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Wakizashi

Wakizashi

"Même lorsque je rencontre des gens ou que je me promène dans la ville, faisant des choses ordinaires, le monde m’apparaît comme des frémissements à la surface de l’être. Au dessous du monde des perceptions sensorielles et de l’activité mentale, il y a l’immensité de l’être. Il y a une vaste étendue, une vaste immobilité, et une petite activité frémissante à la surface, qui n’est pas séparée, tout comme les vagues ne sont pas séparées de l’océan."
Eckhart Tolle

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  • Wakizashi Wakizashi 5 février 2017 12:10

    @Alpo47

    J’avais compris, mais ça ne change rien. L’aristocratie est un système politique dans lequel ce sont les meilleurs qui ont le pouvoir aux. La démocratie est un système politique dans lequel c’est le peuple qui a le pouvoir.



  • Wakizashi Wakizashi 4 février 2017 13:43

    @Alpo47

    « Comment faire pour que ce soit les meilleurs d’entre nous qui soient au pouvoir ? »

    C’est la définition exacte d’une aristocratie. Aristocratie, du Grec, Aristoi : les meilleurs, Kratos : le pouvoir.

    Les mots ont un sens. Je ne dis pas qu’il est horrible de défendre un système aristocratique, mais je préfère un système démocratique. En tout cas ce qui est sûr, c’est que ces 2 termes désignent des systèmes différents.



  • Wakizashi Wakizashi 4 février 2017 13:25

    Même si Armelle n’a pas tort concernant la mentalité humaine, à mon humble avis c’est PiXels qui a le mieux résumé le problème. Connaissant la « nature humaine » (je n’aime pas trop ce terme, mais il a le mérite d’être compréhensible par tout le monde), un système institutionnel basé sur la vertu ne peut pas tenir la route.

    Un système institutionnel, pour être crédible, doit au contraire être basé sur l’idée centrale de protection contre les abus que cette sacrée « nature humaine » nous poussera immanquablement à commettre. Il se trouve qu’en plus, toujours en vertu de la fameuse « nature humaine », une personne à qui l’on donne du pouvoir a naturellement tendance à vouloir en abuser. On retrouve ça à toutes les échelles, y compris chez les flics, les chefs de rayon des magasins, et même chez les parents vis-à-vis de leurs enfants.

    Une personne dotée d’une grande sagesse peut certes résister à cet appel, mais d’une part la sagesse est une denrée malheureusement rare par les temps qui courent ; et d’autre part plus le pouvoir est élevé, plus l’appel est puissant, plus la sagesse pour y résister doit être profonde.

    Il convient de dire aussi que contrairement à ce que prétend l’adage, ce qui rend aveugle n’est pas l’amour mais le pouvoir. Autrement dit, quand les gens ont beaucoup de pouvoir, ils ne touchent plus terre et ne se rendent même plus compte (ou à peine) des abus qu’ils commettent. C’est la fameuse « déconnexion des réalités » dont souffrent les élites, que tout le monde dénonce sans réaliser que c’est là un mécanisme psychologique de base. Autant dénoncer la pluie ou la gravitation. L’exemple de Fillon est à ce titre particulièrement parlant, parce que l’on voit bien qu’il ne se rendait même pas compte du problème (il semble que ça commence à lui rentrer dans le crâne maintenant, mais à quel prix ?).

    Bref, un système bien organisé est un système fondé sur la protection contre les abus de pouvoir. Pour cela, il existe beaucoup d’idées de bon sens qui ne datent pas d’hier, comme par exemple donner peu de pouvoir à beaucoup de gens plutôt que de donner beaucoup de pouvoir à peu de gens. L’idée d’une rotation permanente aussi, afin que le pouvoir ne soit pas toujours détenu par les mêmes. L’idée que chaque pouvoir doit être contrôlé (par des organes de contrôles indépendants, cela va de soi n’est-ce pas, et pourtant ce n’est pas le cas actuellement).

    Mais surtout, et c’est là que l’intervention de PiXels est pertinente, il est évident qu’il ne faut pas que ce soient les gens au pouvoir qui écrivent les règles du pouvoir...

    Trop peu de gens le savent, mais le texte supérieur régissant les pouvoirs, et auquel toutes les lois sont subordonnées (on appelle ça le sommet de la pyramide des normes), c’est la Constitution. Presque tout le monde se fout de la Constitution comme de son premier slip, mais la base du problème est pourtant bien là.

    Il est vrai que l’on peut remonter encore plus haut (causalement), et dire comme Armelle que le problème provient de la mentalité humaine, ou de la « nature humaine » ; mais pour pertinent qu’il soit ce constat n’est pas opérationnel, dans le sens où personne ne peut nous changer à part nous-mêmes. Gandhi avait proféré une remarque d’une profonde sagesse lorsqu’il avait dit « sois le changement que tu veux voir dans le monde », mais on sort là de la dimension temporelle, pour rentrer dans la dimension spirituelle.

    Bref, l’un n’empêche pas l’autre (on peut parfaitement avoir une démarche spirituelle en parallèle d’une démarche politique), mais la politique fait partie de la dimension temporelle, et à ce titre on ne peut donc pas compter sur la spiritualité pour remédier à des problèmes politiques.

    Ceci nous fait donc retomber sur le problème des institutions, à commencer par le problème de la Constitution. Et avant même de parler du contenu d’une hypothétique nouvelle Constitution, la question qui devrait être débattue en priorité est bien celle de savoir QUI peut ou doit l’écrire. Ce qui est sûr, c’est qu’il ne faut surtout pas que ce soient les pouvoirs...



  • Wakizashi Wakizashi 10 septembre 2016 13:18

    C’est étrange, l’auteur parle de « déni de réalité », d’« idéologie » et de manichéisme, mais dans sa bouche ces expressions ne semblent s’appliquer qu’au camp d’en face (la gauche, à supposer que la dichotomie gauche/droite ait encore un sens).

    Sur le déni de réalité, le capitalisme n’a jamais été aussi hégémonique et dominant dans le monde, mais visiblement, selon l’auteur, les problèmes que nous connaissons ne sont pas dus à un trop-plein de capitalisme, mais au contraire à un manque de capitalisme.

    Eu égard aux problèmes en question, qui ne sont jamais que l’agonie de la biosphère (au point que notre survie en tant qu’espèce est engagée) ; l’indicible fossé entre ceux qui ont tout et ceux qui n’ont rien (au point que celui-ci n’est même plus scandaleux, mais juste absurde) ; le mensonge et la corruption généralisée de toutes les sphères de pouvoir (politique, économique, judiciaire, médiatique etc.) ; ainsi que le surarmement de l’humanité au point que celle-ci a 1000 fois la puissance nécessaire pour faire péter la planète ; je m’étonne pour ma part que l’auteur s’étonne qu’il existe des gens pour remettre en question le système dans lequel nous vivons...

    Le plus drôle, ou le plus dérisoire, c’est que tout en fustigeant les idéologies, l’auteur ne semble même pas se rendre compte qu’il est lui-même adepte d’une idéologie. Une idéologie tellement dominante dans les faits qu’elle en est devenue un véritable paradigme imprègnant la quasi-totalité de l’humanité (il faut noter quelques exceptions, comme les Pygmées ou les Papous), à un point tel que l’on ne se rend même plus compte de sa présence, comme le poisson qui n’a pas conscience de l’eau dans laquelle il baigne. Cela me rappelle une histoire de paille et de poutre vieille de 2000 ans...



  • Wakizashi Wakizashi 29 août 2016 12:17

    Plus une entreprise grossit, plus elle rêve de racheter ses concurrents pour parvenir à une situation de monopole. L’aboutissement de la concurrence par ceux qui la défendent est donc son exact contraire.

    C’est un peu comme le libéralisme : les libéraux passent leur temps à reprocher aux États de pondre des normes et des règlements qui n’en finissent pas de complexifier la vie des entreprises (ce qui est vrai), mais au sein de leurs entreprises ils passent leur temps à pondre des normes et des règlements qui n’en finissent pas de complexifier la vie des salariés (notamment en vertu de la sacro-sainte sécurité, ou HSE en langage new-age, domaine à propos duquel on pourrait gloser longuement). Normes dont ils s’exonèrent eux-mêmes évidemment, puisque comme chacun sait, tout le monde doit respecter la loi, sauf ceux qui la font.

    Autrement dit, les libéraux adeptes de la concurrence appliquent assidument un principe très connu : « faites ce que je dis, pas ce que je fais ».

    Plus généralement, et plus philosophiquement aussi, nous avons 2 principes qui s’opposent : la concurrence et la coopération.

    Entre les deux, personnellement mon choix du cœur va directement vers la coopération : c’est bien la doctrine de la concurrence qui a amené le registre lexical militaire dans le langage de l’entreprise (on parle de « guerre », de « stratégie », de « cible » etc). La coopération, c’est quand-même beaucoup plus cool, du genre peace & love, aimez-vous les uns les autres !

    Maintenant, faute d’être accusé de naïveté, le choix de la raison peut s’avérer plus discutable ; cependant, il est un point à noter, c’est que concurrence et coopération ne sont pas forcément exclusifs l’une de l’autre. Dans la nature, les deux coexistent harmonieusement. La concurrence a été notamment illustrée par les principes darwiniens, lesquels ont été largement repris et diffusés. Mais à grande échelle, c’est la coopération qui domine : tout écosystème (à commencer par la Terre elle-même) est une chaîne alimentaire dans laquelle chaque maillon est indispensable à l’équilibre de l’ensemble. De même, à petite échelle, on retrouve la coopération chez de nombreuses espèces, comme les fourmis, les abeilles, les dauphins, et j’en passe.

    Bref, si une opposition frontale à toute forme de concurrence ne me semble pas très pertinente, la concurrence comme seul principe supérieur à tout autre mène inéluctablement à une guerre de tous contre tous, et finalement à ce que l’on voit aujourd’hui, à savoir une atomisation de la société. Sans parler du fait que la concurrence livrée à elle-même s’oppose à des valeurs universelles comme la paix, l’amour, l’altruisme, et tous ces mots qui ont encore un sens pour ceux dont le cœur n’est pas totalement rigidifié.

    Si un minimum de concurrence est donc sain, à l’image de ce qui se passe par la nature, elle doit donc être accessoire par rapport à un principe plus englobant : la coopération. CQFD.

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