Dès qu’on quitte des yeux une ligne d’horizon qui dit clairement qu’on est presque toujours dans les nuances de gris et qu’il faut alimenter correctement les deux colonnes pour soupeser les torts, on quitte le chemin de la discussion et de la négociation pour se diriger ouvertement vers l’affrontement.
L’idée qu’il y aurait un camp du « bien » d’un côté (au demeurant toujours le même, « nous ») et un camp du mal en face est une posture suprémaciste. Souvenons-nous que c’est ce camp « du bien » qui a organisé la déportation massive des africains, l’esclavage codifié en droit, l’apartheid des noirs , le génocide des amérindiens, déclenché deux guerres mondiales, inventé les camps de concentration et le bombardement massif de villes (incluant deux bombes nucléaires) et initié au 20ième siècle la majorité des conflits, coups d’Etats, j’en passe.
Avec un tel palmarès on frémit à l’idée de détailler ce qu’aurait pu faire (en pire) le camp du mal pour mériter ce qualificatif.
Suprémacistes un jour, suprémacistes toujours...