Violence pour le citoyen, déni et ingérence du politicien
Bonjour. Il fut une époque pas si lointaine où l’insécurité n’était politiquement qu’un sentiment et où la violence était réduite à un spectacle télévisé fautif, jusqu’à ce que suffisamment de voitures brûlées, de portables volés et d’agressions perpétrées créent l’obligation de ne plus vivre dans la candide naïveté.

L’euphémisme et la novlangue de cette époque servaient d’adoucissant afin de mieux lessiver de leur contenu les débats politiques, jusqu’au premier et brusque essorage d’illusions entretenues que représente le Pen au deuxième tour d’une présidentielle.
Le PS est depuis en phase de désagrégation lente, ne serait-ce que pour la simple et bonne raison qu’un citoyen adulte et responsable ne peut décemment confier la direction de son avenir à un mouvement politique qui a été jusqu’à nier et idéologiquement voulut rendre tolérable la réalité des douleurs qu’il a subies dans sa chair, ou dont il a péniblement constaté l’existence au travers d’un proche.
Et ce sans compter le caractère aggravant d’être à la fois confronté à la douleur et de se la voir niée, ou pire, d’être jugé coupable en guise de réactions.
Au travers des idéologies du PS, bien des citoyens, notamment les victimes blanches d’agressions raciales, ou spécifiquement désignés comme cible par les porteurs de pulsions criminelles sur la base de critères raciaux et communautaires, tout comme les français issues des immigrations récentes confrontés aux « pas encore français mais déjà voisins tendance prêt à tout, façon Tony Montana », se sont retrouvés dans la symboliquement analogue situation de la femme qui non seulement a été violée, mais que l’on accuse lorsqu’elle exprime sa peine, d’être une salope ou tout autre composé d’arguties tendant à la rendre exclusive coupable d’une peine qu’elle a cherchée et méritée.
Le recours systématique a l’hystérie incantatoire communautaire en quête de nazis, de sionistes, d’islamistes extrémistes, de phobiques, de paranoïaques, etc... et autres politiques de la canne blanche pour population aveuglée par les préjugés, ne faisant au final que légitimer et dédouaner le criminel tout en accablant sa cible.
Bien des citoyens ont préféré se réfugier, à l’instar des femmes violées, dans un mutisme et un déni de façade, de peur d’être idéologiquement accablées en sus d’avoir subi la douleur, et ce jusqu’au point de rupture, jusqu’à ce que le vernis des apparences que l’on croit utile de maintenir pour le bien du plus grand nombre craque sous les coups répétés de l’impunité des uns et la faconde abrutissante de clichés du siècle passé des autres. Ces deux finalement même tendances à ne pas avoir intérêt à regarder la douleur du présent, et ni l’expliquer, la nommer et la condamner au présent.
Bien des prières intérieurs contrites dans la peine et contenues dans le silence accablant des minutes où l’on essaye de s’endormir la sérénité volée, se sont exaucées les jours où l’impunité criminelle a finalement aussi frappé ceux-là même qui la minimisaient dans l’illusion d’optique d’une tolérance lointaine et facile quand on ne vit pas en première ligne, illusions maintenues dans la croyance naïve que ces discours étaient utiles, comme la désignation d’un mal absolue et de méchants à combattre, et protégeaient, alors qu’ils n’étaient entendus par les criminels que comme l’expression de la peur, de l’impuissance et finalement de la soumission complice.
Mais ces prières interdites de femmes violées, quand elles imaginent leurs violeurs à leurs tours sodomisés en prison, afin qu’ils comprennent dans leurs chairs ce que ça fait, ou quand elles imaginent cette autre femme subir un même viol, oui celle qui lui explique qu’en mettant ce matin là une jupe, elle l’avait « inconsciemment » cherchée, et que sa moralité douteuse donc coupable fait d’elle une consentante, ces prières au dents serrées sur fond de larmes refoulées sont plus sûrement entendues par le cœur des hommes que par la représentation démocratique censée les gouverner.
Lorsque les cris de détresse des existences déniées dans leurs souffrances ont symboliquement et littéralement été confrontés à la muraille de prétention morale du déni politicien du réel, puis encerclés, jugés, condamnés et étouffés par le caisson de répétitions d’arguties que sont les militants, la limite de l’intolérable a été franchie, et l’insupportable pour une fragilité humaine lorsqu’il est devenu quotidien pour certains, a continué jusque l’irréparable et l’irrémédiable, tels ces passages à l’acte suicidaire, dernier recours des peines trop lourdes à portée par une destinée dans une société d’aveuglés par leurs écrans de TV.
Et pour ceux qui ont maintenues leurs peines en sourdine, accrochés à la crainte d’en subir une idéologiquement double, ou pour ceux qui ont finalement craqués dans la colère et ces errances radicalisantes, la rupture avec la confiance dans le « système », avec ces politiques, ces médias, sa justice, sa police et sa charité business, a été consommée et avalisée par ce dont tout humain est pourvu, l’instinct de survie.
Cette fracture, personne n’en parle, mais tout le monde sait qu’elle existe et motive bien des volontés de changements, de communautés, de violences et de luttes pour virer du pouvoir, partout où ils sont, ceux qui dénient le réel ou ont des grilles de lectures et des paradigmes impropres au besoin de sécurité citoyen.
Mais, si l’on regarde aujourd’hui, et quel tournure prend le déni politicien du réel, on constate que certes le PS fait tout pour faire parler de lui sans jamais aborder la problématique de l’insécurité, mais on constate, aussi notamment dans les propos de M. Frédéric Lefebvre dans cette vidéo, que l’UMP n’est pas en reste, et se garde bien de commenter la hausse des crimes faits à la personne, tout en continuant, (pour ceux qui se demandent ce qui caractérise la droite, en voici une constante historique), à nier la violence perpétrée par la société et les leaderships patronaux sur l’individu.
Nous sommes en pleine période de crise économique, et si l’on compare les ouvriers à des marins embarqués sous le commandement d’un capitaine qui donne des mauvais caps et exige que l’on envoie des membres d’équipage par dessus bord ou que l’on saborde le bateau, M. Lefebvre est du côté de ceux qui sont pour mater les mutineries sous le prétexte que le recours à la violence c’est mal...
Il n’y a évidemment aucune séquestration subséquente aux décisions du capitaine lorsque chômeurs vous mesurez que votre liberté s’arrête à l’usage de ce qui vous reste dans votre porte monnaie et finalement restez chez vous parce que sortir ça coûte.
Il n’y a évidemment aucune raison de rappeler à leurs responsabilités humaines, par l’expression d’un mécontentement viril, un certain nombres de personnes dont l’essence même du leadership a été d’être au courant plus tôt de l’envoi volontaire du bateau sur les récifs, et d’avoir préparé leurs canots de sauvetages en ne laissant que planches pourries mais bien savonnées à l’équipage.
Il n’y a évidemment aucune raison de douter de la capacité du dialogue social, syndical, politique et patronal à réguler les litiges en défendant pleinement les intérêts des salariés, alors que cela fait plus de 30 ans que des ouvriers restent sur le carreau, et malheur à ceux qui se font licencier petit peu par petit peu, loin de tout remous médiatique et de possibilités d’actions collectives.
Et puis, si la séquestration de patron est la méthode qui a démontré la meilleure efficacité pour obtenir gain de cause, les ouvriers français, par pure soumission au dogme de la bien pensance de droite, se doivent de se coucher et de laisser sans broncher, et parfois inexorablement, leurs vies professionnelles mourir avec cette partie d’eux même et du temps de leurs vies consacré.
Et si possible avec le sourire devant les caméras. Avec démonstration de force, certes, mais de courtoisie, et des preuves de bonnes volontés, bien entendu, mais uniquement celle de resservir et d’obéir en corvéable à merci seront tolérées par le spectateur de l’UMP.
Évidemment dans la pensée idéologique sarkozyste, celle qui est régnante en ce moment et qui légifère non seulement sans opposition, mais aussi en envoyant des personnes désignées par le haut pour proposés les lois, des personnes qui n’ont jamais obtenu l’aval d’un vote républicain sur leur nom propre comme par exemple, M. Lefebvre.
Aucun Français, sur l’ensemble du territoire national, ne travaille sous la contrainte, et nous bénéficions naturellement tous d’un libre arbitre utilisable pleinement dans la situation stable, fiable, normée, normale et équitable dans laquelle nous vivons tous sans exception...
Le contrat entre le salarié et le patron est une forme de contrat de mariage basé sur le consentement mutuel, en conscience, plein et entier, et bien sûr ni les mariages de contraintes ou encore ceux dont les petites clauses n’arrangent que l’exclusif intérêt du (de la) divorcé(e), n’existent.
La force du déni politicien actuel sur l’ampleur et la gravité des dégâts subis par les Français aux destinées frappées de plein fouet par le leadership patronal et banquier, ou pour les entrepreneurs, cette étonnante façon, notamment dans le bâtiment et l’immobilier, de ne pas les prévenir officiellement qu’une nouvelle crise arrivait alors qu’elle était connue et prévisible en plus haut lieu, n’a rien à envier au déni sur l’insécurité.
La violence économique est autant déniée, manipulée médiatiquement et « moralisée » aujourd’hui sous l’UMP que la violence et l’insécurité l’ont été sous le PS. Et c’est bien pour ça que pour quiconque s’intéressant à la réalité et non à ses reflets présents ou existant dans les médias, on ne peut que finir par considérer que les souffrances réelles citoyennes ne sont jamais réellement combattues, et que sous bien des aspects, il est semblable à un malade dont l’élitisme environnant consiste à savoir tirer individuellement profit de sa maladie, et dont on garde la tête maintenue sur l’oreiller en étouffant ces cris avec la main gauche du PS, celle qui ne laisse filtrer que brouhaha discordant en jaugeant quel gémissement est tolérable à entendre, pendant que de la main droite de l’UMP, on lui sangle les bras pour éviter les contractions violentes, puis on lui fait les poches en lui promettant avec son argent un meilleur traitement pour demain...
amicalement, barbouse.
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