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  • C.C. C.C. 24 avril 2013 17:06

    Je ne partage pas l’enthousiasme de l’auteur après le vote de cette loi.

    Alors qu’il aurait suffit de modifier deux ou trois choses, à la marge, concernant l’adoption simple, pour régler les problèmes liés à l’homoparentalité, le gouvernement à choisi la manière la plus clivante possible pour aborder le problème. Après un débat, souvent indigne, qui s’est trop éternisé, il a choisi d’accélérer le calendrier au plus mauvais moment. Pour le gouvernement, on ne peut pas parler d’un succès : des millions de personnes dans les rues, une opinion divisée, une homophobie qui a le vent en poupe et des rancœurs qui mettront du temps à s’estomper. Pour l’opposition le constat est encore plus amer : ils n’ont même pas réussi à faire entendre une voix opposée mais mesurée et réfléchie. Pire encore, ils ont laissé Mme Barjot, pour le moins farfelue, incarner l’opposition ... une vraie débandade.

    Quant aux homosexuels, qu’ont ils gagné ? La motivation profonde de cette revendication, était elle une « égalité de droit » ? Naturellement , non. Une modification des règles concernant l’adoption simple aurait suffit. Il est vrai que pour qu’un couple homosexuel partage l’autorité parentale par ce biais, il est nécessaire qu’un des géniteurs abandonne son enfant au sens légal du terme. Ne voulant assumer seuls cette responsabilité, ils l’ont fait basculer, par l’intermédiaire de la loi, sur la collectivité ...qui n’en demandait pas tant. Non, cette revendication concernait bel et bien une soif de normalité, une envie d’être reconnus au même titre que les autres. Je ne suis pas sûr que la loi arrange beaucoup les choses sur ce point : il n’y a qu’à voir l’état de l’opinion publique.

    Quoi qu’il en soit, la loi a été votée et j’espère que les opposants auront la décence de ne pas aller pourrir les cérémonies qui s’annoncent. Je profite aussi de ce commentaire pour transmettre tous mes vœux de bonheur à ceux qui auront décidé de convoler en juste noce ! Vive les mariés !



  • C.C. C.C. 24 avril 2013 11:48

    "Le conservatisme matrimonial n’aura pas vaincu n’en déplaise aux bourreaux qui auront encore tentés de tabasser ce qu’ils nomment honteusement « petits pédés » faisant acte de violence d’une rare atrocité... Mal nous en est venu d’appréhender quelle type de société cette racine pourrie de l’extrême droite nous infligerait si elle parvenait un jour au pouvoir, ne serait-ce que dans, une ville, une commune, une région..."

    Si vous faites allusion à l’ignoble agression dont a été victime Wilfred de Bruijn, vous avez absolument raison de vous méfier des hordes de skinheads qui, c’est bien connu, traînent dans le 19e arrondissement de Paris une fois la nuit tombée ... Méfiez vous quand même, l’homophobie n’a pas forcément toujours le visage crâne rasé que vous voulez bien lui prêter.



  • C.C. C.C. 24 avril 2013 11:30

    De fait, conformément au traité de Maastricht, la loi constitutionnelle du 25 juin 1992 a accordé le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales aux citoyens de l’Union européenne (article 88-3 de la Constitution mis en œuvre par la loi organique n° 98-404 du 25 mai 1998). Le droit français a donc clairement dissocié droit politique et possession de la nationalité.

    En tout état de cause, le lien entre droit de vote et citoyenneté est clairement établi. Comme je doute fortement qu’il soit possible de créer une citoyenneté commune avec tous les pays d’origine des migrants (sur quelles bases ?), ouvrir le droit de vote à ces migrants me semble illusoire. En outre ce droit de vote devrait, naturellement et comme c’est le cas pour les ressortissants des pays de l’UE, être établi sur un principe de réciprocité dont les pays d’origine ne voudront probablement pas.

    Je suis convaincu que le droit de vote aux étrangers qui vivent, travaillent et payent leur impôts en France [...]

    A chaque fois que ce projet est abordé, le mot « impôt » fini toujours par montrer le bout de son nez. Le fait de payer des impots ne peut pas être retenu comme un argument pour accorder le droit de vote. Lier l’impôt et le droit de vote, c’est retourner au suffrage censitaire qui a été aboli en 1848 ... et c’est heureux.

    Pour ma part, je ne comprends pas (mais je veux bien qu’on me l’explique !) pourquoi un étranger qui vit en France depuis plus de cinq ans, qui y est socialement intégré (par le travail, la vie associative, les enfants ...) qui s’intéresse aux affaires publiques au point de vouloir voter, ne demande pas la nationalité française. 




  • C.C. C.C. 23 avril 2013 13:29

    Drôle de CV la Mme Barjot. Quand on pense que cette dame a réussi à mettre plus de monde dans la rue que n’importe lequel de nos politiques des 10 dernières années ... C’est dire l’état de décomposition avancée de notre classe dirigeante.



  • C.C. C.C. 23 avril 2013 13:19

    Tant de haine ... On peut se demander ce qu’il en aurait été si la loi Taubira avait été retoquée ...
    Par contre toujours aucun argument de fond, des insultes et des amalgames gratuits ...

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