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Accueil du site > Tribune Libre > Xavier Darcos, futur prix de la carpette anglaise ?

Xavier Darcos, futur prix de la carpette anglaise ?

M. Xavier Darcos, ministre de l’Education nationale, vient de prendre une sérieuse option

... pour le prix de la carpette anglaise, attribué chaque année à la personnalité qui aura le plus contribué à la diffusion de l’anglais.


Mme Valérie Pécresse, en soutenant le processus de Bologne d’intégration de l’enseignement supérieur européen, voie royale pour l’anglais, était une sérieuse candidate. Mais avec les nouvelles mesures annoncées, M. Darcos devient l’incontestable favori.

En effet, il vient d’annoncer des stages d’anglais gratuits pour les collégiens et lycéens durant leurs vacances d’hiver et d’été, grâce à des professeurs payés en heures supplémentaires et des intervenants extérieurs natifs anglophones. Ainsi que des heures supplémentaires dans le cadre du soutien scolaire.

Objectif du ministre : qu’"à la fin de la scolarité obligatoire", les Français soient "bilingues". Pour cela, outre les stages pendant les vacances en lycée, il compte proposer de l’anglais pendant les deux heures quotidiennes d’accompagnement éducatif dans les collèges après 16 heures. Au collège, "dans ces heures d’accompagnement éducatif tous les soirs, il y aura de l’anglais de manière soutenue", a-t-il affirmé.

Dans différents entretiens, le ministre a parlé de "heu-l’heure-ning", j’ignore de quoi il s’agit, mais c’est probablement aussi en rapport avec l’anglais.

Et sur 20 minutes :
"De la sixième à la terminale, un élève suit près de 700 heures d’anglais. Le résultat n’est pas à la hauteur d’un tel investissement. Je veux qu’un bachelier français soit bilingue."

Le journal 20 minutes a rajouté "en anglais" après le mot bilingue, mais aussi bien dans son entretien que sur I-Télé, M. Darcos, agrégé de lettres classiques, assimile bien le mot "bilinguisme" à français + anglais !

Il a mis en cause dans divers entretiens le niveau en anglais des jeunes Français, notamment sur I-Télé, je le cite de mémoire : "contrairement à leurs petits camarades européens".

Quelques remarques


— On déshabille Paul pour habiller Pierre : d’une main, on supprime 13 500 postes, le RASED (réseau d’aide et de soutien aux enfants en difficulté) n’est pas assuré de sa pérennité, tandis que de l’autre on trouve de quoi financer des structures privées (séjours linguistiques) et de quoi rémunérer quelques natifs anglophones ; c’est-à-dire qu’on appauvrit l’enseignement public tout en redistribuant une partie au privé anglophone - vive le business de l’anglais !

L’Association des professeurs de langues vivantes (APLV) s’inquiète également d’un "processus rampant de privatisation" :

"Pourquoi le fonctionnement en groupes réduits avec un recours accru aux TICE et aux intervenants natifs ne peuvent-ils être intégrés dans l’horaire normal plutôt qu’ajoutés pendant les vacances ? La volonté de proposer des stages intensifs de langues dans les lycées dès les vacances d’hiver 2009 laisse craindre une improvisation totale dans leur organisation."

Que le porte-monnaie allait s’ouvrir en faveur des instituts privés, certains l’ont vite compris, qui applaudissent déjà :
"Enfin, chez Gymglish, éditeur de solutions de e-learning, déjà partenaire de l’Éducation nationale, on se montre bien évidemment favorable au développement de celles-ci à l’école." (Le Figaro, même article)

"Pour les lycéens de terminale, il sera même proposé à cette occasion le passage du Toefl, un test d’anglais de niveau universitaire reconnu à l’échelle internationale, a-t-on ajouté dans l’entourage du ministre." (Le Figaro)

Encore un bon business en perspective... Combien ? Qui va payer sinon l’Éducation nationale ?


— Alors que les journaux économiques s’accordent à reconnaître la variété des besoins linguistiques des entreprises, on détourne tout le système des langues au seul profit de l’anglais !


— Alors que l’UE recommande d’étudier (un peu) la langue du ou des pays voisins, on mise tout sur l’anglais.


— Alors que le niveau en français des élèves en fin de primaire est reconnu comme très inférieur à ce que l’on serait en droit d’attendre, les heures de soutien scolaire dans l’année dont parle M. Darcos semblent réservées à l’anglais…


— Alors qu’on a soutenu l’allemand par la grâce d’un accord bilatéral - jusqu’au ridicule car on peut parfois faire allemand près de la frontière italienne ou espagnole -, mais pas italien, espagnol ou catalan !


— Stupéfiante évolution sémantique : le mot "bilinguisme" semble avoir acquis un nouveau sens dans l’esprit de quelques dirigeants : cela signifierait français + anglais. Alors que français plus espagnol, arabe, chinois, russe, langue régionale, suédois ou slovaque, ce ne serait plus du bilinguisme, mais un simple amusement pour gamins, pas sérieux, pas business. Ainsi, M. Darcos est au moins assuré d’entrer dans l’Histoire pour avoir modifié le sens d’un mot, c’est flatteur pour un fin lettré.


— Sur BFM-TV le 2/09 - nous citons de mémoire -, une prof d’anglais interrogée partageait la même opinion et réclamait davantage, selon la politique bien connue du "toujours plus" : "Avec 34 élèves par classe, je doute qu’on puisse arriver à un bilinguisme".

De son côté, l’APLV s’indigne également que l’on fixe le bilinguisme comme objectif :
"Les programmes officiels de langues vivantes ne se donnent aucunement pour objectif la formation d’élèves bilingues. Chez une partie des parents d’élèves, une attente irréaliste est ainsi alimentée qui ne peut que renforcer une accusation aussi facile que récurrente d’incompétence à l’encontre des enseignants de langues."

Enfin un soupçon de réalisme qui semble poindre chez les professeurs de langues quant au niveau possible au brevet ou au bac, avec le seul enseignement à l’école qui ne peut être qu’une initiation (B1 au bac ce serait déjà bien beau), simplement parce que les langues vivantes représentent un énorme travail et un investissement considérable en temps et en énergie. En fixant comme objectif un niveau absurde de B2 ("fluent english" ou autre langue) au bac sur l’échelle dite Cadre commun (CECRL), l’UE a piégé la France, car rappelons que les objectifs surréalistes aboutissent à des suicides dans les entreprises qui utilisent ces méthodes... Nous n’avons le choix qu’entre passer pour des nuls ou renforcer à outrance l’anglais ! Bravo les lobbys anglophones !


— M. Darcos a dit que le niveau des élèves français en anglais était inférieur à celui de leurs camarades européens. Sur quoi base-t-il cette affirmation péremptoire ? Les études à ce sujet sont très rares. Probablement une vieille étude qui nous comparait à des pays ayant choisi la voie du tout-anglais et qui y ont consacré la plupart de leurs ressources - Suède, Hollande et autres. Mais qui voudrait apprendre le suédois ? Est-ce là le destin que l’on souhaite en haut lieu à la langue française ?

Pire encore, il s’agit d’un cliché, de masochisme à la française, voire d’un mensonge, car une étude de 2005, basée sur le TOEIC (Test of English as International Communication) nous situe au contraire tout à fait dans la moyenne européenne.

Alors, erreur, mensonge ou manipulation ?


— La notion de choix des langues semble être morte en France, dans l’indifférence de tous les pédagogues et de tous les journalistes ! Au vu de l’absence de commentaires dans les médias sur l’anglais obligatoire au primaire, quasi obligatoire au secondaire (faute de choix dans de nombreux établissements), seule langue concernée par les stages annoncés par M. Darcos, on en vient à douter de ses souvenirs, à se demander s’il a un jour existé un choix des langues. Sur quelles bases morales et juridiques impose-t-on telle ou telle langue aux enfants ?


— Rappelons que le primaire n’est pas l’âge de la spécialisation, mais celui de l’ouverture d’esprit, de la découverte de la diversité, comme on le fait en musique, en sport ; alors pourquoi se spécialiser si tôt en anglais, alors que le projet Evlang
 (initiation aux langues, aux divers alphabets européens) était si pertinent ?

Puisque les professeurs de langue semblent enfin réaliser les lourdes conséquences du tout-anglais, qu’il nous soit permis de regretter le soutien qu’ils ont apporté à l’apprentissage précoce de l’anglais. Mais il n’est jamais trop tard pour admettre une erreur et changer de voie...

Regrettons aussi que certains, comme le linguiste Alain Bentolila, agrégé d’anglais et professeur à l’université, ne parlent que d’anglais (entretien avec La Croix), et proposent de commencer à la maternelle !

"Faudrait un bouleversement total de la formation, bien au-delà des annonces de Xavier Darcos. En s’y prenant dès la maternelle, qui est la clé de l’affaire, il faut créer un bain linguistique et culturel, par exemple en profitant des échanges européens pour faire venir des professeurs anglophones."

Pourquoi pas dans la salle d’accouchement, avec une musique d’ambiance anglophone (obligatoire) ?

Le fameux discours de Gordon Brown, aux accents très coloniaux, devrait être analysé dans chaque classe de langue, car il illustre parfaitement la réalité de la guerre des langues.

"L’anglais est bien plus qu’une langue : c’est un pont au-dessus des frontières et entre les cultures, une source d’unité dans un monde en changement rapide [...], c’est une force pour l’économie, les affaires et le commerce, mais aussi pour le respect et le progrès mutuels. [...]. (...) Nous ferons de notre langue le langage commun du monde. La langue qui aide le monde à parler, rire et communiquer."

Ils nous respectent, à condition qu’on sacrifie 3 000 heures de notre vie à l’étude de leur langue, tandis qu’ils vaquent à d’autres affaires.


— On ne sait pas encore quel sera le sort des familles qui souhaiteraient une autre première langue à l’école ou durant ces nouveaux stages d’été : déportation ? Privation de droits civiques ? Suppression des allocations familiales ? Le gouvernement n’a pas encore tranché (Nota : pas la tête).


— Contrairement à ce que la propagande insinue, il est bon de rappeler que l’anglais ne guérit pas le cancer, ne fait pas repousser les cheveux, ne fait pas remonter le taux de testostérone et ne rend pas beau, riche et intelligent, au contraire : ça coûte un max ! Le ministère de l’Éducation nationale pourrait-il dire aux Français, combien il est investi chaque année dans l’enseignement de l’anglais en France, sous une forme ou une autre ? En incluant les tableaux interactifs, les "e-learning", les stages d’été, les formations de fonctionnaires dans les régions touristiques, les intervenants natifs et les cours de soutien ? Pour French 24, la télé en anglais, au moins le sait-on : 80 millions d’euros par an, plus le dédommagement phénoménal que réclame TF1 pour rendre ses parts en vue de la formation du nouvel audiovisuel extérieur français - alors qu’ils ont gêné son développement en refusant certaines de leurs exclusivités... (C’est plutôt l’Etat qui devrait porter plainte contre TF1.)

"Aucune estimation du coût de ces diverses mesures n’a pu être obtenue dans l’immédiat", remarque pudiquement Le Figaro, pince-sans-rire... A qui se fier ?


— L’anglais n’est pas indispensable à une carrière, même internationale ; certaines branches de certains métiers en ont effectivement besoin, il peut même être indispensable pour des carrières précises, mais de multiples voies s’offrent aux jeunes dans la vie, même à un haut niveau, et sans anglais.

Un pilote médiocre doté d’un bon anglais ne sera jamais pilote de chasse, quand un bon pilote doté d’un médiocre anglais standard pourra réussir, lui. Idem pour un violoniste, un architecte international, un cinéaste - est-ce que Youssef Chahine a réussi grâce à sa connaissance de l’anglais ? L’anglais a-t-il permis à Hayao Miyazaki d’imaginer son merveilleux dessin animé Mon voisin Totoro ? Et même dans la recherche, si souvent présentée comme impossible sans anglais, il faut nuancer : un chercheur doit avant tout atteindre un bon niveau dans son domaine, puis avoir de l’imagination. Si son anglais est faible, il pourra suivre l’actualité de sa branche en se contentant de lire les résumés des revues de pointe (le vocabulaire spécifique ne nécessitant pas un niveau "fluent english"), alors qu’un chercheur médiocre doté d’un bon anglais ne fera pas une carrière internationale - sauf fraude ou magouilles, mais ne compliquons pas.

Vous voulez être archéologue, navigateur, vedette internationale du football, biologiste, botaniste, chercher de nouvelles espèces dans la jungle d’Amérique du Sud ? Il vous faut absolument un anglais d’Oxford, niveau maîtrise au moins ! Il faut arrêter cette propagande et cette folie.

Comment peut-on prétendre défendre le multilinguisme en Europe tout en renforçant de toutes les façons possibles le poids de l’anglais à l’école ? Comment peut-on défendre la place du français dans l’UE (en déclin accéléré) quand on privilégie son premier concurrent dans son propre pays ?


— En se focalisant sur l’anglais, la France n’a-t-elle pas une guerre de retard, comme on dit ? Surtout quand on voit que le chinois monte en force un peu partout dans le monde :

"L’émergence de la langue chinoise et son accès à une dimension internationale sont le phénomène majeur affectant le paysage linguistique mondial ces dernières années. Inscrite dans le contexte de l’essor du monde chinois ("Le XXIe siècle, siècle de la Chine", a titré l’hebdomadaire Newsweek en 2005). Cette émergence, loin d’être un effet de mode, est l’une des incidences de la mobilité des personnes et de la mondialisation des échanges sur la dimension des langues. Hier, langue exotique et lointaine, le chinois devient dans un tel contexte une nouvelle langue frontalière. Il convient au plan éducatif de prendre la mesure de ce phénomène inédit. (...) Aux Etats-Unis, 700 établissements supérieurs dispensent désormais un enseignement de chinois et, à la suite d’une décision du Conseil des universités américaines, un enseignement de chinois va être mis en place dans 2 000 lycées à compter de 2006."
(rapport Legendre, Sénat, novembre 2003).


— Parallèlement, l’anglais est parfois jugé sur le déclin :

L’anglais sur le déclin

English in Decline as a First Language, Study Says

On a vu comment certains nous orientent vers le tout-anglais à l’école, voyons maintenant ce qu’il en est à l’université, elle aussi soumise à d’énormes pressions pour s’angliciser : Erasmus mundus est le cheval de Troie de l’anglais dans l’université européenne, notamment en France, où des étudiants, qui autrefois seraient venus quelques années étudier en français, papillonnent maintenant d’une fac à l’autre à travers toute l’UE dans la langue de la GB, qui en tire d’énormes avantages économiques, scientifiques, politiques et simplement humains.

Le troisième niveau stratégique du lobby de l’anglais est donc l’UE.

Il existe manifestement dans certains cercles une volonté farouche de faire de l’anglais la lingua franca de l’Union européenne, au mépris de la diversité linguistique, de l’équité entre les peuples et les langues, au mépris des principes fondateurs de l’Union, pour le seul bénéfice de certains milieux économiques, alors même que les besoins des entreprises en compétences linguistiques sont très variés.

"Un pourcentage significatif des PME européennes perd des affaires chaque année en raison de lacunes linguistiques et interculturelles."

Conclusion

Il est choquant qu’un petit groupe de gens puissent modifier l’esprit de l’enseignement au point de rendre une langue obligatoire, de fait sinon de droit, sans que personne ou presque ne s’en émeuve, sans que l’Assemblée nationale en ait débattu, alors que l’absence de choix est une profonde mutation pédagogique – ou anti-pédagogique... Qui mériterait mieux que des réformes aussi hypocrites que celle qui fut imposée au primaire, improprement appelée "initiation" aux "langues"...

La langue chinoise est en plein essor, et de l’aveu même des anglophones, l’anglais n’est plus un avantage en termes d’embauche :
"English, foreign language job seekers face major decline in available positions"

Alors, en organisant le tout-anglais, la France ne construit-elle pas sa nouvelle ligne Maginot ? Totalement inutile et déjà dépassée ?

Les déclarations de M. Darcos, derrière son air rassurant et matois, n’auraient-elles pas été soigneusement préparées et pesées ? Car la provocation n’est pas loin.

Est-ce un effet de l’anglicisation marquée de sa région d’origine, la Dordogne ?

Ne s’agirait-il pas plutôt d’une subtile diversion pour faire oublier les attaques envers l’école, les restrictions budgétaires, une simple tactique politique en somme, un peu comme la prime accordée aux jeunes enseignants pour qu’ils se désolidarisent des mouvements à venir ?

Quoi qu’il en soit, à notre avis la place de M. Darcos est au conseil d’administration d’une multinationale anglophone, au gouvernement anglais ou au British Council, certainement pas au gouvernement français.

Notre société est malade de misère sociale, de trop de violence, d’égoïsmes en tout genre, de pollution (l’UE vient d’augmenter largement les taux autorisés de pesticides !), de je-m’en-foutisme (ni la France ni l’UE n’ont demandé d’enquête à l’Ukraine après l’huile alimentaire contaminée à l’huile de moteur...), de manque d’éducation, de psychologues scolaires, d’assistances sociales, d’humanité, bref, de beaucoup de choses, mais sûrement pas de manque d’anglais !

Et c’est une question qui dépasse nos frontières. Il est déjà bien visible que la construction européenne telle qu’elle est envisagée aujourd’hui est incompatible avec la francophonie.

Ce qui est en jeu, c’est la communication mondiale : doit-on rendre les armes dans la guerre des langues et soutenir l’anglais comme lingua franca de l’UE et du monde, ou au contraire lutter en faveur de la francophonie et de la diversité des langues dans un monde multipolaire ?

Après le commerce équitable, il est temps de réfléchir à la communication équitable.


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52 réactions à cet article    



    • Philippe D Philippe D 16 septembre 2008 12:45

      Libre à vous d’éduquer vos enfants comme vous l’entendez. D’autres, très nombreux, au contraire estiment que la maîtrise de l’anglais est primordiale.
      Ceux qui en ont les moyens envoient leurs enfants faire des séjours linguistiques et regrettent que, généralement parlant, l’oral soit toujours si peu ou si mal pratiqué dans le cursus scolaire, et que cela défavorise autant ceux qui n’ont pas cette chance de pouvoir

      J’ai eu la chance d’avoir un prof d’anglais extraordinaire pendant 4 ans, il y a plus de 40 ans, qui nous faisait écouter à chaque cours des émissions de la BBC qu’il enregistrait quotidiennement sur ondes courtes. C’était un jésuite, compagnon de De Gaulle en Angleterre, aux méthodes éducatives particulièrement musclées et atypiques. Il y aurait un roman entier à écrire à son sujet.

      15 ans plus tard, lorsqu’il m’a fallu parcourir le monde pour mon boulot, j’ai pu me remettre à l’anglais très facilement et je lui en suis toujours resté reconnaissant. Ses méthodes ne seraient plus possibles aujourd’hui, elles tenaient du labo de langue permanent.


      • Hermes esperantulo 16 septembre 2008 13:43

        j’ai parcourue le monde, il ne m’a pas semblé primordial mais seulement un plus, plus ou moins avantageux dans certaines situations ou professions.


      • Philippe D Philippe D 16 septembre 2008 14:42

        "...mais seulement un plus, plus ou moins avantageux...."

        Pourriez-vous m’expliquer la notion intéressante de "Plus moins avantageux" ?


      • Hermes esperantulo 16 septembre 2008 14:53

        par exemple l’anglais sera avantageux dans un hotel dit international en Chine, mais au niveau des taxis, il ne sert à rien en chine. Au niveau du commerce il est utile sur certains plans de premiere communication mais un rapport européen à montrer que le bilinguisme avec anglais seul produit une perte annuelle de 1000 milliards d’euros pour la zone européenne, vous pouvez trouver une grande documentation là dessus sur le web


      • Krokodilo Krokodilo 16 septembre 2008 15:33

        Philippe D,
        "Libre à vous d’éduquer vos enfants comme vous l’entendez."
        Justement, non : je ne suis pas libre de mes choix sur l’éducation linguistique des enfants, puisque la notion même de choix des langues a quasiment disparu des esprits et des écoles ! Je ne cesse de m’étonner avec quelle passivité les médias et les enseignants ont accepté ces réformes - insidieuses il est vrai. L’anglais n’est en théorie pas obligatoire, il l’est dans les faits, mais pas tout le temps ni partout, seulement le plus souvent et presque partout, ce qui rend possible le déni de ces modifications pédagogiques…
        En outre, vous ne donnez pas votre sentiment sur quelques point choquants : pourquoi en extrascolaire, pourquoi l’anglais mais pas d’autres langues, pourquoi de l’anglais et pas des stages de sciences ou autres puisqu’il paraît que le niveau en sciences est insuffisant ?

        L’oral est certes indispensable, surtout dans une langue à la phonétique aussi irrationnelle, mais ce n’est pas la nouveauté pédagogique que d’aucuns présentent. L’apprentissage des langues a toujours nécessité à la fois des explications (alphabet, corespondance phonétique, prononciation, grammaire), de l’écrit et de l’oral.
        On a dit autrefois que la révolution pédagogique, c’étaient les cabines de langues, maintenant c’est l’oral, demain les TICE (technologies informatiques de la communication, bref : des liaisons vidéos avec des natifs). On est toujours à la recherche de la méthode miracle pour apprendre une langue étrangère comme une langue "maternelle".

        Il faudra un jour admettre, comme le dit Esperantulo que la seule méthode réellement performante, c’est l’immersion, et deuxièmement, que l’école ne peut être le lieu que d’une initiation, plus ou moins poussée ; le bilinguisme de bon niveau ne peut être un objectif scolaire.
        Il n’y a là ni mauvaises méthodes, ni mauvais enseignants, juste la dure réalité : une langue seconde n’a rien àvoir avec une langue maternelle dans laquelle on baigne depuis la petite enfance, jour et nuit (on rêve dans cette langue). Le cas des enfants de familles bilingues qu’on met toujours en avant reste ce qu’il est, une exception, de même que Carole Merle la championne de ski que son père a miss sur des skis alors qu’elle savait tout juste marcher (je me rappelle du documentaire), de même qu’une famille de violonistes, de musiciens, du cirque, du cinéma, on ne peut standardiser l’éducation à ce point et faire faire tout à tous dès la prime enfance. Il ne faut pas demander l’impossible à lécole, même par démagogie politique.



      • Hermes esperantulo 16 septembre 2008 16:59

        remarque l’immersion possede aussi une forme de limite, ce n’est pas parce que l’on est dans sa propre langue en immerion depuis plus de 18 ans que l’on parle ou ecrit parfaitement sa langue, j’en suis un bon exemple. Disons qu selon l’echelle europeenne, on aura C2 que l’on peut évaluer à l’indice 100 indice moyen de la population native d’une langue au niveau de la maitrise de sa propre langue malgré les imperfections, alors pour quelqu’un en immersion en langue seconde durant 6 mois ou 1an le niveau sera en général de B2 soit indice 30-40 et pour un traducteur professionel au niveau juste en dessous de C2, soit indice 80. Les études ETS montrent quen moyen par pays le niveau n’est même pas B2, le niveau minimum requis actuellement et ceux qui l’on largment voir le niveau C1 sont des personnes ayant séjourné pusieurs années en pays anglophones ou en travaillant toutes les jours 8heures par jour en langue anglaise comme les traducteurs et certains commerciaux comme ceux du HEC


      • Philippe D Philippe D 16 septembre 2008 17:03

        @ Krokodilo,

        Votre "désamour" de l’anglais associé à votre lobbyisme espérantiste est ... "désespérant".
        Tout vous est prétexte à tacler l’anglais, comme s’il vous agressait personnellement. Je ne sais pas ce que cache cette animosité, j’ai quelques idées, mais celà nous entraînerait trop loin.
        Si vous souhaitez promouvoir votre langage agissez de façon positive, en montrant sa richesse et en vous donnant les moyens de valoriser ce vecteur, sans systématiquement taper sur tout ce qui est english.

        Je vous avais demandé lors d’1 article précédent s’il existait un traducteur en ligne Français/Espéranto et vous m’aviez répondu par la négative, disant que ces outils n’étaient pas de qualité et me renvoyant à un dictionnaire mot à mot.
        Pour qui veut se faire une idée de l’Espéranto, je pense au contraire qu’un tel outil serait primordial et que votre communauté devrait ardamment se mettre à l’ouvrage pour le proposer, malgré toutes les imperfections de ces traducteurs.

        Vous ne ferez en tous cas pas avancer vos thèses par les moyens que vous utilisez. Vous braquez même les quelques personnes curieuses et à priori intéressées. L’Espéranto n’est pas la langue universelle qu’il aurait voulu être, vous n’y pouvez rien mais vous pourriez vous éviter le luxe de contribuer à en dégouter les gens.


      • Krokodilo Krokodilo 16 septembre 2008 17:43

        Philippe D,
         C’est votre message qui est "désespérant" de mauvaise foi.
        Mon article ne contient aucune mention ni aucune allusion à l’espéranto, par contre il contient nombre de faits, une citation d’une association de profs de langue, une étude basée sur le Toeic, des questions sur la privatisation du business de l’anglais (transfert de fonds de l’école au boîtes de langues), sur la disparition de la notion de choix des langues, sur le soutien à l’anglais en été plutôt qu’aux sciences, au français ou à toute autre matière.

        A toutes ces questions aussi importantes que tues par les médias, comment répondez-vous ? Par une attaque sur mon soutien à l’espéranto !
        Un peu comme si vous disiez : "je ne réponds pas à un espérantiste, quoi qu’il dise !". Remplacez le mot espérantiste par juif, arabe ou ce que vous voulez, ça ne vous choque pas un peu quelque part ?
        Je ne cache pas mon soutien à l’espéranto, et j’en parlerai encore à l’occasion, mais ici bien d’autres questions sont soulevées auxquelles vous ne répondez pas.

        " Tout vous est prétexte à tacler l’anglais, comme s’il vous agressait personnellement."
        Oui, parfaitement, je soutiens une certaine idée de l’école publique, et je considère l’obligation de l’anglais au primaire (sauf rares exceptions) comme un agression, ainsi que les récentes initiatives du ministre, et vous ne m’avez pas démontré le contraire. Cet article a été bloqué 10 jours par AVox, alors que pour une fois je suivais à chaud l’actualité, on se demande ce qui fait peur dans la critique du tout-anglais alors qu’il a le soutien de la quasi-totalité des médias, des journalistes et des politiques ! Je devrais gêner à peu près autant qu’une coccinelle devant un cheval. Mais ce sujet est fortement lié à la construction européenne, à sa dérive vers l’anglais lingua franca, au recul du français dans l’UE, alors je ne crois pas que ces questions soient négligeables.

        Pour ce qui est de votre question sur le traducteur en ligne, je n’avais pas réalisé que c’était vous. Il a existé un projet de traduction entre langues utilisant l’espéranto comme pivot interne à la machine, financé par des industriels, qui a été abandonné, j’ignore pour quelle raison. Je soupçonne qu’un tel outil serait néfaste au business de la traduction automatique qui est florissant - barrière des langues oblige -, mais je n’ai vraiment aucune info sur ce projet abandonné, je n’en parle que parce que vous relancez le sujet. N’oubliez pas que la plupart des actions et travaux espérantistes sont bénévoles, hormis quelques percées récentes dans le monde du travail (je veux dire payé), et le seul investisseur sympathisant ayant une bonne assise préfère investir dans des publicités, par exemple cette année et l’an dernier il a financé une page informative (publi-reportage) dans Le Monde. ce sont les questions financières qui ont aussi fait capoter le projet de télévision en ligne, qui a récemment redémarré tout doucement. Encore l’argent !
        Je vous réponds donc volontiers, mais je fais une nouvelle fois remarquer que je ne comptais absolument pas parler d’espéranto ni dans cet article ni dans la discussion.

        Par ailleurs, d’autres pédagogues, non espérantistes, sont favorables à plus de diversité linguistique au primaire, opposés à la spécialisation précoce dans l’anglais, et soutiennent soit le projet Evlang, soit le projet Euromania, basé sur les langues romanes :
        http://www.aplv-languesmodernes.org/spip.php?article1867



      • Hermes esperantulo 16 septembre 2008 18:37

        Pour completer Kroko, à l’attaque personelle de Phillippe et du hors sujet de l’esperanto ; il existe un programme de traduction automatique faite par un bénévole nommé esperantilo qui est très imparfait. Concernant ls soutiens, il est clair que l’esperanto presente un reel manque de soutien financier et publicitaire en sa faveur de la part de mecenes, ce qui fait qu’il ne peut rivaliser même ne face du basque ou du breton qui eux aussi n’ont pas de traducteur automatique. Un exemple interressant concernant l’espeanto, ce dernier a été soutenu par des mecenes lors un grand congrès sur les langues en Chine, le résultat fut specaculaire, il s’est placé en second derriere l’anglais ( ce dernier premier lors du congrès), au niveau de l’interet des visiteurs. Donc le potentiel existe bel et bien, mais sans aide finacieres et publicitaires rien ne peut se faire. Par exemple en France, cette langue n’a toujours pas acces comme option au bac et absence d’universités enseignent cette langue alors qu’il existe des pays comme la chine, la russie, la pologne le fesant.


      • Philippe D Philippe D 16 septembre 2008 18:50

        Krokodilo,

        Je suis désolé que vous voyiez de la mauvaise foi là où je me contente de vous dire les choses très clairement et comme je les ressens.
        Pour qui fréquente un peu Avox vous êtes associé à l’Espéranto et à une sorte de croisade Anti-Anglais.
        Autant je n’ai a priori rien contre l’Espéranto, autant je suis même (ou j’étais) assez curieux d’en savoir plus sur l’Espéranto, autant votre croisade anti-anglais me semble un autre combat et autant l’association des deux devient difficile à avaler.
        Je réagis en voyant un article de vous, qui se situe très clairement dans votre double combat, même s’il fait l’impasse cette fois ci sur l’espéranto, il est limpide que pour vous le combat pour l’un est d’abord et avant tout le combat contre l’autre.
        Je parle à peu près correctement l’anglais, grâce en partie, comme indiqué ci-dessus, aux méthodes très rares d’un professeur hors du commun. Il me semble évident que c’est par des méthodes de cet ordre qu’un meilleur apprentissage de l’anglais ou de toute autre langue est, et deviendra enfin possible. C’est cette direction que j’ai crû voir dans les mesures de Darcos et je m’en félicite.
        Je regrette de ne pas parler d’autres langues, à part de vagues souvenirs d’allemand, il faut dire que là, le prof et les méthodes étaient conventionnels et particulièrement inefficaces. 
        Tout apprentissage sérieux et efficace d’une langue est un enrichissement et une ouverture aux autres extraordinaires. Il me semble aussi que parvenir à maîtriser une langue est plus valorisant et plus agréable que d’avoir le sentiment que l’on a perdu son temps pendant toute sa scolarité à anonner bêtement des expressions idiotes et déconnectées du langage parlé, et qui plus est sans être capable de prononcer correctement et de se faire comprendre les locuteurs avec leur drôle d’accent.

        Je vous le redis donc : Je crois que votre entrisme pro-espéranto pourrait aisément se passer du volet anti-anglais, qui me donne à moi plutôt l’envie de tourner les talons.

        Comprenez bien que je ne cherche pas à être agressif ni désagréable, mais à vous faire connaître franchement la réaction que m’inspire vos articles, en pensant que peut-être vous pourrez accepter d’y trouver une forme de critique positive.
        Je ne réponds pas à vos allusions assez déplacées, je mets celà sur le compte de l’irritation que ma prose vous a procurée.
        Si vous ne souhaitez plus que j’intervienne sur vos articles, dites le moi et je vous promets de vous laisser tranquille.


      • Hermes esperantulo 17 septembre 2008 10:57

        Phillipe vous etes assez étonnant, quand quelqu’un critique quelque chose en resumer montrer certains inconvénient d’une methode ou d’une facon de faire, est ce que vous lui ditent tout le temps qu’il est anti quelque chose ? Par exemple si je critique la peine de mort aux Etats Unis ou le Neoliberalisme des USA, vous me direz alors que je suis anti américains alors. kroko comme nombreux d’entre nous ne sommes pas antianglais, mais seulement des personnes montrant tout simplement les inconvénients de l’anglais et plus généralement des inconvénients de l’hégémonie d’une langue, de la difficulté d’apprentissage des langues, ect. De ce constat que nous fesons par l’énorme voir même astronomique dcumentation fournie gratuitement par des specialistes en tout genre ; nous cherchons des solutions à ce type de probleme et nous exposons notre piont de vue de solution. En résumer, si on augmente l’apprentissage de l’anglais ou tout autre langue dite nationale, les nouveau avantage que nous y obtenons c’est à dire la maitrise plus poussé de la langue produit automatiquement de nouveau inconvénients, docn un cercle visieux. Le multilinguisme, un beau reve, il suffit de regarder la belgique et la suisse au niveau des tenssion linguistiques et culturelles. L’intercompréhension passive une belle utopie qui en 20ans n’a jamais montré son éfficacité.

        Notre solution celle qui selon nos recherches semble celle qui augmente les avantages tout en dimminuant largement les inconvéniants, c’est l’esperanto, c’est un fait et personne n’a réussit à demontrer le contraire ou proposer une autre solution viable.

        pour moi si l’anglais ou l’apprentissage des langues était tellement si facile, cela ferait depuis bien longtemps que de la Finlande en passant par la Chine, nous pourrions tous communiquer avec une ou plusieurs langues à travers le monde sans probleme de communication. l’avez vous vue ? Moi non, malgré que l’on m’ai dit l’anglais vous ouvre le monde. l’anglias l’a un peu ouvert certe mais l’investissement est si énorme pour un faible résultat...

        Il faut se rendre compte que l’esperanto est née du fait du constat si simple que la communication par les la langues des autres est assez difficille, ce constat est toujours d’actualité malgré quelques petites améliorations. Donc l’esperanto reste une solution au probleme des langues et tant que ce probleme existe, l’esperanto existera encore et encore, les deux sont intrisequement lier, l’existance de l’esperanto perdure tout simplement parce que les probleme d’intercommunication perdure. certains bien sur chercherons à oublier l’esperanto mais sans donner de solutions plus avantageuses ou resulvant le probleme, en reusmer rester dans la merde jusqu’au cou.


      • Philippe D Philippe D 17 septembre 2008 12:21

        "Phillipe vous etes assez étonnant, quand quelqu’un critique quelque chose en resumer montrer certains inconvénient d’une methode ou d’une facon de faire, est ce que vous lui ditent tout le temps qu’il est anti quelque chose ? Par exemple si je critique la peine de mort aux Etats Unis ou le Neoliberalisme des USA, vous me direz alors que je suis anti américains alors..."

        @ Esperantulo

        Drôle d’arguments !
        Il s’agit bien ici de relier vos propos présents (et ceux de Krokodilo) à ce que vous avez déjà produit, en articles et en commentaires sur Avox. Et compte tenu de certaines de vos précédentes interventions, vous ne me ferez tout de même pas croire que vous avez l’un et l’autre une position neutre vis à vis de l’anglais. Je pourrais moi aussi aisément dans ce cas vous faire un procès en mauvaise foi si vous ne le reconnaissiez pas.

        Cet article est donc de parti-pris, ce qui est tout à fait le droit de Krokodilo. Il est également de mon droit de critiquer sa position en resituant l’article dans la réflexion plus générale de son auteur.

        J’estime avoir une position plus neutre que vous deux, et sur l’anglais car je suis loin d’être un acharné de l’anglophilie, et sur l’espéranto pour lequel j’ai assez peu d’avis, sinon que l’idée était séduisante, mais que vu de 2008 ça me semble plus relever du passe-temps agréable que de l’avenir de la communication mondiale.

        En bon pragmatique, tout ce qui me semble aller dans le sens d’un meilleur apprentissage de l’anglais (ou d’une autre langue) me paraît excellent. J’approuve donc globalement Darcos sans rentrer dans le détail les mesures. Point à la ligne.


      • Hermes esperantulo 17 septembre 2008 13:02

        Phillipe vous vous défillez, ou ais je dis que Darcos ne cherchait pas à améliorer l’anglais, je dis justment le contraire, par contre ce que j’ai dis c’est que ce n’est pas la meilleur methode qu’il applique, selon mes recherches c’est l’immersion et c’est la dessus qu’il aurait du commencer.

        Au niveau de la neutralité, je reste très neutre même si par moment je me plante dans mon argumentation. Vous, au contraire c’est un pseudo-pragmatisme ou pragmatisme à court terme, en resumer restons dans la merde, alors que de mon coté c’est sortons enfin de cette merde ( c’est pas l’anglais qui est de la merde, mais la situation de la communication internationale), donc de mon coté j’ai un coté de pragmatisme à court terme l’immersion linguistique et par le fiit de l’utilisation prepodérante de l’anglais, et un pragmatisme à long terme tout en laissant une place à l’anglais dans le long terme comme pour beaucoup d’autres langues.

        cela fait vingt ans que l’on me dit dans 10ans tout le monde parlera une "langue commune" en résumer l’anglais et au bout du compte on en est encore bien loin tout ca en repoussant auc calandes greques l’esperanto, une des solutions parmis d’autres


      • Hermes esperantulo 17 septembre 2008 14:14

        Pourquoi l’apprentissage de l’anglais du moins dans la forme où l’on va n’es pas le meilleur, ce que j’ai pu constater durant les années de jeunesse c’est que la plupart des familles dites aisées, fesaient prendre d’abord à leurs enfants des langues dites rares comme allemand , russe, latin, chinois et ensuite l’anglais Tout simplement dans ses familles un constat est assez souvent fait, il y a plus de chance d’utiliser d’anglais qu’une autre langue dans le monde profesionnel et de part leur experience, ce qui permet d’apprendre le plus une langue c’est l’immersion, donc en résummer l’école permet dans ces familles d’apprendre des langues peut courantes donc de donner plus de culture à leur enfants et surotu de leur donner plus d’ancrage même par l’initiation scolaire dans ces langue si un jour ils devaient les utiliser sporadiquement, alors que l’anglais justement comme assez souvent ils en aurons besion, le retard pris sera largement compenser par l’immersion.

        Je vais raconter une histoire vrai : une connaissance ayant appris l’espagnol et n’ayant pas un super niveau mais au moins acceptable, va faire durant deux mois d’été un job en espagne. elle revient de voyage et elle dit j’ai fait mions d’espagnol que d’anglais durant ma scolarité, j’était meilleur en anglais qu’en espagnol et au bout de deux mois d’immersion je suis maintenant meilleur qu’en anglais. Que cela à t’il couté : elle a eut un job dété et de son salaire elle à pu se payer de bonnes vacances en espagne, elle s’est ammélioré en espagnol, cela à permis d’aider un eu l’éonomie espagnol et cela à couter ZERO eruos à l’état francias donc au contribuable. En lus cela l’a bouster pour aller faire une immersion aux USA, et de par son niveau d’anglais amélioré, elle a pu avoir rapidement un job et avec un salaire audessus de ses collegues du fait de son niveau d’anglais. Et actuellemet elle est consultante entre la france , l’espagne et les USA, tout en aynt un salaire francais dans une multinationale. dans son cas l’insetissement vers l’imersion est très avantageuse. ca c’est le pragmatisme à court terme.

        Maintenant en version long terme, l’anglais absorbe beaucoup au niveau de la diversité potentiel des langues dans le travail, en gros en allant trop vers l’anglais, on a un manque de candidats dans les metiers ayant besoin de l’allemand et de l’italien. donc une perte de profit très conséquent actuellement évauer au niveau européen à 1000 millard d’euros. Le procedé est très simple en transferant une groosee part de l’anglais vers l’esperanto et du fait du peu d’apprentissage de cette langue, une année de 4 heures par semaine est suffisant pour donner l’ensemble des bases permettant d’atteindre le niveau B2 et pour le reste c’est que du vocabulaire par equivalence il faudrait 8 asn pour un francais pour atteindre ce même niveau en anglais. Donc de ce principe on degage beaucoup plus de temps pour les autres langues, ce qui permettrait une augmentation de la diversité des langues pour le monde du travail, ce qui est actullement de plus en plus demander par les entreprises.


      • Philippe D Philippe D 17 septembre 2008 14:44

        @ Esperantulo

        "Vous, au contraire c’est un pseudo-pragmatisme ou pragmatisme à court terme, en resumer restons dans la merde, alors que de mon coté c’est sortons enfin de cette merde...."

        Ca va les chevilles ???
        Vous avez la même drôle de façon de résumer, que d’argumenter !

        Je suis bien d’accord que l’immersion est la meilleure solution pour qui veut apprendre, et "posséder" une langue. C’est malheureusement quelque chose qui ne peut être initié (et donc être à la charge) que par les familles, privant ainsi ceux dont les parents ne peuvent pas financièrement, ou ceux dont les parents n’ont pas pris conscience, d’une expérience in vivo. Darcos essaye de donner plus de moyens à tous dans le cadre de l’école.
        Au stade de l’université j’ai cru comprendre à de précédentes interventions que vous étiez plutôt contre Erasmus, qui justement permet cette immersion. Où est la cohérence ?


      • Hermes esperantulo 17 septembre 2008 20:00

        Phillippe comprennez bien ; il est tout a fait possible de faire une immersion linguistique sans dépenser d’argent par la famille ou par l’état, tout simplment en ayant un job d’étés comme de nombreux jeunes sont capable de le faire, Erasmus est different il intervient principalement dans la formation pour les études et son investissement qui a un coup permet au final une certaine rentabilité. C’est pour cela que je dis que Darcos prend le probleme à l’envers, il part sur ce qui est le moins efficace et le plus couteux alors que l’immersion est la plus rentable sans produire un coup exorbitant. Je connais très bien d’ailleurs les fameuses immersion linguistiques type scolaire très couteuses, celle de deux semaines ne servent presque à rien en pratique il faut au moins un mois de pratique car c’est justement les deux premieres semaines qui sont les plus dures ( on entre dans le bains, il faut apprendre à suivre une conversation rapide, apprendre à resortir le contexte, ect) et c’est pendant les suivantes que cela s’ameliore.


      • Hermes esperantulo 17 septembre 2008 20:09

        Qui est contre Erasmus, ni moi, ni kroko, par contre nous sommes plus ou mions contre erasmus mondus, d’on l’ideé est bien diffrente de celle d’erasmus, erasmus permet l’apect culturel, mondus enferme les etudiants dans un petit cercle d’anglophones sans qu’ils puissent proffiter de la culture du pays ainsi que sur d’autres plans techniques


      • Krokodilo Krokodilo 18 septembre 2008 09:58

        Philippe D,

        "Autant je n’ai a priori rien contre l’Espéranto, autant je suis même (ou j’étais) assez curieux d’en savoir plus sur l’Espéranto, autant votre croisade anti-anglais me semble un autre combat et autant l’association des deux devient difficile à avaler.(…) Je vous le redis donc : Je crois que votre entrisme pro-espéranto pourrait aisément se passer du volet anti-anglais, qui me donne à moi plutôt l’envie de tourner les talons."

        Marrant, j’ai déjà lu ce raisonnement absurde sous la plume d’un autre membre aspien, du genre : j’étais tenté par l’espéranto, mais à cause de vous j’en suis dégoûté, un peu comme si un type disait qu’il a écouté Bush et qu’à cause de ça l’anglais ne l’intéresse plus ! Lisez d’autres articles, alors, pas les miens.
        De plus, mon article ne parle absolument pas d’espéranto et soulève bien d’autres questions que se posent aussi des défenseurs de la langue française et divers professeurs.

         "Si vous ne souhaitez plus que j’intervienne sur vos articles, dites le moi et je vous promets de vous laisser tranquille."

        Puisque vous le demandez, oui, j’apprécierais que toute la bande à Asp nous lâche la grappe.



      • Hermes esperantulo 18 septembre 2008 10:13

        Kroko tu nous fait du HM, non sérieux comment discuter avec quelqu’un se basant d’abord sur des convictions croyances ou prejujés et non sur des faits pour batir son argumentation.


      • Krokodilo Krokodilo 18 septembre 2008 10:23

        Ma foi, il posait la question, alors je lui réponds !


      • Philippe D Philippe D 18 septembre 2008 12:06

        Krokodilo,

        Je ne savais pas avant de fréquenter ce site que les espérantistes se métamorphosaient en Anti-Anglais. Je ne vois toujours pas l’utilité, la logique ni l’intérêt de cette démarche, mais après tout c’est votre truc, donc faites comme vous l’entendez.
        Cette découverte m’a effectivement plutôt stoppé dans un intérêt pour l’espéranto.

        Je me souviens de vous, car, lors d’une de mes premières intervention sur Avox, il doit y avoir 1 an et demi, sur un article traitant de l’apprentissage des langues et donc de l’anglais, vous m’aviez assez dûrement contré, me prêtant déjà des intentions qui étaient bien loin de mes pensées. N’étant pas encore habitué au site j’étais resté assez surpris de l’animosité que vous m’aviez témoigné alors que j’exprimais un avis argumenté et assez banal sur le besoin de mieux enseigner l’anglais en France.
        Ca a dû laisser certaines traces mais vous pouvez constater que depuis je ne vous avais jamais agressé.
        Comme vous parraissez particulièrement ouvert au dialogue, je vous laisse donc discuter avec ceux qui sont d’accords avec vous.

        Quant à la bande à Asp, vous faites un mauvais trip façon Morice et je crois que vous en profitez pour exagérer votre importance.
        Je ne crois pas avoir parlé une seule fois avec Asp sur Avox et je n’ai besoin de personne pour savoir quoi penser.
        Je suppose que lui ou d’autres ont dû être, comme moi, hérissés par certaines de vos réponses, et vous le font savoir.
        Pas de quoi fouetter un chat, mais si c’est votre définition du dialogue, alors éjectez vos contradicteurs et restez avec vos amis, je n’en ai vraiment pas grand chose à faire.


      • Hermes esperantulo 18 septembre 2008 13:00

        Phil. Et moi ne ne vois toujours pas l’interet d’utiliser des attaques personelles comme seule contre argumentation. Qui est contre l’amélioration de l’apprentissage des langues et donc de l’anglias par la même occasion, tout le monde. Par contre c’est sur les moyens que l’on diverge, moi comme kroko, nous pensons principalement à l’immersion linguistique que n’importe qui maintenant peut avoir en travaillant pendant une certaine durée à l’étranger sans que l’état debourse quoi que ce soit. c’est ce que font les grandes écoles et certaines universités en fin d’études. pourquoi faire compliquer quand on peut faire avec une methode qui montre depuis dix sa pleine efficcacité. L’autre aspect que nous défendons en tant qu’esperantiste, c’est que par certains aspects de l’esperanto, il est possible d’augmenter beaucoup le vivier des differentes langues apprises. Actuellement, l’anglais prend une telle place dans l’apprentissage qu’elle aréduit de facon très importante l’apprentissage des autres langues d’europe et du monde et les rapports officielsque ce soit de la France, ou de la Finlande, de l’Allemagne ou de bruxelle le montre indéniablement, alors que justment on aurait besoin d’augmenter de facon importante ce vivier des langues. le transfert du’une partie de l’anglais vers l’esperanto permettrait justement la mise en place de ce vivier linguistique immense tout en permettant aussi la communication entre les européens ( si vous allez voir sur le forum d’orban, vous pourrez voir que de nombreuses personnes n’ont put ecrire ou comprendre l’anglais)

        LE PROBLEME N EST PAS L ANGLAIS .MAIS LA METHODE ACTUELLE EMPLOYEE POUR LA COMMUNICATION. L ANGLAIS N EST QU UNE VICTIME si l’on peut donner ce terme à une langue


      • Hermes esperantulo 18 septembre 2008 13:02

        rectif :
        Qui est contre l’amélioration de l’apprentissage des langues et donc de l’anglias par la même occasion, personne, bien au contraire tout le monde est pour une meilleure maitrise.


      • Krokodilo Krokodilo 18 septembre 2008 15:18

        Philippe D,
         "Si vous ne souhaitez plus que j’intervienne sur vos articles, dites le moi et je vous promets de vous
        laisser tranquille."

        Après ma réponse, vous avez tenu 2 heures 8 minutes avant de revenir, c’est peu !
        Je n’exclus personne, vous savez parfaitement que c’est impossible sur Agora vox, seuls les messages insultants peuvent être signalés ; j’ai seulement répondu à votre question.


      • Hermes esperantulo 18 septembre 2008 15:27

        Kroko, une question pour toi : Quels arguments completants ou contre arguments à bien put donner Phil par rapprt à ton article ? Pour moi aucun que du hors sujet ou de l’attaque personnelle. par contre moi, avec mes chevilles qui enflent comme un pachiderme j’ai donné quelque chose en plus voir le commentaire juste en dessous Donc ma question, selon toi quel niveau Darcos Vador veut comme bilinguisme ?


      • Hermes esperantulo 18 septembre 2008 15:30

        petit rajout : si tu regarde le premier comentaire de Phil, tu aura l’impresion qu’il dit "à mon epoque c’était le bon, on travaillait vraiment, maintenant les jeunes ils foutent plus rien"


      • Krokodilo Krokodilo 18 septembre 2008 17:18

        A mon avis, Darcos sait parfaitement qu’il raconte des salades, mais il est payé pour ça, et probablement est-il du camp qui souhaite imposer l’anglais comme lingua franca de l’UE, ce qui fait que ces 2 objectifs, faire des effets d’annonce et soutenir à fond l’anglais coïncident bien dans ses récentes déclarations. A mon avis, il ne faut pas chercher plus loin.

        Pour le niveau à atteindre en LV1 au bac, c’est la grande pagaille, théoriquemetn c’est B2, mais c’est absurde, ci-joint un lien qui montre l’inquiétude des profs de langue et la pagaille qui règne, j’en ferai peut-être un article :
        http://www.aplv-languesmodernes.org/spip.php?article1879

        Par contre, je dirais qu’il peut y avoir du vrai dans ses récentes déclarations sur la maternelle, dont la forme maladroite (changer les couches) a choqué : nombre de pays n’ont pas de maternelle, et la petite maternelle, notamment, pourrait permettre de dégager quelques instits supplémentaires pour le primaire.

        Je suis donc doublement à contre-courant, puisque les médias et les profs n’ont pas moufté sur l’anglais, et que ses déclarations sur les maternelles font du foin !

        Pour ce qui est des délarations de Philippe D, qui répond de la même façon et a les mêmes ractions que la bande à Asp, je n’y fais plus beaucoup attention, je lui ai répondu sérieusement avant de réaliser qu’il voulait encore débattre sans fin sur l’espéranto. Qu’il attende au moins un article en rapport direct.


      • Hermes esperantulo 18 septembre 2008 19:09

        Tu j’ai discuter avec des profs du primaire, darcos leur semblait au départ un bon ministre, mais plus le temps passe et mions ils l’apprecis, tu ne t’imagine pas le casse tête des nouveaux programmes et l’histoire de la couche, ils ont eut l’impressiosn que d’être des nounous.


      • patrickk 19 septembre 2008 07:47

        Avez vous les références de ce rapport ? Cela m’interresse beaucoup.


      • patrickk 19 septembre 2008 07:51

        Je ne crois pas que Krokodilo ait parlé d’esperanto dans son article. Ou alors j’ai lu trop vite.


      • patrickk 19 septembre 2008 07:57

        Avez-vous les références de ce rapport européen quant à une perte de 1000 milliards d’euros etc.


      • Hermes esperantulo 19 septembre 2008 09:09

        http://ec.europa.eu/education/policies/lang/doc/elan_fr.pdf voici le lien et page 5 indiqué 100 milliard d’euro, j’ai rajouté un zéro de trop, Cordialement


      • Krokodilo Krokodilo 19 septembre 2008 09:46

        J’avais complètement oublié ce rapport, intéressant et pratique, sans propagande pro-anglais. Du coup, je l’ai à nouveau parcouru.


      • Krokodilo Krokodilo 19 septembre 2008 10:17

        Patrickk, le robot Akismet a bloqué mon message sur ABC. Comme ce rapport signalé par Esperantulo peut effectivement intéresser certaines personnes, j’en mets quelques extraits ici :

        "Manifestement, l’enquête ne recense que les cas dans lesquels les entreprises ont eu conscience de leurs pertes commerciales véritables ou potentielles et il se pourrait que le chiffre réel soit
        nettement supérieur. Si la proportion des entreprises subissant des pertes, faute de disposer de
        compétences linguistiques suffisantes, était reprise sur l’ensemble des PME de l’UE du secteur de
        l’exportation, un calcul prudent pourrait alors indiquer qu’au moins 945 000 d’entre elles subissent peut-être des pertes commerciales pour cette raison. Il ressort de l’enquête que, sur une période de trois ans, la perte moyenne par entreprise est de 325 000 euros. Si l’on multiplie ce chiffre par le nombre d’entreprises qui, selon l’estimation, subissent des pertes commerciales, les pertes totales pour l’économie communautaire, faute de disposer de compétences linguistiques suffisantes dans les PME, avoisinent 100 milliards d’euros par an. Dans leurs activités transfrontalières, les PME se heurtent à des barrières interculturelles et linguistiques. Dans tous les pays étudiés – à huit exceptions près –, plus de 10 % des personnes interrogées affirment avoir éprouvé des difficultés d’ordre interculturel. Pour l’ensemble de l’échantillon européen, 46 % des entreprises envisagent d’exporter vers de nouveaux marchés dans les trois années à venir. Des pourcentages très élevés sont notamment obtenus en Grèce, Turquie et Bulgarie, où les entreprises comptent commencer à négocier avec de nouveaux pays. Les besoins en compétences linguistiques iront en augmentant. Dans 13 des 29 pays étudiés, au moins 50 % des personnes interrogées pensent avoir besoin de compétences linguistiques supplémentaires au cours des trois prochaines années.


        "Toutefois, les résultats de l’étude et les commentaires recueillis dans les entreprises donnent à penser que l’idée très répandue selon laquelle l’anglais est la langue universelle pèche par simplisme et que le tableau est bien plus complexe. L’aversion contre le russe, qui était nettement marquée dans les pays de l’ancien bloc soviétique à la fin du siècle dernier, a disparu et il est très utilisé en Europe de l’Est (avec l’allemand et le polonais) ; le français est la langue des négociations commerciales en Afrique et il en va de même pour l’espagnol en Amérique latine. Plusieurs personnes interrogées indiquent que si l’anglais est utilisé dans la prise de contact initiale, les partenariats commerciaux à plus long terme dépendent de l’instauration de relations et de la gestion de celles-ci, deux démarches qui exigent une connaissance de la culture et de la langue de l’« autre » pays. (Cette réaction fait écho à celle constatée par Feely et Winslow dans l’étude Talking Sense consacrée aux pratiques de la gestion linguistique dans les entreprises multinationales.) Cependant, des preuves existent également sur la complaisance anglophone, qui ne se limite pas aux pays anglophones."
        http://ec.europa.eu/education/policies/lang/doc/elan_fr.pdf

        Je signale aussi le tout récent rapport (hier) de l’UE sur sa stratégie en matière de multilinguisme
        http://ec.europa.eu/education/languages/news/news2853_en.htm
        Il rappelle lui aussi le besoin des entreprises en diverses langues, mais il entérine de fait l’anglais lingua franca sans le dire clairement, en axant le rapport sur la deuxième langue vivantes à étudier.

        Il est en fait totalement calqué sur le rapport du "groupe d’intellectuels" sorti début 2008, que j’avais commenté sur AVox à l’époque.
        http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=35493
         Pour ceux qui ne souhaitent pas le lire en entier, je mets ici quelques morceaux choisis, avec mes commentaires, critiques et malveillants, of course !
        "La présente communication est axée sur les personnes :"

        Le problème est institutionnel, pas individuel ! On continue à culpabiliser les gens, alors que la plupart des Européens sont déjà polyglottes à des degrés divers (pays, région, famille, école, pays voisin, expatriés). On continue à prétendre que la solution doit venir d’eux, de leurs efforts en cours du soir linguistiques toute leur vie ! Le polyglottisme n’est pas un but à atteindre, c’est déjà une réalité, qu’on pourrait certes améliorer un peu mais sans changer fondamentalement les problèmes.

        Le défi et le but, c’est un polyglottisme/plurilinguisme organisé qui permette à l’UE de fonctionner sans être totalement anglophone et aux Européens de se comprendre, le reste c’est du baratin. Malheureusement, c’est aussi le seul sujet qui est tabou.

        "Bien que cette diversité linguistique accrue soit une source d’avantages et de richesse, elle pourrait également constituer un défi supplémentaire si elle n’est pas assortie de politiques appropriées. Elle peut creuser le déficit de communication entre des personnes de différentes cultures et accentuer les divisions sociales, en donnant aux personnes plurilingues un accès à de meilleures conditions de vie et de travail, tout en excluant les personnes monolingues."

        Quelle façon compliquée de dire que si 2 personnes parlent des langues différentes, elles ne se comprennent pas !

        "Dans certaines régions de l’Union européenne, les citoyens parviennent à combiner la connaissance d’une langue régionale ou minoritaire à celle de la langue nationale, tout en maîtrisant bien les langues étrangères."

        Le paradis du plurilinguisme harmonieux n’est pas localisé avec précision, surtout depuis que la Belgique est en pleine crise et que la Suisse use de plus en plus de l’anglais comme langue à l’université. Donc, l’herbe est plus verte ailleurs, mais on ne nous dira pas où !

        "Accorder de l’importance à toutes les langues"

        Je ne détaille pas ce chapitre démago, la conclusion est que toutes les langues sont importantes, il faut apprendre la langue régionale, celle de son grand-père, celle du beau-frère, celle du pays voisin, plus une grande langue, le chinois, etc.

        "il est désormais nécessaire de mettre davantage l’accent sur l’actualisation des compétences des adultes tout au long de leur vie. Dans le même temps, il convient d’offrir un plus large éventail de langues, afin de permettre aux individus d’apprendre les langues qui les intéressent le plus."

        Tiens, là je plussoie : il faut cesser d’imposer l’anglais en France et modifier profondément l’enseignement des langues, au profit d’un large choix et d’une vraie liberté de choix. C’est possible, à coût constant ou presque, si l’on cesse de construire cette ligne Maginot linguistique autour de l’anglais.

        Un chapitre rappelle l’importance de diverses langues pour les entreprises (export en Chine, en Amérique du sud), mais aucun, jamais ne conseille aux pays européens de cesser d’imposer l’anglais à l’école ! Paradoxe, ou lâcheté ? la critique existe néanmoins de façon voilée :

        "(…) que la plupart des États membres aient augmenté l’offre linguistique dans l’enseignement primaire et secondaire entre 1999 et 2005, cette mesure a essentiellement concerné l’anglais."

        Suit un petit couplet sur les technologies informatiques et la traduction automatique (nulle), sur la traduction des chefs d’œuvres, on rameute Umberto Eco pour montrer qu’on a des lettres, qu’on connaît ses classiques.

        "La Commission étudiera les moyens d’optimaliser les synergies entre les initiatives et programmes de promotion de la traduction, en vue de faciliter l’accès à notre patrimoine culturel commun et de favoriser l’émergence d’une sphère publique européenne."


        Mais dans quelle langue les Européens pourront-ils débattre entre eux ? Ché pas. Il faudrait déjà regrouper les forums "Europa debate" (séparés par langue) en un seul, ça fait 2 ans qu’on le leur a demandé !

        "soutiendra le sous-titrage et la circulation des productions médiatiques européennes ;"

        Quand ils auront les chiffres d’audimat, on en reparlera … Le doublage, c’est mille fois mieux.

        "La Commission :
        renforcera les partenariats et intensifiera la coopération en matière de multilinguisme avec les pays n’appartenant pas à l’Union européenne, en tenant compte des perspectives ouvertes par les langues européennes qui ont une diffusion mondiale ;
        encouragera l’enseignement et l’apprentissage de toutes les langues de l’UE à l’étranger.
        Les États membres sont invités :
        à renforcer la mise en réseau et la coopération entre les établissements concernés en vue de mieux promouvoir les langues de l’UE à l’étranger."

        Quelle hypocrisie ! La Commission, qui montre à la Chine depuis des années que l’Europe est anglophone et se conduit dans toute l’Asie comme un missionnaire de l’anglais, demande aux pays membres de soutenir les diverses langues ! On rêve.

        Conclusion : on est contents de nous, rendez-vous en 2012 :
        "La Commission procèdera à un réexamen global en 2012, en partenariat avec les États membres."






      • Wlad Wlad 19 septembre 2008 10:40

        "Puisque vous le demandez, oui, j’apprécierais que toute la bande à Asp nous lâche la grappe."

        Je certifie n’avoir pris part en rien à tes derniers articles (je me suis contenté de les évaluer à leur juste valeur, oh le beau pléonasme), pas plus que Typhon et Asp. Il faudra un jour que tu réalises que tu n’es pas victime d’une conspiration. Ton anglophobie est devenue si explicite que nous n’avons plus besoin d’intervenir.


      • Hermes esperantulo 19 septembre 2008 11:10

        wlad , tu a encore raté une occasion de te taire. Tête de pioche comprend que notre analyse est issu de doccuments très divers et bien connue du monde des affaires, de notre anlayse pragmatique et de pratique sur le terrain. Donc nous n’avons RIEN contre l’anglais, dans notre critique l’anglais en est la principale victime comme l’esperanto de ce systeme de commication linguistique. c’est pour cela qu’en nous traitant d’anglopobes alors que nous avons suffisament de supports pour le prouver, tu prouve au contraire que tu est anglophile et ou esperantophobe sans le dire explicitement. Quand tu et vous comprendrez que on ne fait que chercher à faire changer les choses avec nos tous petits moyens pour que justement toi et les autres aient plus d’opportunités dans un grand nombre de domaines, là on pourra vraiment discuter car à part deux trois remarques pertinentes sur la totalité des commentaires de vos commentaires l’argumentation est un vide sideral.


      • Nicolas Nicolas 29 septembre 2008 14:46

        http://teamdownload.com/2008/09/20/universal-translator-deluxe-vs.f.uc.html

        voici un traducteur, comme vous le cherchez.

        Nicolas


      • Hermes esperantulo 16 septembre 2008 13:27

        Article instructif.
        Par contre quel est le niveau de bilinguisme demandé par Darcos ? Ça notre bon ministre n’en parle pas.

        Autre point c’est une initiative louable mais totalement dépasser actuellement, les facteurs favorisants l’apprentissage de l’anglais : la proximité linguistique entre les langues, là dessus nous avons un problème insoluble en tant que latinistes ; voir beaucoup de VO, là dessus c’est un problème de mentalité française ; la motivation pour la langue, là cela dépend du prof ; la méthode pédagogique en france manque d’oral dans des classes surchargée, et le dernier l’immersion linguistique dans un pays anglophone. les pays qui se débrouillent le mieux en anglais ce sont les pays appliquant tous ces principes, comme la finlande ou les pays bas ou le danemark. Ce que l’on peut constater si on regarde la finlande , l’entré dans les langues est assez tardive et pourtant elle possede un bon niveau en anglais. par contre un bon niveau d’anglais est assuré par une immersion d’au moins 6 mois en pays anglophones ce que montre parfaitement ETS et ce qui nous confere dans le commerce d’entreprise un bon niveau d’anglais pour la France.

        Donc la premiere approche intelligente aurait été de produire une immersion obligatoire en pays anglophone après le bac, comme au Danemark, je crois.




        • Hermes esperantulo 16 septembre 2008 13:41

          petite anecdote recente, je connais un jeune de 18ans étant en lycée avec des techniques modernes d’apprentissage d’anglais, c’est à dire groupes de 10 elèves et presque que de l’oral en cours avec une prof d’anglais natif d’angleterre. Dans l’ensemble ils se débrouilent mieux que dans plupart des licées francais à vieille méthode. Ce qui est assez amusant c’est que parmi eux, il a un francais ayant vécu de nombreuses années en angleterre et dont son pere est anglais, quand cet éleve parle avec la prof, les autres sont litéralement largués. La conclusion, c’est que le méthode moderne c’est bien mais pas suffisant pour un niveau de bilingue type B2, la clef c’est l’immersion prolongée comme le dit si bien le polyglotte Kersaudy, en gros une utilisation intense de quelques semaines d’une langue est plus profitable que des cours sporadiques sur une année.


        • jolala jolala 16 septembre 2008 15:50

           A noter que les natifs ne sont pas les mieux placés pour enseigner une langue étrangère ; on ne s’improvise pas enseignat d’une langue parce qu’on la parle.

          Lorsque l’on a commencé à évoquer l’apprentissage des langues étrangères à lécole,dès le primaire, il s’agit d’une sensibilisation. sinon il faudrait des moyens considérables, des ptits groupes, des moyens pédagogiques qui n’exioste pas !

          Un ancien prof des écoles ayant enseigné l’anglais en primaire.

          Bilingisme =français+ anglais est évdemment stupide , mais Darcos n’en est pas à ça près. Cela évite d’évoquer les vrais problèmes


          • Hermes esperantulo 16 septembre 2008 16:32

            Vous avez parfaitement raison pour les natifs qui deviendraient prof, si en étant natif les parents francais povaient enseigner le francias a leurs enfants, ca ferait bien longtemps que l’on ne formerai plus de prof de francais. Donc je n’ose imaginer pour une autre langue


          • Leekid 16 septembre 2008 16:48

            A noter que les natifs ne sont pas les mieux placés pour enseigner une langue étrangère ; on ne s’improvise pas enseignat d’une langue parce qu’on la parle.

            C’est exact, c’est d’ailleurs pourquoi en France on trouve des parcours universitaires de type FLE (Français Langue Etrangère), pour les personnes souhaitant enseigner le français à un public étranger, pour lequel les difficultés ne sont pas du tout les mêmes.


          • Leekid 16 septembre 2008 16:55

            J’approuve globalement le fond de l’article. Et je suis aussi (agréablement) surpris que l’auteur a réussi à ne pas faire de prosélytisme espérantiste (même si on le préssent sous-jacent.)


          • Leekid 16 septembre 2008 16:56

            J’approuve globalement le fond de l’article. Et je suis aussi (agréablement) surpris que l’auteur a réussi à ne pas faire de prosélytisme espérantiste (même si on le pressent sous-jacent.)


          • Kassandra Kassandra 16 septembre 2008 18:30

            Darcos est un abruti de ministre dans un gouvernement de crétins qui sont chargé par leur chef, le nabot mégalo, de revenir dans la société avant 1968 (il l’a pourtant bien dit il hait tout les changements qui ont eu lieu depuis 68).

            C’est donc un "arrière toute" en essayant de faire croire aux naïfs que c’est les réformes du siècle. Cette histoire de médailles de bachelier (en chocolat) en est la démonstration éclatante, car par ailleurs on supprime des postes de profs et on baisse la qualité de l’enseignement...


            De toute façon le crédo d’une bonne droite bien conservatrice c’est, "une éducation de qualité et de la culture pour les masses c’est donner du caviar aux cochons..."


            • Eloi Eloi 16 septembre 2008 19:12

              Merci pour cet article renseigné !

              Au-delà des dépenses relatives à l’éducation nationale pour la propagation de l’anglais, je me suis posé la question suivante : mon travail repose depuis plus d’un an sur une part écrite uniquement en anglais, et je me demande combien coûte globalement à la France, voire à l’Europe entière, la perte de productivité due au travail en anglais ?

              Si cette part, en %PIB, est supérieure à la balance commerciale, j’imagine qu’il faudra en tirer quelques conclusions.

              L’étude de l’anglais ne doit probablement rapporter qu’aux anglais...

              Mieux vaut porter ses efforts sur des langues plus efficaces à apprendre... et dont personne n’est bénéficiaire direct.

              PS : le TOEIC n’est probablement pas une bonne mesure de niveau d’anglais. Pour avoir vu des gens bosser comme des tarés sur des annales afin d’enfin atteindre le nombre de points requis, le TOEIC ne semble bien ne mesurer que le niveau... en TOEIC...


              • Boduacus 16 septembre 2008 19:32

                Il serait bon que les Français soient tous bilingues.

                Pourquoi ne pas enseigner aussi pendant les congès scolaires ;

                L’espagnol, langue qui monte

                Le russe

                l’arabe

                Le chinois ?

                Darcos et Sarkozy « les américains » ?


                • dup 17 septembre 2008 10:00

                  Il est choquant qu’un petit groupe de gens puissent modifier l’esprit de l’enseignement au point de rendre une langue obligatoire

                  ca vous étonne ? c’est la langue du nouvel ordre mondial . Vous savez : un seul pays ,une seule armée , une seule langue ,un seul vin , un seul fromage .. ah j’oubliais : un seul Fuhrer .

                  le tout gouverné par des multinationales comme les assurances dixit Attali . Si les larmes ne vous viennent pas aux yeux ,c’est que vous êtes déja morts !

                  ce qui est révoltant c’est que c’est un élu qui préconise la dissolution du pays. Cela s’appelle de la trahison et en d’autres temps finissait au poteau d’excecution .

                  d’autres connards travaillent activement à la destruction de la langue francaise .. avec votre pognon :

                  http://www.presse-francophone.org/apfa/motdor/contes/contes.htm

                  Francais , j’ai honte pour vous ! jamais un peuple a été autant trahi



                  • Krokodilo Krokodilo 18 septembre 2008 09:50

                    Dup,
                    merci, je ne connaissais pas ce site, je n’ai pas fait l’exercice 2007 mais je vois que ça ne serait pas facile de traduire tout ce franglais sans regarder la solution ! J’avais moi-même fait un petit texte de ce genre pour m’amuser, mais là, ils ont bossé dur.


                  • juanin 17 septembre 2008 17:30

                    Le problème des français ,ce n’est pas leur mauvais anglais,c’est qu’ils perdent leur temps à apprendre une langue pleine de chausse-trappes et sans avenir:le français.Ils feraient mieux de consacrer tout leur temps à la maîtrise de l’anglais.

                    J’ai peur qu’il nous mette aussi, exclusivement,à la nourriture anglaise ;après le multilinguisme nous auront le multi-foodisme.

                    Notre ministre est selon l’expression "plus royaliste que le roi".Même en Amérique l’anglais ne fait pas sa loi.J’ai trouver sur la toile un article titrant :"L’anglais est devenu une langue marginale à Miami".www.ledevoir.com/2008/06/04/192602.html.Un peu comme dans Astérix,le village gaulois au milieu de l’empire romain.


                    • juanin 18 septembre 2008 01:10

                      Nous ,les français, béret sur la tête et baguette sous le bras,on pue trop le fromage.Quand on monte à la capitale ,Strasbourg, on veut pas se foutre la honte avec not patois,on cause comme y disent white.Plein la vue qu’ont leurs a mis.

                      bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2008/09/speak-white.html

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