Je suis étonné par les réactions relativement violentes - bien que cette histoire de commentaires repliés n’arrange pas l’affaire - et cherche à comprendre ce qui peux pousser à cette agressivité.
L’auteur affirme qu’à potentiel égal les enfants peuvent ou non exploiter leurs compétences en raison d’un milieu social favorable ou défavorable ... quoi de plus évident ??
Qui a t’il de choquant à vouloir tirer un gosse vers le haut ? de chercher des solutions avec la famille pour que l’enfant parvienne à s’insérer et à s’épanouir ?
La comparaison avec le sport (nous ne sommes pas tous égaux physiquement) ne tient guère puisqu’on parle d’intelligences (au pluriel) ... et non pas d’une aptitude particulière (comme ce pourrait l’être d’un individu plus à l’aise sur une piste d’athlétisme qu’à une table de ping pong).
Cette castration « symbolique » que j’évoque fait surtout référence à l’analyse « beauvarienne » qui évoque l’idée que la petite fille ne fantasme pas sur un « phallus » pour ce qu’il est mais surtout pour ce qu’il apporte dans la société (domination, pouvoir, facilités...). En gros je fais le raisonnement que l’Homme pense son phallus pour ce qu’il lui apporte dans le monde (hors sexualité) et que cette peur concerne essentiellement la perte d’un pouvoir.
J’ai essuyé un véritable « pilonnage » ((le mot n’est pas de moi) dans un précédent article. J’ai pris la décision de ne répondre qu’aux messages argumentés, « respectueux », et d’ignorer l’insulte telle qu’elle est souvent pratiquée par ici.
Valls est à Hollande ce que Hortefeux était pour Sarkosy : la mains sale qui sert le pouvoir tout en laissant croire que ses actions sont toutes « personnelles ».
Le jeu est là : on laisse faire (parce qu’on y trouve un intérêt) tout en laissant croire que l’homme est indépendant et qu’il porte en lui seul l’ignominie de ses actes. Si jamais ça dérape on a un bouc émissaire...
Je remercie l’auteur parce qu’il décrit à merveille « le complexe de castration »... ce qui aurait d’ailleurs fait un meilleur titre. L’article eut très bien pu se situer dans une rubrique consacrée à la « Psychanalyse ». Une partie des hommes se sent en danger devant l’homosexualité, mais aussi devant l’égalité de droit des femmes et des hommes parce qu’ils ont peur de perdre leur appendice. Ce texte exprime parfaitement la problématique sous un faux air de provocation. La perte d’un pouvoir, le fait de passer du statut d’homme (viril et dominant) au rang d’Homme (être humain) est cause de peurs et d’incompréhensions. Ce texte, consciemment ou non, décrit justement ce refus viscéral.