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Accueil du site > Actualités > Economie > Immobilier : qui seront les dindons de la farce ?

Immobilier : qui seront les dindons de la farce ?

Dixit les professionnels, 2015 est un millésime exceptionnel pour le marché immobilier : 800.000 transactions dans l’ancien, un niveau comparable à celui précédant la crise de 2008.

Baisse des prix et taux de crédits au ras des pâquerettes ont poussé les acheteurs à revenir sur le marché. Résultat des courses : une reprise qui a émoustillé les professionnels de l’immobilier. Qu’en est-il vraiment ? Est-ce le moment d’acheter ? Réponses.

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1. L’embellie de 2015 est-elle un mouvement de fond ?

Les professionnels sont certes ravis de l’année 2015 qui a redonné des couleurs au marché, mais les fondamentaux et plusieurs avis d’experts laissent penser qu’il s’agit plus d’un soubresaut que d’une tendance pérenne. En outre, cette embellie dissimule un fait capital, à savoir que les prix ont poursuivi leur baisse, certes faiblement, mais le phénomène s’est répété l’année dernière en affichant un recul au niveau national.

La FNAIM, prudente

Malgré la tendance baissière amorcée en 2011, la France fait figure d’exception en Europe. Après la crise de 2008, tous les pays qui avaient connu le même phénomène de hausse sur la période allant de 1997 à 2007 ont vu les prix de l’immobilier chuter fortement alors que chez nous seule une timide correction a eu lieu ainsi qu’en atteste la note de conjoncture de la FNAIM, en date de juillet 2015.

Cette même note qui dénote cette « singularité » rejoint l’avis de Jacques Friggit, constamment décrié par ceux qui rêvent de prix toujours plus hauts, que le marché a été soutenu, et l’est toujours, par des conditions de financement (baisse des taux, durée, etc.) qui alimentent artificiellement la capacité d’endettement des emprunteurs. Une façon policée de dire que le marché est sous perfusion et entretenu par l’intervention incessante de l’Etat. Une façon aussi de préparer les futurs vendeurs à perdre de l’argent car la correction aura lieu et qu’il sera difficile, voire impossible, pour ceux ayant acheté trop cher, de revendre sans essuyer de lourdes pertes.

La Banque de France, factuelle

Cette même note de la FNAIM évoque, en revanche, le fait que la France n’a pas vu augmenter les défaillances d’emprunteurs. Ce n’est malheureusement pas ce qui se dégage de la lecture du baromètre de la Banque de France sur le surendettement.

Dans ce baromètre, on peut lire, en page 4, que les dossiers de surendettement liés à l’immobilier sont en hausse constante et qu’il s’agit d’un mouvement de fond. En effet, depuis le premier trimestre 2011, le pourcentage de dossiers liés à ce type d’endettement est passé de 8.8 % à 13.5 % au dernier trimestre de 2015, la hausse étant continue depuis 2011, tout comme le montant moyen d’endettement.

Une étude de décembre 2015 de la Banque de France ayant pour objet (l’) « Evaluation des risques du système financier français » s’intéresse à l’immobilier.

Le point 2.3, dès la page 16 de l’étude, analyse les risques immobiliers. Il en ressort que le regain d’activité de 2015 semble se maintenir même si les prix restent orientés à la baisse. Il est également mis en avant le fait que ce regain d’activité ne semble être qu’un effet d’aubaine, ou en tout cas perçu comme tel : la baisse des taux de crédit du début de l’année et leur remontée au cours de l’été qui a fait passer à l’acte certains acheteurs.

Dans ce contexte, deux scénarios sont envisageables pour la Banque de France :

- Un premier scénario de correction abrupte des marchés immobiliers qui n’ont que peu baissé suite à la hausse vertigineuse des prix dans les années 2000 ;

- Un second scénario dans lequel la récente reprise de l’activité est purement conjoncturelle et laisse rapidement la place à une poursuite de la baisse des prix et de l’activité sur le long terme.

La Banque de France se montre aussi prudente que la FNAIM sur une potentielle remontée des prix. En réalité, elle penche, assez clairement, pour des scénarios baissiers.

En toile de fond, dans le premier scénario on remarque que les biens sur lesquels la correction n’a pas été suffisante sont exposés à la baisse. Cette hypothèse va concerner les villes peu attractives, les biens avec de forts travaux, avec beaucoup de nuisances, etc. Autrement dit, une large part des biens dans l’ancien, mais également dans le neuf si vous êtes l’heureux propriétaire d’un appartement situé derrière une autoroute ou sous une ligne à THT. Seuls les biens affichant de solides prestations pourront résister au mieux, sans aucune certitude qu’ils échapperont au mouvement baissier, même si la baisse devrait être plus modérée dans ce cas.

Dans le second scénario, une baisse durable viendrait corriger progressivement l’envolée des prix amorcée en 1997.

La Coface, lucide

Dans sa publication du 24 novembre 2015, concernant la construction, la Coface écrit ceci :
« L’ajustement à la baisse des prix de l’immobilier n’est pas encore suffisant pour que le marché se stabilise durablement. La France est le sixième pays de l’OCDE où le prix de l’immobilier est le plus surévalué par rapport aux revenus des ménages. Sans réelle amélioration du marché du travail pour soutenir les velléités d’accession des ménages les plus modestes, les prix resteront donc orientés à la baisse en 2016 ».

Sébastien de Lafond, Président de Meilleurs Agents, réaliste

Interviewé le 21 mars lors de l’émission « Intégrale Placements » sur BFMTV, voici deux extraits de ses propos.

A partir de la 58ème seconde : « (…) le marché est vraiment sous perfusion, sous amphétamine de la baisse des taux. Le principal élément qui dynamise le marché depuis le début de l’année sont des taux bas et des taux qui continuent de baisser (…) ».

A 2:15 : « (…) probablement sans cette baisse des taux très forte depuis le début de l’année, la plupart des marchés seraient en baisse, les prix baisseraient (…) ».

Conséquence

Autant de points de vue et d’analyses qui dessinent un mouvement de fond baissier en lieu et place de la hausse rêvée par certains. L’embellie de 2015 sur le nombre de transactions dans l’ancien est liée à la baisse des taux et à la faible baisse des prix qui s’est opérée au niveau national, comme on s’en doutait.

Autre constat : la correction à la baisse n’a pas été suffisante pour absorber l’envolée démentielle des années 2000 et les prix devront s’ajuster en conséquence, brutalement ou sur plusieurs années. Sans cette baisse, le marché n’aura pas de base solide car il s’est construit sur du sable et une politique d’illusion à laquelle la faiblesse des taux de crédit a largement contribué.

Le problème qui se pose est donc le niveau des taux de crédit, clé de voûte du marché immobilier. Peuvent-ils rester indéfiniment aussi bas ? Peuvent-ils descendre encore plus bas ? Si les taux s’écroulent ou qu’ils remontent, que se passera t-il ? N’est-il pas dangereux que le maintien du marché soit conditionné à cette seule faiblesse des taux ? N’est-ce pas s’exposer à des pertes si on achète aujourd’hui et que l’on est obligé de revendre à court ou à moyen terme ? N’a-t-on pas ouvert une boîte de Pandore ?

Acheter aujourd’hui à un degré d’incertitudes aussi élevé relève du suicide économique si le bien n’est pas âprement négocié pour tenir compte de cette baisse plus que probable dans les années à venir. D’autant plus que le principal vecteur de maintien du marché, les taux de crédits, risque d’être remis en cause dans une forme plus globale.

2. Les crédits immobilier à la française, bientôt finis ?

Aujourd’hui le marché immobilier français a la spécificité d’être financé, dans 99% des cas, par des crédits à taux fixes. Considérant la faiblesse des taux auxquels les banques prêtent, le risque pour les banques est réel. En effet, si les taux auxquels elles se financent augmentent, elles peuvent se retrouver en manque de fonds propres. Ce faisant, le comité de Bâle, l’instance qui régule le système bancaire international, planche sur des mesures de réduction de ce risque.

L’idée est d’augmenter les fonds propres des banques, sur les profils d’emprunteurs disposant de peu ou pas d’apports personnels, afin de limiter les risques. Le durcissement d’obtention des crédits immobiliers risque d’exclure une partie des candidats à l’accession à la propriété, principalement les jeunes et les primo-accédants, ayant par définition peu ou pas de fonds propres. Cet article de LavieImmo détaille l’avis de plusieurs spécialistes annonçant que si la mesure Bâle IV était adoptée en l’état, environ un tiers des crédits immobiliers disparaîtrait.

L’autre idée est de rompre avec la spécificité française des taux fixes et de proposer des taux variables. Objectif : supprimer le risque pesant sur les banques et le reporter sur l’emprunteur final, c’est-à-dire, vous.

Conséquence

Quel que soit le scénario exploré, il est potentiellement nuisible au marché immobilier et à l’économie française. Si les taux restent fixes et que les conditions d’obtention de crédit se durcissent, un tiers des crédits disparaîtrait. En clair, ça signifie que le marché, neuf comme ancien, se gripperait puisqu’il n’y aurait plus de nouveaux entrants. Les candidats à l’achat pour se loger, ou même les « investisseurs » dont le modèle repose sur le financement à crédit du bien à 100 %, ne seront plus là. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les fédérations LCA, FFB, FNAIM et FPI n’en veulent pas.

Sans ces nouveaux entrants, l’ajustement ne peut se faire que par la baisse des prix, encore une fois, pour les faire revenir dans la course. Autrement dit, ceux qui auront acheté trop cher un bien aux qualités intrinsèques insuffisantes seront les dindons de la farce s’ils doivent vendre à brève échéance après l’achat. Et les raisons de revendre à court ou à moyen terme ne manquent pas : perte d’emplois, mutations, divorces ou séparations, maladies, événements extérieurs qui dégradent la valeur du bien (salle de shoot, camps de migrants, site d’enfouissement de déchets nucléaires, usines, taxes locales qui explosent, etc.).

Il est impératif de fonder l’achat d’un bien sur ses qualités intrinsèques et non pas sur son prix « par rapport au marché », même si certains vendeurs pensent le contraire parce que ça les arrange.

Autre perspective : si les taux variables sont introduits en France par les banques pour fluidifier le marché, vous serez également les dindons de la farce. Si les taux remontent, l’emprunteur paiera en fin de compte plus de mensualités. Et comme les taux bas sont actuellement la seule mesure qui maintient le marché en vie, là encore, les prix chuteront. Ceux qui auront acheté excessivement cher un bien sans réelle qualité en seront pour leur frais avec l’épouvantail d’une saisie-revente s’ils n’arrivent pas à supporter le coût du crédit.

Il est précisé dans les articles de presse relatant les idées du comité de Bâle qu’elles n’entreraient pas en vigueur avant 2018. Tiens, tiens… 2018, c’est l’année envisagée pour la mise en place de la réforme sur les valeurs locatives cadastrales. Je l’évoquais dans mon article de novembre 2015.

Pour mémoire, il s’agit de la base sur laquelle est assise le calcul des taxes locales, calcul qui n’a pas été réformé depuis sa création en 1970.

Les habitations qui à cette époque étaient considérées comme « luxueuses », toutes les constructions d’après guerre, les logements collectifs des années 60 et 70 étaient taxés plus lourdement que le « pauvre » appartement des années 1900 ou le pavillon de banlieue de la même époque. Sauf que la roue a tourné, les logements collectifs se sont dégradés avec leur environnement et les petits pavillons des années 1900 ont grandi et bénéficient désormais de prestations modernes, dans des environnements plus attrayants. Le hic, c’est que la fameuse valeur locative cadastrale n’en a presque pas tenu compte. Des transferts très importants de charges vont donc se faire de contribuables à contribuables. Et le petit pavillon risque de coûter très cher à ses propriétaires en taxes locales.

Le PTZ version 2016 prévoit pour les achats dans l'ancien, qu'au moins 25 % du montant global de l'opération soient consacrés à des travaux d'amélioration. La question que l'on peut se poser est la suivante : n'est-il pas risqué de faire aujourd'hui des travaux d'amélioration sur un bien ancien sachant qu'avec la réforme de la VLC, prévue pour 2018, on ignore à quelle sauce on sera mangés ? Une sauce aux marrons ?

En effet, améliorer un logement ancien bénéficiant d'une méthode de calcul ne tenant pas compte, actuellement, de tous ces travaux pour établir la base d'imposition locale, n'est-ce pas là prendre le risque de s'exposer à de très fortes hausses d'impôts dans les deux ou trois ans à venir ?

N'est-ce pas risqué pour ces ménages bénéficiant aujourd'hui du PTZ 2016 ? Ce sont des ménages qui sont au cordeau financièrement et, pour une partie d'entre eux, ils devront sans doute supporter ces hausses. En auront-ils les capacités financières tandis qu’ils sont déjà à leur limite d'endettement ?

Enfin, espérons qu’aucun dirigeant ne ressorte l’idée qu’avait lancée Nicolas Sarkozy en 2006, en pleine campagne présidentielle. Dans les grandes lignes, il souhaitait généraliser le crédit hypothécaire sur la valeur du bien et non plus le contractant, à l’image de ce qui se pratique aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni. Sur le papier, l’intention est louable puisqu’elle permet aux emprunteurs exclus du système de crédit actuel de pouvoir accéder à la propriété. En théorie. Malheureusement, c'est ce type de crédit hypothécaire qui est à l'origine de la crise mondiale de 2008.

Conclusion

La hausse des prix des années 2000, nourrie par l’interventionnisme effréné de l’Etat (à travers diverses mesures fiscales), mais aussi par la voracité spéculative de certains et par la distribution de crédits en nombre a engendré un monstre.

Aujourd’hui, se lancer dans un projet d’achat immobilier est extrêmement délicat. On se demande si c’est le moment d’acheter, si on ne risque pas de perdre de l’argent, aussi bien à l’achat qu’à la revente.

Le monstre a transformé une situation simple, acheter pour se loger et « mettre un toit au-dessus de sa tête », en une salle de casino. Le risque financier est permanent.

Malheureusement, lorsque ce « marché » s’ajustera, bon nombre de gens seront ruinés et beaucoup rejoindront les statistiques des surendettements immobiliers. C’est cela l’enjeu : ne pas pouvoir faire face à une baisse des prix dans l’avenir. Je le répète souvent, mais on n’achète pas un âne au prix d’un cheval de course.

Si vous êtes dans l’optique d’un achat immobilier, il est plus qu’impératif de vous prémunir contre un décrochage du marché à moyen terme. Anticipez une baisse des prix dans les prochaines années, qui est le scénario ayant le consensus de tous les professionnels du secteur. Le bien et son environnement doivent être scrupuleusement décortiqués et analysés. Vous tiendrez compte de chaque défaut, de chaque nuisance pour ajuster votre proposition d’achat. Et si le vendeur, trop gourmand et convaincu que son offre est une bonne affaire, ne veut pas entendre raison, passez votre tour et méditez cette citation : « dans une bonne affaire, il y a toujours un pigeon ; si vous ne savez pas qui c’est, c’est que c’est vous ! »

Remarque importante : je précise que le terme « marché immobilier » est utilisé pour une plus grande perception générale, même si ce « marché » est à cent lieues d’en être un, l’ajustement naturel entre vendeurs et acheteurs étant constamment contrarié par l’Etat.

Laurent CRIADO

Site Internet : guidepratiqueachatimmobilier.com

Cet article peut volontiers être repris, sans coupures, pour informer le plus de monde possible. La photo illustrant l’article doit rester la même. Le nom de l’auteur doit figurer distinctement en début d’article, un lien doit renvoyer sur la page Agoravox de l’article. Merci à toutes et à tous.

Si vous avez des attentes sur des thématiques liées à l’immobilier, prévenez-moi directement dans les commentaires ou via mon site.

 


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103 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 4 avril 2016 11:03

    Bonjour, Laurent

    « Acheter aujourd’hui à un degré d’incertitudes aussi élevé relève du suicide économique si le bien n’est pas âprement négocié pour tenir compte de cette baisse plus que probable dans les années à venir. »

    Je suis très dubitatif en lisant cette phrase. La plupart des personnes qui achètent aujourd’hui revendront probablement leur maison ou leur appartement dans quelques années pour acheter une autre habitation ailleurs, ou dans l’optique de s’agrandir. Or, si la valeur de leur bien a baissé, ce sera également la cas des biens convoités. Dès lors, il n’y aura pas de pénalisation financière.

      Lire les 40 réponses ▼ (de Fergus, _Ulysse_, Laurent CRIADO, bakerstreet, Osis, Croa, LOKERINO, mmbbb)

    • Aristide Aristide 4 avril 2016 12:16

      La situation est très différente entre les acheteurs qui habitent leurs logements et ceux qui font des placements. Il est impossible de donner un même conseil pour ces deux types de clients, encore moins de définir des règles qui s’imposerait aux deux.


      L’acheteur immobilier qui désire se loger le fait pour une longue période, plusieurs années, souvent à la suite d’une réflexion longue, la création d’un apport, ... La sensibilité du prix est importante à l’achat et les perspectives de revente sont pour lui secondaires. C’est comme toujours un compromis. Son endettement ne peut être que raisonnable vue la sagesse retrouvée des organismes de prêts et surtout l’abandon des ces prêts « indexés ».

      Pour l’acquéreur d’un bien en placement, il s’agit d’une toute autre affaire, non seulement la fiscalité, la disponibilité, ... enfin de multiples critères sont à prendre en compte et n’ont que peu à voir avec le seul marché immobilier.

      Sur les prix, il est sage de penser que la stabilité relative des prix a une très forte probabilité. Les taux fixes à long terme sont bas, il y a peu de chance que nos pays ne voient une inflation reprendre dans des proportions que l’on a connu. Même si le marché immobilier a sa propre logique, il est fort peu probable que l’on assiste à des fluctuations importantes, il y aura surement des ajustements mais qui n’auront aucune amplitude telle que les acheteurs soient en danger.

      En conclusion, je crois que le marché est largement régulé par la connaissance qu’apporte les sites internet, cette connaissance régule les surestimations des vendeurs, elle avertit de la réalité des biens, leur situation, leur prestation, ... les lois améliorent aussi la clarté sur l’état des lieux en terme de salubrité, conformité aux normes, ... Si de plus les acheteurs confient la recherche à un professionnel averti, il saura les mettre en garde et les aider dans leur recherche. Il existe bien comme dans toute profession quelques vendeurs de soupe, mais il est assez aisé de les démasquer tant l’information est de plus en plus facile à trouver.



      Lire la suite ▼

      • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 4 avril 2016 12:16

        Vous avez sur le site de Marc Candelier un premier élément de réponse à votre question.

        Ce qui est sûr c’est qu’en gagnant moins qu’aujourd’hui on achetait plus facilement, même si les taux était beaucoup plus élevés.


        • Auxi 4 avril 2016 12:22

          Qui seront les dindons de la farce ? Eh bien, les locataires, comme d’habitude.

            Lire les 11 réponses ▼ (de Laurent CRIADO, Croa, foufouille)

          • Montdragon Montdragon 4 avril 2016 13:16

            Ce que les proprio ne comprendront jamais, est que perdre 10% à la revente 10 ans après l’achat,
            c’est :
            Ne pas tenir compte de l’inflation.
            Ne pas comparer cette situation avec 10 ans de locations qui le sont « en pure perte », et encore puisqu’il s’agit d’avoir un toit...(manger est-il « en pure perte » ?).

            Ainsi, même mal revendre son logement n’est pas une perte, d’autant plus quand des héritiers vendent la ruine de papa/maman au prix fort, il s’agit d’un vol pur et simple.

            Revendre c’est toujours gagner, mais ça a du mal a accrocher comme philosophie.


            • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 4 avril 2016 13:54

              @Montdragon
              Bonjour, merci pour votre lecture et votre commentaire.

              Quand je parlais de perte, cela concernait les ménages qui seront le plus exposés aux fluctuations.

              Après, il est évident que payer un loyer répond à un besoin et que l’on paye par rapport à ce besoin, se loger.

              Et je l’évoquais dans un commentaire précédent, comparer son loyer à un crédit est une erreur car le fait d’être propriétaire implique des frais supplémentaires.

              Comme vous sans doute j’ai du mal à accrocher sur le fait que le logement, un besoin primaire, soit transformé en produit financier.

              Se loger ne devrait pas transformer des générations entières en esclaves modernes avec des boulets de 25 ans de crédits accrochés à eux. Un moyen de les asservir ? Un moyen de faire passer des régressions sociales comme nécessaires pour l’emploi ?


            • Gasty Gasty 4 avril 2016 13:48

              @ l’auteur

              Ceux qui achète ne pensent pas à la revente mais seulement à se loger, être chez eux, entreprendre des travaux, être bien.

              La revente n’est jamais dû à une opportunité de spéculations pour la majorité de ces propriétaires, mais à des problèmes familiaux ou de travail.

              Alors dans ce type de phrase : « Il est impératif de fonder l’achat d’un bien sur ses qualités intrinsèques et non pas sur son prix « par rapport au marché », même si certains vendeurs pensent le contraire parce que ça les arrange. »

              Vous vous adressez à qui exactement ? Aux vendeurs de biens et à leurs commissions ou aux propriétaires du bien ?


              • Gasty Gasty 4 avril 2016 14:00


                Aux vendeurs de biens et à leurs commissions ou aux spéculateurs ?


              • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 4 avril 2016 14:41

                @Gasty
                Bonjour, merci pour votre lecture et votre commentaire.

                Malheureusement, étant donné les prix atteints par l’immobilier, les acheteurs sont obligés de penser aussi à la revente en plus de répondre à leur besoin de se loger.

                Comme vous le mentionnez, le revente est souvent dû à un « problème » extérieur que l’on ne maitrise pas. C’est ce que j’évoque dans l’article. Emploi, maladie, séparation, etc...

                Je ne vois pas trop ce qu’il y a d’imperceptible dans la phrase extraite ?

                En fait, je m’adresse à ceux, qui en ont marre de se mettre un boulet de 25 au pieds pour simplement se loger.

                Ce que je vois concrètement, c’est que j’ai une amie qui cherche à acheter. Acheter pour sa résidence principale est compliqué. On l’accueillerait à bras ouverts si elle avait un projet d’investissement immobilier. Vous trouvez cela normal ?

                Je m’adresse aussi à tous ceux qui trouveraient sans doute meilleure utilisation de leur argent s’ils avaient 100, 200, 500, 1000 € ou plus à la fin du mois parce que les prix seraient normaux !

                Et vous, vous adressez à qui ? Vous êtes pour des prix modérés qui profiteraient à l’ensemble de la population ou un statu quo qui concentre de plus en plus la propriété aux mains de quelques uns ?

                Lire la suite ▼

              • mimi45140 4 avril 2016 14:40

                Les dindons de la farce , je trouve le titre faible ou optimiste , pour certains cela risque de ne pas être une farce mais plutôt une catastrophe. Je sais que je suis de nature pessimiste toutefois ce genre d’état peut être rassuré par des assurances diverses . Malheureusement le risque nucléaire ne peut pas être couvert , ma principale richesse est mon tas de pierre qui risque de valoir moins qu’un tas de pierre si l’accident arrive.

                 Beaucoup de mes amis me demande pourquoi je n’ai pas d’ immobilier locatif , je n’ai pas le même regard qu’ eux, je ne regarde pas 20 ans en arrière mais 100 ans et la les faits sont différents et la il apparait que l’immobilier est loin d’être un long fleuve tranquille. 
                 Je dissuade la dernière de mes filles d’effectuer un achat immobilier aujourd’hui , les prix me paraissent encore très élevés dans notre région, de plus l’endettement de l’état pour maintenir le secteur hors de l’eau de manière structurelle me parait intenable au long terme.
                  Lire les 4 réponses ▼ (de Laurent CRIADO, bakerstreet, tashrin)

                • Trelawney 4 avril 2016 14:48

                  La France est le sixième pays de l’OCDE où le prix de l’immobilier est le plus surévalué par rapport aux revenus des ménages

                  Avec une différence de taille par rapport à certains autres pays de l’OCDE est que la France est un pays de choix pour les investissements immobiliers. Ce n’est pas encore trop cher et c’est la première destination touristique au monde.

                  Pour revenir à cette article fort intéressant, dans l’immobilier il y a 2 types d’achats :

                  1 - Le logement principal et dans ce cas précis comme le dit Fergus la hausse ou la baisse du prix du logement n’a que peu d’intérêt, car dans cet achat on ne fait jamais de plus value ou de moins value. Si vous achetez un logement à 150K€ et que quelques années plus tard il en vaut le double, vous n’aurez pas gagné d’argent, car vous devrait vous racheter un nouveau logement qui en vaudra 300K€. Et c’est pareil en cas de moins value. Donc ce cas de figure n’est pas le sujet de l’article

                  2 - Le logement à louer ou l’investissement immobilier. Dans cet investissement ne compte que le cout du prêt. Si les taux sont bas, c’est intéressant d’acheter et de louer. En général l’échéance du prêt est plus important que le loyer, mais actuellement et dans pas mal de cas c’est l’inverse, donc c’est plus intéressant.

                  Si vous achetez un logement à 150K€ et que vous apportez 30K€ d’apport vous vous constituerez un capital à peu de frais. Exemple : un prêt de 120K€ sur 20 ans vous donne des mensualité d’environ 600 euro par mois. Vous louez ce bien 500 euro et ca vous fait 1200 euro x 20 = 24000 + 30000 euro d’apport soit 54K€ de dépense. A cela faut ajouter l’assurance, la taxe foncière et les éventuelles dépenses de propriétaire, disons + 20€ soit 74K€ pour un bien qui en vaut 150 K€ au départ soit environ du 5% par an. On a connu pire comme investissement

                  Dans l’achat d’un bien immobilier, une seule chose est primordiale : la localisation du bien. L’époque, la conjoncture économique, les avantages fiscaux etc ne sont que secondaires

                  Lire la suite ▼
                    Lire les 17 réponses ▼ (de undefined, Laurent CRIADO, foufouille, bakerstreet, Trelawney)

                  • Yohan Yohan 4 avril 2016 17:45

                    je suis ravi de voir des jeunes couples réinvestir les territoires ruraux pour construire ou retaper leur future maison et chercher un autre mode de vie que celui qui leur est proposé dans les grandes métropoles, violentes à tous les niveaux. Je m’étonne de voir tant de jeunes couples lâcher encore 500.000€ pour un trois pièces à Paris sans grand intérêt, uniquement parce que c’est Paris. Espérons pour eux qu’ils ne vont pas le regretter plus tard. Ce n’est pas avec l’immigration galopante que nous avons en région parisienne qu’ils pourront compter revendre un jour, en tout cas pas à ce prix là. Certains savent comment s’y prendre pour faire baisser les prix. Les bobos de Montreuil ont prix des risques.....


                    • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 4 avril 2016 19:32

                      @Yohan
                      Bonjour, merci pour votre lecture et votre commentaire.

                      Il est vrai que voir des territoires revivre, cela a un côté enthousiasmant.

                      J’ai le même étonnement que vous concernant les biens sans intérêts achetés à prix d’or. Après, si ça convient à des personnes, elles font selon leurs désirs.

                      C’est sûr que plus le prix d’achat est élevé, plus difficile sera la revente sans crainte de perdre de l’argent. Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel.


                    • Aristide Aristide 4 avril 2016 17:54

                      Il serait tout de même utile de rectifier quelques imprécisions sur le prix de l’immobilier en France. En France en terme d’évolution depuis 1975 il n’est pas hors moyenne, il est même assez proche de la moyenne des pays de l’OCDE en terme de progression, L’Allemagne et la Suisse sont des exceptions. Il s’avère que le marché de ces deux pays est très calme pour des raisons qui tiennent au nombre plus important de locataires. 



                      • ppazer ppazer 4 avril 2016 18:01

                        Les loyers élevés, qui pèsent majoritairement dans le budget des salariés, incitent que ces derniers revendiques des salaires élevés, ou du moins suffisamment élevés pour pouvoir vivre décemment. Ceci, mécaniquement, pèse sur la compétitivité des entreprises.
                        L’immobilier élevé plombent l’économie du pays. Ce n’est pas le seul facteur, mais c’en est un important.


                        • ppazer ppazer 4 avril 2016 18:02

                          plombe l’économie du pays.


                        • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 4 avril 2016 20:04

                          @ppazer
                          Bonjour, merci pour votre lecture et votre commentaire.

                          Quand vous dîtes cela, vous passez forcément pour un illuminé, jaloux des propriétaires... C’est ce que l’on me reproche souvent... Mais bon on peut toucher à tout sauf à l’immobilier apparemment.

                          Pourtant c’est simple, c’est clair comme de l’eau de roche et devant nos yeux !

                          Ce n’est évidemment pas le seul facteur, le principal sans doute.


                        • tashrin 7 avril 2016 16:42

                          @ppazer
                          oui enfin ca pese surtout sur les budgets des menages, j’ai pas connaissance d’une augmentation significative des salaires selon une courbe proportionnelle à celle des prix de l’immobilier... Donc ca pese pas vraiment sur la competitivité, du moins pas en termes de couts salariaux. Eventuellement en termes de disparition de pouvoir d’achat d’une partie du marché national, ca ok


                        • Rincevent Rincevent 4 avril 2016 18:41

                          @ l’auteur.

                          Diagnostic très complet sur ce grand malade qu’est l’immobilier. La question est bien : comment débrancher les perfusions sans qu’il comate profond ? N’étant pas économiste, je n’ai pas de réponse toute faite.

                          Quand j’ai acheté (il y a 5 ans) j’ai fait fonctionner à fond le principe de l’offre et la demande. Internet permet de savoir depuis quand un bien est à vendre, par combien d’agences et ses variations de prix. C’est précieux ! Autant le vendeur que l’agence sont vite venus à la raison pour un bien qui « séchait » depuis 14 mois…

                          Concernant les problèmes des primo-accédants, je vois actuellement deux situations très différentes dans ma famille. Un fils qui vient d’acheter sur Bordeaux et une nièce mutée à Agen. Le premier a pu négocier mais pas beaucoup, la communauté urbaine ayant vu arriver 3500 nouveaux habitants en 2015. La seconde a l’embarras du choix avec des prix très bas pour de belles maisons , conséquence d’une activité économique faible mais si elle devait revendre un jour ça risquerait d’être encore plus bas...

                          Logement et activité économique sont fortement liés, ce qui ne plaide pas pour une correction des prix dans les zones dites « tendues ».


                          • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 4 avril 2016 20:27

                            @Rincevent
                            Bonjour, merci pour votre lecture et votre commentaire.

                            L’activité économique est en effet un gros facteur dans le prix d’un bien.

                            Simplement elle n’est pas gravée dans le marbre.

                            Actuellement la Haute-Savoie est une zone tendue, notamment le Genevois. On l’appelle d’ailleurs comme ça, de cette façon on peut s’aligner plus facilement sur le prix des maisons en Suisse voisine !

                            Regardez bien ce qui se passe dans cette région où déjà le droit d’option pour son assurance santé à mis pas mal de frontaliers aux chômage, ceux travaillant notamment dans les assurances, côté français.

                            Ensuite un règlement européen de 2012 vient compliquer l’emploi de certains frontaliers.

                            http://www.letemps.ch/economie/2015/12/22/employeurs-suisses-se-decouvrent-montagnes-arrieres-impots-frontaliers

                            Si vous creusez un peu sur le web vous verrez que cela inquiète très fortement les politiques locaux qui redoutent un accroissement du chômage dans la région du fait de licenciements de Français, travaillant en Suisse pour des entreprises Suisse.

                            L’activité économique c’est une chose, surpayer un bien pour un emploi pas forcément bien payé...

                            Avec un salaire plus faible que dans une zone tendue, le reste à vivre est parfois plus conséquent dans certaines villes de province.

                            Après cela ne convient pas à tout monde de s’éloigner des zones tendues. C’est un choix à faire. Les grosses villes en Province il y en a suffisamment sur tout le territoire et la qualité de vie y est bonne.

                            Lire la suite ▼

                          • cyberfurax 4 avril 2016 19:46

                            Bonjour,

                            merci pour cet article qui, pour le moins, pose question.
                            Vous avez abordé le problème de la fiscalité :

                            "Pour mémoire, il s’agit de la base sur laquelle est assise le calcul des taxes locales, calcul qui n’a pas été réformé depuis sa création en 1970.

                            ...Des transferts très importants de charges vont donc se faire de contribuables à contribuables. Et le petit pavillon risque de coûter très cher à ses propriétaires en taxes locales."

                            Au regard de la quasi faillite des départements et bientôt des grandes régions, n ’y a-t-il pas, en plus, le risque de voir son investissement s’évaporer par une débauche fiscale locale, pour compenser les pertes de dotation de l’état ? Les banquiers, eux, empruntent à taux négatif.

                            Le marché risque de s’éclaircir considérablement, à moins que les propriétaires ne sous-louent une chambre, ce qui risque de s’avérer indispensable, pour surmonter les augmentations de charges que les municipalités ne manqueront pas de nous imposer.


                            • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 4 avril 2016 20:58

                              @cyberfurax
                              Bonjour, merci pour votre lecture et votre commentaire.

                              La fiscalité est une variable dans un projet d’achat à laquelle il faut impérativement s’intéresser.

                              La réforme de la VLC qui devait entrer en vigueur cette année, pour les entreprises, a été reporté à 2017, des hausses trop importantes touchant certaines entreprises et des ajustements sont à faire dixit Christian Eckert.

                              Pour les particuliers ce sera pareil.

                              On a rarement vu des impôts baisser, ou alors ce qui est laissé d’une main est repris de l’autre et avec une petite augmentation au passage en plus.

                              La baisse des dotations de l’Etat a déjà eu pour effet des hausses sur les impôts locaux. Avec cette grande réforme qui s’annonce, certains vont connaître le sens d’impôt confiscatoire.

                              Il faut également s’intéresser à la bonne gestion et à l’endettement le commune où l’on souhaite s’installer.

                              Avec une commune fortement endettée, il y a peu de chance de voir les impôts locaux baisser.

                              Louer des chambres pour certains propriétaires, ce n’est pas un phénomène qui existe déjà pour pouvoir continuer à payer ses charges ?

                              Lire la suite ▼

                            • Ahmed Jouany 5 avril 2016 19:51

                              Excellent article, l’auteur. Il a au moins le mérite de prendre le contrepied des rengaines habituelles sur l’immobilier spéculatif.

                              Cela dit, je viens de lire un article sur le Figaro immo qui laisse à penser que l’immobilier repart, et les notaires semblent le confirmer même si je me méfie de ces professions qui, arrêtez-moi si je me trompe, ont tout intérêt à défendre des prix démentiels. Quel est votre avis ?

                              Je voulais aussi vous faire part d’un fait qui me trouble quand je discute avec mon entourage. Les gens s’enorgueillissent d’être propriétaires d’un bien acheté à prix d’or (en fait, elles sont propriétaires d’un crédit, mais bon, c’est un autre débat) et n’ont pas d’argent pour leurs travaux. N’est-ce pas le signe que les prix ont atteint leur maximum ? Qu’en dites-vous ?

                              Enfin, mon épouse et moi-même nous posons régulièrement la question de l’achat. Vous, en tant que professionnel, expert même (je vois que vous êtes auteur d’un livre sur le sujet), vous achèteriez ? Etes-vous propriétaire d’ailleurs ? Quelle stratégie recommanderiez-vous ? Attendre que le marché s’écroule pour entrer sur le marché ?

                              Beaucoup de questions smiley mais comme un lecteur le souligne plus haut, l’intérêt d’un tel article est aussi le débat qui s’ensuit. Questions aussi dictées par la lecture de vos autres articles et du risque, selon vous et les experts auxquels vous faites référence, que l’Etat assomme les jeunes proprios dans un avenir proche. Bref.

                              Au plaisir de lire vos réponses smiley


                              • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 5 avril 2016 22:58

                                @Ahmed Jouany
                                Bonjour, merci pour votre lecture et votre commentaire.

                                Disons que je n’apprécie pas particulièrement la spéculation.

                                Je ne lis pas tous les articles consacrés à l’immobilier mais sur l’étude des notaires dont vous parlez, il me semble qu’ils disent que ça pourrait repartir au niveau des prix... On est donc sur du conditionnel et ils préconisent en revanche de vendre d’abord le bien dans lequel on se trouve et d’acheter après.

                                Cette dernière préconisation, qui s’est dégradée depuis l’étude précédente, n’est pas vraiment le signe que le marché repart et que tous les voyants sont au vert. Mon avis sur le sujet, je l’ai déjà exprimé sur le sujet dans un article précédent.
                                http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/immobilier-mensonges-permanents-172886

                                Ne plus avoir d’argent pour réaliser les travaux est la conséquence d’un achat surcoté. L’achat d’un bien qui nécessite des travaux et pour lequel il n’y a pas de décote sur le prix est une mauvaise affaire et le meilleur moyen de ne jamais récupérer le montant que vous allouerez aux travaux.

                                Sans doute la raison du développement de la concurrence déloyale du travail au noir et des travailleurs détachés. Il faut bien faire les travaux quand même. Avec pour conséquence les défaillances d’entreprises françaisesqui augmentent en même temps que la concurrence déloyale augmente. Lien de cause à effet ?

                                Effectivement vous avez bien lu ma description. J’écris sur ce que je connais et ce que je maitrise.

                                Un projet d’achat c’est avant tout un projet personnel et un projet de vie. Répondre de façon générale n’est pas forcément ce qui convient à chaque personne. Ce que je conseillerai c’est de bien étudier le bien et son environnement par rapport à votre projet de vie. Pour être très clair sur le sujet, je suis locataire par rapport justement à mon projet de vie et mes objectifs de vie.

                                La stratégie la plus importante c’est de se concentrer sur le bien et son environnement. Remettre le bien au centre de tout projet et analyser ses qualités intrinsèques.

                                Savoir s’il faut attendre pour acheter est là encore très général. Il y a les tendances au niveau national, mais après il y a une multitude de marchés. L’analyse du bien et de son environnement vous fourniront des éléments de réponse. Après rappelez-vous que l’on n’achète pas un âne au prix d’un cheval de course.

                                La réforme de la VLC risque de faire exploser l’imposition locale de certains biens. C’est prévu pour 2018 pour son entrée en application.

                                Attention justement à ne pas prendre à la légère l’aspect fiscalité locale. Ce sont des charges annuelles incompressibles que vous devrez payer quoi qu’il arrive. 
                                 

                                Lire la suite ▼

                              • Ahmed Jouany 6 avril 2016 12:31

                                Bonjour Laurent. Merci pour votre réponse.


                                Nous aussi avons fait le choix de rester locataires en haute-savoie où les prix sont très très chers à cause de genève. Ici, beaucoup de rentiers font la loi et exigent même pour la location un contrat de travail sur genève, pas très légal mais bon les gens acceptent sans broncher. Nous sommes locataires par choix car acheter un appartement est déraisonnable et faire construire revient moins cher que le prix du terrain, 250000 euros !!!!! vivement que le marché fasse la grande purge tant attendue. Dans l’attente je refuse de souscrire un crédit sur 25 ans pour une situation qui ne s’éternisera pas. Dans mon cas, c’est donc un choix raisonné.
                                Salutations.

                                • smilodon smilodon 6 avril 2016 22:32

                                  @ l’auteur : Le mec qui bosse pour 1200 euros nets par mois et qui veut acheter une maison ???... Il fait comment ???.... En se levant chaque matin à 7 heures.. En bossant 35 heures par semaine, 4 ou 5 semaines par mois !... Comment il fait avec ses 1200 (maxi) nets par mois, pour s’acheter une maison ??.... Vous savez, vous au moins, que des gens comme « ceux-là » sont des « nantis » !!.. Ben oui !.. Ils « travaillent » !.... Moi j’en connais qui vivent dans une vieille bagnole !.... A mon « boulot », ce sont certains de mes « collègues » !....... Ils peuvent se payer une « maison » ??..... Ils sont très heureux de le savoir !... Merci Monsieur.. Merci pour eux... Vu qu’ils n’auront jamais les moyens ni le « confort » de vous lire « eux-mêmes » !.... L’ADSL passe mal dans une « bagnole » !... Je me fais leur « porte-parole » !...... Si vous saviez le nombre de gens qui bossent et dorment dans une bagnole !!.... Et vu le nombre de « migrants » à venir, l’explosion de ce « nombre » !.... Si vous pouviez imaginer !... AQdishatz.


                                  • Pierre 10 avril 2016 13:49

                                       Le charme ou l’inutilité des commentaires sur les marchés financiers, immobiliers ou autres est qu’ils peuvent être exacts....autant que ceux qui disent le contraire !


                                    • Roger le Suisse 10 avril 2016 19:16

                                      @Pierre
                                      Tandis que ce type de commentaire brille par son utile clarté ou sa charmante limpidité smiley


                                    • Thomas43 (---.---.212.42) 20 avril 2016 09:02

                                      Sur la question des prix immobiliers en France : prenez deux personnes, ayant suivi la même formation, mais étant nées à 10 d’intervalle (1968 et 1978).

                                      La 1re personne achètent un appartement à 30 ans, en 1998, pour 100 000 euros. La 2me personne rachète ce même appartement, à 30 ans, donc 10 ans plus tard, pour 250 000 euros...

                                      Un tel décalage montre bien qu’il y a un prob ;ème avec les prix immobiliers en France, qui ne se résume pas à la rengaine « les jeunes ne veulent plus rien faire ».

                                      Sinon : tout à fait d’accord avec l’article qui pointe la politique de crédit facile comme cause principae de la hausse des prix. Amis acheteurs : soyez très prudents et négociez sec.


                                      • Christof38 (---.---.50.162) 28 octobre 2016 10:06

                                        Bel article, dommage que cette vision très justei ne soit pas partagée à plus grande échelle.
                                        Cela fait plus de 10 ans que je scrute le marché immobilier et pour aller plus loin que Thomas43, le décalage entre la génération des babyboomers et les autres est injustifié et improductif. Ils vendent leur bien 10 fois plus cher que ceux qu’ils ont payé, et plus pour certains en vendant à la découpe leur terrain (les PLU ayant vu à la baisse les superficies pour construire).
                                        Economiquement je ne vois pas l’intérêt d’avoir un immobilier cher puisqu’il fragilise ou écarte les actifs et freine leur consommation si ce n’est d’entretenir un fonctionnement basé sur des privilèges pendant combien de temps encore cela pourra tenir ?


                                        • Philippe 10 octobre 2017 15:11

                                          Les prix ne sont pas « hauts », ils sont exorbitants, voir totalement inaccesibles pour la majorité des français, alors que je vois que finalement la https://loi-pinel.scellier.org est prolongée de 4 ans, je sens que les « DINDONS » c’est toujours les mêmes ! Parce qu’on ne me fera pas croire qu’en aidant les promoteurs, ont ne fait pas monter le prix de l’imobilier !

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