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Accueil du site > Tribune Libre > Le mouvement anti-CPE à la lumière d’Hannah Arendt

Le mouvement anti-CPE à la lumière d’Hannah Arendt

Dans son essai « La crise de l’éducation » publié en Folio dans un recueil intitulé La crise de la culture, la philosophe Hannah Arendt nous livre quelques réflexions pouvant nous permettre de mieux analyser ce qui se passe actuellement en France.

A tous les adultes qui incitent des mineurs à enfreindre la loi, et en particulier aux enseignants soutenant leurs élèves dans leurs actions de blocage, elle nous dit "qu’il n’appartient pas seulement aux professeurs et aux éducateurs, mais à chacun de nous,dans la mesure où nous vivons dans un seul monde avec nos enfants et avec les jeunes, d’adopter envers eux une attitude radicalement différente de celle que nous adoptons les uns envers les autres. Nous devons fermement séparer le domaine de l’éducation des autres domaines, et surtout celui de la vie politique et publique."

La démission des adultes qui laissent les jeunes faire n’importe quoi et en particulier nuire aux autres et à eux-mêmes est le résultat d’une profonde crise de l’autorité : aboutissement funeste de l’anti-autoritarisme de Mai 68, quand ceux qui en étaient porteurs se sont ralliés à l’ordre dominant (sous la forme politique du mittérandisme) et ont accédé aux postes de pouvoir. Leur renoncement à changer le monde les a conduits à un désenchantement cynique et à un refus d’assumer les problèmes d’une société dont ils savent profiter. Là encore, Arendt nous éclaire : "L’autorité a été abolie par les adultes et cela ne peut que signifier une chose : que les adultes refusent d’assumer la responsabilité du monde dans lequel ils ont placé leurs enfants." ; et "l’homme moderne ne pouvait exprimer plus clairement son mécontentement avec le monde et son dégoût pour les choses telles qu’elles sont qu’en refusant d’en assumer la responsabilité pour ses enfants. C’est comme si, chaque jour, les parents disaient : "En ce monde, nous-mêmes ne sommes pas en sécurité chez nous ; comment s’y mouvoir ? que savoir ? quel bagage acquérir sont pour nous aussi des mystères. Vous devez essayer de faire de votre mieux pour vous en tirer ; de toute façon, vous n’avez pas de comptes à nous demander. Nous sommes innocents, nous nous lavons les mains de votre sort." Et ceci est d’autant plus grave que les adultes prétendent faire cela dans le souci même de l’avenir de leurs enfants, à qui ils laissent une dette gigantesque et un système en ruines.


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47 réactions à cet article    


  • Raz le Bol (---.---.178.150) 10 avril 2006 13:24

    Quand on parle des ADULTES, je voudrais qu’on précise qui sont ces adultes ! Je le dis et je le répète : Il n’y a pas que 65 millions d’abrutis en France.

    « A tous les adultes qui incitent des mineurs à enfreindre la loi et en particulier aux enseignants soutenant leurs élèves dans leurs actions de blocage »

    - Qui sont ces adultes.

    Ceux qui ont élaboré ces lois et qui savent pertinemment qu’elles sont inapplicables ? On se demande s’ils le font sciemment pour pouvoir se rendre indispensables ?

    Des chefs de guerre de partis politiques, à l’image des chefs de guerre dans les pays d’afrique, qui envoient les enfants au front en première ligne ? Ces enfants trop contents de se prendre pour des adultes alors qu’ils n’ont pas compris qu’on les envoie à leur propre suicide intellectuel comme des moutons de Panurge !

    Des chefs de guerre des 12 syndicats qui imposent leur dictature à notre pays depuis des décennies à cause des Adultes qui n’ont pas le courage politique de leur dire ASSEZ, CA SUFFIT, CA COMMENCE A BIEN FAIRE, RAS LE BOL.

    Ces adultes doivent être cités ouvertement par leur nom, doivent faire l’objet de plaintes et être jugés comme des troubleurs d’ordre public ou des incitateurs aux désordres ! Et on est ADULTE à partir de 18 ANS, l’âge où on peut aller voter.

    Il n’y a pas que 65 millions d’abrutis dans notre pays, car il y a des adultes qui arrivent à éduquer leurs enfants, leur donner le goût du travail, et qui assument leur responsabilité. Ils assument leur responsabilité, surtout quand ils se retrouvent devant ces bandes d’ahuris, d’enfants privilégiés qui crachent dans leur soupe la bouche pleine, et qui bloquent tout le monde pendant des heures dans la rue, dans les transports .... Levés certains le matin à 05H00/06H00, pour aller travailler, et le soir se retrouver bloqué, ce n’est l’envie qui manque d’aller leur mettre une claque pour les rappeler à l’ordre.

    Ce n’est pas l’envie de se rendre à pieds devant leurs sièges respectifs pour leur faire voir ce que c’est un blocage ou mettre le désordre à un édifice public.

    Pourquoi nous ne le faisons pas ?, parce que nous sommes responsables et qu’en face de nous, ce sont des enfants, ceux des pauvres adultes à qui il faudrait désormais leur mettre des claques !

    Faudrait il en arriver là ?

    Il y a 3 Millions d’Adultes irresponsables ? Où est le reste ? Il est temps aussi que nous leur montrions ce que c’est être responsable !

    Beaucoup de ces gens là ont probablement lu ceci « à la limite des réformes, c’est la révolte, à la limite de la révolte, c’est la révolution ! » La plupart des révolutions mène au système totalitaire !

    C’est ahurissant de constater que l’évènement de 2002, et la Faillite de l’Argentine soient si vite oubliés par ces adultes irresponsables.


    • Mathieu2 Mathieu2 10 avril 2006 14:09

      Bravo Josiane B. pour votre point de vue à la fois évident et courageux (un comble !). Les manifestants qui vont dans la rue (et ceux qui sont derrière) se complaisent dans le rôle de victime. On navigue entre cynisme et ridicule. Villepin prépare la présidentielle en renforçant l’extrême-gauche et en mobilisant l’électorat de droite, c’est bien joué !

      La grande Hannah Arendt a aussi dit : « C’est justement pour préserver ce qui est neuf et révolutionnaire dans chaque enfant que l’éducation doit être conservatrice, c’est-à-dire assurer »la continuité du monde".

      Elle a aussi dit : « Les mouvements totalitaires sont des organisations massives d’individus atomisés et isolés. » La France est d’essence totalitaire, elle « produit » donc révolutions et autres guerres civiles avec une belle régularité... Les événements « anti-CPE » ne sont qu’une petite secousse artificielle par des gens déboussolés et manipulés.


      • Scipion (---.---.185.86) 10 avril 2006 14:12

        Autant je suis d’accord avec la première partie de la citation d’Annah Arendt, « L’autorité a été abolie par les adultes et cela ne peut que signifier une chose : que les adultes refusent d’assumer la responsabilité du monde dans lequel ils ont placé leurs enfants. » ; autant je conteste la seconde : « ...l’homme moderne ne pouvait exprimer plus clairement son mécontentement avec le monde et son dégoût pour les choses telles qu’elles sont qu’en refusant d’en assumer la responsabilité pour ses enfants. »

        Je ne vois pas d’où Mme Arendt tire ce « mécontentement » et ce « dégoût ».

        Pour moi, l’homme d’aujourd’hui - qui a reçu le message du droit’d’l’hommisme (on y revient toujours) cinq sur cinq - veut de la liberté, du bien-être et de la paix.

        Or, la responsabilité est aux antipodes de ces aspirations-là.

        Donc, l’homme d’aujourd’hui se décharge de toute responsabilité, qui ne soit assortie d’un gain susceptible d’accroître sa liberté, d’améliorer son bien-être et de conforter sa paix... C’est-à-dire grosso modo de lui rapporter des sous !


        • Marsupilami (---.---.55.236) 10 avril 2006 14:27

          Je traduis la subtile pensée de Scipion :

          « La liberté, le bien-être et la paix sont l’inverse de la responsabilité. Donc être responsable, c’est être esclave, malade et en guerre ».

          Cherchez l’erreur...

          Houba houba !


        • Scipion (---.---.185.86) 10 avril 2006 15:02

          Quel con !

          *mdr* de chez *mdr*


        • Marsupilami (---.---.93.108) 10 avril 2006 15:28

          Ouaf !

          Je traduis clairement ta pensée et tu me traites de con ! Quel aveu !

          Scipion, tu n’es qu’une vieille raclure de bidet réactionnaire, fasciste et raciste. Ce ne sont pas des injures, puisque tu t’autodéfinis régulièrement comme tel.

          Houba houba !


        • Scipion (---.---.185.86) 10 avril 2006 18:35

          Ah, parce que c’était pas un gag ?

          Sacré Marsupilami ! Un émule de Duchamp (Marcel)... Et un tout bon...

          Vous mériteriez d’être plombier polonais... Sans rire smiley)


        • Marsupilami (---.---.220.156) 10 avril 2006 18:45

          Mais je suis un plombier polonais ! Comme tous les Marsupilamis !


        • FDV (---.---.100.48) 10 avril 2006 23:48

          par Marsupilami (IP:xxx.x94.55.236) le 10 avril 2006 à 14H27 Je traduis la subtile pensée de Scipion :

          « La liberté, le bien-être et la paix sont l’inverse de la responsabilité. Donc être responsable, c’est être esclave, malade et en guerre ».

          Cherchez l’erreur...

          Bien dit.


        • Christophe (---.---.60.71) 11 avril 2006 15:56

          @Scipion,

          Seriez vous un ardent défenseur de la liberté abolue, de l’anarchie en quelque sorte ?

          Si la liberté engendre des droits, ces derniers imposent des devoirs ; à moins que vous ne soyez une société à vous seul ! smiley


        • caramico (---.---.227.121) 10 avril 2006 15:11

          Vous allez continuer longtemps à pleurer sur le sort du CPE et des irresponsables gouvernementaux qui ont foutu la m.... dans ce pays sans en tirer les conséquences ?

          Je n’ai pas eu à pousser mes enfants dans la rue car en responsables de leur avenir, ils ont clairement vu ou était le danger.

          Et je suis fier d’eux !


          • Raz le Bol (---.---.178.150) 10 avril 2006 15:26

            Ou était le danger M.Caramico ?


          • Marsupilami (---.---.220.156) 10 avril 2006 17:28

            Le danger, c’est l’ultralibéralisme. Tu veux un dessin ?


          • GUY METZLER (---.---.137.185) 10 avril 2006 17:04

            Ainsi donc, aucune réforme n’est possible dans ce pays, en dehors de quelques unes qui sont intervenues, au compte-gouttes (par exemple la réforme des dockers)lorsque la « gauche » était aux affaires, et où, la, bizarrement,-on se demande pourquoi....-l’agitation fut, soit inexistante, soit minimum, en tous cas vite retombée. Ainsi donc,les contribuables continueront à financer, vaille que vaille, chaque année, un système scolaire et universitaire complètement délirant,obsolète,inadapté aux besoins de la société moderne dans laquelle nous vivons,entretenant des centaines de milliers de jeunes dans le faux espoir : diplôme de « n’importe quoi » = travail assuré et sureté de l’emploi. Ce mensonge éhonté qui dure depuis des décennies va ainsi perdurer,continuant à fournir à bon compte la « piétaille » de toutes les manifestations « spontanées » de la gauche plurielle. Quant aux lycées, définis désormais comme « la fabrique du crétin », ils continueront, ainsi, dans l’allégresse, à former des bataillons de futurs chômeurs,puisque, à quelques exceptions près,ils ne servent qu’à fournir en étudiants abrutis lesdites universités,ce qui nous promet encore de belles années cocasses, du moins tant que le système de formation ne se sera pas effondré, victime de sa médiocrité. La moitié des budgets de la Nation (Etat + régions) dilapidé dans l’entretien d’un « dinausore » tel que ce système, le tout pour former 40 pour cent d’illétrés au sens de l’OCDE, c’est tout de même fort de café. J’ai lu quelque part que 75 pour cent de ces veinards révent de devenir fonctionnaires. Il n’y a pas lieu de s’étonner, lorsqu’on se rend compte de ce que coute effectivement cette fonction publique hypertrophée et inefficace, au pays,mais après tout, le souci des heureux élus de 1981 n’etait il pas de se constituer, à bon compte, un fidèle électorat ? De toute manière, au point où nous en sommes rendus, peu importe. La fin de la récréation sera sifflée très rapidement. Les caisses sont vides. 2000 milliards de « mauvais endettement », dont les 3/4 servent à payer les dépenses de l’Etat, et son train de vie,auront tôt fait d’apprendre rapidement aux docteurs Diafoirus qu’en matière économique, le miracle n’existe nulle part (et d’ailleurs n’a jamais existé....) Comme à peu près toutes les Institutions ont été fichues par terre depuis 1981,parions qu’une crise de confiance s’installera rapidement, quel que soit le résultat de la Présidentielle de 2007. Le pays va mal, très mal, et le seul pilier qui le tient debout est celui de l’industrie et de l’activité privée, non subentionnée, du secteur concurrentiel. Car c’est avec le total faramineux des contributions versées par ce secteur, à divers titres,- j’en sais quelque chose-que notre économie tient encore debout. Ce n’est que par des réformes drastiques, telle que la réduction très importante du nombre de fonctionnaires, lesquels représentent une charge énorme pour le pays, pour une utilité très faible et contestable,diminution qui pourrait très simplement se réaliser :
            - par attrition naturelle , et non remplacement des départs
            - par transfert statutaire d’un emploi à l’autre que l’on pourra enfin envisager de déserrer le carcan. Ce n’est que par la diminution drastique du train de vie de l’état, la suppression de tous les « comités théodules » qui ont depuis lontemps montré leur innefficacité, que l’on verra se dessiner, lentement, une amélioration des comptes. Ce n’est que par la suppression de la moitié des Universités et des Lycées,au sein desquels végètent des jeunes désoeuvrés encadrés par des enseignants démotivés,que l’on parviendra, par la mise en place d’une sélection efficace à plusieurs niveaux, à diriger enfin vers des métiers et des filières professionnelles les gens dont nous avons réellement besoin dans notre économie. Ne nous leurrons pas. Seules des circonstances économiques exceptionnelles, qui nous contraindront à appliquer à la Nation le remède de cheval dont elle a besoin, permettront de déssérrer l’étau étouffant de l’étatisme. Diminution drastique des fonctionnaires, interdiction du droit de grève, privatisation de l’ensemble des services publics et des grandes entreprises publiques en déficit chronique,rappel de la neutralité politique des agents publics de l’Etat, fin de la politisation des lieux de transmission du savoir, voilà quelques pistes intéréssantes à envisager. Partout, à l’étranger, nous notons une volonté de sortir de l’Etat patron, mauvais gestionnaire de fait. Il restera ensuite à accomplir la réforme que tout le monde attend depuis des décennies : la réforme de la fiscalité. Arrêt du matraquage fiscal des entreprises et des professions libérales,sources de création de richesses, payement de l’impôt par une grande majorité de français et non plus seulement la moitié, voire moins, fin du système d’assistance de la naissance à la mort, responsabilisation des décideurs. Notre « grain à moudre » n’a rien à voir avec celui des syndicats actuels, trop occupés à rejeter la moindre réforme qui portent atteinte à leurs privilèges,et à pousser dans la rue des milliers d’idiots utiles, lesquels, lorsqu’ils découvriront que leurs actions n’ont servi la cause que de quelques personnages qui les auront vite oubliés une fois élus ou planqués quelque part,n’auront plus que leurs yeux pour pleurer. Ce qui vient de se passer traduit la crise profonde qui couve dans le pays depuis des lustres. Un pays ne se gouverne ni par le mensonge, ni par l’idéologie.


            • Christophe (---.---.58.18) 10 avril 2006 23:32

              Monsieur,

              Votre discours, emprunt d’images d’epinal ne met guère en exergue une faculté de raisonnement.

              Vous constatez avec surprise que le système tend vers l’effondrement ; cela reste discutable mais avec des gens qui raisonnent ; mais faut-il vous rappeler que le système que vous prôner avec tant d’aveuglement est appliqué en France depuis une vingtaine d’années. C’est justement sur ce point que les gens sensés en ont marre de cette supercherie. Non content de l’échec de ce que vous défendez, vous en redemandez encore et encore. Serait-ce du masochisme ou un intinct suicidaire ?


            • karl (---.---.229.7) 3 mai 2006 15:02

              Bonjour,

              Dans l’ensemble je partage votre mécontentement. Il est nécéssaire de repenser la fiscalité en France. Néanmoins, je ne partage pas votre idée de vouloir supprimer le droit de grève. De plus, il ne faut pas tomber dans la caricature... Notre système scolaire se heurte à des difficultés mais reste envié par beaucoup de pays européens (comme l’Allemagne par exemple).

              Cordialement. François. (Si vous souhaitez que je développe mon commentaire, demandez le moi).


            • simplet simplet 10 avril 2006 17:33

              plus de fonctionnaires, plus de droit de grève, plus de sécurité sociale, des entreprises qui régissent le pays à la place des politiques... c’est un bien beau monde que nous propose Mr Metzler... Vous devez être directeur ou patron de PME j’imagine... car pour vouloir oter tout droit à la parole à la France d’en bas on ne peut pas se situer dans cette « caste » ! et bien moi je ne pense pas qu’un lycée soit une usine à couillons... l’ENA peut être !!!

              Je dois sortir de cette usine à couillons, mais vos propos ultra libéraux ( même si je les comprends... ) ne m’attirent en rien et ne laisse présager rien de bon pour l’avenir de cette jeunesse tant décriée...

              Vous pensez aussi leur tatouer un code barre dans la nuque, on pourrait s’affranchir de leur donner une identité vu le peu de droit et de degré de liberté que vous comptez leur laisser !!!

              dernière petite question à qui voudra bien y répondre : si les syndicats sont si peu représentatifs de la masse salariale ( 7% à peu près... ) et que vous comptez les supprimer, qu’en est il des partis politiques ( toute tendance confondue ) ou seul 2 à 3% de citoyens adhèrent ??? on les supprime aussi ou on les laisse en place finalement ??? ils sont représentatifs eux ??? bonne blague !


              • simplet simplet 10 avril 2006 17:50

                en plus... à force d’être vulgaire çà vous rend encore bien plus detestable...


                • Stephane Klein (---.---.101.8) 10 avril 2006 18:03

                  Vous portez tres bien vote pseudo.

                  il est de notoriete publique que les Suisse, anglais, espagnols, et yankees ont tous un code barre tatoue a la naissance, ce sont des marchandises perissables destinees a etre quand leur maitres se seront lasse d’eux.

                  Encore une fois : puisqu’on vous dit que les capitalistes mangent meme les enfants, y a plus d’epoque ma dame !!


                  • (---.---.153.60) 10 avril 2006 18:38

                    bonjour,

                    je trouve tout de même que vous allez trop loin M. Metzler, supprimer le droit de grève est la proposition la plus imbécile que j’ai entendu ces dernières années. Le droit de grève est nécessaire pour rétablir certaines injustices, l’important est que la grève est un outils qui devrait être utilisée qu’en cas de nécessité et non pas pour emm.. le gouvernement, payer des syndicalistes qui ne travaillent même plus dans l’entreprise est aussi une idiotie car cela créé une caste de caciques déconnectés des réalités de l’entreprise. Il ne faut pas non plus empêcher les gens de travailler s’ils le veulent (en bloquant les transports etc...)

                    Je suis moi aussi de droite et micro-entrepreneur, il est vrai que les charges fiscales sont lourdes dans notre pays mais le plus incohérent est la difficulté de leur mise en oeuvre : regardez combien de lignes comportent un fiche de paie alors qu’une seule englobant tout suffirait, regardez le nombre de traitements spécifiques et de micro-niches utilisées en pratique que par les plus expérimentés (ou les mieux conseillés)pourquoi avoir 50 organismes différents comme interlocuteurs....

                    il y a une chose qui reste incompréhensible c’est l’extrême complexité de notre système, pourquoi le code du travail n’est pas utilisable par n’importe quel quidam ?(patron ou employé) pourquoi faut-il toujours payer une secu à travers une taxe sur le travail et pas par l’impôt (système bismarckien, le notre, contre système de Bevridge) pourquoi existe-t-il une peur si grande de la flexibilité (peur du patron qui va virer l’employé même s’il est bon, ce que je n’ai jamais vu dans ma vie professionnelle), si les gens sont compétents, ils pourront toujours retrouver un emploi

                    une autre chose le CPE était un contrat de travail c’est à dire qu’il y avait 2 cocontractants : personne n’a jamais imposé un type de contrat, si les jeunes n’en veulent pas il leur suffisait de ne pas en signer, j’ai l’impression d’une certaine passivité des jeunes vis à vis de leur emploi (je dirai presque un attentisme) mais bon dieu, ils peuvent être dynamiques et avoir confiance en leurs capacités, il suffit de regarder le niveau de qualification de notre pays par rapport aux autres et même avec un diplôme universitaire de sociologie, on peut toujours s’adapter au besoin d’une entreprise il suffit souvent de persuader le recruteur en face de soi que l’on est pas si mauvais que cela mais évidemment, il faut parler la même langue que lui et non pas ces éructations banlieusardes (je suis né dans une cité du 93, je sais ce que c’est !) et pas se renfermer devant le prétexte d’une discrimination !! (j’ai suivi il y a queques temps un reportage à la TV sur les discriminations et on nous montrait un jeune qui ne parlait pas de manière compréhensible -il était sous-titré !!- et on nous disait qu’il était discriminé parce qu’il s’appelait XX mais non ! je suis sur que l’employeur ne comprennait rien à ce qu’il disait c’est tout !

                    désolé je crois que j’ai digressé bonsoir


                  • simplet simplet 11 avril 2006 11:42

                    merci mon cher de cette fabuleuse leçon d’économie... j suis touché... les ouvriers américains sont un peu des mouchoirs jettables additionnant les emplois pour arriver à un revenu descent oui... est ce la le modèle que vous nous proposez ??


                  • Mathieu2 Mathieu2 10 avril 2006 18:29

                    C’est bizarre chez certains, cette obsession du mot ultralibéral. J’ai remarqué qu’ils commentaient tous les articles en utilisant ce mot, même quand ça n’avait strictement rien à voir avec le sujet.

                    Je crois que je vais écrire un article sur la mode des chaussettes roses, on va voir s’ils arrivent à placer le mot !!


                    • RAMSAY (---.---.234.13) 11 avril 2006 07:41

                      « obsession ultralibérale »

                      Notre époque est celle de la révolution lexicale permanente

                      « Ultralibéral » est le mot utilisé par les adversaires de ce modèle économique. Ses partisans lui préfèrent « néo classique ». « économie du laissez-faire » est bien trop vieillot.

                      On observe aussi une substitution de termes trop marqués par le marxisme par des vocables nouveaux : « accumulation primitive du capital » devient « financement initial » - « internationalisation du capital » devient « mondialisation » - « Crise de surproduction » devient « saturation des marchés ».

                      Arrivé récemment, « plan social » est devenu, dans certaines entreprises « plan de sauvegarde de l’emploi ».

                      La novlangue est bien utile pour créer une perte de repère mais ne crée pas souvent de concepts nouveaux.

                      Pourquoi cette obstination à ne pas vouloir appeler un chat, un chat ?

                      RAMSAY


                    • (---.---.189.96) 10 avril 2006 18:31

                      dernière petite question à qui voudra bien y répondre : si les syndicats sont si peu représentatifs de la masse salariale ( 7% à peu près... ) et que vous comptez les supprimer, qu’en est il des partis politiques ( toute tendance confondue ) ou seul 2 à 3% de citoyens adhèrent ??? on les supprime aussi ou on les laisse en place finalement ??? ils sont représentatifs eux ??? bonne blague !

                      de toutes facon, dans le raisonnement de Mr GUY METZLER, les syndicats, et autres partis politiques n’existent plus, ou alors en facade, pour donner l’impression que les citoyens vivent encore en démocratie, alors que le pays est en fait dirigé par des organisations non élues comme les conglomérats et autres BCE....

                      Diminution drastique des fonctionnaires, interdiction du droit de grève, privatisation de l’ensemble des services publics et des grandes entreprises publiques en déficit chronique,rappel de la neutralité politique des agents publics de l’Etat, fin de la politisation des lieux de transmission du savoir, voilà quelques pistes intéréssantes à envisager.

                      Est-ce la pensée néo-libérale ?? Celà ressemble plus au fascisme.


                      • surfeur (---.---.76.179) 10 avril 2006 18:32

                        Le constat final me semble pertinent. un monde adulte annonce à la jeunesse qu’il ne sait pas comment elle peut faire pour maitriser son avenir, et qu’elle n’a pas à demander de compte , meme si ce sopnt effectivement ces adultes qui lui laissent le monde social actuel ainsi que les opportunités pour demain.

                        Mais au delà de cette condamnation, que doit on faire ?


                        • Mathieu2 Mathieu2 10 avril 2006 22:03

                          « Mais au delà de cette condamnation, que doit on faire ? »

                          Je pense qu’une piste intéressante consiste de trouver de nouveaux mots afin d’enrichir notre vocabulaire. Nos habitudes nous dictent les mots ultra-libéralisme, néo-libéralisme et fascisme, sachons innover et parler de libéralisme, d’ultra-fascisme et de néo-capitalisme. Ainsi le débat sera radicalement renouvelé pour le plus grand bonheur des jeunes (qui se cultiveront par la même ocasion).


                          • GUY METZLER (---.---.3.212) 10 avril 2006 22:26

                            Il n’a jamais été question pour moi de supprimer le droit de grève, mais bel et bien de l’interdire purement et simplement aux seuls agents titulaires de l’Etat et des collectivités locales. A la certitude de l’emploi à vie doit correspondre l’interdiction de la cessation concertée du travail, car le service public ne doit subir aucune interruption. Pour celles et ceux que celà intérésse, j’ai moi-même servi l’Etat durant vingt six ans, sans jamais accomplir un seul jour de grève. J’ai effectivement crée ma propre PME,parce que le quinquagénaire que je suis désormais a compris depuis longtemps deux choses : 1e/la situation de trésorerie de notre pays ne permettra plus, très bientôt, de garantir le versement des retraites des agents de l’Etat au niveau où il se trouve actuellement. Celà, c’est le côté alimentaire. 2e/il s’agit d’un challenge personnel,que voulez vous on ne se refait pas. Dans ma précédente activité,(Cadre A)je crois avoir fait mes preuves,et mon déroulement de carrière ne doit rien à une quelconque appartenance à un syndicat, un parti politique ou une loge quelconque. Je suis parti de moi-même,lorsque j’ai compris une fois pour toutes que servir l’Etat sous les ordres de carriéristes,pétochards, et opportunistes (de gauche et de droite)équivalait à s’abaisser en cautionnant le système en place. Il faut bien que vous soyez convaincus que je serai toujours reconnaissant à l’Etat de m’avoir payé l’école, le collège, le lycée, ainsique mes années d’Université, ainsi que d’avoir assuré mes fins de mois quand j’etais, durant 26ans, à son service. Je n’ai jamais eu la mentalité d’un fonctionnaire. Toujours au contact du secteur privé, j’ai pu mesurer les difficultés dans lesquelles se débattent les dirigeants, le peu de représentativité des syndicats qui, à force de refuser toute évolution, ont perdu tout pouvoir ou presque. (sauf bien entendu dans le secteur nationalisé et la fonction publique). Dans ce pays, qui vit encore au rythme des fantasmes de la Révolution française, de la Commune de Paris, de la Révolution de 1917 et, partant, de la « lutte des classes », on n’aime pas l’entreprise. Rassurez vous, les dirigeants d’entreprises n’aiment pas non plus les bipèdes professant les vielles rangaines et l’idéologie dont je viens de vous entretenir. La création d’entreprise est une décision réflechie,elle tient beaucoup plus au caractère de la personne qu’à une quelconque volonté de « se faire du fric sur le dos des salariés ». Tant que notre pays professera, à longueur de journées, la haine de l’entreprise privée, la nostalgie d’un systéme étatique qui s’est effondré partout ailleurs dans le monde, sauf exceptions,le gout du renoncement, la critique de l’effort, la dénonciation de tout ce qui présente le caractère d’une moindre réforme de quoi que ce soit, rien ne pourra bouger. Qu’importe le résultat des élections de 2007, 2008 et tutti quanti, le ver est déjà dans le fruit, et il ya fort à parier que malheureusement, seul un gouvernement de gauche, pris à la gorge par les échéances financières qui nous attendent, ainsi que la débâcle de l’économie,aura l’audace de procèder aux réformes immensément douloureuses qui nous attendent. Tout simplement parce qu’il n’y aura pas d’ordres donnés à l’habituelle piétaille lycéenne et étudiante, de descendre protester dans les rues. Les réformes telles que les 35heures, l’ISF,etc, traduisent une méconnaissance totale des circuits économiques et des besoins des entreprises. Et puis, il faut bien se rendre à l’évidence, la confiance est depuis longtemps largement écornée. Le directeur d’une banque belge, spécialisée dans les entreprises, et aujourd’hui retiré, me disait récemment ceci : En 1968, le fric est parti.En masse. Il est néanmoins revenu, en grande partie, en 1974, car l’élection de VGE avait peu ou prou rétabli la confiance. En 1981, le fric est reparti de nouveau, mais là, il n’est jamais revenu, et ne reviendra sans doute jamais. La création de l’ISF s’est révèlé être une erreur stratégique majeure,mais celà, aucun décideur politique ne semble l’avoir compris (même à droite d’ailleurs...) Tout ce qui bride l’entreprise, en France, induit mécaniquement une réticence des investisseurs privés. Mais allez expliquer celà.....


                            • RAMSAY (---.---.234.13) 11 avril 2006 07:28

                              Hannah Arendt, depuis maintenant quelques années, bat régulièrement Françoise Dolto au top 50 des citations des néo-conservateurs en général et plus particulièrement des partisans d’une restauration de l’ordre moral comme panacée aux résistances que suscite l’instauration dans notre pays d’un modèle économique ultra-libéral.

                              Mais peut-on réduire, comme le suggère l’article, le mouvement d’opposition à une mesure de modification du droit du travail par une jeunesse inquiète pour son avenir à une manipulation irresponsable de lycéens mineurs par des enseignants démissionnaires ? Certes non.

                              Une fois de plus, peut-on encore invoquer les séquelles de mai 68 comme autrefois 1789 et les Encyclopédistes pour s’effrayer devant la désagrégation des repères ? Sûrement pas.

                              La seule réponse proposée à une question politique ( quel modèle de société pour demain ?) - la restauration de l’autorité parentale - vise à installer un débat moralo-psychologisant stérile en place d’une réflexion de fond sur des choix économiques qui commencent à montrer leurs limites.

                              Ces campagnes en faveur de la restauration de l’autorité parentale, tout comme parallèlement l’excitation des réflexes xénophobes que l’on observe de temps en temps quand apparait un fait divers opportun ne visent qu’à offrir un dérivatif à un mécontentement général qui s’amplifie.

                              L’héritage de 1968 est depuis longtemps digéré et même d’anciens maos, comme Mr Finkielkraut, se sont ralliés au néo-conservatisme..

                              RAMSAY


                              • ifelhim (---.---.113.67) 11 avril 2006 08:34

                                Il me semble que l’autorité parentale est légitime, juste et indispensable... De même que l’autorité des enseignants vis à vis des élèves. Dans tous les cas, il y a un DEVOIR reciproque, celui du respect. Cela n’a aucun rapport avec l’économie, sauf si l’on met en perspective des mentalités induites:la suppression de l’autorité parentale est synonyme de dérésponsabilisation des adultes vis à vis des jeunes.

                                La morale ou l’autorité n’ont pas à être religieuses, elles sont nécessaires et doivent rappeller à chacun ses DEVOIRS et ses responsabilités.

                                Il faudrait cesser de confondre autorité avec dictature ou autocratie...


                              • RAMSAY (---.---.234.13) 11 avril 2006 09:37

                                Message à IFELHIM

                                Loin de moi l’idée de confondre systématiquement autorité avec autocratie ou dictature. Même Bakounine (c’est un comble !) respectait cette notion quand il disait « je respecte l’autorité du boulanger pour ce qui est de fabriquer du pain ».

                                Ce qui m’irrite plus, par contre, c’est l’introduction d’éléments moralo-psychologisant dans les débats économiques.

                                Quel rapport avec l’économie ? La pensée de Friedrisch Von Hayek qui pense que toute règlementation (surtout en matière de travail et de commerce) devrait être abolie et remplacée par des principes moraux qu’auraient pour charge de véhiculer les autorités « naturelles », c’est à dire familiales et religieuses.

                                En bref, le retour au Far-West..

                                RAMSAY


                              • ifelhim (---.---.113.67) 11 avril 2006 10:34

                                Je comprends bien, mais il faut voir que sous pretexte de laicité, de liberté, on a supprimé la morale, même dans ce qu’elle avait de bien.

                                Lorsqu’en Mai 68, on a eu pour slogan « Il est interdit d’interdire » ce qui est grave, c’est que les gens y croyaient ; pourtant, interdire aux enfants, leur refuser un certain nombre de caprices, ça a un impacte sur l’économie ne serait-ce qu’à travers la capacité à admettre les frustrations.

                                Alors, il est vrai que la morale, l’autorité familliale ou religieuse ne peuvent consitituer à elles seules une réglementation, elles ne peuvent (voir ne doivent) pas se substituer aux règles laiques, d’état. Mais l’Etat, dans ce cas, doit se montrer à la hauteur et rappeller que la liberté de chacun s’arrête la où commence celle d’autrui.

                                Bien souvent, on oublie que la vraie liberté n’existe que si tout le monde a les mêmes droits, mais aussi et surtout, les mêmes devoirs. La religion a parfois du bon, je pense en particulier à : « Ne fait pas aux autre ce que tu ne voudrais pas qu’ils te fassent » ou encore « tu ne convoiteras pas le bien d’autrui », « tu ne tueras pas », « tu ne voleras pas » (pour la morale chretienne), la religion musulmane, elle, a au moins un mérite (une chose dont je suis sur en fait, il y en a probablement d’autres), le devoir d’aumône. Alors que ce soit des regles religieuses ou laiques, le plus souvent, c’est nous qui sommes fautifs en ne faisant que ce qui nous arrange.

                                Pour en revenir au Far West, il ne faut pas négliger la liberté, constitutionnelle, d’être armé, ni le fait que la conquête de l’ouest a été faite par des aventuriers voir parfois des droits communs, sans compter que les policiers étaient dépassés par l’ampleur de la tache (voir l’étendue des territoires et les moyens de locomotion de l’époque qu’étaient le cheval, la marche à pied ou le train)... D’ou l’institutionnalisation des chasseurs de primes.


                              • RAMSAY (---.---.234.13) 11 avril 2006 11:48

                                A Ifelhim

                                « Il est interdit d’interdire »

                                Mai 68, paradoxalement, a permis au régime de survivre sans modification ni graves concessions. (quelques augmentations de salaires tout au plus pendant l’été suivant).

                                La dimension de destruction de l’Ordre établi de ces évènements a été grandement exagérée. En effet, face aux idéologies de gauche incontestablement structurées (et parfois totalitaires) qui existaient à l’époque, les courants « nouvelle gauche », « idéologie du désir », etc.. ont conduit un mouvement qui aurait pu menacer les rapports de production existant vers un « n’importe quoi » individualiste. La même chose s’est produit aux Etats-Unis quand, un an après l’agitation à Berkeley, a explosé le mouvement hippie et dont certains survivants, aujourd’hui, se sont ralliés au grand « Réarmement Moral » américain amorcé depuis l’ère Reagan.

                                Il n’est pas étonnant que Cohn-Bendit soutienne aujourd’hui le libéralisme économique ni que Jack Kerouak aie soutenu l’intervention américaine au Vietnam.

                                RAMSAY


                              • Electron (---.---.48.182) 11 avril 2006 08:49

                                Discutez , discutez , j’aimerais savoir parmi ces beaux parleurs combien ont travaillé en entreprise ?? Et quand les entrepreneurs en auront assez des emmerdements en France au point d’aller s’établir à l’étranger que proposerez vous ,chers adultes responsables et fiers de vous , comme travail à vos enfants. D’ailleurs les plus intelligents (je parle des entrepreneurs et des jeunes diplômés) s’en vont déjà ailleurs car ils ont compris que nous vivons dans un pays dominés par des imbéciles


                                • (---.---.153.60) 11 avril 2006 09:42

                                  dominé par des imbéciles mais qui consomment toujours !

                                  et tant qu’ils consommeront, qu’il y aura un marché, les entreprises resteront en France, de plus il est difficile de délocaliser une boulangerie, un plombier etc...ce qui représente 93% des entreprises françaises !

                                  faut arrêter de faire peur aux gens en leur disant que tous les moteurs économiques vont quitter la France, croyez-moi si ils l’avaient voulus, ils l’auraient fait en 81 !


                                • electron (---.---.97.214) 11 avril 2006 10:25

                                  Et à votre avis d’homme itelligent ,les boulangerie et les plombiers créent-ils des richesses qui peuvent enrichir le pays ??? votre conception de l’économie est à mon avis un peu restreinte et limité ou alors vous êtes un manipulateur (ou trice). Le boulanger ne vend pas son pain aux autres pays pas plus que le plombier ne fait rentrer des devises alors arrêtez de faire croire aux gens qui n’ont pas votre culture des idioties et des contre-vérités


                                  • (---.---.153.60) 11 avril 2006 10:39

                                    mais monsieur, l’économie ne se résume pas aux grandes entreprises qui travaillent à l’étranger, la richesse ne se mesure pas uniquement grace à la balance du commerce extérieur, la santé économique d’un pays n’est pas axée sur les bénéfices de 40 entreprises, je crois que c’est vous qui êtes réducteur !

                                    attention, je n’ai pas dit que ce n’était pas important, je dis simplement qu’il n’y a pas que 40 entreprises en france et que de nombreuses petites PME sont très prospères malgré tous les discours alarmistes. la france malgré tout reste la 5 ou 6 puissance économique mondiale


                                  • Z (---.---.107.66) 11 avril 2006 11:10

                                    Au cas où vous n’auriez pas remarqué, l’argent ne se mange pas et ne sert à rien, si ce n’est à s’approprier des biens ou des services produits par d’autres. Si on produit ces biens et ces services soi-même, on n’a pas besoin d’argent. Ce raisonnement étant valable à la fois à l’échelle de l’individu et de la nation. Donc oui, évidemment, le boulanger et le plombier créent de la richesse qui enrichit le pays. De même que si vous cultivez un potager, vous créez de la richesse pour vous-même.

                                    Vous avez une vision complètement faussée de la vie et de l’économie. Faussée par les propos qu’on nous tient partout. Votre discours est effarant car il met en lumière l’incompréhension totale qui règne dans les esprits. Il montre comment l’homme est devenu un outil au service de l’économie et non plus l’inverse. Votre message est symptomatique de cette humanité déshumanisée, aliénée, qui ne sait plus pourquoi elle vit, pourquoi elle travaille,... Je ne peux m’empêcher de trouver cela très triste.


                                  • fabopoulos (---.---.201.205) 11 avril 2006 10:32

                                    Pauvre Arendt, à qui on fait tout dire... Je m’étonne que l’on oublie si facilement la critique du travail dans « Condition de l’homme moderne ». Arendt est un auteur farouchement anti-capitaliste et certainement pas une donneuse de leçons conservatrice. Je n’ai jamais lu ses écrits sur l’éducation, mais leur application à la crise actuelle, dans ce sens, m’apparait fort de café.

                                    Par ailleurs, je m’étonne qu’on considère les étudiants et lycéens comme des enfants, leur enlevant ainsi toute légitimité à la pensée et à l’action politiques (il s’agit d’abord de ça). La nouvelle génération est certainement plus mature que les précédentes, c’est une nécessité, vu le contexte économique. Que ce soit bien ou mal, je n’en sais rien. En tout cas, guère besoin d’avoir des adultes qui poussent derrière !


                                    • (---.---.153.60) 11 avril 2006 10:45

                                      plus mâtures ! et bien expliquez leur que quand on va sur les voies, ils risquent leur vie, que sans le courage et l’abnégation de certains cheminots, il y aurait eu de nombreuses victimes jeudi gare du nord à paris

                                      des jeunes inconscients voilà ce que c’est !!

                                      des jeunes politisés et très souvent manipulés par les groupuscules pseudo-syndicalistes (qq % de vote), oui des gens qui croient qu’il suffit d’une loi pour accorder un travail pour tous, qui réclament l’égalité mais qui font tout ce qu’ils peuvent pour qu’il n’y en ait pas ! demandez vous pourquoi les jeunes qui vont dans l’enseignement privé s’en sortent mieux que les autres !


                                    • electron (---.---.119.174) 11 avril 2006 11:09

                                      C’est à croire dans ce pays qu’il n’y a que la minorité hurlante qui ai raison , la majorité silencieuse doit fermer sa gueule . jattends toujours de IP:xxx.x34.153.60)qu’il ou qu’elle me dise combien d’années d’entreprise à son actif


                                      • (---.---.153.60) 11 avril 2006 14:08

                                        bonjour, eh vous pouvez dire monsieur ou plus simplement Seb mais je ne le met pas comme pseudo, vu que je ne suis pas le seul utilisateur de cet ordinateur

                                        et j’ai 6 ans de recherche dans le secteur public et 3 ans de vie de chef d’entreprise

                                        mais si vous voulez tout savoir, j’ai aussi travaillé à la chaine à l’usine pour payer mes études, j’ai pratiqué les vacations de la fonction publique etc... et oui je connais assez bien l’entreprise et sous tous ces aspects

                                        et vous quel est votre parcours ?


                                      • simplet simplet 11 avril 2006 16:13

                                        c’est bien 6 et 3 ans... çà te fais 9 ans... t’es pas un peu jeune pour un débat ??? hi hi hi...


                                        • (---.---.153.60) 11 avril 2006 16:33

                                          ça fait plus de 15 ans que je travaille alors vraiment simplet tu portes très bien ton pseudo


                                        • simplet simplet 11 avril 2006 16:55

                                          quand on montre la lune du doigt à un imbécile... l’imbécile regarde le doigt... çà vous colle pas mal monsieur ou Seb...


                                          • (---.---.153.60) 11 avril 2006 17:14

                                            « quand on montre la lune du doigt à un imbécile... » il parait que c’est de Confucius

                                            je n’ai tout simplement pas apprécié votre « humour » alors je suis désolé de m’être emporté.

                                            ceci dit je ne vois toujours pas le rapport avec l’âge


                                            • (---.---.153.60) 11 avril 2006 18:05

                                              à moins que vous ne confondiez âge et responsabilité, je m’insurgeait contre l’irresponsabilité des meneurs qui aurait très bien pu amener des drâmes !


                                            • Daniel Milan (---.---.168.171) 20 avril 2006 11:29

                                              De toute façon les lois sont faites (et défendues) par les oppresseurs pour les oppresseurs !... La traîte des humains se poursuit à travers le temps !... Même si les esclavagistes d’antan, ce sont reconvertis dans la Banque et la Finance... Le même état d’esprit et mépris de l’homme et de l’humain, (de la marchandise exploitable et jetable !)demeure !

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