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Commentaire de Michel J. Cuny

sur Sur la piste d'un tyran en gestation : Charles de Gaulle…


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Michel J. Cuny Michel J. Cuny 14 octobre 22:15

@mac
    Pour Foccard, je vous donne la référence. Elle est très importante, parce que ce dernier voyait le Général pratiquement tous les soirs... et pour des entretiens plutôt salés... Foccart (Jacques), Journal de l’Élysée, tomes I et II, Fayard, 1997 et 1998.
    Quant au référendum, il faut vous en méfier comme de la peste... dès qu’il s’agit de De Gaulle justement. C’est ce qui lui a permis de violer la Constitution en 1962 pour faire passer l’élection du président de la République au suffrage universel.

Voici, par exemple ce que Georges Pompidou a pris la peine de noter parce que cela lui avait dit par le général de Gaulle 7 octobre 1948 : « Si, en 1945, j’avais créé une sorte de dictature militaire, ça se serait terminé par une catastrophe nationale au profit des communistes. Il fallait donc laisser s’installer cette soi-disant démocratie, mais en la condamnant par avance. Je leur ai attaché une casserole dont ils ne se débarrasseront pas et, pendant ce temps, le pays s’habituera à l’idée des disciplines nécessaires.  » Propos qu’il confirme au même en janvier 1949 en visant plus précisément les partis : « La démocratie est finie. J’ai rendu la parole au suffrage universel, j’aurai été le dernier démocrate ! Ils finiront dans la m…, littéralement. Ils ne sont même pas mûrs pour leur propre dictature, car pour cela il faut des c… et ce sont des chapons ! Mais ils s’accrocheront, ce sont des bêtes blessées, ils mordent, ils bavent. C’est pourquoi il faudra, pour les chasser, la catastrophe. Je mise sur la catastrophe et non sur les élections.  » 

Quelle peut être cette « casserole » dont il entretenait Georges Pompidou ? Il faut alors se tourner vers l’aide de camp du Général pendant ces années-là, Claude Guy qui l’a entendu lui déclarer le 24 avril 1946…« Par la loi du 21 octobre 1945, réglant les rapports entre l’Assemblée et les pouvoirs publics, j’ai accroché, à la queue des communistes et de manière générale des partis, une casserole dont ils ne sont pas prêts de se débarrasser !... Quelle idée, non mais quelle idée j’ai eue d’instituer le référendum ! Presque tout le monde à l’époque poussa des cris épouvantables. Maintenant, plus personne pour s’en étonner : le référendum est entré dans les mœurs !  »

Dans ce cas-là, il suffit de lire  de lire soi-même  Georges Pompidou et Claude Guy et pas les aboyeurs d’un gaullisme pour abrutis.


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