Elèves scientifiques, choisissez les banques !

Un article du Monde paru le 25 avril 2013 s'intitule Ingénieurs français, engagez-vous ! [1] Il y a beaucoup d'ingénieurs hors industrie, et cela a été la tendance des 20 dernières années. Il y a quelques années, une association londonienne d'anciens de Supélec a été créée, et sur les 60 ingénieurs présents à cette célébration, on en dénombrait 50 qui travaillaient dans les finances.
On comprend dès lors pourquoi les programmes de terminale S ont changé : maintenant, on donne une large part au statistiques et aux probabilités même si cela reste hors de portée de nos élèves, mais avec les machines, pas besoin de savoir exactement de quoi l'on parle, il suffit d'appuyer sur des touches comme un baudet et de mettre son esprit critique de côté.
Savoir de l'efficace, ne jamais perdre de temps à essayer de comprendre parfaitement une notion, cela semble être le mot d'ordre actuel.
Un peu plus loin dans l'article cité, on apprend que 19% des diplômés de moins de 30 ans des sept meilleures écoles d'ingénieurs se sont lancés dans les finances. Terminé l'industrie ! Le discours que l'on entend depuis les années 1990 est le suivant : « Pour gagner du fric, allez dans les finances ! ». En termes plus choisis cela donne : « L'industrie c'est sale, l'industrie ce sont les grands sinistres sidérurgiques et charbonniers, donc il vaut mieux se tourner vers le service ». Et encore un mot d'ordre : « Faisons de l'industrie sans usines ! ».
Cela explique comment les écoles d'ingénieurs se sont mises à former des générations de banquiers, et comment les bons élèves scientifiques sont partis faire des statistiques dans les banques, avec l'exploit sensationnel d'avoir créé des instruments financiers de plus en plus complexes et ingérables qui n'ont eu comme conséquence que de brouiller suffisamment les cartes pour amener la crise financière.
Cela explique aussi pourquoi la géométrie n'est pratiquement plus enseignée dans la filière dite scientifique du lycée depuis la réforme 2010 : on ne parle plus de barycentres, d'homothéties, d'isométries, de similitudes, de coniques, de courbes paramétrées, d'équations différentielles, etc. Et aussi pourquoi d'autres notions ne sont plus apprises : on ne saura plus dénombrer à la sortie du lycée, et l'on ne disposera que de quelques pages sur les nombres complexes. Et pour les futurs enseignants de mathématiques ? Ils apprendront à gérer des conflits et à laisser beaucoup d'autonomie aux apprenants, mais ils ne sauront plus ce qu'est un nombre puisqu'ils ne l'auront plus jamais appris. D'ailleurs, pour rire, on pourra toujours poser la question de savoir ce qu'est un nombre entier naturel, ou un entier relatif, et demander ce qu'est un nombre rationnel. Quant aux nombres réels, auront-ils vu comment les définir ? Dans l'énoncé d'un des deux problèmes du CAPES 2013, on rappelait ce qu'était un nombre rationnel : pas pour blaguer, mais parce que l'on savait que la grande majorité des candidats n'auraient par appris ces définitions dans leur cursus. Bah, pourquoi s'inquiéter : l'accent sera mis ailleurs : dans l'emploi des écrans et des calculateurs. Et si plus personne ne sait, plus personne ne saura qu'il ne sait pas ! Avenir radieux de la pensée scientifique sombre...
Pour les sciences physiques, ce n'est malheureusement pas mieux, le marasme est total : plus d'électricité, plus de cinématique... Que feront les lycéens de la seconde à la terminale ? Enfiler des perles ?
Les programmes ramènent tout aux statistiques via Excel, et s'interrogent sur la loi normale sans que l'on dise ce qu'est exactement une probabilité. Il suffit de répéter que cette loi sert à modéliser tout ce qui existe dans le monde (un credo à réciter, et qu'on ne se pose pas de questions SVP), donc à faire des pronostics, donc à se lancer dans les maths financières, et cela suffit. On utilise des tests d'hypothèses et des intervalles de confiance dans beaucoup de sciences appliquées, bien sûr, mais est-ce raisonnablement du niveau d'un élève de terminale quand celui-ci ne possède aucune base solide sur laquelle construire ces connaissances ? J'en doute.
En physique, pour dire que l'on étudie encore beaucoup de choses, et que l'enseignement n'a pas régressé mais s'est seulement renouvelé, on place quelques passages sur la théorie de la relativité. Rien que ça, mais rassurez-vous, ce sera fait de façon très imagée et très littéraire, donc ce sera un coup d'épée dans l'eau. Où sont les sciences dans tout ça ?
Le combat « pour les sciences » sera à livrer dans l'hexagone dans les années à venir. Pour l'heure, elle est perdue, et le piège est bien refermé. Que sera la science en cette première moitié du XXIe siècle ? La finance, le management et la publicité.
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[1] Floc'h, Benoît - Ingénieurs français, engagez-vous ! Le Monde du 25 avril 2013.
60 réactions à cet article
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J’ai l’impression que tu divagues.
Il ressemble à ce que j’ai fait il y a plus de 30 ans.Pour ce qui est des ingénieurs dans la finance : Assez significatif puisqu’il n’y a plus guère que les services qui embauchent, l’industrie se délocalisant...-
@ Ricquet
Vos informations ont beaucoup de retard. Le lien que vous donnez pointe vers le programme « de transition » de l’année 2011. Le nouveau programme de TS n’a qu’un lointain air de famille avec celui que vous avez connu il y a 30 ans (ou alors vous avez beaucoup oublié...). Et je ne vous parle même pas du programme de spécialité par rapport au programme des ex-terminales C.
Hélas, le coup de gueule de cet article est largement justifié.
Un prof de math.
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Comme vient de répondre un collègue, malheureusement, le programme a changé pour l’année scolaire 2012-13. J’ai placé le « nouveau » programme en vigueur (jusqu’à la prochaine réforme surprise) sur cette page.
Je n’y trouve plus de transformations en géométrie. Un bachelier scientifique ne saura pas ce qu’est une translation. Pour lui, les isométries de l’espace seront de la Terra incognita, une rotation ou un vissage seront des gros mots.On peut se rassurer : les programmes de la fac vont être revus à la baisse. Il y aura plus de stages, plus d’interdisciplinarité et une première année où l’on fera un peu de tout pour attendre que l’étudiant finisse par savoir dans quelle voie il a envie de se diriger. En attendant encore plus, on pourrait directement lui faire choisir la maison de retraite où il pourra débuter « sa » formation !Pour les CPGE, c’est aussi la galère : le nouveau programme de MPSI, donc de maths sup, sera appliqué l’année prochaine, et sera aussi violemment édulcoré.Au niveau programmes et horaires, regardez aussi ceux de première S. C’est trop drôle ! On a enlevé 2h par semaine (l’horaire de la classe est passé de 6h à 4h) en pourrissant le programme MAIS en augmentant les exigences sut tout ce qui demande un temps considérable (pour ne pas dire sidéral) : les TP en salle informatique, l’algorithmique, une approche expérimentale de TOUTES les notions, des activités en veux-tu en voilà, dont des difficiles pour des petits élèves.Mais ce sont les choix pédagogiques à la mode, et comme on le sait, la mode c’est sacré !Je suis sympa : je ne parle parle pas de la seconde réforme de la formation des maîtres (en trois ans), car cela montrerait que l’on va caler les recrutement sur ces nouveaux programmes de mathématiques « très modernes ».Ceux qui voudront faire des mathématiques et profiter des avancées réalisées au XXe siècle concernant la vision des espaces et la simplification des démonstrations, qui servent aussi beaucoup en sciences physiques, devront bientôt faire comme Léonard de Vinci : se prendre seuls en main. -
Ingénieur (formé à l’ancienne), retraité, je ne peux qu’applaudir à cet article !
Si ce n’était l’avenir de la France* qui était en jeu, j’en ferai une boutade :
« Ingénieurs et banques c’est totalement antinomique, un ingénieur, c’est fait pour construire, la seule chose que les banques font à la perfection, c’est de détruire. »
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* Il y a une raison pour laquelle ce sont en général des ânes savants (ou bâtés, comme vous voulez) qui sont au pouvoir, et cela ne va pas s’améliorer à l’avenir. -
OUI IL FAUT CHOISIR LA BANQUE ET/OU LA POLITIQUE
dans les 2 cas vous FINIREZ banksters cumulards en conflits d interets ou lobbyistes.......
FAIRES D UNE PIERRE 2 COUPS FAITES LES 2 -
Mea-culpa pour mon jugement erroné.
Pour me faire pardonner et dans la même idée que ton article : cette vidéo qui relate l’abaissement programmé de la connaissance... (vidéo positionnée à 7 mn mais à voir dans son entier)cordialement. -
un mea culpa..je vous dis bravo, car c’est rare ici...
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Je vous cite :
"les programmes de terminale S ont changé : maintenant, on donne une large part au statistiques et aux probabilités même si cela reste hors de portée de nos élèves, mais avec les machines, pas besoin de savoir exactement de quoi l’on parle, il suffit d’appuyer sur des touches comme un baudet et de mettre son esprit critique de côté."
Je ne sais pas si c’est vrai, mais si les élèves de terminale S ne sont pas capables de comprendre les statistiques, que font ils en terminale S ? Si c’est le cas, l’éducation n’a plus aucun sens.
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Il y a statistique et statistique : statistique descriptive ou statistique inférentielle. De ce que j’en connais, ce n’est pas vraiment le même niveau de difficulté, pour vraiment comprendre de quoi on parle. Vouloir comprendre la statistique inférentielle en terminale, avec le niveau des élèves actuels, c’est une aberration, à mon avis.
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Bravo Julien ! Voici une réponse « évidente » que l’on s’interdit de dire, car c’est actuellement politiquement incorrect !
Je vais tenter de répondre à la remarque de Bill236, qui est tout à fait justifiée : « Je ne sais pas si c’est vrai, mais si les élèves de terminale S ne sont pas capables de comprendre les statistiques, que font-ils en terminale S ? Si c’est le cas, l’éducation n’a plus aucun sens. »Faites un test : demandez à un élève de terminale de vous expliquer ce qu’est un intervalle de fluctuation asymptotique. La définition officielle reprise dans les programmes de terminale S de 2012-13 est la suivante : « Un intervalle de fluctuation asymptotique de la variable aléatoire Fn au seuil 1 − α est un intervalle déterminé à partir de p et de n et qui contient Fn avec une probabilité d’autant plus proche de 1 − α que n est grand. »COMMENT peut-il comprendre quelque chose à ce charabia ? J’ai moi-même énormément de mal à le comprendre. Et quand j’y arrive, je m’aperçois qu’il s’agit d’une limite de la probabilité pour qu’une variable aléatoire réelle Fn, s’intéressant à des fréquences d’apparition d’un caractère suivant le nombre d’expériences effectuées, appartienne à un intervalle. De plus on s’accorde à dire que « tout va bien » sous certaines conditions, mais il n’en demeure pas moins qu’au niveau de l’énoncé même de ce théorème, on s’attache à dire qu’une LIMITE d’une probabilité appartient à un intervalle donné. Et quelles que soient les conséquences tirées de ce théorèmes, il ne faudrait jamais oublier qu’il s’agit d’une limite, donc que la maîtrise du « n » qui tend vers +infini n’est pas acquise.Ceci dit, on s’en moquera en terminale, puisque la notion de limite n’a JAMAIS ETE DEFINIE rigoureusement. Pour mettre cette partie de statistique Rock & Roll, on a abaissé le niveau et supprimé la plupart des définitions dont on a besoin pour raisonner.Je ne peux tenir aucune rigueur si un (grand) enfant de terminale S ne comprend que des choses floues sur un programme flou et des apprentissages qui ne lui donnent aucun moyen de s’assurer des bases tangibles sur lesquelles construire « son » édifice.Pour moi donc, il est naturel d’avoir de graves problèmes de compréhension devant une définition comme celle-ci. L’élève de terminale S, je le plains sincèrement.Le programme demande de faire des simulations sur ordinateurs. On se contentera donc de donner des pages photocopiées avec des exercices à trous et un cheminement qui dira où il faut taper et ce qu’il faut observer. Tout cela en multipliant les heures de TP ! Je ne commenterai donc pas quelles dépressions cela entraîne sur nos pauvres professeurs de lycée mis devant l’impossibilité d’appliquer ce programme fantasque :a) avec si peu d’heures,b) avec un public indifférencié qui n’est envoyé dans la section S seulement parce que tout le monde imagine que c’est ce qui se fait de mieux.Je termine par un scoop !Pauvres gosses, ce n’est pas moral ça.Tout le monde sait que la section technologique ne regroupe pas des élèves très performants en maths, et qui sont là aussi un peu par hasard. Ce n’est quand même pas une raison pour leur faire pratiquer l’impossible. Le nouveau programme de terminale STMG (les anciens STG) demande de faire étudier la loi normale SANS disposer de l’intégrale d’une fonction de R dans R. Je pose la question : comment est-ce possible ? La réponse est claire : il suffit de ne pas faire de mathématiques, d’admettre TOUT, et de lire les graphiques sur l’ordinateur avec soumission, comme le professeur nous demande de le faire.Bravo l’esprit critique ! Faire des maths sans comprendre, ou bien « à la littéraire », en acceptant tout ce qui est écrit puisque... c’est un spécialiste qui l’a écrit. Trop cool ! L’ambition de l’enseignement des mathématiques est de faire réfléchir et de ne pas accepter un quelconque résultat qui ne serait pas passé sous les fourches caudines de la démonstration et de son adhésion profonde et honnête. Les mathématiques apprennent l’humilité et l’honnêteté intellectuelle. Est-ce encore à l’ordre du jour ?En terminale STMG donc, on fera de la loi normale sans savoir la définition du symbole d’intégration. Ceci dit, de nombreux collègues de lycée m’ont dit qu’en première STMG, les élèves ne comprenaient pas grand-chose à la loi binomiale. Donc approximer la loi binomiale par la loi normale ne signifiera pas grand-chose pour eux. Ils s’en sortiront avec cette idée qu’en mathématiques, c’est foutu, il n’y a pas d’espoir !On leur aura au moins démontré cela. -
@Dany-Jack
Je comprends bien que nombre de profs de maths risquent la dépression. D’ailleurs, j’envisageais l’enseignement il y a quelques années, c’est fini, quand je lis l’évolution en cours.
Qui fait les programmes ? Vous les connaissez ? Que répondent-ils lorsque vous les questionnez ? Que font les syndicats ?
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A force de dévaloriser ou d’isoler ou de rendre inopérantes (par des programmes tendant à quantifier la réflexion) les disciplines dites « littéraires », on finit par n’avoir plus ni scientifiques, ni littéraires, mais seulement des ignorants fiers de leurs diplômes en papier ; comme si un littéraire comme Rousseau avait pu être ignorant des sciences de son temps pour élaborer son oeuvre ; comme si un scientifique comme Einstein avait pu être ignorant en matière de métaphysique ou de morale pour élaborer sa théorie de la relativité ; comme si l’on pouvait être un véritable scientifique sans savoir organiser des idées et construire des raisonnements, en se contentant de tapoter sur des machines.
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Tout à fait d’accord avec Henrique Diaz.
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C’est quoi les études de sciences ? Un énorme entonnoir où s’engouffrent chaque année des centaines de milliers de bacheliers dont 99% seront expulsés de la fac avant d’avoir leur doctorat, seul diplôme vaguement reconnu dans le monde du travail ? Des écoles d’ingénieur privées, pleines de fils à papa ? Et surtout, pour quels emplois ? On n’embauche pas.
A quoi bon former des biologistes pour torcher le cul des vieux dans une maison de retraite ? A quoi bon savoir calculer le flux du le vecteur de Poynting pour installer un transformateur dans un lotissement Catherine Mamet ?
Je suis sorti d’une fac de province avec une maîtrise de chimie. Après un an de galère, j’ai finalement trouvé du boulot comme informaticien dans les banques à Paris. Echec ? D’emblée, j’étais en CDI, mieux payé que les doctorants qui galèrent à servir des potatoes chez KFC. Et le plus amusant, c’est que dans ma première boîte, à mon premier jour de boulot, je sympathise avec un « vieux », proche de la retraite, qui avait connu les cartes perforées et les bandes magnétiques. Je lui demande ce qu’il avait fait comme études : chimiste. Mais à l’époque déjà, il n’y avait pas de boulot dans la branche, alors il était monté à paris etc...
Si seulement on cessait de perdre notre temps et notre argent à former des inutiles... Non, on n’a pas besoin de dix millions d’ingénieurs en France, vu qu’on s’échine à se débarrasser de nos industries. Et si on les forme tout de même, ces ingénieurs, on en aurait neuf millions qui se retrouveraient plombiers ou serveurs de restau, parce que c’est là que se trouve la demande de main d’oeuvre.
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J’aimerais apporter une petite rectification à votre diatribe : nos écoles d’ingénieurs (pour les plus prestigieuses/reconnues d’entre elles en tout cas) sont publiques, et ont récemment atteint un taux de plus de 20% de boursiers. C’est certes moins que les 30% voulus par le gouvernement mais beaucoup plus que ce que leur réputation laisse penser.
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Bonjour Asp,
votre expérience personnelle, fut-elle positive, ne saurait s’appliquer à tous. La finance n’a absolument pas la capacité d’absorber tout les emplois « cadre » qu’elle contribue à détruire dans l’industrie. Et d’ailleurs les plans sociaux dans les banques qui par à coté engrangent des milliards de profit, ça existe.Vous voulez sortir les gens de l’éducation et transformer la France en pays de plombiers et de louffiat, ça me parait pas objectivement très sérieux. D’autant qu’il faut être sacrément embourgeoisé et vivre dans son quant-à-soi pour considérer que la France manque de plombier et de serveurs. Des plombiers, vous en avez plein qui sont actuellement en train de crever la gueule ouverte, car ils n’ont plus de boulot (le neuf est squatté par les gros groupes et l’ancien est concurrentiel à mort, avec les auto-entrepreneurs ces travailleurs de misère qui tirent les prix vers le bas). Et quand au louffiats, on a offert des milliards aux restaurateurs pour qu’ils en engagent, et ils ne l’ont pas fait tout simplement parce que faire des cadeaux et améliorer la profitabilité des entreprises n’a jamais créé d’emploi, car ça ne change strictement rien à l’activité.Donc la France n’a pas besoin de 10 millions d’ingénieurs, et comme je viens de le décrire, il n’y a pas de place non plus pour 10 millions de plombiers et de domestiques. Pourquoi vous ne proposez pas alors la seule mesure qui est logique, selon votre raisonnement : Euthanasions les tous, vu que ce sont des inutiles.... J’ai bon là ? -
J’ajoute qu’avec les nouveaux systèmes tuyauterie, il n’y a pas forcément besoin d’une grande formation pour réaliser sa propre plomberie et qu’à peu près tout bon petit bricoleur est capable de la mette en oeuvre. Cela ne promet pas obligatoirement un grand avenir à cette profession.
Ce dont a besoin la France, c’est de personnes qui innovent et qui créent des produits que l’on peu exporter. C’est bien joli les métiers de service du genre on vous allume le feu dans votre cheminée avant que vous ne soyez rentrés du boulot en hiver mais ce n’est pas avec ça qu’on va équilibrer notre balance commerciale... -
en 1988 un copain au lendemain d’une réunion de cellule du pc me dit :
ça y est ! ils (les riches de davos ) ont partagé le monde
pour l’allemagne la mécanique , pour le japon l’électronique , pour les usa l’agriculture (l’arme alimentaire )
- et nous ? dis-je
- le bronze cul de l’europe ! (le tourisme )
peu après ils installaient eurodysney à marne la vallée !tout cela s’est réalisé (avec le consentement tacite des gouvernements des différents pays !)
nul doute que ce qui arrive avec la chine et au moyen orient (printemps arabes ) ne fasse parti de leurs plan !il n’avait pas parlé de la finance mais actuellement on voit bien que c’est la city ,wall street ,tokio ,frankfort qui concentrent ces activités
l’éducation nationale à été un vecteur essentiel dans la mise en place du N.O.M.
-spécialisation des élites , sans vision globale !
-abrutissement de la populace par des réformes aberrantes pédagogiquement ( math "modernes ,méthode globale de lecture par exp , ..... ) etc...
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Peut-on lire un article sur internet de nos jours sans tomber sur des conspirationnistes hystériques, qui de surcroît ne semblent pas maîtriser les bases de la syntaxe et de la grammaire (mais peut être votre manque à ce niveau est-il orchestré par les élites dans les bureaux secrets de la bourse de Tokyo) ? Il semble que cela devienne de plus en plus difficile...
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Bonjour ThomasH,
« Peut-on lire un article sur internet de nos jours sans tomber sur des conspirationnistes hystériques, qui de surcroît ne semblent pas maîtriser les bases de la syntaxe et de la grammaire »Pas plus qu’on ne puisse y éviter d’y rencontrer un pue-la-science qui vienne vous donner des leçons de morale et de maintient, tout en ne respectant pas la plus élémentaire des courtoisie consistant à saluer son contradicteur avant de lui adresser la parole. -
à thomas ....
vous portez mal votre pseudo ! vous croyez aux armes de destruction massives en irak pourtant vous ne les avez pas vu !
à davos dont je parle ils jouent à la belote ?
mossad ,cia,kgb pareil ?
quand à votre syntaxe vous pouvez vous la mettre ..... -
Simple, pour former des ingénieurs/physiciens de qualité :
* première langue obligatoire : anglais.
* une spécialisation dès la seconde.
* des maths pour la physique (pas des maths pour des maths, hein ! Donc passer très très vite sur les histoire de construction des réels, etc.). En particulier, beaucoup, beaucoup de calcul vectoriel, tensoriel, index calculus, équations différentielles ordinaires et partielles. Des liens constants avec le cours de physique. S’inspirer fortement du cours de Goursat pour les parties non « vectorielles ». De la géométrie. Arrêter de vouloir travailler dans les espaces les plus généraux dans la formation des ingénieurs et des physiciens ! Ceux qui s’orienteront vers les maths pures dans le supérieur pourront faire du Bourbaki à longueur de journée si ça leur plaît !
* Le précédent point appelle à revoir complètement le programme des classes prépas, voire à les supprimer (fusion avec les universités).
* électricité, mécanique jusqu’à la terminale, rien d’autre, mais de façon très détaillée. Apprendre à raisonner sur des exercices sans cesse différents (pas d’exercices stéréotypés comme maintenant). Du coup, certains élèves se demanderont ce qu’il y a vraiment derrière les trois lois de Newton (et surtout, on appellera pas la seconde « PFD » pour « principe fondamental de la dynamique » : complètement inutile !!! Une saloperie de vocabulaire qui se retrouve même chez les élèves sortant des Ecole Normale Supérieures).
* penser « international ». Par exemple, le théorème de cosinus sera appelé ainsi, pas « théorème d’Al Kashi ».Bref, c’est simple ! Le plus gros problème pour appliquer ce programme, ce sont les compétences des profs eux-mêmes, probablement souvent insuffisantes.
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Julien, je suis assez d’accord avec votre approche, mais j’aimerais y apporter une nuance.
Ingénieur (retraité maintenant), j’ai fait la plupart de ma carrière dans les systèmes asservis*.
En théorie, la plupart des problèmes s’expriment sous forme d’équations diff., que l’on résout (ou tente de résoudre) par la transformée de Laplace.
En pratique, il y a une vingtaine d’années, la dispersion des caractéristiques des composants électronique était telle que les calculs théoriques ne marchaient pas toujours, Il fallait passer au labo, empoigner le fer à souder ...
Maintenant, plus simple, on numérise et on utilise un simulateur numérique d’équations diff.Cela n’empêche en aucune manière de ce de futurs ingénieurs apprennent et COMPRENNENT ce que représente une équadiff dans un système automatique, et pas simplement alimenter un simulateur avec des chiffres.
Maintenant, est-il vraiment indispensable d’aligner des piles d’exercices sur la transformée inverse de Laplace ? Il me semble qu’une dizaine d’exercices sont suffisants pour comprendre.PS
Je prends les équas diff uniquement à titre d’exemple qui peut être largement étendu.
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* Non je ne parle pas des relations sociales, mais d’automation, MDR. -
@amiaplacidus :
Votre remarque va bien dans mon sens : il ne s’agit pas de refaire sans cesse les même exercices stéréotypés, mais bien de varier les plaisirs. Et pour les équations différentielles, il y a de quoi faire... Je pense que ce serait une erreur de se contenter de l’utilisation d’un logiciel de calcul formel, ou bien d’une résolution numérique.
Autre sujet, pour compléter mon précédent message : dès la première année de supérieur, il faudrait 2 ou 4 heures d’analyse numérique/calcul formel sur ordinateur par semaine. Apprendre à programmer de manière sérieuse : un projet personnel « appliqué » sérieux, mais aussi la présentation des divers paradigames de programmation : fonctionnel, impératif, etc.
Cependant, je suis bien d’accord avec Dany-Jack : ce serait prématuré au Lycée.
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Faudra aussi se demander pourquoi la finance paye plus ??
Parce qu’ils vivent sur une autre planète, celle où l’on crée de l’argent à partir de rien, avec intérêt bien sûr. Ils peuvent ainsi payer des gens plusieurs centaines de milliers d’euros pour 2h de conférence :
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/cheres-conferences-134701
Ainsi, en pleine période de crise, certains s’en mettent plein les poches :
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Encore une ou deux générations, et tout se cassera la figure.
Les ponts s’écrouleront, les bateaux sombreront, les buildings s’effondreront, les avions chuteront, les automobiles parttiront toutes seules dans les décors.
Pourquoi ? Par la perte de connaissance théorique nécessaire à concevoir quelque chose qui tient, par l’utilisation systématique sans esprit critique des ordinateurs et des logiciels, par la rapidité liée au manque de profondeur.
L’industrie, ayant tout prévu, remplace l’intelligence individuelle par des processus, des contrats, des spécifications, etc.
Mais tout cela utilisé par des êtres dépourvus de toute logique, animés uniquement par le gain maximal en un temps minimal, finira dans le chaos.
D’ailleurs nous en voyons déjà les prémices, mais le savoir théorique et profond se fait encore voir, nous sommes donc dans une époque de transition.
On peut perdre tout un savoir en quelques générations.
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Je n’en suis pas convaincu. Les logiciels peuvent remplacer l’homme pour la plupart des tâches. Evidemment, il faut quelques personnes qui doivent maîtriser à la conception du logiciel ; ensuite les ingénieurs peuvent appliquer bêtement en utilisant le logiciel. Ma boîte vendant un logiciel de simulation (et étant du côté de la conception), j’observe déjà cela.
Cependant, de moins en moins de personnes ont une vision globale des choses, en connaissant suffisamment de détails sur les sous-ensembles, pour pouvoir remettre en cause la conception dans son intégralité. Ainsi, l’innovation technologique est de plus en plus incrémentale, les ruptures sont moins fréquentes. D’autant plus qu’il y a des contraintes de qualité, de sécurité, qui rendent les chamboulements risqués.
Le plus grave, c’est que ceci est aussi vrai dans le domaine des sciences. Chacun est dans son puits, avec des managers qui font du « keyword thinking » toute la journée pour faire la communication entre les puits :
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Trop tard, il ne faut plus faire « Banque, et Finance » non plus.
Depuis plus de trente ans, il ne faut surtout plus s’orienter vers les voix scientifiques qui sont réservées à la Chine, l’Inde, et les pays qui coupent ras les prix des hautes technologies.
Il faut faire vite, mais il reste encore les voix qui préparent aux concours administratifs, pour tous ceux qui n’ont personne qui connaisse une entrée par une petite porte !
Il reste surtout toutes les voix qui protège le fonctionnement du système mondialiste, et tous les métiers alignés.-
Je suis atterré de lire cet abandon dans une discipline qu’il est vrai que je n’ai fait qu’aborder il y a ...70 ans. Encore plus de savoir qu’en physique on ne sait plus trop ce qu’est l’électricité. Je suis devenu informaticien, sur le tard, en me passant de presque tout de ce qui m’était enseigné, mais le « presque » est l’essentiel. Je constate qu’en effet ce qui prime actuellement c’est le gain de temps que donnent les machines en particulier l’ordinateur. Effectivement c’est ultra-dangereux car rien n’est plus bête que cette machine. Hélas je vois aussi que ceux qui s’en servent perdent toute notion d’autonomie et d’esprit critique. Le seul espoir c’est qu’à la longue on ait de plus en plus besoin de spécialistes capables eux, de réfléchir à la place des ces braves petits soldats. Et même de savoir lire et écrire...
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Bonjour l’auteur,
je suis assez d’accord avec l’auteur, pour moi, les statistiques servent à expliquer que si vous avez un pieds dans une bassine remplie de glaçons, et l’autre dans une bassine d’eau bouillante, les statistiques sont là pour vous expliquer que en moyenne, votre position est confortable.Churchill le disait bien : « je ne croit aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifié »-
Il y a quand même une certaine déconnexion entre les études et le monde professionnel en France. J’ai une ami qui est aujourd’hui ingénieur, je lui ai demandé quel était son parcours ?
Donc après un Bac S, elle a fait trois années de Prépa pour finalement intégrer une école d’ingénieur et faire un master à l’école normale.
Je lui ai quand même demandé dans toutes ces études qu’est-ce qui lui sert concrètement ?
Elle ma répondu que ces trois années de prépa n’ont aucun rapport avec ce qu’elle fait, ça lui a seulement servi à passer l’examen de l’école d’ingénieur. Que peut être 30% de ce qu’elle a appris en écolé d’ingé lui sert réellement. Et enfin que son master à l’école normal lui a permis de demander un plus gros salaire.
On peut quand même se poser des questions sur l’utilité de telles études déconnectées du monde professionnel ?
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La prepa a l’avantage de maltraiter les étudiants pendant 2/3 ans afin qu’ils puissent supporter de lourdes charges de travail.
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Exact Samuel, c’est une sorte de test de passage pour bosseurs invétérés capable de raisonner à merveille. On ne conserve que les bûcheurs et on atteste ainsi qu’ils savent raisonner. C’est une garantie que s’offre la société.
Ce passage est trop violent selon moi : autant on en demande peu en terminale S, autant on devient exigeant en CPGE, sans laisser de temps à ces étudiants pour étudier autrement que dans l’urgence et la crainte. On peut avoir l’impression d’avoir été jeté dans une prison.Etudier à la fac permet aux élèves « normalement » bûcheurs de réussir simplement en travaillant raisonnablement et régulièrement les cours qui y sont dispensés : ils deviennent très bon, surtout au regard d’autres étudiants peu sérieux qui attendront toujours la dernière semaine avant les examens pour ouvrir leurs livres.On pourrait pratiquement dire qu’en CPGE on travaille sous la contrainte et dans l’urgence, tandis qu’à la fac on peut travailler pour le plaisir et en respirant... Vaste débat qui me dépasse. Je me contenterai de dire que ces enseignements font (ou peuvent faire) des merveilles des deux côtés suivant les caractères des élèves.Il faut donc « se connaître soi-même » avant de s’orienter, ce n’est pas nouveau... -
@Dany-Jack,
Je suis bien d’accord avec vous concernant la prépa.
Pour en avoir fait deux ans :
* les élèves disaient : « On bosse pour passer les concours, et après on peut tout oublier, ça ne nous servira plus jamais ». Rien que pour ça, les prépas sont à jeter à la poubelle. C’est leur programme qui est la raison de tels raisonnements.
* effectivement, la charge de travail est trop importante. J’ai vu des mecs prendre 10 kg en prépa. Enfin j’imagine que depuis 1995, le programme a dû être bien allégé.
* le programme de maths est très inefficace pour former des ingénieurs et des techniciens. Beaucoup trop Bourbaki-ste !!! J’en ai la preuve à chaque fois que je demande à un jeune ingénieur ce qu’est un déterminant. Je sais que là-dessus on ne sera pas d’accord, Dany-Jack, mais je maintiens !!!
* Aucune histoire des sciences en physique, et les maths dont on a besoin sont décorrélées du programme de maths ! Calcul avec les rotationnels, divergence, etc. : pas vu en maths ! Pareil pour les formes différentielles, qui ne sont guère vues en maths. Donc comment voulez-vous faire ? Finalement, certaines matières sont vues, comme la thermo, où il faut du recul, que les élèves, et souvent les profs, n’ont pas. Conclusion : la physique de prépa n’est pas de la physique, mais des maths, bien souvent !
* Mais la principale aberration de la prépa, c’est quoi ?? Je m’étonne de ne jamais le lire. Evidemment : que le prof de physique y enseigne toutes les matières (c’est moins critique en maths). Comment voulez-vous vraiment comprendre (donc : avec du recul) la mécanique, la thermodynamique macroscopique, l’électromagnétisme, la chimie, etc. C’est très difficile, et peu de profs doivent pouvoir s’en vanter. Conclusion : ils répètent bêtement ce qu’ils ont sur le papier au tableau. Conséquence : ma prof de sup était incapable d’expliquer la signification physique de la pseudo-force de Coriolis, et récitait la thermodynamique comme une poésie.J’espère que cela vous donne des arguments contre la prépa.
Vous n’avez pas répondu à ma question dans un autre post concernant l’action des syndicats.
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@ Julien pour son post du 29 avril 20:35
Vous voulez que je réponde à vos questions : « Qui fait les programmes ? Vous les connaissez ? Que répondent-ils lorsque vous les questionnez ? Que font les syndicats ? »Réponse : ce sont des groupes spécialisés qui « font » les programmes en devant certainement remplir un cahier de charge (politique) qui donne les orientations. Les enseignants n’ont pas leur mot à dire. De plus on ne peut questionner personne car tout cela est très... opaque, et « collectif ». Ce sont donc des groupes de personnes qui décident des programmes de mathématiques, et ces groupes ont certainement des compositions variées.C’est un peu comme si les programmes et instructions descendaient du ciel. On « imagine » seulement qu’il y a eu des concertations, mais je ne sais rien sur celles-ci.Quant aux syndicats, ils n’ont aucune influence sur les programmes ! Si on ne demande rien aux enseignants, n’imaginons pas que l’on va poser des questions aux syndicats.En même temps, tout cela semble assez naturel : la société, comme les programmes des enseignements, est le reflet des choix opérés par la majorité quoi que l’on fasse. J’en déduis donc qu’une majorité de concitoyens apprécie ces choix et les discours politiques tenus en matière d’éducation.Voilà tout ce que je sais. -
J’avoue avoir fuit la prépa pour me diriger vers un IUT. Je me sentais clairement pas capable de supporter les charges de travail et la pression (sans parler de l’humiliation) des colles et autres examems hebdomadaires.
Il faut travailler beaucoup, raisonner vite et bien et avoir un mental d’acier. Sans être pour ou contre, il faut clairement être conscient de cela au delà même du débat sur la pertinence du programme.
Je ne doute pas qu’une personne sortant de prepa sera capable d’assimiler rapidement des notions totalement inconnues pour lui.
N’est-ce pas cela qui compte au final ?
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Effectivement l’image des prepas que l’on présente ici est caricaturale et excessivement négative.
ça entretient le mythe.D’abord en Prepa il y a de tout : des gros bosseurs pas très subtils mais également des eleves brillants dont certains ne travaillent pas tant que ça.
Et d’ailleurs la préparation au concours de Médecine est exactement du même régime, voire pire en matière de concurrence.
Les prepas font travailler les eleves sous grosse pression pour tester et renforcer leur endurance, leur capacité d’adaptation et d’assimilation. ça permet ensuite de s’adapter rapidement à des domaines technologiques complexes. La vraie formation commence en école.
ce n’est pas très différent de la formation de sportifs de haut-niveau.Quant à l’utilité de ce que l’on y apprend c’est vrai pour n’importe parcours d’enseignement.
Pour un collégien donné quelle part de ce qu’il a appris en 3eme lui sert réellement dans la vie ?
Combien d’élèves de terminale se serviront de la dérivée d’une fonction ou d’une identité remarquable dans leur vie professionnelle ? -
@Dany-Jack
Merci pour votre réponse.
Bien sûr, je ne suis pas d’accord du tout : la grève peut se faire pour n’importe quel motif, c’est juste une question de volonté collective.@tf1groupie
Vous écrivez :
"Les prepas font travailler les eleves sous grosse pression pour tester et renforcer leur endurance, leur capacité d’adaptation et d’assimilation. ça permet ensuite de s’adapter rapidement à des domaines technologiques complexes. «
puis
»Quant à l’utilité de ce que l’on y apprend c’est vrai pour n’importe parcours d’enseignement.
Pour un collégien donné quelle part de ce qu’il a appris en 3eme lui sert réellement dans la vie ?
Combien d’élèves de terminale se serviront de la dérivée d’une fonction ou d’une identité remarquable dans leur vie professionnelle ?«Donc le principal but, c’est de faire travailler dur les gens, presque peu importe sur quoi.
On n’a qu’à leur faire apprendre des annuaires comme Rain Man, tant qu’on y est, comme ça on sera sûr qu’ils travaillent leur mémoire !
Ridicule, vous faites comme si la connaissance profonde de certains sujets n’avait aucune utilité en tant que telle. Et encore une fois, on fait comme si faire des sciences, ou quoi que ce soit, d’ailleurs, n’avait d’intérêt que de préparer à un travail alimentaire.
Les sciences, ça va bien au-delà de ça : il s’agit de comprendre la nature en profondeur, afin de la domestiquer tout en évitant de la bouleverser (ce qu’on fait actuellement). Et pour la comprendre, il n’y a pas de temps à perdre dans l’apprentissage (relisez »La vie de Galilée"). Mais je ne vous en veux pas : comme des scientifiques type Jean-Marc Lévy-Leblond ou Etienne Klein laissent sous-entendre que le principal a déjà été trouvé.
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@ Julien,
C’est aussi ridicule que de faire faire 6h de longueurs de bassin tous les jours à un champion de natation ou de demander à un musicien de faire ses gammes.
Mais les élèves de CPGE n’apprennent pas des bottins puisque leur programme est assez proche de celui des premieres années de licence.
Et puis un autre avantage de ce système de sélection c’est qu’il y a beaucoup moins de touristes en prépa qu’en fac et donc on gaspille peut-être moins d’argent dans l’enseignement.
Mais peut-être préférez-vous la sélection par l’argent, comme dans les prepa intégrées ?
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@tf1groupie :
"C’est aussi ridicule que de faire faire 6h de longueurs de bassin tous les jours à un champion de natation ou de demander à un musicien de faire ses gammes.«
Non, car le champion de natation a besoin de faire 6h tous les jours pour être au niveau. Ce que je vous dis, avec plusieurs arguments à l’appui, c’est que les prépas ont un programme inadapté pour former des ingénieurs et des physiciens. C’est comme si le champion de natation faisait 5 heures de vélo par jour pour s’entraîner.
»Mais les élèves de CPGE n’apprennent pas des bottins puisque leur programme est assez proche de celui des premieres années de licence.«
Je ne connais pas le programme de licence, puisque j’ai fait deux ans de prépa (avec succès, je précise ; il ne s’agit pas de rancoeur, ici). Mais le programme des prépas est à mon sens un gâchis monstrueux. Le pire est que les gens comme Dany-Jack ne le réalisent pas vraiment. Pourtant j’ai donné des arguments, mais il ne répond jamais à ceux-ci pour essayer de me contredire.
»Et puis un autre avantage de ce système de sélection c’est qu’il y a beaucoup moins de touristes en prépa qu’en fac et donc on gaspille peut-être moins d’argent dans l’enseignement.«
Si les exigences sont importantes, et que les touristes sont éjectés vers d’autres filières (BTS/DUT, etc.), ils ne seront pas touristes longtemps (il faut néanmoins donner d’autres chances aux gens : donc des ponts entre les filières, beaucoup plus que maintenant).
»Mais peut-être préférez-vous la sélection par l’argent, comme dans les prepa intégrées ?"
C’est malheureusement vers quoi on va : plus d’écoles privées. Je ne suis pas pour, bien entendu !
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Quand j’ai vu Excel dans l’article ça m’a rappelé ce savoureux texte (je le « repropose » d’ailleurs pour ceux qui ne connaissent pas , ça vaut vraiment la lecture...)
pour ceux qui n’auront pas le temps (mais c’est dommage le texte est assez jouissif et humoristique) je vous livre une des perles :« Car, quoi qu’on fasse, il est peu probable qu’il se trouvera beaucoup de dirigeants ayant l’honnêteté ultime d’avouer leur véritable secret : la complexité du monde est telle qu’on ne contrôle plus rien et, à défaut de contrôler, on déguise..........Mais ce n’est pas si facile. Ne pas savoir de quoi demain sera fait reste une tareinavouable. L’économie et la finance se veulent scientifiques, seul gage de sérieux qui vous donne le droit de prendre l’Eurostar en première classe. Pour elles, l’Incertitude est une hérésie, un état accidentel dû à un manque de statistiques ou de théories disponibles. Laissez-leur du temps, elles trouveront la loi universelle pour expliquer les phénomènes et vendre leurs prédictions.Il va pourtant falloir nous faire à un état d’incertitude permanent et tout réinventer pourvivre sereinement avec. La certitude est aujourd’hui mortelle, et entretenir l’illusion d’unmonde maîtrisé et mécaniquement prévisible peut être criminel. Le monde ne ressemblepas à Excel. »-
j’avais oublié le lien !
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C’est vrai c’est plus lucratif être épicier.
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C’est bien de ne pas former les futurs ingénieurs sur les fondamentaux, comme cela, il n’y aura pas besoin les payer trop cher, le jour où l’économie s’effondrera, et que l’industrie devra se relocaliser par la force des choses...
Pour moi, seul un revenu de base européen changera la donne, sinon nous resterons des esclaves du travail, et ceux qui détienne le pouvoir, les marionnettistes de la finance, qui ont déjà anticipé l’effondrement inéluctable, continuerons à posséder tous les médias du monde.
Je vous invite à aller sur le site de l’initiative pour la mise en oeuvre de ce revenu de base à l’échelle européenne, c’est l’ultime outil qu’il reste au citoyens européen, avant la guerre civile.
http://basicincome2013.eu/ubi/fr/le-revenu-de-base-les-videos
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bah pas besoin de discuter sur la société...car en fait la majeure parti des acquis au lycée ne servent à rein en tant que tel. On oublie les maths comme on oublie les fleuves de Russie...
Ok, les maths sont mal enseignées.Je peux comprendre que le prof de math se désole, mais le citoyen doit il le faire ? Je l’ignore.A partir du moment où les maths ne sont qu’un outil de selection quelle différence ??On a bien selectionné des élites sur la maitrise du latin et du grec...Avoir un système d’enseignement qui est hsitoriquement elitiste et qui pourtant veut diplomer 100% des élèves entraine forcement quelques petites absurdités.-
Merci pour cet article , qui expose clairement une situation qui doit interpeller et dont finalement on n’entend pas parler , justement car c’est là un enjeu majeur de notre société ...Déjà à propos de finance et de maths , c’est justement par l’asservissement à des mathématiques faites sans esprit critique qu’on nous a justifié les politiques d’austérité comme remède à la crise pour finalement reconnaître bien après qu« on avait publié une ligne dans excell » ...( il y en a eu quelques échos ces derniers jours) .Faire des finances de façon technique sans esprit critique c’est contribuer à l’aliénation de l’Homme , tandis que les maths sont justement invention humaine et en ce sens libératoires . Ce n’est plus à une pratique scientifique que l’on forme mais au projet d’une société de techniciens ( comme au temps des « maths modernes » abandonnées ) .Ce qui plaît dans les maths non utilitaires est cette exigence de preuve objective , non inféodée à une opinion ou à une doxa , et aussi le fait de créer sa démarche - quand bien même le moule scolaire reste prégnant .J’ai remarqué chez les élèves même blasés cette curiosité pour un problème nouveau , esthétique , inattendu .Exécuter tue l’intérêt , et l’imagination nécessaire à l’élaboration de solutions nouvelles .D’autre part , si les maths peuvent servir à modéliser le réel , la réalité n’est pas mathématique pour autant ...Effectivement , la plupart des élèves ne feront pas de maths directement dans leur vie professionnelle mais leur enseignement est structurant , par delà l’outil de sélection qu’elle représentent encore . Les élèves posent souvent cette question de l’utilité des maths , reflétant peut-être inconsciemment une mise en cause par notre société ... même si on pense que c’est l’enseignement qui est inadapté ...Ce qui est grave est que des décideurs politiques , pourtant formés à l’Education ou ayant bénéficié d’un système public , s’autorisent à le casser au bénéfice d’une poignée de gros porte-monnaies .Or si par une élection on peut éventuellement faire le choix d’une autre société , pour autant on ne peut refaire toute une éducation à l’envers ...( c’est d’ailleurs un problème qui s’est posé à certains pays au sortir du nazisme ...) et une société formatée est une société aliénée , sans alternative ...Même les ingé financiers n’ont pas forcément d’emploi aujourd’hui ... quant aux autres quel gâchis !A EDF par exemple on a substitué un temps aux ingé techniques des ingé « traders » ..résultats catastrophiques bien entendu ...Et dans les Grandes Ecoles , les élèves eux-mêmes s’orientent par « pragmatisme » vers le commercial plus que vers le technique ... ils suivent en cela une tendance qui découle de choix politiques , pas d’une tendance naturelle .L’abandon de la formation d’ingénieurs ou de chercheurs n’est pas inéluctable mais sera difficile à récupérer ... et là notre nation sera prisonnière des choix présents ...Notre pouvoir politique , asservi , contribue à notre asservissement .Mais si l’on suit la déclaration de 1789 , c’est notre devoir de nous révolter contre un gouvernement illégitime .-
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Le champ des sciences et techniques est devenu immense. Un étudiant normal ne peut assimiler qu’une faible partie de la connaissance. Que faut-il enseigner ? Il faut choisir.
Vieil ingénieur, j’ai fonctionné beaucoup avec la règle de trois et l’intuition. Puis sont arrivés les ordinateurs avec le calcul par éléments finis. Une révolution.
Aujourd’hui, un ingénieur doit d’abord savoir utiliser les formidables outils de calcul qui sont au point. Sans être naïf, il doit leur faire une confiance justifiée, sans forcément comprendre leur fonctionnement terriblement complexe. Donc beaucoup de travaux pratiques durant les études sur toutes sortes de modèles numériques simulant le réel physique, avec néanmoins une approche théorique sur la conception des modèles. Ensuite, il doit pouvoir communiquer avec des ingénieurs du monde entier. Un très bon Anglais est indispensable, et une seconde langue un plus. Enfin, il doit avoir une bonne base de connaissances en matière d’économie et de finance d’entreprise.
Pour le reste, la culture générale, scientifique technique et philosophique doit rester centrale. Plus facile à énoncer qu’à définir, avec le risque d’une approche trop littéraire et papillonnante. Ensuite, la vraie vie fera le tri, entre ceux qui voudront développer leur pouvoir sur les objets et leur conception, ceux qui voudront manager des projets complexes et des équipes nombreuses, et ceux qui iront de toute façon (quelle que soit leur formation) là où l’on gagne le plus d’argent. Le système de sélection français où l’on intègre la « meilleure » grande école d’ingénieurs, celle qui permettra de faire la « meilleure » carrière prépare malheureusement à choisir le métier qui offrira la « meilleure » paye … Comme il se trouve que nos écoles donnent un très bon niveau en maths, c’est la finance.
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Aujourd’hui, les banques de l’Union Européenne ont dans leurs livres 1500 milliards d’euros d’actifs pourris.
Je dis bien : 1500 milliards d’euros d’actifs pourris.
Ce sont des actifs pourris, des obligations pourries, des créances irrécouvrables, … bref ce sont des merdes.
http://www.pauljorion.com/blog/?p=52911
Comment les banques de l’Union Européenne se débarrassent de toutes ces merdes ?
Réponse :
Les banques françaises donnent les merdes françaises à la Banque de France, qui les donne à la Banque Centrale Européenne.
En échange, la BCE donne à la Banque de France des dizaines de milliards d’euros tout beaux, tout neufs, tout propres. Ensuite, la Banque de France donne ces liquidités aux banques françaises …
… et les banques françaises utilisent ces liquidités pour acheter les obligations de l’Etat français.
Conséquence : l’Etat français peut continuer à emprunter sur les marchés internationaux. Son taux d’emprunt ne cesse de baisser.
Conclusion :
Tout le monde est content !
Dans tous les pays européens du sud, le mécanisme est le même : en Italie, en Espagne, etc.
Les banques italiennes donnent les merdes italiennes à la Banque d’Italie, qui les donne à la Banque Centrale Européenne.
En échange, la BCE donne à la Banque d’Italie des dizaines de milliards d’euros tout beaux, tout neufs, tout propres. Ensuite, la Banque d’Italie donne ces liquidités aux banques italiennes …
… et les banques italiennes utilisent ces liquidités pour acheter les obligations de l’Etat italien.
L’Etat italien peut continuer à emprunter sur les marchés internationaux. Son taux d’emprunt ne cesse de baisser.
Tout le monde est content !
Mario Draghi est un alchimiste : il transforme la merde en euros !
Bon, évidemment, les journalistes allemands et les dirigeants politiques allemands ne sont pas contents.
Vendredi 19 avril 2013 :
Schäuble en faveur d’une action de la BCE pour réduire les liquidités.
Le ministre allemand des Finances verrait d’un bon oeil une action de la Banque centrale européenne (BCE) pour réduire les liquidités en circulation dans la zone euro, selon un entretien à WirtschaftsWoche, mais juge que cela est difficile dans la situation actuelle.
« Il y a beaucoup d’argent sur le marché, selon moi trop d’argent », a déclaré Wolfgang Schäuble dans un entretien au magazine allemand à paraître lundi, mais dont des extraits ont été publiés vendredi.
Donc « si la BCE essaie d’utiliser sa liberté d’action pour réduire un peu cette grande quantité de liquidités, je ne pourrais que le saluer », a-t-il ajouté.
Mais la liberté d’action est minime actuellement en raison de la crise qui frappe nombre de pays de la région, a-t-il aussi souligné. « Nous ne devons pas oublier en Allemagne que beaucoup de pays européens sont encore dans une situation de croissance précaire ».
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BA,
la BCE fonctionnerait alors comme une super lessiveuse d’argent sale, puisque, si j’ai bien compris, ces créances pourries sont une forme d’argent sale ?
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C’est un peut comme les informaticiens actuels qui sont incapables de faire un programme complet.
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Bonjour Dany-Jack,
Triste constat, hélas parfaitement exact. Je suis pour l’introduction des TICE dans l’enseignement, scientifique en particulier, mais uniquement pour améliorer la compréhension des concepts.
Pour ce qui concerne les nombres, j’essaie de recadrer les idées des jeunes étudiants avec un site qui s’intitule Bases des Mathématiques et dont vous êtes partenaire. Mes programmes tendent, le plus souvent, à démontrer combien est mauvaise et approximative la représentation en machine des nombres, qu’ils soient rationnels ou pire réels.
Un nombre est un concept trop sophistiqué pour se laisser capturer par un ordinateur. Il a fallu 25 siècles à l’humanité pour élaborer ces concepts.
Pour ce qui concerne la géométrie, j’ai également remis en selle la géométrie affine, directement issue de la notion de nombre, ainsi que les transformations en voyant patauger sur les forums spécialisés (www.developpez.net), alors que j’y étais modérateur, des ingénieurs en informatique essayant de faire du graphisme 3D sans la moindre base théorique. Ils passent leur temps à réinventer la roue, sans toujours y parvenir. Beaucoup ne savent que ’pisser du code’. L’un d ’entre eux pensait postuler pour la médaille Fields parce qu’il venait de redécouvrir que le produit de deux rotations est une rotation.
Pour corroborer vos affirmations, une de mes nièces, élève brillante, est sortie diplômée d’une grande école, elle se retrouve cadre commercial chez l’Oréal. Tout ça pour vendre des cosmétiques, quel gâchis !
Cher collègue, nous sommes entrés dans une période de régression intellectuelle sans précédent, nos préoccupations, nos exigences paraissent aujourd’hui désuètes, ridicules, nous sommes des brontosaures. Le malheur est qu’il n’y a même plus de gardiens du temple, la chienlit est à la tête de l’institution éducative, le désordre est organisé d’en haut.-
Bonjour Abou Antoun,
C’est exactement cela : tout est bon pour améliorer l’étude des concepts : des images, des activités pratiques, des algorithmes, des ponts entre les discipline, l’adoption d’un point de vue historique, etc. Et cela n’empêche pas qu’il reste souhaitable de donner les moyens les plus faciles pour découvrir et étudier une notion avec rigueur. On doit disposer de définitions précises et les utiliser pour démontrer tous les résultats qui « sont à portée », et en admettre d’autres si c’est nécessaire. Actuellement, on admet trop de résultats et on apprend aux élèves à demander à la calculatrice, par manque de temps et par obligation puisque le programme est construit comme ça.Il faut du temps pour étudier les sciences, pourtant on en a très peu et on le gaspille souvent dans la section scientifique du lycée. Ce n’est pas un cadeau fait aux lycéens motivés par les sciences. Avec du temps, on peut apprendre et mettre en application, on peut exploiter la machine, l’utiliser à bon escient...Ceci dit, il ne faut pas être bête et refuser de suivre la mode. Quand on propose une bonne carrière dans le commerce, le management, la banque, et j’en passe, il ne faut pas s’interdire de s’y lancer car la vie est courte... Si la majorité estime qu’étudier les sciences n’est pas vraiment souhaitable, on ne peut rien y faire : quand on est dans le bal, il faut danser. Je comprends donc tout à fait les choix effectués par un grand nombre d’étudiants : il est probable que j’aurais fait de même dans ces circonstances.Restons donc confiants en la vie, et en l’avenir de l’humanité sur notre petit cailloux appelé à disparaître quand notre Soleil s’éteindra : il a vécu 4,6 milliards d’années, et devrait briller encore environ 6 milliards d’années. L’humanité aura peut-être le temps d’essaimer dans l’Univers, et de faire des découvertes qu’on imagine pas :) -
Au delà de l’aspect écoeurant de voir partir des cerveaux vers une voie lucrative (pour eux), l’article pose la question de la mission de l’école et de son enseignement.
L’enseignement doit-il permettre à l’élève d’être employable à la sortie de son cursus ?
Doit-il juste lui permettre d’être libre de faire un choix ?
Jusqu’à quel niveau faut-il integrer ces notions ?
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QUE LES ENARQUES LES OLIGARQUES INSPECTEURS DES FINANCES AVOCATS D AFFAIRES s’expatrient a BRUXELLES
nos jeunes en ont marre d’avoir des demi payes et de payer des doubles loyers.......
PLUS DE CUMULARDS LOBBYISTES CHEZ LES HAUTS FONCTIONNAIRE SOU ELUS NATIONAUX DES MEMES PROMOS DE L’ ENA ( ex:PROMO VOLTAIRE)
depuis pompidou vous soldez la france 19 ans de chirac et sarko l ont rendu exsangue
FOSSOYEURS-
(O.T) e-mail reçu du Québec :
"Un scientifique c’est quelqu’un qui résout des problèmes, souvent sur une feuille de papier avec quelques équations. Passer d’équations différentielles ou stochastiques en physique aux mêmes équations en finance... il n y a qu’un pas a franchir. La classe d’ingénierie financière de HEC Montréal comporte autant de mathématiciens que de physiciens.Pourquoi ? Ce sont des filières attirantes. Les débouchés sont simplement plus intéressants. C’est mieux payé, il y a de l’emploi et au final c’est quasiment le même travail : travail de bureau, des projets a réaliser et des rapports a faire pour expliquer aux actionnaires pourquoi c’est un bon projet. Qu’on soit ingénieur chef d’un projet d’une boite industrielle ou analyst senior dans une banque.L’auteur s’énerve avant tout sur le programme de S. Mais n’oublions pas que c’est aussi la seule classe de terminale a avoir de la valeur (pour plus très longtemps). A force d’avoir craché ou facilité les filières L, ES et techniques... c’est devenu un fait que tout élève en quête d’avenir veut aller en S. Que ce soit un futur Einstein (chercheur), un futur Laplace (ingénieur) ou un futur Scholes (financier).Quoi de plus naturel alors comme conséquence d’offrir un passage statistique aux élèves de S ?Ceux voulant faire prépa Eco viennent des classes S. Tout ceci n’est donc qu’une conséquence d’une dévalorisation du Bac en général et surtout du dénigrement des classes non-S. Les solutions ? Au lieu de continuer dans cette politique de facilitation des programmes que la France subie depuis 30ans, il serait temps de réamorcerDe plus, n’oublions pas que les statistiques sont nécessaires a tout scientifiques. Au Québec, le cours de statistiques de base (qui semble proche de celui enseigné en S en France) est OBLIGATOIRE pour TOUT cursus a l’université des arts et sciences. Oui oui... même psychologie, médecine, criminologie etc.... Toutes formes de « logos » donc. Il m’est maintenant impensable qu’une personne ayant le moindre diplôme scientifique ne connaisse rien aux stats élémentaires... Elles sont la base de toute recherche sérieuse non théorique, que l’on test sur un patient un produit médical ou une nouvelle lessive.J’ai actuellement une élève qui vient de L et qui étudie au Québec, il lui a été demandé de passer un cours de stats obligatoire pour rentrer dans son programme. Cours pour lequel elle a extrêmement de difficulté ayant jeté les maths depuis quelques années.Cela fait longtemps que le système français devrait revoir sa façon de traiter le secondaire. Messieurs les professeurs, c’est vous qui enseignez. Vous avez même un tas de syndicats, avez un emploi sécurisé et vous n’hésitez pas a vous mettre en gréve quand on touche a vos vacances, votre salaire ou si vous allez travailler quelques heures de plus. Peut être serait il temps de faire gréve pour avoir un meilleur système au secondaire :1.Fin du principe de passage par la moyenne général. Quel intérêt d’enseigner un cours qu’un élève se fout car il va le rattraper avec un AUTRE cours.2.Revalorisation des filières en général. Il m’est insupportable de voir que mon élève avec son bac L dans la poche, ne sait pas que le carré d’une somme et la somme de carré ne donne pas le même nombre.Et comment revaloriser le métier d’ingénieur ? En arrêtant de les embaucher en les payant max $50K par an."
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Vous avez juste avec votre conclusion en deux points.
Cela ne sert à rien de passer au niveau suivant dans un cours quand on ne comprend rien de rien au cours que l’on est en train de suivre.La revalorisation des filières est indispensable au lieu de continuer à ne créer en catimini qu’un seul tronc commun au lycée. On a besoin de raisonner même si on est dans une filière littéraire. Il faudrait des filières littéraire d’excellence qui attirent de bons élèves en les préparant à leurs futurs métiers, et non envoyer tout le monde « faire de tout » en S. Il serait aussi bon de comprendre que les filières technologiques et professionnelles préparent un bon avenir.Par contre :- Ce ne sont pas les orientations que l’on constate avec la « réforme continue », bien au contraire.- Les enseignants n’y peuvent rien. On ne leur pose pas ces questions et ils sont tenus d’appliquer les directives une fois qu’elles sont données.-
"Les enseignants n’y peuvent rien. On ne leur pose pas ces questions et ils sont tenus d’appliquer les directives une fois qu’elles sont données."
Mais ils peuvent se mettre en grève, non ?
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@ Julien, pour sa question pressante « Mais les enseignants peuvent se mettre en grève, non ? »
Réponse : vous plaisantez ? On ne se met pas en grève pour une raison aussi futile. Quand un sidérurgiste est engagé pour travailler en équipe et faire tourner des hauts-fourneaux, vous pensez peut-être qu’il se mettra en grève pour expliquer au patron comment on devrait organiser le travail ?Les enseignants doivent appliquer les textes issus du ministère, un point c’est tout. Comme dans tous les métiers, ils sont là pour faire tourner la machine au meilleur de ses capacités, mais ce ne sont que des employés, des pions que l’on envoie devant des classes. C’est l’employeur qui définit les termes du contrat. Si un enseignant n’apprécie pas les termes du contrat sur lequel il a été recruté, il ne lui reste plus qu’à démissionner.Et puis, croyez-vous que le programme et les horaires d’enseignement des sciences en terminale intéressent et motivent de la même façon un professeur d’histoire-géographie et un professeur de mathématiques ? Le vécu est totalement différent. L’histoire-géographie est à nouveau imposé dans les horaires de terminale S, ce qui est un non-sens dans la série scientifique. Pour moi, un tel choix est stupide ! Mais croyez-vous que les collèges d’histoire-géographie ne sont pas heureux de récupérer des heures en section S ? Quel lobby a travaillé pour réintroduire ces heures en S ?Idem pour les cours de moral. Cela vient d’en haut, peut-être même du ciel en y réfléchissant :) Croyez-vous que ces 18 heures en terminale S sont indispensables pour comprendre les sciences ?Des exemples comme ça j’en ai à la pelle. Un dernier : dans le nouveau master MEEF pour la formation des maîtres, les trimestres des semestres des deux années de master sont compensables, c’est-à-dire que l’étudiant les obtient au simple calcul de la moyenne de l’année. En gros, s’il a une bonne note en analyse, il peut ne pas briller en probabilités... MAIS les enseignements des langues, obligatoires dans toutes les licences et les masters dans toutes les universités, ne seront pas compensables ! Réalisons ce que cela signifie : mauvais en probabilités et bon en analyse, j’ai mon master. Bon en anglais le premier semestre, mais mauvais en anglais le second semestre, je ne l’ai pas puisque ce n’est pas compensables.Mais pourtant : l’anglais du premier semestre, c’est encore l’anglais du second semestre, non ?Bref, c’est la vie. Encore de drôles de choix à gérer. Nous... et les étudiants bien sûr.La vie est l’adaptation aux circonstances. Cela ne m’empêche pas de critiquer certains choix, tant que c’est raisonnablement possible dans notre démocratie : sinon motus et bouche cousue comme on faisait en URSS il y a maintenant quelques années... -
Rien d’étonnant, ça fait partie du plan global d’abrutissement de la population, entre la télé-réalité et les actualités qui expliquent quoi penser.Pour que la population soit bien soumise, et reste amoureuse de sa condition d’esclave qui lui permet de travailler plus pour consommer plus, il faut qu’elle n’ait pas d’esprit critique ni de culture générale. Les maths sont la premières choses à laquelle on penserait si on voulait détruire l’esprit logique.La philo ne fait pas de mal parce qu’elle est déjà reléguée à la terminale et, comme par hasard, aussi peu attractive que les maths.L’intelligence, ça n’est pas concret. La consommation a besoin de concret, à ne rêver que de concret.D’un côté on abruti la population, d’un autre côté on la rend vulnérable (division du peuple par le communautarisme, fin du service militaire)
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