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Morgane Lafée

J'aime exprimer mes idées et j'espère continuer à vivre dans un monde où je serai toujours autorisée à le faire. Et ce n'est pas gagné.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/07/2011
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Derniers commentaires



  • Morgane Lafée 26 août 2012 16:06

    Sur le fait que le harcèlement moral dans un couple n’ait pas de sexe, nous sommes d’accord. Et sur ce plan, j’émets les mêmes doutes que vous sur l’article. Le problème que soulève l’auteur, c’est l’utilisation de l’argument du « devoir conjugal », mais ça ne ressort pas bien dans le texte.

    Je souhaite quand même réagir à votre allusion à la « victimisation ».
    Comme vous le dites, le harcèlement moral n’a pas de sexe. En revanche, la violence physique, elle, est quand même largement sexuée. Je ne dis pas qu’aucune femme n’agresse physiquement son conjoint (loin de moi l’idée de stigmatiser les hommes victimes de violence physique), mais il faut reconnaître que la violence physique, surtout lorsqu’elle est répétée, est davantage l’apanage des hommes et ce, pour des raisons évidentes (force physique, menaces, mais aussi peur des femmes de quitter leur mari si elles ont des enfants à charge, etc.). Ce n’est d’ailleurs pas pour rien s’il y a une telle disproportion entre les sexes dans les homicides conjugaux.

    Le problème, c’est que dès qu’on l’ouvre sur la violence physique faite aux femmes, on a systématiquement droit aux protestations du style : « Et la violence morale, alors, vous en faites quoi ? Les hommes aussi la subissent ! ».
    En d’autres termes, à la violence physique subie par les femmes la violence morale, ils opposent le harcèlement moral subi par les hommes, harcèlement moral qui, comme vous le soulignez, n’a pas de sexe... Qui essaie de se faire passer pour une victime, au juste ?

    Ce sont ces hommes-là, précisément, qui ne peuvent souffrir d’entendre parler de « violence faite aux femmes », qui ont une attitude de victimisation. Au lieu de simplement reconnaître l’existence d’un problème de société - qui, cela dit en passant, ne les remet nullement en question dès l’instant où eux-mêmes ne frappent pas leur conjointe -, ils ont besoin de tout ramener à eux. Ce de la victimisation doublée d’un égocentrisme édifiant.

    Reconnaître un problème qui concerne avant tout un sexe n’empêche pas d’en reconnaître un autre qui concerne les deux.



  • Morgane Lafée 26 août 2012 15:38

    Je vais commenter non pas l’article mais les réactions à l’article parce que c’est quand même assez édifiant, ce qu’on lit...

    Je l’avoue, même si je encline à sympathiser avec ce type de personnage, j’ai suivi de loin seulement l’affaire des Pussy Riots. Instinctivement, j’ai tendance à me méfier des mouvements ultra médiatisés et soutenus par toute la communauté internationale. Donc soit, il est parfaitement normal d’émettre des doutes, de questionner un tel mouvement. En d’autres termes, de garder son esprit critique.
    Cependant, quand je lis des propos accusant les Pussy Riots d’être « soutenues » pour mettre Poutine en difficulté à cause de sa posture sur la Syrie, j’aimerais bien savoir sur quels éléments se basent les accusateurs. Je parle d’éléments concrets, pas de suppositions fumeuses émanant de forumeurs dont je ne peux pas évaluer la crédibilité.

    Et puis, ça commence par « elles sont soutenues par », et très vite on glisse vers « elles sont manipulées par »...
    Je connais la chanson : quand des femmes se distinguent dans un mouvement de protestation, très rapidement on entend ici et là s’élever des voix disant qu’elles sont manipulées, téléguidées, etc. par des hommes bien sûr ! Car l’idée est très tenace dans les esprits : il est absolument inconcevable que des femmes agissent de leur propre chef, avec leurs propres idées, sans un homme derrière pour les « téléguider ».
    Ainsi, les arguments de certains forumeurs ici présents sont d’une banalité à faire peur, puisque c’est ce qu’on lit depuis la nuit des temps dès qu’une femme ose l’ouvrir. Manipulée. Et puis très vite, on en vient à des expressions du genre « bordel médiatique » et autres joyeusetés, histoire de ramener ces demoiselles à leur juste condition : des p****.

    Corrigez-moi si j’ai tort, j’aimerais bien être rassurée, là. Parce qu’en lisant vos plaisanteries à la noix sur la mise en détention d’une poignée de gamines dans un régime totalitaire, je me demande si vous avez vraiment des éléments précis pour crier à la manipulation, où si ces propos sont juste le reflet de votre machisme à deux sous. Dans le premier cas, je veux bien entendre ces éléments. Dans le second, c’est juste pathétique.

    Encore une chose : n’hésitez pas à aller faire un tour en Russie et à faire un peu de rébellion de pacotille, juste pour voir, et surtout tenez nous au courant ! Un petit journal de bord sur Agoravox fera l’affaire.
    Nan parce que vous pouvez vous marrer sur ces histoires de poulet derrière votre clavier mais, une fois en situation, je suis pas sûre que vous aillez les couilles de tenir tête à un type comme Vladimir Poutine, et toute son armée.



  • Morgane Lafée 11 juillet 2012 11:42

    Quelques commentaires centrés sur l’affaire du Sofitel, que m’inspire votre article.
    Indignée par l’absence de procès qui a surtout caractérisé cette affaire DKS/Diallo, je n’en approuve pas moins votre révolte contre le lynchage médiatique dont DSK a fait l’objet, et contre cette « justice-spectacle ». Pour autant, je ne crois pas à son innocence au sujet du viol de la femme de chambre. Mais j’admets humblement qu’il est impossible d’être objectif et serein dès lors qu’une affaire s’assortit d’un tel emballement médiatique et suscite (légitimement) de telles passions.

    Cependant, une petite question me taraude l’esprit à la lecture de votre article : avez-vous conscience que, toujours dans l’affaire du Sofitel, Nafissatou Diallo a elle aussi fait l’objet d’un lynchage médiatique ?
    Quand une personne est traînée dans la boue (traitée de p***, de menteuse, de femme vénale, etc.), qu’on examine son passé à la loupe, qu’on fait resurgir les conditions dans lesquelles elle a immigrée aux USA afin d’invalider son témoignage, et le tout publiquement dans la presse, ne peut-on pas parler de lynchage médiatique ? Voire de police de la vertu : il faut voir les registres sur lesquels elle s’est faite attaquer... Car si un homme suspecté d’avoir un comportement sexuel déviant est traité en pestiféré par notre société, que dire d’une femme accusant un homme de viol ? Là encore, il y a comme un canevas scénaristique étrangement prévisible : ça commence par un portrait idyllique de l’accusatrice, la présentant comme une victime idéale, et ça finit toujours par le portrait au vitriol de la salope dans toute sa splendeur. L’affaire du Sofitel est un cas d’école.

    Sachant cela, c’est bien beau de se révolter contre le lynchage médiatique dont a été victime DSK (et dont il est toujours victime, je vous l’accorde), mais êtes vous également sensible à celui dont a fait l’objet N. Diallo ? Sachant que, contrairement à DSK, elle n’était pas armée contre le regard cruel des media ?
    Cette question que je vous pose est primordiale pour la compréhension du message que vous essayez de faire passer. Dans un cas, cela implique que vous pointez du doigt la « justice-spectacle » en tant que problème de société, de manière globale et impartiale. Dans l’autre, cela laisse penser que vous manifestez juste une solidarité de caste, ce qui n’est pas forcément à votre honneur.



  • Morgane Lafée 27 juin 2012 14:54

    En lisant cet article, je suis passée par plusieurs sentiments.

    D’abord, j’ai pensé me mettre en colère devant des idées aussi réactionnaires, telles que dénigrer la péridurale et autres propos qui nous ramènent à peu près cinquante ans en arrière. Pourquoi ne pas tout simplement, tant qu’on y est, supprimer les anti-douleurs de manière générale. Après tout, l’expérience de la douleur, quelqu’en soit l’origine (maladie, blessure, etc.), fait partie de la condition humaine, non ? « La douleur n’est qu’une information », disait Arnold Schwarzenegger dans Terminator 2 :)
    Puis ma colère s’est muée en une sorte de stupéfaction. En effet, il est rare de lire un tel concentré d’âneries sur le féminisme, témoignant d’une telle ignorance de la pensée féministe en particulier, mais aussi de l’Histoire de la pensée de manière générale.
    Enfin, j’avoue que face à cette succession d’affirmations simplistes, voire simplettes, sur la triste condition de la « femme moderne », tour à tour brûlée vive comme une sorcière et sujette à compassion tout au long de l’article, je me suis laissée envahir par une certaine hilarité... Oui j’avoue avoir éclaté de rire en lisant « Souvent la femme forte est seule. »

    Ma question est donc la suivante : cet article est-il un gag ?
    Le style ampoulé de l’auteur me laisse penser qu’il faut prendre son article au douzième degré. Pourtant le 1er avril, c’est déjà passé depuis près de trois mois...

    Si cet article est à prendre au sérieux, désolée pour le côté désobligeant de mon commentaire, mais il n’est pas forcément inutile pour l’auteur de savoir quels sentiments suscite son texte.



  • Morgane Lafée 7 mars 2012 15:09

    @ Sabine.
    Je suis une femme et je n’en ai pas rien à foutre de ce que dit Anne Sinclair. L’expression d’une personne qui, comme vous le soulignez vous-même, détient un énorme pouvoir médiatique n’a rien d’anodin. Elle peut potentiellement faire des dégâts.
    D’où l’intérêt d’écrire des articles comme celui que nous sommes en train de commenter pour soulever remettre en cause la parole des dominants, soulever certaines questions. Sinon, autant laisser les puissants faire leur loi dans l’espace public et faire tous profil bas.
    En d’autres termes, il est bon de rester serein et d’entretenir un certain détachement, mais il ne faut pas non plus s’endormir. Sinon c’est la fin de tout dynamisme intellectuel, de tout esprit critique.

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