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Accueil du site > Tribune Libre > Violence pour le citoyen, déni et ingérence du politicien

Violence pour le citoyen, déni et ingérence du politicien

Bonjour. Il fut une époque pas si lointaine où l’insécurité n’était politiquement qu’un sentiment et où la violence était réduite à un spectacle télévisé fautif, jusqu’à ce que suffisamment de voitures brûlées, de portables volés et d’agressions perpétrées créent l’obligation de ne plus vivre dans la candide naïveté.

L’euphémisme et la novlangue de cette époque servaient d’adoucissant afin de mieux lessiver de leur contenu les débats politiques, jusqu’au premier et brusque essorage d’illusions entretenues que représente le Pen au deuxième tour d’une présidentielle.

Le PS est depuis en phase de désagrégation lente, ne serait-ce que pour la simple et bonne raison qu’un citoyen adulte et responsable ne peut décemment confier la direction de son avenir à un mouvement politique qui a été jusqu’à nier et idéologiquement voulut rendre tolérable la réalité des douleurs qu’il a subies dans sa chair, ou dont il a péniblement constaté l’existence au travers d’un proche.

Et ce sans compter le caractère aggravant d’être à la fois confronté à la douleur et de se la voir niée, ou pire, d’être jugé coupable en guise de réactions.

Au travers des idéologies du PS, bien des citoyens, notamment les victimes blanches d’agressions raciales, ou spécifiquement désignés comme cible par les porteurs de pulsions criminelles sur la base de critères raciaux et communautaires, tout comme les français issues des immigrations récentes confrontés aux « pas encore français mais déjà voisins tendance prêt à tout, façon Tony Montana », se sont retrouvés dans la symboliquement analogue situation de la femme qui non seulement a été violée, mais que l’on accuse lorsqu’elle exprime sa peine, d’être une salope ou tout autre composé d’arguties tendant à la rendre exclusive coupable d’une peine qu’elle a cherchée et méritée.

Le recours systématique a l’hystérie incantatoire communautaire en quête de nazis, de sionistes, d’islamistes extrémistes, de phobiques, de paranoïaques, etc... et autres politiques de la canne blanche pour population aveuglée par les préjugés, ne faisant au final que légitimer et dédouaner le criminel tout en accablant sa cible.

Bien des citoyens ont préféré se réfugier, à l’instar des femmes violées, dans un mutisme et un déni de façade, de peur d’être idéologiquement accablées en sus d’avoir subi la douleur, et ce jusqu’au point de rupture, jusqu’à ce que le vernis des apparences que l’on croit utile de maintenir pour le bien du plus grand nombre craque sous les coups répétés de l’impunité des uns et la faconde abrutissante de clichés du siècle passé des autres. Ces deux finalement même tendances à ne pas avoir intérêt à regarder la douleur du présent, et ni l’expliquer, la nommer et la condamner au présent.

Bien des prières intérieurs contrites dans la peine et contenues dans le silence accablant des minutes où l’on essaye de s’endormir la sérénité volée, se sont exaucées les jours où l’impunité criminelle a finalement aussi frappé ceux-là même qui la minimisaient dans l’illusion d’optique d’une tolérance lointaine et facile quand on ne vit pas en première ligne, illusions maintenues dans la croyance naïve que ces discours étaient utiles, comme la désignation d’un mal absolue et de méchants à combattre, et protégeaient, alors qu’ils n’étaient entendus par les criminels que comme l’expression de la peur, de l’impuissance et finalement de la soumission complice.

Mais ces prières interdites de femmes violées, quand elles imaginent leurs violeurs à leurs tours sodomisés en prison, afin qu’ils comprennent dans leurs chairs ce que ça fait, ou quand elles imaginent cette autre femme subir un même viol, oui celle qui lui explique qu’en mettant ce matin là une jupe, elle l’avait « inconsciemment » cherchée, et que sa moralité douteuse donc coupable fait d’elle une consentante, ces prières au dents serrées sur fond de larmes refoulées sont plus sûrement entendues par le cœur des hommes que par la représentation démocratique censée les gouverner.

Lorsque les cris de détresse des existences déniées dans leurs souffrances ont symboliquement et littéralement été confrontés à la muraille de prétention morale du déni politicien du réel, puis encerclés, jugés, condamnés et étouffés par le caisson de répétitions d’arguties que sont les militants, la limite de l’intolérable a été franchie, et l’insupportable pour une fragilité humaine lorsqu’il est devenu quotidien pour certains, a continué jusque l’irréparable et l’irrémédiable, tels ces passages à l’acte suicidaire, dernier recours des peines trop lourdes à portée par une destinée dans une société d’aveuglés par leurs écrans de TV.

Et pour ceux qui ont maintenues leurs peines en sourdine, accrochés à la crainte d’en subir une idéologiquement double, ou pour ceux qui ont finalement craqués dans la colère et ces errances radicalisantes, la rupture avec la confiance dans le « système », avec ces politiques, ces médias, sa justice, sa police et sa charité business, a été consommée et avalisée par ce dont tout humain est pourvu, l’instinct de survie.

Cette fracture, personne n’en parle, mais tout le monde sait qu’elle existe et motive bien des volontés de changements, de communautés, de violences et de luttes pour virer du pouvoir, partout où ils sont, ceux qui dénient le réel ou ont des grilles de lectures et des paradigmes impropres au besoin de sécurité citoyen.

Mais, si l’on regarde aujourd’hui, et quel tournure prend le déni politicien du réel, on constate que certes le PS fait tout pour faire parler de lui sans jamais aborder la problématique de l’insécurité, mais on constate, aussi notamment dans les propos de M. Frédéric Lefebvre dans cette vidéo, que l’UMP n’est pas en reste, et se garde bien de commenter la hausse des crimes faits à la personne, tout en continuant, (pour ceux qui se demandent ce qui caractérise la droite, en voici une constante historique), à nier la violence perpétrée par la société et les leaderships patronaux sur l’individu.

Nous sommes en pleine période de crise économique, et si l’on compare les ouvriers à des marins embarqués sous le commandement d’un capitaine qui donne des mauvais caps et exige que l’on envoie des membres d’équipage par dessus bord ou que l’on saborde le bateau, M. Lefebvre est du côté de ceux qui sont pour mater les mutineries sous le prétexte que le recours à la violence c’est mal...

Il n’y a évidemment aucune séquestration subséquente aux décisions du capitaine lorsque chômeurs vous mesurez que votre liberté s’arrête à l’usage de ce qui vous reste dans votre porte monnaie et finalement restez chez vous parce que sortir ça coûte.

Il n’y a évidemment aucune raison de rappeler à leurs responsabilités humaines, par l’expression d’un mécontentement viril, un certain nombres de personnes dont l’essence même du leadership a été d’être au courant plus tôt de l’envoi volontaire du bateau sur les récifs, et d’avoir préparé leurs canots de sauvetages en ne laissant que planches pourries mais bien savonnées à l’équipage.

Il n’y a évidemment aucune raison de douter de la capacité du dialogue social, syndical, politique et patronal à réguler les litiges en défendant pleinement les intérêts des salariés, alors que cela fait plus de 30 ans que des ouvriers restent sur le carreau, et malheur à ceux qui se font licencier petit peu par petit peu, loin de tout remous médiatique et de possibilités d’actions collectives.

Et puis, si la séquestration de patron est la méthode qui a démontré la meilleure efficacité pour obtenir gain de cause, les ouvriers français, par pure soumission au dogme de la bien pensance de droite, se doivent de se coucher et de laisser sans broncher, et parfois inexorablement, leurs vies professionnelles mourir avec cette partie d’eux même et du temps de leurs vies consacré.

Et si possible avec le sourire devant les caméras. Avec démonstration de force, certes, mais de courtoisie, et des preuves de bonnes volontés, bien entendu, mais uniquement celle de resservir et d’obéir en corvéable à merci seront tolérées par le spectateur de l’UMP.

Évidemment dans la pensée idéologique sarkozyste, celle qui est régnante en ce moment et qui légifère non seulement sans opposition, mais aussi en envoyant des personnes désignées par le haut pour proposés les lois, des personnes qui n’ont jamais obtenu l’aval d’un vote républicain sur leur nom propre comme par exemple, M. Lefebvre.

Aucun Français, sur l’ensemble du territoire national, ne travaille sous la contrainte, et nous bénéficions naturellement tous d’un libre arbitre utilisable pleinement dans la situation stable, fiable, normée, normale et équitable dans laquelle nous vivons tous sans exception...

Le contrat entre le salarié et le patron est une forme de contrat de mariage basé sur le consentement mutuel, en conscience, plein et entier, et bien sûr ni les mariages de contraintes ou encore ceux dont les petites clauses n’arrangent que l’exclusif intérêt du (de la) divorcé(e), n’existent.

La force du déni politicien actuel sur l’ampleur et la gravité des dégâts subis par les Français aux destinées frappées de plein fouet par le leadership patronal et banquier, ou pour les entrepreneurs, cette étonnante façon, notamment dans le bâtiment et l’immobilier, de ne pas les prévenir officiellement qu’une nouvelle crise arrivait alors qu’elle était connue et prévisible en plus haut lieu, n’a rien à envier au déni sur l’insécurité.

La violence économique est autant déniée, manipulée médiatiquement et « moralisée » aujourd’hui sous l’UMP que la violence et l’insécurité l’ont été sous le PS. Et c’est bien pour ça que pour quiconque s’intéressant à la réalité et non à ses reflets présents ou existant dans les médias, on ne peut que finir par considérer que les souffrances réelles citoyennes ne sont jamais réellement combattues, et que sous bien des aspects, il est semblable à un malade dont l’élitisme environnant consiste à savoir tirer individuellement profit de sa maladie, et dont on garde la tête maintenue sur l’oreiller en étouffant ces cris avec la main gauche du PS, celle qui ne laisse filtrer que brouhaha discordant en jaugeant quel gémissement est tolérable à entendre, pendant que de la main droite de l’UMP, on lui sangle les bras pour éviter les contractions violentes, puis on lui fait les poches en lui promettant avec son argent un meilleur traitement pour demain...

amicalement, barbouse.


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22 réactions à cet article    


  • Gazi BORAT 15 septembre 2009 11:14

    « Mais ces prières interdites de femmes violées, quand elles imaginent leurs violeurs à leurs tours sodomisés en prison, afin qu’ils comprennent dans leurs chairs ce que ça fait, ou quand elles imaginent cet autre autre femme subir un même viol, oui celle qui lui explique qu’en mettant ce matin là une jupe, elle l’avait « inconsciemment » cherchée, et que sa moralité douteuse donc coupable fait d’elle une consentante, ces prières au dents serrées sur fond de larmes refoulées sont plus surement entendue par le cœur des hommes que par la représentation démocratique censée les gouverner. »

    Hé bé...

    Encore un article qui fait dans le bien « gras », n’hésite pas à rallonger la sauce et ne lésine pas sur les moyens pour faire passer son message..

    Réflexion ici ?

    Que nenni !


    Un appel au cerveau reptilien d’électeurs que l’auteur imaginent sans doute assez décérébrés pour dès la lecture de cet apocalyptique billet, descendre dans la rue pour réclamer la nomination d’Aussaresse au Ministère de l’Intérieur..

    gAZi bORAt

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      Lire les 6 réponses ▼ (de barbouse, KECK Mickaël, undefined, Prosper)

    • Francis, agnotologue JL 15 septembre 2009 11:27

      Bonjour Gazi Borat, vous dites : "Encore un article qui fait dans le bien « gras », .

      En modération j’ai voté contre pour une raison très proche. L’abus de mise en caractères gras de certains passage. Pour ma part je me méfie a priori de ces textes. Votre interprétaion confirme que le fond ne vaut guère mieux que la forme.


      • barbouse, KECK Mickaël barbouse 15 septembre 2009 11:33

        bonjour JL,

        J’avoue ne pas m’être spécialement rendu compte que la mise en caractère gras pouvais être interprété comme une volonté de rajouter dans le pathos, là ou simplement, avec ma tendance a faire trop long pour être lu sur des pages écrans, je cherche a amélioré la visibilité du texte avec le caractère gras, et rien d’autre. C’est aussi une façon pour moi de repérer les « mots clefs », et je vous invite a constater que je met du « gras » dans tous mes articles, avec je l’espère parfois aussi, du grain a moudre.

        amicalement, barbouse.


      • Francis, agnotologue JL 15 septembre 2009 11:57

        @ Barbouse : ne m’en veuillez pas si, quand je ne connais pas un auteur pour ses idées, je ne le lis attentivement que s’il s’exprime clairement, sans ambiguïté. S’il fait dans le second degré je passe mon chemin.


      • abdelkader17 15 septembre 2009 12:14

        @Barbouse
        bonjour
        Il faudrait un peu sortir de vos fantasmes c’est d’un conformisme affligeant,vous ressortez l’antienne médiatique avec davantage d’insistance,la criminalité et la violence sont consubstantiels à la société, encore un qui ne voit que la criminalité d’en bas celle qui alimentera la discussion du café du commerce,le racisme anti blanc et toutes ces conneries reprises en coeur par le quarteron d’intellectuels à gage,ces individus qui du haut de leur suffisance manifeste exercent désormais le magistère moral par excellence.
        L’écriture est un exercice difficile et exigeant, ne l’oubliez pas.


        • barbouse, KECK Mickaël barbouse 15 septembre 2009 12:25

          bonjour abdelkader17,

          ce n’est plus un avis c’est un patchwork de clichés que votre réponse, embrouillé pour surtout nié au passage le racisme anti blanc, ça vous donne sans doute de quoi donner des leçons d’écriture, étant donner que le conformisme du moment, c’est plutôt le votre, embrouillé et tout mélanger pour donner l’illusion et la confusion en guise d’argument de fond.

          en attendant, j’ai grandi en banlieue, et j’ai été confronté aux différents aspects du racisme, tout comme l’étonnante force de cohésion au delà des clivages stériles qu’est l’amitié,

          quand aux fantasmes du café du commerce, les quelques minutes que j’ai passé tabassé parce que blanc au mauvais endroit, je préférerais que ce ne sois pas un souvenir, mais un simple fantasme.

          Et enfin, pour vous la violence et la criminalité sont consubstantiels, pour moins ils sont intrinsèques ( ce qui entend qu’il y a des responsables) et asexués ;

          amicalement, barbouse.


        • abdelkader17 15 septembre 2009 12:49

          @Barbouse
          Ce ne sont pas des clichés,quand on veut étudier un fait social aussi complexe que la délinquance, la violence ou la criminalité on ne s’appuie pas sur des expériences personnelles
          malheureuses,c’est faire dans le pathos et ça ne fait en rien avancer la compréhension de phénomènes aussi délicats à traiter.


          • barbouse, KECK Mickaël barbouse 15 septembre 2009 13:04

            Mais l’un n’empêche pas l’autre, on peut avoir été empiriquement confronté a une situation douloureusement vécue, et par la suite s’en extraire pour étudier le problème de façon plus élargie et contradictoire,

            La douleur ne rend partisan et aveugle que lorsqu’on s’en sert comme argument pour condamner, vous vous niez la réalité du fait qu’un certain nombre de crimes sont perpétrés sur des blancs parce qu’ils sont blancs, et vous ne pouvez pas plus que moins faire la démonstration probante du contraire, surtout qu’aucune étude fiable ne peut être conduite sur le sujet,

            mais je vous donne juste un cas de figure, un jeune homme c’est fait tabassé par des inconnus, il est blanc, en maillot de bain et n’a ni bijou, ni lunette de soleil de marque, ni serviette, ni mp3, Ipod, etc.. rien, il sort de l’eau et rentre vers le terrain de camping.

            Pourtant il a été agressé par une bande, et selon les témoins, il n’y a eut aucun temps de discussion, et il connaissait pas ses agresseurs, c’est un touriste.

            Moralité, pourquoi il a été agressé selon vous ? Qu’est ce qui a motivé les coups qu’il a pri ?
            Puisque c’est trop complexe, expliquez moi.

            amicalement, barbouse.


          • LE CHAT LE CHAT 15 septembre 2009 12:59

            UMP et PS sont le pile et le face d’une pièce pourrie où les français sont toujours les perdants , à part ceux de «  l’élite » 


            • barbouse, KECK Mickaël barbouse 15 septembre 2009 13:17

              salut le chat,

              en fait je suis persuadé qu’un jour, on constatera dans l’histoire de France que la grande raison du retard qu’a pris la France entre la fin et le début du 3 eme millénaire n’est pas tant du à la courbe des âges et a la mainmise sur le pouvoir de la génération 68, mais a la volonté entretenue de faire perdurer au travers d’un affrontement devenue stérile, des idéologies dont le contenue même est dépassé et inapproprié vis à vis des enjeux de notre temps,

              amicalement, barbouse.


            • Gül 15 septembre 2009 19:23

              Bonsoir Barbouse, smiley

              Je suis assez étonnée de la « violence » (? !) des arguments qui te sont opposés.

              Il y a des thèmes qui ne passent pas ici, pourquoi ?

              Dès que l’on confronte une réalité, sans hypocrisie, avec l’oeil tout bêtement humain de l’homme de la rue et son langage de tous les jours, ça coince !!!

              Ca déplaît à la vision politique, à l’intellectualisme haut de gamme, à la peur de voir les choses en face, etc...

              Je le trouve juste ton article et courageux. (Mais P**** !!!!, les fôôôtes !!! smiley ).

              Et puis je trouve aussi que c’est toi qui a raison d’aborder un sujet même si tu n’en connais pas toute la prose, simplement parce que tu le ressens comme utile à aborder.

              Amicalement.


              • barbouse, KECK Mickaël barbouse 15 septembre 2009 19:53

                Bonsoir Gül,

                je l’ai senti comme ça parce que je vois bien autour de moi ceux qui ont perdu leurs boulots dans le bâtiment depuis la crise, et maintenant n’en retrouvent pas en commençant a tourner en rond, tout en continuant de voir a quel point certaines destinées sont tellement chargée de peines qu’elles attendent a 30/40 que la vie enfin s’arrête,

                et dont le crime est surtout de ne pas avoir la « chance » d’être prisonnière en période de guerre, pour qu’après leur morts on puisse enfin parler d’elles...

                Mais ce que je trouve épatant c’est d’avoir obtenue des réactions « hostile » autant de Gazi borat que d’abdelkader17, et que l’un et l’autre n’ont pas répondu a mes questions/ critiques, et ne sont finalement pas revenu a la charge, il n’y avais sans doute pas assez de gain idéologique a prendre.

                il semble bien qu’ici comme ailleurs, dés qu’on sort de la récupération partisane de la douleur, il n’y a plus personne pour en parler, alors qu’autant a l’échelle de l’individu, que de la famille, que de la société française, c’est une catastrophe d’ingérence, de non dit, de prisons de silence et de d’enfermements /étouffement jusqu’à parfois en crever,

                dans laquelle vie ou survie une partie non négligeable de la population, et dont une autre partie est pas si loin d’y tomber qu’elle aime a le croire.

                Nombreux sont ceux qui ont comme arrière gout de l« amertume en constatant qu’il y a des douleurs tolérables et même socialement »prise en compte« , parce qu’elles rentabilisent des intérêts, et d’autres où au contraire, elles sont » trop dangereuse" pour en parler et tant pis pour ceux qui les vivent, c’est beau la solidarité sur le fronton des Mairies Françaises...

                Et puis pour les fautes, je m’améliore mais si je n’en faisais pas, ce ne serais pas tout à fait un article de barbouse :))...

                amicalement, merci Gül.

                 

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              • Lucien Denfer Lucien Denfer 15 septembre 2009 19:59
                Bonjour barbouse,

                Le mot juste pour les souffrances que vous décrivez dans cet article est le déni. Non pas par manque d’empathie ou par bêtise congénitale, mais plutôt par le fait que dans le contexte médiatique très orienté vers le sensationnalisme et les communautarismes, la souffrance des petits blancs relève de la banalité. Elle ne porte pas une charge émotionnelle suffisante et ne relève d’aucune affiliation autorisée par le bureau officiel de la victimisation. 

                Lorsque on s’offusque d’un crime touchant une communauté ou une autre, l’occasion nous est donnée de choisir notre camps et de déclamer les poncifs d’une voix solennele. Mais quand il s’agit des blancs becs, cela fait tellement longtemps que leur douleur est ignorée et minimisée qu’il serait inconvenant d’y prêter attention. 

                Nul besoin de citer des exemples, l’actualité des cinq dernières années nous a abreuvé jusqu’à la nausée de parti pris et d’injustices flagrantes. 

                L’abus de ce phénomène de victimisation dénoncé par Gazi prouve bien que les gens sont conscients du fait qu’en fonction de la communauté dont vous êtes membre supposé, vous pouvez vous attendre dans la majorité des cas à une montée en mayonnaise médiatique, et donc à une prise en compte effective de votre cas personnel. 

                C’est comme si le communautarisme était si épais et si dense par moment qu’il en devient palpable, et chacun pourra trimballer son fardeau communautaire et sa douleur sacrée aux nom desquels tous devront se prosterner. Seul le petit blanc non affilié n’a pas le droit à ce type de manipulation puisque il fait parti du vivier et refuse de choisir son camps. 

                Le volet politique recèle d’autres subtilités. Les tournées de séduction des communautés et les promesses de construction de centres culturels ou de lieux de prières, et autres petites friandises que l’on distribue avant les élections ne sont que l’aveu implicite de la reconnaissance de l’importance du vote communautaire. 

                Le racisme anti-blancs existe bel et bien mais il est dénigré surtout par ceux auxquels il risquerait de voler la vedette s’il venait à être médiatisé avec la même force que les autres.
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                • barbouse, KECK Mickaël barbouse 15 septembre 2009 20:19

                  Bonjour Lucien,

                  le Racisme anti blanc et ces ramifications sociologiques, notamment son dénie, sont typiques d’une société qui ne veux pas voir la réalité humaine en face. Et on ne peut pas blâmer la personne a qui cela arrive de crier, mais on peut déplorer qu’elle soit a ce point entouré de sourds et de malentendants qui se prétendent valides, lucides, adultes, partisan du cœur et responsables.

                  La particularité du racisme anti blanc français, c’est qu’une personne peu être blanche de peau et finalement haïr son ethnie pour ne pas avoir a supporter l’idée qu’elle s’en fait, son passé de bourreau, etc.. C’est une particularité existe aussi pour d’autre ethnie et pays, mais en France c’est plutôt celle la qui sort du lot.

                  Ensuite il y a un communautarisme « blanc », mais il est interdit d’attribut guerrier, considéré comme nocifs, Il semble que les groupes de blancs virils français qui se promène dans les rues sont interdits depuis que les allemands sont venues, et que tout est fait depuis pour ne plus en voir, ça choque trop les bonnes moeurs,

                  celles qui préfère laisser tous les ans des citoyens subir les actes consécutifs a ce racisme en déniant cette réalité au nom de leur moral, vulgaire paravent a leurs intérêts, et qui rend plus certain les recours aux comportement haineux qu’a quoi que ce soi d’approchant le vivre ensemble en bonne intelligence, amitié saine et émulation identitaire aux conflits harmonisés vers l’intérêt citoyen et non vers la division, la fragmentation identitaire et la violence comme seul recours.

                  amicalement, barbouse.

                   

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                • Gazi BORAT 16 septembre 2009 09:56

                  @ BARBOUSE

                  Effectivement, peu de raisons de « revenir à la charge ».

                  Sur la question du recours au mélodrame en prétendant exprimer « ce que n’expriment pas les gens simples » : le procédé est facile, bien que consommateur à outrance d’adjectifs, ne fait guère avancer un débat.

                  Sur la particularité du « racisme anti blanc » : guère convaincant. Les différents racismes présentent tous la même symétrie.

                  Ce que par ailleurs vous évoquez sans la nommer « haine de soi » est couramment utilisée pour dénigrer ceux qui refusent les appartenances contraintes.

                  Pour une image simple et accessible à ceux dont vous vous proclamez le porte parole : un Marseillais a parfaitement le droit de supporter le PSG.

                  Une dernière chose : allez donc dans une de ces cités qui suscitent tant de fantasmes. Le point le plus prégnant n’y est pas la « couleur » des résidents mais plutôt une concentration géographique de chômage et de pauvreté.

                  Mais chacun y verra ce qui correspond le mieux à sa vision du monde..

                  Depuis la mise en place du « limes » romain, l’Occident s’est toujours complu dans une vision fantasmatique de forteresse assiégée par les Barbares. L’intolérance religieuse et l’antisémitisme par la suite ont ajouté un autre fantasme : celui de « l’ennemi intérieur ».

                  L’irruption du mouvement ouvrier fit ensuite frissonner la bourgeoisie devant ses "classes dangereuses : prolétariat des faubourgs et des barrières..

                  Votre article compile ces fantasmes en y ajoutant une bonne louche de mélo et des détails actuels (téléphones portables et automobiles) mais il s’inscrit dans une tradition malheureusement ancienne..

                  gAZi bORAt

                  Lire la suite ▼

                  • barbouse, KECK Mickaël barbouse 16 septembre 2009 11:34

                    bonjour gazi,

                    a vous lire je me rend compte que la dimension « mélodramatique » d’un texte est subjective, et de mon coté j’ai plutôt eut l’impression de faire une comparaison explicite et réaliste entre deux situations douloureuses et l’envie « que cela arrive a d’autres » qu’elles engendrent, envie proportionnée a hauteur de l’incompréhension des « autres ».

                    je vous rappel qu’on peut être chômeur, pauvre, sans papier, et honnête homme qui ne tabasse ni se femme ni ses enfants ni ses voisins, etc... Aussi le recours à l’argument du chômage et de la pauvreté ( argument qui s’inscrit lui aussi dans une tradition ancienne d’explication des hiérarchies sociales, noblesse oblige...)

                    servie en guise d’unique explication « fourre tout » est non seulement une façon de rejeter la faute vers « personne et l’impuissance collective a combattre le chômage », Bref, c’est l’argument du politiquement correct, celui qui en faisant les mauvais diagnostiques sur fond de bien pensance construit l’enfer des bonnes intentions..

                    mais aussi l’argument de ceux qui ne veulent voir a quel point un certain nombre de réflexes identitaires et culturelles induisent un rapport de force dont la dimension malsaine et criminelle est liée a l’inégalité d’appartenance a l’identité Française et a l’inégalité de capacité a se projeter dans l’avenir via cette identité.

                    Le premier effets de la précarité et de l’insécurité ( même identitaire) c’est d’avoir l’esprit tellement contraint de regarder au jour le jour qu’on est temporairement ou durablement plus capable de se projeter mentalement dans l’avenir. C’est d’ailleurs assez vrai a l’échelle d’un pays, regardons quelles visions d’avenirs sont proposés aux français en ce moment...

                    Mais pour chaque génération sacrifiée sous des politiciens déniant la réalité, la quête d’une issue par la citoyenneté plutôt que la criminalité motive de moins en moins, soucis d’efficacité pragmatique oblige...

                    Au delà de ça, il n’y a pas que « l’occident » qui se voit comme une citadelle assiégée, en banlieue on se vit comme encerclé par un système d’ennemi qui abusent de toutes nos faiblesses, et l’ennemi intérieur s’appelle une balance. C’est le prolongement logique d’une adolescence a avoir peur de se faire chopper, que de regarder le monde extérieur comme l’ennemi et avoir besoin de sécurisé et d’étendre son territoire.

                    Mais au demeurant je vous l’accorde volontiers, c’est une tradition ancienne en France que de ne pas regarder la réalité social en face et d’avoir peur des pauvres.

                    amicalement, barbouse.

                    Lire la suite ▼

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