disposer sur la société des groupes de plus en plus restreints et donc de plus en plus nombreux. Le terrorisme en est un exemple, mais ce que je veux souligner ici, c’est la fragilité croissante de la société qui rend le terrorisme superflu.

        La contestation, non seulement n’a pas à prendre la forme du terrorisme pour être efficace, mais elle n’a même plus à être formellement concertée et organisée pour avoir la société à sa merci. Le pouvoir de l’individu, dans une société de complémentarité, devient si considérable que la société ne pourra s’en préserver qu’en devenant largement consensuelle. Si elle refuse, elle sera contestée avec succès par un adversaire multiforme, égrégore sans visage, utilisant l’approche décrite en réponse au commentaire précédent.

        J’ai créé une autre confusion, dans ce texte, en semblant prétendre que le terrorisme n’a pas d’avenir parce que nous vivons dans une société d’amour. Je crois, au contraire, que le terrorisme est contre nature parce qu’il est une violence gratuite et qu’il va vite céder la place à un banditisme axé sur le profit personnel... ce qui est bien dans la nature humaine. C’est la thèse que je défends dans l’article « La brunante » publié aussi sur AV.

        Je regrette que mon texte n’ait pas été plus clair au départ et je vous remercie de m’avoir donné cette occasion de le préciser

        PJCA


      • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 15 juin 2007 09:35

        @ l’auteur

        Ce que vous venez de faire fort bien.

        Pierre R.

        Montréal (Québec)


        • Cugel32 15 juin 2007 15:44

          « Et pourquoi arrêter les transports en communs et s’aliéner la sympathie populaire, quand il n’y aurait qu’à « négliger » la perception et le contrôle des titres de transport ? »

          Simplement parce que premièrement , en France tout du moins, si droit de grève est constitutionnel, le fait d’aider ou de participer à un acte de fraude serait lui considéré comme une faute lourde passible de licenciement pour un salarié ou de révocation pour un fonctionnaire.

          Parce que secondement la réussite d’un tel mouvement impliquerait obligatoirement une adhésion de la « totalité » des personnels de la chaîne perception et contrôles, ce qui est totalement illusoire.

          Et troisièmement parce que, une majorité des titre de transport étant représentés par des cartes d’abonnement, ce mouvement ne pourrait donc avoir un intérêt que s’il s’inscrivait dans la durée, ce qui n’est pas gagné non plus !


          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 15 juin 2007 19:05

            @ Cugel 32. Sur le principe : Toute révolution est illégale. C’est un choix personnel. Quand une majorité conteste, la loi change et l’on sait qu’elle a changé quand on n’essaie plus de la faire respecter.

            Sur la réalité : Non, justement. L’essence même de mon argument est que, si la majorité est favorable à cette action, il suffit que bien peu s’y livrent pour que le but soit atteint. La rentabilité de l’exploitation s’effondre. On n’a plus a prendre les Bastilles ; coupez l’eau, le gas et l’électricité et elles se rendront. Moins sanglant. Plus efficace.

            PJCA


          • Béguin Etranger 15 juin 2007 16:46

            On sait bien que l’on n’est jamais mieux servi que par soi-même ; l’idée est donc d’appliquer ce principe au champ social.

            On se laisse dire que rien n’est simple : nous pensons au contraire que le plus difficile est de s’entendre, de se comprendre. C’est pourquoi toute action nécessite une phase de concertation : nous avons donc visé au plus ouvert et au plus précis. Mais il semble que, ce faisant, nous excitons quantités de préjugés, jusque chez ceux qu’on imaginait les plus souples.

            Les mouvements révolutionnaires (de changements sociaux profonds), jusqu’à aujourd’hui, procèdent des provocations des maîtres. Et dans ces mouvements même le mouvement réellement offensif est timide en un sens, la défense monopolise beaucoup d’énergie, la confiance ne gagne pas ; les maîtres conservent le plus souvent l’initiative. C’est pourquoi il nous semble prépondérant de soutenir un discours offensif qui dise la confiance radicale que nous voulons opposer pratiquement à la méfiance et à la superficialité ambiantes. Il s’agit pour nous de favoriser le plus possible la liberté individuelle la plus élémentaire (fondamentale), le plus vite ; car c’est la meilleure base pour les échanges humains et avec soi pour commencer. Et avant même la liberté de faire, c’est à la liberté d’être que nous pensons (au vrai nous ne les distinguons pas). Bref, nous ne transigerons pas sur les questions du travail, de l’argent et de la survie.

            Mais soyons clairs, ce qui favorise ce projet ce ne sont pas des critiques de détail et des états d’âmes, plutôt la communication des évolutions pratiques que le TPi vous incite à instaurer et leurs résultats. Nous ne nous soucions pas tant des opinions et des marottes de « notre » chapelle que de son action auprès du tout-venant. Tout au plus nous faudra-t-il donner quelques précisions (certains par exemple confondent le TPi avec de l’assistanat ; le coup de l’inflation ne devrait plus guère tarder). Et il nous faudra encore aborder l’esprit du détournement des lois pour avancer vers la maturité du genre humain. Car en plus de paraître spontanément assez incontestable et enviable, pratiquement et théoriquement, notre proposition/discrimination est corroborée par le fait que seule sa perspective nous enthousiasme de façon conséquente : la vie tronquée, châtrée, stérilisée, débile, nous est un poids de plus en plus insupportable. Sans haine congénitale, acquise ou autres, nous en venons à nous découvrir des ennemis indignes. Nous sommes si peu de chose socialement, politiquement, écologiquement, cosmiquement, spontanément, comment ne pas prétendre y remédier de toute urgence ?

            Le TPi défie la puissance fabuleuse de l’Argent, du travail et de la peur (survie). Aujourd’hui, c’est de voter qui est antidémocratique puisqu’on ne choisit qu’entre des partisans de l’esclavage. Ce qu’on ne peut imaginer à notre place il nous faut le prendre. Nous partons de cette hypothèse, du constat que voter est inutile. Ai-je le droit de soutenir cette thèse publiquement comme elle l’exige (une enquête sur la chose publique par le public même) ? Ai-je le droit de solliciter la chose publique de façon systématique et spontanée dans le sens de la liberté et de la bonne intelligence ? C’est à vous de le dire, de décider, pour cette fois, tous.

            Béguin Etranger, pour le journal officiel du pauvre / 150607

            Communication aux forums http://www.appelauxsansvoix.org/forum/index.php, http://www.xsorbit1.com/users/franckeinstein/index.cgi?board=Comptoir, aux coordinations du forum social des quartiers populaires (e-mail) et à l’hebdomadaire La Vie (emails et courriers aux dirigeants, courrier des lecteurs, lecteurs). Mais aussi aux habitants de nos quartiers respectifs :

            Trésor Public inconnu :

            POUR TOUT LE MONDE, AU PLUS TARD LE 7 MAI 2008, 2000 € net / MOIS

            Parce qu’il n’y a plus d’Etats nationaux - mais que nous vivons tous dans un état d’esprit qui domine le monde

            Mais ne vous inquiétez pas, vous comprendrez toujours l’essentiel, l’utile et l’agréable. Ainsi :

            1. transmettez, communiquez cette idée naissante au plus grand nombre de gens, en tous genres, autour de vous, tout le temps, partout / puis essayez de rester en bonne intelligence sur ce seul sujet (TPi)

            2. croyez en ce projet devenu votre ou n’y croyez pas / veuillez nous préciser en quelques mots pourquoi vous ne pouvez pas y croire

            En fait ceci est une expérience démocratique, un pari laïc

            parce qu’il nous semble que nous pouvons simplement résoudre de nombreux problèmes sociaux (qui pèsent sur les discours et les réjouissances publiques : vie commune, emploi, logement, discriminations, immigration, éducation, infantilisation, sécurité sociale, dette publique...) ; et dans le même mouvement critiquer pratiquement la domination du travail sur la vie.

            nous estimons donc que tout le monde, quand il le demande, devrait recevoir 2000 € net / mois pendant 9 mois (puis demander à nouveau, aussi longtemps qu’il jugera avoir besoin de cet argent). Ce revenu équivaut au coût de la survie (matérielle et morale) de la basse classe moyenne dans le lieu où vous êtes (par exemple 2000 € en France en 2007). Ce revenu n’est pas imposable (l’imposition commence au-delà de 2000 € selon les barèmes actuels) ; pas automatique, pas obligatoire (il faut le demander quelque soit son âge ; cela vaut pour ceux que l’on définit encore comme « mineurs »).

            C’est une expérience démocratique parce qu’elle est provoquée par une vieille idée qui prouve la lâcheté et la passivité du personnel politique. C’est une expérience démocratique parce que nous, les gens, décidons que la réalisation de cette proposition est la première urgence ; et que nous commençons de comprendre et d’apprécier que rien d’important ne se fasse sans nos impulsions. C’est pourquoi nous devons solliciter le personnel politique en occident et partout dans le monde si nous voulons le moindre accomplissement de notre volonté de vivre. Nous sommes fatigués d’attendre ; nous sommes assez matures pour imposer notre sens de la responsabilité (de la dignité). Nous avons confiance en nous-mêmes comme en quiconque, comme en notre parole.

            Les médias découvriront officiellement notre projet à partir du 7 mai 2007. Le personnel politique aura jusqu’au 7 mai 2008 pour le réaliser mondialement. Nous, les gens, avons juste à nous mobiliser, ainsi que notre attention commune, dans cette seule perspective (TPi). Certains demanderont peut-être comment nous mesurerons nos forces : mais pour atteindre notre but nous devons considérer que d’autres vont tenter de récupérer le mouvement que nous sommes. Cette résistance d’arrière-garde nous mobilisera et manifestera assez nos dispositions comme communes à la majorité de gens à travers le monde - ou pas (considérant que les exigences pratiques excluent les tièdes). Si votre principale inquiétude est financière, comme on peut s’y attendre, écoutez ceci : la Bourse, l’argent, les dettes publiques etc. ne sont que des conventions, des accords internationaux. Mais les nations sont mortes, agonisent. Nous, les anonymes, sommes le seul monde réel. Nous considérons même que la dette publique est le signe de notre recherche du meilleur pour tous (liberté) ; ainsi une profonde et énorme dette est un bon signe qui signifie la richesse du monde selon nous. Mais si vous laissez les dames penser statistiquement que cette société n’est pas si mauvaise, nous ne pourrons pas nous entendre. Bien que nous ne semblions pas dans la pire situation, même pour nous c’est trop de luttes stériles et de martyr insensé qui violent et renfrognent notre subjectivité.

            Toutes les actions doivent être envisagées, considérant toujours les médias dominants comme des ennemis que nous pourrions avoir à occuper et à utiliser éventuellement.

            MAIS D’ABORD NOUS DEVONS ENGAGER NOTRE PAROLE DANS LA BATAILLE

            Ce texte est un prétexte.

            http://ecrivainpublik.free.fr/


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 15 juin 2007 19:11

              @ Beguin Étranger. Conformémnet à l’esprit de mon article, je prends acte de vos idées, je visiterai votre site et je n’en dirai ni bien ni mal...

              PJCA


            • Béguin Etranger 17 juin 2007 02:53

              Quelle étrange idée, nous apprécions au contraire la critique, c’est-à-dire l’opinion qui cherche à finir, à clore un débat, et distinguons alors entre jactance et intelligence, - mais soit. Puisque l’important c’est que vous fassiez la publicité la plus large possible, dans la cité mais aussi dans votre cité, du TPi, sous une forme, un nom ou l’autre, pour commencer, se mettre en mouvement euchronique faudrait-il dire je suppose ?

              be

              http://www.appelauxsansvoix.org/forum/threads/thread/index.php?thread=490


            • spartacus 15 juin 2007 22:52

              Oui, l’adaptation ou la lutte..

              Il y a aussi la troisième voie :

              "Rester normal, c’est d’abord rester normal par rapport à soi-même. Pour cela il faut conserver la possibilité d’agir conformément aux pulsions, transformées par les acquis sociaux-culturels, remis constamment en cause par l’imaginaire et la créativité.

              Or l’espace dans lequel s’effectue cette action est également occupé par les autres.

              Il faudra éviter l’affrontement, car de ce dernier surgira forcément une échelle hiérarchique de dominance et il est peu probable qu’elle puisse satisfaire, car elle aliène le désir à celui des autres.

              Mais à l’inverse, se soumettre c’est accepter, avec la soumission, la pathologie psychosomatique qui découle forcément de l’impossibilité d’agir selon ses pulsions.

              Se révolter, c’est courir à sa perte, car la révolte si elle se réalise en groupe, retrouve aussitôt une échelle hiérarchique de soumission à l’intérieur du groupe, et la révolte, seule, aboutit rapidement à la suppression du révolté par la généralité anormale qui se croit détentrice de la normalité.

              Il ne reste plus que la fuite.

              Il y a plusieurs façons de fuir. Certains utilisent les drogues dites psychotogènes. D’autres la psychose. D’autres le suicide. D’autres la navigation en solitaire..."

              « Eloge de la fuite » - professeur H. LABORIT


              • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 16 juin 2007 06:15

                @ Spartacus. Merci pour votre commentaire. Vous aurez compris que je fais ma bonne part de navigation solitaire, laquelle je vois comme une fuite dans la recherche - puisqu’on en est a Laborit - d’une série de pieux mensonges rédempteurs à la « Mon oncle d’Amérique » : il n’y a pas de jour où, sur le Web, on ne se réconcilie pas avec le faux parce qu’il donne un sens au vrai qui n’en a pas. Pensez à l’explosion brutale de la cause palestinienne qui, tout à coup, « justifie » toute la politique d’Israel...

                Pour l’individu, la fuite est une option ; pour la société, non. Si une majorité choisit la révolte, je suis bien convaincu que, si cette révolte se réalise en groupe, elle mène à la création d’une “échelle hiérarchique de soumission à l’intérieur du groupe” ; c’est le constat à la source de mon article.

                Je ne suis pas persuadé, cependant, que menée en solitaire, la révolte aboutisse encore inéluctablement à la “ suppression du révolté par la généralité anormale qui se croit détentrice de la normalité” . Je crois que la complémentarité entre les acteurs, qu’il faut promouvoir pour garder le cap sur la spécialisation, - condition essentielle de l’enrichissement, auquel on ne veut surtout pas renoncer - détruit peu à peu toute cohésion au sein de la “généralité”, laquelle en perd la foi dans sa normalité... et du mêne coup son pouvoir de supprimer les révoltes.

                Je souligne que je ne présente pas cette évolution comme un retour assuré à l’Eden. C’est un acte de foi de penser que l’avènement imminent d’une forme d’anarchie - indissociable de la montée en puissance de l’individu que sa spécificité rend indispensable - va forcer immédiatement la mise en place d’une société plus consensuelle. Il se peut bien, hélas, qu’avant que la société ne trouve un nouvel équilibre, elle devienne plutôt un lieu d’affrontement entre groupes exerçant, les uns contre les autres, à tour de rôles, tous les chantages découlant de leurs compétences respectives que la situation leur permet. Il faudra s’y préparer et y réagir.

                PJCA


              • Béguin Etranger 17 juin 2007 00:09

                Pourquoi hélas ? Enfin nous allons pouvoir pas seulement nous défendre mais attaquer ! Ouvrir le débat vrai, n’est-ce pas la seule jouissance - toute joye déployée ? Ainsi la question de la hiérarchie se vide de sens, tient pour beaucoup au formatage. Or, qu’est-ce qui est préférable, être formaté pour l’équilibre (garder et apprécier ; crainte de l’extérieur) ou par le déséquilibre (remise en cause de soi et du monde chacun sur un plateau ; confiance en soi) ? Jusque-là la question n’a été qu’effleuré et la primauté rigide de l’équilibre sur les esprits demeure dominante. Seulement voilà, ici et maintenant, juste en faisant la publicité de cette question un monde est poussé à sa perte, qui adviendra dieu ne sait même pas quand ! Nous mieux... Alors pourquoi hélas ? A l’assaut oui, il est temps d’entrer dans la partie, de jouer notre jeu, d’y jeter notre cœur et notre cerveau - le corps suivra, sûrement avec réticence, que la société voudrait garder son prisonnier volontaire...

                be


              • indianagrenoble indianagrenoble 20 juin 2007 11:33

                Oualalalalaala @ Pierre JC Allard « N’est-ce pas que le système aiguillonne la contestation vers des interventions futiles dont il veut nous faire croire qu’il a très peur, alors que la psychosociologie, qui depuis Bernays est devenue une science exacte, détermine maintenant avec précision le rapport coût/agacement au bénéfice qui en découle pour le désamorçage des tensions sociales ? Il est difficile de ne pas voir la manipulation comme totale. »

                Pierre, je comprends que très difficilement ce que tu souhaites dire... et ce que je dis n’ai pas méchant... jusque que la denière fois que j’ai pu lire ce type de verbe, des phrases à pivots, avec des sens et des implications subtiles mais fortes, la rendant (cette fameuse phrase) quasi « inaudible » de 99 pourcent de la population....

                J’aime bien les thèmes que tu abordes mais je n’arrive quasiùent pas à te lire... sauf en faisant un effort surhumain... ça me fait chier car j’aimerai te comprendre...

                Tu utilises volontairement ce double language oubien ?

                Pierre, ma remarque n’est pas agressive et ne se veut que constructive... smiley

                Alexandre


                • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 21 juin 2007 04:54

                  Je vais répondre au mieux à vos deux questions. D’abord, ce que je veux dire. Ce que je veux dire, c’est que ce qui est présenté tous les jours comme une contestation du système n’a tellement pas de chance de nuire au système et encore moins de produire un changement, que je crois que tout ça est organisé par le système lui-même. D’abord pour canaliser la révolte vers des points ou ca ne fait pas de mal et, ensuite, pour justifier plus de repression. Voir mon article à http://www.nouvellesociete.org/5137.html.

                  Barnays, c’est celui qui a monté la propagande pro-guerre aux USA en 1917. Le premier modèle du genre, copié plus tard par Goebbels.. et aujourd’hui par tout le monde.

                  La deuxième question, c’est pourquoi j’écris de cette façon que « 99% des gens ne comprennent pas ». La réponse, c’est que je suis bien vieux, que j’ai appris à m’exprimer de cette façon et que je ne sais pas vraiment comment le faire autrement. Soyez sûr que si vous avez un problème avec l’un ou l’autre de mes textes, je serai toujours disponible pour vous donnez les précisions dont vous auriez besoin

                  Merci pour votre intérêt

                  PJCA

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