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Accueil du site > Tribune Libre > Le Canard enchaîné et les sondages

Le Canard enchaîné et les sondages

Dans son édition datée du 11 octobre, Le Canard enchaîné raille avec gourmandise les instituts de sondage et la grande presse dans un article de première page titré Les sondeurs délirent (déjà) grave. En fait de délire, c’est plutôt Le Canard qui se déchaîne à tort et perd des plumes. Explications.

L’hebdomadaire satirique épingle notamment deux enquêtes de la Sofres et du CSA réalisées pour Le Figaro et Le Parisien respectivement. Portant sur la prochaine présidentielle et publiées le même lundi 9 octobre, elles seraient, selon Le Canard, totalement contradictoires. La première (réalisée les 4 et 5 octobre) donne en effet un avantage de près de dix points à Nicolas Sarkozy sur Ségolène Royal, tandis que la seconde (réalisée le 4 octobre) donne le même avantage, mais dans le sens inverse !

Tout à sa démonstration des élucubrations des sondeurs, encouragés par une presse irresponsable, acharnée à décortiquer savamment le moindre pourcentage, mes confrères du Canard enchaîné oublient de préciser à leurs lecteurs à quelles questions précises répondaient les personnes interrogées par la Sofres et le CSA...

Dans l’enquête de la Sofres, il était demandé aux sondés leur intention de vote pour le premier tour de présidentielle, et ceux-ci avaient le choix entre neuf candidats, parmi lesquels Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Sarko obtenait 38% et Ségo, 29,5%. Les sept autres candidats (Le Pen, Bayrou, Besancenot, etc.) se partagaient 32,5%. Le total fait 100%, sans tenir compte, comme dans un vrai scrutin, des 21% de sondés qui ne se sont pas prononcés (sans opinion, abstention, vote blanc).

Dans l’enquête du CSA, la question posée - Quelle personnalité préféreriez-vous voir élue président de la République ? - ne relève pas d’une intention de vote à proprement parler et, surtout, le choix proposé se limite à Royal et Sarkozy. La possible candidate du PS obtient 49% et le probable candidat de l’UMP, 39%. Ce qui fait 88%, 12% ne s’étant pas prononcés mais étant comptabilisés dans le total de 100%.

Le Canard a bien le droit de tordre un peu la réalité des faits pour faire rire ou sourire, mais, là, il mélange des pommes et des poires. L’enquête publiée par Le Figaro concerne le premier tour, celle rendue publique par Le Parisien, le second tour. Et rappelons tout de même qu’un sondage n’est jamais qu’une photographie instantanée de l’opinion : il ne prétend pas nous annoncer, plusieurs mois à l’avance, le résultat du premier tour de la présidentielle 2007 ; alors le second tour...

L’hebdomadaire du mercredi aurait certainement été encore plus loin dans le dénigrement s’il avait eu en main les résultats d’un sondagé publié ce jeudi par Le Point. Réalisée les 6 et 7 octobre, cette enquête Ipsos donne 34% à Sarko et 28% à Ségo dans les intentions de vote au premier tour. Des résultats un peu différents de ceux de la Sofres sur la même question, mais Ipsos a donné aux sondés le choix entre onze candidats, donc deux de plus (notamment José Bové) que l’institut concurrent.

Enseignement à tirer : à ce jour, si les Français votaient pour le premier tour de la présidentielle, Sarkozy serait dans une fourchette 34-38% et Royal, entre 28% et 29,5%.

Quant aux intentions de vote au second tour, question que la Sofres ne posait pas, mais qu’Ipsos a posée, ce serait 50-50 entre Sarko et Sego pour cette troisième enquête. Score apparemment très différent du 49-39 du CSA pour Le Parisien cité ci-dessus ? Oui, sauf qu’Ipsos propose ce résultat en ne tenant compte que des personnes inscrites sur les listes électorales et qui ont exprimé leur préférence, comme lors d’un scrutin réel. Tandis que CSA, comme déjà expliqué, ajoute les 12% ne s’étant pas prononcés aux 88% choisissant Royal ou Sarkozy (car sa question portait sur une préférence et non sur une intention de vote). Là aussi, donc, ne comparons pas ce qui n’est pas comparable.

Mais revenons à l’article du Canard qui accuse également Ipsos de violer les lois de la statistique au sujet d’une question sur la primaire au Parti socialiste. Il cite une enquête réalisée par l’institut et publiée par Le Point une semaine plus tôt. Interrogés sur leur intention de vote s’ils participaient au premier tour de la primaire, les sondés donnent 68% à Ségolène Royal, 23% à Dominique Strauss-Kahn et 9% à Laurent Fabius.

Le Canard s’indigne d’abord parce que les personnes interrogées sont des sympathisants socialistes et non des adhérents du PS (les seuls qui voteront réellement à la primaire). C’est vrai, mais le fichier des adhérents du PS n’a pas été mis à la disposition des instituts de sondage, et il intéressant de savoir ce que les sympathisants, c’est-à-dire les Français susceptibles de voter socialiste à la vraie élection, feraient comme choix s’il s’agissait d’une primaire à l’italienne.

L’hebdomadaire crie ensuite au scandale parce que les sympathisants sondés n’étaient que 245, ce qui, d’après lui, n’est pas un échantillon sérieux. Rassurons donc Le Canard car Ipsos a reposé la même question, cette semaine, à 522 sympathisants du PS et les résultats sont très similaires (66% pour Royal, 22% pour Strauss-Kahn, 12% pour Fabius). Pour clore le débat, Le Point et/ou Ipsos seraient toutefois gentils de financer une enquête posant une troisième fois la question à une échantillon de 1000 personnes, le seul pertinent pour mes confrères.

Certaines semaines, Le Canard ferait mieux de rester enchaîné... :o)


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64 réactions à cet article    


  • Nicolas (---.---.235.241) 13 octobre 2006 14:15

    Il me semble que vos données confirme plutot très exactement ce que dit le Canard, a savoir qu’on ne peut pas se fier au sondages, dont les questions et échantillons sont souvent très différents.

    Je pense que vous pourriez approfondir votre reflexion, en lisant les spécialistes de la chose : http://www.acrimed.org/article2458.html


    • penseurlibre147 (---.---.98.236) 16 octobre 2006 00:02

      Tous les instituts de sondage se trompent, car ils posent la mauvaise question.

      La seule question valable est :

      Introduction : Les élections présidentielles ont lieu en 2007. Le premier tour aura lieu fin avril 2007.

      Question : Après que vous avez écouté les arguments des candidats en lice, après avoir étudié leur personnalité et écouté les débats, pour qui votez-vous fin avril 2007 au premier tour ?

      La question :

      « Pour qui votez-vous aujourd’hui ? »

      est tout simplement inapte, irrecevable, car les élections n’ont pas lieu aujourd’hui tout simplement.

      D’ou les échecs en 1980 avec Rocard, avec Balladur en 1994/1995 et avec Jospin en 2001/2002.

      Ma question donne une indication très précise sur le nombre de gens indécis, ce qui est l’essentiel aujourd’hui, car il mesure précisément l’importance des débats à venir.


    • Flo (---.---.246.172) 13 octobre 2006 14:17

      tres bon article qui explique 2 points essentiel des sondages qui sont (volontairement ?) ignoré par la plupart des journaliste ou des lecteurs de sondage à savoir que :

      - Le résultat du sondage dépend principalement de la question posée. 2 sondages portant sur des questions différentes ne peuvent pas donner les mêmes réponses (et pourtant même un enfant de 5 ans peut comprendre ça).

      La question « quelle est votre personnalité politique préféré ? » ne veux absolument pas dire « pour qui allez vous voter au 1er tour de l’election presidentielle de 2007 ? ». En effet, beaucoups de gens préferent un candidat mais n’iront pas forcément voter. De même tout les gens qui votent Le Pen ne le font pas forcément parcequ’ils aiment l’homme mais pour faire passer un message (donc ils voteront pour lui mais n’est pas leur personnalité politique préférée).

      - Un sondage n’est rien d’autre qu’une estimation. Qui dit estimation dit marge d’erreur (elle est de + ou - 3% pour un sondage classique). Ces marges d’erreur sont connus et estimées statistiquement mais jamais publiées dans les journaux. En 2002 les sondeurs ne se sont pas trompé, se sont les journalistes qui se sont trompés. Ils annonçaient Chirac, Jospin et Lepen entre 16 et 20%, ce qui a bel et bien été le cas. Là où il y a eu probleme c’est l’interpretation des journalistes qui ignorant la marge d’erreur ont classé les candidats alors qu’ils etaient tous dans un mouchoir de poche inferieur à l’erreur statistique.

      Mais bon quand on vois les commentaire des journalistes cette année avec tout ces sondages, on a plutot l’impréssion qu’ils n’ont toujours pas apprit à lire.


      • gabur (---.---.155.16) 13 octobre 2006 15:01

        Rien d’autre à dire sinon qu’Agoravox est partisan « anti Royal » car l’analyse de l’article est excellente (je bosses ds un département de marketing stratégique).


        • Pierrot75 (---.---.119.14) 13 octobre 2006 15:06

          ce laius ne fait que confirmer ce que dit le Canard Enchainé : 1/ le sondage proposé est réalisé sur un échantillon qui ne correspond pas à la population électorale de l’événement testé. 2/ l’échantillon est trop restreint (7 ou 8 personnes ! pour représenter 200 000 personnes) pour avoir une signification statistique quelconque. 3/ la question posée a une influence énorme sur la répartition statistique des réponses fourniers. 4/ les sondés répondent ce qu’ils veulent (et ils en ont bien le droit) au moment précis de la question. 10 minutes plus tard ils peuvent avoir changé totalement d’avis.


          • calb (---.---.188.209) 13 octobre 2006 15:26

            Ce n’est pas seulement le Canard qui interprète mal les sondages et qui le fait volontairement ! Eux au moins ont le mérite de traiter le sujet plus en profondeur que les autres, à mon avis ! Mais ce sont tous les médias dans leur globalité qui nous balancent des chiffres intentionnellement chocs et concis, afin qu’ils puissent marquer nos esprits et nous faire définitivement accepter l’idée d’un deuxième tour Sarko-Sego en 2007 ! Ces sondages sont trop diffus, incomplets ou orientés ! Ils n’ont en définitive que l’intérêt que l’on veut bien leur porter...et pour ma part, depuis l’echec Balladur à la présidentielle 1995, le deuxième tour Le Pen-Chirac en 2002 et plus récemment la défaite du « oui » au TCE (donné qq mois auparavant vainqueur parfois à plus de 60-70 %) je ne m’intéresse enfin plus à ces délires d’astrologues et autres prédicateurs !


            • le sondagophobe (---.---.126.57) 13 octobre 2006 22:44

              Vous dites « je ne m’intéresse enfin plus à ces délires d’astrologues et autres prédicateurs ! »

              et vous avez raison. smiley


            • le sondagophobe (---.---.126.57) 13 octobre 2006 22:58

              un sondage n’est jamais qu’une photographie instantanée de l’opinion

              J’adore cette formule. smiley

              Si le vote est en contraction avec le sondage, ce ne sont pas les sondeurs qui se sont trompés, ce sont les électeurs qui ont changé d’avis. smiley

              Oui, mais comment vérifier ? Impossible tant que les sondages n’auront pas lieu le jour du vote. smiley

              Ceux qui vivent de ce genre de sondages (les sondeurs et ceux qui les publient) sont des Madames Soleil déguisés en scientifiques.

              Ils vont finir par faire de l’ombre aux véritables sondages effectués par des gens sérieux et honnêtes.


            • PatLeChat (---.---.3.216) 15 octobre 2006 14:58

              « Impossible tant que les sondages n’auront pas lieu le jour du vote »

              Cela a lieu à chaque fois. On demande, à la sortie des bureaux de vote, aux gens pour qui ils ont voté. C’est très fiable en général.

              On peut faire des sondages juste avant le vote. Mais il est interdit de les publier.


            • Forest Ent Forest Ent 13 octobre 2006 15:51

              La question n’est pas de savoir quelle question a été posée aux sondés, mais quelle présentation en a été faite dans les médias qui l’ont utilisé. J’ai très rarement vu dans un journal le libellé exact des questions. On passe en général directement à l’interprétation souhaitée.

              Je sais que la statistique est un outil sérieux et que les sondages sont des outils efficaces. Mais il ne s’agit pas là au fond de la technique utilisée. Ces sondages sont utilisés avant tout comme outils de communication, sinon ils ne seraient tout bêtement pas publiés.

              Beaucoup de français s’imaginent ainsi que Mme Royal est populaire parce qu’on leur dit qu’ils le pensent. En pratique, elle a toujours été alignée avec des éléphants. On peut juste en conclure qu’elle est plus populaire que Jospin, DSK, Lang et Fabius. Ce n’est pas un miracle.

              C’est bien sûr pareil pour M Sarcome. Ce sont deux produits du show business.

              Cela dit, entre les deux, il n’y a pas photo. Autant l’on peut s’interroger sur ce que ferait Mme Royal une fois élue, autant dans le cas de M Sarcome on le sait et cela ne fait pas rêver.

              En tout cas, je continuerai à lire le « canard », qui est le seul journal qui m’apporte encore de l’information.


              • (---.---.162.15) 13 octobre 2006 17:05

                Merci pour cette analyse, qui donne raison au reportage du Canard Enchaîné. Dire que Sarkozette a 10% de plus que Sarkozy est effectivement une tromperie, comme l’inverse.

                Am.


                • lion07 (---.---.216.102) 13 octobre 2006 17:35

                  1/ Comment sont sélectionnés les « sondés » ? 2/ Comment la question est-elle posée ? 3/ Quel est le choix du nombre de personnes concernées dans le sondage ? 4/ Est-on sûr du panel choisi ? etc...etc... Je n’ai jamais vu un sondage réellement fiable avant la sortie des isoloirs. Parce que ces sondages sont dans le temps présent.


                  • (---.---.59.76) 13 octobre 2006 18:05

                    Il conviendrait peut-être de préciser que Pierre Giacometti, responsable d’Ipsos, est élu UMP au conseil général des Hauts de Seine...Etonnant qu’Arlette Chabot ou Yves Calvi ne daignent jamais le préciser...Et est-ce parce que si peu de gens le savent que personne n’a encore demandé sa démission ou refuser de l’inviter sur un plateau vu l’incompatibilité hautement nauséabonde de ses deux fonctions... ?! A bon lecteur ;)


                    • Forest Ent Forest Ent 13 octobre 2006 18:30

                      Précisons également que Nicolas Bazire est administrateur d’IPSOS. C’est comme Sarkozy un ancien du cabinet Balladur, resté conseiller politique de Sarkozy, et directeur général du groupe Arnault.

                      Plus d’infos ici :

                      .


                    • Forest Ent Forest Ent 13 octobre 2006 18:51

                      Par contre, je viens d’aller voir le conseil général des Hauts-de-Seine, et j’y ai bien vu un Sarkozy mais pas un Giacometti. smiley


                    • Hertoghe (---.---.244.88) 13 octobre 2006 19:26

                      Pierre Giacometti, élu UMP ??? Là, vous détenez un scoop !!! Pourriez-vous donner votre source ? smiley Alain Hertoghe


                    • (---.---.59.76) 13 octobre 2006 23:19

                      Monsieur TAPIRO est beaucoup moins discret sur le sujet (cf apparition gavante sur i-télé...) en même temps il ne dirige pas un des plus influents instituts de sondage, lui,...

                      http://www.lexpress.fr/info/france/dossier/sarkozy/dossier.asp?ida=436650

                      Il semble en effet après vérification qu’il ne soit pas élu. MAIS il faudrait vérifier la liste UMP des dernières cantonales et des dernières régionales pour voir si son nom ne figure pas dessus (même sans sa photo). Par ailleurs, si quelqu’un a la possibilité de visionner des reportages de France 3 Ile-de-France, il y a notamment un reportage (datant des dernières élections)où on le voit clairement siéger à ce qui doit être le conseil général des hauts de seine, ce n’est pas pour une interview et la séance s’apprête à être ouverte, donc je me demande en quelle qualité il a pu siéger là-bas ( pas sur le banc des journalistes, je précise...)


                    • Forest Ent Forest Ent 14 octobre 2006 02:30

                      Pas trouvé. Il y a bien une Corinne Giacometti, élue PS ... smiley

                      Mais merci pour le lien de l’express. Il me manquait quelques « amis » de Sarkozy sur mon site. :)


                    • Stef (---.---.58.206) 13 octobre 2006 18:44

                      « 21% de sondés qui ne se sont pas prononcés (sans opinion, abstention, vote blanc). »

                      Large marge !!!!


                      • dubleu (---.---.107.233) 13 octobre 2006 19:34

                        « Certaines semaines, Le Canard ferait mieux de rester enchaîné... » BRRR...ce genre de formules, même prétendues humoristiques.....


                        • cellule blanqui (---.---.189.4) 13 octobre 2006 19:50

                          Votre article, bizarrement n’évoque pas l’histoire des 7-8 personnes « sympatisantes PS » faisant partie d’un échantillon qu’utilisent certsains sondeurs pour asséner aux militants socialistes pour qui ils doivent voter...Sur ce point la le Canard a été Royal....et personne d’autre..pas meme vous...  smiley


                          • Hume (---.---.205.1) 13 octobre 2006 19:53

                            moi j’aime bien le canard...


                            • rameau (---.---.72.17) 13 octobre 2006 20:43

                              Le problème n’est pas de savoir si les sondages se trompent ou non, mais bien de s’interroger sur leur légitimité démocratique et sur leur véritable signification. Je me fous pas mal de savoir si les sondés ont eu le choix entre plusieurs candidats ou non au moment où on les a interrogés car les sondeurs, de toute manière, se gardent bien de nous dire dans quelles conditions ces sondages ont été effectués, le but étant d’imposer dans l’esprit des gens que la présidentielle se jouera entre Ségo et Sarko. La vérité des sondages ne se trouve pas dans la réponse des sondés, ni même dans leur interprétation, mais dans les questions que l’on pose aux sondés et plus précisément dans les modalités de production de ces questions. Sarko ou Ségo lance un thème populiste à la mode et voilà nos amis les sondeurs pour nous livrer de belles vérités statistiques. A vrai dire, celles-ci ne font que relayer en l’amplifiant les thèmes démago-caniveau balancés sur la place publique. Les sondeurs se rendent ainsi complices, par leur bêtise, de la construction de l’opinion publique.


                              • rameau (---.---.72.17) 13 octobre 2006 20:43

                                Le problème n’est pas de savoir si les sondages se trompent ou non, mais bien de s’interroger sur leur légitimité démocratique et sur leur véritable signification. Je me fous pas mal de savoir si les sondés ont eu le choix entre plusieurs candidats ou non au moment où on les a interrogés car les sondeurs, de toute manière, se gardent bien de nous dire dans quelles conditions ces sondages ont été effectués, le but étant d’imposer dans l’esprit des gens que la présidentielle se jouera entre Ségo et Sarko. La vérité des sondages ne se trouve pas dans la réponse des sondés, ni même dans leur interprétation, mais dans les questions que l’on pose aux sondés et plus précisément dans les modalités de production de ces questions. Sarko ou Ségo lance un thème populiste à la mode et voilà nos amis les sondeurs pour nous livrer de belles vérités statistiques. A vrai dire, celles-ci ne font que relayer en l’amplifiant les thèmes démago-caniveau balancés sur la place publique. Les sondeurs se rendent ainsi complices, par leur bêtise, de la construction de l’opinion publique.


                                • twentycents (---.---.179.22) 14 octobre 2006 02:41

                                  Excellente analyse, chapeau


                                • victor (---.---.142.122) 13 octobre 2006 20:57

                                  Moi, j’aime le CANARD comme Hume


                                  • caramico (---.---.227.230) 14 octobre 2006 17:50

                                    Moi j’aime le Canard comme Hume et Victor...


                                  • (---.---.113.240) 13 octobre 2006 20:58

                                    Les sondés ne sont pas eux meme tout blancs. Libérons nous, résistons aux sondages ! Ou alors demandons une rémunération conséquente.


                                    • Sam (---.---.187.20) 13 octobre 2006 21:06

                                      M’étonnerait pas que le Canard fasse une spéciale dédicace à l’auteur de l’article.

                                      La gloire assurée au contradicteur du mag préféré des journalistes.

                                      A suivre mercredi prochain... smiley


                                      • Hume (---.---.205.1) 13 octobre 2006 22:31

                                        snifff smiley... je devrais attendre quelques jours de plus, le temps qu’il traverse l’Atlantique... avec ces petites ailes impertinentes (ben oui j’aime le « C »anard aussi...).


                                      • Sam (---.---.187.20) 14 octobre 2006 14:52

                                        à Hume

                                        Quelle idée aussi de délaisser le pays des Lumières pour aller s’enterrer dans une Busherie. smiley


                                      • (---.---.192.187) 13 octobre 2006 22:43

                                        Un sondage qui donne 38% d’intention de vote à un candidat au premier tour (en l’occurence Sarko, mais ce n’est pas le problème) ne peux certainement pas reflété la moindre réalité...

                                        Sarko et Sego feraient près de 70% des votes à eux deux au premier tour ??? On est pas dans une république bananière, et rien que ce genre de considération suffit à rendre ridicule toute interprétation des dits sondages... ensuite pour le deuxième tour, c’est bien gentil, mais on ne sait pas qui sera au premier tour... Comme l’histoire begaye et si on se souvient de 1995 et 2001, on peux dire à coup sur que l’un des deux n’y sera certainement pas... et avec un peu de chance pour notre démocratie aucune des deux smiley


                                        • Denis (---.---.231.109) 13 octobre 2006 22:51

                                          Bravo !!! Un sondage n’est jamais qu’une photographie instantanée de l’opinion du... sondeur. Pourquoi débattre, pourquoi voter, sondons....


                                          • Petit 13 octobre 2006 22:55

                                            Au fond les sondages sont anti démocratiques, le commanditaires pouvant toujours refuser de publier un sondage dont les chiffres le desservent.

                                            Ca n’empêche pas les sondages d’être plus exact que les journalistes. Les journalistes qui critiquent les sondages pour ne pas avoir à admettre que ce sont eux qui se sont mis une poutre dans l’oeil c’est plutôt courant et très populaire/populiste.

                                            Après le canard, même si je n’ai pas lu l’article, peut se tromper.


                                            • Sam (---.---.187.20) 13 octobre 2006 22:58

                                              Sur Agoravox dont je fréquente régulièrement les forums, il m’a paru légitime de mettre un petit mot pour Politis, dont je suis un lecteur régulier, sans être abonné, et qui est en voie de disparition.

                                              Politis, c’est un petit mag sans pub, menacé par la faute, semble-t-il d’un appareil dirigeant plutôt amateur.

                                              On peut critiquer ses choix éditoriaux et je le fais souvent,mais il assume ceux-ci avec constance et dans la marge de la presse, vu qu’il n’a pas de pub.

                                              C’est un petit, au pays des gros organes de presse tout orientés vers la maximisation de la rente publicitaire, un journal orienté à gauche - nul n’est parfait - qui donne de l’info, des idées et des réflexions semaine après semaine, sans tomber dans le populisme ou la servilité, ce qui n’est déjà pas mal dans notre paysage informationnel actuel.

                                              J’aime cette idée d’une petite presse d’idée qui vive encore, j’aime cette presse sans l’inféodation aux marques.

                                              Je serais assez content que Politis reste dans nos kiosques.

                                              Et je crois qu’Agora Vox, qui se veut représentant d’une presse alternative, ne peut oublier les rares organes de qualité qui continue leur bonhomme de chemin dans l’économie de la presse traditionnelle.

                                              Alors j’invite les bénévoles rédacteurs, et les lecteurs de ce site, à manifester un soutien sans ostentation à Politis, de la manière qu’ils souhaitent, mais clairement, pour sa survie.

                                              Quant à moi, je vais faire un petit chèque pour ce petit magazine pour qu’il continue à donner de sa petite et singulière voix.


                                              • jeff (---.---.232.58) 14 octobre 2006 04:34

                                                Surement s’agissait-il de railler la frénésie délirante et la folle danse des sondages et commentaires en tous genre qui commence et ne serait que s’amplifier au fur et à mesure que la campagne se durcira... Bravo au Canard pour ces railleries au sujet de ces études abrutissantes et sans objet...


                                                • 3p (---.---.102.41) 14 octobre 2006 08:19

                                                  Arrêtez de critiquer le canard. C’est le seul journal réellement indépendant. Il n’est pas soumis aux annonceurs, il tape sur la gauche et sur la droite, et ne roule pour personne. C’est sûr que sa ligne éditoriale n’est pas la même que celle du journal de l’auteur.

                                                  Vous commencez à m’emmerder avec les sondages. Si les réponses aux sondages étaient sincères, et si les sondeurs ne trafiquaient pas les pourcentages (ils appellent çà « lisser » les résultats) :

                                                  en 95 Balladur aurait été élu président

                                                  en 2002, Le Pen n’aurait pas été au second tour , et Jospin aurait été élu président.

                                                  en 2005, le oui à la constitution l’aurait emporté

                                                  Alors arrêtez un peu avec les sondages. Et vous les lecteurs d’AV n’en tenez aucun compte. Le choix de l’électeur se fait dans l’isoloir, pas devant un sondeur. Tous les matins on nous perfuse le cerveau avec le dernier sondage à paraître dans tel ou tel journal. Laissez un peu les électeurs se faire eux-mêmes leur opinion, c’est le dernier droit qu’il nous reste, pas la peine de nous influencer (c’est le but des sondages) en nous faisant croire que la majorité a raison et qu’il faut la suivre sans réfléchir.

                                                  Meeeeeeeeeeeeeerde !!!!!!!!!


                                                  • Sptifire (---.---.92.8) 14 octobre 2006 10:05

                                                    Faible de chez faible, l’argumentation de ce Lucien ! Ce papier ne fait que confirmer la pertinence de l’article du Canard.

                                                    Juste une remarque à propos du dernier paragraphe : « ...crie au scandale parce que les sondés n’étaient que 245, ce qui, d’après lui, n’est pas un échantillon sérieux. Rassurons donc Le Canard car Ipsos a reposé la même question, cette semaine, à 522 sympathisants du PS et les résultats sont très similaires ». D’après M. Hertoghe, le fait que le second sondage, réalisé une semaine plus tard, donne le même résultat que le premier, valide la méthode contestée ! Curieux sophisme ! Les rhumatismes de ma grand-mère risquent d’être, à ce titre, une méthode de prévision des cyclones aussi fiable que l’analyse scientifique de l’atmosphère.

                                                    Ajoutons qu’un travail sérieux de journaliste aurait nécessité de mentionner que la commission de contrôle des sondages avait émis des réserves sur ce fameux échantillon de 245 personnes. Le savoir et ne pas le dire est de la mauvaise foi ! Ne pas le savoir est du mauvais journalisme.


                                                    • Kiri 14 octobre 2006 11:13

                                                      Excellent article qui explique bien les mécanismes de précisions des sondages, souvent « oubliés » par les journalistes (à moins qu’ils ne les ignorent ?)

                                                      Travaillant en stratégie marketing et opinion, je ne peux que me désoler devant l’ampleur des commentateurs Agoravox qui préfèrent rester sur leur erreur et leur indignation ne révélant que leur ignorance. POurquoi préférer l’indignation à côté de la plaque à l’occasion d’apprendre des données nouvelles sera toujours quelque chose qui me dépasse.

                                                      Merci à l’auteur de tenter d’introduire quelques gouttes de raison et d’analyse dans un monde de plus en plus émotif.

                                                      Kiri


                                                      • Saul Davidsen (---.---.58.212) 14 octobre 2006 12:26

                                                        Un article et des commentaires intéressants, qui, devant l’ampleur du phénomène des sondages, m’amènent toutefois à une question toute bête :

                                                        L’un d’entre nous a-t-il déjà été « sondé » ?

                                                        Ou connaissons-nous quelqu’un, dans notre entourage, qui l’ait déjà été ?

                                                        Personnellement, non, jamais, absolument jamais. Alors bien sûr, c’est un outil statistique, mais il est étonnant de voir comment un tel outil, moderne et de plus en plus utilisé en politique, semble toujours s’adresser aux « autres » - cette immense majorité silencieuse, invisible, inaudible, et dont il faut suivre l’opinion quand on ne sait pas soi-même où aller...

                                                        Juste une nouvelle parenthèse sur l’impartialité - douteuse - de tous ces beaux instituts de sondage : chez IFOP, c’est Laurence Parisot qui est présidente du conseil d’administration...


                                                        • (---.---.60.49) 14 octobre 2006 16:06

                                                          Un sondage d’un échantillon représentatif de 1000 français donne des résultats avec une marge d’erreur de 3%. C’est beaucoup mieux que le pifomètre. Vous n’avez jamais été sondé ? Comme il y a environ 40 millions de Français de plus de 18 ans, vous avez une chance sur....40.000 d’être sondé... et si vous refusez de répondre au téléphone, ça diminue encore....


                                                        • Sam (---.---.187.20) 15 octobre 2006 12:03

                                                          Ou connaissons-nous quelqu’un, dans notre entourage, qui l’ait déjà été ?

                                                          J’ai été sondé plusieurs fois.

                                                          Chaque fois, on m’a demandé, en même temps, quel huile de voiture j’utilisais et quel candidat je me mettrais dans mon urne.

                                                          C’est des « omnibus », je crois. Rafales de sondages, balancées sur tout le monde. Après, les statitsticiens détachent des feuilles de réponses, en général un millier, pour reconstituer les Catégories Socio-Professionnelles.

                                                          Pour moi, sans compter le fait qu’ils se sont plantés en beauté bien souvent, ces sondages posent deux problèmes de fond.

                                                          Le premier c’est qu’ils alimentent une sorte « d’élection permanente », d’électionnite aigue chez les journalistes, qui nous fait vivre au futur.

                                                          On anticipe de plus en plus tôt ; à deux de l’échéance on est déjà en pleine campagne. Résultat, on ne parle plus des problèmes du présent, véritables et concrets, sauf à se demander comment, dans deux ans, les candidats désignés vont penser la question.

                                                          Le réel est oblitéré. Ce qui permet de l’évacuer et à un gouvernement, par exemple, dont tout le monde disait qu’il ne tiendrait pas, de rester en place, alors qu’il est rejetté et par ses troupes, et par l’opposition.

                                                          Sans compter, évidemment, que s’interroger sur la posture intellectuelle d’une Royal ou d’un Sarkozy en regard de l’écologie, permet, par exemple, de ne pas s’attarder sur le fait qu’il y a en France, aujourd’hui, onze millions de personnes qui gagnent moins de 800€/mois.

                                                          Comme par hasard, ce sont les organes de presse les plus liés aux grands groupes d’armement et de finance qui poussent dans ce sens. Il y a longtemps que la déontologie du journalisme, comme le disait Carton, a déserté ces lieux d’information en batterie.

                                                          Le deuxième problème est le fait que ces sondages influencent l’opinion des citoyens, des électeurs.

                                                          Peut-on longtemps encore laisser une presse au service d’intérêts très puissants en même que dans des mains très peu nombreuses, obliger les gens à ne penser qu’à quelques individus « présidentiables » et à ne considérer l’élection qu’en termes de popularité et/ou de bon passage à la caméra ?

                                                          La démocratie, la refléxion politique, le travail d’information politique, comme le questionnement citoyen sur des projets, des réalisations, l’idéologie de candidats à la plus haute fonction, sont écrasés.

                                                          En ce sens, les sondages dénient la démocratie, alors qu’ils sont régulièrement faux.

                                                          Par ailleurs, quelle personne lucide voyant le poids que leur donne la télé et les journaux, ne serait pas tenté de penser qu’on peut les acheter ?..

                                                          Devant leurs caractère fantaisiste, comme leur nuisance et la corruption qu’ils peuvent générer, je suis fermement partisan d’interdire les sondages politiques, qu’ils soient barométriques ou autres. smiley


                                                        • Ariel Sharon (---.---.115.19) 14 octobre 2006 13:55

                                                          Bonjour,

                                                          excellent article !!!

                                                          Le sondage est un outil qui donne un ordre de grandeur a un moment donne de l’etat de l’opinion. De meme que les indicateurs boursiers ou les donnees meteo il permet une prevision approximative a tres court terme de la dynamique de l’opinion. Encore faut-il savoir les interpreter...

                                                          Si les sondages etaiet pas la on ne serait pas a priori qui a le plus de chances de passer au second tour de l’election en 2002 Arlette Laguyer ou Chirac... Les sondages nous disaient assez nettement que la probabilite est nettement plus grande pour Jacques Chirac. De meme si les sondages doonent aujourd’hui l’info que Sarkozy obtiendrait 38% au premier tour et Arlette 5%. Je n’irai pas parier beaucoup pour voir l’ordre des classement s’inverser en mai prochain...

                                                          Par contre pour Sarkozy et Segolene vu les retournement de l’opinion le sondage ne peut absolument pas predire a aussi long terme le resultat...

                                                          Alors utilisez l’outil, mais en abusez pas !!! Le sondage remplace pas votre tete pour la prochaine consultation presidentielle


                                                          • (---.---.123.41) 14 octobre 2006 15:53

                                                            le mur du çon ?


                                                            • n.w (---.---.235.7) 14 octobre 2006 22:58

                                                              >Enseignement à tirer : à ce jour, si les Français votaient pour le premier tour de la >présidentielle, Sarkozy serait dans une fourchette 34-38% et Royal, entre 28% et 29,5%.

                                                              Non ! Chaque resultat de sondage est entache d’une marge d’erreur dependant notamment de la taille de l’echantillon utilise. Si le premier sondage affiche une marge d’erreur « a » et le second « b » les fourchettes seront alors :

                                                              sarkozy : [34-a 38+b]

                                                              royal : [28 -a 29.5+b]

                                                              D’ailleurs ces marges d’erreur sont egalement fournies avec un intervalle de confiance (elles sont par exemple calculees pour etrre vraies a 95%. Si on les veut vraies a 99% alors les marge d’erreur « a » ou « b » seront encore beaucoup plus grandes).


                                                              • Lucien Poilauchien (---.---.38.101) 15 octobre 2006 09:38

                                                                Pas tout à fait exact. Cela dépend de la méthode utilisée pour réaliser le sondage.

                                                                La méthode des quotas ne permet pas de calculer la marge d’erreur car les lois statistiques à utiliser ne s’appliquent, en toute rigueur, qu’aux sondages aléatoires. On considère cependant, de manière empirique, que la marge d’erreur dans la méthode des quotas est égale, voire inférieure, à celle des sondages aléatoires.

                                                                Cet article de M. Hertoghe a peu d’intérêt et défend bien mal les sondages. Les questions posées par le Canard sont, en revanche, de vraies questions.


                                                              • Sam (---.---.187.20) 16 octobre 2006 11:02

                                                                Lucien

                                                                « ..On considère cependant, de manière empirique, que la marge d’erreur dans la méthode des quotas est égale, voire inférieure, à celle des sondages aléatoires... »

                                                                Oui, mais avec un panel de 300et quelques, ça me paraît pas suffisant pour représenter qqch, si j’ai pas trop oublié mes cours de sociologie.

                                                                Par ailleurs, d’accord avec vous pour dire que le Canard Enchainé pose les bonnes questions, et ça date pas d’hier.

                                                                L’auteur ici fait l’indien. Il envoie des signaux, un vrai Sioux. smiley


                                                              • jer (---.---.98.38) 15 octobre 2006 08:52

                                                                Moi j’ai été sondé, d’une part par un démarcheur à domicile, d’autre part par téléphone.

                                                                Par téléphone, je ne le serai plus : disposant de l’affichage du numero, je ne décroche plus aux numeros qui ne s’affichent pas. De cette manière, j’évite surtout les innombrables démarchages par téléphone.

                                                                A domicile, j’ai été surpris par les rafales de questions posées sur des sujets très divers, habitudes de consommation, opinions politiques...

                                                                Dans la rue, les enquêteurs ne s’approchent pas : sans doute ma tête leur fait-elle peur !

                                                                Pour revenir au sujet, je ne comprends pas l’article de M. Hertoghe. Il me semble que le Canard a mille fois raison de nous mettre en garde contre les sondages, surtout quand l’échantillon n’est que de 250 voire 500 personnes. Ces échantillons étaient peut-être valables quand nous ne connaissions pas l’utilisation des sondages. Sur la quantité de sondés ayant répondu quel est le pourcentage de gens ayant répondu n’importe quoi, sur leur opinion ou sur leur situation sociale ?

                                                                Il me semble que des sondages désirant refléter l’évolution de l’opinion ne devraient s’adresser à intervalles réguliers qu’au même échantillon.

                                                                Il me semble aussi, comme certains l’ont réclamé plus haut, que les questions précises soient indiquées et que les comparaisons ne soient effectuées qu’à partir des mêmes questions.

                                                                En tous les cas, il me semble illogique que le nom de J-M Le Pen ne figure pas A CHAQUE FOIS dans les propositions de choix. Il est malheureusement avec Sarkozy un candidat incontournable. La seule chose qui pourrait l’empêcher d’être sur le podium du premier tour est un accident de la vie... Sarkozy, c’est une migraine.

                                                                Je ne comprends pas cette posture de la majorité des sondages de ne proposer que des choix binaires.


                                                                • Marcel Chapoutier (---.---.71.55) 15 octobre 2006 11:03

                                                                  Je n’ai jamais été sondé (pour des buts politiques ou natiaunaux) à part par de faux sondages à but commerciaux,j’ai l’impréssion que c’est surtout les parisiens qui le sont.On a raison de s’en méfier quand aux résultats,les gens qui les commandent se débrouillent toujours pour qu’ils leur soient favorables (ils ne vont pas payer une fortune pour se faire tailler un costard).Une figure de réthorique commune est l’affirmation sous forme de fausses questions.« Ne pensez vous pas que »,ect...


                                                                  • Chris (---.---.81.72) 15 octobre 2006 16:48

                                                                    Quelle est l’utilité de débattre sur des sondages donnant une cote de popularité des candidats ? Est-ce qu’il ne serait pas plus intéressant de connaitre l’opinion de la population sur les idées ? La France commence à avoir des campagnes présidentielles à l’américaine : on attaque les personnes plutôt que leurs idées. Chirac « vieux, fatigué et usé » en 2002, Ségo et son frère le plastiqueur supposé du Rainbow Warrior... Et puis de toute façon, 74.17% des sondages sont faux smiley


                                                                    • chiffo (---.---.86.34) 16 octobre 2006 13:31

                                                                      Pour info : la commission des sondages, organisme chargé de veiller à la conformité des sondages, vient de sortir un communiqué (jeudi 12/10 je pense) pour mettre en garde contre le manque de pertinence des sondages actuellement publiés sur les primaires au PS.

                                                                      En effet, un rapide calcul permet de s’apercevoir que les soi-disant « sympathisants PS » représenteraient plus quart du corps électoral (500 sondés sur un échantillon de 1900 personnes) alors que seulement 13% du total des inscrits ont voté pour Jospin en 2002. Et surtout, sur un échantillon initial de 2000 personnes, soit un électeur sur 20 000, les 200 000 militants PS, par construction ne seront représentés que par 10 personnes au maximum.

                                                                      Effectivement, ces sondages ne sont sûrement pas pertinents, en tout cas ce pourquoi ils nous sont diffusés, c’est à dire une estimation du vote des militants PS.


                                                                      • parkway (---.---.18.161) 16 octobre 2006 13:35

                                                                        comme d’habitude, A.Hertoghe, Anvers et contre tout, ne supporte pas bien les vérités qui fachent.

                                                                        Ben, oui, lui-même étant journaliste, il doit adorer les chifres à la gomme pour pouvoir annoncer les trucs débiles selon l’habitude des journaleux médiatique, comme par exemple nous faire comprendre l’utilité des sondages !

                                                                        Putain ! heureusement qu’il y a des journaux comme le Canard !

                                                                        Sinon on serait dans une sacré merde !


                                                                        • jeffjoubert jeffjoubert 16 octobre 2006 17:14

                                                                          Des chiffres, ce ne sont que des chiffres, et chacun les font parler à leur guise, par la question, en premier lieu, et l’utilisation du résultat. Le problème n’est pas due à l’erreur statistique, ni aux études sur la probabilité, mais au contexte dans lequel se noie l’information. Sincérement, croyez-vous que ma voix, par exemple soit influencée par ces discussions sans fond, et sans sens. Non, allez-voire plutôt comment, les journalistes, les médias, utilisent ces chiffres pour appuyer leurs propos. Ce n’est donc pas les chiffres, mais leur utilisation qui pose problème, car à dire pourquoi attendre 2006, si on connaît l’intention de vote ?


                                                                          • (---.---.52.177) 16 octobre 2006 22:00

                                                                            Une seule vérité, ce ne sont pas les sondages qui font une élection mais le vote, tout du moins dans notre république, même si ces temps derniers elle est devenue bananière...les sondages, c’est de la merde, il n’y a encore que les pliticards pour y croire, nous, ça ait belle lurette qu’ils nous bernent plus....


                                                                            • Belgo (---.---.98.115) 17 octobre 2006 09:27

                                                                              Bonjour, je me demandais si, en tant que journaliste, vous censuriez autant ici sur Agoravox les opinions discordantes avec vos valeurs, que vous le faites sur votre blog.

                                                                              Concernant votre article sur les sondages, je constate qu’il est une fois de plus de mauvaise foi [pour un journaliste catholique comme Alain Hertoghe c’est un comble].

                                                                              En effet, comme LE CSA [je note sur ce point que vous m’avez censuré mais que, depuis la publication de votre tribune sur Segolene [ce n’est pas un article sur les sondages],l’erreur que je vous avais signalée, confondant le CSA et la firme d’enquetes sociologiques CSA...un comble pour un journaliste] l’a fait remarquer dans un rapport récemment publié, il ne s’agit que de sympathisants, et pas de membres du PS, qui représentent PROBABLEMENT 7% du panel.

                                                                              Donc, s’il vous plait, arretez de nous vendre Segolene. Sinon, nous serions obligés de faire intervenir le peuple pour vous démentir et, comme vous avez perdu votre emploi à la Croix, vous allez encore perdre toute crédibilité.

                                                                              Merci de votre éventuelle réflexion, Pierre le Belge de Lille

                                                                              Pierre le Belge de Lille


                                                                              • Frere d’Albert (---.---.64.135) 17 octobre 2006 09:43

                                                                                Belgo ,roulerait tu pour Roularta ?


                                                                              • Hertoghe (---.---.244.88) 17 octobre 2006 17:28

                                                                                Pierre le Belge de Lille, étant moi-même Belge, je peux me permettre de vous recommander d’arrêter de fumer autant la moquette, même si c’est de la belge... smiley

                                                                                Pas plus que sur mon blog, je n’entrerai à nouveau, ici, dans une discussion avec vous, car vous m’avez prouvé par le passé votre intention uniquement perturbatrice. Par contre, concernant la « censure », sur Agoravox, ce n’est pas de mon ressort...

                                                                                Pour les autres internautes, je précise donc que je ne censure jamais les opinions différentes des miennes ou les critques qui me sont adressées. Par contre, sur mon blog « Carte de presse », j’exclus les perturbateurs diplômés qui nuisent à la qualité du débat. Par exemple Pierre le Belge de Lille.

                                                                                Je ne m’étendrai pas sur vos autres querelles, Pierre le Belge de Lille, pour la simple raison que votre usage alambiqué de la langue française ne me permet pas de bien les comprendre.

                                                                                Quant à l’idée que je fasse campagne pour Ségolène Royal, elle m’amuse, alors que d’autres m’accusent de rouler pour Nicolas Sarkozy. Pour les autres, qu’il soit bien claire qu’étant toujours Belge de nationalité par choix personnel, même après 20 ans de vie en France, je ne voterai pas aux élections présidentielle et législatives. Et je ne prendrai pas parti dans la campagne électorale que je commente et commenterai.

                                                                                Je vous laisse, Pierre le Belge de Lille, à votre labyrinthe intellectuel.

                                                                                Alain Hertoghe


                                                                              • Internaute (---.---.131.242) 17 octobre 2006 11:41

                                                                                Election présidentielle de 1995, 9 candidats. Au premier tour les 3 meilleurs obtiennent 23,3% 28,8% et 18,6%.

                                                                                Election présidentielle de 2002, 16 candidats. Au premier tour les 3 meilleurs obtiennent 19,8%, 16,8% et 16,1%.

                                                                                Comment peut-on nous dire avec sérieux qu’au premier tour Sarko ferait 34% et Ségo 29% ? Est-ce que l’opinion publique aurait tellement changé en 10 ans ou bien savent-ils déjà qu’il n’y aura que deux candidats qui auront le droit de se présenter au premier tour ? Les chiffres annoncés sont tout simplement ridicules et sans fondement.


                                                                                • Internaute (---.---.131.242) 17 octobre 2006 11:43

                                                                                  Erratum. La première liste de résultats est 23,3%, 20,8% et 18,6%.


                                                                                • BelgoTrouveHertogheIndigne (---.---.98.115) 18 octobre 2006 04:15

                                                                                  C’est à ses remarques qu’on remarque qu’Alain Hertoghe est SUPERIEUR intellectuellement.

                                                                                  Et oui, sur son blog, Alain Hertoghe censure. J’ai beau le rappeler à l’ordre sur ses appels incessants à la haine communautaire, POUF, sa baguette magique censure les opinions contraires.

                                                                                  Réaffirmer sur son blog qu’un sondage sur 245 c’est une plaisanterie, que 1000 en effet, c’est sérieux... Vous appelez ça du labyrinthe intellectuel ?

                                                                                  Lui rappeler qu’il confond la CSA et le CSA, c’est du labyrinthe intellectuel ?

                                                                                  Rappeler que LE CSA a rapporté qu’en effet, sur les sondés il y avait 7% de militants socialistes, c’est du labyrinthe intellectuel ?

                                                                                  Et rappeler qu’Hertoghe nous rebat les oreilles sur Ségo et Sarko, apres nous avoir assomé avec son communautarisme religieux, vous appelez ça du journalisme ?

                                                                                  Je vous laisse sur cette question : censeur ou journaliste ? Journaliste ou pamphlétaire droitier ?

                                                                                  Vous imaginez Sarko journaliste sur Agoravox, vous ? Et Hertoghe, il est « neutre » peut-etre ?

                                                                                  Pierre le Belge de Lille


                                                                                  • Albat’ (---.---.12.44) 30 octobre 2006 18:48

                                                                                    Pour un journaliste, reprendre et/ou corriger le journal qui traque chaque semaine les abus de nos représentants, de la classe politique, des médias et de toutes ces institutions qui se croient intouchables, doit être un exercice réjouissant. C’est la gloire assurée s’il y parvient !

                                                                                    Mais voilà, Alain Hertoghe ne convainc pas et sa démonstration n’impressionne personne.

                                                                                    S’il était vraiment le journaliste perspicace qu’il souhaite montrer, il travaillerait au Canard enchaîné au lieu de tenter de le mettre en défaut.

                                                                                    Le Canard, de par sa position unique dans la Presse, se sait particulièrement surveillé et c’est pour cela qu’il s’interdit le moindre faux pas qui serait du pain béni pour ses détracteurs qui lui tournent autour, attendant le moment propice pour s’acharner sur lui. Ce Canard doit donc à sa vigilance et sa rigueur d’avoir toujours été à l’abri des serres des vautours qui rêvent de planter leurs serres dans ses plumes.

                                                                                    Le Canard enchaîné est né en 1915, Alain Hertoghe est né en 1959. On verra bien lequel survivra à l’autre...


                                                                                    • Le Sbire (---.---.20.109) 8 novembre 2006 17:08

                                                                                      Votre savante analyse des conditions des sondages et de la difficulté de les comparer entre eux releve de l’enfoncage de portes ouvertes. Quiconque s’interesse tant soit peu a la politique le sait, mais sondeurs et médias commaditaires n’ont pas interet a avoir des sondages comparables. Encore une fois, les francais n’en feront qu’a leur tete. D’ailleurs, si on me posait la question demain : Qui préférez vous entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, je répondai Ségolène, parce qu’elle est jolie, sympa, dit ce que j’ai envie d’entendre et tout et tout. N’empèche que devant l’urne je glisserai probablement un bulletin pour Sarko parce que je le crois plus capable de résoudre les problèmes de la France. Tout est dit.


                                                                                      • lol (---.---.170.40) 30 mars 2007 10:36

                                                                                        Top délire méga gros...

                                                                                        Vraiment n’importe quoi cet article. Un bon torche cul comme on en trouve pas souvent.


                                                                                        • Krokodilo Krokodilo 30 mars 2007 11:01

                                                                                          Je crois qu’ils ont fait un autre article qui expliquait que pas loin de 30% des gens ne sont pas joignables (pas de téléphone fixe, déplacements, erreurs d’adresse), et dans les 70% restants, une bonne part indique qu’ils ne sont pas fixés. Si on ajoute à ça les témoignages d’anciens du métier sur le manque de sérieux dans le choix des échantillons prétendus représentatifs, on arrive à une fiabilité très approximative, la marge d’erreur est probablement plus près de 10% que de 2% ! Quant on pense que les candidats ont dépensé je crois plus de 800 millions defrancs chacun à la dernière présidentielle, c’est un gaspillage très français.

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