@Fifi Brind_acier + Emorhatyp
« Ils
vous enfument encore et vous en redemandez ! »
Vous êtes complètement à côté de la
plaque. D’abord, les Italiens ont peur de sortir de l’U.E. et de l’euro, parce
que, comme partout ailleurs, on leur répète que leur pouvoir d’achat sera
réduit, et que leur patrimoine sera amoindri. A partir de là, inscrire la
sortie dans son programme, c’est faire de l’Asselineau et s’enfermer dans l’impasse
dont j’ai déjà parlé.
Mais comme Salvini est bien obligé d’offrir
quelque chose de concret, il dit « Après
les élections, j’irai à Bruxelles pour demander à mes collègues chefs de
gouvernement de réécrire les traités. » C’est de la forfanterie. A ce
moment-là, il ne sait pas si la coalition à laquelle il appartient, remportera
les élections, il ne sait pas qui de lui ou de Berlusconi arrivera en tête et
il ne sait pas si un gouvernement Salvini ou Tajani, eurocrate de la plus belle
eau, lui, aura les sièges nécessaires à l’obtention de la confiance à la
Chambre et au Sénat. Or, ces sièges, la coalition de droite est loin de les
avoir.
Forfanterie mise à part,
la formulation est des plus prudentes : « ...pour demander
à mes collègues chefs de gouvernement de réécrire les traités » Se fait-il
des illusions sur l’aboutissement de sa démarche, je ne le pense pas, il sait
très bien que les Allemands mettront les pieds au mur.
Mais l’important est
ailleurs, tout ailleurs. Il est dans l’analyse de Duhamel. Peu importe qu’il
publie dans Libération ou ans Valeurs actuelles, ce qui compte, c’est
ce qu’il écrit :
« Depuis 2005, les antieuropéens ne cessent de progresser
sur le continent, et l’UE n’est plus guère une force de proposition
politique. « Après le vote des Italiens, les choses sont plus claires que
jamais : l’Europe affronte la crise la plus grave de son histoire. Elle devient
le champ clos d’une bataille inexpiable entre réformistes et populistes, entre
partisans et adversaires de l’Union. »
Or, dans cette bataille, Asselineau n’est rien, il n’existe pas et c’est
logique, puisqu’il n’ose pas prendre position sur la question migratoire – une des
armes de destruction massive des eurosceptiques -, par peur de perdre du peu de
ses électeurs.
Alors, il continue de pédaler dans sa choucroute, l’œil sur les nouvelles
adhésions, en calculant, par projection, dans combien de décennies ou de
siècles, 50 % des Françaises et des Français + 1, seront inscrits à l’UPR…
Asselineau, pour conclure, me remet en mémoire une
citation fameuse de De Gaulle, où il n’y a que trois mots à remplacer pour l’appliquer
à votre leader charismatique : « …il faut prendre les choses comme elles
sont. Car on ne fait pas de politique autrement que sur des réalités. Bien
entendu, on peut sauter sur sa
chaise comme un cabri en disant «
50 ! » « 50 ! » « 50 ! »... mais cela
n’aboutit à rien et cela ne
signifie rien ».
Cela
n’aboutit à rien et cela ne
signifie rien ! Peut-être le comprendrez-vous un jour…