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Morgane Lafée

J'aime exprimer mes idées et j'espère continuer à vivre dans un monde où je serai toujours autorisée à le faire. Et ce n'est pas gagné.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/07/2011
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  • Morgane Lafée 21 janvier 2012 12:52

    Très bon article.

    Pour me faire l’avocat du diable, j’ai parmi mes relations pas mal d’éditeurs de DVD et j’entends tout de même leur colère en ce qui concerne le « piratage » de leurs produits (« piratage » entre guillemets car ce n’est pas le terme qui convient, mais ça c’est encore un autre problème). Le problème, c’est que le modèle actuel de distribution des produits culturels, qui consiste à appliquer les modalités de l’offre réelle au virtuel, n’est pas du tout adapté aux modes de consommation actuels. Tant que les distributeurs, les éditeurs et les labels ne comprendront pas qu’il faut adapter l’offre au consommateur, on aura un problème et les gens continueront de télécharger en masse.
    En même temps, en ce qui concerne mes connaissances (dont certaines travaillent chez de petits éditeurs ou dirigent des collections avec une stratégie de niche), c’est aussi parce qu’ils paient les droits d’exploitation très cher. Ce que je veux dire, c’est que la réflexion doit se faire à tous les niveaux : au niveau de la distribution des produits mais aussi en amont, au niveau de l’achat des droits par les éditeurs, de la production, etc. C’est tout un système qu’il faut repenser en profondeur.

    A noter toutefois que les gros téléchargeurs de films ou de musique sont également ceux qui achètent le plus, en réalité. Ce sont des gens qui ont une consommation massive et ils leur faut bien faire une sélection de ce qu’ils achètent, histoire de ne pas se ruiner (vu les prix, c’est inévitable). C’est ça qu’on oublie toujours de préciser.
    Ces gros consommateurs achètent aussi beaucoup en occasion. Le FBI va-t-il également faire fermer GIbert Joseph ? Gibert qui n’est pas exempt de reproches puisque, pour un produit qu’ils revendent à 5 ou 6 euros, ils ne donnent que 0,50 centimes au revendeur... Tant qu’on se fera arnaquer comme ça, les gens téléchargeront.
    Ou bien ils revendront sur e-bay, priceminister ou amazon. Le FBI va-t-il aussi faire fermer ces sites sous prétexte que l’achat d’un produit d’occas empêche l’achat d’un produit neuf ? Je vois pas trop la différence entre ça et le téléchargement, en fin de compte.

    De toute façon les Américains se croient tout permis avec Internet et je pense que la création d’un Internet parallèle devra se faire un jour ou l’autre si on veut garder nos libertés.
    Ces atteintes à la liberté vont très loin puisque les Américains veulent aller jusqu’à interdire l’usage de pseudo sur Internet... On en est là !

    On arrive progressivement dans un monde de surveillance permanente et de fichage, qui n’est pas sans rappeler celui du roman 1984. Mais le plus grave, c’est qu’on s’y habitue. A chaque nouvelle loi liberticide de plus, il y a une vague indignation pendant quelques temps puis les gens s’y font et au bout d’un moment ils trouvent ça normal. Je citerai en exemple le cas des caméras de surveillance.



  • Morgane Lafée 10 janvier 2012 19:35

    @ mick :

    Vous parlez du commun des mortels ou des célébrités qui exhibent leurs enfants sur les tapis rouges comme des accessoires de mode ? Non parce que, adopter un enfant, ça demande également un sacré investissement à tous les niveaux. Humain, notamment. Tout le monde n’a pas à disposition une horde de domestiques comme Brad Pitt et Angelina Jolie. Et encore, je ne me permets pas de présumer de leur attachement à leurs enfants adoptés car après tout, je ne les connais pas personnellement, la réalité étant souvent beaucoup plus complexe qu’on le croit.

    Autre chose : vous pensez que faire des enfants, « avec tout ce que cela représente » pour vous citer, n’est jamais motivé par des raisons égoïstes ? J’ai plutôt l’impression que c’est TOUJOURS motivé par des raisons égoïstes, mais que l’expérience de la parentalité dépasse complètement ces motivations.

    En tout cas, avec le regard que les gens comme vous - personnes ô combien conscientes des vraies bonnes raisons pour lesquelles il faut fonder une famille - portent sur ces parents et ces familles adoptives, on comprend pourquoi les enfants adoptés se font chahuter à l’école.
    On comprend aussi qu’il faut un certain courage pour adopter, ne serait-ce que pour faire face au regard des autres.



  • Morgane Lafée 10 janvier 2012 19:09

    Alors si je lis entre les lignes, en gros vous reprochez à tous les parents adoptants que vous connaissez de ne pas être parfaits... Mais croyez-vous que les parents tout court, à savoir qui mettent au monde des enfants et les élèvent par la suite, sont parfaits ?
    Figurez-vous qu’il y a beaucoup de gens qui ont été élevés par leurs parents biologiques, dans des familles a priori équilibrées, et qui ont eux aussi développé des tas de problèmes psychologiques. Croyez-vous que les violences, physiques ou psychologiques, n’existent pas dans les familles classiques ?

    Ce n’est pas seulement l’adoption qui est un terrain complexe, mais tout simplement la relation entre parents et enfants. Et cela inclut les parents adoptants, évidemment.
    Ensuite, qu’il y ait des choses spécifiques dans le vécu des enfants adoptés, c’est une chose. Je ne vais pas m’aventurer à dire lesquelles car je n’ai pas vécu cette situation. Mais vous savez, dans toutes les familles, il y a des problèmes. Par exemple, les secrets de famille font des ravages, ce n’est pas une nouveauté.

    Par ailleurs, j’ai quelques réflexions à faire sur les anecdotes que vous citez :

    "J’ai vu, à Paris, à la terrasse d’un café, une mère adoptante (âgée d’au moins 45 ans) d un petit garçon noir de 5 ans environ ; tout occupée à discuter avec un couple d’amis, elle lui prêtait , pour le moins, une attention distraite, accueillant chacun des " cadaux qu’il venait lui faire, (feuilles ou cailloux) avec le même sourire " forcément gentil mais, au fond, profondément indifférent...« 

    Alors là c’est le ponpon ! De quel droit jugez-vous cette femme et sa relation avec son fils sans les connaître ?
    J’imagine que vous faites partie des gens qui considèrent qu’une »bonne mère« est une mère dont l’attention est centrée à 100% et à chaque instant sur son enfant ! Du coup, comme vous avez pris celle-là à un moment où elle discutait avec des amis, vous en avez tout naturellement déduit qu’elle n’était pas une bonne mère.
    Plusieurs questions me viennent à l’esprit à partir de cette anecdote tout simplement révoltante :

    - Déjà, est-il humainement possible d’être attentif à 100% à son enfant, biologique ou adopté, à chaque instant ? C’est pas parce qu’on est mère qu’on n’est plus un être humain qui a besoin de discuter de temps à autres avec ses amis. C’est quoi ce discours culpabilisant ?

    - Deuxième question : est-ce que c’est sain, une mère qui est à 100% attentive à son enfant en permanence ? Je comprends quand c’est un bébé, mais quand c’est un enfant de 5 ans, non ce n’est pas sain. A 5 ans, un enfant a déjà son univers. Pour ma part, c’est l’âge où j’ai commencé à inventer des personnages et à écrire leurs histoires.
    Au risque de vous choquer, j’affirme qu’il est essentiel pour un enfant de comprendre qu’il y a des moments où ses parents sont occupés et que, dans ce cas, il doit s’occuper tout seul. Il est bien entendu indispensable que les parents et les enfants communiquent, partagent des activités, jouent ensemble et tout, mais il est également vital que l’enfant apprenne à faire face à l’ennui : ça lui permet de développer ses ressources personnelles, son imaginaire, tout cela en vue de devenir un jour un adulte, tout simplement. Parce que l’éducation, c’est aussi ça : apprendre à l’enfant à devenir un jour un adulte indépendant. Ce genre de situation que vous décrivez fait partie de ces petites choses, de ces petits riens qui permettront un jour à l’enfant de prendre son envol pour devenir un être responsable et autonome.
    Au passage, je ne connais pas cette mère et son petit de 5 ans, mais s’il venait lui apporter des »cadeaux« , ça laisse plutôt présager d’une bonne relation puisqu’il avait manifestement envie de lui faire part de ses découvertes.

    Suite de citation :
     »J’ai deux collègues qui, ne pouvant avoir d’enfants, ont adopté des enfants originaires d’Afrique : des collègues dont je ne peux mettre en doute les qualités de coeur, les ayant vues à l’oeuvre dans leur enseignement...ces enfants, par la suite, ont eu de gros problèmes...« 

    Déjà, votre regard sur vos collègues n’est pas des plus bienveillants : vous ne mettez pas en doute leurs qualités de coeur mais vous vous permettez quand même de les juger en tant que parents, de leur accorder un traitement spécial en quelque sorte, tout ça parce qu’ils ont adopté. Vous partez du principe que c’est parce que l’enfant est adopté qu’il a ces problèmes, mais qu’en savez-vous ? Que connaissez-vous des liens qui unissent les membres de cette famille ? Si vous voulez que votre interlocuteur valide le lien de cause à effet que vous pointez, faut développer un peu plus votre argumentation.

    Mais ce qui me révolte le plus dans votre intervention, c’est ça :
     »Cependant, je me demande si, au lieu de « s’approprier » à vie un petit être venu d’ailleurs, il ne vaudrait pas mieux l’aider à rester sur sa terre natale en lui allouant une allocation qui lui permette ainsi qu’à sa famille de manger à sa faim et d’aller à l’école : je sais que des associations existent dans ce but mais j’ignore si leur action est toujours bénéfique.« 

    Vous savez l’impression que ça me donne, quand je lis les termes de »petit être venu d’ailleurs« et »terre natale«  ? Ça me donne l’impression que vous parlez d’un animal !!! Je traduis : qui sommes-nous pour mettre les animaux de la jungle dans des zoos plutôt que de les laisser dans leur environnement naturel ?
    M’enfin bon, on parle d’adopter et d’élever des enfants, là, pas de mettre un singe en captivité !
    Que vous soyez critiques quant à la manière dont se fait le processus d’adoption, je le comprends très bien et je suis prête à vous suivre là-dessus. Mais vous ne pouvez pas prendre de haut tous les parents adoptant et balayer d’un revers de main toute la démarche, avec tout l’investissement humain qu’elle requiert dès lors que la sincérité est au rendez-vous.

    Quant à la solution de l’allocation, elle fonctionne si les parents biologiques s’occupent vraiment de leurs enfants. Mais si celui-ci se retrouve abandonné, vous pensez que c’est humain de se contenter de lui allouer une somme d’argent ? Je trouve cette solution très froide. A part bien sûr si l’enfant atterrit dans un orphelinat idyllique comme on en voit dans les dessins-animés (quoique pas dans tous, j’ai vu récemment la série »Hinamizawa : Le Village Maudit" et ce qu’on y montre des orphelinats japonais des années 60 est assez terrifiant).

    Sinon, on est d’accord qu’il faut favoriser la construction d’écoles dans les pays pauvres, notamment en Afrique où il faut absolument que les filles accèdent à l’instruction. C’est une urgence mais ça ne se fera pas en un jour. En attendant, l’adoption n’est pas une mauvaise idée pour les orphelins, plutôt que de les laisser se faire revendre par un oncle ou une tante à un réseau de prostitution...



  • Morgane Lafée 10 janvier 2012 17:23

    Vos témoignages m’ont beaucoup troublée, je l’avoue. Je ne remets absolument pas en question la véracité de ce que vous dites, mais j’aimerais comprendre parce que j’ai entendu dire, au contraire, que l’adoption était très compliquée en France.
    J’ai aussi entendu dire que dès l’instant où un enfant adopté s’attachait à ses parents adoptifs, la DDASS s’empressait de le retirer pour l’empêcher de développer une vraie relation. De même, la DDASS s’attache à séparer les frères et sœurs qui ont perdu leurs parents.
    Enfin bref, le dénominateur commun dans tout ça, c’est le mépris total de la vie affective des orphelins...



  • Morgane Lafée 10 janvier 2012 16:52

    @ King Al Batar :

    Je vous relance sur le film L’Autre Dumas. Je suis d’accord que c’est dommage qu’ils n’aient pas pris un métis pour jouer le rôle, mais selon moi la raison réside purement dans des considérations de business : c’est simple, quand on fait un film sur un personnage historique, on prend automatiquement Depardieu !

    C’est une sorte de vieux réflexe, si vous voulez, que je vois comme une manière pour les producteurs d’obtenir deux choses :
    - un label de qualité qui inspirera confiance au public (le côté « bankable » que vous soulignez, et qui s’applique spécialement à Depardieu dès qu’on parle de personnages historiques ou même littéraires),
    - des nominations aux Césars : c’est bon pour les ventes du DVD mais aussi pour les productions futures de la boîte.

    C’est aussi le signe que le cinéma français ne se renouvelle pas d’un pouce et qu’il y a encore trop peu de « personnes de couleur » (pardonnez-moi l’expression arriérée) considérées comme des têtes d’affiche.

    Au passage, le réalisateur de L’Autre Dumas, Safy Nebbou, est lui aussi métis. Intéressant, non ?

    Au fait, dans votre article « J’aurais pu apprendre que... », vous listez les différentes formes de racisme. Avez-vous aussi noté qu’il n’y a quasiment pas de personnes asiatiques sur les écrans français, qu’il s’agisse du cinéma ou de la télévision française ? C’est comme s’ils avaient été gommés des écrans. Avez-vous aussi noté qu’il est autorisé, voire encouragé, dans les médias français, de tourner en ridicule l’accent chinois ou japonais, sans jamais risquer de se faire taxer de racisme ? Je dis ça parce qu’il aurait été pertinent de l’ajouter à votre listing. smiley
     

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