Bien vu, Courouve, même si cette définition est un peu provocatrice et restrictive, elle s’accorde bien à notre époque où, aussi bien dans les médias que sur ce forum, les accusations d’antisémitisme pleuvent quotidiennement.
Pour certains de mes amis juifs, tout le monde est antisémite : le journal Le Monde, Libération, presque tous les gens de gauche, les arabes par nature, une majorité de noirs, les intellectuels critiques envers Israël, etc. Ca devient tout simplement délirant.
Je constate avec amusement que ce délire trouve un relai abondant sur ce site par la plume de certains habitués...
Vous réagissez encore instinctivement et avec acharnement en distillant une fois de plus de mauvais arguments...
Il n’est pas interdit de ne pas être d’accord avec la version atlantiste des réseaux stay-behind pour cette tuerie du Brabant, mais essayez au moins de rester objectif.
L’argument selon lequel la belgique n’était pas menacée par le communisme et par conséquent, ne pouvait accueillir des réseaux stay-behind, est totalement à coté du sujet...
D’une part, un réseau Gladio a existé en belgique depuis 1949, comme dans la grande majorité des pays européens, renseignez-vous un peu avant d’avancer à coups de dénégations idéologiques.
D’autre part, le rôle joué par ce réseau à partir des années 80 en Belgique reste très nébuleux et ne se limite pas à la seule confrontation avec des groupuscules communistes. Contrairement à vous, les autorités belges se sont bien posé la question du recrutement en sous-main de membres de l’extrême droite par les réseaux.
Renseignez-vous sur le Westland New Post, groupe violent d’extrême droite dont le fondateur, Paul Latinus, avouera ceci : "J’ai été recruté à l’âge de 17 ans par une organisation étrangère dont le but est de lutter par tous les moyens contre le communisme soviétique. J’ai été initié en 1973 au contre-espionnage et aux techniques de renseignement par un officier de l’OTAN à Tongres. En 1977, j’ai reçu l’ordre de m’introduire dans la sphère du Front de la jeunesse. Ma mission en 1980 fut alors de créer en Belgique un groupe revanchard nazi calqué sur la Waffen-SS".
Il reconnaîtra plus tard, en cours d’instruction, que cette "entité étrangère" était la DIA.
Il prétendait également détenir le dossier "Pinon " (sur les ballets rose liés aux tueries du Brabant) mais mourrut peu de temps après, mystérieusement pendu...
Selon georges Marnette, acien patron du GRB (groupe de répression du banditisme), Latinus détenait d’importantes informations sur les carnages des années 80...
Le substitut du Roi à Bruxelles, Godbille, déclarait lui que les tueries du Brabant " étaient une manifestation d’un banditisme organisé dont l’extrême-droite constituait une composante importante".
Michel Graindorge, avocat des parties civiles en 1984 dit lui, ceci : " Les tueurs, c’est l¨’extrême droite. Avec l’intervention possible de services de renseignement américano-atlantistes/... Quand l’Amérique se sent mencée, elle a tendance à vouloir mettre de l’ordre, la thèse de la stratégie de la tension m’apparait comme la seule possible pour comprendre ce qui s’est passé".
Par ailleurs l’objectif aurait été multiple pour les Américains, vous le savez bien, ne feignez pas cette innocence qui vous vas si mal... Le projet anti-missile n’avançait pas et avait même été refusé par le peuple et la Belgique représentait un terrain miné pour les militaires Américains, la population se sentant trop peu concernée par les problématiques sécuritaires, liées ou non au danger communiste. La présence du siège de l’Otan impliquait un changement radical des mentalités que seules des actions d’éclat pouvaient provoquer.
Si l’objectif avait été de replacer la belgique au coeur des problématiques sécuritaires, avec refonte des services de gendarmerie et de l’organisation des services de renseignement, alors ça a marché à la perfection... C’est très précisément ce qui arriva dans la foulée des tueries du Brabant.
Mais je pisse probablement dans un violon... après l’argument "le KGB serait plus crédible que la CIA" (sic), l’argument "les stay-behind n’existaient pas en Belgique" (re-sic), et le meilleur de tous "le communisme n’était pas un danger pour la belgique" (là je m’étrangle, la problématique est bien plus complexe que votre lapidaire revers de main pour écarter cette hypothèse)... Je me demande ce que vous allez me servir cette fois...
Si ce sujet ne vous intéresse pas, ne vous obstinez pas, Tall, car revenir systématiquement à la charge avec des associations d’idées partisanes et des phrases/sanctions aussi bas des paquerettes, ça ne fait pas avancer le sujet.
On progresse... Les stay-behind ne sont donc pas une théorie du complot... ouf, j’ai cru que vous alliez faire une crise apoplectique sur fond de dénionciation d’un complotisme anti-atlantique obsessionnel. Il faut un peu vous arracher les mots de la bouche tout de même...
Vous dites par ailleurs " et bien sûr, dès qu’il y a 2 camps, on peut toujours accuser l’un de se taper sur sa propre trocnhe pour faire accuser l’autre, comme ça peut être vraiment l’autre aussi, et qui dit que c’est le 1er qui a fait ça pour lui faire porter le chapeau "
Oui, c’est exact... Et c’est très précisémment ce que vous avez fait, vous avez réagi instinctivement en dénonciation de l’hypothèse américaine pour la substituer par une hypothèse KGB !
Comme le souligne un peu plus loin Sandro lui-même, rien ne renvoie dans cette affaire à un terrorisme type "extrême gauche révolutionnaire". Ca reste possible, bien sûr, mais ce serait alors un mode opératoire, des méthodes, une organisation, des armes et un objectif politique tout à fait marginaux pour eux... (Les groupes d’extrême-gauche ciblent leur victime, ont des viséees essentiellement politiques, revendiquent souvent leur attentats, laissent des traces, ne jouent pas sur l’effet exclusif de la barbarie, etc.).
Comme beaucoup l’ont souligné ici, cela deviendrait également marginal, et pour le moins croquignolesque, pour une affaire de grand banditisme, pour un règlement de compte privé ou familial... ou pour le KGB !
Je rejoins Sandro sur le point que ce type de pratique, utilisant la barbarie comme seul motif, renvoie presque uniquement à l’attentat de Bologne... cette affaire n’est pas close non plus, mais la piste du Gladio est pour le moins sérieuse. La plus sérieuse de toutes à ce jour.
Ce n’est peut-être pas un Gladio belge pour les tueurs du Brabant, mais cette hypothèse à le mérite d’être cohérente avec tous les points relevés : mode opératoire des stay-behind, organisation militaire, disparition soudaine du groupe, méthodes de guerre urbaine déconnectées de toute revendication politique et de motivations financières, un mobile clair (voir plus haut le post de non666), etc. Cette hypothèse a souvent été citée comme très crédible, et revient régulièrement, comme le souligne plus loin Christoff_M.
Si c’est bien eux, il ne faut pas espèrer que ces tueries soient élucidées tantôt.
Vous avez dit que la piste KGB était plus crédible que la piste d’un stay-behind... non, cette piste serait étonnamment hors-contexte et novatrice. Il n’y a pas d’équivalent connu.
Mais vous l’avez dit vous même : tant que ce n’est pas élucidé, autant mettre les "2 camps" à égalité, c’est plus pratique idéologiquement.
foudre le bordel dans l’OTAN n’était pas intéressant pour les Américains ?? C’est bien ce que je dis, tu nies donc l’existence des fameux "stay-behind" ou alors tu ne connais pas leur origine et leur fonction. Ils avaient pour rôle, notamment, d’attribuer aux communistes un certain nombre d’actes terribles susceptibles, d’une part, d’indigner la population occidentale (italienne, espagnole, belge, etc.) et d’autres part de renforcer le pouvoir policier dans les pays concernés. Ces derniers avaient trop tendance, selon les Américains, à négliger le danger soviétique et la surveillance des groupuscules activistes.
Foutre le bordel était bien l’un des objectifs des stay-behind Tall...
Par ailleurs, je rejoins personnellement l’opinion des auteurs du reportage diffusé sur une chaîne française il y a peu et qui donnait le dernier mot à des acteurs belges de l’époque, tous convaincus que ces actions se situaient dans le cadre d’une opération de déstabilisation d’un stay-behind (en vue d’une dissolution et d’une refonte de la gendarmerie, d’un renforcement des forces et des procédures policières, et de l’aménagement d’un terrain favorable au quartier général de l’Otan).
Je ne dis pas que j’ai raison, je dis simplement que c’est l’hypothèse la plus probable, bien davantage que la sornette KGB ou islamiste.
Je ne nie pas que le KGB ait fait des sales coups ou que les islamistes soient capables d’attentats... en revanche, tu a l’air de systématiquement faire passer les agissements douteux des Américains pour des inventions gauchistes...
Je te repose la question, nies-tu l’existence des stay-behind en Europe ?
"la déstabilisation des démocraties occidentales par l’anarchie convenait plutôt bien à la stratégie soviétique de l’époque. "
C’est à peu-près le principe des "stay-behind" lorsqu’ils prennaient une tournure sanglante... sauf, bien sûr, si tu nies l’existence de ces réseaux en Europe... serait-ce le cas ? Si oui, alors effectivement, ta lecture de l’histoire est exclusivement idéologique.