Les « élites expertes » des pays occidentaux ont défendu, et défendent toujours, des exportations de capitaux suicidaires et des délocalisations (recherche et haute technologie comprises) qui détruisent les économies et les infrastructures des pays de l’Europe occidentale et des Etats-Unis. C’est ce qui fait l’affaire de financiers et multinationales recherchant le bénéfice comptable au détriment de salaires, standars sociaux....
Encore cette semaine, un « spécialiste » défendait sans Le Monde la délocalisation de l’informatique. Voir, à ce sujet, notre article :
http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/02/08/univers ites-francaises-et-opa-patronale-iv.html
Universités françaises et OPA patronale (IV)
Le 8 février, Sauvons l’Université (SLU) diffuse un communiqué intitulé : « Dramatique concours de circonstance : nous voulons les écrits des concours au printemps 2011 ! », destiné notamment à « redire encore une fois que c’est aux universités d’organiser la formation des enseignants, non aux rectorats, aux instituts catholiques et aux officines privées ». En effet, la politique suivie en France et dans l’ensemble de l’Union Européenne depuis la mise en place du Processus de Bologne en 1998-89 et de la stratégie de Lisbonne en mars 2000 répond à une logique de privatisation et de marchandisation de la connaissance, de l’éducation et de la recherche. Il en est de même du Pacte pour la Recherche, de la Loi n°2007-1199 relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU), des décrets plus récents de Valérie Pécresse, de la politique de démantèlement Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et des autres établissements publics français à caractère scientifique et technologique (EPST)... Le 8 février également, Le Monde a mis en ligne une interview du chercheur et « spécialiste de l’économie industrielle » Elie Cohen, avec le titre : « Une vraie division industrielle du travail », défendant notamment la délocalisation de services informatiques en Inde sur la base d’une « véritable division industrielle du travail selon les compétences des différents pays ». Aussi incroyable que cela puisse paraître en pleine crise économique et financière causée principalement par les délocalisations et les exportations de capitaux, les mêmes pratiques, vieilles de plus d’un siècle et demi pour un pays comme la France et qui ont déjà produit plusieurs catastrophes historiques, sont relancées une nouvelle fois et défendues de manière récurrente. Pire encore, il existe un lien étroit entre la politique de délocalisations et la stratégie de liquidation des services publics de la recherche et de l’éducation.
[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/02/08/univers ites-francaises-et-opa-patronale-iv.html]
ou encore :
Vers une délocalisation générale de la recherche scientifique française et européenne ?
Délocalisations, recherche scientifique et propagande politique
Recherche scientifique et technologique : où est la « guerre économique » ?
CNRS, délocalisation de la recherche et débâcle européenne (I)
CNRS, délocalisation de la recherche et débâcle européenne (II)
CNRS, délocalisation de la recherche et débâcle européenne (III)
La Chine et la débâcle de la « division internationale du travail »
et, sur la situation aux Etats-Unis :
Barack Obama, la recherche scientifique et l’éducation (I)
Barack Obama, la recherche scientifique et l’éducation (II)
Barack Obama, la recherche scientifique et l’éducation (III)
Barack Obama, la recherche scientifique et l’éducation (IV)
Barack Obama, la recherche scientifique et l’éducation (V)
Barack Obama, la recherche scientifique et l’éducation (VI)
Cordialement
Le Collectif Indépendance des Chercheurs
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La France exporte systématiquement et sans cesse des capitaux depuis le XIX siècle, déjà avant l’arrivée de Napoléon III.
Ce phénomène, lié à la concentration de grandes masses de capital - plus-value dans les mains de quelques financiers, a été à l’origine de plusieurs guerres pour le contrôle des colonies et des zones d’influence.
Même après la II Guerre mondiale, les exportations de capitaux se sont poursuivies. Le résultat en a été, finalement, la destruction de l’économie. C’est vrai pour la France, mais aussi pour l’ensemble des « puissances occidentales ».
Nous en avons parlé dans des commentaires précédents. Voir notre fiche :
http://www.agoravox.fr/auteur/independance-des-chercheurs
et en particulier, les articles de notre blog « La Science au XXI siècle » :
Vers une délocalisation générale de la recherche scientifique française et européenne ?
Délocalisations, recherche scientifique et propagande politique
Recherche scientifique et technologique : où est la « guerre économique » ?
CNRS, délocalisation de la recherche et débâcle européenne (I)
CNRS, délocalisation de la recherche et débâcle européenne (II)
CNRS, délocalisation de la recherche et débâcle européenne (III)
La Chine et la débâcle de la « division internationale du travail »
Cordialement
Le Collectif Indépendance des Chercheurs
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Voir aussi notre article du 3 février :
http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/02/03/dispari tion-des-fonctionnaires-et-mort-de-l-etat-francais.html
Disparition accélérée des fonctionnaires et mort programmée de l’Etat
français
Le 3 février, le blog Educobs du Nouvel Observateur fait état de l’annonce du président de l’Université Paris Dauphine envisageant de porter certains frais de scolarité jusqu’à 4000 euros par an. Cette mesure déjà contestée concernerait environ 1500 étudiants. Plus globalement, les universités françaises sont invitées à évoluer progressivement vers un fonctionnement de droit privé par les mesures récentes prises en application de la loi dite « d’autonomie ». Le « rapport Aghion » va même plus loin, et invite nos établissements d’enseignement supérieur à s’inspirer du fonctionnement des universités privées des Etats-Unis. En même temps, le « rapport Aghion » ignore l’existence des institutions de la recherche fédérale des Etats-Unis, ainsi que celle du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et des autres établissements publics français à caractère scientifique et technologique (EPST). Alors que de nombreux services publics sont visés par cette politique de privatisation accélérée, un décret d’application aux fonctionnaires de l’Etat de la loi dite sur la « mobilité » devrait paraître prochainement. Mais le processus de démantèlement des structures de l’Etat français semble même aller plus loin. Après la mise en cause récente du statut de la Gendarmerie Nationale, le Conseil des Ministres du 3 février vient d’annoncer la présentation prochaine d’un projet de loi devant ratifier la création d’une force de gendarmerie européenne (EUROGENDFOR), officialisée dans un Traité signé en octobre 2007 au même moment que le Traité de Lisbonne, après un premier accord passé en septembre 2004.
[la suite, sur le lien
http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/02/03/dispari tion-des-fonctionnaires-et-mort-de-l-etat-francais.html
]
Cordialement
Le Collectif Indépendance des Chercheurs
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Ce dont il s’agit à présent, c’est d’un décret d’application de cette loi déjà promulguée. Voir, par exemple :
http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/politique/20100203.FAP6144/les_fonc tionnaires_auront_plus_de_garanties_avec_la_loi.html
http://www.leparisien.fr/economie/la-garantie-d-emploi-des-fonctionnaires-ecornee-03-02-2010-801661.php
http://www.ladepeche.fr/article/2010/02/03/768874-Fonctionnaires-la-fin-de-l-emploi-a-vie.html
Mais c’est très hypocrite, de la part des grandes centrales syndicales et de certains secteurs du monde politique, de pleurnicher à présent autour de ce projet de décret d’application, alors qu’ils n’ont pas fait grand-chose pour empêcher la loi de passer, et même actuellement on attend qu’ils saisissent l’Organisation Internationale du Travail contre cette loi.
En ce qui nous concerne, nous attaquerons le décret en Conseil d’Etat et nous plaiderons l’inconstitutionnalité de la loi, puisque la « gauche » n’a pas daigné saisir le Conseil Constitutionnel. Nous saisirons également l’OIT, mais nous ne sommes pas très nombreux et le problème de la représéntativité aux termes de l’OIT risque de se poser.
Qui est prêt à nous soutenir ?
Cordialement
Le Collectif Indépendance des Chercheurs
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Pour rappel, la Loi n° 2009-972 « relative à la mobilité et aux parcours professionels dans la fonction publique » a été publiée au Journal Officiel du 6 août 2009. Voir, sur Légifrance :
et notamment les articles 7 et 8 de la loi :
La loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 précitée est ainsi modifiée :
1°
A l’article 36, après les mots : « statut général », sont insérés les
mots : « et sans préjudice du placement en situation de réorientation
professionnelle prévue à la sous-section 3 de la présente section » ;
2° La section 1 du chapitre V est complétée par une sous-section 3 ainsi rédigée :
« Sous-section 3
« Réorientation professionnelle
« Art. 44 bis.-En cas de restructuration d’une administration de
l’Etat ou de l’un de ses établissements publics administratifs, le
fonctionnaire peut être placé en situation de réorientation
professionnelle dès lors que son emploi est susceptible d’être
supprimé.
« Art. 44 ter.-L’administration établit, après
consultation du fonctionnaire placé en situation de réorientation
professionnelle, un projet personnalisé d’évolution professionnelle qui
a pour objet de faciliter son affectation dans un emploi correspondant
à son grade, situé dans son service ou dans une autre administration,
ou de lui permettre d’accéder à un autre corps ou cadre d’emplois de
niveau au moins équivalent. Le projet peut également avoir pour objet
de l’aider à accéder à un emploi dans le secteur privé ou à créer ou
reprendre une entreprise.
« Pendant la réorientation, le
fonctionnaire est tenu de suivre les actions d’orientation, de
formation, d’évaluation et de validation des acquis de l’expérience
professionnelle destinées à favoriser sa réorientation et pour
lesquelles il est prioritaire. Il bénéficie également d’une priorité
pour la période de professionnalisation.
« L’administration lui
garantit un suivi individualisé et régulier ainsi qu’un appui dans ses
démarches de réorientation. Elle fait diligence pour l’affecter, sous
réserve des dispositions du quatrième alinéa de l’article 60, dans les
emplois créés ou vacants correspondant à son grade et à son projet
personnalisé d’évolution professionnelle.
« Le fonctionnaire peut
être appelé à accomplir des missions temporaires pour le compte de son
administration ou d’une autre administration. Les missions qui lui sont
alors confiées doivent s’insérer dans le projet personnalisé.
« Art. 44 quater.-La réorientation professionnelle prend fin lorsque le fonctionnaire accède à un nouvel emploi.
«
Elle peut également prendre fin, à l’initiative de l’administration,
lorsque le fonctionnaire a refusé successivement trois offres d’emploi
public fermes et précises correspondant à son grade et à son projet
personnalisé d’évolution professionnelle, et tenant compte de sa
situation de famille et de son lieu de résidence habituel. Dans ce cas,
il peut être placé en disponibilité d’office ou, le cas échéant, admis
à la retraite.
« Art. 44 quinquies.-Un décret en Conseil d’Etat détermine les conditions de mise en œuvre de la présente sous-section. » ;
3° L’article 44 bis devient l’article 44 sexies ;
4°
La première phrase du second alinéa de l’article 51 est complétée par
les mots : « ou dans le cas prévu au second alinéa de l’article 44
quater » ;
5° Le quatrième alinéa de l’article 60 est complété par une phrase ainsi rédigée :
«
Priorité est également donnée aux fonctionnaires placés en situation de
réorientation professionnelle pour les emplois correspondant à leur
projet personnalisé d’évolution professionnelle. »
Avant le premier alinéa du I de l’article 97 de la loi n° 84-53 du
26 janvier 1984 précitée, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
«
Dès lors qu’un emploi est susceptible d’être supprimé, l’autorité
territoriale recherche les possibilités de reclassement du
fonctionnaire concerné. »
Cordialement
Le Collectif Indépendance des Chercheurs
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A noter également que, selon toute vraisemblance, les « mobilités - licenciements » seront opérées par des « managers » extérieurs au milieu professionnel proprement dit, suivant des « modes d’emploi » élaborés par des cabinets de consultants.
On commence à voir, dans des établissements comme le CNRS, des interventions croissantes des services dits « des ressources humaines » dans le « suivi » des agents. Y compris pour les chercheurs, pour lesquels il avait toujours été admis que ce travail était de la compétence exclusive des instances scientifiques.
Etrangement, depuis le printemps 2007, des pratiques « managériales » interférant avec le suivi des chercheurs se sont mises en place, et on été relativement officialisées (classification automatique des avis du Comité National sur les chercheurs de façon à ouvrir la voie à l’intervention des services « des ressources humaines », etc...), sans que les élus des organisations syndicales en soufflent mot.
A ce jour, il ne semble y avoir eu aucune prise de position syndicale dénonçant les « suivis post-évaluation » des chercheurs par des « managers » extérieurs à la communauté scientifique.
Mais, vu que la pyramide sociale française place les métiers de « manager », « meneur d’hommes », « gestionnaire », « spécialiste de la gouvernance », etc... très au-dessus de celui de chercheur, quelles études peuvent faire les enfants des chercheurs influents ?
Voir, par exemple, nos articles :
Le CNRS applique la loi sur la « mobilité » des fonctionnaires à ses agents (I)
Radiofréquences : le rapport de l’AFSSET (I)
Le CNRS applique la loi sur la « mobilité » des fonctionnaires à ses agents (II)
Le CNRS applique la loi sur la « mobilité » des fonctionnaires à ses agents (III)
Le CNRS applique la loi sur la « mobilité » des fonctionnaires à ses agents (IV)
Coordination Nationale des Universités : communiqués et motions du 27 octobre
CNRS, universités, LRU et « managérisation » (I)
Recherche, justice, université, indépendance (I)
Recherche, justice, université, indépendance (II)
CNRS, contrat d’objectifs, décret, recours...
CNRS, universités, LRU et « managérisation » (II)
CNRS, universités, LRU et « managérisation » (III)
CNRS : notre recours contre le décret modifiant l’organisation et le fonctionnement du Centre
CNRS, universités, LRU et « managérisation » (IV)
CNRS, science, évaluation et « management » (I)
CNRS, universités, LRU et « managérisation » (V)
Cordialement
Le Collectif Indépendance des Chercheurs
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Après la promulgation de la loi, nous avons appelé à plusieurs reprises à une saisine de l’Organisation Internationale du Travail. Mais il ne semble pas que les centrales syndicales s’empressent d’introduire ce type de recours. Voir, par exemple, nos articles :
Fonctionnaires : appel contre la promulgation de la loi (II)
Fonctionnaires : appel contre la promulgation de la loi (III)
Fonctionnaires : saisir l’OIT sur la loi de « mobilité »
Fonctionnaires, CNRS : voies de recours envisageables (I)
Loi sur les fonctionnaires : une promulgation rapide ?
Fonctionnaires, CNRS : voies de recours envisageables (II)
Sarkozy, fonctionnaires, clichés...
Non à la loi sur la « mobilité » des fonctionnaires français ! (IV)
etc...
Cordialement
Le Collectif Indépendance des Chercheurs
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En effet, c’est grave. Mais au moment de l’adoption et de la promulgation de la loi, les directions des grandes centrales syndicales ont restées très passives, et la prétendue « opposition » n’a même pas saisi le Conseil Constitutionnel. Ce n’est pas que des militants ne les aient pas appelées à faire quelque chose.
Et les parlementaires de « gauche », qui sont en même temps des responsables d’administrations pour la plupart d’entre eux, étaient-ils vraiment contre une telle loi ?
Voir nos articles de cette période :
CNRS et loi de licenciement massif des fonctionnaires
CNRS, loi sur les fonctionnaires et machine à licencier
CNRS, universités, fonctionnaires et liquidation des « classes moyennes »
Non à la loi sur la « mobilité » des fonctionnaires français ! (I)
Non à la loi sur la « mobilité » des fonctionnaires français ! (II)
Non à la loi sur la « mobilité » des fonctionnaires français ! (III)
Le CNRS, établissement public administratif (I)
CNRS, EPST, universités... bientôt des « furloughs » pour tous ?
Fonctionnaires : retirer le projet de loi
La loi sur les fonctionnaires, définitivement adoptée (I)
La loi sur les fonctionnaires, définitivement adoptée (II)
La loi sur les fonctionnaires, définitivement adoptée (III)
Ne pas promulguer la loi sur les fonctionnaires (I)
Parlement, fonctionnaires et apparence d’impartialité (I)
Fonctionnaires, loi, Conseil Constitutionnel : pas de saisine ?
Ne pas promulguer la loi sur les fonctionnaires (II)
Parlement, fonctionnaires et apparence d’impartialité (II)
Ne pas promulguer la loi sur les fonctionnaires (III)
Fonctionnaires : appel contre la promulgation de la loi (I)
Fonctionnaires, loi, CNRS, privé, licenciements... (I)
La loi sur les fonctionnaires, promulguée (I)
Cordialement
Le Collectif Indépendance des Chercheurs
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Dans la logique d’une rémunération « d’après les résultats » (imposer des départs, changements de service, réorganisations, etc...) les revenus des « managers » peuvent être très élevés. Pour ne pas parler des « consultats » extérieurs. Tout dépend des moyens du patron et des enjeux financiers.
D’autant plus, que le système politique et institutionnel français a placé les « spécialistes de la gouvernance », « managers », « gestionnaires », « meneurs d’hommes » et tout le reste très au-dessus des ingenieurs, travailleurs spécialisés, chercheurs...
En même temps, le domaine de compétences attribué aux « managers » devient de plus en plus vaste au détriment du monde professionnel réel.
Au point que même au CNRS, les services dits « des ressources huamines » empiètent de plus en plus sur des « suivis des chercheurs » jadis réservés aux instances scientifiques. Voir, par exemple, nos articles :
Le CNRS applique la loi sur la « mobilité » des fonctionnaires à ses agents (II)
Le CNRS applique la loi sur la « mobilité » des fonctionnaires à ses agents (IV)
CNRS, universités, LRU et « managérisation » (I)
CNRS, universités, LRU et « managérisation » (IV)
CNRS, science, évaluation et « management » (I)
CNRS, universités, LRU et « managérisation » (V)
Cordialement
Le Collectif Indépendance des Chercheurs
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Le système en place a créé des structures européennes sur mesure au service des classes dominantes. Il fallait s’y attendre.
Au juste, un Etat européen serait-il une république ou une monarchie ? C’est incroyable qu’on ne se pose même pas ce genre de questions, alors que le Traité de Lisbonne est déjà entré en application. Pourtant, on connaît le précédent de Napoléon III...
De surcroît, les « éminences grises » de l’Union Européenne ont placé les pays européens au bord du gouffre avec leur soutien à l’Organisation Mondiale du Commerce et à la politique de délocalisations, avec des exportations gigantesques de capitaux et de technologie, des trois derrnières décennies. Ce qui ne les empêche pas de continuer à former des cercles et des think tanks où la « pensée unique » tourne en rond au milieu d’un échange perpétuel d’éloges et de félicitations.
Voir nos articles :
Vers une délocalisation générale de la recherche scientifique française et européenne ?
Délocalisations, recherche scientifique et propagande politique
Recherche scientifique et technologique : où est la « guerre économique » ?
CNRS, délocalisation de la recherche et débâcle européenne (I)
CNRS, délocalisation de la recherche et débâcle européenne (II)
CNRS, délocalisation de la recherche et débâcle européenne (III)
La Chine et la débâcle de la « division internationale du travail »
Cordialement
Le Collectif Indépendance des Chercheurs
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Dans l’actuel système économique et social, le contrôle d’un pouvoir planétaire échappera complètement à la grande majorité des citoyens. C’est déjà le cas.
Les gens peuvent toujours se faire des illusions parce qu’on les envoie voter de temps à autre, mais ce n’est pas là que les décisions se préparent. Déjà, les médias, l’éducation, la recherche... voient leur indépendance de plus en plus ouvertement mise en cause.
Voir nos articles :
La Commission Trilatérale et les services publics français (I)
La Commission Trilatérale et les services publics français (II)
Services publics et adversaires innommables (I)
Services publics et adversaires innommables (II)
Groupe de Bilderberg et silence des médias français
Bilderberg, Trilatérale et transversalité de « gauche »
Bilderberg 2009 : une rencontre des « élites » ?
CNRS, Bilderberg, Trilatérale... et faillite de l’idéologie « gestionnaire » (I)
Ou encore, à propos de ce que peut proposer une commission « plutôt à gauche » :
Rapport Aghion et recherche prolétarisée
Mais pour les oligarchies occidentales, instaurer un tel type de pouvoir mondial n’est pas une tâche aussi simple, dans un contexte de montée des pays dits « émergents ». Voir aussi :
Vers une délocalisation générale de la recherche scientifique française et européenne ?
Délocalisations, recherche scientifique et propagande politique
Recherche scientifique et technologique : où est la « guerre économique » ?
CNRS, délocalisation de la recherche et débâcle européenne (I)
CNRS, délocalisation de la recherche et débâcle européenne (II)
CNRS, délocalisation de la recherche et débâcle européenne (III)
La Chine et la débâcle de la « division internationale du travail »
Cordialement
Le Collectif Indépendance des Chercheurs
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A propos de l’affaire des résultats falsifiés sur le clonage de cellules souches humaines, voir :
http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/11/08/hwang-woo-suk-le-lobbying-et-la-fraude-scientifique.html
Hwang Woo-suk, le lobbying et la fraude scientifique (I)
La « managérisation » en cours du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et des universités françaises, au bénéfice des pouvoirs discrétionnaires et du lobbying, ne fait guère l’objet de débats transparents. Correspondrait-elle à une quelconque « modernité » , comme le prétend la propagande gouvernementale ? On peut sérieusement en douter, mais qui ose engager le débat ? La condamnation récente du chercheur sud-coréen Hwang Woo-suk, jadis professeur de thériogénologie et de biotechnologie à l’Université de Séoul, n’a guère donné lieu à des analyses dans les médias français. Pourtant, cette affaire de résultats falsifiés sur le clonage des cellules souches humaines, d’usage indu de fonds destinés à la recherche, de commerce illégal d’ovocytes... est riche d’enseignements. Elle avait fait le tour des médias dans le monde entier depuis son éclatement il y a quatre ans. Dévoilé juste avant un déplacement prévu de l’alors très influent Hwang Woo-suk à Paris, où il devait se voir décerner le prix de « l’homme de l’année 2005 » à l’occasion d’une cérémonie des Victoires de la Médecine au Théâtre des Folies Bergère, le scandale mit en évidence la crise profonde d’un système que l’on oppose toujours au CNRS comme un prétendu « modèle d’excellence ». A cet égard, le jugement rendu en première instance le 26 octobre dernier par un tribunal (Central District Court) de Séoul est également riche d’enseignements en ce qui concerne le système basé sur le financement privé de la recherche.
[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/11/08/hwang-woo-suk-le-lobbying-et-la-fraude-scientifique.html ]
Et dans AgoraVox, l’article de mai 2006 d’Isabelle Debergue « Le scandale chronique des résultats scientifiques falsifiés : crise du lobbying et des pouvoirs discrétionnaires » :
http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/le-scandale-chronique-des-9933
Attendre est sans doute une sage attitude dans la situation actuelle. La Science a horreur des certitudes.
Mais, pour commencer, il faudrait une réforme des institutions scientifiques de façon à renforcer l’indépendance des chercheurs par rapport aux grands intérêts privés.
En clair, le contraire de ce que cherche à imposer la fille du président de Bolloré Télécom qu’est Valérie Pécresse (voir, par exemple, notre article de novembre 2008 CNRS, occupation de l’ANR, reaganisation et politique de Valérie Pécresse).
Précisément, l’apparence d’impartialité et d’indépendance des institutions devient de plus en plus essentielle dans un contexte où les citoyens se posent de plus en plus de questions.
Voir notre article du 26 janvier :
http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/01/26/aeres-anr-et-revues-avec-comite-de-lecture.html
AERES, ANR et revues avec « comité de lecture » (I)
Le 26 janvier, Le Parisien affiche à la une le titre fort parlant : « Comment les labos ont influencé l’OMS », à propos de l’évaluation par l’Organisation Mondiale de la Santé du risque de pandémie lié au virus H1N1. Le Parisien souligne que des experts de l’OMS sont en même temps rémunérés par les laboratoires pharmaceutiques. Le journal reproche également à la ministre de la Santé française, Roselyne Bachelot, d’avoir nommé en 2009 dix-sept experts dont deux seulement n’avaient eu aucun lien d’intérêt avec l’industrie pharmaceutique la même année. La médiatisation de la grippe A et l’envergure des campagnes gouvernementales dans plusieurs pays ont suscité des interrogations de la part d’un large secteur de l’opinion publique. C’est loin d’être le seul exemple où l’apparence d’impartialité et d’indépendance des scientifiques est mise en cause. Dans un contexte de doutes évidents de la part de beaucoup de citoyens à propos de la rigueur scientifique des travaux sur le rechauffement climatique, le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) a retiré une annonce particulièrement alarmiste sur la fonte des glaciers de l’Himalaya. De même, il y quatre ans, le scandale des résultats falsifiés sur le clônage de cellules souches humaines amenait les médias du monde entier à constater l’existence d’un certain nombre de résultats scientifiques falsifiés qui avaient passé sans aucun problème l’examen par les « comités de lecture » des revues les plus prestigieuses. Qu’en est-il au quotidien, lorsque le fonctionnement institutionnel se trouve moins médiatisé ? Quel état des lieux convient-il de dresser, globalement, sur l’évaluation scientifique et sur le financement des projets de recherche ? En France, la marginalisation planifiée des instances du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et des autres établissements publics à caractère scientifique et technologique (EPST) s’accompagne de la mise en place d’une évaluation par l’AERES (Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur) basée sur une bibliométrie au profit des revues privées (et marchandes) les plus influentes. L’Agence Nationale de la Recherche (ANR) déclare explicitement financer les projets d’après la « pertinence économique pour les entreprises ». La collaboration avec le secteur privée est de plus en plus ouvertement imposée aux scientifiques. Quelles en sont les conséquences pour l’intérêt général ?
[la suite, sur le lien
http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/01/26/aeres-anr-et-revues-avec-comite-de-lecture.html
]
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Dans la société actuelle, l’évolution des sciences et des technologies développe et amplifie les moyens de domination des classes dominantes. Il n’y a pas que ce qui reste encore plus ou moins visible, il y a surtout de plus en plus de domaines où le contrôle citoyen ou institutionnel devient très insuffisant, voire même impossible dans le système actuel.
Il y a plus d’un an, nous écrivions à propos des nanotechnologies :
Nanotechnologies, recherche, éthique et contrôle citoyen
(...) Le National Research Council des Etats-Unis a émis un constat très sévère des insuffisances du programme de recherche de ce pays sur les nanotechnologies, en ce qui concerne l’étude des risques et des conséquences pour la santé. Mais quelle est la situation de ce côté-ci de l’Atlantique ?
(...)
A la séance publique du 5 novembre du COMETS, Comité d’Ethique du CNRS, concernant notamment les nanotechnologies, un membre de notre Collectif (Luis Gonzalez-Mestres) a adressé cette question orale aux organisateurs :
« Est-ce que quelqu’un a essayé de faire une évaluation, dans le domaine du volet santé, de la pertinence du budget et des garanties d’indépendance de la recherche sur des domaines (...) [tels que, par exemple : ] nanoparticules et cancer, nanoparticules et maladies urbaines, voire même nanoparticules et sécheresse oculaire (...) ? »
(fin de citation)
Le réponse, donnée oralement par Jacques Lefrançois, a été très claire : « Les budgets sont définis, mais il n’y a pas d’instance d’évaluation des évaluateurs d’opportunité. Autrement dit, non, (...) il n’y a pas d’évaluation »
Telle semble donc avoir été il y a moins de deux mois la situation en France, mais aussi au sein de l’Union Européenne. Les propositions les plus avancées se heurtant à la résistance des lobbies industriels.
Aucune instance indépendante n’avait évalué l’adéquation des moyens investis dans les domaines de recherche évoqués concernant les risques des nanotechnologies, pas plus que les modalités de fonctionnement de cette recherche compte tenu des exigences éthiques en matière d’apparence d’impartialité et d’indépendance.
(...)
(fin de citation)
Avec la stratégie de Lisbonne et le « ’marché de la connaissance », tout savoir devient payant. En France, l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) déclare financer les projets d’après une prétendue « pertinence économique par rapport aux entreprises », voir :
http://www.agence-nationale-recherche.fr/Agence
ainsi que notre article :
MDRGF, CNRS et « pertinence économique pour les entreprises »
En réalité, le partenariat avec le secteur privé est de plus en plus exigé d’une recherche publique dont la raison d’être institutionnelle est le service public et le progrès d’une connaissance à la portée de tous, et pas de faire gagner de l’argent à telle ou telle multinationale.
Qui pourra encore défendre l’intérêt général ? Le premier problème étant celui de la liberté de l’information scientifique et des recherches « hors lobby ».
De ce point de vue, les dangers paraissent plus graves encore que ce que rapporte l’auteur à propos des fichiers allemands.
Cordialement
Le Collectif Indépendance des Chercheurs
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Partout dans les pays occidentaux, l’éducation devient payante et de plus en plus inaccessible. C’est trop facile de s’en prendre aux parents, comme si les politiques, les lobbies financiers, les multinationales, les exportations de capitaux et délocalisations... n’y étaient pour rien.
Voir, plus bas, notre commentaire d’aujourd’hui à 11h49, ainsi que nos articles :
Vers une délocalisation générale de la recherche scientifique française et européenne ?
Délocalisations, recherche scientifique et propagande politique
Recherche scientifique et technologique : où est la « guerre économique » ?
CNRS, délocalisation de la recherche et débâcle européenne (I)
CNRS, délocalisation de la recherche et débâcle européenne (II)
CNRS, délocalisation de la recherche et débâcle européenne (III)
La Chine et la débâcle de la « division internationale du travail »
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Le Collectif Indépendance des Chercheurs
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Et si on commençait par s’interroger sur le système d’éducation, qu’il s’agisse de la France ou d’autres pays occidentaux ?
Le Processus de Bologne, la stratégie de Lisbonne, la politique de l’Organisation Mondiale du Commerce... conduisent à une éducation purement utilitariste et destinée à « ceux qui en ont les moyens ».
Voir, par exemple nos articles :
Education, recherche et privatisation
Formation des enseignants et Processus de Bologne
Journée du 21 janvier : déclaration d’Indépendance des Chercheurs
Barack Obama, la recherche scientifique et l’éducation (I)
Barack Obama, la recherche scientifique et l’éducation (II)
Barack Obama, la recherche scientifique et l’éducation (III)
Barack Obama, la recherche scientifique et l’éducation (IV)
Barack Obama, la recherche scientifique et l’éducation (V)
Barack Obama, la recherche scientifique et l’éducation (VI)
Les pays occidentaux s’acheminent vers une débâcle sans précédent avec la politique de marchandisation de l’éducation. C’est déjà « bien avancé ».
Cordialement
Le Collectif Indépendance des Chercheurs
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Voir également les articles dont nous avions déjà fourni les liens dans ce commentaire :
sans oublier cet extrait de Jules Ferry (Source : Le discours de Jules Ferry du 28 juillet 1885 (I) ) :
M. Jules Ferry - Si l’honorable M. Maigne a raison, si la déclaration des droits de l’homme a été écrite pour les noirs de l’Afrique équatoriale, alors de quel droit allez-vous leur imposer les échanges, les trafics ? Ils ne vous appellent pas… (Interruptions à l’extrême gauche et à droite - Très bien ! très bien ! sur divers bancs à gauche.)
(fin de citation)
ou encore d’autres extraits du même discours de Jules Ferry, justifiant ouvertement la grande expansion coloniale par le besoin d’exporter des capitaux, que nous avions repris ici :
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/modernisme-et-colonialisme-68227#forum2394395
Le collectif Indépendance des Chercheurs
Il faudrait déjà savoir si les « races humaines » existent ! Les études scientifiques ne le confirment pas.
Les théories anthropologiques sur les prétendues « races humaines » furent la grande mode de la période coloniale, mais précisément elles arrangeaient « trop bien » les lobbies coloniaux.
Déjà sous Napoléon III, la Chine fut attaquée par les impérialistes français et britanniques. Plus tard, Léon Gambetta ira jusqu’à écrire en décembre 1882 :
(extrait de l’article Jules Ferry, CNRS, universités et colonialisme (III) )
« La civilisation européenne aura à lutter un jour contre la subversion de la race chinoise... La France doit conserver son rôle de soldat de la civilisation. Dans le choc qui aura lieu, la civilisation latine, dont la France est la tête, doit préparer son terrain sous peine d’être écrasée et annihilée en Asie Centrale entre la race anglo-saxonne et la race slave. Il faudra donc que la France s’établisse au Tonkin... afin de mettre la main sur l’Annam, sur le Royaume du Siam et sur la Birmanie et d’avoir ainsi barre sur les Indes, et d’aider la civilisation européenne contre la race jaune. »
(fin de citation)
Cité par Pierre Guillen dans « L’expansion 1881-1898 » (Collection Politique étrangère de la France, Imprimerie Nationale, Paris 1984) p. 180, se référant à une lettre de Léon Gambetta du 15 décembre 1882, citée par Dietrich Brötel dans Französichen Imperialismus in Vietnam. Die koloniale Expansion und die Errichtung der Protektorates Annam-Tongking, 1880-1885, Zurich, Atlantis, 1971.
L’intox sur la « race » servait en l’occurrence à déguiser les intérêts de l’oligarchie « nationale » et à « mieux » envoyer les soldats aux expéditions coloniales.
(fin de l’extrait de l’article Jules Ferry, CNRS, universités et colonialisme (III) )
Voir également les Bulletins et Mémoires de la Société d’Anthropologie de Paris, en ligne pour la période depuis 1859 à l’adresse (accès gratuit) :
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/revue/bmsap
(PERSEE est un site édité par le Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation)
Ce qui dérange actuellement, c’est la montée de la Chine et d’autres pays de l’Asie (la partie russe comprise) au détriment des puissances occidentales. Mais ces dernières n’ont à s’en prendre qu’à elles-mêmes. Après plus d’un siècle et demi d’exportation permanente de capitaux et de toutes sortes de guerres et de massacres, ça devait nécessairement mal finir.
Voit ces articles :
Vers une délocalisation générale de la recherche scientifique française et européenne ?
Délocalisations, recherche scientifique et propagande politique
Recherche scientifique et technologique : où est la « guerre économique » ?
CNRS, délocalisation de la recherche et débâcle européenne (I)
CNRS, délocalisation de la recherche et débâcle européenne (II)
CNRS, délocalisation de la recherche et débâcle européenne (III)
ou encore, sur les résultats du baratin des « nos grands dirigeants » à propos de la prétendue « division internationale du travail » pour justifier et défendre les délocalisations :
La Chine et la débâcle de la « division internationale du travail »
Cela n’excuse pas le chauvinisme « grand Han » qui puisse apparaître dans telle ou telle situation, et que Mao Zedong avait déjà dénoncé et combattu. Mais on n’a pas le droit de faire semblant de ne pas voir où se situent les principales responsbilités historiques.
Cordialement
Le Collectif Indépendance des Chercheurs
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Pour les pays occidentaux, la crise est en effet beaucoup plus grave que celle de 1929. Non pas en ce qui concerne les avatars boursiers, mais par son contenu profond. Tout simplement, parce que les exportations de capitaux durent depuis beaucoup plus longtemps et qu’à présent, grâce à cette « brillante stratégie », le centre de gravité de l’économie mondiale se déplace vers l’Asie.
Le « paradis occidental » rend l’âme après plus d’un siècle et demi d’exportation incessante de capitaux, expansions coloniales, guerres, etc. etc... Le tout, très peu glorieux, si on pense à l’atrocité des guerres et des génocides, à la brutalité du colonialisme, etc...
Les exportations de capitaux françaises et britanniques étaient déjà une réalité avant l’arrivée de Napoléon III. Marx en a parlé en 1858, par exemple, pour répondre aux britanniques qui se plaignaient des importations de produits allemands.
En 1870, Napoléon III s’est pris une raclée devant un pays destinataire des délocalisations franco-britanniques, l’Allemagne, qui avait fait son petit chemin. L’autre pays destinataire des délocalisations de l’époque étant les Etats-Unis, qui plus tard deviendront la première puissance mondiale profitant de la guerre de 1914-18. Cette guerre entre puissances européennes a été, précisément, l’issue de trois décennies de rivalités pour le contrôle de colonies et de zones d’influence dans un contexte d’exportation frénétique de capitaux avec l’aide de la politique de la canonnière.
Jules Ferry défendait déjà la grande expansion coloniale française au nom de l’exportation de capitaux. Voir, par exemple :
Le discours de Jules Ferry du 28 juillet 1885 (I)
ainsi que les articles dont nous avons déjà fourni les liens dans ces commentaires :
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/que-signifie-la-mort-annoncee-du-68136#forum2392301
A noter que les « élites » françaises, de « droite » comme de « gauche », ont défendu mordicus les délocalisations. Voir :
Délocalisations, recherche scientifique et propagande politique
Recherche scientifique et technologique : où est la « guerre économique » ?
Ce qui n’empêche pas tous ces « grands meneurs d’hommes » et spécialistes de la « gouvernance », de la « gestion » et tout le reste de continuer à chapeauter la société et à se décerner mutuellement toutes sortes d’éloges et de félicitations.
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Pour des biographies du président de Vinci Yves-Thibault de Silguy, de l’ancien PDG de Thales Denis Ranque ou de l’ancien président de Lafarge Bertrand Collomb, les trois membres actuels de la Commission Trilatérale, voir par exemple :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Yves-Thibault_de_Silguy
http://fr.wikipedia.org/wiki/Denis_Ranque
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bertrand_Collomb
Le site de la Trilatérale est également plein d’informations intéressantes :
http://www.trilateral.org/pubs.htm
http://www.trilateral.org/projwork/tfrsgen.htm
http://www.trilateral.org/annmtgs/trialog/trlglist.htm
http://www.trilateral.org/recent.htm
http://www.trilateral.org/PAGP/REGMTGS/pagplist.htm
http://www.trilateral.org/EURGp/REGMTGS/egplist.htm
http://www.trilateral.org/NAGp/REGMTGS/NAPGLIST.HTM
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