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Moristovari

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« Traverser un désert, c’est pas grand chose. Ce qui est terrible, c’est naître dedans, c’est grandir dans un désert. » - Deleuze

Tableau de bord

  • Premier article le 03/06/2009
  • Modérateur depuis le 23/09/2009
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Derniers commentaires



  • Moristovari Moristovari 11 novembre 2009 13:21

    On peut difficilement comparer Barbouse à Eric Zemmour mais il y aurait quelque chose à creuser du coté de Maurice G Dantec. Un type psychologique intéressant - ce mal être cartésien qui fut couvert sous un drap de chichon ; ce feu couvert d’huile - bref un profil tout tracé pour la philo academy. Je déconseille donc notre auteur de participer, à la façon de Michel Onfray, au mesquins débats de notre temps : à l’évidence ses talents portent vers des questions autrement fondamentales tel que : la maïeutique peut-elle accompagner des frites ?



  • Moristovari Moristovari 9 novembre 2009 14:35

    Tout comme le chômage est une composante nécessaire du capitalisme, la contestation est une composante nécessaire de la démocratie. L’intéressant n’est pas dans l’existence de ces phénomènes mais dans leur relation, notamment via les facteurs d’inhibition qui les régulent. A ce titre l’histoire est sans doute plus claire que le présent. Souvenons-nous de tout ce que les juifs ont connus d’humiliations et d’horreurs, en temps de paix, avec résignation - bref la capacité d’adaptation, d’oubli, de résistance immobile, de l’être humain - et à quel point nous sommes encore loin d’un tel contexte pourtant encore impropre à la révolte. Un poème de René Cousinier, dit la branlette, est en ceci fort symbolique.

    Dans le ghetto de Varsovie
    Marchait sans but Samuel LEVY
    Calotte noire, vêtements usés
    A petits pas désabusés
    Il sifflotait d’un air joyeux
    Chantant la gloire des Hébreux
     
    Dans le ghetto de Varsovie
    Marchait sans but Samuel LEVY
    Un air allemand lui vint en tête
    Et il pensa, quel trouble-fête !
    Que les allemands, gentils nazis
    Depuis un mois, étaient ici
     
    Dans le ghetto de Varsovie
    Marchait pensif Samuel LEVY
    Intellectuel il fut maçon
    Et sans chercher d’autres raisons
    Il construisit avec ses frères
    Ce mur qui devint leur lisière
     
    Dans le ghetto de Varsovie
    Marchait fourbu Samuel LEVY
    Rudes hivers aux froides nuits
    Famine, typhus, épidémies
    Salaire unique : pain quotidien
    Gentils cadeaux des purs Aryens
     
    Dans le ghetto de Varsovie
    Marchait transi Samuel LEVY
    Il passent muets, livides et pâles
    Cortège puant et en haillons
    D’un pas boiteux, lent et fatal
    Tout est fini : déportation
     
    Dans le ghetto de Varsovie
    Pleurait sans bruit Samuel LEVY
    Ils sont restés longtemps ainsi
    Hébétés, apeurés et transis
    Mais un matin couleur de suif
    Ils ont criés « courage, Juifs ! »
     

     
    Dans le ghetto de Varsovie
    Se battait Samuel LEVY
    Tous ils sont morts dans la bataille
    Et rien ne reste du ghetto que quelques pierres
    Dernier véto barricadé dans la muraille
    Dans le ghetto de Varsovie
    Vivra toujours Samuel LEVY !


  • Moristovari Moristovari 6 novembre 2009 19:27

    Ce philosophe et philologue eut au moins un mot juste : les convictions sont des prisons. Vos recherches sont sans nul doute sérieuses et approfondies, vos résultats n’en restent pas moins des hypothèses parmi d’autres, et sur des sujets tels que Jésus ou les évangiles, des centaines. Vouer, d’un mot, d’un geste de la main, aux gémonies d’autres interprétations n’est ni estimable ni raisonnable.

    Pour Nietzsche, qui consacra une certaine part de sa vie à l’étude du nouveau testament, l’enseignement de saint Paul modifie ou contredit celui de Jésus - quel que soit ce Jésus - que cela soit par erreur d’interprétation ou falsification délibérée. Saint Paul mit donc moins le mouvement sur les rails - tel que vous l’écrivez - qu’il le fit dérailler. Cette interprétation, qui rejoint pourtant dans une certaine mesure la vôtre, mérite d’être rappelée.



  • Moristovari Moristovari 6 novembre 2009 14:30

    L’expression populaire « le téléphone arabe » est célèbre et sur ce thème, celle des erreurs d’interprétations, les débuts du christianisme en offrent certainement mille et mille exemples - plus ou moins oubliés ou cachés. Que reste-il de la parole de Jésus depuis ces premières décennies et mêmes ces premiers siècles d’église, quand les polémiques engendraient des sectes divergentes, quand les générations de disciples s’opposaient l’une à l’autre ? Que reste-il de la parole originelle après ces siècles d’oublis et de controverses qui formèrent les dogmes de l’église catholique ?

    La religion de saint Paul n’est pas la religion de Jésus. Cette idée n’est pas nouvelle et si Nietzsche ne fut pas le premier à le dire, il fut sans doute le plus virulent.



  • Moristovari Moristovari 4 novembre 2009 20:44

    Un mot possède le sens que l’on attribue, parfois non-évident. Quand Deleuze utilise le mot gauche, ce ne l’est pas au sens traditionnel, ainsi ma réaction à une conception traditionnelle de la politique fondée sur une citation du philosophe. Une interprétation évidemment possible mais selon moi, vis-à-vis du sens à priori original, ironique.

    Gardons-nous du dualisme, des lignes droites naturellement construites par notre intellect. Si l’on prend la gauche et la droite deleuzienne ou l’individu et la société comme une ligne droite, le communisme libertaire défendu par Chomsky devient une singularité. Ceci est évité dans une conception traditionnelle de la politique, mais n’est-il pas un peu étrange de voir rassemblé à gauche tant l’anarchisme que le communisme ? Donc pas de lignes, pas de points, des idées-cap, des tendances, parfois contraires mais reliés pour obtenir des ancrages hypothétiques, des buts. Pour Deleuze l’homme est une machine désirante, il a donc toujours des buts. Donc l’idéalisme semble naturel, on ne s’en passe pas.

    Ce qui sépare Foucault et Deleuze de Chomsky et Rawls, c’est l’humanisme. Tous évidemment ont pour idéal la liberté. Mais c’est la seule aspiration de l’Homme sur laquelle ils sont d’accords. « cette idée de l’Homme total, complet, heureux, désaliéné, etc... » rend Foucault sceptique, il préfère « ne jamais se donner l’Homme ni comme préalable ni finalement comme objectif. », bref « un anti-humanisme critique ». Car donner à l’Homme une définition ou des aspirations, c’est risquer la renaissance de méthodes de contrôle intrinsèques ou consécutives. Quand on n’a pas idée du bien, il n’y a aucun mal possible.

    A mon sens John Rawls - du peu que j’en sais - poursuit plus qu’il évite les dérives des droits de l’Homme, celle d’un totalitarisme bienfaisant pouvant, par les moyens de contrôle qu’il nécessite, changer de visage à tout moment. Car comme Henri Laborit entre autres l’a montré, l’organisation de nos sociétés dépend pour beaucoup de celles de notre organisme, de notre système nerveux, notamment dans ses rapports de domination - elles sont plus ou moins naturelles. Qu’on s’attaque aux causes ou aux effets, cela passe donc par le contrôle, l’inhibition direct ou indirect (conscient ou non par l’homme) de ces facteurs déclarés néfastes. Totalitarisme et eugénisme en somme.

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