J’avoue trouver votre message un peu confus (sans doute étiez-vous en colère quand vous l’avez écrit) mais vous avez quand même pointé quelque chose de très vrai : ce sont en général les hommes qui dénoncent le « féminisme victimaire » qui jouent les victimes - les pôv chéris victimes du féminisme...
Franchement, en tant que féministe, cette affaire DSK commence surtout à me gonfler sévère. Qu’il se dépatouille avec ses démêlés judiciaires dans son coin, mais qu’on arrête de nous en parler à toutes les sauces. A un moment donné, il faut passer à autre chose. Et si cette nécessité de tourner la page concerne ces féministes radicales que vous dénoncez, elle vous concerne vous aussi qui écrivez encore et encore sur le sujet. Pour enfoncer des portes ouvertes, en plus !
Et puis ce truc de toujours prendre en exemple le cas des féministes radicales, qui représentent en réalité une minorité, pour décrédibiliser tout le mouvement féministe, ça aussi ça commence à me gonfler. Vous avez vraiment rien d’autre à penser ? Même sur cette thématique hommes-femmes, vous avez rien d’autre à faire que de cracher votre haine contre les féministes ? Oui, première nouvelle, il existe des radicales parmi les féministes. Quelle révélation vous nous faites, on s’en doutait pas une seconde ! Pour votre info, il y a des radicaux dans tous les mouvements idéologiques ou politiques qui soient, qu’ils soient louables ou non.
En fin de compte, si l’on se fie à cet article, vous fonctionnez un peu de la même façon que ces « féministes radicales » que vous dénoncez : votre discours est violent et diabolise une tranche de la population. D’ailleurs, avec les gens comme vous, toute femme qui se déclare féministe est d’emblée soupçonnée d’être anti-hommes avant même d’avoir exprimé ses idées. Vous ne vous en rendez pas compte, mais votre attitude est très proche de celle que vous dénoncez.
En conclusion, article gonflant qui nous tire en arrière au lieu de nous faire aller de l’avant. Essayez de digérer une bonne fois pour toutes cette affaire DSK. Prenez du Gaviscon ou un truc du genre, ça vous aidera peut-être.
@Gérard : c’est sûr, c’est peine perdue. Mais dès qu’on touche au septième part en racontant n’importe quoi sur le cinéma asiatique, je peux pas m’en empêcher, c’est plus fort que moi. Très bon la blague sur Brad Pitt ! )
"Or que pèse la Chine aujourd’hui dans le domaine de la culture ? Zéro
gramme est la réponse, tant il est vrai que ce pays est à la remorque de
l’Occident dans ce domaine (...) Et je soutiens
que c’est Hollywood qui rend puissants les Etats-Unis, plus que leurs
missiles ou leurs fusées spatiales.«
Ah bon la culture chinoise ne pèse rien dans le monde ? J’imagine que c’est pour ça que l’enseignement du Chinois s’étend de plus en plus à travers le monde. Je voudrais savoir, vous parler de rayonnement en ce moment ou globalement à travers l’Histoire ? Parce que si c’est à travers l’Histoire, faut vraiment refaire votre éducation intégralement !
D’autre part, vous vous aventurez sur le terrain du cinéma et affirmez donc implicitement que le cinéma chinois n’a aucun rayonnement... J’imagine que c’est pour cela que Hollywood a totalement renouvelé son style d’action depuis la fin des années 90 en cherchant à filmer les scènes de combat à la manière des Hongkongais ! Vous connaissez Matrix ? Kill Bill ? L’action de ces deux films est dirigée par un certain Yuen Woo-Ping. Pour continuer sur Matrix, qui a bel et bien été une révolution dans le cinéma même si je n’en pense pas que du bien, ce film puise ses inspirations dans l’animation japonaise pour le contenu et dans le cinéma de Hong Kong pour l’action. Les connaisseurs en la matière - et il y en a beaucoup en France - relèveront même des clins d’oeil explicites à certains films précis - mais cela vous aura échappé. Idem pour Kill Bill puisque Tarantino, qui ne cache pas son amour du cinéma chinois, a été jusqu’à convoquer un acteur mythique des productions de la Shaw Brothers, un studio qui a rayonné dans toute l’Asie pendant les années 60-70. Mais j’imagine que pour vous, ce que je dis, c’est du chinois... J’imagine que l’absence de rayonnement des productions cinématographiques chinoises explique l’élargissement constant de la rubrique »cinéma asiatique" dans les Fnac.
Sachez également que le cinéma chinois investit actuellement dans la 3D (et pas seulement pour lancer la nouvelle version de Sex and Zhen), là où la France traîne des pieds malgré quelques louables tentatives (souvent ratées). Je ne parlerai même pas du rayonnement de certaines stars chinoises de la musique pop - mais j’imagine que si je vous cite des noms, ça ne vous dira rien vu que vous n’accordez aucun crédit à la culture pop chinoise.
A part ça, je vous suis sur le fait que la taille d’un pays n’est pas forcément corrélée avec son rayonnement : la preuve, le pays asiatique qui rayonne le plus en ce moment en ce qui concerne la culture pop, c’est la Corée du Sud. Mais j’imagine que ça non plus, ça ne vous dit rien...
Etant moi-même exaspérée par cette course à la chirurgie esthétique, je vais tout de même me faire l’avocat du diable. Vous commencez votre article en affirmant limite que toutes les femmes pratiquent la chirurgie. D’où sortez-vous cette affirmation ?
Ensuite, il faut quand même se souvenir que la chirurgie mammaire a aussi pour fonction de réparer les dégâts après des cancers du sein ou même simplement des allaitements en série. Pour le cancer, je pense que personne ne critiquera, à moins d’être impitoyable. Pour les allaitement, j’ai envie de dire : faudrait savoir. Depuis quelques années on assiste à une véritable propagande pour que les femmes allaitent absolument, même si elles n’ont pas de lait (ce qui est le cas de certaines femmes), et en même temps le discours populaire nous dit que c’est normal, quand une femme a allaité et ses seins sont tout rabougris, que son bonhomme aille se satisfaire ailleurs. Donc faudrait savoir. En tout cas faut pas s’étonner si les femmes friquées qui ont allaité pratiquent la chirurgie. Car ne l’oublions pas, c’est quand même réservé en France à une élite sociale.
Bon après, je suis d’accord avec vous sur le principe et j’apprécie dans le fond votre coup de gueule. De même, moi qui aime le cinéma, ça m’énerve de voir des actrices qui se font augmenter la poitrine. Mais encore une fois, c’est comme pour le botox, leurs agents leur mettent la pression. Et c’est une réalité que l’obtention d’un rôle pour un acteur ou d’une actrice se joue parfois avec ce genre de choses.
Cela dit, ce que je reproche à votre article, c’est de ne parler que des femmes alors que les hommes sont aussi largement concernés. De plus en plus en tout cas. Pour prendre un cas masculin dans le domaine des personnages publics, prenez par exemple l’acteur Ryan Gosling, vu récemment dans l’excellent Drive. Qui se souvient de sa tête à ses débuts ? Moi oui parce que je n’ai pas attendu Drive pour l’apprécier. N’empêche qu’il s’est fait refaire le nez parce que tout le monde lui disait que ce serait plus facile d’avoir des premiers rôles. Et le pire c’est que c’est vrai : depuis cette intervention, il a des premiers rôles dans des films grand public alors qu’avant il était cantonné au ciné indépendant ou aux seconds rôles... Un petit coup de bistouri et le tour est joué ! Cela n’enlève rien à son talent et à son charme, cela dit, mais c’est énervant. Dites vous bien que peu d’acteurs, hommes ou femmes, que vous contemplez au cinéma et que vous appréciez sont parfaitement naturels. Beaucoup d’acteurs hommes approchant la quarantaine, par exemple, pratiquent la liposuccion pour ne pas avoir de brioche...
Ça mériterait de prolonger le sujet en parlant de certains pays comme la Corée du Sud, où ce n’est plus du tout réservé à une élite sociale : certaines personnes, hommes ou femmes, pratiquent la chirurgie juste pour avoir un job de bureau...