« Nous n’en sommes même plus là, à ce stade, il s’agit d’un vœu pieux » >> En effet. Pour moi c’est une des raison de plus de l’illégitimité de l’Etat, et donc des impôts qu’il lève : il ne remplit pas sa partie du contrat social, pourquoi le peuple devrait-il remplir la sienne ?
« C’est exactement ce que préconisait Lordon en 2008/2009, c’est exactement le contraire qui a été fait.... » >> Corporatisme et colbertisme en action. Big business et Big government vont de pair. Si on veut réduire l’impact négatif de certaines très grosses entreprises, il faut réduire l’Etat.
« Ce n’est pas parce que la plupart des Etats sont corrompus, que l’Etat est le problème » >> Si, précisément. S’il est corrompu, il pose problème, puisque la corruption est un problème en soi
« il ne t’aura tout de même pas échappé que les passerelles Privé/Public sont un énorme problème. » >> Bien entendu, puisqu’il y a d’autant plus de raison de corrompre l’Etat que celui est étendu. Moins d’Etat, moins de risques de corruption
« Sous De gaule la finance était sous contrôle et la banque au service de l’économie, sous Pompidou/Giscard, changement de cap et oh surprise c’est à partir de ce moment que la dette est apparue..... et depuis peu importe les alternances, ça n’a pas cessé... » >> Non sequitur. Il faut analyser ça comme le passage de l’étalon or à des taux flottants, dès 71.
« compare la situation avec la Grèce... » >> Les conséquences de l’Europe et de l’Euro
Quand à la souveraineté monétaire tu prêches un convaincu, tant que nous n’aurons pas retrouvé la notre, nous ne pourrons rien faire. S’il y a bien un pouvoir régalien de l’Etat, c’est celui de battre monnaie.« >> Je suis d’accord
C’est pourquoi contrairement à toi, je ne pense pas que l’Etat soit le problème, mais bien la solution » >> non sequitur. Il faut mieux d’Etat et ça passe quand même par son régime
« encore faut-il avoir à sa tête de vrais Chefs d’Etats et non des marionnettes. » >> Quand l’Etat contrôle la moitié de l’économie, c’est inévitable.
Le remède à la crise c’est d’arriver à virer toute la clique actuelle et de trouver des hommes et femmes ayant le sens de l’Etat et du bien commun avec une vraie vision politique pour le pays, mais là commence l’Utopie.... " >> Exactement, de l’utopie. La réalité, c’est réduire l’Etat à une portion congrue de sa taille actuelle, suffisamment réduite pour que son influence ne puisse pas trop faire de dégat. Et ce n’est pas compliqué, il suffit de prendre exemple sur les pays libéraux : Nouvelle Zélande, Suisse, Suède,, Singapour, Hong Kong, etc.
Mais nous sommes d’accord. Cela dit il faut comprendre quelque chose : les subprimes sont une création politique et étatique du gouvernement Clinton. C’est la volonté politique qui a assuré les banques d’un renflouement lorsque ça péterait. C’est ce qu’il s’est passé. Punir les banquiers qui ont joué ce jeu, punir les politiciens qui en ont bénéficié, punir les régulateurs qui n’ont pas fait leur job, c’est nécessaire, et c’est un scandale que ça ne soit pas fait. Mais il ne faut pas oublier que des tas de banques n’ont pas eu de problèmes. Car, plus petites, elles n’ont jamais eu de caution de remboursement, et se sont montrées responsables. Le problème ne vient pas tant des banques que du cadre réglementaires dans lequel elles évoluent qui les incitent à être responsable. La meilleure régulation, c’est la peur de la faillite. Si on renfloue les banques, il faut les disloquer en pleins de petites banques, responsabilisées et suffisamment capitalisées. A aucun moment nous n’avons besoin de faire appel au plus corrompu et incompétent des gestionnaires, l’Etat.
L’Islande est un petit pays, les répercutions de la faillite de son système bancaire ne sont pas aussi importantes que celle d’un pays plus gros comme la France, voire les USA. De plus, l’islande est souveraine monétairement, ce qui change beaucoup de choses.
« sachez tout de même que la réforme du 100 % Money a été préconisée par Maurice Allais, notre seul prix Nobel d’économie » >> Et alors ? Ca reste une horrible idée qui foutrait notre économie par terre par la déflation et empêcherait mécaniquement toute croissance. Maurice Allais en parlait dans le cadre de la théorie quantitative de la monnaie, qui stipule que si on augmente le money supply on crée de l’inflation, et que l’inflation est une mauvaise chose. On sait depuis que non seulement cette théorie n’est pas vérifiée dans un système à monnaie endogène comme le nôtre, mais aussi que l’inflation n’est pas si dramatique que ça contrairement à la déflation (puisqu’elle est contrôlable, et que le pouvoir d’achat s’y adapte beaucoup mieux). Ces découvertes sont plutôt récentes, du moins dans leur acceptation mainstream. Il n’y a aucun doute qu’un homme aussi intelligent que Maurice Allais (libéral et capitaliste, comme tous les gens comprennent l’économie), y aurait souscrit également.
« mais franchement et de façon générale, je n’ai pas beaucoup de compassion pour les petits porteurs qui veulent jouer aux capitalistes ! » >> C’est bien là votre tort. D’une, on ne « joue » pas au capitaliste, tout le monde est capitaliste, si vous avez un compte en banque, vous êtes capitaliste, si vous avez de l’épargne, une maison, une voiture, c’est du capital, vous êtes capitaliste. Ensuite, le problème de l’inégalité, c’est justement que le capital n’est pas bien réparti, précisément parce qu’il n’y a pas assez de petits porteurs, autrement dit le capital possédé par la plupart des gens n’est pas assez important ! l’avenir de la solidarité publique, c’est précisément sur ce point, surtout au fir et à mesure où les chaines de ponzi publiques s’effondrent et sons remplacées par des systèmes plus sains de capitalisation.
Quand à la banqueroute ou « défaut souverain », il va finir par s’imposer un jour ou l’autre !« >> Non, pas nécessairement. Les pays occidentaux ont déjà eu des dettes bien supérieures, et s’en sont sortis sans banqueroute.
»Pensez vous sincèrement que la France va rembourser 1870 milliard d’euro ? >> Elle n’a pas à les rembourser, c’est le principe de la dette publique, on fait rouler. l’existence de la dette permet de proposer des actifs sans risques aux marchés pour calibrer les taux d’intérêts et offrir des refuges liquide à court-terme, c’est une bonne chose, il faut de la dette publique.
« Le service de la dette est de 50 milliard d’euro par an soit l’équivalent du budget de l’éducation nationale ! » >> En baisse depuis 95, et qui de toute façon peut être encore rabaissée quand l’Euro disparaitra enfin.
et cette dette a pour origine la loi du 3 janvier 1973 transformé en article 103 (Maastricht) puis 123 (Lisbonne)...« >> N’importe quoi, ça c’est la théorie du complot et c’est parfaitement infondé, vous avez des explications partout sur Internet.
Un jour ou l’autre, que cela vous plaise ou non, il va falloir foutre un bon coup de pied au cul des banksters ! » >> Nous sommes d’accord, mais nationaliser une banque, ça veut dire l’enlever des mains de bandits (les banquiers) pour la mettre entre les mains de plus gros bandits encore (les élus et les énarques technocrates), en quoi serait-ce souhaitable ? Virer les bankster, c’est facile, il suffit de restaurer de la concurrence sur le marché, et responsabilsier les actionnaires. Ce n’est pas à l’Etat de jouer le banquier, il n’est même pas capable de se gérer lui-même, et vous voudriez qu’il gère notre argent ? Mais LOL ! J’aurais plus confiance en mon chien !
et faire en sorte que la création monétaire soit une fonction régalienne à 100 % il est totalement inacceptable moralement que la planche à billet soit privatisée ! « >> Vous ne savez pas de quoi vous parlez. Vous n’avez visiblement pas compris l’endogénéité de la monnaie, et surtout vous croyez à tort que l’Etat représente la société civile alors qu’il ne se représente que lui-même. Un point important, on a prouvé qu’une autorité centrale ne pouvait pas gérer le flux d »information inhérent à un système décentralisé. C’est la raison pour laquelle la planification économique est impossible et que le socialisme ne peut pas marcher. Qu’un Etat mis sous tutelle, par le peuple et pour le peuple (en opposition avec l’Etat despote actuel), se rapproche de la banque centrale et établisse des règles de politique monétaire (par exemple poursuivre un PIB nominal à croissance fixe) est une idée. Le secteur privé s’occupe ensuite d’allouer la liquidité au mieux, voila une bonne collaboration public-privé. Mais nationaliser le money-supply !? Les seuls pays qui l’ont fait sont ceux du bloc soviétique. Je ne pense pas avoir à faire un dessin pour expliquer les conséquences. Le money supply est endogène au secteur privé, et c’est le seul moyen de l’adapter aux demande de crédit des entreprises, je ne peux que vous suggérer de vous renseigner là dessus.
déclarer banqueroute parce qu’on ne va tout de même pas payer à vie et même laisser aux générations suivantes des dettes illégitimes« >> Ces dettes ont été contractées par un gouvernement démocratiquement élu, elles ne sont illégitimes que dans votre esprit empreint d’idéologie. Pour toutes les institutions internationales, nos partenaires commerciaux, et tous les porteurs de dette, l’Etat s’est engagé à rembourser et il a le devoir de le faire. Ceci dit, si vous compreniez la finance, vous sauriez qu’une dette publique n’a pas vocation à être remboursée, et que de toute façon on peut réduire son montant tout en faisant des déficits, il suffit d’avoir suffisamment de croissance.
»en outre l’effondrement total de l’économie est souhaitable parce que c’est la seule alternative à notre mise en esclavage« >> N’importe quoi.
»on a déjà doublé l’endettement de la France pour renflouer les banques« >> Non, c’est faux. L’intégralité de l’argent prêté aux banques a été remboursé, et l’Etat a même engrangé un profit sur l’opération. Aujourd’hui l’endettement public ne sert qu’à combler les déficits publics, eux même essentiellement assimilables aux déficits des systèmes sociaux (vous savez le »modèle social que le monde nous envie mais personne ne copie« ). La France emprunte tous les jeudi matin, elle tend la sébile aux marchés pour que ceux-ci payent nos retraites et nos soins. Faire défaut, ça veut dire que les marchés refuseront de nous prêter, ça veut dire que nos retraités crèveront de faim et que nos médecins ne seront plus payés. Si vous voulez en endosser la responsabilité, libre à vous, mais n’engagez pas celle des autres, merci bien.
»d’ailleurs ne vous moquez pas du monde, les petits porteurs où êtes vous pour les défendre quand ils se font refiler des produits pourris ?« >> J’y étais également, et ma position sur les banques n’a pas changé : leurs dirigeants doivent être punis, et les banques démantelées en plusieurs banques plus petites, en concurrence, et avec une responsabilité actionnariale accrue.
»quand on nationalise les banques sans indemnités ce ne sont pas des petits porteurs qui sont lésés, ce sont les quelques familles qui restent dans l’ombre, vous vous appelez Rothschild ?« >> Et voilà la théorie du complot qui ressort, c’est quoi la suite, les illuminatis et les chemtrails ? les petits hommes verts ? BigFoot qui empêche l’Etat de bien gérer ses finance c’est ça ? J’espère que vous ne comptiez pas être crédible
»quant à votre point 3 parlez français on vous répondra" >> Etudiez la macro-économie et vous comprendrez.
« 1/ déclarer banqueroute comme le préconise Frédéric Lordon dans « Vive la banqueroute » (Fakir éditions) » >> C’est une mauvaise idée (d’ailleurs que Lordon le propose devrait vous mettre la puce à l’oreille), tout simplement parce que l’instabilité bancaire n’est pas inévitable, mais que surtout qu’une faillite bancaire est pire que son évitement.
« 2/ nationaliser les banques sans indemnités pour les actionnaires » >> Ruiner des millions de petits porteurs par pure idéologie, et en violation évidente de la constitution et du droit de l« homme à la propriété ? Oui, bien sur, j’allais vous le dire, tout à fait faisable et moral.
»3/ mettre en place la réforme monétaire du 100 % Money" >> La monnaie est endogène, c’est ainsi qu’elle colle aux besoins de la société civile, c’est comme ça depuis des siècles. Le 100% money met le money supply entre les mains des plus incompétents en matière de gestion du money supply, sans parler du simple fait que c’est un système intrinsèquement déflationniste, demandez aux grecs ce que ça veut dire. De loin la pire idée depuis l’étalon-or. Je voudrais foutre un pays en l’air je m’y prendrais pas autrement.