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Accueil du site > Actualités > International > Mais que nous prépare donc G. W. Bush ?

Mais que nous prépare donc G. W. Bush ?

L’entrée en conflit armé avec l’Iran, seul moyen pour George W. Bush de redorer son blason, passablement terni, n’est plus qu’une question de jours. Jamais en effet on a réuni autant de preuves de cette imminence. Trop d’événements récents conduisent à cette même conclusion, qui n’est, je vous l’avoue, pas très rassurante pour l’avenir du Proche et Moyen-Orient et de l’humanité toute entière, si on choisit l’option « pessimisme majeur ».

Le premier des ces symptômes visibles, c’est bien entendu l’incroyable armada qui croise depuis peu au large des côtes iraniennes. Trois porte-avions, en même temps, ce n’est pas rien, et c’est plutôt rare : le Nimitz, le Dwight D. Eisenhower et le John C. Stennis, accompagnés par leurs destroyers protecteurs, leurs bateaux de liaison et de ravaitaillement. Sans oublier leurs sous-marins d’attaque respectifs, ultimes remparts contre une attaque marine. Officiellement, le premier n’est arrivé que pour remplacer le second, sur site depuis des mois et qui doit retourner aux Etats-Unis pour se refaire une santé. Le commandement de l’ensemble de la flotte est le fait du pacha du sous-marin d’attaque USS Scranton, l’amiral Fallon. A bord du Scranton, deux drones détecteurs de mines, dont on sait que les côtes iraniennes sont truffées, depuis les précédents conflits.

Officiellement toujours, c’est pour participer à des "manœuvres, couplées avec des moyens d’attaques amphibies". En prime des trois porte-avions, croise en effet également dans les mêmes eaux le Bonhomme Richard, un porte-hélicoptères, accompagnant l’USS Bataan, sur zone depuis janvier, qui s’était illustré lors du cyclone Katrina, l’USS DEnver et l’USS Rushmore, des porte-péniches de débarquement. Et au milieu de tout ça, trois destroyers lance-missiles AEGIS, l’USS Milius, l’USS Chung-Hoon et l’USS Chosin . La profusion de lance-missiles AEGIS correspond à la crainte de voir l’Iran utiliser les siens contre les navires de cette flotte, et les porte-péniches à une possibilité clairement affichée d’invasion terrestre du pays.

Officieusement, on a dès aujourd’hui dans cette partie du monde la même menace que lors du second conflit irakien, avec plusieurs centaines de missiles Tomahawks dispersés à bord de l’ensemble des bateaux. Parmi les observateurs des divers mouvements de la flotte, dont le général russe Leonid Ivashov, beaucoup sont perduadés de l’imminence de l’attaque. Pour ne rien gâcher, l’armada est aux ordres de l’amiral Fallon, de l’aéronavale, plutôt prédisposé à préconiser des attaques aériennes. Or ce choix, aujourd’hui, prête en fait à une certaine confusion, l’amiral ayant tout d’abord refusé l’envoi d’un troisième porte-avions sur zone, synonyme pour lui d’attaque imminente. Un amiral nommé à la tête d’un dispositif en remplacement d’un autre gradé soupçonné de ne pas souhaiter l’attaque contre l’Iran. Pour l’instant, notre amiral resterait le seul garant du non-déclenchement de l’attaque ! De l’ensemble du dispositif, c’est donc bien l’arrivée toute récente du troisième porte-avions qui pose problème, car elle tendrait à prouver que Fallon a perdu son pari ou son bras de fer avec l’administration Bush. Ou bien que la Navy dans son ensemble, opposée ces derniers mois à une intervention, s’est soumise à un diktat de la Maison-Blanche.

Car il y a bien d’autres moyens d’attaquer l’Iran : en 19 heures de vol et plusieurs ravitaillements, les B2 peuvent arriver en effet sur Téhéran. Un bombardement classique par bombes guidées par GPS GBU-37 "bunker buster", de 5000 livres, coûtant chacune 231 250 dollars pourrait avoir lieu, à moins que W.Bush ne décide d’utiliser des "mini-nukes" comme la B61-11, des bombes nucléaires tactiques que rêvent d’utiliser depuis des années ces généraux. Pour voir les effets de ce type de bombes, les généraux US sont allés jusqu’à tester la force de 700 tonnes d’explosifs conventionnels en Utah, en mars 2006, lors d’une opération appelée "Divine Strake". A noter que les essais de ces bombes tactiques nucléaires, en plein désert, aux USA, dès 1962, ont dégagé de biens étranges nuages, ayant une ressemblance certaine avec ceux aperçus en 2001 en plein New York... Pour ce faire, les B2 devraient donc décoller de nuit et voler pendant presque une journée pour arriver sur zone. Nul doute que de nombreux "spotters", ces photographes d’avions qui ont révélé les mouvements des avions Gulfstream de l’état US. Des avions sans immatriculation officielle ou à dénomination déguisée qui contenaient des détenus de Guantanamo qui allaient ainsi se faire questionner... sans ménagements dans leurs pays d’origine. Ailleurs, on s’apprête aussi : les frappes aériennes américaines pourraient être lancées depuis l’île de Diego-Garcia, dans l’océan Indien, avec des B-52 avec à leur bord des missiles de croisière.

Ce ne serait pas la première fois que des avions US sillonneraient le ciel iranien. Du 21 au 24 mars 2003, déjà, l’espace aérien iranien a été impunément violé par l’aviation américaine. Il s’agissait alors de bombarder les installations pétrolières de Khorramshahr, d’Abadan et de Manyuhi en Iran, près de la péninsule de Faw (contrôlée par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et le Koweït). Les Iraniens ont eu beau protester, il leur a été répondu que les dégâts avaient été provoqués par des "bombes égarées". En fait, ces raids avaient permis de tester les défenses iraniennes, qui, depuis, se sont équipées à grands frais d’engins soviétiques hypersophistiqués pour éviter le survol de leur territoire. Des Iraniens en effet protégés par une défense anti-missile neuve et hyperefficace à base de Thor-M1 et de S-300 PMU russes. En avril 2006, Seymour Hersh évoquait ainsi les préparatifs américains dans la région du globe : "Des groupes de planification de l’armée de l’air sont en train d’établir des listes de cibles et des équipes de troupes de combat américaines ont reçu l’ordre de s’introduire en Iran, en secret, pour collecter des données sur les cibles et établir un contact avec des groupes ethniques minoritaires antigouvernementaux". Les plans précis sont prêts depuis 2006.

L’autre preuve que quelque chose de grave se trame, c’est aux Etats-Unis même, avec l’incroyable annonce, le 9 mai dernier, de deux documents ajoutés par l’administration Bush aux textes régissant la sécuité intérieure du pays, le Homeland Security Presidential Directive/HSPD-20 et le "National Security Detective" NSPD 51, qui vont dans le sens d’octroyer les pleins pouvoirs au seul président "en cas d’attaque catastrophique du pays". Sont cités comme exemples de référence Katrina... et le 11 -Sptembre. Certains y voient un signe d’une possible manipulation, avec un faux attentat d’envergure permettant cette prise de pouvoir par ce biais par un gouvernement aux abois. Trouver pire que le 11-Septembre, il va falloir avoir de l’imagination, côté administration US. A moins de recourir à une arme nucléaire sur le territoire US, on ne voit pas très bien ce que ça pourrait être : pour certains, en tout cas, l’annonce d’un attentat d’une ampleur sans commune mesure aux Etats-Unis sonnerait au moment même la trompette de la charge contre l’Iran, quel que soit d’ailleurs le véritable coupable. N’oublions pas que le WTC7 n’était pas encore par terre que FoxNews annonçait déjà que derrière le 11-Septembre se cachait Ben Laden, sans une seule preuve tangible à montrer.

Une théorie renforcée part les faits : l’excuse d’un attentat sur le territoire américain ou d’une attaque délibérée de la marine iranienne, les deux options sont possibles. Le 22 mai dernier, selon des sources en provenance des services secrets US, G.W. Bush aurait autorisé une nouvelle action de provocation pour obtenir une réaction armée iranienne qui servirait de prétexte aux représailles américaines... C’est le retour d’une méthode désormais empirique chez le gouvernement américain. Johnson avait utilisé cette méthode pour reprendre les bombardements en 1964, ce sont les épisodes des incidents du Golfe du Tonkin. C’est cela ou l’attente d’un attentat en forme d’excuse pour attaquer. Déjà, on sent quelques prémices de ce principe : dans un récent discours, W. Bush a rappelé "qu’Oussama ben Laden avait chargé en janvier 2005 l’ancien chef d’Al-Qaeda en Irak, Abou Moussab al-Zarqaoui, tué en Irak depuis, de préparer de nouvelles attaques à l’étranger". Tout se passe comme si on annonçait au préalable une catastrophe sur le territoire américain, dont on sait qu’elle serait déclencheur d’une invasion ou de bombardements de l’Iran, devenu le nouvel "axe du mal" pour ce président qui se présente comme le nouveau croisé du XXIe siècle.

Or, tout cela repose sur le même principe fallacieux avec lequel les Etats-Unis se sont introduits en Irak : selon Hersh,"la campagne soutenue de bombardement en Iran humiliera le pouvoir religieux et conduira le public à se soulever et à renverser le gouvernement". On a vu les résultats de ce principe d’ingérence armée sur l’Irak, aujourd’hui à feu et à sang. G.W.Bush campant sur ses positions, ou plutôt une seule en l’occurrence : "Nous sommes pleinement conscients que les Iraniens ne doivent pas acquérir l’arme nucléaire", disait-il encore fort récemment. En affirmant en même temps vouloir peser de tout son poids sur l’ONU pour aboutir à des négociations... mais en préparant en même temps une attaque de grande envergure sur le pays. Avec comme seconde répercussion pour lui-même d’en profiter pour obtenir de ses concitoyens les pleins pouvoirs, pour "raison majeure". L’attaque de l’Iran, en résumé, suite à un attentant ou à une provocation, signifierait donc la marche forcée vers une dictature américaine, rien de moins. On ne doit plus en être loin, maintenant : cerné de toutes parts par l’opinion publique et ses élus au Congrés, George W. Bush n’a plus beaucoup d’alternatives. Entre la politique du pire et le réalisme, on peut craindre qu’il choisisse la première solution. Après lui, le déluge ?


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140 réactions à cet article    


  • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 28 mai 2007 13:50

    A l’auteur

    Il ne reste que quelques mois à l’actuel président. Les présidentielles de 2008 changeront-elles la donne ? Votre article est fort bien documenté. La question restera toujours de savoir si oui ou non l’Amérique s’aventurera dans une autre guerre. Le peuple américain a, à mon avis, atteint ses limites de la patience et de la tolérance à l’égard d’une certaine qualité d’information que lui distille l’administration Bush. Ouvrir un autre champ d’hostilités est bien risqué, à mon avis.

    Il se trouve à propos de l’Iran une valse hésitation entre l’impératif de se parler et l’impératif de se haïr. Georges W. Bush a beaucoup de difficultés par les temps qui courent à naviguer entre les deux tendances.

    Pierre R.



    • pattesdechat 7 juin 2007 22:40

      @la mouche du coche

      oui et ?


    • morice morice 28 mai 2007 13:56

      Exactement, cher Pierre. Je ne suis pas PERSUADE de cette option militaire, mais je trouve que la présence d’un force aérienne aussi massive que celle prévalant à l’entrée en guerre contre l’Irak a de quoi inquiéter, surtout si on le relie, ce que fait cet article, au fait qu’intérieureurement, tout est prêt désormais pour une prise de pouvoir fort. En résumé, le sommet de ce que souhaitent les neo-cons est en place. A nous d’être attentifs sur le moindre indice, désormais. Ce serait une catastrophe, au final, et pas que pour l’IRAN ni pour les USA...


      • tvargentine.com lerma 28 mai 2007 14:34

        Cela ressemble a l’écriture d’un jeu video de guerre mais G Bush aura t-il le courage de faire une guerre juste qui consistera à éliminé un régime obscurantisme et terroriste

        Nous pouvons en douter sérieusement,dommage

          Lire les 4 réponses ▼ (de Dominique Larchey-Wendling, dom y loulou, goc)

        • bulu 28 mai 2007 14:38

          J’ai du mal a croire a un nouvel attentat sur le sol americain, d’autant que celui-ci devrait etre suffisemment enorme pour eluder les questions sur comment il fut possible en passant directement a l’attaque et a l’etat d’urgence...Et l’europe, la russie dans tout ca qui pour l’instant couvrent Bush sur le 11/09 ?


          • morice morice 28 mai 2007 14:42

            Il faudra bien trouver un prétexte. Il reste encore pas mal de tours, aux Etats-Unis. Pour ce qui est du lien entre un attentat et une invasion, pas de problème, il suffit de rappeler Colin Powel qui nous montrera à l’ONU une fiole pleine de lait comme étant de l’Anthrax. Ils savent le faire très bien, les américains.


          • Krakatoa 28 mai 2007 15:23

            Il y a en effet de quois se poser des questions devant un tel déploiement... Pour ce qui est de Fallon, je trouve remarquable son attitude qui consiste à ne pas cautionner une folie manifeste (le site De Defensa a évoqué également ces atermoiements). Quel est l’intérêt de bombarder l’Iran si ce n’est pour faire perdurer l’hégémonie stratégique d’Israel, une toute puissance et une impunité régionale qui ne lui rend pas service à long terme tant ses dérapages sont nombreux et impunis. Un rééquilibrage est nécessaire. Quid de la Corée du Nord bien plus dangereuse ? Et le Pakistan nucléarisé et fanatique au bord du gouffre ? Il y a d’autres urgences que celle qui consiste à redorer le blason terni de George Bush d’autant que cette aventure nous conduira vers un probable chaos planétaire. C’est sans doute une manière d’exhausser les prières délirantes des évangélistes fous qui veulent précipiter le monde dans l’Armageddon (la fin du monde) pour accélérer l’avènement christique... On en est là, à supputer sur les folies des uns et des autres. Article intéressant et bien documenté qui sera repris sur mon blog, comme souvent mon cher Maurice.


            • Xerxès Xerxès 28 mai 2007 15:44

              @ Morice

              Bon article. J’avais lu l’article de Général Leonid Ivashov sur Réseau Voltaire.

              Il faudrait juste rajouter qu’en cas de frappes aériennes tous leurs intérêts seront visés. A commencer par tous les pays du Golfe Persique, où les bases Américaines sont installés, qui seront des cibles idéales pour l’Iran ainsi que les soldats Américains et Britannique en Irak...

              Ça serait trop de demander à Bush d’y réfléchir, mais ce que nous ne ferions pas est de fléchir.

              Cordialement

              Xerxès


              • goc goc 29 mai 2007 02:08

                on peut tout dire des usa, mais une chose qu’on ne peut ignorer c’est sa capacité militaire

                il ne fait aucun doute que l’armée US saura ecraser dans l’oeuf toute possibilité de resistance de la part des iraniens

                mais le problème restera comme d’habitude tout entier, a savoir : gagner la guerre c’est facile quand on a l’armée la plus puissante (et de loin) du monde, mais gagne la paix, reste dans l’incapacité « génétique » des usa

                et sans oublier l’incapacité habituelle de tout etat fort et arrogant, celle d’imaginer les conséquences et autres « effets de bord » de leur politique

                maintenant allons encore plus loin dans le raisonnement imaginons que tout se passe comme prévu, que les usa gagnent, qu’ils envahissent l’iran, et contrôlent le pays comme ils contrôlent l’Irak, a coup de pillage de ressources...et apres ???

                qui sera le prochain ?

                la Chine ??... la Russie ??


              • tekiron 2 juin 2007 20:03

                Tout comme parkway, je ne pense pas que l’armée américaine puisse « tuer dans l’oeuf » les forces militaires iraniennes. Certes la majeure partie des forces de défenses seront quasi instantanément détruite (un bon vieux bombardement, avec les jolie bombounettes de l’oncle Sam... en plus ça relance l’économie américaine !). Mais ensuite ? L’invasion terrestre ? Certainement. Alors, il faudra venir à bout des poches de résistance (l’iran est tout de même une grande nation militaire !), replacer le gouvernement par un autre pro-américain et le faire accepter par la population histoire de ne pas se retrouver avec une guerre civile sur les bras... ça me parait bien compliqué tout cela, surtout avec le conflit irakien qui n’est pas fini, une opinion américaine plutot refroidi et des élections sur le coins du feu... quand à la thèse d’un nouvel attentat, ça me parait compliqué. La vieille europe c’est fait avoir une fois(enfin, non plus que ça, mais pas dans cette ampleur), peut etre pas une seconde fois... (merci de me laisser un peu d’espoir)

                Bravo en tout cas pour ce bel article très documenté.


              • Ulysse 28 mai 2007 16:18

                Hum, je suis dubitatif, certes les américains bandent leurs muscles, c’est indéniable, bien sur, ça ferait plaisir à pas mal de neo-cons comme vous dites de « se faire l’iran », ceci dit ça me parait être un jeu vraiment dangereux.

                Tout d’abord, ça couterai cher en terme d’image aux USA dans la région, une petite guerre perso décidée par principe après le 11 septembre, ça peut passer, une seconde juste à coté ça serait dangereux. Et puis je doute que les israéliens se risquent à jouer à ça également...

                Un nouvel attentat aux US, pour remobiliser l’opinion ? Il faudrait que ça soit énorme et trés bien ficelé, dans ce cas là, même une bombe atomique ne suffirait pas je pense. Par contre un assassinat de Bush... Le symbole serait beaucoup plus fort, les coupables plus faciles à trouver et l’opinion finalement plus touchée je pense. En plus c’est quasiment la seule chose qui pourrait rendre possible une victoire républicaine en 2008. Mais papa lachera t’il le fils au point de le laisser assassiner ? j’en doute !

                Une fois l’opinion intérieure convaincue, il faudra encore convaincre, l’Egypte, les émirats, et Israel qui n’a rien a gagner d’une nouvelle guerre dans la région... Sans compter qu’une fois l’iran hors d’état de nuire, il faudra logiquement attaquer la syrie qui sera devenu le nouvel ennemi et le centre de la « resistance ». Vraiment, j’espére de tout coeur que vous vous trompez !


                • Fanch 28 mai 2007 17:52

                  Intéressant cette histoire d’attentat contre Bush, quand on sait que c’est Cheney qui anime le camp des pro-guerres, tandis que Bush junior se laisse peu à peu amadouer par Condie, davantage conciliante et pour une solution diplomatique.

                  A Rome, les patriciens n’hésitaient pas à s’assassiner entre eux pour accroître leur pouvoir. L’oligarchie impériale US est loin d’être monolithique.

                  Surtout que Bush n’est pas rééligible, donc ne sert plus à rien.

                  Nous espérons tous de tout coeur que cela n’arrivera pas, bien sûr. A part çà, les USA ont lancé une guerre après le 11 septembre en Afghanistan, la guerre en Irak est la deuxième guerre, « pour le plaisir », et leur popularité n’a pas grand chose à perdre dans la région avec une troisième guerre.


                • stephanemot stephanemot 28 mai 2007 16:31

                  George W. Bush n’agit pas en Président des Etats Unis dans l’intérêt de son pays, ni même en Républicain dans l’intérêt de son parti, mais en fondamentaliste dans l’intérêt du fondamentalisme. En ce sens et depuis le départ, il mène une stratégie gagnante. Y compris et surtout en Irak.

                  Loin de constituer des « dommages collatéraux » de la guerre en Irak, la partition du pays ainsi le renforcement des fondamentalistes (dans la région - en particulier en Iran et en Israel, mais aussi en Europe, en Asie, en Amérique... partout dans le monde) étaient non seulement prévus mais souhaités ; the very aim of the sick game.

                  L’Iran suit logiquement, non comme l’étape suivante mais comme l’ultime combat aux yeux des theocons les plus fanatiques, qui espèrent dans un camp la seconde venue du Christ et dans l’autre celle du Mahdi (cf ci-dessous mon blogule sur le sujet en janvier dernier).

                  La tension a sensiblement diminué depuis quelques mois mais pas la motivation de ces fous furieux.


                  • Elmar 28 mai 2007 16:34

                    Et s’il ne s’agissait que d’un moyen parmi d’autres pour inciter l’Iran à « revenir dans les clous » en matière nucléaire et non le prélude à une guerre contre l’Iran ?

                    Croyez-vous vraiment que Bush puisse raisonnablement mener une guerre là-bas aussi étant donné son impopularité, le fait qu’il ne se représentera pas en 2008, l’opposition démocrate au Congrès et l’état des finances US ? Il me semble que ces éléments-là ont plus de poids que la présence militaire sur place, qui se justifie en grande partie par la situation irakienne (ce qui n’était évidemment pas le cas avant l’intervention en Irak).

                    Pour argumenter dans ce sens vous dites « Certains y voient un signe d’une possible manipulation, avec un faux attentat d’envergure permettant cette prise de pouvoir par ce biais par un gouvernement aux abois. Trouver pire que le 11-Septembre, il va falloir avoir de l’imagination, côté administration US. A moins de recourir à une arme nucléaire sur le territoire US, on ne voit pas très bien ce que ça pourrait être : pour certains, en tout cas, l’annonce d’un attentat d’une ampleur sans commune mesure aux Etats-Unis sonnerait au moment même la trompette de la charge contre l’Iran, quel que soit d’ailleurs le véritable coupable ». Vous croyez vraiment Bush cinglé au point de tirer une bombe sur son propre pays, ou de faire un 11/9 bis, pour intervenir en Iran ?

                    Et Ahmadinejad, vous le croyez capable de lancer des missiles sur son propre pays pour lancer la Bombe partout s’il parvient à s’en doter ?


                    • Dominique Larchey-Wendling 28 mai 2007 19:58

                      En février, Zbigniew Brzezinski, l’un des acteurs les plus influents de la politique étrangère US, a déclaré qu’un « scénario plausible pour un affrontement militaire avec l’Iran » impliquerait « un échec de l’Irak à atteindre ses objectifs, suivi par des accusations d’une responsabilité iranienne dans cet échec, puis par quelque provocation en Irak ou un acte terroriste aux US dont on accuserait l’Iran, culminant par une action militaire ‘défensive’ contre l’Iran qui plonge une Amérique esseulée dans un cauchemar plus grand et plus profond, s’étendant finalement à l’Irak, l’Iran, l’Afghanistan et au Pakistan. »

                      Donc ce n’est pas l’auteur qui invente la possibilité d’une attaque contre son camps pour justifier une aggression contre l’Iran, ce sont des personnes au plus haut de l’establishment géopolitique US qui en craignent l’occurrence.


                    • Sylvio Sylvio 28 mai 2007 16:43

                      Demain, on va nous annoncé à grand renfort de 1ère page et de headline « Le faux-pas de l’Iran : un missile s’écrase sur un bâtiment de la Navy » ou « L’iran a capturé des soldats américains en Irak » ou « Un attentat contre une base militaire américaine », etc...

                      Et on nous démontrera que l’Iran a commis un grave faux pas en attaquant les USA et que les USA se préparent à une riposte de grande envergure en bombardant quelques points stratégiques iraniens. L’Iran sera montré honteusement comme étant l’attaquant.

                      Bref, une opération « false-flag » (fausse attaque imputée à l’Iran) similaire à celle du golfe du Tonkin qui a servit a entrée en guerre contre le Vietnam risque bien d’être l’événement déclencheur.

                      Bien entendu, ce n’est pas l’Iran qui attaquera les états-unis car il suffit de voir une carte des bases militaires américaines aux moyens orient ainsi que la position des 2 bastions américains aux M.O. : Irak et Afghanistan pour comprendre simplement qui attaque qui ? Ce ne sont pas des bâtiments de guerre ou des bases militaires iraniennes qui encerclent les USA aujourd’hui. Ce serait être suicidaire et se tirer un missile dans le pied que d’essayer d’attaquer les USA ou Israël.

                      Cartes :
                      http://www.globalpolicy.org/images/empire/intervention/middleastmap.gif
                      http://lawrenceofcyberia.blogs.com/photos/cartoons/iran_surrounded.jpg

                      Qui n’aurait pas peur dans cette situation et ne chercherait pas à acquérir une arme de dissuasion ?

                      Que ce soit vrai ou non, le peuple iranien n’a pas a mourir ou être meurtri sous les bombes du complexe militaro-industriel américain et quand Bush évoque qu’il n’exclue pas d’utiliser l’arme nucléaire (mini-nuke), on peut avoir la nausée.

                      En espérant que nous ayons tous tort et que cette guerre n’aura pas lieu car elle sera encore une fois honteuse et terrible. La fuite en avant de G.W. Bush fait vraiment peur, j’ai peur qu’un événement grave comme le 11/09/01 arrive d’ici 2008. Il semble que ce soit une nécessité absolue pour les néo-conservateurs d’attaquer l’Iran : la vente du pétrole iranien en euro qui fait trembler le dollar, le pic pétrolier qui approche à grand pas et les ressources naturelles qui doivent être contrôler à tout prix pour faire face à la Chine (et l’Europe et la Russie).

                      voir absolument le documentaire « Oil, Smoke & Mirrors » (pétrole et écran de fumée) : http://www.reopen911.info/11-septembre/oil-smoke-mirrors-vo-st-fr/

                      Lire la suite ▼

                      • Montana 28 mai 2007 20:50

                        Tres bon article, merci Morice. Commentaires constructifs egalement, cela fait plaisir.

                        A lire, pour contre-balancer le catastrophisme de la video de reopen911.org :

                        http://www.delaplanete.org/Pic-Petrolier-Culte-du.html

                        Montana


                      • Romain 28 mai 2007 17:19

                        Les americains se sont fait avoir une fois. Un attentat style 11 septembre sur le sol americain ne suffirai pas à mobiliser l’opinion pour une attaque de l’Iran. Par contre un attentat style pire que le 11 septembre dans un autre pays occidental (+ 1 attentat chez eux histoire de) aurait beaucoup plus d’impact parceque la le credo serait : « Regardez nos alliés se font attaquer nous devons les protéger et les aider parceque nous sommes les gentils Americains !!! » beaucoup plus vendeur que : « Il faut apporter la démocratie dans ce pays que personne connais »


                        • Forest Ent Forest Ent 28 mai 2007 17:36

                          Tout ceci démontre fort bien que les US signifient à l’Iran qu’ils peuvent intervenir. C’est ce que l’on appelle diplomatiquement une « tension ». Cela ne signifie pas nécessairement la guerre, heureusement. L’Irak coûte déjà fort cher. Les démocrates renâclent à voter le budget. Il y a des élections dans 18 mois. Tout ça, quoi ...


                          • Fanch 28 mai 2007 17:44

                            Les USA et l’Iran sont en pleine guerre froide : au Liban, en Irak, en Afghanistan et en Iran même, les deux pays s’affrontent par rebelles et milices interposés.

                            Dire qu’il y a un vaste plan d’attaque avec complot à la clef, pourquoi pas ? Je crois davantage à l’amateurisme et l’improvisation permanente du côté de l’administration Bush. Ce qui ne réduit en rien les risques de conflit.

                            Un attentat aux USA pour donner les pleins pouvoirs au président est concevable. C’est une idée qui fait son chemin et a déjà fait l’objet de plusieurs lapsus de hauts gradés US.


                            • Philippe D Philippe D 28 mai 2007 17:49

                              Et bien dites donc !

                              Une bombe atomique aux USA, l’assassinat de Bush, des attentats partout en Europe, Armageddon ...

                              Pff quel assaut d’imagination ! Il y en a certains qui sont en train de prendre leurs pires cauchemards pour des réalités.

                              Article et commentaires très rafraichissants, et puis ça fait un peu retomber la pression après les élections.


                              • Leonard 28 mai 2007 18:06

                                Certes les us ont des porte-avions au large de l’Iran. Avez vous cherchez la position du notre ? Ben il est la bas lui aussi et se porte bien a la manoeuvre avec nos copains d’outre atlantique. Enfin, copains que pour certains a lire les commenaitres.

                                Enfin on a beau faire de la politique pacifiste quand on a pas d’argent comme ne France, il est toujours utile d’eviter aux terroristes d’avoir une arme telle qu’une bombe atomique. Certe elle ne nous tombera peut etre pas dessus en Europe mais ceux qui se la prendront dessus seront moins convaincus.

                                Vaud il mieux prevenir que guerir ? Je pense que oui alors si l’Iran continu dans cette voie la, elle cherche le blame qui se profile a son horizon.

                                Enfin, j’espere que si comme dans la chanson a Sting, « les iraniens aiment leurs enfants » alors ils feront ce qu’il faut pour que ca n’arrive pas.


                                • morice morice 28 mai 2007 18:52

                                  pour mémoire, inutile de chercher notre porte-avions national prêt des côtes du Pakistan, où il était : il est rentré à Toulon le 20 mai dernier pour une longue séance de radoub de 15 mois (http://www.laprovence.com/articles/2007/05/20/58159-UNKNOWN-Le-Charles-de-Gaulle-va-recharger-les-accus.php). A ce propos, on lui mettra enfin les bonnes hélices, à ce Napadélis digne d’un film d’Obélix et Astérix. Je parie que pendant 15 mois on va entendre parler de la mise en chantier d’un second...


                                • morice morice 28 mai 2007 18:59

                                  Wawa, inutile d’imaginer : le détroit est déjà en partie miné, ou tout comme. Des sources de 2006 indiquaient déjà que c’était en préparation (http://www.newsmax.com/archives/articles/2006/2/28/181730.shtml). Le plus important, c’est plutôt les missiles déployés à cet endroit (http://www.iran-resist.org/article1692) et les 3 sous-marin « Kilo » (d’origine russe) sur zone. En tout cas, c’est bien l’un des 5 points chauds du monde (http://www.jakouiller.com/index.php/2006/05/13/208-les-cinq-points-les-plus-chauds-du-monde).


                                • Bateleur du Tarot Bateleur du Tarot 28 mai 2007 23:36

                                  Bonjour,

                                  Je vous invite à lire cette analyse et les liens sur lesquels elle pointe. Ce document a été fait par des gens qui je pense connaissent bien le sujet puisqu’ils sont iraniens.

                                  Bonne lecture.


                                • pixel pixel 28 mai 2007 18:07

                                  La paranoïa à ceci d’intéressant c’est qu’elle developpe l’imaginaire mais trop souvent sous forme de cauchemards.


                                  • Itamessaest 28 mai 2007 18:17

                                    @ l’auteur

                                    Votre imagination vous joue des tours. Les USA empêtré qu’ils sont en Irak n’ont pas le morale ni les moyens financiers d’attaquer l’Iran.

                                    Les affaires étrangères ne se limitent pas à la soi-disant rumeur qui dit que. C’est un dossier on ne peut plus sérieux et sensible.


                                    • lyago2003 lyago2003 28 mai 2007 18:24

                                      Pas besoins de chercher midi à quatorze heures ,Mr Busch et son administration d’évangélistes contrôlent tous les appareils de l’Etat si le simple prétexte des soi-disants armes de destruction massives ont suffit pour faire la guerre à l’Irak, le moindre incident suffira au lobby politico militaro et marchands d’armes à entraîner les USA dans un conflit contre l’iran !

                                      Ce que je ne pense pas une seule seconde que les USA ont les moyens militaires d’ouvir un nouveau front alors que leur occupation de L’Irak est de plus en plus fragilisée.


                                      • morice morice 28 mai 2007 18:43

                                        Calmos, toujours égal à lui-même et toujours à lire ce qu’on écrit. Un lecteur, au moins, c’est déjà pas mal me direz-vous. Un seul aussi à ne parler du contenu, vu que là il n’a rien à dire. Pour ce qui est du second front, autant se dire que le prmier est tellement mal engagé, qu’un second ne pourrait qu’aider à tout faire basculer. A savoir l’embrasement complet de la région, tant qu’à faire. La conclusion est , je me permets de le rappeler « après lui le déluge ». Pour un fondamentaliste comme Bush, ça sonne plutôt bien, je pense.


                                      • wawa wawa 28 mai 2007 18:49

                                        petit détail qui a echappé à tout le monde : la riposte iranienne pourrait etre tout simplement de balancer plusieurs centaines de milliers de mines flottantes dans le détroit d’Ormuz, bloquant ainsi une bonne moitié de la prodction pertrolière mondiale, (celle du golfe persique).

                                        on ne peut imaginer alors les repercussion mondiales de cette riposte (un petrole a 400$ le baril ?), la chine serait d’ailleurs a genou, ce qui pourrait etre un argument aux americains !

                                        et si l’envie ne manque pas aux americains (et israeliens) d’attaquer, voir d’atomiser l’iran, cette simple menace doit les faire réflechir.

                                        Quand à une attaque terrestre de grande envergure, les américains n’ont pas les moyens humains de la soutenir déja empetré qu’il sont en irak ! et les iraniens pourraient alors compter sur des livraisons de matériel militaires russes ! qui ont d’ailleurs déja commencé,


                                        • Dominique Larchey-Wendling 28 mai 2007 19:46

                                          Vous avez raison, les américains n’ont pas de solution militaire conventionnelle contre l’Iran. Une attaque aérienne n’aura que peu d’effet sur le programme nucléaire Iranien et ne pourra que les convaincre de se doter de l’arme de dissuasion si toutefois ils n’en sont pas déjà convaincus. Une attaque terrestre est hors des moyens Américains, vu qu’ils n’arrivent déjà pas à stabiliser l’Irak, l’Iran serait un enfer pour eux. Voilà la conclusion de Sam Gardiner après un War Game impliquant l’Iran :

                                          « You have no military solution for the issues of Iran. And you have to make diplomacy work. »

                                          Aussi, la seule option qui resteraient à des USA embarqués dans conflit avec l’Iran serait de mettre un oeuvre la nouvelle doctrine nucléaire formalisée en 2005, l’un des mobiles pour l’utilisation d’armes nucléaires étant, page III-2 :

                                          « For rapid and favorable war termination on US terms. »

                                          Autrement dit, l’utilisation d’armes nucléaires serait justifiée si elle concourt à « une fin de guerre rapide et favorable aux intérêts des Etats-Unis. »

                                          Un autre mobile, toujours page III-2 :

                                          « To ensure success of US and multinational operations. »

                                          Pour s’assurer du succès d’opérations militaires US et multinationales.

                                          Qu’est-ce qui nous protègerait d’une utilisation d’armes nucléaires stratégiques contre l’Iran au cas où les USA se trouveraient en situation d’échec dans le cadre d’un conflit conventionnel avec ce pays ? Rien, c’est même l’un des contextes privilégiés pour la mise en oeuvre de leur nouvelle doctrine nucléaire préventive.

                                          Alors oui, il y a objectivement de quoi être très inquiet des conséquences prévisibles d’une attaque Occidentale de l’Iran.

                                          Lire la suite ▼

                                        • goc goc 29 mai 2007 02:17

                                          pourquoi ne vous posez-vous pas la simple question suivante :

                                          et si le « fiasco » irakien etait un simple leurre destiné uniquement a justifier le presence des militaires americains dans la region, et surtout garder a l’esprit du monde entier, l’idée que la zone est toujours chaude

                                          car, imaginez simplement que les usa avaient gagné a 100%, ils auraient ete obligé de se retirer, y compris d’afganistan, et alors comment auraient-ils fait pour attaquer l’iran, voir meme pour simplement justifier une attaque sur l’iran


                                        • Dominique Larchey-Wendling 29 mai 2007 10:43

                                          Bien-sûr que l’instabilité Irakienne permet de justifier la prolongation de l’occupation. L’ambassade des USA dans la zone verte de Bagdad est la plus chère et la plus grosse de toutes les ambassades jamais construites dans le monde. Les USA ont prévu d’installer plusieurs bases militaires en Irak.

                                          Alors non, ils n’ont pas du tout envie de partir et ils ne le feront que contraints et forcés ou lorsqu’ils auront l’assurance d’avoir installé en Irak un régime suffisamment fantoche et complaisant avec la présence des bases, garantes de la docilité de l’Irak à l’égard des dictats américains, en particulier, sur les contrats d’exploitation pétroliers.

                                          Le problème, l’imprévu, c’est que cette guerre est en train de détruire le moral des américains à petit feu, leur stature internationale, leurs finances et leur armée. Ils multiplient leurs ennemis et leurs dettes. Et l’instabilité des marchés pétroliers à l’approche du « Peak Oil » enrichit considérablement les ennemis des USA. Alors ils devront peut-être reculer malgré tout. Ou se lancer dans la fuite en avant. Pour Bush et sa clique, c’est le seul moyen d’éviter de porter toute la responsabilité de l’échec.


                                        • bobo 28 mai 2007 19:09

                                          Si j’ai bien copris.... D’après l’auteur, vers la fin de sa rédaction, les américains cherchent des prétextes ou des provocations de la part de l’IRAN, pour attaquer ce pays ????!!!! Alors pour attaquer l’IRAK ils avaient besoin de 11 septembre !!!! Donc les américains, eux même ont élaboré le 11 septembre !!! et non pas BEN LADEN !!!! oooookkkkk !!!! donc 11 septembre made in USA !!!!! je me demandais comment ça peut être possible pour quelques étudiants qui ont prient quelques heures de pilotage, piloter un Boeing !!!!


                                          • morice morice 28 mai 2007 20:48

                                            Les américains, « bobo », appellent ça « inside job ». Entièrement d’accord avec Sacha sur le point de l’absence totale d’opposition aux USA. D’où la méconnaissance de ce qui précède : « l’inside job » reste peu expliqué. En résumé, les américains font tout eux-mêmes. Les guerres et la paix. Plutôt la guerre d’ailleurs. Ça leur rapporte plus que la paix. Gesticuler, je ne crois pas que ce soit que ça. Ou alors, ça revient cher la gesticulation : il y a au bas mot plus de 25 000 hommes là. Il y en a déjà plus de 6000 par porte-avions (http://www.netmarine.net/bat/porteavi/monde/index.htm).


                                          • dom y loulou dom 29 mai 2007 00:27

                                            tiens bobo... un beau cadeau de Jenny habitante de Manhattan ayant filmé l’envers du décor du 11 septembre sans le savoir.

                                            http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=15931

                                            je sais je me répète... mais comme j’hésitais aujourd’hui à entrer en grève de la faim...  smiley smiley smiley


                                          • Sacha Sacha 28 mai 2007 19:17

                                            Article qui nous donne la liste de tout ce que les Américains ont dans le Golfe. Et pour faire quoi ? Envahir l’Iran ? Ils n’arivent pas s’en sortir en Irak. Bombarder l’Iran ? ET après, attendre la réplique des ayatollahs ?Même pas besoin pour eux de mines, même si l’entassement des navires dans le Golfe y ferait un carnage, il sufit de tirer quelques missiles iraniens sur Dubai, ce prétendu nouveau paradis du nouveau monde global, ou encore mieux, d’envoyer quelques embarcations de Pasdaran et d’y faire une gigantesque prise d’otages dans les hotels du front de mer, et c’est la panique dans le monde entier.

                                            Ce n’est pas parce que les Américans sont les plus forts qu’ils vont faire ceci ou cela. Leur problème c’est qu’ils ne peuvent plus rein faire que de gesticuler. Liser le blog de JP Immarigeon, il explique ca très bien depuis plusieurs mois.

                                            http://americanparano.blog.fr

                                            Et aussi pourquoi le régime politique US fonctionne comme il doit fonctionner, parce que la constitution donne depuis le début tous les pouvoirs et pas seulement de guerre au président. Ce n’est pas nos systèmes parlementraires, avec des ministres responsables devant les députés (même en France). Il n’y a pas d’opposition en Amérique, pas plus qu’il n’y a de « rue américaine ». les américains ne se sont aps faits avoir, ils ont voulu cette guerre d’Irak, et ils voudront celle d’Iran, et rien à voir avec l’instauration d’une dictature, ca a toujours fonctionné comme cela là bas.

                                            Et puis pas besoin d’un attentat bidon, les Etats-Unis n’ont jamais rendu de compte à ^personne, s’il veulent envahir un pays ils le font et disent merde aux autres.

                                            Lire la suite ▼
                                              Lire les 4 réponses ▼ (de yvesduc, Bateleur du Tarot, dom y loulou)

                                            • yvesduc 28 mai 2007 20:47

                                              À l’auteur :

                                              merci pour cet article remarquable et documenté. Si je vous lis bien, un deuxième « 11 septembre » suffirait pour transférer les pleins pouvoir au président : il n’est pas besoin que ce nouveau « 11 septembre » soit pire que le premier. Me voilà rassuré. Autre chose, de nombreux hauts gradés étasuniens sont hostiles à l’entrée en guerre contre l’Iran et, si mes souvenirs sont exacts, menacent de démissionner collectivement en un tel cas. Il y a de la résistance interne. Enfin, on peut penser que la guerre sera limitée en portée et soit une sorte de « première passe » destinée à affaiblir l’adversaire, sur le modèle de la guerre du Golfe de 1991 contre l’Irak qui préparait celle de 2003.


                                              • masuyer masuyer 28 mai 2007 20:50

                                                Pour alimenter le débat et éviter des simplifications un peu trop hâtive sur l’Iran rendez-vous vite à l’adresse suivante http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/2000ansdhistoire/


                                                • morice morice 28 mai 2007 21:07

                                                  Un bon élément supplémentaire de réflexion ici : http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=5649 le lien entre contre-terrorisme et prise de pouvoir dictatorial sont évidents. Aujourd’hui, l’administration Bush évoque le terme de « homegrown terrorist », à savoir des américains de confession ou non musulmane comme susceptibles d’attentats, loin des sirènes d’antan d’Al Qaeda... pour justifer l’établissement de la loi martiale. En France, on a eu la même démarche lors des émeutes de 2005, en déclarant le couvre feu comme pendant la guerre d’algérie. Faire peur, ça marche toujours pour les apprentis dictateurs.


                                                  • morice morice 28 mai 2007 21:47

                                                    Je ne suis pas le seul à penser que ça va mal se terminer : http://hebdo.nouvelobs.com/p2209/articles/a335271.html et cela, en ce qui concerne l’irak. Bush, aux abois, n’a plus de porte de sortie la tête haute. Autant tout embraser, pourrait-il songer. Et en plus, il peut le faire.. sans l’aval du Congrès ni du Sénat !


                                                    • Christoff_M Christoff_M 28 mai 2007 22:17

                                                      Les radars et les rampes de missiles, le bouclier placés dans les pays de l’est visent aussi bien l’IRAN que la RUSSIE, c’était bien la peine de casser le mur est ouest...

                                                      Il est en train de se recréer avec les pays qui se rangent derrière la Russie et ceux qui rentrent dans l’Europe l’équivalent du bloc EST OUEST ... plus un bloc Nord Sud pas si clair que ça, puisque Poutine soutient l’IRAN contre les européens et les américains...

                                                        Lire les 13 réponses ▼ (de Dominique Larchey-Wendling, Bateleur du Tarot, dom y loulou, yvesduc)

                                                      • Plus robert que Redford 28 mai 2007 22:28

                                                        Tout cela me parait effectivement plausible, d’autant que mes sources sont les mêmes que l’auteur (réseau Voltaire / presse non alignée).

                                                        Les militaires américains brûlent de faire fonctionner leurs nouveaux joujoux : Mini nukes, Bombardier à MHD, pourquoi pas aussi de nouveaux lasers de puissance...

                                                        D’autant que l’Iran devait en mars dernier ouvrir une nouvelle bourse de produits pétroliers EN EUROS !! (où cela en est-il ?) crime de lèse majesté s’il en est...

                                                        Les US sont au bord du gouffre financier, le dollar est une monnaie de singe et un cataclysme économique n’est évité que par le jeu du « je te tiens, tu me tiens par la barbichette » avec la Chine. Tout ça en résultat de 7 années de Bouchisme.

                                                        Alors, pourquoi pas un grand coup de pied dans le nid de frelons en partant, c’est probablement un successeur démocrate qui devra se démerder avec...


                                                        • Bateleur du Tarot Bateleur du Tarot 29 mai 2007 14:30

                                                          Arrêtez de délirer « Réseau Voltaire et Presse non-alignée » votre langage cela fait depuis 1968 que je l’entends il ne change pas « effondrement de l’Amérique et du Capitalisme, victoire des peuples opprimés soviétiques, vietnamiens, cambodgiens, sud-américains, palestiniens », et j’en oublie...

                                                          Réveillez vous les gars, hey on est en 2007, le monde à changé et il serait bien que vos argumentaires changent aussi histoire de les remettre à jour.

                                                          Il s’en est passé des choses en 30 ans !


                                                        • Marco Marco 28 mai 2007 22:29

                                                          Excellent article bien documenté. Merci aussi à Dominique Larchey-Wendlingaux pour ses commentaires toujours de grande qualité.

                                                          Il convient de noter qu’ Emmanuel Todd estime lui aussi que les États-Unis s’apprêtent à attaquer l’Iran (voir l’ interview donnée à Télérama le 5 mars 2007). Todd apporte également une précision intéressante : le gouvernement Bush attendrait la fin de l’élection présidentielle française pour lancer l’attaque afin de ne plus avoir Chirac dans les pattes. De ce point de vue, les néo-cons ne peuvent que se réjouir de l’élection de Sarkozy qui, selon Todd, "serait tout à fait capable, puisqu’il a fait allégeance à Bush, d’entraîner la France dans cette guerre éventuelle".

                                                          Marco


                                                          • aramis 28 mai 2007 22:48

                                                            GW Bush a suffisamment de soucis intérieurs pour ne pas se lancer dans une aventure qui pourrait bien le conduire à l’impeachment. les républicains ont peur de perdre les prochaines élections au sénat et à la chambre, les militaires sont opposés à une nouvelle guerre qu’ils savent ne pouvoir gagner. les saoudiens se sentent menacés par une insurrection fondamentaliste. l’interprétation la plus raisonnable de la montée en puissance américaine dans le golfe est celle de la gesticulation pour intimider les iraniens. la leçon des quatre dernières années est bien que le problème irakien est insoluble en dehors d’une négociation irano-américaine, particulièrement difficile à lancer du côté américain sans perdre la face, d’où l’envoi des porte avions pour masquer le changement de politique inévitable. ceci dit, j’aimerais bien avoir l’avis d’un militaire sur les risques encourus par une armada américaine dans le golfe en cas de conflit...


                                                            • Dominique Larchey-Wendling 28 mai 2007 23:03

                                                              « GW Bush a suffisamment de soucis intérieurs pour ne pas se lancer dans une aventure qui pourrait bien le conduire à l’impeachment. »

                                                              A moins que cette administration ne décide qu’elle n’a plus besoin des autres branches du gouvernement, ou pire, qu’elle les considère comme nuisibles à son action de « sécurité nationale » et qu’à la faveur d’un attentat ou d’un acte de guerre, elle ne décrète « l’exécutif unitaire », c’est à dire la dictature présidentielle. N’oublions pas que Cheney n’est qu’a un battement de coeur de la présidence.


                                                            • Tama 28 mai 2007 23:56

                                                              Est-on bien sûrs que l’objectif prioritaire de Bush Jr est l’intérêt des USA (intérêts réels ou fantasmés, selon sa grille de lecture personnelle) ?

                                                              Il est certain qu’entraîner son pays dans une guerre avec l’Iran coûterait à celui-ci un prix démesuré et hors de propos.

                                                              Mais... si l’on éclaire la situation à la lumière du business et du copinage, ça devient intéressant :

                                                              La famille Bush et une partie de l’entourage de G.W. sont étroitement liés au pétrole et au « complexe militaro-industriel » dont parlait déjà Eisenhower (Carlyle, Halliburton, etc.).

                                                              Si G.W. considère sa fonction et ses pouvoirs non pas comme une « fin en soi » (être président pour servir les USA comme on est roi pour servir son pays) mais comme un outil pour servir des intérêts « particuliers » de toutes sortes, alors il n’est pas à exclure qu’il lance « ses » forces dans un conflit ne comportant pas d’intérêt pour son pays mais un certain intérêt pour les marchands d’armes et autres magnats du pétrole...

                                                              En quittant son poste en janvier 2009, G.W. aura-t-il a coeur d’avoir laissé une trace indélébile positive dans l’histoire de son pays (ce qui est déjà très hypothéqué me semble-t-il), ou bien sera-t-il remercié au-delà du raisonnable par une clique de financiers et d’industriels à qui il aura fait gagner des milliards de dollars avec quelques guerres ?

                                                              Les profits engrangés par de nombreuses sociétés en lien avec la « défense » (doux euphémisme...) dans le contexte de la guerre en Irak sont inimaginables pour nous qui avons des difficultés en fin de mois. Le prix du matériel, des munitions, des véhicules, etc., est colossal. Une guerre, actuellement, n’enrichit plus les Etats, mais elle enrichit considérablement les fabricants d’armes, qui à leur tour peuvent rétribuer les preneurs de décision ayant mené à tant de gabegie de l’argent public à des fins de désolation et de mort.

                                                              J’ai beau ne pas être pacifistes, je pense comme beaucoup que l’usage de la force est souvent un échec. Je ne crois pas que la guerre en Iran soit à l’ordre du jour mais je pense que si cette option est envisagée « sérieusement » par les faucons, ce n’est pas du tout dans l’intérêt de leurs concitoyens.

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                                                              • morice morice 29 mai 2007 01:11

                                                                Mr Mage, nous ne sommes pas là pour répondre aux désirs des lecteurs, mais pour tenter de les informer. Il ya plusieurs mois il n’y avait pas 3 porte avions à cet endroit. Ou alors vous n’avez rien lu de l’article. Quand à écrire une histoire complète des neo-cons, figurez-vous qu’on en a pas le temps. Comme dirait notre ami West, ici, qu’avez-vous écrit, vous ? Vous semblez oublier, monsieur, que le journalisme n’est pas notre métier de prédilection. Un dernier conseil, si je peux me permettre : le 2 juin prochain, vous en entendrez parler, des neo-cons, ne vous inquiétez donc pas pour eux. Attendre cette date, ça sera la vôtre, de punition, désolé...


                                                                • Boileau419 Boileau419 29 mai 2007 03:38

                                                                  Pour la « résistance officielle depuis le 6 mai » , je vous propose de cesser de payer des impôts au gouvernement Sarkozy.

                                                                  Pour le reste, très bon article.


                                                                  • frédéric lyon 29 mai 2007 04:47

                                                                    Article de pure propagande islamiste, dont il faut remarquer qu’elle est de qualité nettement inférieure à la propagande que servaient les nazis, ou à la propagande communiste pendant la guerre froide.

                                                                    Aucune intervention occidentale en Iran n’a été décidée à ce jour, mais on ne peut jurer de rien puisqu’il n’est pas question que l’Iran se dote de l’arme atomique, bien sûr.

                                                                    Le seul petit problème qu’ont les Iraniens et qui les fera sans doute réfléchir est qu’il est extrèmement difficile de cacher des installations de fabrication de bombes nucléaires et encore plus difficile de cacher les installations de lancement des missiles qui doivent les porter !

                                                                    De plus l’Iran est coincé au fond du golfe persique et très facile à encercler et à réduire.

                                                                    Enfin, l’armée Iranienne et probablement aussi bonne dans les gesticulations que l’ex-armée de Saddam Hussein, mais sans doute aussi mauvaise dans la conduite d’opérations militaires.

                                                                    D’ailleurs les deux armées avaient fait match nul lors de la guerre interminable qui les avait opposé.

                                                                    Par conséquent, si l’on devait imaginer une intervention musclée pour stopper l’Iran, le matracage aérien que subirait les forces armées et les infrastructures civiles (ports, aéroports, centrales électriques, routes, ponts, voies de chemin de fer) ou militaires (concentrations de troupes, casernements, bases aériennes, stations radars, etc.) serait si puissant que ce pays serait mis à genou et livré à l’équarissage de la part de toutes les minorités ethniques ou religieuses, qui représentent ensemble plus de la moitié de la population iranienne.

                                                                    Les ayatollahs ont ainsi matière à réfléchir un peu.

                                                                    Lire la suite ▼

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                                                                      Propagande islamiste ? C’est non seulement ridicule mais votre bunkerisation intellectuelle me rappelle le « vous êtes soit avec nous, soit avec les terroristes » d’un certain GW Bush. Le fait d’exprimer une pensée qui entre en contradiction avec vos convictions (atlantisme, droit d’ingérence et néo-colonialisme) range automatiquement son auteur du côté des islamistes/terroristes.

                                                                      Enfin, quand est-ce que vous comprendrez qu’une intervention contre l’Iran n’aurait rien à voir avec son accès à la bombe atomique ? Les USA et leur allié dans la région Israël en ont eux-mêmes assez pour dissuader n’importe quel adversaire de les attaquer avec une telle arme. Le Pakistan, bien plus instable politiquement que l’Iran, et dictature militaire à l’heure actuelle, possède lui-même l’arme nucléaire depuis des années et ça n’a donné envie à personne de l’attaquer pour éviter le risque de prolifération vers un groupe terroriste. Doit-on rappeler que la base arrière des talibans se trouve au Pakistan ? Si le risque de transfert de technologie nucléaire vers un groupe terroriste était pris aussi sérieux, le Pakistan aurait déjà du être rasé plusieurs fois.

                                                                      Non, le mobile d’une action contre l’Iran est le contrôle du pétrole. Voir la déclaration de Henry Kissinger que je ne vais pas répéter une nième fois.


                                                                    • Captain Cap 29 mai 2007 07:01

                                                                      Article CAPITAL !

                                                                      J’en garde précieusement une copie pour mes vieux jours, quand les nénettes les plus affriolantes ne me feront plus bander smiley Ce sera à mon tour de me masturber l’hippocampe en le relisant et en me persuadant : « c’est moi qui ai écrit ça ! »


                                                                      • Asp Explorer Asp Explorer 29 mai 2007 07:41

                                                                        Il y a quand même des jours où, c’est triste à dire, on préfère la désinformation officielle faite par des professionnels des media au délire paranoïaque d’excités qui ne savent rien faire d’autre que plaquer leur vision tordue de l’univers sur... l’information officielle (hin hin, vous avez vu le champignon ? Hein ? 11 septembre ? Uh uh, on se comprend...)


                                                                        • Elmar 29 mai 2007 08:36

                                                                          Tiens, mon premier commentaire n’apparait pas... Je viens de voir que l’article a été repris par Yahoo ! Actualités. Ah, c’est beau les progrès d’internet lorsque les articles ne soutenant que la vision qui arrange la vision paranoïaque et anti-américaine de l’auteur sont présentés comme « l’actualité ». Désolé pour ce commentaire gratuitement critique, les arguments étaient dans le commentaire qui n’apparaît plus.

                                                                            Lire les 6 réponses ▼ (de morice, frédéric lyon, Dominique Larchey-Wendling, undefined)

                                                                          • lyago2003 lyago2003 29 mai 2007 09:18

                                                                            Selon un document confidentiel de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Iran a déjà assemblé 1 300 centrifugeuses dans son usine de Natanz et a commencé à les alimenter pour enrichir l’uranium. L’Iran dispose de huit cascades de 164 centrifugeuses chacune et de l’UF6 (hexafluorure d’uranium) est en train d’y être injecté. L’Iran a annoncé le 9 avril dernier que son programme d’enrichissement d’uranium était passé au stade industriel.

                                                                            C’est peut être pour jouer aux billes, hein Mage ?


                                                                            • jako jako 29 mai 2007 09:34

                                                                              mais qui vend et installe ces machines ????


                                                                            • jako jako 29 mai 2007 19:05

                                                                              dommage qu’il n’y ait pas de réponse à cette question car c’est bien là le noeud de tout le problème : qui equipe ce pays ??? et il serait une bien meilleur cible


                                                                            • Eon 29 mai 2007 09:46

                                                                              Il ne faut pas oublier les évènements de Pearl Harbor aussi déclenchés par les états unis eux mêmes. Une longue tradition donc...


                                                                              • arturh 29 mai 2007 10:14

                                                                                Vous avez eu raison de ne pas mentionner que le Président des USA, représentant du Pouvoir Exécutif, aura besoin d’un vote du Pouvoir Législatif pour intervenir en Iran. Et que lors des dernières élections, les américains ont envoyé une majorité d’opposition au Pouvoir Législatif.

                                                                                En effet, si vous aviez mentionné ce fait, vous auriez pu introduire l’idée que les USA est une Démocratie, à comparer à l’Iran qui est une Dictature Religieuse, où les candidats doivent obtenir l’autorisation des autorités religieuses avant d’être candidat.

                                                                                  Lire les 26 réponses ▼ (de Dominique Larchey-Wendling, JEanlOu, undefined, arturh, at974, perditadeblanc, Nicolas)

                                                                                • JEanlOu JEanlOu 29 mai 2007 10:48

                                                                                  Tres bon article de Science Fiction, mais comme on dit, la realite depasse parfois la fiction.

                                                                                  Si ce cas la se presente, je n’aurai aucune hesitation quant a mon camp, les Munichois de tous bords pourront toujours gueuler.


                                                                                  • arturh 29 mai 2007 10:51

                                                                                    En l’occurence, il serait plus exact, si je peux me permettre, de parler de collabos plutôt que de munichois.


                                                                                  • JEanlOu JEanlOu 29 mai 2007 10:56

                                                                                    Merci de ta precision arturh, tu as parfaitement raison.


                                                                                  • Argo Argo 29 mai 2007 12:03

                                                                                    @l’auteur,

                                                                                    Bush termine son mandant, il ne peut plus prendre aucune décision. Et l’épine, le pieu Irakien lui suffit. Tout au plus un peu de gesticulation pour peser sur les chiites Irakiens et leurs supports.

                                                                                    Et par dessus tout, vous oubliez de mentionner le véto absolu de la Russie et surtout de la Chine, farouches alliés de l’Iran. La Chine a prévenu qu’une invasion de l’Iran serait pratiquement un casus belli.

                                                                                    Alors calmos, la donne n’est plus du tout la même que pour l’Irak. La gesticulation diplomatique n’est pas la guerre. Arrêtons la paranoia et occupons nous de ce qui va mal (l’Irak et le Darfour par exemple) avant d’agiter de nouveaux supposés formidables complots et la fin du monde (un peu votre spécialité, même si cette fois j’ose espérer que les Corses n’y sont pour rien smiley ).


                                                                                    • Christoff_M Christoff_M 30 mai 2007 05:47

                                                                                      en attendant on soutient l’armée libanaise, on relance des crédits pour l’Irak et on parle d’une intervention au Soudan ! sous prétexte de Darfour...

                                                                                      A part cela, il n’y a pas de quoi s’affoler ... et Kouchner réunit bientôt les ministres des aff étrangères EU pour parler de sanctions contre l’IRAN... les russes sont de plu en plus hostiles à l’Europe dans le ton ! Merkel est braquée contre Poutine ; et dernière précision les chinois sont au Soudan...


                                                                                    • morice morice 30 mai 2007 08:08

                                                                                      Captain Cap est d’un clarté lumineuse : merci de nous éclairer autant. Sinon on ne comprendrait pas l’actualité. Bientôt un article de la même veine sur le sujet ? Avec le décodeur, svp, car pour l’instant ça ressemble plutôt au propos des martiens de MarsAttack, votre prose. Se moquer, c’est drôle. Se fiche du monde s’est autre chose. Il n’y a ni conpsiration ni vaste plan mondial à propos de l’Iran : simplement un président aux abois qui n’a plus que ça comme porte de sortie. Et comme le gars est irresponsable ou manipulé par des sbires fort peu recommandables, dont surtout Cheney et Karl Rove, l’âme damnée, il y a de quoi craindre... Ça s’arrête à ça, rien de plus. Inutile d’en rajouter dans le délire.


                                                                                    • arturh 29 mai 2007 12:45

                                                                                      Désolé, cette réaction était censée apparaître ici :

                                                                                      "Mais que nous prépare donc G. W. Bush ? par Dominique Larchey-Wendling (IP:xxx.x1.8.124) le 29 mai 2007 à 11H54 @Jeanlou Je n’ai pas dis que l’Iran était une démocratie. J’ai dis que ce n’est pas une dictature. La démocratie n’est pas le contraire de la dictature."

                                                                                      Si, c’est exactement ça. La Démocratie, c’est exactement le contraire de la dictature.

                                                                                      Mais évidemment, dans le discours des partisans de la dictature, il y a toujours cette lâcheté suprême de ne pas oser avouer leur haine de la Démocratie. Pire. C’est toujours en se prétendant démocrate que les ennemis de la Démocratie imposent maintenant leur dictature, comme on peut le voir chez Chavez encore aujourd’hui.

                                                                                      Aujourdhui, même les plus radicaux, comme en France Laguiller et Besancenot, alors que c’est toujours inscrit dans leur programme politique, ont la lâcheté de ne plus oser prononcer, les mots de « dictature du prolétariat ». Comme les partisans de la dicature d’extrème-droite n’osent plus exprimer leur haine anti-sémite. Ce n’est plus qu’en petit comités, loin de tout témoin, loin de toute caméra, qu’on se propose encore, à demi-mot, d’éxécuter tous les « patrons » où tous les « capitalistes » ou se débarasser de tous les « francs-maçons » ou tous les « juifs ».

                                                                                      C’est d’ailleurs la raison de la victoire finale de la Démocratie, avec la Fin de l’Histoire. Même si les combats d’arrière-garde des partisans de la dictature vont encore continuer, pour des siècles.

                                                                                      Et hélas le moteur du discours de la dictature reste toujours le même : La haine de l’autre. L’autre n’étant qu’une variable pour justifier son pouvoir ou son désir de pouvoir.

                                                                                      Ne nous faisons donc aucune illusion. morice, l’auteur de l’article, qui nous présente un « complot » de Bush prêt à entrer en guerre contre l’Iran pour conserver son pouvoir, ce qui, du point de vue des institutions politiques démocratiques des USA est complètement idiot, n’est qu’un rideau de fumée. Il faut bien comprendre, selon le principe de « c’est celui qui le dit qui y est », qu’il se réjouit par avance que la dictaure des mollahs iraniens, est bien prête à envoyer une arme nucléaire sur Israël pour se maintenir au pouvoir, ce qui est parfaitement cohérent avec les institutions politiques de la République Islamiste d’Iran.

                                                                                      Lire la suite ▼

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                                                                                        En 1973 LÉO STRAUSS dans une des ses dérniéres déclarations publiques avait laissé entendre que « la plus grande nation méssianique se doit d’être en mesure de soutenir un êtat de guerre permanent,(war permanent situation..WPS ) et ce dans n’importe quel endroit de la planéte même si sa souveraineté n’est pas remise en cause ,et ce quel qu’en soit le motif il sera toujours bon,car son systême, sa puissance souveraine et ses mythes fondateurs l’éxigent. »

                                                                                        En 2000 fut lancé dans le plus grand secret le terme « globall war attack »ou GWA par le NSI qui dans un plan secret ne niait pas que les USA se devaient avant tout de couper toutes les sources d’approvisionnements en énergie vers l’allemagne & la france en créeant un état de suspiscion permanent envers les pays arabes (voir la montée de l’islamisme radical créé de toutes piéces par les USA et leurs alliés SAOUDIENS) Ces deux puissances européennes devaient être isolés de leurs alliés naturels (n’en déplaisent à certains) que sont les pays MAGHRÉBINS, L’IRAN et la TURQUIE. Ensuite la RUSSIE, quand elle sera bien démenbrée,dévitalisée et affaiblie le contrôle de son économie exsangue grâce aux oligarques du pétrole et du gaz et de la mafia tomberait dans l’escarcelle des multinanionales américaines. POUTINE les a surpris et pris à revers en nationalisant à tour de bras ce qui aurait bien pu être la fin de la russie en temps qu’état s’il ne l’avait pas fait. (voir affaire KHODORKOVSKY)...Il aurait suffit de peu de choses pour que la RUSSIE devienne un faire valoir dont le sort aurait été joué à wall-street.

                                                                                        L’IRAN ne fait partie que d’un vaste plan de domination mondiale américaine mais ça ne veut pas dire pour autant que la perse sera mise à genoux car l’état de guerre permanent si cher à Mr BUSH peut être un état de guerre permanent contre l’amérique.

                                                                                        Lire la suite ▼
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                                                                                        • Captain Cap 29 mai 2007 14:46

                                                                                          L’Eternel soit remercié pour avoir créé Agoravox !

                                                                                          Depuis que j’ai découvert Agoravox je n’ai plus besoin d’acheter le Weekly World News. Dont voici un échantillon :

                                                                                          http://www.weeklyworldnews.com/

                                                                                          Mais ici, non seulement lit-on, pour pas un rond, les jérémiades apocalyptiques d’un sucreur de fraises, mais encore les réactions enthousiastes d’allumés divers, allant de dépiauteur de logiciel à une dame Perteblanche qui, hélas, oublie de nous parler des reptiles vampiroïdes humanoïdes anthropophages venus d’outre-espace. Cet oubli est grave ! Permettez-moi de le combler :

                                                                                          http://en.wikipedia.org/wiki/David_Icke

                                                                                          L’article correspondant en français n’est qu’à l’état d’ébauche, hélas :

                                                                                          http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Icke

                                                                                          Il faut faire quelque chose ! J’enjoins donc Monsieur le Sucreur de Fraises à s’allier à Dame Perteblanche et au Dépiauteur de Logiciel pour nous présenter une fine analyse du sombre complot du reptile humanoïde Bush et ses sbires vampiroïdes suceurs de sang. Le tout présenté sous forme de beau texte, cela va de soi.

                                                                                          Euh... M’sieur Caravelli, pourquoi vous recrutez pas Paco Rabanne ?


                                                                                          • lyago2003 lyago2003 30 mai 2007 00:39

                                                                                            « Aujourd’hui, l’Amérique serait outrée si les troupes des Nations Unies entraient dans Los Angeles pour restaurer l’ordre. Demain ils en seront reconnaissants ! Ceci est particulièrement vrai s’il leur était dit qu’un danger extérieur, qu’il soit réel ou promulgué, menace leur existence. C’est alors que les peuples du monde demanderont à être délivrés de ce mal. L’unique chose que tous les hommes craignent est l’inconnu. Confrontés à ce scénario, les droits individuels seront volontairement abandonnés au profit de la garantie de leur bien-être assuré par le gouvernement mondial. »

                                                                                            Henry Kissinger


                                                                                            • mike 30 mai 2007 20:09

                                                                                              Si on reprend l’historique de cette attaque prévue de l’Iran on sait que les néos ont un plan global pour redessiner le M.O. avec l’idée de maintenir une guerre de basse intensité dans plusieurs régions.

                                                                                              On peut avancer que depuis la fin du siècle passé la préoccupation majeure est le pic pétrolier et donc le contrôle des dernières réserves bons marchés qui permettra le contrôle du reste de l’économie mondiale.

                                                                                              Les réserves sont en pleins déclin sur le sol US et le dollar est imprimé en masse. Sa crédibilité financière repose sur le pétrole et le pouvoir exercé par les USA sur les autres nations pour beaucoup noyées de créances US sous diverses formes.

                                                                                              Les réponses apportées jusqu’à présent sont : le 11/09, l’invasion de l’Afghanistan, l’invasion de l’Irak, la guerre au Liban et au Hezbollah, la pression sur la Syrie, ingérence « préventive » au Darfour, création de bases en Afrique et menace de l’Iran.

                                                                                              Il semble que l’on a affaire à une nouvelle forme de colonisation dont le pillage des ressources gazières et pétrolières de l’Irak, avec l’Iran en ligne de mire.

                                                                                              Ce pays a un poids géostratégique énorme car il est évolué (contrairement à ce que l’on veut ns faire croire), dispose d’énormes réserves d’hydrocarbures, il est au centre d’une zone où se joue de grands enjeux, il a des alliances qui se renforcent dangereusement avec la Russie et la Chine qui sont les prochaines cibles de l’empire. L’Inde s’intéresse à son gaz

                                                                                              C’est donc une pièce maîtresse sur l’échiquier eurasien qu’il faut déstabiliser et affaiblir.

                                                                                              On peut remarquer aussi que les ¾ de la production iranienne est à moins de 200 km de la frontière sud-est de l’Irak les puits peuvent très vites tomber sous un autre contrôle sans envahir le reste du pays qui est trop vaste et trop peuplé pour m^me y penser.

                                                                                              Voici pour l’état des lieux. Pour l’imminence d’un bombardement, c’est une information que nous entendons depuis plus d’un an avec des pics comme début mars, période où nous sommes certainement passés prés de quelque chose.

                                                                                              Des forces internes aux militaires et gvt US travaillent pour freiner cette folie, c’est certain car dans le cas contraire cette guerre aurait déjà eu lieu. Nous savons que le gvt Israélien est preneur sans hésitation et a reçu tous les upgrades militaires à cette fin.

                                                                                              En final il reste a prier le ciel que l’on assiste à un énorme coup de bluff afin de faire céder l’Iran aux exigences des USA dont nous ne connaissons pas toute la teneur.

                                                                                              Croisons les doigts.

                                                                                              Lire la suite ▼

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                                                                                                Bon résumé des enjeux mais je n’ai pas l’impression que l’Iran soit prêt à céder et comme dit, la question pour les néoconservateurs n’est pas le nucléaire mais l’installation d’un régime favorable aux intérêts des USA en Iran, c’est à dire qui leur garantisse le contrôle de la production de pétrole et accepte une surveillance par des bases militaires proches.


                                                                                              • finael finael 1er juin 2007 13:27

                                                                                                Penser qu’une attaque contre l’Iran puisse mener à un succès c’est oublier que l’Iran, 5 fois plus grand que l’Irak, et pays difficile (montagnes, marais) a résisté avec succès à la « quatrième armée du monde » armée et aidée par nos soins (interceptions des communications, images satellites fournies à l’Irak).

                                                                                                Que ses installations nucléaires sont situées au nord-est, proche du Turkmenistan, et bien plus loin que l’Irak.

                                                                                                Qu’il possède 1000 km de côtes sur le Golfe Persique, véritable « piège a rats » pour les navires s’y trouvant (en particulier les tankers, et tout particiluèrement lors du passage du détroit d’Ormuz).

                                                                                                On comprend que l’état-major américain ne soit pas très chaud à l’idée d’une attaque contre l’Iran, quelle que soit la flotte déployée dans le golfe persique elle restera toujours extrèmement vulnérable à une attaque, même « artisanale ».

                                                                                                Donc, outre les problèmes diplomatiques, en particulier avec la Russie et la Chine qui soutiennent et arment l’Iran, mais aussi avec les états limitrophes : Turkménistan, Afghanistan, Pakistan en cas d’attaque nucléaire (à supposer que la B61-11 soit opérationnelle et qu’il reste suffisamment de B52 pour l’emporter), le risque de représailles concernant l’ensemble des pays importateurs de pétrole de la région dépasserait le stade du « problème ».

                                                                                                Et même si G. W. Bush n’est pas à proprement parler un personnage réfléchi, il y a suffisament de gens dans son entourage pour écarter cette menace.

                                                                                                Lire la suite ▼

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                                                                                                  Y’a un problème Morice... smiley

                                                                                                  Le Eisenhower n’est PAS dans le golfe... il est rentré à la maison, NORFOLK, Virginie, depuis le 24 mai...

                                                                                                  http://www.wtkr.com/global/story.asp?s=6559646

                                                                                                  Faut vérifier avant d’écrire...


                                                                                                  • morice morice 2 juin 2007 16:29

                                                                                                    exact, Corentin, et merci, il est effectivement bien rentré, reste encore 2, soit 12 000 hommes rien que pour les porte-avions. Est rentré aussi son destroyer AEGIS, le Mason http://www.navy.mil/list_single.asp?id=46471 .Commentaire sur le site : « retour après le plus LONG déploiement depuis 2003 ». Cela pourrait signifier que pour l’instant la raison de l’amiral l’emporte sur les neo-cons. Mais comme ceux-ci tiennent ce week-end réunion pour décider du sort de l’Iran...


                                                                                                  • Eric 2 juin 2007 16:28

                                                                                                    Mais que prépare donc le pouvoir iranien ?


                                                                                                    • arturh 2 juin 2007 16:39

                                                                                                      Cet article a été écrit exprès par morice pour qu’on en parle pas, alors chut.... n’oublie pas que dans la Pensée Unique, le Mal c’est l’amérique...


                                                                                                    • morice morice 3 juin 2007 09:35

                                                                                                      Arturh, essayez donc d’argumenter plutôt que de jouer au fanfaron ignorant. L’internet est fait pour échanger des idées, voyez vous, pas pour asséner les vôtres de cette manière. On a déjà eu récemment une belle histoire de soi-disant « diabolisation », vous n’allez pas tenter de faire croire à une autre. Si on vous suit, l’Irak n’a jamais été envahi, et si il l’a été c’était bien fondé, les USA étant dans leur droit. A moi de vous rappeler que les Etats-Unis eux-même ont reconnu l’inexistence des liens entre Saddam Hussein et Al Quaida. L’invasion ne reposait sur aucun des arguments développés à l’origine : et dans la fiole de Colin Powell, ce n’était pas de l’anthrax... La théorie de l’interventionnisme, étayé aujourd’hui par des raisons humanitaires, a ses limites. Celle du bourbier irakien, le même que le bourbier Viet-Namien.


                                                                                                    • finael finael 2 juin 2007 18:25

                                                                                                      Analyse militaire sur le site :

                                                                                                      http://www.checkpoint-online.ch

                                                                                                      ==== Iran : jusqu’où peuvent aller toutes les options ?

                                                                                                      Le président Bush a rappelé le 13 août que toutes les options - y compris, donc, militaires - sont ouvertes si l’Iran venait à poursuivre son programme nucléaire. Alors que, dans le même temps, le Chancelier Schröder refusait le principe d’une intervention militaire et que des étudiants islamistes bombardaient de pierres et de tomates l’ambassade britannique de Téhéran, quelles sont les options ouvertes aux Etats-Unis et à la Troïka de l’Union Européenne, qui négocient avec l’Iran ? Force est déjà ici de constater qu’il reste difficile d’avoir la preuve tangible, indispensable afin de pouvoir sanctionner Téhéran selon les règles du droit international, de ses intentions nucléaires militaires, pourtant clamées haut et fort sur fond, alternativement, de « mort à Israël, à la France, à l’Allemagne, à la Grande-Bretagne et aux Etats-Unis ». En effet, la reprise du processus de conversion à Ispahan ne permet, en rien, de déterminer quel sera le degré d’enrichissement du futur combustible nucléaire (le stade suivant de préparation) et à quoi il sera réellement destiné. S’il reste à moins de 15% d’enrichissement en U-235 (l’isotope permettant la fission), l’application sera civile, tandis qu’un uranium « de qualité militaire » devra dépasser les 90% d’U-235.

                                                                                                      « ... Que faire alors ? Sans doute, constater que nous devons nous préparer à voir entre Israël et l’Iran s’instaurer une dissuasion équivalente à celle existant entre l’Inde et le Pakistan. »

                                                                                                      La filière du plutonium, pour l’heure écartée, laisserait donc la place à une architecture plus traditionnelle, de type « canon - U-235 », rustique, relativement peu puissante et ne nécessitant pas d’essais, si ce n’est dans un but politique. Européens et Américains sont ici pris à leur propre piège : la preuve des intentions militaires de l’Iran ne viendra qu’avec la poursuite de son « cycle du combustible » et, donc, la consolidation des capacités nucléaires structurelles iraniennes. C’est d’autant plus le cas que le Traité de Non Prolifération - dont l’Iran a signé des protocoles additionnels - autorise expressément l’usage civil du nucléaire, un objectif qu’affichait déjà, en son temps, le Shah (en 1974, 24 centrales devaient être construites en dix ans !), avant que la révolution islamique, puis la guerre Iran-Irak ne mettent les ambitions iraniennes en veilleuse. L’Iran le sait et poursuit la construction de sa centrale, livrée par la Russie, de Bushehr, tout en arguant de ses droits à disposer d’une énergie qui lui permettra d’exporter le pétrole qu’elle consommait auparavant, augmentant ses rentrées de devises. Cette question du droit au nucléaire est cruciale. L’Iran ne cesse de le réclamer, arguant que si neufs Etats peuvent en disposer sans qu’aucune sanction ne leur soit infligée, un dixième ne déstabiliserait pas fondamentalement les postures à l’égard du nucléaire. Ce faisant cependant, Téhéran brouille son discours quant à ses ambitions, civiles ou militaires, faisant alterner les deux et avançant dans son programme militaire en se servant du droit au « bouclier énergétique civil ».

                                                                                                      Le besoin de l’arme nucléaire

                                                                                                      Pour comprendre la volonté iranienne de disposer de la bombe, il faut retourner dans le passé. Depuis 1991 et la seconde guerre du Golfe, l’Iran considère que toute confrontation avec des forces occidentales engagées dans une très technologique Revolution in Military Affairs (RMA) nécessitera de disposer d’armes nucléaires afin de disposer d’une dissuasion crédible que ses forces classiques ne sauraient offrir. C’est d’autant plus le cas qu’Israël, considéré comme un ennemi juré, joue d’une politique d’ambiguïté nucléaire, ne reconnaissant ni ne démentant sa possession, cependant plus que probable, de têtes atomiques. La stratégie des moyens alors développée par Téhéran se découpe alors, somme toute classiquement, entre structures de productions, têtes et vecteurs. Ce qui explique le développement d’un missile, plusieurs fois modernisé, tel que le Shahab-3, de 1930km de portée qui, lors de plusieurs défilés à Téhéran, arborait des slogans tels que « mort à Israël »... un Etat justement situé dans son rayon d’action. Mais ce qui explique également des contacts soutenus avec la Corée du Nord quant au transfert de technologies portant sur des missiles No-Dong et Taepo-Dong. Par ailleurs, l’Ukraine aurait vendu 6 missiles de croisière AS-15 Kent, partiellement comparables au Tomahawk, à l’Iran, une vente dont on peut gager qu’elle pourrait servir au développement d’un missile national, sur base d’un reverse engineering dans lequel les Iraniens ont fort progressé depuis la révolution islamique et la nécessité de disposer de nouveaux circuits d’approvisionnements pour les pièces détachées des matériels acquis aux Etats-Unis avant 1979 (on évoque, tout de même, la « fabrication » d’un AIM-54 Phoenix). La structure de production nucléaire iranienne est elle-même complexe alors qu’elle ambitionne une autarcie, tant dans les domaines civils que nucléaires et qu’elle connaît une progression relativement rapide depuis dix ans. Si le site Globalsecurity.org considère qu’il existe 24 installations liées au complexe nucléaire, l’Atlas du nucléaire de G. Chaliand et M. Jan en listait 5 en 1993. Si ce nombre n’est plus nécessairement appelé à croître, l’ensemble de la structure de production est maintenant à disposition, certaines installations étant en outre enterrées ou semi-enterrées, d’autres disposant de batteries SAM pour leur défense. De même, dans les années 1990, appel a été fait aux milliers d’étudiants partis étudier les questions nucléaires en Europe et aux Etats-Unis et qui y étaient restés. Plusieurs sources avaient également évoqué le débauchage de plusieurs scientifiques ex-soviétiques. Au plan politique, les processus d’avancées/reculades dans le processus de négociation avec les Etats-Unis et l’EU3 doivent êtres, eux-mêmes, considérés dans leur ampleur, à la fois dans le temps et la qualité des propositions faites. La Chine a également indiqué qu’en cas de passage du dossier iranien par le Conseil de Sécurité, elle opposerait son veto à toute sanction. Dans le même temps, l’Iran a engagé des opérations médiatiques visant à rallier académiques et opinions publiques à ses positions, tentant de la sorte de légitimer sa posture. Au final, plusieurs observateurs en concluaient que, malgré les efforts faits et les propositions européennes, ces négociations étaient un échec, notant qu’elles avaient surtout permis à l’Iran de gagner du temps. Aussi, quelles sont les options offertes et sachant que, manifestement, l’Iran veut à tout prix sa bombe ?

                                                                                                      Intervenir : les options militaires

                                                                                                      Malgré les déclarations selon lesquelles l’Europe et les Etats-Unis se sont engagées dans un « nouveau dialogue transatlantique » au terme de la visite de G.W. Bush à Bruxelles, force est de constater que l’écartement des options militaires à l’encontre de l’Iran ne permettra pas à l’Europe de réellement influer sur le processus d’acquisition d’armes nucléaires iranien, si ce n’est par un soutien - toujours délicat - aux Etats-Unis. En prenant une telle posture, excluant toute possibilité d’une diplomatie de coercition ou toute « gesticulation », notamment pour des raisons de politique intérieure allemande, l’Europe s’est plus que probablement exclue du processus de régulation de la prolifération iranienne. L’option militaire n’est, il faut le dire et à l’exception de la menace, pas nécessairement meilleure. Stratèges dans l’âme, les Iraniens ont placé la majorité de leurs centres de recherche à proximité de zones urbaines, jouant de la répugnance occidentale aux dégâts collatéraux. Trois grandes catégories d’options se dessinent alors, nécessitant préalablement un processus de construction de la menace équivalent à celui ayant précédé la guerre d’Irak, à la différence notable que la volonté et les capacités iraniennes sont nettement plus avérées que dans le cas irakien : • La probabilité d’une attaque de grande amplitude suivie d’un renversement de régime « à l’irakienne », possible dans l’absolu, semble peu probable pour plusieurs raisons. D’une part, le dispositif militaire américain est actuellement écartelé entre les différentes opérations en cours et ne supporterait nullement une attaque d’une telle intensité, du point de vue des moyens humains et matériels nécessaires. D’autre part, une telle opération ne se mène pas dans un environnement politique vierge, une donnée qui avait été - certes déficitairement - prise en compte dans le cas irakien. A cet égard, même les manifestations d’étudiants de 2003 et 2004 ont été maîtrisées par Téhéran, coupant pour une bonne partie les Etats-Unis d’une base sociopolitique certes minimale mais qui eut été indispensable. Par ailleurs, le contexte politique intérieur aux Etats-Unis et en Europe, à ce stade d’Iraqi Freedom, est de nature à bloquer toute velléité d’opération de grande envergure. Soulignons, enfin, que parier sur un éventuel changement de régime afin de faire abandonner à l’Iran ses options nucléaires militaires reste délicat. La culture comme le sentiment national iranien sont très forts, n’ayant d’égal que leur complexité. Imposer un « régime ami » ne serait, à cet égard, pas une véritable solution : même à l’époque d’un Shah plus que proche des Etats-Unis, l’ambition du premier était de faire de Téhéran la troisième puissance mondiale ; • La possibilité de raids ciblés, plus ou moins nombreux, à vocation sémiotique et représentant la mise en application de la menace de coercition. Plus probables en raison autant de la disposition d’une infrastructure aérienne et aéronavale dotée d’armes guidées de précision dans le Golfe que de la souplesse de ce mode d’action, ils se heurteraient à la possibilité de dégâts collatéraux et à l’opprobre d’opinions publiques européennes dont la représentation collective du nucléaire est biaisée. Notons cependant que seules quelques installations, à certains moments, pourraient dégager une radioactivité en cas d’attaque. Notons également que ces raids pourraient ne pas être le fait des seuls Etats-Unis mais pourraient également impliquer Israël, qu’il agisse de concert avec les Etats-Unis ou seul. L’Union européenne, comme les Etats-Unis, tendent effectivement à déconsidérer les options de Tel-Aviv qui a, en effet, toujours considéré tout Etat introduisant des armes nucléaires au Moyen-Orient comme une cible potentielle, n’hésitant pas à frapper la centrale irakienne d’Osirak, en 1981. Moins sujet au « zéro-mort », Israël considère que le nucléaire iranien pose de graves questions à sa survie. Des maquettes en grandeur réelle de centres de recherche ont, d’ailleurs, été construites dans le désert du Néguev, afin que les pilotes israéliens puissent s’entraîner. Notons aussi que l’US Air Force opère régulièrement des vols de reconnaissance au-dessus de l’Iran ; • Le développement, dans l’hypothèse d’un « laisser-faire », d’options de défenses antimissiles, à la fois en Israël (c’est déjà le cas avec les batteries de missiles Arrow) mais aussi en Europe, si l’Iran venait à développer, dans le plus long terme, des missiles d’une portée plus importante que ceux actuellement à disposition. Notons à cet égard que le missile Aster pourrait connaître, à terme, une version Extended Range et que des recherches sont actuellement menées en France sur les satellites de détection de lancement. Ainsi, la Délégation Générale à l’Armement prépare un démonstrateur SPIRALE (Système Préparatoire Infra-Rouge pour l’Alerte) comprenant deux micro-satellites de 120kg qui devraient être lancés en 2008. Dans le même temps s’installerait un système de dissuasion complexe. D’une part, entre l’Iran et Israël, qui se perçoivent mutuellement comme deux ennemis. D’autre part, entre l’Iran et l’Europe, dont les rapports seront certes plus nuancés mais qui resteront marqués par une ambiguïté bien difficile à gérer pour des Européens ne disposant pas en propre d’une dissuasion. Mais, de cet examen par trop rapide des actions à disposition face à un Iran ante-nucléaire, il ressort que, quelle que soit l’option envisagée, elle ne permettra probablement pas d’infléchir la volonté iranienne de disposer d’armes nucléaires. Pour plus probable qu’elle soit, la conduite de raids ne fera que ralentir le galop iranien vers le nucléaire. Aussi, qu’il s’agisse d’observer en désapprouvant tout en poussant au maximum des options diplomatiques - qui, une fois approuvées seront tôt ou tard remises en question -, ou d’intervenir, l’Iran disposera donc, probablement, d’une dissuasion nucléaire, à terme.

                                                                                                      Le retour de la dissuasion

                                                                                                      Que faire alors ? Sans doute, constater que nous devons nous préparer à voir entre Israël et l’Iran s’instaurer une dissuasion équivalente à celle existant entre l’Inde et le Pakistan. Ce n’est qu’après une - très tendue - série de tests nucléaires en 1998 que ces Etats se sont rapprochés et ont commencé à négocier, constatant qu’en cas de guerre, leur existence même serait remise en cause. Sans doute, également, aurons-nous à constater que le TNP est loin d’être parfait, sa rationalité même - comme celle d’un droit international vu comme profitant d’abord à l’Occident - étant questionnée par les Iraniens. Et puis, sans doute aussi, nous préparer au « côté obscur » d’un monde multipolaire multipliant les puissances nucléaires. L’emphase portée par les Iraniens sur le droit à ne pas être une des cinq puissances nucléaires légitimées par le TNP mais à disposer tout de même d’armes nucléaires est, à cet égard, fort révélateur de rhétoriques pouvant être adoptées, par la suite, par d’autres. Le fait est qu’il n’existe pas de réelle doctrine de non-prolifération. Israël, l’Inde, le Pakistan, la Corée du Nord ont, à chaque fois, imposé leur capacité, sans qu’un quelconque régime n’ait permis d’infléchir leurs volontés. Le « traitement de dossier » s’est alors fait au cas par cas, se cantonnant généralement à la constatation des faits et à des négociations dont les résultats ne concernent guère l’essentiel. Aussi, il y a fort à parier que l’Iran représentera le cas emblématique d’une recherche de nucléaire que l’on a vu venir, que l’on a tenté d’empêcher et que l’on devra tôt ou tard constater, sauf retournement de dernière minute. Ce qui nous renvoie, pour conclure, aux travaux du politologue américain Kenneth Waltz, qui déclarait en 1981, à propos de la prolifération nucléaire, que « plus pourrait être mieux », les puissances s’équilibrant entre elles. Si la dissuasion a plus que correctement fonctionné durant la guerre froide - nous sommes toujours libres et vivants - espérons que d’autres auront une aussi saine gestion du nucléaire que nous l’avons eue ; qu’ils auront la sagesse de reconnaître que l’arme nucléaire est d’abord politique avant d’être militaire mais aussi qu’elle ne sera pas l’enjeu de prises de pouvoir par les plus obscurantistes. Et, surtout, que Kenneth Waltz ne s’est pas trompé.

                                                                                                      Joseph Henrotin Chargé de recherches, ISC Membres du Réseau Multidisciplinaire en Etudes Stratégiques (RMES)

                                                                                                      Lire la suite ▼

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                                                                                                        Tant mieux ! Il faut attaquer cette puissance atomique sans attendre. Y’en a marre des planqués qui prétendent qu’un pays qui promet l’extermination d’Israël et la soutien aux terrorismes en tous genre peut se ranger pacifiquement.

                                                                                                        Il faut se battre.


                                                                                                        • custerwest custerwest 5 novembre 2007 15:31

                                                                                                          Tant mieux ! Il faut attaquer cette puissance atomique sans attendre. Y’en a marre des planqués qui prétendent qu’un pays qui promet l’extermination d’Israël et la soutien aux terrorismes en tous genre peut se ranger pacifiquement.

                                                                                                          Il faut se battre.


                                                                                                          • morice morice 5 novembre 2007 16:02

                                                                                                            « planqués », « attaquer » « extermination » « se battre » : non mais dits-moi d’où vous vient ce vocabulaire datant de 1914 au bas mot ? Vous vous êtes trompé d’espace temps ???

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