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Les commentaires de Analis



  • Analis 11 janvier 17:21

    Toutes ces déclarations expansionnistes peuvent paraître drôles, mais attention il ne faut pas les prendre à la légère. En effet, Trump a pris conscience de l’inéluctabilité de la défaite de son pays en Ukraine, et donc de sa perte d’influence à l’échelle internationale (et cela même si lui-même n’a pas soutenu la politique menant à cette guerre, ni cette guerre elle-même). Il pense donc probablement qu’en réaction à cette restriction de cette influence, il doit la renforcer dans sa sphère propre, à savoir son étranger proche. Le Groënland est de plus dans une position stratégique très importante en plus de disposer de grandes ressources minérales, et les USA y ont déjà des bases militaires. Donc, même les menaces d’intervention militaire sont à prendre au sérieux.

    Donc, ses prétentions apparaissent logiques, et il s’attaque à des cibles très faibles. Certes, elles ne sont pas toutes également accessibles, le Canada est sans doute un morceau trop gros à avaler, et il se peut qu’il mette la pression maximale afin de pouvoir obtenir plus facilement les deux autres, ce qui apparaîtrait comme une concession. Mais le plus important est qu’à dessein ou non, il mette en relief la nullité des pays européens, et par-delà la légitimité et la crédibilité elles-mêmes de l’OTAN. Car c’est celle-ci qui est en cause ici, et non l’Union Européenne, qui n’a aucun rôle militaire. Et c’est là que ça devient vraiment drôle. Car le fait est que si le Danemark était attaqué (car ce serait le cas si les forces étatsuniennes s’en prenaient au Groënland), ou le Canada, les pays de l’OTAN seraient obligés d’intervenir contre le pays agresseur, à savoir les USA, le pays fondateur et membre le plus influent. S’ils n’agissaient pas et se comportaient comme les cireurs de pompes qu’ils sont habituellement, le roi se retrouverait nu, les pays européens définitivement discrédités, et l’OTAN morte et bien morte. Cela serait vrai même si Trump se contentait d’une attaque économique contre le Danemark, par exemple.


    Mais au-delà de ça, il y a encore plus amusant (ou navrant, c’est selon). C’est que les pays européens, dont le Danemark, pour complaire à l’ordre stratégique soutenu par les USA, se sont tellement investis à soutenir la guerre par procuration anti-russe en Ukraine qu’ils se sont débarrassés d’une grande partie de leur arsenal pour le donner aux clowns de Zelensky et compagnie. C’est le cas du Danemark, qui n’a peut-être même plus d’artillerie. Tout ça sans rien gagner en retour. En fait, les pays européens, de par leur nullité, ont soutenu toutes les violations du droit international des USA, quand ils n’y participaient pas eux-mêmes avec zèle, agressions, coups d’État, soutiens de groupes terroristes, purifications ethniques, sanctions illégales, désinformations etc... Jusqu’à ce que ce droit international ne soit plus qu’une coquille vide. Alors maintenant, ils en subissent les conséquences. Ils n’ont même plus de contrepoids à faire valoir, comme ça se serait passé au XIXème siècle, quand une petite puissance pouvait en jouer une grande contre une autre. Ainsi, le Danemark aurait pu jouer la Russie contre les USA. Maintenant, comme ils se sont ingéniés à se mettre à dos les Russes, à l’instar de leurs «  collègues » de l’UE (et de façon peut-être définitive), ils n’ont plus aucun recours. Il s se sont mis eux-mêmes dans la nasse.

    Et où les prétentions des USA, je ne dis même plus de Trump, vont-elles s’arrêter ? Les Islandais ont des raisons de se faire du souci. La Norvège également, pour peu que leurs îles et leurs champs pétroliers en mer soient désormais considérés comme «  stratégiques ». Sans parler des Îles Féroé, les Danois ne sont peut-être pas au bout de leurs peines. Pour les Shetland, il est vrai que le Royaume-Uni dispose de l’arme nucléaire. Je ne peux que conseiller aux Canadiens et aux Danois de s’en doter !..



  • Analis 6 décembre 2024 11:08

    @Jean Dugenêt

    La manipulation est d’une organisation fort complexe. Trois protagonistes ont en effet agit de concert :
    — les occidentaux ;
    — Israël ;
    — leur allié turc au double voire triple jeu.

    La manipulation est située dans le temps par cette indication « suite au cessez le feu au Liban ». Mais vous allez plus profondément dans l’analyse car vous expliquez pourquoi ce cessez le feu est intervenu. Les protagonistes du cessez le feu visaient, d’après vous, deux objectifs :
    — continuer de semer le chaos au bénéfice d’Israël et de ses plans de déstabilisation (et de conquête) de la région ;
    — à gêner la Russie en l’obligeant à combattre sur un autre front (une volonté d’étendre le conflit en Ukraine, en quelque sorte).


    Je suppose que les protagonistes du cessez le feu étaient des complices de ceux qui ont organisé la manipulation au bénéfice des trois forces que vous avez désignées.

    Je suis ébahi par la complexité d’une telle organisation. Je ne sais si je dois féliciter les organisateurs de la manipulation pour leur brio ou si je dois vous féliciter pour votre imagination.

    Eh bien, effectivement, ils sont très forts, et n’ont fait que semblant de consentir à un cessez-le-feu afin de récupérer des forces ; ensuite, l’implication ukrainienne est dans la droite ligne de celle au Sahel ; et oui, à l’évidence l’allié turc mène un jeu trouble et ne peut être qu’impliqué, si ce n’est à l’origine même de la reprise des combats. Il vous a peut-être échappé que les groupes terroristes/rebelles (c’est exactement la même chose en l’occurrence) impliqués opèrent tous dans une zone largement sous le contrôle de l’armée turque, qui surveillent tous les déplacements et tous les approvisionnements, ceux-ci n’étant possibles que depuis la Turquie – et donc la préparation de l’attaque n’a pu se faire qu’avec l’approbation sinon l’appui de cette dernière. Quant au cessez-le-feu au Liban, il n’a été mis en place que pour permettre à Israël de pouvoir reprendre la guerre, de préférence après avoir profité de la situation pour avancer ses troupes (une tactique régulièrement utilisée par les terroristes-rebelles syriens, sous le patronage de leurs maîtres occidentaux, et aussi par les ukrainiens dans l’après-Maïdan) ; les violations du cessez-le-feu par les troupes de l’État juif sont d’ailleurs innombrables (et évidemment, elles seront imputées au Hezbollah par les Occidentaux). De façon plus générale, les ennemis de la Palestine sont ceux qui ont semé le chaos en Syrie (mais un certain nombre de ceux qui prétendent être les défenseurs des Palestiniens se sont fourvoyés dans le soutien à l’agression contre la Syrie, se tirant ainsi une belle balle dans le pied).


    Sinon, vous reprenez ailleurs le marronnier discrédité depuis longtemps de la djihadisation (d de rigueur) de « l’opposition » syrienne par Bachar el-Assad. Non, elle n’a pas été le fait de la libération des djihadistes des geôles syriennes, mais de l’importation de rebelles libyens et d’autres pays entre autres, sous le patronage des services occidentaux et de leurs alliés arabes ; les libérations en question s’inscrivaient dans celles plus larges de tous les opposants (nettement plus nombreux dans l’ensemble), en préalable à des négociations de paix, négociations que les occidentaux ont fait dérailler à dessein (on se souvient des déclarations de l’affreuse Hillary Rodham Clinton qui exhortaient les insurgés à ne pas les accepter), ce qui leur a permis de rendre Assad responsable de la situation (les rebelles commettaient d’ailleurs de nombreuses atrocités, dont des égorgements en série, bien avant, depuis le départ en fait). Vous vous prétendez plus malin que les autres en dénonçant les manigances de la propagande de différents régimes visant à instrumentaliser les djihadistes, mais là vous tombez en fait en plein dans ce type de propagande (et vous oubliez d’ailleurs la reine de ces propagandes, celle du 11 septembre 2001).




  • Analis 4 décembre 2024 22:02

    Comme vous y allez fort ! Voir une révolution populaire là où il n’y a qu’une manipulation des occidentaux et d’Israël (sans oublier leur allié turc au double voire triple jeu), suite au cessez-le-feu au Liban, destiné à continuer de semer le chaos au bénéfice d’Israël et de ses plans de déstabilisation (et de conquête) de la région, et en plus à gêner la Russie en l’obligeant à combattre sur un autre front (une volonté d’étendre le conflit en Ukraine, en quelque sorte). Vous êtes bien le seul à sortir cette énormité que cette offensive serait destinée à aider les palestiniens, alors qu’elle est à l’évidence destinée à favoriser leur écrasement. Et entre parenthèses, oubliez Wikipédia, immense source de mensonges sur tout ce qui est sensible du point de vue des politiques occidentales (Hay’at Tahir ab-Sham est un assemblage de terroristes de diverses obédiences elles-mêmes terroristes syriennes antérieures (dont l’ASL presque aussi violente), qui n’a rompu avec Al Qaïda/Al Nosra que pour la forme, n’en déplaise aux propagandistes de la soit-disante encyclopédie).


    Et les USA qui donnent leur feu vert à l’attaque russe en Ukraine ou qui ont « laissé faire » celle-ci, c’est en effet du délire. Les passages que vous citez ne changent en fait rien à cela : ils étaient au courant des préparatifs, bien sûr, et même dès décembre on disait que se préparait une attaque ukrainienne contre le Donbass afin de réduire son autonomie en miettes pour fin janvier ou février (et que les médias occidentaux cacheraient bien sûr la réalité de cette attaque pour affirmer que Poutine commettait une agression gratuite, et tiens, cela s’est passé exactement comme cela) ; mais ils n’ont jamais laissé faire parce qu’ils ne pouvaient pas l’empêcher, d’abord, ensuite parce qu’ils essayaient de faire tout ce qu’ils pouvaient pour pousser la Russie face au choix cornélien de la guerre ou d’une reculade rendant sa position stratégique très difficile. Finalement, ils ont eu la guerre qu’ils appelaient de leurs vœux, à un gros détail près : ils espéraient en profiter pour défaire la Russie, et ils se sont retrouvés face à une résistance qu’ils n’attendaient pas, et maintenant ils se retrouvent gros jean comme devant (ce qu’un analyste avisé, à leur opposé en vérité, pouvait aisément prévoir à l’époque).



  • Analis 26 septembre 2024 11:52

    @Wladimir

    Pour Einstein , certains mettent même en doute le fait qu’il soit le réel inventeur de certaines théories ... quelques-unes d’entre elles notamment dont la paternité pourraient revenir à Poincaré ...


     Et à Gustave Le Bon et autres pré-relativistes... J’ai même lu qu’il avait en fait repris simplement les travaux de sa femme qui serait la principale autrice de ceux qu’on lui attribue ! Alors oui, pour beaucoup il n’est qu’un plagiaire.


  • Analis 18 novembre 2023 13:57

    @moderatus

    On peut défendre la solution de deux états, on peut aussi bien sur manifester sa solidarité pour les Palestiniens, on peut critiquer le pouvoir et la politique israélienne. mais en aucun cas on ne peut cautionner ou passer sous silence les actes du Hamas , c’est nier à l’être humain toute étincelle humanité et par là même faire preuve de complicité à peine passive avec les terroristes

    d’ailleurs en Israël le pouvoir était très critiqué et en bascule.


    Attention, vous répétez cela presque comme un mantra, mais les 1200 ou 1400 morts qu’auraient fait le Hamas, sur lesquels vous vous basez, sont un nombre fourre-tout répété à plus soif sans vérification par les médias et États israéliens et occidentaux, qui mêle toutes les victimes du jour. En réalité, non seulement il mêle combattants et non-combattants, mais il est de plus en plus clair qu’un grand nombre de ces victimes attribués au Hamas ont en fait été tuées par l’armée israélienne, dans des feux croisés, les militaires israéliens ne faisant guère de distinction quand ils faisaient feu sur leurs ennemis, tirant dans le tas, et parfois même choisissant délibérément de faire des victimes civiles israéliennes afin de pouvoir affronter plus facilement les miliciens du Hamas. De l’autre côté, certaines des victimes non-combattantes ont pu être certes le fait de ces derniers, mais là encore dans le cadre de feux croisés lors des affrontements. Le but des miliciens était de faire autant d’otages que possible, dans l’action ils ont sans doute tué des non-combattants (et n’oublions pas que les habitants des kibboutz ont des armes, et que certains israéliens tués ont également pu être des miliciens des kibboutz qui ripostaient à l’intrusion du Hamas et ont été tués en combat).

    https://lesakerfrancophone.fr/les-temoignages-du-7-octobre-revelent-que-larmee-israelienne-a-bombarde-les-citoyens-israeliens-avec-des-chars-et-des-missiles


    Les témoignages du 7 octobre révèlent que l’armée israélienne a bombardé les citoyens israéliens avec des chars et des missiles

    Publié le novembre 16, 2023 par Wayan


    Par Max Blumenthal – Le 27 octobre 2023 – Source The Grayzone


    Les militaires israéliens ont reçu l’ordre de bombarder les maisons israéliennes et même leurs propres bases alors qu’ils étaient submergés par les militants du Hamas le 7 octobre. Combien de citoyens israéliens annoncés comme ayant été “brûlés vifs” ont en fait été tués par des tirs amis ?


    Plusieurs nouveaux témoignages d’Israéliens ayant assisté à l’attaque surprise du Hamas sur le sud d’Israël le 7 octobre dernier viennent s’ajouter aux preuves de plus en plus nombreuses que l’armée israélienne a tué ses propres citoyens pendant qu’elle se battait pour neutraliser les tireurs palestiniens.


    Tuval Escapa, membre de l’équipe de sécurité du kibboutz Be’eri, avait mis en place une ligne téléphonique pour assurer la coordination entre les résidents du kibboutz et l’armée israélienne. Il a déclaré au journal israélien Haaretz que lorsque le désespoir a commencé à s’installer, “les commandants sur le terrain ont pris des décisions difficiles – y compris le bombardement des maisons sur leurs occupants afin d’éliminer les terroristes en même temps que les otages“.

    […...]


    S’agissant de la suite des événements, il devient de plus en plus clair que le but du gouvernement Nétanyahou est de procéder à une expulsion d’autant de Palestiniens que possible de la Bande de Gaza. C’est là la fin de leur déplacement (concentration, en fait) dans le sud de celle-ci. Il n’y a donc aucune raison de s’offusquer de ce que le Hamas essaie de s’opposer à ces mouvements de population, vues quelles seraient leurs conséquences. Ils sont certes inévitables, mais en raison des violents bombardements, faisant suite à des années de privation qui ont déjà transformé le territoire en prison à ciel ouvert. Nétanyahou veut non seulement interdire définitivement toute solution à deux États, mais aussi à un État non uniquement juif. L’attaque du Hamas n’est pour lui qu’un prétexte pour atteindre cet objectif d’une deuxième Nakba, en profitant de l’émotion causée dans le monde entier, enfin, surtout en Occident.



  • Analis 26 juin 2023 18:46

    Énorme manipulation, véritable tentative de coup d’État, ou gros coup de colère de la part de Prigogine, je pense qu’il est trop tôt pour tirer des conclusions. Dans tous les cas, une tentative de changement de pouvoir était vouée à l’échec, corruption de Prigogine par la CIA ou non. On a évoqué aussi que les motifs étaient liés aux tractations pour l’incorporation des effectifs du groupe Wagner dans l’armée russe régulière, mais si le but était de faire pression pour obtenir satisfaction sur leurs revendications, alors les Wagner y sont allés quand même un peu fort... Ce qui pourrait aller dans le sens d’une énorme feinte, est le fait qu’à chaque fois que Prigogine a hurlé qu’il allait retirer ses troupes du front de Bakhmout en raison de l’incompétence de l’armée russe, les forces ukrainiennes qui ont tenté d’en profiter se sont retrouvés face à des mercenaires très motivés les attendant de pied ferme. Mais bon, cela paraît quand même aller un peu loin, là encore...


    Par contre, on notera que cette épilogue a du rassurer les médias occidentaux. Eux qui avaient décrié les Wagner depuis des mois, se retrouvaient devoir les encenser comme des combattants de la liberté, ils devaient en perdre tous leurs repères. Maintenant, ils vont pouvoir à nouveau revenir à leurs bonnes vieilles habitudes, et les qualifier de terroristes à longueur de journée.



  • Analis 17 juin 2023 11:42

    @Jelena

    Et pourquoi la Pologne se lancerait dans un conflit contre la Russie ? Pour gagner quoi ?... Préserver l’intégrité territoriale de l’Ukraine, ce n’est pas dans l’intérêt de Varsovie, bien au contraire.



    Vous ne tenez pas d’un compte d’un élément que j’ai souvent souligné ici, mais dont nombre semblent avoir du mal à réaliser l’existence  : la persistance d’un fort sentiment de frustration historique en Pologne, lié au démantèlement de l’empire polonais au début de la Révolution Française, qui avait résulté sur la disparition de la Pologne en tant que nation indépendante. Il y a à peine un siècle, le nouvel État polonais avait encore lancé une offensive afin de récupérer l’Ukraine et la Biélorussie, et avait réussi à en annexer une assez large partie. Et plus de cent ans plus tard, la Pologne rêve toujours de regagner son influence sur ces deux pays, si ce n’est en récupérer une portion. N’oublions pas que les Polonais n’ont pas digéré de plus la purification ethnique qui avaient les populations de langue polonaise commise par les soviétiques avaient annexé à leur tour à la fin de la Seconde Guerre Mondiale cette large bande récupérée par la Pologne 20 ans plus tôt. Ils en avaient en effet expulsé tous les personnes ethniquement polonaises, afin de mettre fin aux prétentions polonaises vieilles de plusieurs siècles. Ce qui n’a pas marché, on le voit...


    Maintenant, je ne vois pas ce que l’armée polonaise pourrait faire d’important. Elle n’est certainement pas apte à mener une guerre de mouvements de grande envergure, donc d’attaque. Tout au plus pourrait-elle aider les forces ukrainiennes à défendre. Mais si le but est d’entraîner l’ensemble de l’OTAN à intervenir directement dans la guerre, pourquoi pas ? Ce serait la nouvelle étape dans l’escalade de la part des fous qui dirigent les pays occidentaux.



  • Analis 9 mai 2023 20:04

    @Nicolas36

    L’année dernière l’offensive de Kharkov et de Kherson ont été peu significative pour les Russes qui étaient en infériorité numérique et qui se sont simplement retirés.


    Là se trouve la clef de tous les problèmes qu’ont eu les russes à la fin de l’été dernier : ils étaient trop peu nombreux dans ces régions pour résister à l’offensive. Tout le monde parmi les analystes objectifs, et parmi ceux qui commentent ici (à part quelques fanatiques atlantistes) se retrouve là-dessus. Mais comment se fait-il qu’ils étaient si peu nombreux, justement ?


    Là, les mêmes échouent en général à pointer la vraie responsabilité  : celle de Poutine. Ses énormes erreurs stratégiques ont coûté à la Russie, et par-delà au monde entier, une prolongation de la guerre au-delà du raisonnable, en donnant aux extrémistes ukrainiens et à leurs soutiens occidentaux l’illusion d’une possible victoire, illusion qu’ils peuvent ainsi vendre à leur public et obtenir le soutien de celui-ci. Il a lancé à l’assaut des troupes insuffisamment nombreuses en février 2022, moins de 200 000 hommes en comptant celles des séparatistes cosaques et novorusses. Certes, cela a suffi à remporter de grands succès à court terme, et à neutraliser l’armée ukrainienne d’alors, d’inspiration soviétique. Mais il était évident aux yeux de tout observateur que cela ne suffirait pas dans le cas d’un prolongement du conflit et d’un renforcement prévisible de l’armée ukrainienne. Jusqu’à début avril il y a un an, quand Zélensky était prêt à capituler, cela pouvait paraître suffire. Mais à partir du moment où les pourparlers de paix en Turquie, suite à ceux de Minsk, ont été sabotés par les Occidentaux, il était devenu évident qu’il fallait passer à un autre niveau. Et engager tout de suite une mobilisation. Il l’a finalement faite, avec près de cinq mois de retard.


    La vérité est toujours celle qu’il a laissé transparaître depuis plusieurs années de conflit, en Syrie et en Ukraine déjà en 2014 : loin d’être le génie que certains décrivent, et loin d’être aussi un tyran brutal prompt à recourir à tout bout de champ à la force, Poutine est un faible. Et un niais. Cela a fini par lui coûter très cher. Maintenant, les 300 000 hommes annoncés ont été mobilisés, équipés et entraînés, plus 40 000 à 70 000 déplacés d’autres régions, les lignes de front ont été fortifiées, les ukrainiens ont encore perdu une quantité impressionnante de matériel livré (et 2050 chars, fussent-ils de 4ème génération, c’est très peu), ils sont surclassés tant par les blindés que par l’aviation et l’artillerie russes, mais il reste que plusieurs mois ont été perdus par les russes, d’une façon aisément évitable, quand on voit l’inefficacité des attaques menées par les forces ukrainiennes requinquées dans les régions de Karkov et Kherson.



  • Analis 12 avril 2023 16:52

    @velosolex

    Auprès de CheckNews, François Hollande précise également sa position : « Dans aucun de mes propos, parce que c’est sur ça qu’ils essayent de mettre l’accent, je n’ai laissé penser que nous aurions signé les accords de Minsk pour permettre aux Ukrainiens de préparer la guerre. Il s’agissait [pour le pays] de retrouver une stabilité, un équilibre et de renforcer leurs moyens militaires s’ils étaient attaqués. Depuis l’interview de Merkel [et sa déclaration sur Minsk], c’est ce qu’ils veulent absolument démontrer, de prétendre que Minsk a été une tromperie pour permettre à l’Ukraine de s’armer, de préparer une agression, mais ce n’était pas le cas. Nous voulions protéger l’Ukraine [d’une invasion] que la Russie a fini par commettre. »


    Hollande essaie là simplement d’éteindre l’incendie en atténuant voire induisant en erreur sur la signification de ses propos. L’ensemble de ses dires montre bien qu’il était vraiment impliqué dans la politique d’hostilité à la Russie et que dans son esprit, les accords de Minsk devaient permettre non de résoudre le conflit, mais de gagner du temps.


    Il ne dit pas qu’il a organisé avec Porochenko depuis Paris le coup d’état, à vrai dire les éléments qu’on avait pu glaner à l’époque suggéraient que Hollande n’était pas directement impliqué, que c’était surtout les USA qui avaient organisé ce putsch. Les français n’ayant fait qu’accompagner ensuite cette politique de déstabilisation, en la prolongeant grâce à leur attitude perfide autour des accords de Minsk. Mais les déclarations de Hollande montrent bien qu’il était très satisfait de cette politique anti-russe (et en fait aussi anti-ukrainienne), tant du coup d’état du Maïdan et ses suites et de « l’arrimage » de l’Ukraine à l’Union Européenne. On le voit parler en termes d’Axe du Mal, se réjouir des problèmes de la Russie et regretter qu’ion ne soit pas allé plus loin, allant jusqu’à conspuer les «  séparatistes », uniquement parce qu’ils ne sont pas dans son camp, lui qui a soutenu séparatistes et terroristes les plus sanguinaires en Syrie comme au Kosovo.


    Et plus largement, quand il dit qu’il « voul[ait] protéger l’Ukraine [d’une invasion] que la Russie a fini par commettre », il se contente de reprendre la propagande atlantiste habituelle. Durant huit ans, ce sont les autonomistes qui ont été attaqués en permanence, en masse en 2015 (ce qui ne le dérangeait manifestement pas du tout), puis par le biais de bombardements incessants. Et non, en 2022, ce n’est pas une « invasion russe » qui est venue, mais une invasion des forces ukrainiennes, à laquelle les russes ont répliqué. On peut leur en vouloir ou non de ne pas avoir laissé les républiques du Donbass se faire écraser, tout en les reconnaissant, mais ils ont bien agi en réponse à une attaque ukrainienne. Donc, impliqué dans la politique otanienne de guerre hybride contre la Russie en utilisant l’Ukraine, et dans les manipulations visant à la promouvoir, comme il l’avait déjà fait en Syrie, décidé à induire en erreur, Hollande l’était bel et bien jusqu’au cou.



  • Analis 26 mars 2023 11:31

    @paparazzo

    « Question : comment aurait-on pu fabriquer en 2011 des images d’une netteté et d’une précision très supérieures à celles que produisent les plus puissantes intelligences artificielles douze ans plus tard ? »

    Peut-être que le Pentagone + la CIA disposaient déjà de matériel hard et soft non commercialisés et avaient recours à des talents internes grassement payés et exclusifs ?

    Toutes choses dont ne disposent pas les petits conseillers en « communication » du Parti Démocrate qui n’ont évidemment pas les moyens dont dispose l’état lui-même ?

    Cette objection (si c’est vraiment sensé en être une) n’est pas de mise, car jamais personne (pour autant que je sache) n’a envisagé alors que ces photos et vidéos de « Ben Laden » avaient été modifiées. Il était et est toujours simplement supposé qu’il s’agissait d’un sosie, pas particulièrement convaincant à vrai dire, car manifestement trop jeune.


    Cependant, de telles technologies de modification (par morphing comme on disait dans les années 90) existaient déjà, et étaient plutôt efficaces. Il suffit de voir ce que permettait alors Photoshop. Mais elles ne sont encore une fois nullement nécessaires pour expliquer que le Ben Laden vues sur ces images était un faux.



  • Analis 4 février 2023 18:00

    En fait, la livraison de ces nombreux chars et autres blindés ne devrait pas poser trop de problèmes à l’armée russe, au contraire elle devrait l’aider car ils ne sont nombreux que par leurs types. Challenger, Abrams, Léopard-2, Bradley, Marder viendront s’ajouter aux déjà présents M-113 et équivalents polonais (IFV et MRAP), CV90 suédois, Senator canadiens, Kirpi turcs... Une monstrueuse cacophonie car des engins si divers, s’ajoutant aux matériels de l’époque soviétique, créent de monstrueux problèmes logistiques, la situation étant la même dans le domaine de l’artillerie et de la défense anti-aérienne.


    Tout est différent dans ces engins : moteurs, roulements, systèmes de direction, d’armement (notamment de visée), tous nécessitant un entretien très différent. Tous ces véhicules de combat seront donc fractionnés en petites unités séparées, chacune nécessitant donc une logistique complètement distincte, un véritable cauchemar sur le terrain. D’autant plus pour les chars lourds, qui tendent à tomber souvent en panne, particulièrement l’Abrams états-unien. Sans compter qu’ils nécessitent aussi un entraînement à l’usage différent, maniement des armes et conduite étant là encore distinctes. On pourrait appeler ça le syndrome irakien, car cette situation rappelle celle de l’armée irakienne en 1990.


    Et si on ne parle pas de la France, c’est qu’elle n’a pratiquement plus de Leclerq disponibles. Il est vrai qu’elle a décidé de se délester de canons auto-mouvants César supplémentaires, comme si elle voulait se dépouiller de ses armées. ¨Préoccupation qui semble étrangement être celle d’autres pays de l’OTAN (on ne sait pas bien combien l’Allemagne possède-t’elle encore de Léopard-2 fonctionnels). Tout ça montre qu’en fait, ils n’ont pas peur pour la sécurité de leurs territoires.


    Voir par exemple : https://www.mondialisation.ca/les-chars-abrams-m1-et-leopard-2-donneront-ils-la-victoire-a-lukraine/5674546



  • Analis 2 février 2023 11:10

    @Massada

    @Zolko

    Comme vous le rappelez si bien, inutile de nourrir les trolls de votre espèce.

    Eh bien, moi aussi, je vais faire une brève exception.

    Vous avez déjà démontré par vos actions malhonnêtes que vous n’êtes qu’un troll de la pire espèce, voué à suivre les outrances de la propagande israélienne, aussi extrêmes soient-elles, et persévérez à le faire. Vous défendez les nazis, comme vous avez défendu les pires islamistes en Syrie, prouvant que ce n’est nullement le combat contre les nazis, les anti-juifs et les antisémites qui vous motive, mais uniquement de suivre les actes abjects de ce gouvernement, qui soutient le régime pro-bandériste en sous-mains, car il ne peut pas se permettre de s’aliéner une grande partie de sa population. Chacun de vos actes de propagande grossière le montre.

    Et au passage, en soutenant ceux qui étaient les ennemis de votre grand-père, vous insultez sa mémoire, il doit s’en retourner dans sa tombe.



  • Analis 8 décembre 2022 21:12

    @Mozart

    Alors vos insinuations a l’encontre de Stepan Bandera, qui visita de fond en comble le camp de Sachsenhausen pendant plus de 2 ans, qui n’avait comme vue que l’indépendance de l’Ukraine vis à vis de quiconque, ne me font ni chaud ni froid. Il serait peut-être temps qui vous évoluiez quelque peu.


    Mozart, vous ne vous bonifiez guère avec le temps, je vois que vous êtes toujours en train de ressortir les mêmes antiennes dépassées depuis longtemps du « Bandera n’était pas un nazi parcequ’emprisonné par ce cher Adolf ». J’avais déjà répondu à vos erreurs historiques sur un autre fil :

    Bandera emprisonné, une simple affaire de dispute entre nazis :

    https://www.agoravox.fr/commentaire6458790


    La ROA et la RONA ne se comparaient pas vraiment à l’OUN, dont elles s’écartaient idéologiquement, mais aux nationalistes bretons dont vous nous abreuvez tant les oreilles, alliés de circonstance des nazis en rasion du précepte « l’ennemi de mon ennemi est mon ami ».

    https://www.agoravox.fr/commentaire6458874


    Alors, arrêter de ressortir les mêmes inexactitudes, à la fin cela devient simplement de la propagande. Et appliquez vos propres préceptes, évoluez un peu !


    S’agissant du pacte germano-soviétique, il s’agissait surtout de gagner du temps et des territoires, en laissant les Européens de l’Ouest s’entredéchirer, afin de préparer l’expansion du communisme. L’effondrement rapide de la France a cependant gâché cette stratégie.



  • Analis 9 novembre 2022 14:56

    @Attila

    Très bien, ils ont donc ces moyens de riposter dans les conditions que j’ai décrites. Je pense que beaucoup de pays devraient s’en doter, car elles peuvent être de très bons de riposte et de dernier avertissement avant l’escalade nucléaire, notamment face à un ennemi qui en aurait utilisé une (je pense bien sûr aux USA, qui l’ont déjà fait en Irak en 1990, mais ne l’ont jamais fait face à une puissance nucléaire, qui pourrait être tentée de répliquer directement avec une bombe atomique si elle n’a pas elle-même de super

    bombe à effet de souffle).



  • Analis 27 octobre 2022 11:56

    L’auteur se trompe complètement dans son analyse des conséquences d’une attaque nucléaire sous faux drapeau. Déjà, la Russie ne resterait pas sans réaction sur le terrain, et les USA perdraient plusieurs porte-avions et une grande partie de leurs grandes unités, et si les USA voulaient répliquer nucléairement, ce serait simplement l’escalade. En fait, cela se passerait comme dans le troisième scénario, mais avec beaucoup d’avance. Ensuite, la fausseté des accusations anti-russes serait facile à prouver, ça n’aurait certes pas d’importance pour les merdias occidentaux, mais cela serait très différent pour la plupart des pays importants, qui ne soutiendraient pas l’agression médiatico-militaire occidentale.

    Il y a cependant une question que personne ne se pose, en matière d’armes de destruction massive : est-ce que la Russie dispose d’armes à effet de souffle de grande taille, ces fausses bombes atomiques, aussi puissantes que des armes nucléaires tactiques, mais sans les radiations ? Seuls les USA ont eu l’audace d’en utiliser sur des champs de bataille, mais si les Russes en possèdent, elles pourraient être un très bon moyen de répliquer à une attaque occidentalo-bandériste par bombe sale, en empêchant l’escalade, du moins dans un premier temps. Elles pourraient l’être aussi dans le cas d’une destruction du barrage de Kakhovska, ce qui pourrait être considéré comme équivalent à un usage d’armes de destruction massive, ravageant toute la région de Kherson, tuant et forçant à évacuer des dizaines de milliers de personnes, civiles comme militaires, et isolant la région de la Russie, coupant notamment tout renfort.



  • Analis 25 octobre 2022 15:27

    @Mozart
    — Les dirigeants de la ROA et et de la RONA étaient bien tous des russes de l’intérieur

    Sans aucun doute, mais qu’est ce que cela veut dire ? Ces mouvements étaient simplement des soulèvements collaborateurs anti-communistes à l’intérieur de la Grande-Russie, souvent proches des Russes Blancs, quoi de plus normal à leur existence à une époque où celle-ci était soumise à un totalitarisme communiste violent ? Il était inévitable que certains de ses habitants veuillent s’en libérer, et voient dans les forces de l’Allemagne nazie la seule occasion de le faire. La comparaison avec les nationalistes bretons que vous avez faite ailleurs serait là la plus appropriée. Les Grand-russes auraient d’ailleurs été beaucoup plus nombreux à rejoindre ces armées si Hitler n’avait pas été aussi stupide. Mais surtout, le pouvoir russe actuel ne cherche en aucun cas à les glorifier, alors qu’elles seraient moins infamantes idéologiquement que le bandérisme.



  • Analis 25 octobre 2022 14:21

    @Jean Dugenêt

    Chaque phrase indique qu’il s’agissait de la fin de la guerre de 39-45, de la victoire de 1945. Avez-vous vu à la fin de la guerre froide quelque chose qui justifierait qu’on en parle ainsi ?

    — tout le monde applaudissait à la paix.

    — tout le monde était heureux de la victoire.

    On pourra toujours se demander si Dumas a compris la question ou non, et épiloguer là-dessus, sans résultats ; mais je tiens à rappeler quelque chose : la fin de la Guerre Froide était à l’époque souvent considérée comme étant la vraie fin de la Deuxième Guerre Mondiale. Et ensuite, oui, ne pas l’oublier, mais la Guerre Froide était une vraie période d’hostilité, et perçue comme telle par les populations de l’époque, avec un risque d’embrasement à tout moment. Alors oui, sa fin signifiait que les perspectives de conflit s’éloignaient, et ainsi avait été vue comme une ère de paix qui s’ouvrait devant nous. Il n’y a donc aucune contradiction avec l’idée que Dumas voulait dire ça, et qu’il en ait parlé de façon si enthousiaste.



  • Analis 25 octobre 2022 13:27

    @Mozart

    — Stepan Bandera a passé, aux frais d’Adolf, 2 années dans le camps de concentration de Sachsenhausen

    Il est inutile de ressortir cet argument, qui ne change rien à cette vérité, que Stepan Bandera était un vrai nazi. La seule chose que vous mettez en évidence, c’est que c’était un nazi ukrainien qui a été mis en cellule par les nazis allemands pour des désaccords stratégiques, autrement dit, un désaccord entre nazis et nazis en l’occurrence. Rappelons-le, Hitler était tellement borné qu’il pensait que tous les Slaves étaient des sous-hommes mongolisés qui devaient être soumis aux « Aryens » (la race nordique en fait), et qu’aucun État véritablement souverain ne devait être mis en place sur les terres de la vieille Russie, car même s’il avait été allié, cela aurait entravé cet objectif. Bandera, comme les autres nazis ukrainiens (appelons-les bandéristes à partir de maintenant), était un ultranationaliste raciste, qui ne pouvait pas se voir comme un sous-homme, bien évidemment : il était partisan d’une vision raciale qui faisait des Ukrainiens, ceux de l’Ouest du moins, des Nordiques, blonds aux yeux bleus, qui faisaient face aux hordes slaves et mongoles qui infestaient la Russie (en fait la Russie orientale). Il voulait donc mettre en place un État ukrainien qui aurait asservi les Russes avec l’aide de ses alliés allemands. Les bandéristes ont en effet fourni de très importants contingents aux envahisseurs allemands, qui ont combattu à leurs côtés contre les Soviétiques et ont participé au massacre des Juifs, leur aide a souvent été précieuse aux Einsatzgruppen responsables du massacre de milliers de Juifs, de Tsiganes et d’opposants divers, anti-communistes de toutes ethnies et langues. En raison du désaccord politique sur la création d’un État Ukrainien, une partie des bandéristes ont formé des mouvements de résistance contre les Allemands, tout en étant responsables du massacre... de milliers de Juifs, de Tsiganes et d’opposants divers, anti-communistes de toutes ethnies et langages, sans oublier des milliers de Polonais et de pro-russes. Entre les deux, certains ont louvoyé au gré des circonstances, ainsi Bandera, après avoir été libéré pour réunifier les deux camps bandéristes, a préféré rester les bras croisés parce qu’il ne comprenait que trop bien que l’Allemagne nazie avait perdu la guerre et préférait se préparer pour la suite, prendre les armes contre les Soviétiques ; néanmoins, devant l’avancée de ceux-ci, il a préféré suivre ses coreligionnaires idéologiques jusqu’en Allemagne, là où après-guerre, réfugié dans les zones occupées par les alliés, il n’a nullement été inquiété par ces derniers, qui envisageaient déjà de l’utiliser contre l’URSS, ce qu’il a fait avec enthousiasme jusqu’à son assassinat, probablement des mains du KGB. Son parcours d’après-guerre, rappelons-le, est simplement semblable à celui de quantité d’autres nazis, de tous pays, qui ont été retournés et protégés par la CIA et d’autres services occidentaux contre les communistes.

    — Les ukrainiens n’ont pas été la république soviétique qui aurait donné le plus de morts dans l’armée rouge lors de la WWII (17% des tués de l’armée rouge).

    — Staline était un idiot pour avoir décerné le titre de ville héroïque de la nation à Kyif pour son exceptionnelle résistance à l’ennemi

    Là encore, vous faites une présentation biaisée des choses. Oui, Kiev et l’Ukraine ont fourni une très grande résistance à l’envahisseur nazi, mais c’était dans le cadre de la Grande Guerre Patriotique, comme on dit en Russie, dans laquelle leurs populations se reconnaissaient. Et c’était principalement l’Ukraine centrale et orientale qui ont fourni cette résistance. Ce qui était normal, car elles ont beaucoup souffert sous l’occupant nazi, y compris sous les coups de boutoir de leurs « compatriotes » collaborateurs. Quel dommage que al célébration de la fin de la Seconde Guerre Mondiale vienne d’être interdite par Zelensky... L’Ukraine occidentale a elle fourni la plupart des ces collaborateurs, les bandéristes autrement dit. En fait, les héritiers de ces Ukrainiens qui ont valu la reconnaissance officielle des dirigeants soviétiques à leur région sont ceux qui à l’Est, au Sud et dans une certaine mesure au Centre résistent à l’ultranationalisme qui infeste désormais le pays, autrement ceux qui accueillent bien les Russes ou qui fuient en Russie. Tandis que les mêmes ultranationalistes sont les héritiers de Stepan Bandera et des nazis de la Deuxième Guerre Mondiale.


    Et il est inutile également de ressortir les chiffres de l’extrême-droite (en fait de l’ultra-droite) aux dernières élections, avec comparaison avec les partis d’Europe Occidentale ou non. Si des formations comme Svoboda et Pravy Sektor ont vu leurs scores fondre depuis 2013, quand ils étaient les deuxièmes forces électorales en Galicie et à Kiev (mais bon, ils font quand même encore des scores de 5 à 7%), leurs idées se sont banalisées, répandues dans d’autres mouvements, que nombre de leurs cadres ont rejoint, beaucoup de leurs membres, anciens membres ou sympathisants sont au gouvernement ou dans la haute administration, notamment militaire. Maintenant, les partis ordinaires ont des discours très radicaux. En fait, c’est une grande partie de la scène politique qui tient désormais un discours de haine anti-russe, qui mérite le qualificatif d’extrême-droite. Il n’y a aucun sens à faire la comparaison avec la situation en Europe Occidentale, où les partis d’extrême-droite sont très modérés à comparer. Là-bas, en Ukraine, quand on parle d’extrême-droite, j’insiste, il s’agit vraiment d’ultra-droite. L’extrême-droite, ce sont tous ces hommes politiques qui donnent dans la haine anti-russe et la réécriture de l’Histoire, qui traitent les Moscovites de descendants arriérés de Mongols et de Tatars, et qui dressent des statues à Stepan Bandera et des SS, principalement dans l’Ouest. Non, le pouvoir russe actuel peut avoir bien des torts, mais pas celui de faire de la cause nationaliste ukrainienne actuelle un héritage en droite ligne du nazisme.



  • Analis 9 octobre 2022 13:16

    @Jean Dugenêt

    Dans ce cas, citez les paroles de Dumas (et non pas celles de Berruyer) où il dit quelque chose du genre :

    — En ma présence tel responsable occidental (lequel ?) a dit à tel responsable russe (lequel ?) : je promets qu’il n’y aura pas d’expansion de l’OTAN à l’Est.

    Je pourrais discuter quand vous aurez apporté cela.

    Déjà, désolé pour vous avoir invectivé trop violemment, mais il est vrai que j’avais l’habitude de croiser sur différents forums des manipulateurs, qui n’hésitaient pas à recourir à la déformation des propos ou à faire semblant de ne pas les comprendre. Quant aux conditions auxquelles les propos d’un ancien intervenant seraient recevables, je comprends que vous vouliez les imposer ainsi, mais le problème, c’est que ce n’est pas de la sorte que les choses marchent. Les informateurs et autres lanceurs d’alerte n’ont pas à obéir à un agenda que vous auriez fixé d’avance, et de fait ils ne le font en général pas. C’est en effet un problème que j’ai rencontré sur d’autres forums. On peut regretter que Dumas ne se soit pas étendu dessus plus longtemps, mais c’est probablement parce qu’il n’en voyait pas la nécessité, en plus de son grand âge.


    Après, au sujet de vos accusations de fraude à l’encontre de Berrruyer, je vous en laisse la responsabilité. Mais il est vrai que la seule façon de conclure que Dumas ne dit pas ce que l’on comprend naturellement est de recourir à cette « interprétation ». Sinon, quand Dumas dit « c’était quand même la fin de la guerre », je pense qu’il veut vraiment dire la Guerre Froide, pas celle de 1945. Mais même là, on peut considérer que la réunification allemande c’était la vraie fin de la guerre de 1945, comme on le faisait à l’époque souvent valoir. Donc je ne vois pas de contradiction, car je pense que c’était en effet probablement ce qu’il voulait dire.



    Sinon, vous faites grand cas de ce que la décision de l’OTAN était unilatérale, mais il reste que la source de tous les problèmes est sans doute là. Comme il est impensable que les responsables de l’OTAN n’en aient pas parlé à leurs interlocuteurs soviétiques, ceux-ci ont conclu naturellement à l’époque qu’il irait de soi que l’OTAN ne s’étendrait pas. Le fait que le Pacte de Varsovie n’ait été dissous qu’ensuite, même si cela créait une nouvelle situation, ne devait cependant pas la changer de ce point de vue, aux yeux des ex-soviétiques. Il est vrai que toute la dynamique du désarmement dont il avait été convenu ne pouvait en aucun cas fonctionner dans une telle perspective, et que cet engagement (car c’en était bien un) impliquait de ne pas en profiter. Et du reste, même Bush à l’époque ne semble pas avoir agi dans un tel but, car il semblait aller de soi que cette décision signifiait cela. Malheureusement, d’autres ne l’ont pas vu de la même façon plus tard.



  • Analis 30 septembre 2022 13:47

    Pour préciser les informations qu’a apportées Dudule, si on regarde les cartes de la Russie Médiévale, on voit que son territoire formait sur le sud de l’Ukraine actuelle un couloir allant jusqu’à l’emplacement d’Odessa. Dans les siècles suivants, cependant, lorsque la Russie s’est retrouvée divisée et en général occupée, sous les coups de boutoir tant des Mongols que des Lituaniens et Polonais, la région est tombée sous la domination des Ottomans et s’est dépeuplée des russes, en raison notamment des violentes expéditions esclavagistes pour le compte des Ottomans, qui ont déstabilisé la région jusqu’au nord de la Cosaquie. Lorsque Catherine II a récupéré la région, donc peu peuplée à l’époque, essentiellement par des Turcs (Tatars et Gagaouzes), elle a organisé une politique de repeuplement, nécessaire au-delà de toute re-russification. Elle a fait venir des Grecs et des Bulgares, et même des Espagnols. Je parle de re-russification, car certains des territoires avaient été russes, mais il est exact que la partie orientale de la Novorussie, celle comprise entre la Crimée et le bassin du Kouban (région de Rostov-sur-le-Don), n’avait elle jamais été russe.