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Accueil du site > Tribune Libre > Politiques & citoyens > Les fantasmes de la création monétaire (1/4)

Les fantasmes de la création monétaire (1/4)

Une fausse idée se répand depuis quelques mois dans la blogosphère, selon laquelle les banques feraient du profit à partir de quelque chose qui n’existe pas. La dématérialisation de la monnaie, le mécanisme du crédit et celui des réserves fractionnaires peuvent rendre l’hypothèse séduisante.

Les excès des banques, dans leur ruée sur les subprimes, fournissent un prétexte « béni » pour confondre, tout d’un bloc, la nature de la monnaie et le laisser-aller des banques dans l’évaluation des risques, le fondement de leur valeur ajoutée et la facturation excessive de leurs services associée à une répartition inéquitable des profits.

Mais cette confusion entre théorie et pratique est la porte ouverte à des conclusions plus ou moins fumeuses qui poussent à mettre à bas le système alors qu’il suffirait de le réformer pour en corriger les failles.

Pour ceux qui n’ont pas suivi le fil de ces discussions, ou qui n’ont pas le temps de s’attaquer à cette longue lecture, en voici le résumé :

"La création monétaire n’est pas du ressort du gouvernement, mais des banques privées, qui ne sont soumises qu’aux règles dites des ’réserves fractionnaires’. Ces règles leur permettent de créer des quantités considérables de monnaie par le jeu du crédit, dans des proportions sans aucune mesure avec les montants de leurs dépôts. Les banques font des profits, par le jeu des intérêts, sur quelque chose qui ’n’existe pas’."

D’autres observent que la dette publique coûte des sommes considérables à l’Etat, notamment en intérêts. "Si l’Etat créait lui-même sa propre monnaie, il n’aurait pas d’intérêts à payer, cela lui coûterait donc moins cher. L’Etat devrait donc retrouver le monopole de la création monétaire et ne pas payer d’intérêts du tout."

Pour vérifier la validité d’un tel raisonnement, il convient d’abord de se pencher sur la question de ce qu’est réellement la monnaie. C’est là que l’on trouve la première faille dans le sophisme selon lequel "les banques font du profit en faisant payer quelque chose qui n’existe pas".

Les articles suivants porteront successivement sur la question du taux d’intérêt, de la croissance et de l’inflation, puis sur le décryptage de la propagande qui est lancée, pour enfin terminer sur les pistes de réformes qu’il faudrait imposer au système bancaire.

Penchons-nous donc tout d’abord sur les éléments constitutifs de la monnaie.

La rôle de la monnaie

Le rôle d’une monnaie est de permettre les échanges de biens et de services. Dans une économie de troc, on échange directement des biens et des services les uns contre les autres, sans intermédiaire. Le troc connaît actuellement un nouvel essor, par le biais de sites web qui proposent soit des échanges temporaires de logements - pour des vacances - soit des échanges directs de biens et/ou de services.

Le problème d’une économie de troc est son manque de fluidité. Il faut du temps et/ou de la chance pour trouver quelqu’un qui acceptera d’échanger son petit bateau amarré dans le Sussex contre une grange dans le Larzac. Ou un sac à main de marque d’occasion contre une peinture à l’aquarelle.

La monnaie assume donc, d’une part, le rôle d’étalon de valeur, qui permet de mesurer la valeur d’un bien, et, d’autre part, le rôle de vecteur de cette valeur, qui permettra à son détenteur d’échanger cette monnaie contre un bien ou un service qu’il désire, immédiatement ou ultérieurement.

L’utilisation d’une monnaie permet donc de rendre les échanges plus fluides, car elle élimine les contraintes d’échange bilatéral induites par le troc. Ensuite, elle élimine la contrainte de l’immédiateté de l’échange, puisque le détenteur de monnaie peut attendre avant d’échanger sa quantité de monnaie contre un autre bien ou service.

Le point central est donc l’assurance, pour celui qui accepte de la monnaie en échange de son bien ou de son service, d’être en capacité d’acquérir d’autres biens et services d’une valeur égale à celle qu’avaient les biens et services qu’il a cédé.

C’est ce qu’on appelle la confiance dans la monnaie.

La nature de la monnaie

Dès lors, on s’aperçoit que la nature de la monnaie est complètement décorrélée de son "support". Qu’il s’agisse de l’or, de l’argent, de papier ou de quelques 0 et 1 dans une mémoire d’ordinateur, ce qui compte c’est la confiance.

Quand la confiance disparaît, la monnaie elle-même disparaît. Ce phénomène de disparition de la monnaie, que l’on appelle "hyper-inflation", a été observé à plusieurs reprises au cours de l’Histoire : les assignats de la Révolution française, le mark allemand des années 1920 ou le dollar zimbabwéen aujourd’hui en sont des exemples d’école.

Au cours de l’Histoire, de nombreux supports ont été utilisés pour la monnaie. Il y a eu bien entendu les métaux (or, argent, cuivre...), mais également d’autres supports tels que des coquillages, ou plus récemment du papier.

Le choix du support était déterminé en fonction de la confiance qu’il était censé véhiculer, et non pas seulement - ou pas du tout - pour sa valeur intrinsèque. C’est évident pour le papier, mais cela est vrai également pour l’or. La valeur intrinsèque de l’or en tant que métal était un des éléments de la confiance dans les pièces de monnaie en or, mais cela n’était pas le seul critère.

Au Moyen Âge, certaines pièces d’or étaient mieux acceptées que d’autres. Pourquoi ? Parce que les systèmes de contrôle de ceux qui battaient cette monnaie étaient de qualité inégale. Certaines pièces étaient moins souvent contrôlées que d’autres et les risques de fraude étaient plus importants (limage des pièces, etc.).

Le système de contrôle de la monnaie est donc un des éléments constitutifs de la confiance dans une monnaie - et par conséquent de sa valeur.

C’est donc une erreur que de croire que la monnaie a une valeur en soi. La seule valeur d’une monnaie se "mesure" au niveau de confiance qui y est attaché.

Si on poursuit le raisonnement jusqu’au bout, on se rend compte que ce qui "existe" vraiment, ce n’est pas la monnaie, c’est la confiance qui est traduite au travers de cette monnaie. C’est pour cela que la monnaie peut être complètement dématérialisée.

Le "tiers de confiance"

C’est là qu’intervient le rôle du "tiers de confiance". Un tiers de confiance est une personne, physique ou morale, qui joue le rôle d’intermédiaire, et qui intervient dans les échanges afin que les parties soient rassurées par les termes et les conditions de l’échange.

Tout cela est un peu théorique, mais en voici des exemples concrets. Si vous passez une petite annonce pour vendre votre voiture sur internet, vous avez tout intérêt à effectuer votre transaction au sein d’une agence bancaire. Le conseiller qui gère votre compte pourra effectuer les contrôles sur les billets, vérifier que le chèque de banque est un vrai, bref, vous assurer que l’acheteur vous donne la valeur réellement annoncée. Un certain nombre de personnes ayant accepté des chèques sans effectuer les vérifications nécessaires se sont retrouvées sans véhicule avec des chèques non provisionnés.

Au Moyen Âge, c’était celui qui pesait et vérifiait les pièces d’or, d’argent, etc. qui assurait ce rôle. Mais le rôle de tiers de confiance est également assuré, d’une autre manière, par ce qu’on appelle les chambres de compensation. Ces organismes sont très utiles pour effectuer transferts et mettre à disposition des fonds à distance.

Imaginez que vous ayez un compte dans la même banque que votre grand-mère. Vous avez 200 euros, votre grand-mère a 200 euros et, pour votre anniversaire, elle vous fait un virement de 50 euros. Votre compte passe donc à 250 euros et le sien à 150 euros.

Tout cela est totalement immatériel, votre banque a simplement modifié les montants de vos comptes en banque respectifs. C’est le principe d’une chambre de compensation. S’il y avait une seule banque au monde, elle serait donc une immense chambre de compensation.

Dans les deux cas, c’est la confiance dans la monnaie qui est en jeu, et non une prétendue valeur intrinsèque de la monnaie.

En quoi cela invalide-t-il la théorie sur la "création monétaire" par les banques privées ?

Les banques ne "créent" donc pas la monnaie, elles constatent ou anticipent des valeurs présentes ou futures. Elles constatent la valeur d’un bien immobilier, ou anticipent la valeur de revenus futurs en fonction d’un emploi salarié.

En fonction de ces données relatives aux valeurs qui sont détenues ou qui seront détenues, elles valident un niveau de confiance quant à la solvabilité du demandeur, et accordent un prêt.

La valeur qui déclenche la création monétaire n’est donc pas du ressort des banques, mais de la personne qui demande le crédit, puisque c’est cette personne, avec ses possessions et son travail, qui est à l’origine de la valeur.

Les banques ne sont donc les dépositaires que de la confiance - et c’est déjà beaucoup, et facturent leurs services autour de cette confiance. Qu’elles fassent des profits sur ces services est tout à fait normal.

Il est donc faux de dire qu’elles font des profits sur quelque chose qui n’existe pas.

Pour finir

Je n’ai pas abordé dans cette partie la question des taux d’intérêts. Je l’aborderai dans un prochain article, mais je pense qu’un débat sur le rôle et la nature de la monnaie sont nécessaires avant d’aborder cette question. Car tout le débat est fondé sur ces définitions et, si l’une ou l’autre sont invalidées, ce sont toutes les déductions qui s’appuient dessus qui s’effondrent.

www.vincentperriertrudov.fr

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Les fantasmes de la création monétaire (1/4)

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216 réactions à cet article    


  • arroc 7 août 2008 13:45

    verbiage


    • Cug Cug 7 août 2008 16:52

      C’est quoi le nouveau centre ? Encore des inféodés !

      Je m’associe ave le commentaire du dessus ... verbiage.
      Yo l’auteur t’aurais pu condenser et tout balancer d’un coup parce que 4 articles pour une pitoyable tentative d’enfumage ....

      A la fin il nous dira ... tout va bien sinon prenez un tranquilisant, on s’occupe de tout et surtout dormez sur vos deux oreilles.

      PS : J’ai adoré l’exemple de la grand mère et du petit fils, merde tu nous prends pour des enfants à la maternelle !



    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 7 août 2008 19:35

       @ l’Auteur. M’etant fait sur ce site une  réputation de courtoisie, je me bornerai à vous traiter  d’infâme manipulateur.

       


    • donino30 donino30 8 août 2008 11:09

      "je me bornerai à vous traiter d’infâme manipulateur."

      A moins qu’il y ait des antécédents, et là on pourrait peut être comprendre, voilà le genre de commentaires que l’on aimerait voir disparaître. Je ne suis pas franchement d’accord avec l’auteur non plus : bien que les boulons aient été fortement resserrés sur les banques avec la mise en place de Bale 2, l’octroyement d’un prêt reste arbitraire et est bel et bien de la création monétaire. De là à appeler "infâme manipulation" une différence de point de vue sans argumenter...


    • Calito 7 août 2008 13:59

      Bon, on va faire deux camps.
      D’un coté ceux qui n’ont pas de culture eco, et qui sont de gauche.
      De l’autre, ceux qui n’ont pas de culture eco, et qui sont de droite.

      Prêts ?

      Allez, balancez vous vos clichés respectifs...
      Moi je regarde et je rigole.

        Lire les 14 réponses ▼ (de Vincent Perrier-Trudov, Cug, arroc, Pierre JC Allard, Jimd)

      • Jimd Jimd 7 août 2008 14:26

        merci pour l’article.
        je suis assez d’accord avec beaucoup de ce que vous ecrivez, particulierement sur l’aspect confiance et non valeur intrinseque de la monnaie.
        les instruments financiers sont en quelque sorte des promesses. un pret est une promesse.
        Un billet est une promesse, une promesse de l’etat que ce bout de papier permet d’acheter quelque chose.
        beaucoup de gens ayant peu de culture ecionomique sont effraye par l’edee que la monnaie soit ’de vent’ c’est a dire qu’elle n’ai pas de valeur intinseque. on retrouve souvent des demandes de rattachement a l’or !
        je pense que l’on a toujours eu cette attitude a travers les ages, c’est tres ancien.
        de meme il y une incomprehension sur le taux d’interet qui pour certains ne remunere rien.... la encore on retrouve ces memes idees dans l’histoire.

        je ne suis pas d’accord quand vous dites que les banques ne creent pas d’argent. un pret est une creation d’argent. d’accord il est base sur des revenus futurs mais en deplacant ces revenus futurs vers le present, il met de l’argent a disposition de l’emprunteur aujourd’hui, il augmente donc la masse monetaire aujourd’hui.



        • Forest Ent Forest Ent 7 août 2008 14:37

          Cet article est faux, mais il faut un raisonnement assez compliqué pour le mettre en évidence, parce que ce sujet n’est pas simple. Tout le sophisme tient dans ce paragraphe :

          Les banques ne "créent" donc pas la monnaie, elles constatent ou anticipent des valeurs présentes ou futures. Elles constatent la valeur d’un bien immobilier, ou anticipent la valeur de revenus futurs en fonction d’un emploi salarié. En fonction de ces données relatives aux valeurs qui sont détenues ou qui seront détenues, elles valident un niveau de confiance quant à la solvabilité du demandeur, et accordent un prêt. La valeur qui déclenche la création monétaire n’est donc pas du ressort des banques mais de la personne qui demande le crédit, puisque c’est cette personne, avec ses possessions et son travail, qui est à l’origine de la valeur.

          Tout cela suppose qu’une valeur soit objective. Or toute évaluation présente une part d’incertitude. La gestion du risque est en fait le vrai métier des banques. Une sous-évaluation systématique du risque est de facto une création monétaire. Ce que l’on a constaté avec les subprimes, c’est que la monnaie créée ainsi sur l’immobilier a été en fait adossée à FNM et FRE, que l’on supposait garanties par l’Etat, et c’était donc bien une création monétaire pure faite au nom du contribuable à son corps défendant. De même, la ous-estimation du risque LBO et de la contrepartie de nombre de produits dérivés ont été des créations monétaires.

          Je sais bien que cette idée que "le risque est monnaie" n’est pas intuitive, mais elle seule explique les bulles. En résumé, oui les banques créent de la monnaie ex nihilo quand elles sous-estiment les risques.

          Lire la suite ▼
            Lire les 17 réponses ▼ (de Jimd, Vincent Perrier-Trudov, Internaute, Alpo47, Tzecoatl, Forest Ent, Céline Ertalif, frenet, JPL, xa, le gaulois)

          • aquad69 7 août 2008 15:07

            Bonjour Mr Perrier-Trudov,

            non, je pense que ce que vous dites là est faux.

            La seule monnaie réelle est une monnaie qui transporte en elle-même sa propre valeur, comme une monnaie en métal précieux, l’or par exemple. 

            C’était jadis la base des anciennes économies traditionnelles féodales qui interdisaient la prise d’intérêt -"l’usure"- pour se protéger de l’inflation, précisément.

            De manière plus récente, nous avons pu encore bénéficier d’une monnaie fiable et irréfutable aussi longtemps que celle-ci a été basée sur l’étalon-or, cad qu’elle était une partie, une "part" du capital-or détenue par l’Etat qui s’engageait en principe à ne pas frapper plus de monnaie qu’il ne détenait de réserves d’or.

            Cette monnaie-là représentait réellement une valeur, et non pas une simple "estimation de valeur" appelée à fluctuer selon des marchés manipulables par ceux qui en ont le pouvoir.

            Depuis très longtemps dans l’histoire humaine, le privilège de frapper monnaie avait été réservé au pouvoir politique, -sous contrôle de l’autorité sacerdotale, ce qui est la raison pour laquelle les monnaies portaient alors des symboles sacrés" - pour protéger le plus possible la société humaine de dérives vers les dictatures de l’économique et des abus de pouvoirs qui en sont la caractéristique.

            Car de tous les chantages, au delà des menaces et des aggressions guerrières qui ont jalonné l’histoire humaine, le chantage systématique à la faim et aux besoins vitaux, qui est aujourd’hui devenu le rapport de puissance le plus efficace pour soumettre les peuples et qui est voué à se généraliser progressivement partout en ce Monde, est le plus terrible et le plus inhumain.

            A partir de l’abolition de l’étalon-or, notre monnaie est alors devenue un "semblant" de monnaie qui, n’étant plus garantie par des possession réelle de l’Etat, n’a en réalité plus aucune valeur !

            Et celà d’autant plus que le développement vertigineux de la finance et des système de prêt "à tiroirs" correspondent en effet à l’abdication du politique qui a cédé aux établissement bancaires le privilège de pouvoir fabriquer en permanence de la "fausse monnaie", sous contrôle en principe des banques centrales par le biais des taux d’intérêt qu’elles définissent.

            Toute la prétendue "création de valeur" mise au crédit du "miracle" moderne est en réalité issue de ce genre de tour de passe-passe.

            Pour mieux en comprendre le fonctionnement, assez subtil, et pour ceux qui rechercheraient "l’explication de la finance pour les nuls", je vous invite à lire l’excellent article de Mr Rudo De Ruijter , "Secrets d’argent, intérêts et inflation", que l’on peut retrouver sur le site : europe2020.org à la rubrique "GlobalEurope", Analyses.

            Il vous l’expliquera beaucoup mieux que je ne saurais le faire.

            Cordialement Thierry

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              Lire les 11 réponses ▼ (de Jimd, Vincent Perrier-Trudov, manuelarm, ash, Internaute, Tzecoatl, Cug, JPL)

            • katalizeur 7 août 2008 15:57

              @ l’auteur
              si vos references sont : le monde, libé, tf1 et autres merdes de ce genre,vous n’irez pas loin en economie
              sur gogol tapez larouche il vous expliquera

              je ne suis pas a la maison sinon se soir je te filerai quelque liens pour sortir de ta connerie


              • Vincent Perrier-Trudov Vincent Perrier-Trudov 7 août 2008 16:23

                Vous avez l’injure facile, ce qui n’est pas à votre honneur. Quant à votre "gourou", on vérifiera en octobre si sa fameuse annonce de retour à l’âge de pierre se réalisera.

                On en reparle dans 3 mois ?


              • Tzecoatl Tzecoatl 7 août 2008 16:13

                @L’auteur :

                "La seule valeur d’une monnaie se "mesure" au niveau de confiance qui y est attaché."

                Soit, mais lorsque nous faisons confiance aux banquiers pour nous accorder des crédits dans une monnaie de confiance, et qu’ils en exigent en retour 2,5 fois plus (puisque tel est le ratio entre la masse monétaire de la zone euro et ses contreparties), il y a abus de confiance là, non ?

                Je ne connais aucune autre marchandise où pour une pomme prêtée, le producteur m’en réclame à terme 2, tout en sachant qu’il a le monopole de la production de pommes.

                (@ Forest Ent) Quand au risque, cette pratique asymétrique d’offre de monnaie inférieure à la demande en situation de quasi-monopole comporte intrinsèquement des risques.

                "Les banques ne "créent" donc pas la monnaie,"
                Il vous faut revoir vos cours d’économie de lycée, monsieur.

                "elles constatent ou anticipent des valeurs présentes ou futures."
                Elles génèrent surtout mécaniquement de l’inflation.

                "Elles constatent la valeur d’un bien immobilier, ou anticipent la valeur de revenus futurs en fonction d’un emploi salarié." Et en profitent pour rincer le client pendant 30 ans.

                "En fonction de ces données relatives aux valeurs qui sont détenues ou qui seront détenues, elles valident un niveau de confiance quant à la solvabilité du demandeur, et accordent un prêt."
                Il existe d’autres systèmes monétaires où le banquier n’est pas dans l’obligation de prendre sa boule de cristal à échéance 30-40 ans tout les matins. Ce n’est plus de l’économie que vous préconisez, c’est de l’astrologie.

                Quand à la réserve fractionnaire, il suffit de comparer le taux perçu par un épargnant et les juteux revenus de la réserve fractionnaire pour comprendre que l’équité de la concurrence ne sont pas respectés. La réserve fractionnaire est une usurpation de propriété, c’est à dire que l’on multiplie artificiellement celle des banquiers afin qu’ils s’accaparent celle d’autrui.


                Lire la suite ▼
                  Lire les 6 réponses ▼ (de Vincent Perrier-Trudov, Tzecoatl, sisyphe , Philou017)

                • ramina 7 août 2008 16:17

                  bien évidement qu’il y a création de valeur a partir de rien sinon i n’y aurait aucun problème pour les banques a rembourser leurs clients quand ceux ci l’exigent en masse


                  • Vincent Perrier-Trudov Vincent Perrier-Trudov 7 août 2008 16:29

                    Justement non. Toutes les contreparties ne sont pas "réalisables" en un claquement de doigts. Si Northern Rock avait exigé de tous ses débiteurs le remboursement immédiat de leurs emprunts, pour pouvoir répondre à la demande du public paniqué, cele aurait pris du temps, car il aurait fallu vendre tous les biens immobiliers, et cela aurait fait diminuer la valeur des contreparties puisqu’elles auraient toutes été mises sur le marché d’un coup d’un seul.

                    Une fois que le calme revient, voilà ce qui se passe.


                  • JPL 8 août 2008 11:57

                    à l’auteur

                    Vous avez encore l’information très sélective et limite mensongère

                    a) le gouvernement britannique a dû (annonce de ces jours-ci) ajouter 3 milliards de livres d’apport en capital (certes cela n’apparaît pas au compte de résultat mais...)
                    b) Northern Rock, tout en annonçant, par liquidation d’actifs, être en bonne voie pour rembourser les prêts de l’état (à distinguer donc des apports en capital) annonce qu’elle s’attend à de mauvaises années concernant des prêts liés à l’immobilier

                    Mais à vous lire tout va bien madame la marquise, ce sont ces idiots de clients qui ont paniqué et ont induit une situation anormale...

                    Et c’est avec de telles "informations" que vous prétendez expliquer l’économie et rassurer les lecteurs quant au fonctionnement du système bancaire et de sa création ex-nihilo de monnaie ???


                  • ramina 7 août 2008 16:39

                    pas d’accord

                    Pour prendre Northern Rock comme exemple il ne faut pas confondre les comptes de dépots a vue qui sont immédiatement exigible avec les prêts bancaires qui sont exigibles à terme



                    • Vincent Perrier-Trudov Vincent Perrier-Trudov 7 août 2008 16:43

                      Dans le fonctionnement normal d’une banque commerciale, c’est-à-dire hors "vent de panique", les ratios de conservation de liquidité usuels n’ont jamais empêché une banque de servir ses clients.

                      La situation de panique à Northern Rock est typiquement une situation qui sort de l’ordinaire


                    • Vincent Perrier-Trudov Vincent Perrier-Trudov 7 août 2008 16:44

                      Et tant que vous n’aurez pas compris que la valeur de la monnaie n’est pas liée au support physique de celle-ci, vous ne pourrez pas comprendre les mécanismes de la monnaie.


                    • Tzecoatl Tzecoatl 7 août 2008 16:50

                      Historiquement, la monnaie a été la plupart du temps corrélée à une valeur physique. Ce n’est que la dématérialisation actuelle qui a permis l’explosion de la décorrélation, hypertrophiant les secteurs financiers au détriment des secteurs productifs.


                    • ramina 7 août 2008 16:48

                      nous sommes donc d’accord pour dire qu’en fonctionnement normal les ration de prudence permettent a une banque d’avoir 4 à 5 fois plus d’encours que de fond.

                      question : si la banque posséde  100 et qu’elle prête 500 , les 400 arrivent d’ou ?
                      du marché interbancaire ? des banques centrales qui emettent de la monaie ?


                      • Vincent Perrier-Trudov Vincent Perrier-Trudov 7 août 2008 16:56

                        Les 500 qu’elle prête, elle ne les prête pas sans contrepartie. Quand vous prenez un prêt, vous signez toute une série de papiers, qui autorisent la banque à saisir vos biens si vous ne remboursez pas. Et devinez quoi ? Si vous ne remboursez pas, la banque est du genre à mettre cette clause à exécution.

                        La banque vous octroie de la monnaie en fonction des valeurs que vous détenez ou qu’elle estime que vous allez détenir. Et à part dans le cas des subprimes, elle est généralement assez prudente. C’est VOUS qui êtes à l’origine de la création monétaire, pas la banque.


                      • logan 8 août 2008 01:37

                        Bref on appelle cela jouer sur les mots :)

                        D’un point de vue totalement objectif ce qui se passe au moment précis du crédit, c’est bel et bien une création de monnaie, la masse de monnaie en circulation est augmentée, et ce n’est pas en jouant sur les mots que vous changerez cette réalité.







                      • yannick yannick 7 août 2008 16:54

                        Juste une question de noob : Si je mets 1000 euros à la banque, la banque peut-elle prêter ne serait-ce que 500 de ces 1000 euros ?
                        car si celui à qui elle les prêtent décide de les mettre dans une autre banque, l’autre banque peut prêter 250 euros, et il n’y a pas création de monnaie là ?

                        http://www.onpeutlefaire.com/articles/ajh-00-un-autre-regard-sur-l-economie.php


                        • Vincent Perrier-Trudov Vincent Perrier-Trudov 7 août 2008 16:57

                          Voir ma réponse juste au commentaire précédent : c’est vous qui êtes à l’origine de la création de monnaie, en fonction des valeurs que vous détenez ou que vous êtes sensé détenir dans le futur.


                        • Vincent Perrier-Trudov Vincent Perrier-Trudov 7 août 2008 17:05

                          Vous confondez la limite de l’octroi de prêt par un établissement, et l’origine de l’octroi de ce prêt.

                          La limite de l’octroi de prêt vise à ce qu’un certain ratio entre le montant des prêts qu’elle peut accorder la monnaie physique détenue par la banque ne soit pas dépassé.

                          Mais l’origine de l’octroi de ce prêt, ce n’est pas la monnaie physique qui est en dépôt, ce sont les valeurs détenues par la personne qui demande le prêt.



                          • finael finael 7 août 2008 17:21

                            @ l’auteur

                            Vous parlez de la "valeur" de la monnaie. Mais auparavant vous expliquez que cette même monnaie n’est qu’un moyen d’échange plus simple que le troc.

                            Donc la monnaie n’aurait soi - aucune valeur !

                            Sauf que durant la quasi-totalité de la période historiquement étudiable les monnaies étaient basées sur des métaux (ou objets dans certaines civilisations) précieux. Il était d’ailleurs courant en europe d’utiliser des bijoux pour transporter de fortes sommes, quitte à les fondre ensuite.

                            Sauf que les bourses spéculent, entre autres, sur la valeur de telle ou telle monnaie, maintenant ou à un moment futur

                            Donc quelque chose qui n’a pas de valeur intrinsèque : un bout de papier ou pire encore un transfert d’électrons, devient quelque chose qui à de la valeur, sur laquelle on spécule et qui permet à ceux qui la détiennent d’obtenir du pouvoir.

                            Au fait, une question : que deviennent les 1000 milliards de dollars détruits annuellement par la spéculation boursière ? (Source : Alan Greenspan)

                            La seule chose avec laquelle je suis partiellement d’accord c’est que la "valeur" de la monnaie est basée sur la confiance ... au moins en partie, parce que les banquiers savent très bien qu’ils n’ont pas d’autre choix !

                            Lire la suite ▼

                            • MAIKEULKEUL 7 août 2008 17:33

                              Ah les fantasmes de l’auteur sur la création monétaire qui veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

                              Le système financier s’est dévoyé lorsque nixon(en 1971 je crois) a pris la décision (sur les conseils "éclairés" des banques us qui se disaient freinées et ne pouvaient plus financées les conflits extèrieurs) de ne plus garantir le dollar sur l’or. Les accords de bretton woods de 1945 avaient vécu.

                              ET, la bride sur le cou, ils s’en sont donnés à coeur joie

                              Et que je te fabrique de la monnaie sur du vent (actuellement pour 1$ aux usa, 5 $ à l’extérieur) Quand ceux qui les détiennent vont s’apercevoir que c’est de la monnaie de singe, et ça a déjà commencé, gare à le casse

                              ET que je te balance des pans entiers de l’industrie vers les pays pauvres( les ouvriers ça peut poser des problèmes !)

                              ET que je te fabrique à partir de modèles mathématiques des produits dérivés en tous genres (il en traîne pour 50.000 milliards de $

                              L’auteur va prendre une grande claque quand tout cela va exploser, assez rapidement d’ailleurs

                              MAIS Il est peut-être là pour essayer de nous endormir. 

                                Lire les 4 réponses ▼ (de Vincent Perrier-Trudov, Tzecoatl, Pierre JC Allard, Cug)

                              • Guilhem 7 août 2008 18:04

                                Oui oui oui, ‘les gens’ ne comprennent rien ils n’ont pas de culture économique.

                                Bla, bla, bla ce genre de discours me fais penser aux référendums Européen (France, Irlande…) mais vu votre profil je n’en suis même pas étonné.

                                Votre culture économique est magnifique mais comme toute culture elle a été pondue par quelqu’un qui a décidé de vous la faire ingurgiter, je rappel également que l’économie n’est pas une science exacte malgré tous les maths que l’ont veut bien lui mettre autour.

                                Pour revenir au cœur du sujet, autant lors de la création et du remboursement de prêt il y a annulation de la monnaie mais s’il n’y a pas d’inflation sans fin ou diable va-t on trouver l’argent pour payer les intérêts puisque cet monnaie n’a pas encore été créée.

                                Donc plus de crédits c’est plus d’inflation à terme d’où l’abandon d’un support physique type or car les économies avaient besoin de plus de crédits pour croître plus vite mais le support physique lui n’avait pas une croissance assez rapide…

                                L’idéal c’est de pouvoir cacher l’inflation en réduisant par exemple les coûts de la main d’oeuvre (qui veut mon chinois pas cher ? Non merci j’ai un Vietamien encore mois cher)

                                Mais tout a une fin, même si sur une planète ça prend du temps (environ 30 ans).

                                Vaste débat.

                                En attendant venez vous défouler sur http://lkklnknjknkj.labrute.fr c’est un jeu pyramidal bienvenu dans le cadre de cet article.

                                Si vous n’arrivez pas à battre ma Brute, essayer d’aller dans l’arène pour en battre d’autres et passer des niveau…

                                Lire la suite ▼

                                • MAIKEULKEUL 7 août 2008 18:09

                                  @ l’auteur

                                  MOI je ne veux donner de leçon à personne dans ce domaine.
                                  Dans d’autres où je suis pointu, je donne volontiers mon point de vue SI ON ME LE DEMANDE

                                  Je déplore et je ne suis pas le seul QU’ON VIENNE NOUS POLLUER NOS SITES, APRES AVOIR POLLUER ET PRIS LE CONTROLE DES MEDIAS TV ET DE LA PRESSE 

                                  Je ne sais quel but personnel vous poursuivez (faire le malin devant votre femme ou votre petite ami, épater les copains ou la galerie) ou (si vous êtes en service commandé)

                                  MAIS COMME D’AUTRES AVANT MOI L’ONT DIT SUR CE SITE VOUS AVEZ TOUT FAUX

                                  Aussi, SVP, FOUTEZ-NOUS LA PAIX que l’on puisse discuter entre gens de culture et de formation différentes.

                                  NOUS NOUS ENRICHISSONS DE NOS DIFFERENCES 


                                  • Roland Verhille Roland Verhille 7 août 2008 18:27

                                    Merci à l’auteur pour son texte sérieux. Cela tranche sur l’envahissement de AV par des textes et des commentaires qui font perdre de son intérêt. J’attends avec intérêt la suite.

                                    Très bien vu, « Le point central est donc l’assurance, pour celui qui accepte de la monnaie en échange de son bien ou de son service, d’être en capacité d’acquérir d’autres biens et services d’une valeur égale à celle qu’avaient les biens et service qu’il a cédé ». Autrement dit, la monnaie est le moyen de se séparer de quelque chose que l’on a en échange d’autre chose que l’on n’a pas sans avoir à choisir et acquérir tout de suite cette autre chose.

                                    Pour le tiers de confiance, il manque de préciser que de nos jours, c’est l’état qui donne force libératoire à sa monnaie (moyen de se libérer d’une dette d’égal montant sans que le créancier ne puisse refuser la monnaie), car c’est la sienne.

                                    Cette omission conduit à la conclusion que la monnaie est créée par le banquier. C’est une erreur. La monnaie est créée par l’état. Le système bancaire ne peut consentir des prêts créateurs de monnaie qu’en mobilisant sa créance auprès de la banque centrale, organisme d’état même s’il est dit indépendant. Les banquiers ne sont que des distributeurs de monnaie étatique quand ils font plus que prêter aux uns la monnaie (l’épargne) des autres.

                                    On m’objectera le cas de la BCE. Mais la Communauté européenne est une puissance publique, un « état », même s’il n’est pas un état national, la BCE en est l’émanation, ses responsables sont nommés par les états. Qu’un ou plusieurs états prive l’euro de sa force libératoire, alors ce ne sera plus une monnaie d’état, ce sera une monnaie privée. On en est loin !

                                    Lire la suite ▼

                                    • Guilhem 7 août 2008 19:00

                                      Renseignez vous avant sur le statut des banques centrales, les fond de la FED sont bien privés et ceux de la banque centrale Suisse aussi, l’état fait ce qu’il peut car il n’est plus maître de sa monnaie...

                                      La banque de France et la BOE ont été longtemps privées mais nationalisées après la deuxième guerre mondiale.

                                       

                                      La BCE est un organisme ‘technique ‘ verrouillé par ses statut justement issus du consensus de Washington puisque c’était ‘La fin de l’Histoire’(Fukuyama) et qu’il faut donc appliquer les recettes des friedmanniens de l’école de Chicago.

                                      Ceux-ci auraient prouvé que l’économie est une science exacte (avec tout pleins de Maths) et qu’il n’existe qu’une seule façon de la gérer le néolibéralisme (plutôt le corporatisme) d’où des organismes techniques pour gérer la monnaie à l’abri des politiques et donc de ce con de peuple qui décidément ne comprend rien à rien….

                                      Viendez me défier : http://lkklnknjknkj.labrute.fr


                                    • Roland Verhille Roland Verhille 7 août 2008 19:15

                                      Aucun défi, on n’est pas dans une cours de récréation d’école primaire. Et merci, c’est tout fait, je suis renseigné.
                                      Vous ne m’avez pas bien lu. Que les Etats cessent d’accorder force libératoire à leur monnaie, que vous dites privée, et alors, elles seront vraiment privées. On verra alors combien de temps elles vaudront monnaie.

                                        Lire les 8 réponses ▼ (de Philou017, Cug, xa, Vincent Perrier-Trudov, Eloi)

                                      • dup 7 août 2008 19:16

                                        les debunkers sont à l’oeuvre , mais c’est déjà trop tard . 

                                        http://www.dailymotion.com/relevance/search/L%2527ARGENT/video/xryjf_le-jeu-de-largent-archives-oubliees_business

                                        http://www.prolognet.qc.ca/clyde/idn.htm

                                        maintenant on assite au plus grand noyage de poisson depuis que l’humanité est sur terre


                                        • Cug Cug 8 août 2008 11:32

                                          Tu sors ça d’ou ?


                                        • millesime 7 août 2008 19:21

                                           @ l’auteur
                                          Avec plus de 3 200 milliards de dollars échangés chaque jour, selon la dernière étude de la B.R.I (banque des réglements internationaux), le marché des changes est le premier marché financier du monde. Ses volumes gigantesques dépassent largement ceux des marchés actions et futures.

                                          Seulement 5% du volume journalier provient d’entreprises ou de gouvernements qui achètent ou vendent des produits et services dans un pays étranger.. !

                                          Le reste c’est-à-dire l’énorme majorité des échanges, relève de la recherche de plus-values, ainsi le marché des devises est le centre d’une incroyable spéculation.. !

                                          Ce marché de gré à gré est animé par les banques via des plates-formes comme EBS ou REUTERS Dealing, ainsi que des courtiers et des Fonds, spéculatifs ou non.

                                          pluôt que de discourir sur le bien fondé de la création monétaire, par les banques, voila un sujet de débat et comment réguler un jour "enfin" ce marché des changes ;

                                          Au fait vous qui avez quelques contacts fort intéressants pourriez vous nous dire pourquoi la FED a cessé le 26 mars 2006 de publier M3 (l’indicateur le plus fiable de la masse de dollars circulants dans la monde ?)

                                          Lire la suite ▼

                                          • ARFF 7 août 2008 19:22

                                            Qu’elle soit crée par l’état ou les banques ; qu’elle ait son équivalent en or, en plomb ou en merde sèche, la monnaie est crée à partir de rien, comme la plupart des fantasmes sociétals de l’etre humain.
                                            Elle n’a aucune existence propre, pas plus que le travail (vidé completement de son rapport à la création de richesse aujourdhui), les frontiéres ( mouvantes au fil des siecles), les états (qui disparaissent comme ils se créent, par la guerre) et autres foutaises meutriéres qui sont autant d’instruments de dominations et de controle, rien de plus , rien de moins.

                                            A par ça, pouvez toujours baver...


                                            PS : ah ben oui je suis con, c’est dieu qui a crée l’argent à partir d’une cotelette d’agneau ou je me plante là ?


                                            • dante haguel 7 août 2008 19:35

                                              @ Roland Verhille
                                              Tout faux, c’est plus l’etat qui creait la monnaie... c’est les banques privées...

                                              @ auteur
                                              ’Les banques ne "créent" donc pas la monnaie, elles constatent ou anticipent des valeurs présentes ou futures. Elles constatent la valeur d’un bien immobilier, ou anticipent la valeur de revenus futurs en fonction d’un emploi salarié. En fonction de ces données relatives aux valeurs qui sont détenues ou qui seront détenues, elles valident un niveau de confiance quant à la solvabilité du demandeur, et accordent un prêt. La valeur qui déclenche la création monétaire n’est donc pas du ressort des banques mais de la personne qui demande le crédit, puisque c’est cette personne, avec ses possessions et son travail, qui est à l’origine de la valeur.’
                                              passage interessant, repris dans qlq commentaire... bref pour faire simple, un exemple maternel comme celui que tu donnes avec le fils et la grand mere :
                                              j’ai besoin de 100 (FF, €, £, $, peut importe), je peux pas le creer moi meme a partir de rien ! donc bamos a la bank ! pour demander un pret, bref je dois apporter la preuve que j’ai 100 en immobilier/mobilier saisisable
                                              la le gars me les donne les 100, pris ou ca ? nul part, il vient de les CREER, ces 100 la !
                                              apres je rembourse 120 au banquier, 100 pour qu’il ’detruise’ les 100 creer et il se garde les 20 (interet, de 20% generalement)
                                              Donc, le banquier (privé) a possibiliter de CREER de la monnaie, qu’il est charger de detruire ensuite, et se fait donc de l’argent sur.... rien, les 20 qu’il a gagner, il les a gagner a partir de rien ! (enfin, de la faculter de creer puis detruire les 100, soit 2 lignes dans la comptabiliter)
                                              Au final, je devrais travailler/produire pour 120 pour beneficier des 100 maintenant parce que moi j’ai pas cette possibiliter de creer a partir de rien les 100 qui a les detruire par la suite... donc la banque a bien ce pouvoir de creation a partir de rien ! soit une enorme CAROTTE !

                                              Bref, tout ca pour dire que votre analyse du systeme monetaire est vraiment erroner, que vous pretendez avoir compris et nous enseigner, mais moi je ne fais que constater, et ce que je constate va a l’encontre de votre doctrine, donc peut etre qu’en theorie vous avez raison, en pratique vous avez tout simplement tord !!!!
                                              et donc, pour finir, ne vous donnez pas la peine d’ecrire 3 autres articles sur un sujet que vous maitriser absolument pas ! les lecteurs de ce sites sont suffisement intelligent pour rechercher des info de source bien plus fiables, de points de vues differents et de se faire un opinion objective dessus...
                                              Alors arretez vos -vous avez rien compris, je vais vous expliquer- en pondant un ramassis d’erreur comme cet article dont la seul chose d’interessente sont les commentaires !

                                              Lire la suite ▼

                                              • bv36 7 août 2008 19:47

                                                Je n’ai jamais compris une auto amélioration des truands dans l’histoire de l’humanité !


                                                • millesime 7 août 2008 19:58

                                                  @ l’auter
                                                  site à lire
                                                  http://arxomega.perso.cegetel.net/

                                                  "la créature de Jekyll Island" (auteur Edward Griffin)


                                                  • Guilhem 7 août 2008 20:13

                                                    Je vois Monsieur est un vieux sage, qui n’a pas de goût pour le jeu...

                                                    Vous pouvez blablater tant que vous voulez, quand l’état a perdu le contrôle de la création monétaire c’est mort est pour votre info (non c’est vrai vous savez déja tout) il existe moult monnaies privées aux USA.

                                                    http://lkklnknjknkj.labrute.fr

                                                    Juste pour voir si votre ramage se rapporte à votre plumage...





                                                    • aye 7 août 2008 20:15

                                                      bon on va faire 2 camps :
                                                      ceux qui fabriquent de la monaie,
                                                      et ceux qui doivent l’acheter.
                                                      plus con tu meurs !!!!!!!!


                                                      • Eloi Eloi 8 août 2008 15:19

                                                        plus con encore

                                                        il y a un camp qui fabrique la monnaie
                                                        le deuxième doit en acheter
                                                        Pour en acheter, il doit avoir de la monnaire
                                                        il demande donc au premier camp de lui en fabriquer
                                                        qu’il devra donc acheter
                                                        Pour en acheter, il doit avoir de la monnaire
                                                        il demande donc au premier camp de lui en fabriquer
                                                        ...

                                                        LOL


                                                      • Philou017 Philou017 7 août 2008 20:30

                                                        Comme je ne suis pas écconomiste, je reproduis un article qui exprime ma pensée :


                                                        Si les gens de cette nation comprenaient notre système bancaire et monétaire, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin.
                                                        Henry Ford

                                                        PARLER DE CREATION MONETAIRE, UN DEVOIR D’EDUCATION POPULAIRE

                                                        Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés qu’une armée debout.
                                                        Celui qui contrôle l’argent de la nation contrôle la nation.

                                                        Thomas Jefferson, troisième président des Etats-Unis

                                                        LA QUASI TOTALITE DE LA MONNAIE EN CIRCULATION EST CREE PAR LES BANQUES PRIVEES
                                                        SEUL, L’ ETAT DEVRAIT AVOIR LE DROIT DE BATTRE UNE MONNAIE QUI SERAIT GAGEE SUR LES RICHESSES QU’ELLE PERMET D’ ECHANGER

                                                        Dans son essence, la création de monnaie ex nihilo actuelle par le système bancaire est identique à la création de monnaie par des faux-monnayeurs. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents. Maurice ALLAIS, prix Nobel d’économie

                                                        LES BANQUIERS, DES ORFEVRES EN LA MATIERE

                                                        Aujourd’hui, on croit encore que les banquiers utilisent l’argent des dépôts des leurs clients pour faire des prêts aux demandeurs de crédit. En réalité, comme les orfèvres du Moyen-Age et de la Renaissance, nos banquiers modernes créent purement et simplement de l’argent à partir de rien (ex nihilo), pour le vendre en tant que crédit.
                                                        Au Moyen-âge, initialement, l’orfèvre, garde l’or des autres dans son coffre, contre un reçu. Avec le temps, les clients en arrivent à utiliser ces reçus comme monnaie d’échange.
                                                        L’or, étant rarement réclamé, les orfèvres en profitent pour le prêter, contre intérêt, en échange d’un certificat. Finalement, ils prennent la très mauvaise habitude d’émettre plus de certificats qu’ils n’ont de réserves. Par contre, ces certificats doivent être remboursés avec intérêts. De cette fabuleuse escroquerie est né notre système de création monétaire.
                                                        Aujourd’hui, l’équivalent de 90% de l’argent déposé dans une banque peut être créé sous forme de crédit. A 10% près, les crédits semblent équilibrés par les dépôts. Sauf, que tout crédit par un simple jeu d’écriture, devient lui même un dépôt.
                                                        A partir de ce dépôt, les banques s’arrogent le droit d’ouvrir un nouveau crédit à hauteur de 90 % de ce deuxième dépôt, et ainsi de suite. Un nouveau dépôt cachant un nouveau crédit, pareil aux poupées russes…Si bien qu’avec 1000 Euros de dépôt dans une banque, l’ensemble du système bancaire (toutes les banques) fabriquera 7000 Euros de fausse monnaie sous forme de crédits. D’où un enrichissement considérable, de par les intérêts perçus.

                                                        UN ECHANGE INEGAL : DE VRAIES RICHESSES CONTRE DE LA FAUSSE MONNAIE

                                                        La monnaie ne devrait être que le témoin de l’échange, et un témoin, par principe, ça ne s’achète pas. Chez le boulanger, pour un euro, j’échange une partie de mon activité professionnelle contre une baguette. La pièce de monnaie n’est pas une richesse mais la mesure d’une fraction de mon travail producteur. Ce n’est pas la chaîne d’arpenteur qui fait la richesse d’un paysan, car, sans la terre et le travail du paysan la chaîne d’arpenteur n’est rien. Ce n’est pas le compteur qui fait la vitesse d’une voiture, mais la puissance de son moteur. Un billet de cinq euros, intrinsèquement, n’a pas plus de valeur qu’un billet de cent euros, même quantité de papier, d’encre et de travail humain. Pas plus de valeur qu’un tract publicitaire.
                                                        Dans la réalité, la monnaie n’intervient qu’au moment où un produit change de main, change de propriétaire, et à ce moment là, seulement. Le salarié, quand il travaille, utilise des outils, une machine, son savoir faire, des connaissances, jamais d’argent. Le paysan échange de l’argent contre un tracteur, mais quand il laboure son champ, il n’utilise pas de monnaie, non, il utilise son tracteur.
                                                        Derrière toute création de richesses, licites ou illicites, il n’y a que le travail des hommes.

                                                        LES MACHINES N’ONT TOUJOURS PAS DE POUVOIR D’ACHAT

                                                        Pour baisser les prix et vendre en plus grande quantité, les industriels remplacent les hommes par des machines. Mais les machines n’ont ni désir, ni pouvoir d’achat. Plus on licencie, plus on fait baisser le pouvoir d’achat global et les marchandises s’accumulent dans les vitrines devant des porte-monnaies vides. Les hommes d’affaires entretiennent ainsi la misère dans un monde d’abondance.
                                                        L’intérêt de la dette liée aux investissements représente, en moyenne, 40% du prix d’une marchandise hors taxe. Le traité de Maestricht fait obligation aux états européens de n’emprunter qu’auprès des banques privées, ainsi 75% de nos impôts directs remboursent les intérêts de la dette publique.

                                                        CES BANQUES PRIVEES QUE L’ON CROIT NATIONALES

                                                        Banque de France, Banque d’Angleterre, Federal Reserve US, malgré leur nom, ne sont que des banques privées dont le seul but est de faire du profit. Au nom du remboursement des intérêts de la dette, les banquiers nous entraînent vers un productivisme effréné, pain ou bombes, viande ou drogue, qu’importe, il faut produire quel qu’en soit le coût humain, pollution, misère sociale. La monnaie, formidable invention, pour dépasser le troc et faciliter les échanges, a été transformée en fausse marchandise qu’on doit acheter contre du vrai travail.

                                                        Résultat, l’endettement ne s’arrête jamais, puisqu’il faut rembourser par les fruits d’un travail, des intérêts correspondant à de la fausse monnaie. Quand le client trop endetté n’arrive plus à rembourser, le banquier s’empare de ses biens. Un système politique protégeant ce racket, a été mis en place. Les intérêts de la dette ont fait du banquier, véritable seigneur de la monnaie, un féodal qui dispose du travail des autres. David Rockefeller, ne disait-il pas ? : quelque chose doit remplacer les gouvernements, et l’industrie privée me semble l’entité adéquate pour le faire.

                                                        1libertaire.free.fr/FausseMonnaie.html

                                                        Donc, on echange du papier contre des choses réelles fruit d’un labeur. Escroquerie.

                                                        C’est pire aux Etats-Unis, où la FED, qui est un ensemble de banques privées et non pas étatique, fait tourner la planche à billet pour prêter de l’argent à l’état contre des intérêts sonnants et trébuchants.
                                                        Double arnaque.

                                                        De plus, les traders, en jouant sur des prévisions de richesse de façon souvent tres artificielle, souvent avec l’argent des banques, créent aussi une richesse monétaire artificielle qu’on va ensuite utiliser pour réaliser plus de profit, en prêtant cet argent, par exemple. triple arnaque.

                                                        Vraiment, mr Perrier, je ne vous suis pas.

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                                                        • manuelarm 7 août 2008 21:05

                                                          Comment peut tu avoir un avis sur le sujet, puisque tu dis toi même,que tu n’ y connais rien en économie.
                                                          C’est un peu antinomique.
                                                          Je ne vois pas du tout comme tu peux dans ce cas savoir ce qui est faux ou vrai.

                                                          Pour ma part, j’ai lu quelque bouquin sur le sujet, mais j’avoue que je n’arrive pas toujours à trancher.
                                                          De plus avec tout les courant de penser en économie, il est difficile de dire lequelle à raison.
                                                          Ou bien ont-il tous tord ?


                                                        • Philou017 Philou017 7 août 2008 22:12

                                                          "Comment peut tu avoir un avis sur le sujet, puisque tu dis toi même,que tu n’ y connais rien en économie.
                                                          C’est un peu antinomique.
                                                          Je ne vois pas du tout comme tu peux dans ce cas savoir ce qui est faux ou vrai. "

                                                          Je n’ai jamais dir que je n’y connaissais rien. Ca fait un moment que je me tape des articles économiques pour essayer de comprendre, y compris ceux excellents de notre ami Forest Ent , valeureux rédacteur sur Agoravox.
                                                          Donc, je ne suis pas économiste, mais j’ai une vision des choses qui commence à être assez claire.

                                                          Comme je te l’ai déjà expliqué, il faut avoir des connaissances de base, comparer differentes versions et y réfléchir. Avec une dose de logique et de bon sens, on arrive à voir le plus logique et le plus adapté.

                                                          Ce qui me permet d’être (modestement) affirmatif.

                                                          Il n’y a pas besoin d’avoir des bases importantes dans un domaine, mais il faut pas mal lire et trouver la logique. Et tenir compte du facteur humain qui est toujours présent.

                                                          Ne nous interdison aucun domaine, la connaissance est à portée de main.

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                                                        • W.Best fonzibrain 7 août 2008 20:43

                                                          l’auteur est payé par morgan stanley ou quoi ?

                                                          n’importe quoi et totalement faux


                                                          • W.Best fonzibrain 7 août 2008 21:06

                                                            c’est dingue quand même qu’agoravox est publié cet article,ce n’est pas une question de point de vue, mais c’est archi faux,sa théorie en plus dans l’article ya rien du tout ,juste des définitions
                                                            à l’auteur vous auriez juste dû changer le titre et écrire "voila ce que les banquiers vont vous dire pour vous induire en erreur"


                                                          • W.Best fonzibrain 7 août 2008 21:10
                                                            Contrairement à une croyance générale, l’institut d’émission des Etats-Unis est, en fait, une machine à fabriquer de l’argent détenue par un cartel bancaire privé, qui gagne d’autant plus que les taux sont élevés. Mine de rien, il imprime des dollars à bon marché et les revend plus cher.
                                                            L’institut d’émission des Etats-Unis, appelé aussi « Réserve fédérale » ou « FED », revient constamment en point de mire lorsque le monde financier international se demande, anxieux, s’il va modifier son taux directeur ou non.

                                                            par Wolfgang Freisleben, Vienne


                                                             
                                                            L’abréviation FED se rapporte au « Board of Governors of the Federal Reserve System », c’est-à-dire à la conférence des gouverneurs du « Federal Reserve System » érigé il y a 93 ans. Il s’agit non pas d’une ­banque centrale traditionnelle, mais de la réunion de cinq banques privées régionales tout d’abord, de douze banques actuellement, disséminées aux Etats-Unis, habilitée chacune à porter le nom de Federal Reserve Bank, un petit nombre d’initiés seulement sachant à qui elles appartiennent. Un seul point est certain : elles n’appartiennent pas à l’Etat. Néanmoins, elles exercent les fonctions d’un institut d’émission de l’Etat. Elles prennent leurs décisions au sein du Federal Reserve Board, dont le président les représente à l’extérieur et dont les séances ont lieu à Washington dans leur propre et imposant monument historique. La plus importante de ces banques privées est la Federal Reserve Bank of New York, qui contrôle l’énorme place financière de cette ville.
                                                            Privilèges d’une machine à fabriquer de l’argent

                                                            Ce cartel de banques privées dispose de privilèges incroyables, dont trois doivent être soulignés :
                                                            • En imprimant des dollars, la FED convertit à moindres frais du papier sans valeur en dollars et prête ceux-ci aux Etats-Unis ainsi qu’à d’autres Etats et à d’autres ­banques contre reconnaissances de dettes. Au cours de son histoire, le cartel a donc créé des milliards de créances à partir du néant et encaissé des intérêts en permanence, ce qui lui assure un profit annuel atteignant des milliards. Ainsi, aucun gouvernement américain ne doit se faire des soucis à propos du déficit budgétaire tant que ces messieurs en complet sont à ses côtés et – tel est le cas du financement des guerres durant la présidence de Bush – mettent en branle la planche à billets en cas de besoin.
                                                            • Le privilège des intérêts permet à la FED de fixer elle-même les taux et il est évident qu’elle a le plus grand intérêt à encaisser les plus hauts intérêts possibles. Les taux at­teignent donc un niveau souvent particulièrement élevé et occasionnent périodiquement des crises – ce qui est le cas actuellement et donne l’occasion à la FED d’intervenir ultérieurement comme sauveur. Les intérêts opèrent en permanence une ponction sur le pouvoir d’achat des citoyens américains en faveur des banquiers de la FED, par les intérêts des crédits comme par les impôts transformés en intérêts dus à la FED en raison de l’énorme service de la dette publique. Modifiant constamment les taux d’intérêt, la FED change les conditions cadres de la plus grande économie du globe et de la plus importante bourse des actions, celle de Wall Street, qui, principale bourse du monde, diffuse des signaux en direction des autres bourses.
                                                            • Pour être en mesure de résoudre les crises bancaires, la FED gère les réserves monétaires de ses banques membres (rémunérées à raison de 6% par année), qu’elle remet à disposition du système bancaire lors de l’éclatement d’une de ces crises. Actuellement, la FED s’efforce de prévenir, en fournissant à maintes reprises des liquidités aux banques, une crise financière mondiale causée par le krach du système de financement immobilier américain. Comme de nombreuses banques améri­caines de crédit hypothécaire ont sagement lié leurs crédits à des papiers-valeurs et transmis ainsi leurs problèmes à des banques européennes, celles-ci ont commencé aussi à vaciller.
                                                            Mais c’est la FED et son ancien président, Alan Greenspan, qui ont provoqué cette crise. En abaissant rapidement et dramatiquement les taux d’intérêt – après avoir porté le taux directeur jusqu’au niveau exorbitant de 6% –, et avoir approvisionné l’économie américaine excessivement en liquidités, Greenspan avait tenté, à partir du 3 janvier 2001, d’enrayer la plus forte chute boursière depuis 50 ans. Au 25 juin 2003, le taux directeur était tombé à son niveau minimal de 1%, ce qui avait permis aux banques d’octroyer des crédits aux taux extrêmement bas et ce qui avait fait tomber de nombreuses familles dans le « piège du crédit », les incitant à acheter des logements à crédit, à des conditions auxquelles elles ne pouvaient faire face qu’à des taux bas.

                                                            Crise provoquée par la FED

                                                            A la fin du cycle des taux d’intérêt, Greenspan avait provoqué une situation qui avait déclenché une avalanche. En effet, la FED a majoré douze fois de 0,25% son taux directeur, du 30 juin 2004 au 29 juin 2006, le portant alors à 5,25%. Il dépasse ainsi de 525% le taux fixé il y a quatre ans ! Les taux fixés pour les crédits hypothécaires sont montés en conséquence et ont atteint un niveau que toujours davantage de familles ne peuvent pas supporter. Comme la propension à épargner est actuellement négative aux Etats-Unis, que la plus grande partie de la population doit recourir au crédit et que les carnets ­d’épargne ne jouent guère de rôle, la crise s’accentue. Vu que, depuis l’année précédente, toujours davantage de bailleurs de fonds hypothécaires sont – tout comme leurs clients – en retard dans leurs paiements à d’autres banques, le système bancaire est en crise, celle-ci ayant atteint un point culminant en août 2007, lorsque la FED et la Banque centrale ­européenne (BCE) n’ont pu stabiliser le système que par plusieurs injections de liquidités.
                                                            La crise des liquidités bancaires s’est immédiatement répercutée sur la bourse, qui réagit généralement de manière sensible aux variations de taux de la FED. En effet, la hausse des taux rend les titres à intérêt fixe plus attrayants que les actions, freine l’économie, est donc un poison pour la bourse et abaisse les cours des actions. Ainsi a commencé septembre 2007.

                                                            Les motifs des banques de la FED

                                                            Pour comprendre la manière d’agir et les motifs de la FED, qui paraissent parfois curieux, il faut jeter un coup d’œil sur l’histoire de l’institut d’émission.
                                                            La proposition d’établir une banque centrale est due au banquier allemand Paul Warburg. La crise financière et bancaire déclenchée en automne 1907 par la faillite de Knickerbocker Trust Co. et la situation menaçante de Trust Company of America a mis en péril 243 banques, car aucune institution n’était en mesure de mettre temporairement des fonds à leur disposition pour surmonter leurs difficultés de paiement. Dans un discours prononcé peu de mois auparavant à la Chambre de commerce de New York, le banquier John Pierpont Morgan avait prévu par hasard cette crise et appelé à fonder une ­banque centrale. La crise se prêtait à merveille au soutien de cette revendication. Par la suite, Morgan a joué un rôle essentiel, à l’arrière-plan, dans la réalisation du projet.
                                                            Initialement copropriétaire de la banque Warburg de Hambourg, Paul Warburg avait épousé en 1893, lors d’un séjour aux Etats-Unis, la fille de Salomon Loeb, de la banque new-yorkaise Kuhn, Loeb & Co., qui a fait de lui et de son frère Felix des partenaires de la banque (fusionnée en 1977 avec ­Lehman Brothers).
                                                            Pourvu généreusement par la Banque ­Kuhn Loeb d’un salaire annuel de USD 5 000 000, Paul Warburg s’est occupé uniquement, pendant les six ans qui ont suivi la crise bancaire, d’une « réforme bancaire » tendant à ériger une banque centrale d’après le modèle de la Banque d’Angleterre, laquelle appartenait alors à des banquiers privés. Ce faisant, il a été soutenu par le sénateur Nelson D. Aldrich, beau-père du premier héritier milliardaire américain, John D. Rocke­feller junior, connu comme porte-parole du banquier J.P. Morgan au Congrès des Etats-Unis.

                                                            Conspiration au yacht-club de Jekyll Island

                                                            En novembre 1910 finalement, un groupe de personnes triées sur le volet s’est rassemblé, sous prétexte d’une excursion de chasse, dans un wagon de chemin de fer aux jalousies fermées du yacht-club que possédait le banquier J.P. Morgan à Jekyll Island, en Géorgie. Lors de cette réunion secrète, taxée ultérieurement de conjuration, Paul Warburg, représentant de Kuhn Loeb et d’autres banques ainsi que deux banquiers de J.P. Morgan, représentant aussi les intérêts du groupe Rothschild, et deux du groupe Rockefeller ont décidé d’aider le sénateur Aldrich à rédiger en neuf jours un projet de loi que le Républicain vaniteux entendait présenter en son nom au Congrès. Il s’agissait non pas d’une banque centrale, mais seule­ment d’une société privée nationale de réserve dont plusieurs comptoirs devaient être disséminés aux Etats-Unis et dans lesquels des banques affiliées volontairement de­vaient déposer des réserves monétaires de crise. En raison de ses relations bien connues avec le centre financier et boursier de Wall Street, Aldrich a échoué, la majorité méfiante des députés voyant à juste titre dans son projet un plan tendant à assurer à un cercle restreint de banquiers puissants et liés les uns aux autres une position dominante et, partant, la possibilité de réaliser des profits énormes dans l’économie américaine.
                                                            Les requins de Wall Street ne se sont évidemment pas découragés et ont profité des élections présidentielles de 1912 pour faire élire le candidat démocrate ­Woodrow Wilson, qu’ils ont soutenu massivement sur le plan financier. Pendant la lutte électorale, il s’est fait passer pour un adversaire du « Wall Street Money Trust » et a promis au peuple un système monétaire exempt de main-mise des banquiers internationaux de Wall Street. En fait, la conception de la banque centrale a été élaborée par le groupe­ment qui semblait avoir perdu la partie.
                                                            En tout cas, les Schiff, Warburg, Kahn, Rockefeller et Morgan avaient misé sur le bon cheval. Sous le titre de « Federal Reserve Act » qui dissimule sa portée et qui prétendument réduit à néant le projet de banque centrale formulé par Wall Street, ils ont déversé le 23 décembre 1913 sur des députés démocrates des mieux disposés et avec le soutien du président Wilson, un projet de loi très peu modifié et ont requis l’approbation du Congrès alors que de nombreux députés non informés prenaient déjà leurs vacances de Noël et que très peu avaient lu le texte du projet.

                                                            Le plus grand cartel du monde

                                                            Les rares députés qui ont perçu la nature de ce jeu pervers n’ont guère pu se faire entendre. Avec sagesse, le conservateur ­Henry Cabot Lodge senior a prévu « une inflation énorme de moyens de paiement » et que « la monnaie d’or serait noyée dans un flux de papier-monnaie non échangeable ». Après le vote, Charles A. Lindbergh senior, le père du célèbre aviateur, a déclaré au Congrès : « Cette loi établit le cartel le plus important au monde […] et légalise ainsi le gouvernement invi­sible de la puissance financière […]. Il s’agit du projet de loi Aldrich déguisé […]. La nouvelle loi provoquera de l’inflation tant que le cartel le souhaitera […]. »
                                                            Lindberg avait raison, comme le prouve le « privilège du dollar ». Avant l’établissement du Système fédéral de réserve, des banques privées avaient déjà imprimé des billets. Dans les années soixante du XIXe siècle, il y avait encore 8000 sortes de billets, émises par des « State Banks » privées avec l’autorisation de l’Etat. A partir de 1880, 2000 banques pourraient avoir encore émis leurs propres billets. Depuis 1914, le chiffre s’est limité à la douzaine de banques privilégiées.
                                                            Quand le président Abraham Lincoln a eu besoin d’argent, en 1861, pour financer la guerre civile et que les crédits des ­banques Rothschild, financiers traditionnels des guerres, lui sont devenus trop chers, il a éludé le privilège des banques privées et fait imprimer un billet d’Etat, le « Greenback ». Il ne devait pas survivre longtemps à cette démarche téméraire. En 1865, il a été assassiné par un tireur isolé, abattu lui-même lors de sa fuite. Le successeur de Lincoln, Andrew Johnson, a suspendu l’impression de billets pour des raisons inexplicables.
                                                            Le prochain président qui a voulu redonner à l’Etat le monopole de l’impression de billets a été John F. Kennedy.

                                                            Tentative de Kennedy de priver la FED de son pouvoir

                                                            Peu de mois avant son assassinat, John F. ­Kennedy a été semoncé par son père Joseph dans le salon ovale de la Maison Blanche. « Si tu le fais, ils te tueront ! » Mais le président ne s’est pas laissé dissuader. Le 4 juin 1963, il a signé l’acte exécutif numéro 111 110, abrogeant ainsi l’acte exécutif 10289, remettant la production de billets de banque dans les mains de l’Etat et privant en grande partie de son pouvoir le cartel des banques privées. Après que quelque USD 4 milliards en petites coupures nommées « United States Notes » eurent déjà été mises en circulation et alors que l’imprimerie de l’Etat s’apprêtait à livrer des coupures plus importantes, Kennedy a été assassiné le 22 novembre 1963, soit 100 ans après Lincoln, par un tireur isolé abattu lui-même lors de sa fuite. Son successeur s’appelait Lyndon B. Johnson. Lui aussi a suspendu l’impression de billets pour des raisons inexplicables. Les douze banques fédérales de réserve ont retiré immédiatement les billets Kennedy de la circulation et les ont échangés contre leurs propres reconnaissances de dette.
                                                            Grâce à son monopole de production illimitée d’argent, le cartel bancaire du Système fédéral de réserve dispose d’une énorme machine à fabriquer de l’argent, qui lui permet de gagner énormément. Qui se cache derrière ce système est un secret bien gardé. Car il faut distinguer entre les banques proprié­taires et les simples banques membres, qui déposent des réserves monétaires pour, le cas échéant, être sauvées par la suite. Il y a quelques années, la Federal Reserve Bank of New York a publié les noms de ces banques membres, qui n’ont par ailleurs aucun droit. La rémunération annuelle de leurs dépôts se chiffre à 6%. Mais le niveau de leurs parts est tenu secret comme les noms des propriétaires des banques fédérales de réserve, initialement trois, aujourd’hui quatorze.

                                                            Critique après le krach de 1929

                                                            Paul Warburg a refusé la présidence du Federal Reserve Board en 1910, alors que ce juif allemand à l’accent prononcé, juste avant le début de la guerre contre l’Allemagne, venait d’acquérir la nationalité des Etats-Unis. Toute­fois, il devint membre du Conseil d’administration et du puissant Council on Foreign Relations, qui passe encore aujourd’hui pour le berceau des politiciens américains et des banquiers de la FED.
                                                            Les efforts qu’il a déployés pendant de longues années pour fonder l’institut d’émission américain lui ont valu non seulement de l’argent et des honneurs dans la haute finance, mais aussi la pire expérience de sa vie. En 1928, il a exigé sans succès une limitation de la circulation monétaire afin de freiner la spéculation boursière qui rappelait la ruée vers l’or. Mais ceux qui étaient disposés à l’entendre sont restés rares ; on le nommait la Cassandre de Wall Street. Après le krach d’octobre 1929, il devint la cible de ceux qui avaient perdu leur patrimoine. Des rumeurs, des brochures et des articles de presse l’ont décrit, lui qui avait tenté d’entraver les catastrophes financières, comme « l’auteur non américain » de la panique boursière d’alors. On a pu lire que « Paul Warburg avait prêté avec sa bande de l’argent au Système fédéral de réserve afin de mettre en mains juives les finances américaines et d’exploiter l’Amérique jusqu’à son épuisement. » De telles légendes se sont poursuivies jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Aigri par ces attaques, il est décédé en 1932. En 1936-1937, les cours des actions ont baissé de 50%, en 1948 de 16%, en 1953 de 13%, en 1956 de 13%, en 1957 de 19%, en 1960 de 17%, en 1966 de 25% et en 1970 de 25%. Ont suivi le krach ­d’octobre 1987, les chutes de cours de 1990, 1992 et de 1998 ainsi que, finalement, la forte baisse d’avril 2000 à mars 2003 et la crise actuelle qui a commencé en août/septembre 2007 et dont les effets sont incertains.
                                                            Aujourd’hui, on répand le bruit – mais ne le confirme pas – que le groupe bancaire Rocke­feller détient 22% des actions de la Federal Reserve Bank of New York et 53% de tout le Système fédéral de réserve. Principal acquéreur de bons du Trésor des Etats-Unis, la Banque du Japon possèderait 8% de ces actions. On attribue 66% aux banques purement américaines et 26% aux vieilles ­banques européennes (dont 10% aux banques Rothschild). •

                                                            Source : International III/2007
                                                            (Traduction Horizons et débats)

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                                                          • W.Best fonzibrain 7 août 2008 21:12
                                                            Depuis le 15 août 1971, date à laquelle le président Nixon a décidé de supprimer la libre convertibilité du dollar en or, la monnaie a été dématérialisée. Conséquence : l’argent est devenu une dette, car pour qu’il y en ait, il faut au préalable qu’il ait été emprunté.


                                                            Par Jacques Cheminade

                                                            Depuis le 15 août 1971, date à laquelle le président Nixon a décidé de supprimer la libre convertibilité du dollar en or, la monnaie a été dématérialisée. Conséquence : l’argent est devenu une dette, car pour qu’il y en ait, il faut au préalable qu’il ait été emprunté.

                                                            Qui crée cet « argent » ? Les instituts d’émission (banques centrales ont le monopole de l’émission de monnaie dite fiduciaire (pièces et billets) ». Cependant, si l’on prend l’ensemble de la création monétaire, c’est-à-dire M3 (les billets et pièces, plus toute la monnaie scripturale et électronique, les dépôts à vue, autres dépôts négociables et instruments divers négociables), l’on s’aperçoit que les banques commerciales privées créent 93% de la masse monétaire totale. Elles le font par le biais du crédit. Et, contrairement à ce que croient la plupart des gens, elles ne prêtent pas ce qu’elles détiennent en dépôt, elles créent de la monnaie ex nihilo, à partir de rien, même si cette création a lieu « sous garanties ». Les crédits précèdent ainsi les dépôts, car c’est avec la monnaie obtenue par crédit que l’on peut faire des opérations, procéder à des versements et que l’on peut déposer.

                                                            C’est ce qui fait dire à Maurice Allais, prix Nobel 1988 de Sciences économiques : « Dans son essence, la création de monnaie ex nihilo actuelle par le système bancaire est identique (...) à la création de monnaie par des faux monnayeurs. Concrètement, elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents. »

                                                            C’est précisément là que se trouve le coeur du problème. Prétendre voir la dette comme une chose en soi, impliquant une contrainte objective, relève soit de l’ignorance, soit de la tromperie. La vraie question est en effet qui a le pouvoir de créer la monnaie-crédit et pour en faire quoi ?

                                                            Il est aujourd’hui clair que ce pouvoir appartient aux banques commerciales privées, selon la loi des Etats et des traités européens, et que l’Etat doit leur emprunter (s’endetter auprès d’elles) pour pouvoir investir. Quand il doit construire des routes, des hôpitaux ou des crèches, il doit emprunter aux acteurs privés, qui créent, eux, la monnaie à partir de rien, et payer un intérêt, au lieu de pouvoir lui-même créer l’argent dont il a besoin, en anticipation des bénéfices qu’il peut attendre de l’équipement de la nature et de l’homme, sans verser d’intérêt à quiconque.

                                                            Il s’agit là d’un choix politique qui n’a rien à voir avec l’intérêt général. Car depuis 1971, le pouvoir de ces acteurs privés (banques, sociétés d’assurance) leur a permis de dépouiller les Etats par l’accumulation des intérêts sur les intérêts (intérêts composés). Au profit de qui ? Des réseaux du capital financier mondialisé dont le centre d’opérations est la City de Londres et Wall Street la succursale.

                                                            Ainsi, les compagnies d’assurance lorgnent le marché de la santé publique, les fonds d’investissements (private equity) s’emparent de cliniques, comme en Lorraine, et tout l’argent soustrait aux Etats ou produit à partir de rien sert aux spéculations financières internationales. Ceux qui spéculent ont ainsi d’abord extrait des fonds (ils appellent eux-mêmes cela « cash extraction ») de la bourse, puis du secteur immobilier et maintenant des produits agricoles et des matières premières, au détriment des producteurs et des consommateurs.

                                                            Ségolène Royal, « socialiste » (premier paradoxe) et probablement ignorante (deuxième paradoxe) joue ici doublement le rôle d’idiot utile en clamant à tous vents que nous devons limiter les dépenses publiques et rembourser la dette sans en contester l’origine ni la fonction. Rembourser, mais au profit de qui ? Les intérêts anglo-saxons que servent, sans d’ailleurs s’en cacher, les Matthieu Pigasse (Lazard) et autres Harvard boys (Philippe Aghion), parlent d’eux-mêmes.


                                                            * Les étapes du « racket financier »
                                                            15 août 1971 : dématérialisation totale de la monnaie. Le président américain Richard Nixon, conseillé par George Shultz (qui sera plus tard le mentor des administrations Bush père et fils), supprime la libre-convertibilité du dollar en or. Ce découplage sera suivi de mesures de dérégulation des marchés permettant des spéculations de plus en plus énormes.

                                                            3 janvier 1973 : loi Pompidou-Giscard d’Estaing par laquelle la Banque de France abandonne son rôle de service public. Article 25 : « Le Trésor public ne peut plus présenter de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France. » Dès lors, sous prétexte de lutte anti-inflationniste, le recours au crédit productif public est interdit.

                                                            Mars 1973 : régime des changes internationaux flottants. Il n’y a plus de contrepartie métallique à la monnaie émise, seulement de la dette. Les spéculateurs peuvent s’en donner à coeur joie avec des produits financiers dérivés, en particulier sur les taux de change entre monnaies (on parie plusieurs fois sa mise, avec un effet de levier, moyennant des informations obtenues sur les pressions politiques exercées sur telle ou telle devise d’Etat).

                                                            1987 : Alan Greenspan combat l’effondrement des bourses mondiales par l’émission pratiquement illimitée de monnaie-crédit en faveur des marchés.

                                                            1992 : Traité de Maastricht. Prélude à un euro découplé de l’autorité des Etats. Abdication de fait des souverainetés nationales par privation des moyens de les exercer. Son article 104, § 1, « interdit en effet à la BCE et aux banques centrales des Etats membres, si après dénommées "banques centrales nationales", d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des Etats membres ; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la BCE, ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. »

                                                            4 août 1993 : loi Mitterrand-Balladur donnant son indépendance à la Banque de France. Son article 3 lui interdit d’autoriser des découverts ou d’accorder tout autre type de crédit au Trésor public ou à tout autre organisme ou entreprise publique, de même que l’acquisition de titres de leur dette.

                                                            Juin 1997 : Jacques Cheminade et Christophe Lavernhe rédigent Un plan de relance par le crédit productif, ou la nécessaire transformation de la monnaie en capital, expliquant comment les monnaies nationales sont prises en otage par les intérêts financiers depuis le renoncement de 1973 en France et le Traité de Maastricht à l’échelle européenne. Rejet de la proposition d’avances par la banque de France au Trésor public pour un plan de relance économique, faite par un groupe parlementaire français, jugée contraire au Traité de Maastricht et au choix effectué en 1973.

                                                            12 mai 1998 : loi Chirac-Jospin, intégrant la Banque de France au Système européen de banques centrales (SEBC) et à la BCE. Le Traité de Maastricht prévoyant déjà que « l’objectif principal du SEBC est de maintenir la stabilité des prix ».

                                                            1999 : vote aux Etats-Unis du Gramm-Leach-Bliley Act, qui annule le Glass-Steagall Act voté sous la présidence Roosevelt. Désormais, il n’y a plus de séparation aux Etats-Unis entre banques de dépôt et banques d’affaires, et les banques sont autorisées à fusionner avec des sociétés d’assurance. Chute de la « muraille de feu » prudentielle. L’Europe, elle aussi, déréglemente.

                                                            Mai 2005 : rejet par le peuple français du Traité constitutionnel européen qui, dans son article III-181, aurait « constitutionnalisé » l’article 104, § 1 du Traité de Maastricht.

                                                            2007-2008 : le Traité de Lisbonne reprend (article 123 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne) l’article 104, §1 du Traité de Maastricht. L’objectif est bel et bien d’abandonner la création monétaire aux banques privées, dans un contexte de mondialisation financière sans limites.

                                                            Pour approfondir, lisez aussi notre dossier :
                                                            De l’indépendance des banques centrales

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                                                            • W.Best fonzibrain 7 août 2008 21:13
                                                              Ce que ne comprend pas - ou ne veut pas comprendre - Ségolène Royal

                                                              par Jacques Cheminade

                                                              Nous publions cette page pour montrer, avec l’aide de François Rabelais, que la question de l’endettement et du remboursement des dettes se pose depuis très longtemps. Aujourd’hui, force est de constater qu’en acceptant le principe du remboursement de la dette existante, sans examiner ce qui en a été la cause, tout en prônant la réduction de l’endettement à venir sans définir aucun objectif réel, Ségolène Royal se place dans le camp de tous ceux qui ont spéculé sur la dette, c’est-à-dire de ceux qui ont dépouillé les Etats. Elle n’est pas la seule, hélas, et loin de là, mais le fait qu’elle le fasse est malheureusement significatif.

                                                              La réalité est que l’endettement de la France est passé de 229 milliards en 1980 à 1142 milliards en 2006, puis environ 1250 milliards actuellement.

                                                              On nous fait croire que cette augmentation (multiplication par cinq en 26 ans) serait due à l’incurie de l’Etat ou à la consommation excessive de certaines catégories de Français. Ce raisonnement, de type vichyste, est fait pour masquer la vérité, et ceux qui le font, consciemment ou non, deviennent les complices d’une oligarchie financière dont la ponction sur l’économie réelle produit aujourd’hui la pire crise de l’époque contemporaine.

                                                              Ce que Ségolène royal écrit sur la dette

                                                              « Dernier exemple, celui de la dette, sujet macroéconomique par excellence, que l’on a tendance à ne traiter que sous l’angle comptable et qui paraîtra le plus éloigné des sujets de ce chapitre. Ce n’est pourtant pas le cas. La réduction de la dette, ce n’est pas une priorité parmi d’autres, c’est une obligation. [c’est nous qui soulignons] La dette n’est pas un prétexte pour faire moins, c’est une obligation pour faire autrement. (...) Notre dette est le produit d’un système qui fonctionne mal, d’un Etat rigide ou de groupes de pression puissants.

                                                              « Si on ne remet pas en cause les règles du jeu, on ne réussira pas à faire baisser la dette. Il faut rompre avec une mauvaise habitude française : ne jamais remettre en cause les anciennes dépenses, et venir y empiler les nouvelles. La nouvelle règle du jeu, en ce domaine, est simple : 1 euro dépensé doit être 1 euro utile. Cela signifie très concrètement : ne pas engager de dépenses nouvelles sans économies sur les dépenses anciennes ; reconduire des dépenses anciennes seulement après évaluation de leurs résultats avec les usagers. Et surtout, un Etat efficace grâce à une nouvelle étape de décentralisation. »

                                                              Extrait de Si la gauche veut des idées, de Ségolène Royal et Alain Touraine, Grasset, 336 p., 20euros

                                                              La hausse de notre endettement, comme celle d’autres Etats, est en effet essentiellement due à un racket des réseaux financiers privés sur la richesse publique. Il s’est agi, en privant l’Etat de ses moyens de se financer (cf. encadrés ci-contre), de créer une accumulation de liquidités sans précédent, à travers le paiements des intérêts de la dette, entre les mains des établissements financiers privés prêteurs. Le bout de la chaîne est aujourd’hui atteint avec les partenariats public-privé (PPP, actuellement votés par l’Assemblée nationale), qui contraignent l’Etat à payer un loyer à ceux auxquels il a confié le service public : le monde à l’envers.

                                                              En fait, dans ces conditions, comme le soulignent André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder dans La dette publique, affaire rentable : « Au total, entre le début de 1980 et la fin de 2006, nous avons payé 1142 milliards d’euros d’intérêts. La dette, quant à elle, a augmenté de 913 milliards d’euros. Pendant ces vingt-six ans, si nous n’avions pas eu à emprunter ces 913 milliards sur les marchés monétaires, c’est-à-dire si nous avions pu créer notre monnaie, faire exactement ce qu’ont le droit de faire les banques privées, si nous n’avions pas abandonné au profit des banques notre droit de seigneuriage, c’est-à-dire le bénéfice, sous forme d’intérêts, de la création monétaire, la dette qui était de 229 milliards d’euros début 1980 serait inexistante aujourd’hui. »

                                                              Qui plus est, le rapport de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) nous révèle qu’« en terme de dette nette, i.e. la dette brute moins les actifs financiers détenus par les administrations, la France est à 44% du PIB, nettement en dessous de la zone euro (58%), un peu en dessous de l’ensemble de l’OCDE (48%) et des Etats-Unis (47%). Il n’y a donc pas de singularité française. La hausse de longue période se retrouve dans la quasi-totalité des pays de l’OCDE, bien q’un peu plus accentuée dans le cas de la France, qui part de plus bas. Les administrations publiques possèdent aussi des actifs physiques (des infrastructures). Globalement, la richesse nette des administrations publiques représentait 20% du PIB en 2003. Certes le nouveau-né français hérite d’une dette publique, mais il hérite aussi d’actifs publics : routes, écoles, maternités, équipements sportifs (...) Si l’on considère l’ensemble des agents, publics et privés, la richesse nationale se compose du stock de capital physique et des avoirs nets accumulés sur l’étranger. Les actifs physiques représentaient quatre fois le PIB de la France en 1993, 5,2 fois en 2003 ; les avoirs nets de la France sur l’étranger sont faiblement positifs, de l’ordre de 9% du PIB en 2005. Le nouveau-né français est donc riche en moyenne, à sa naissance, de 166000 euros », bien qu’endetté par ailleurs de 18500 euros, à population égale.

                                                              Pour conclure, disons à Ségolène Royal que rien, rien n’impose, économiquement, que les acteurs privés maîtrisent la création monétaire. Au contraire, toute politique progressiste doit avoir pour objet de la leur reprendre, au moins pour financer l’équipement des hommes et de la nature, c’est-à-dire les investissements infrastructurels à long terme.

                                                              Alors, faut-il croire Panurge et s’endetter sans limites ? Bien sûr que non, la sagesse est dans le camp de Pantagruel. Il ne faut pas laisser les prêteurs mettre les pays en coupe réglée, et il faut immédiatement abroger toute disposition européenne allant en ce sens, qu’elle se trouve dans les traités de Maastricht ou de Lisbonne, de même que toute disposition française. La limite à l’émission de capital productif public, car il y en a une, tient au potentiel que l’on peut, et doit mobiliser. C’est toute la question de l’économie physique : si la monnaie créée se dirige vers l’équipement de la nature et de l’homme, et que les ressources pour le faire soient réunies, tant en termes de capacité humaine que de capacité technologiques, l’inflation ne pourra se manifester, car les crédits-monnaie susciteront un surplus qui ira au-delà des sommes introduites, au moins à terme. Les projets à financer doivent donc être soigneusement préparés, avec une évaluation des capacités humaines et physiques. Il est aujourd’hui souhaitable que cet impact soit mesuré à l’échelle de plusieurs pays, coordonnant leurs politiques pour mieux produire et non pour engendrer une valeur ajoutée monétaire sans contrepartie.

                                                              C’est ce que voulait dire Pantagruel, c’est ce qu’ont pratiqué le New Deal de Roosevelt et les premiers Plans français des Trente Glorieuses, en relevant l’économie au profit du plus grand nombre et des générations à naître. C’est ce que les amis et adversaires de Ségolène Royal ont cessé de faire depuis quarante ans.


                                                              Comment Panurge loue les debteurs et emprunteurs (chapitre 3)

                                                              « Mais (demanda Pantagruel) quand serez-vous hors de debtes ?

                                                              – Es calendes grecques, respondit Panurge, lorsque tout le monde sera content et que serez héritier de vous-mesmes. Dieu me guarde d’en estre hors. Plus lors ne trouverois qui un denier me prestast. Qui au soir ne laisse levain, jà ne fera au matin lever paste. Doibvez tousjours à quelqu’un. Par icelluy sera continuellement Dieu prié vous donner bonne, longue et heureuse vie, craignant sa debte perdre ; tousjours bien de vous dira en toutes compaignies, tousjours nouveaulx créditeurs vous acquestera, affin que par eulx vous faciez versure, et de terre d’aultruy remplissez son fossé. Quand jadis en Gaulle, par l’institution des druydes, les serfz, varletz et appariteurs estoient tous vifs bruslez aux funérailles et exèques de leurs maistres et seigneurs, n’avoient-ilz belle paour que leurs maistres et seigneurs mourussent, car ensemble force leurs estoit mourir ? Ne prioient-ilz continuellement leur grand dieu Mercure, avecques Dis, le père aux escuz, longuement en santé les conserver ? N’estoient-ils soingneux de bien les traicter et servir ? Car ensemble povoient-ils vivre, au moins, jusques à la mort. Croyez qu’en plus fervente dévotion vos créditeurs priront Dieu que vivez, craindront que mourez, d’autant que plus ayment la manche que le braz et la denare que la vie. Tesmoings les usuriers de Landerousse, qui naguères se pendirent, voyans les bleds et vins ravaller en pris et bon temps retourner. »

                                                              (...)

                                                              – Et faict quoiy ? Debtes. O chose rare et antiquaire ! Debtes, diz-je, excédentes le nombre des syllabes résultantes au couplement de toutes les consonantes avecques les vocales, jadis projecté et compté par le noble Xénocrates. A la numérosité des créditeurs si vous estimez la perfection des debteurs, vous ne errerez en Arithmétique pratique. »

                                                              (...)

                                                              « De cestuy monde rien ne prestant ne sera qu’une chienerie, que une brigue plus anomale que celle du Recteur de Paris, qu’une diablerie plus confuse que celle des jeuz de Doué. Entre les humains l’un ne saulvera l’autre ; il aura beau crier : "A l’aide ! Au feu ! Au meurtre !" personne ne ira à secours. Pourquoy ? Il n’avoit rien presté, on ne luy debvoit rien. Personne n’a intérest en sa conflagration, en son naufrage, en sa ruine, en sa mort. Aussi bien ne prestoit-il rien. Aussi bien n’eust-il par après rien presté. »

                                                              Comment Pantagruel déteste les debteurs et emprunteurs

                                                              Pantagruel :

                                                              « Et suys d’opinion que ne erroient les Perses, estimans le second vice estre mentir, le premier estre debvoir. Car debtes et mensonges sont ordinairement ensemble ralliez.

                                                              « Je ne veulx pourtant inférer que jamais ne faille debvoir, jamais ne faille prester. Il n’est si riche qui quelques foys ne doibve. Il n’est si paouvre, de qui quelques foys on ne puisse emprunter.

                                                              « L’occasion sera telle que l’a dict Platon en ses Loix, quand il ordonne qu’on ne laisse chés soy les voysins puiser eau, si premièrement ilz n’avoient en leurs propres pastifz foussoié et bêché jusques à trouver celle espèce de terre qu’on nomme céramite (c’est terre à potier), et là n’eussent rencontré source ou dégout d’eaux. Car icelle terre par sa substance, qui est grasse, forte, lize et dense, retient l’humidité et n’en est facilement faict escours ne exhalation.

                                                              « Ainsi est-ce grande vergouigne, tousjours, en tous lieux, d’un chascun emprunter, plus toust que travailler et guaingner. Lors seulement devroit-on (scelon mon jugement) prester, quand la personne travaillant n’a peu par son labeur faire guain, ou quand elle est soubdainement tombée en perte inopinée de ses biens. »


                                                              Mercredi 09 Juillet 2008
                                                               

                                                              http://www.solidariteetprogres.org
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                                                            • W.Best fonzibrain 7 août 2008 21:30

                                                              à l’auteur


                                                              selon vous Wolfgang Freisleben,jaques cheminade sont des mythomane alors


                                                              • dante haguel 7 août 2008 23:40

                                                                @ FonziBrain

                                                                Interessant ton commentaire, mais long, trop long pour un commentaire en bas de la discussion, tu aurais peut etre du en faire un article , je t’invite a faire un copier coller de tout ca, un minimum de chasse a la faute a l’orthographe etc... (j’en ai pas releve de special, moi je suis nul en ortho) et pondre un article sur la monnaie et le systeme monetaire, qui sera bien plus visible par tous !!!


                                                              • garat 7 août 2008 21:36

                                                                "tout le débat est fondé sur ces définitions et, si l’une ou l’autre sont invalidées, ce sont toutes les déductions qui s’appuient dessus qui s’effondrent."


                                                                En effet et vous devriez commencer par le mot création.


                                                                • Nemo 7 août 2008 22:27

                                                                  Je ne comprends pas un tel acharnement contre cet auteur. Sa triple définition du rôle et de la nature de la monnaie, puis de ce qu’est un tiers de confiance me semblent tout à fait logiques.

                                                                  Moi j’attends avec impatience les articles suivants.

                                                                    Lire les 4 réponses ▼ (de dante haguel, undefined, logan, Forest Ent)

                                                                  • Alexandre 8 août 2008 01:59

                                                                    Bon article, il est vraiment intéressant et il tort le cou à certaines idées reçues, et certains apparament ont du mal à débattre sans profaner des paroles insultantes, celà doit être la pensée complotiste qui leurs abime le cerveau.

                                                                    J’éspère qu’il ne vous ont pas découragé pour les 3 suivants que j’attends moi aussi avec impatience


                                                                    • millesime 8 août 2008 07:21

                                                                      il n’y a pas que des complotistes sur agoravox ; mais des gens qui tentent de comprendre, ainsi vous pourriez, peut-être, nous expliquer pourquoi la FED a cessé de publier l’indicateur M3 depuis le 23 mars 2006, 
                                                                      ( décision fortement critiquée par la communauté des économiques et analystes financiers en son temps)


                                                                    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 8 août 2008 07:51

                                                                       @ Forest Ent :  Ce qui m’agace chez cet auteur, ce ne sont pas les évidences qu’il met en prémisses, ni les énoncés assez hérétiques qu’il propose - on a vu bien pire - c’est son habileté a introduire subrepticement des insinuations qui permettront, mauvaise foi aidant, d’en arriver à des conclusions totalement fausses, la fragmentation du texte  ne permettant pas de montrer les failles logiques assez simplement pour que le profane s’y retrouve.  Je crois que c’est le même constat que vous avez posé dès le départ. 

                                                                      Evidemment, un "centriste" qui annonce la couleur sur son blog par un claironnant "Chapeau Sarko, Bravo Uribe" laisse penser que quelques biais pourraient se glisser dans son analyse...   Pour l’instant, je suis heureux de voir comment le grand corps du lectorat AGV réagit bien à la première injection du poison. Lerma et Adama nous ont mithridatisés.

                                                                      PJCA

                                                                      @ Tous : 3 livres gratuits pour les vacances




                                                                    • Alexandre 8 août 2008 15:51

                                                                      Moi aussi j’aimerai comprendre, mais d’autres prétendent détenir la vérité suprème et éxecutent celui qui ose les contredirent tels des inquisiteurs venu tout droit du moyen age. Ils accusent les autres de desinformation en faisant eux même de la desinformation... Pitoyable.


                                                                    • vivelecentre 8 août 2008 08:16

                                                                      "" claironnant "Chapeau Sarko, Bravo Uribe" laisse penser que quelques biais pourraient se glisser dans son analyse...""

                                                                      vous êtes aveuglé par votre militantisme !
                                                                      savez vous qu’Uribe est très populaire dans son pays ?
                                                                      Savez vous que Chavez s’est réconcilié avec Uribe ?
                                                                      evidement , c’est contraire à vos shemas...

                                                                      Mais qu’est ce que cela vient faire la dedans ?

                                                                      Vous pouvez être ou ne pas être d’accord avec l’auteur mais celui ci vous fait une démonstration claire et argumenté et réponds poliment a ceux qui engage un débat

                                                                      Mais non, ici, le sectarisme règne en maître et l’on préfère , très sérieusement , continuer à donner de l’importance aux articles relatant de multiple complots mondial construit sur les phantasmes et l’aigreur d’idéologies en échecs

                                                                        Lire les 5 réponses ▼ (de ARFF, Cug, lokerino)

                                                                      • Sophie 8 août 2008 08:37

                                                                        Je suis tout à fait d’accord avec Pierre Allard...
                                                                        L’auteur essaye soit d’embrouiller sans reprendre les définitions de base sur la monnaie et la création monétaire, soit il énonce des évidences connues de tout élève de 1ère...
                                                                        Personne n’a jamais nié que les banques n’étaient pas tenues à des régles prudentielles et des dépôts obligatoires et il est tout a fait connu et légal (et évident) qu’un banquier ne peut se prêter à lui même...
                                                                         
                                                                        Bref, que veut montrer l’auteur ?... que les banques ne créent pas de monnaie ? Ben dans ce cas, il se trompe, c’est aussi simple que cela !
                                                                        Que les banques ne créent la monnaie que sur demande des agents non bancaires (avec plus ou moins de suplesse) ? Ben ça tout le monde (ceux qui s’intéressent au sujet) le savent déjà !

                                                                        La suite de son article (le 2 sur 4 ?) sera sans doute pour justifier l’intérêt sur la création monétaire (au lieu d’honoraires, ce qui serait normal pour rémunérer le travail des banquier) .. restez attentif à ses arguments : il manie fort bien la dialectique.


                                                                        • Cug Cug 8 août 2008 09:57

                                                                          En conclusion, je dirai qu’il vaudrait mieux que se soit Sophie qui nous parle du sujet au lieu de l’adepte du pétainiste atlantiste !


                                                                        • xa 8 août 2008 10:48

                                                                          "La suite de son article (le 2 sur 4 ?) sera sans doute pour justifier l’intérêt sur la création monétaire (au lieu d’honoraires, ce qui serait normal pour rémunérer le travail des banquier)"

                                                                          L’intérêt sur la création monétaire est du même ordre que l’intérêt sur les livrets. Un individu A met à disposition des fonds d’un individu B qui en a besoin. Cette mise à disposition se fait avec intérêt pour 1) que A ne perde pas d’argent (l’érosion monétaire fait que le temps rogne son argent) et 2) parce que A ne prêterait pas son argent s’il n’y avait pas de gain au final.

                                                                          A peut être un banquier (c’est le cas le plus souvent évidement), mais aussi un particulier (comptes épargnes, comptes à termes, obligations et même actions si l’on revient à leur usage premier (qui est de metttre à disposition d’une entreprise de l’argent, et à en attendre les dividendes, donc les intérêts)), l’Etat, les entreprises.

                                                                          Posez vous la question concernant vos comptes d’épargne. Les utiliseriez vous si le taux était nul ? "Mais les comptes d’épargne ne sont pas des prêts". Si justement. C’est de l’argent que vous mettez à la disposition des banquiers, donc que vous prêtez aux banquiers, lequels rémunèrent ce prêt à 2/3/4%. Cet argent que vous leur prêtez va leur permettre de faire théoriquement leur travail, qui est entre autres choses de prêter à d’autres.

                                                                          Lire la suite ▼

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                                                                          la plus grande arnaque jamais vue

                                                                          http://www.lepost.fr/article/2008/07/26/1230615_maastricht-article-104.html

                                                                          pourquoi vous n’en parlez pas ?



                                                                          • Cug Cug 8 août 2008 10:01

                                                                            Excellente vidéo.


                                                                          • W.Best fonzibrain 8 août 2008 10:30

                                                                            j’en ai eu des frissons en regardant ta vidéo


                                                                            c’est con que j’étai trop jeune pour comprendrre à ,l’é^poque


                                                                            en tout cas c’est super grave
                                                                            une fois de plus nos dirigeant vendus,nous ont vendu


                                                                            honte

                                                                            ne travaillez plus,ne payez plus d’impots
                                                                            volez ou vendez de la drogue


                                                                            votre argentde toute facon ,et bien ce n’est pas votre argent
                                                                            ils vaut rien,juste un bout de papier INDEXE sur rien


                                                                          • monavis 26 octobre 2008 22:56

                                                                            Je signale qu’Etienne Chouard (oui celui que l’ont voit sur la vidéo) a dejà ecrit plusieurs articles sur le sujet, sur Agoravox même.

                                                                            Mes salutations, un grand homme, qui ouvre les débats sur des sujets hautement sensibles.



                                                                          • QuidNovi QuidNovi 8 août 2008 09:16

                                                                            Il plus qu’urgent que le peuple par l’intermédiaire de l’Etat reprenne le contrôle de sa monnaie et ne laisse pas cette tâche aux banques privées ce qui leur fournit d’immenses profits gratuitement. Kennedy s’etait attelé à cette reprise en main par l’Etat fédéral de la FED mais malheureusement comme chacun le sait il en a été empéché. En France aucun de nos représentants n’aura le courage de reprendre en main ce qui pourtant appartient au peuple à moins d’une refonte du système politique et économique par un moyen ou par un autre.


                                                                            • vincent p 8 août 2008 09:20

                                                                              auteur "Il est urgent d’agir !"

                                                                              Vouloir agir dans l’urgence ne solutionne pas toujours les problèmes de fond.

                                                                              Comme ils auront pareillement payés, comme ils seront doublement payés en retour.


                                                                              • Roland Verhille Roland Verhille 8 août 2008 09:25

                                                                                À Forest Ent,

                                                                                Vous affirmez dans votre exemple, par erreur me semble-t-il, que seulement 1/12 de la monnaie est créée par la Banque centrale, que 11/12 l’est par la banque elle-même.

                                                                                Mais ces 11/12, ce sont des euros versés à l’emprunteur, qui les utilise pour acheter un bien qu’il utilise lui-même, … ou pour spéculer en achetant un bien pour le revendre plus cher sans l’avoir utilisé lui-même.

                                                                                Cela dit, expliquez où la banque prêteuse a trouvé ces euros qu’elle a sortis de sa caisse ? Je ne vois que deux cas : soit ces euros lui ont été fournis par d’autres (banques ou autres) qui les détenaient sans les avoir dépensés (épargne) ; soit elle a fait un paquet de ses actes de prêt (le plus souvent ses prêts à des caisses publiques pour les remettre en garantie à la Banque centrale qui lui fournit les euros demandés). Dans le premier cas, il n’y a pas création monétaire. Dans le deuxième cas, il y a création de monnaie par la Banque centrale (l’État) qui la fournit à la banque prêteuse ne faisant que la distribuer sans l’avoir créée.

                                                                                  Lire les 7 réponses ▼ (de Sophie, logan, Cug, Roland Verhille, Philou017)

                                                                                • Krilliathan 8 août 2008 09:49

                                                                                  Déjà le titre de votre article :

                                                                                  Les "fantasmes" de la création monétaire...

                                                                                  ben voyons... cette "théorie" excite tellement les intellectuels qui s’y rattachent !

                                                                                  C’est surtout vous, qui avez soit un certain fantasme, soit un petit problème dans la tête.

                                                                                  Je demande aux responsables d’Agoravox de refuser les prochains articles de ce personnage.

                                                                                  D’avance merci.


                                                                                  • pseudo 8 août 2008 10:03

                                                                                    "Les banques ne "créent" donc pas la monnaie, elles constatent ou anticipent des valeurs présentes ou futures. Elles constatent la valeur d’un bien immobilier, ou anticipent la valeur de revenus futurs en fonction d’un emploi salarié.En fonction de ces données relatives aux valeurs qui sont détenues ou qui seront détenues, elles valident un niveau de confiance quant à la solvabilité du demandeur, et accordent un prêt.La valeur qui déclenche la création monétaire n’est donc pas du ressort des banques, mais de la personne qui demande le crédit, puisque c’est cette personne, avec ses possessions et son travail, qui est à l’origine de la valeur.Les banques ne sont donc les dépositaires que de la confiance - et c’est déjà beaucoup, et facturent leurs services autour de cette confiance. Qu’elles fassent des profits sur ces services est tout à fait normal.Il est donc faux de dire qu’elles font des profits sur quelque chose qui n’existe pas."

                                                                                    Beaucoup de Français aimeraient pouvoir prêter de l’argent avec des intérêts réels sur des lignes de crédit virtuels en constatant la valeur d’un bien immobilier et des revenus futurs, c’est mieux qu’un PEA ou un livret A.
                                                                                    Il est urgent que les citoyens et les politiques récupèrent le droit de frapper la monnaie. Qu’elle confiance peut on avoir dans des banques spéculatives, sans aucune dé anthologie ni morale. Pourquoi lors du procès de Nuremberg les grandes familles de banquiers qui ont financés le nazisme n’ont pas été jugées ? Pour intelligence avec l’ennemi et complicité de génocide ?

                                                                                     


                                                                                    • Vincent Perrier-Trudov Vincent Perrier-Trudov 8 août 2008 10:11

                                                                                      @ Nemo,

                                                                                      Je vous remercie de votre sollicitude, mais ne vous en faites pas trop pour moi. Quand on s’engage en politique, on s’expose, et "on prend des coups".

                                                                                      Je suis ici sans pseudonyme, je ne cache ni mon engagement politique, ni mes convictions. Il est donc assez curieux que l’on m’accuse "d’avancer masqué".

                                                                                      L’important, c’est de bien comprendre que tout cela s’adresse avant tout aux idées que l’on défend, et pas à la personne en tant que telle.

                                                                                      En tout cas, c’est la manière dont je vois les choses. Je m’en tiens donc à dialoguer avec ceux qui prennent la peine de débattre sur les idées elles-mêmes. Pour le reste...


                                                                                      • arroc 8 août 2008 11:18

                                                                                        Maintenant on se victimise : quand on s’engage en politique on s’expose et prend des coups. C’est surtout quand on raconte des conneries qu’on se fait remonter les bretelles, Mr Machin.com

                                                                                        Vos recettes en politique sont éculées et identifiées, votre égo n’est pas à la mesure de vos capacités intellectuelles, et vous vous trompez de cible.

                                                                                        Tentez une chronique sur une radio ou une tv inféodée, vous serez plus à votre place. Par contre évitez le net, le facteur réponse ne convient pas à un apprenti-anguille si laborieux que vous.

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