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Accueil du site > Tribune Libre > CPE ou emploi à vie

CPE ou emploi à vie

Le mot précarité avait un sens avant les CNE-CPE. Exclusion, précarité, pauvreté, les trois marches de la descente aux enfers sociale. Il a pris depuis quelques mois, par une sorte de déviation du vocabulaire dont nous sommes si friands, une signification qui finit par l’emporter sur les autres et qui se réfère presqu’exclusivement à l’emploi : l’emploi précaire, la précarité de l’emploi. La connotation a son importance, puisqu’elle associe misérabilisme et travail. Et voici désormais qu’il s’agit, pour nos jeunes diplômés, de précariser leur premier emploi. Déjà si difficile à obtenir, il faudrait donc qu’il soit, en plus, un contrat de misère !

La gauche a vu bien entendu très vite tout le parti qu’elle pouvait tirer de la promotion de la peur dans l’imaginaire des plus jeunes, qui n’avaient pourtant besoin de personne pour regarder leur avenir avec inquiétude. Les syndicats aussi qui, peinant à trouver des relais chez les jeunes salariés, et dont l’audience tend à se réduire au fil de la montée des corporatismes, ne pouvaient laisser passer une telle aubaine. La précipitation sans doute un peu inutile du Premier ministre a fait le reste, confirmant, s’il en était besoin, que ce pays ne peut se réformer que dans des convulsions. La montée en puissance du mouvement anti-CPE s’apparente désormais à un phénomène de groupe, dont les mouvements lycéens et étudiants constituent pour les sociologues le laboratoire permanent.

Des débats très vifs à propos du CNE ont très rapidement dérivé sur l’inadéquation des formations proposées par l’ Université, qui serait à l’origine des difficultés rencontrées par les jeunes diplômés universitaires pour trouver un premier emploi. Il me semble entendre encore les amphis enflammés de 68, l’humour et la révolte en moins. Rien n’aurait donc changé, depuis ? Pourtant, si. Car si le mal semble le même, le nombre des malades a en revanche très sensiblement augmenté. La vieille Dame universitaire, toujours aussi pauvre, raide et compassée, a pourtant fait bien des efforts. Elle a tout d’abord octroyé le contrôle continu des connaissances, en lieu et place de l’examen annuel en forme de couperet contre lequel les éternels battus avaient tant lutté. Elle a ensuite débité les diplômes en tranches, courtes, longues ou moyennes. Elle a réparti l’effort en petites doses plus faciles à avaler, les UV. Elle a adapté le contenu de sa formation à tout ce qui, à ses yeux, pouvait la rapprocher du monde réel. Avec juste un train de retard. Elle s’est mise à l’heure de l’ Internet, s’est inventé des maîtrises en communication, avec des sous-spécialités... Et rien n’y a fait. Toujours les mêmes reproches. Les études universitaires seraient inadaptées. Celles des grandes Ecoles seraient infiniment plus adaptées.

Avec de tels arguments, il n’est pas étonnant que les jeunes diplômés universitaires partent battus d’avance à la recherche de leur premier emploi. Et que la perspective d’une flexibilité contractualisée et organisée les effraie à ce point. L’ échec est en effet patent. Les entreprises préfèrent le plus souvent le format carré des Écoles, et tout particulièrement des Écoles de commerce, à celui des Universités, lorsqu’il s’agit d’un premier recrutement. Mais à y regarder de plus près, c’est probablement dommage . Quant au contenu de l’enseignement, est-il réellement la principale raison de cette situation ?

Dommage, car une formation universitaire bien faite laisse bien plus d’initiative à l’étudiant pour s’ouvrir à une culture plus générale et bien plus vaste que la stricte "science" du management, dont, d’ailleurs, les entreprises n’ont pas vraiment besoin lorsqu’elles recrutent un jeune diplômé. De toutes façons, toutes reprennent des formations, maison pour les plus grandes, ou sur le tas pour les plus petites. A quelques exceptions près relevant de domaines très techniques, ce n’est donc pas vraiment un problème de contenu. Les universités excellent d’ailleurs dans les domaines techniques qui leur sont exclusifs (Droit, médecine), mais à condition qu’une sélectivité suffisante puisse être assurée, qui garantisse une meilleure homogénéité des diplômes obtenus et en assure la crédibilité, ce que les Écoles ont appris depuis longtemps. L’ Université, coincée par sa vocation publique et des principes d’un autre âge, gère des troupes bien trop nombreuses aujourd’hui, pour que leur soit garantie l’assurance d’un job contre un diplôme. La compétition est partout désormais. Sur les marchés, entre les entreprises, entre les hommes dans les entreprises, entre les candidats toujours plus nombreux que le nombre de postes à pourvoir. La compétition, c’est la vie. N’en déplaise aux tenants d’un modèle français désormais condamné par la globalisation.

A la lecture de quelques commentaires concernant le CPE, on est en droit néanmoins de s’interroger sur l’adéquation du profil de certains étudiants à la demande étroite du marché. Et sur l’idée qu’ils se font de l’entreprise et du travail en général. Comment peut-on préférer, à 25 ans, devoir attendre plus d’un an pour trouver un job, au risque potentiel d’un CPE ? Comment ne pas voir que le CPE, c’est justement une excuse de plus enlevée à ceux qui voudraient, qui pourraient embaucher, mais qui se sont donné tous les prétextes pour ne pas le faire ? Comment ne pas y voir une chance de justement faire la différence, de mettre en valeur sa créativité, son dynamisme, sa motivation et son désir d’apprendre ? Comment croire sérieusement qu’un patron, qui aura consacré plusieurs mois à la formation d’une nouvelle recrue à peine dégrossie au sortir de ses études, se résoudra de gaîté de coeur à la remplacer avant la fin du CPE ? Alors, où est le risque, vraiment ? Est-il plus prudent de ne rien faire, de ne rien changer et de ne rien tenter ? Peut-on reprocher à un Premier ministre qui, quels que soient les enjeux, a pris le risque de déplaire, d’avoir avancé vite des propositions pour l’action ? Les propositions présentées comme alternatives par une revenante de l’utopie, Martine Aubry, seraient risibles si elles ne contribuaient pas à graver plus profondément encore l’ultime recours à l’ État-Providence, dans une opinion déjà désemparée.

Faisons le pari du succès. Le CPE, c’est aussi et peut-être avant tout l’occasion d’une prise de conscience salutaire, du côté des employeurs. Ce n’est pas une précarité misérabiliste. Il organise simplement, et sans drames inutiles, les conditions dans lesquelles l’insatisfaction des uns ou des autres aurait à s’exprimer en cas d’échec. Il n’y a pas, il n’y aura plus d’emploi à vie. Les entreprises n’ont pas non plus la vie éternelle. Autant le savoir et agir vite.

Pour finir sur une note personnelle, je suis diplômé de l’Université et chef d’entreprise. Mon premier salaire était tout juste au niveau du SMIC de l’époque, avec un contrat résiliable sans indemnités sous un mois de préavis. Comme quoi tout peut arriver...


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113 réactions à cet article    


  • éric (---.---.194.234) 8 mars 2006 11:55

    La fin de votre article est un message d’espoir du type : toutes les semaines quelqu’un gagne au loto. Oui on trouvera toujours des gens qui ont réussi ou échoué en sortant de telle ou telle filière. Ce qui importe ce ne sont pas les exceptions mais le reste de la « troupe ». La grande majorité. Moi aussi je suis diplômé de l’université et j’y assure quelques enseignements aujourd’hui. Je suis tout à fait d’accord sur le fait que les formations universitaires n’ont rien à envier à d’autres et que l’étudiant y rencontre des enseignants de tous horizons. C’est une chance et une bien meilleure ouverture d’esprit que le « moule » des grandes écoles. Mais là où je ne vous rejoins pas c’est au sujet de l’employeur qui recrute, qui forme et qui de ce fait ne licenciera pas. J’aurai bien des exemples à citer mais je ne peux le faire ici précisément. Je cite donc quelques risques liés au CNE et CPE :

    - Comment articuler droit de grève et CNE/CPE ?
    - Comment devenir représentant du personnel ?
    - Peut-on faire un enfant pendant le CPE/CNE ?
    - Quid du malade ou du blessé pendant le contrat ?
    - Comment refuser une modification de son lieu de travail ?

    La liste pourrait se compléter à l’infini.

    La relation contractuelle est juste si les parties au contrat sont sur un pied d’égalité au moment de la formation du contrat pour y négocier les clauses et décider de s’engager, et au cours de l’exécution du contrat pour assurer le respect des clauses. Le salarié, avec un taux de chômage structurel d’environ 10% n’est pas en situation d’égalité. Par ailleurs, le chef d’entreprise est le décideur, le salarié est son subordonné. Le droit doit donc le protéger. C’est cette inégalité qui explique la création du droit du travail.

    Vous dirigez une entreprise, vous savez donc bien que le chef d’entreprise recrute parce qu’il a des besoins de main d’œuvre et non en fonction de l’état du droit. Sinon comment expliquez-vous que les entreprises aient recruté pendant les trente glorieuses alors que le droit du travail devenait de plus en plus protecteur ? Le problème de l’emploi cache le vrai problème : celui de la répartition des richesses. Et si l’on pense que seul le travail crée la richesse alors le travail doit être partagé et mieux rémunéré. Regardons la répartition de la valeur ajoutée dans l’entreprise entre facteur travail et capital. Aujourd’hui les entreprises craignent bien plus leurs actionnaires que leurs salariés. Et si comme vous le dites l’employeur ne recrute pas pour licencier, alors pourquoi ne recrute-t-il pas avec un CDI classique qu’il pourra rompre si son salarié est incompétent ou si la conjoncture économique se dégrade ? L’impossibilité de se défaire d’un salarié en CDI est une légende juridique entretenue par les partisans du « dressage » des salariés. Et l’argument des indemnités élevées à verser en est de même. Vérifiez objectivement le code du travail et votre convention collective. Je suis donc opposé à tous les types de contrats qui précarisent sauf si l’on fait de même en droit commercial. J’achète le produit fabriqué par votre société et pendant deux ans je me réserve le droit de vous le retourner sans explications. Je vous propose un nouveau concept : la vente précaire. C’est très idiot n’est-ce pas ! La vente de votre produit ne deviendra définitive qu’au-delà d’un délai de deux ans. Que va en penser votre banquier ? Vous fera-t-il confiance ? Pourrez-vous vous investir dans l’avenir sereinement ? Ce risque sera-t-il gage de motivation ? Remettons les choses dans l’ordre : l’économie est une science au service des individus et non l’inverse. Aujourd’hui l’humain, le salarié dans l’entreprise est devenu la variable d’ajustement à la conjoncture économique. Tant qu’il en sera ainsi les relations seront malsaines entre employeurs et salariés. Salariés qui par ailleurs sont aussi, trop de chefs d’entreprises l’oublient, des consommateurs.

    Dernière question enfin : souhaitez-vous le CPE pour vos enfants ?


    • éric (---.---.194.234) 8 mars 2006 12:02

      suivez l’URL pour d’autres remarques et la consultation des rapports Cahuc et Proglio sur ces sujets.

      http://classemoyenne.hautetfort.com/role_protecteur_du_droit_du_travail_/


    • Roues Libres Claude DP 8 mars 2006 14:27

      Je ne suis certain de rien sauf d’une chose. Une « réussite » confirmée est rarement la rencontre heureuse entre un hasard et un peu de chance. Je parierai plutôt sur du travail (beaucoup) , et des opportunités saisies en prenant des risques (quelques). Je n’ai pas à ce point de vue l’impression d’avoir gagné au loto. Je suis bien obligé de remarquer aussi que sur les 5 questions que vous posez à propos du CNE, 3 au moins sont en contradiction avec ce qui précède. Rechercher un premier emploi dans la perspective d’une délégation syndicale, d’une bonne petite grève et tout en refusant par avance toute mutation me parait terriblement peu opportun... Je suis par contre d’accord avec vous sur le point que l’arrêt d’un CDI de moins de deux ans ne pose pas de problème insurmontable et ne saurait constituer une excuse pour justifier de l’intérêt du CNE. Sauf qu’ un licenciement doit être justifié et que cette justification repose en droit français sur la notion de faute. Et c’est là que les choses deviennent à la fois compliquées et douloureuses pour les interessés, le débat sur la faute constituant un réservoir sans fin d’activité pour les avocats spécialisés et les Prud’hommes. C’est de toute façon une épreuve traumatisante tout à fait inutile au tout début de sa carrière. Le CPE a à cet égard le mérite de codifier les choses en préservant au moins autant sinon mieux les droits du salarié. Enfin et c’est le plus important, le CNE, comme je le rappelle plus haut, c’est aussi un défi et une prise de conscience pour l’entreprise. Alors oui, je conseillerais volontiers à mes enfants d’en accepter le risque, plutôt que de rester dans l’attente indéfinie d’un CDI.


    • VD (Paris) (---.---.235.111) 8 mars 2006 14:38

      Votre commentaire est intéressant et bien argumenté. Je souhaiterais toutefois faire quatre remarques qui reprendront pour partie des élements développés dans l’article. Note : je suis également dirigeant d’une petite entreprise de 8 personnes.

      1- Bien sûr qu’on ne crée pas un emploi parce le contrat est souple, mais bien parce qu’on en a besoin. Il ne faut pas croire néammoins que la décision d’embauche est toujours simplement binaire. J’ai un besoin donc j’embauche je n’en est pas et donc je n’embauche pas. La réalité est plus complexe et c’est plus souvent un arbitrage entre : « On s’est débrouillé sans jusqu’à maintenant.. » et « Bien sûr que ça nous aiderait mais le revenu supplémentaire justifiera-t-il le coût.. » et je puis vous assurer qu’en ce qui nous concerne au moins la réponse n’était jamais évidente. C’est en cela (le droit de se tromper) que la souplesse du contrat est importante et peut le cas échéant influer sur la décison d’embaucher. En revanche et ça c’est une constante chez nous, le fait d’avoir embauché une nouvelle personne a toujours eu des effets bénéfiques insoupsonnés et en très peu de temps chacun de nos nouveaux employés a rendu le nouveau poste incontournable.

      2- En conséquence du point 1, je ne peux même pas imaginer nous séparer d’aucun de nos employés pour des raisons tactiques de flexibilité en fin de période d’essai. Que certaines entreprises le fassent j’imagine que c’est le cas mais je ne peux pas croire que ça puisse représenter un pourcentage vraiment significatif. Je suis d’ailleurs sidéré par l’image qu’ont les entreprises dans l’imaginaire collectif. C’est sans doute le reflet de ce qui se passe dans les grands groupes où clairement les relations sont très particulières, mais dans une entreprise de taille normale, licencier une personne qui donne satisfaction (à moins que cela ne soit pour des raisons économiques) est une hérésie.

      3- Je pense que vous-même reconnaitrez (comme pourrait le faire sans doute Villepin lui-même)que vous n’êtes sûr de rien et qu’il n’est pas impossible que le CPE crée des emplois qui deviendront stables comme il est évidemment possible que cela ne marche pas du tout. Mais quel est le risque à essayer :

      a- Worst case scenario : Cela ne crée aucun emploi nouveau et tous les nouveaux contrats signés qui l’auraient été en CDI sont signés en CPE et tous seront licenciés dans 23 mois pour être remplacés. Je reconnais que ce ne serait pas terrible sinon que nous aurions de manière concommitente sur le marché un afflux de millions de personnes avec 2 ans d’experience et un nombre équivalent d’offres d’emplois en face. Ca ne serait pas non plus la fin du monde.

      b- Scenario négatif mais pas catastrophique : le CPE crée quelques nouveaux emplois qui sont tous remplacés dans 23 mois. Là encore pour ces jeunes dans deux ans je crois qu’ils seront en meilleure situation qu’ils ne le sont maintenant ou même qu’ils ne l’auraient été si ils avaient passé deux ans de stage en CDD et back to stage...

      c- tous les autres scenarios de moins en moins négatifs... Pour conclure sur ce point, je pense sincèrement que le risque a essayer n’est pas très important en comparaison du bénéfice qu’entrainerait un succès de la mesure.

      4- Enfin, vous dites (peut-être à raison, je ne sais pas vraiement) qu’il est à peine plus compliqué dans la réalité de se séparer d’une personne en CDI ; si vous avez raison, en quoi le CPE est-il alors si terrible ?

      Cordialement,


    • bladam (---.---.152.116) 8 mars 2006 17:33

      "Comment articuler droit de grève et CNE/CPE ? Comment devenir représentant du personnel ? Peut-on faire un enfant pendant le CPE/CNE ? Quid du malade ou du blessé pendant le contrat ? Comment refuser une modification de son lieu de travail ? "

      - Comment articuler droit de grève et RMI/Chômage ?

      - Comment devenir représentant du personnel ? Quand tu commences un nouveau métier tu as peut-être d’autres chat à fouetter.

      - Peut-on faire un enfant pendant le RMI/Chômage ?

      - Quid du malade ou du blessé pendant le contrat ? C’est le doit du travail qui s’applique. CMU ?

      - Comment refuser une modification de son lieu de travail ? Il faut dire non. Ce pb s’applique aussi aux CDI.


    • On_s_en_mele (---.---.40.126) 9 mars 2006 01:08

      Pourquoi vouloir toujours parler des actionnaires alors que la majorité des entreprises n’en ont pas ?

      La différence entre le CPE et l’interim, c’est que dans le cadre du CPE, l’employé à droit à toute la convention collective de l’entreprise, aux mutuelles s’il y en a.

      Un employeur ne s’amusera pas à virer un jeune au bout de 1 an et 11 mois pour le remplacer par un autre, car il aura trop investi pour sa formation. Par ailleurs, 8% sur la totalité du salaire représente une somme non négligeable.

      Un employé en CDI qui est licencié avant 2 ans d’ancienneté ne touche aucune indemnité.


    • perlin (---.---.207.88) 10 mars 2006 06:43

      Beaucoup de contre-vérités dans vos propos Eric. Si j’étais employeur vous me feriez très peur avec les questions que vous vous posez à la veille d’entrer dans la vie du travail. Vous vous trompez aussi sur la facilité de licencier un CDI Vous oubliez que le CPE est assorti d’une exonération de charge durant 3 ans, c’est très motivant pour un employeur. Si vous voulez moins de capital dans l’entreprise, essayez, construisez-là


    • (---.---.38.140) 8 mars 2006 11:58

      Une argumentation = argument + preuve.

      pour l’instant il n’ y a pas de preuves des bienfaits de ce contrat. Le temps dira si vos arguments sont valables ou pas...


      • Roues Libres Claude DP 8 mars 2006 12:44

        Mon argument est celui du pari de Pascal. Qu’avons nous réellement à perdre en croyant que le CPE peut marcher ? A contrario est-il absolument nécessaire de marcher pour se convaincre de ne pas y croire ? smiley


        • neuromancer (---.---.59.70) 8 mars 2006 13:31

          Nous avons beaucoup à y perdre : pendant que vous pourrez vivre tranquillement avec votre CDI, nous, jeunes, seront soumis à notre employeur pendant deux ans. Qui plus est, si on est licencié, nos indemnités seront très faible. Bref, à vous entendre, la précarité vaut mieux qu’un peu de galère avant de trouver un job. Que diriez vous, si, à votre âge, ont vous demandais de rester deux ans à l’essai, avant qu’on vous embauche en CDI ? Pourquoi autant de discrimination envers toute une catégorie de la population ? L’argument du chomâge ne tient pas. On ne résorbera pas le chomâge avec des réformettes précarisantes.


        • Fred (---.---.155.75) 8 mars 2006 14:53

          La periode de chomage en France est superieure a un an ; sortant des ecoles le jeune ne peut pretendre a rien mis a part le RMI s’il a plus de 25 ans. Donc vous prefereriez rester plus d’un an au chomage en attendant un CDI plutot que d’essayer un CPE avec le risque d’etre licencie durant cette periode de deux ans ?


        • cuzco (---.---.105.7) 8 mars 2006 23:32

          Ce n’est pas très honnête de ramener le CPE en comparaison avec le chômage. Avec ce raisonnement, on accepte n’importe quoi ! Les CNE signés depuis aout 2005 n’ont été que des substitutions de CDI ou CDD. Aucune création de poste. Alors arrêtons de se voiler la face, en faisant croire que si c’est mieux que pire, ce serait bien.

          Que celui qui défend le CPE, envisage d’être prêt à renoncer dès aujourd’hui par contrat aux garanties que lui donne le droit du travail pour les deux années à venir. A partir de là, on pourra parler à égalité.


        • Fred (---.---.155.75) 9 mars 2006 09:07

          j’ai bosse 5 ans aux US donc je sais ce que c’est que la flexibilite du travail et je n’avais aucun probleme avec ca car je savais que je n’aurais mis que 4 mois en moyenne a retrouver du travail.


        • Rage Rage 8 mars 2006 14:14

          Bonjour,

          L’article rédigé par CDP ci-dessus est intéressant mais trop parcellaire. Il faudrait arrêter la langue de bois quand même un jour...

          Tout d’abord, je rejoins parfaitement l’analyse sur les universités : les formations universitaires n’ont absolument RIEN à envier sur la QUALITE de l’approche par rapport aux grandes écoles. Pourquoi ? Parce que l’université forme à une culture, elle forme à l’autonomie, elle forme sur le tas ceux qui veulent s’en sortir alors ques les grandes écoles forment des clones, toujours semblables, toujours pareils. Ses forces : l’autonomie, la pluridisciplinarité. Ses faiblesses : le manque de professionnalisation et surtour l’absence de réseau soudé.

          Première clé de lecture essentielle : Si actuellement 2 mondes s’opposent en France, cela vient de la racine dès la fracture privé/publique qui se mutte en fracture université/grandes écoles pour ceux qui y accèdent. Là où la filière publique forme la masse, la filière plus ou moins élitiste/privé forme les plus favorisés (fils et filles d’enseignants, de notables, de cadres...). La faille se creuse avec la classe préparatoire mais SURTOUT au travers des réseaux que les uns ou les autres disposent. Plus exactement, ce qui tue l’université, c’est son absence de cohésion « de corps », ce qui se traduit par une image DETERIORE et donc des réseaux moins solides.

          - Quand vous sortez d’une grande école, que vous soyez nul ou non (le plus souvent oui) les recruteurs peuvent se battre pour vous recruter puisqu’ils croient dans le mirage de la « réputation de l’école ». Voilà les ravages des rangs de classement bêtes et méchants.
          - Quand vous sortez de l’université, vous devez vous battre à 10 pour 1 poste, déjà contre vos collègues, mais aussi dans un rapport de force détérioré avec l’employeur. Vous devenez donc dépendant.

          Dans le 1er cas, les réseaux et promos plus restreintes créent un esprit de groupe, un esprit qui dit qu’il vaut mieux être tous groupé, même en étant pas doués, mais soudés. Dans le 2nd cas, les réseaux se diluent avec la masse et la compétition dans les amphis. L’absence de cohésion à 400 est évidente. Pour preuve, les filières qui fonctionnent à la fac sont souvent celles qui ont 10-20 élèves en Master...

          Deuxième clé de lecture : Vis à vis du CPE, voir mon article précédent au passage « contrat première embûche », j’aimerais quand même savoir à quel degré d’aveuglement vous tombez pour croire un seul instant que le problème ce soit le contrat.

          On agit toujours sur le CONTENANT mais jamais sur les CONTENUS. Actuellement le CDI comporte un seul vrai problème : au bout de 2 ans, l’employeur ne peut plus virer sans passer au chèquier. Cette question passe toujours à la trappe au profit de l’impossibilité de licencier. Mais laquelle ? Motif economique ? C’est possible depuis peu. Avant 6 mois ? Il y a légalement 1 période de 3 mois maxi renouvelable 1 fois. Alors OU est le problème avec ce CDI ?

          Le problème, c’est que pour créer de l’emploi, il faut déjà cesser de former 60% de cadres pour 10% des emplois. Ensuite il faudrait cesser de payer les ouvriers, le BTP, la restauration, l’hotellerie au lance-pierre, surtout pour les salariés... Par ailleurs le vrai problème c’est que la France ne GENERE PAS de NOUVEAUX postes. Il suffit de constater les chiffres sur 20 ans pour comprendre, et ce malgré l’évolution démographique... Enfin, et cessez là de vous leurre, les CNE/CPE ne sont que des contrats « temporaires » qui ne peuvent perdurer après 2007.
          - La 1ère raison est simple, on précarise 60% des CDI pour créer au mieux 40% de ces contrats, dont 20% sera brisé avant 2 ans. Pour le reste, ils deviendront des CDI.
          - 2ème raison, cela ne change RIEN au fond ! Je rejoins le 1er commentaire sur les multiples effets pervers.
          - 3ème raison, les CPE/CNE ont un coût élevé pour l’Etat.
          - 4ème raison, à force de toujours tirer à vu sur les jeunes, à force de toujours précariser, on va fusiller encore un pan de l’économie. Et que l’on aille pas me raconter que les banquiers vont délivrer des prêts IMMOBILIERS sur 20 ans à un gars en CPE. Un prêt pourri de 10 000€ peut-être, mais est ce que le banquier à intérêt à ce que vous gardiez votre job ? C’est à voir...
          - 5ème raison, sous couvert de dénoncer ce que tout le monde voit, M.Villepin veut satisfaire le MEDEF et ouvrir clairement une brèche dans le code du travail, non pas pour l’améliorer, mais pour en faire un prétexte au contrat unique précarisation.
          - 6ème raison : VOUS, quel est votre statut dans la vie pour souhaiter à vos enfants ce que vous même n’auriez accepter ? Etes vous si egoïste quand vous parlez de vos retraites alors que vous générer une génération SMIC ? 7ème raison : confiance 0 et projetion à l’avenir morte

          La liste pourrait être longue. Il faut cesser de rêver. Le vrai problème, c’est la réforme de fond de l’Etat. La vrai action, c’est d’envoyer aux oubliettes nos dirigeants dont MEME les services de l’Etat ne peuvent plus les supporter. La vrai réforme, c’est d’optimiser les budgets de l’Etat en réduisant les dépenses de fonctionnement au profit de l’investissement.

          Alors arrêtez de nous faire croire qu’un contrat sans lendemains puisse changer la donne. Merci.


          • VD (Paris) (---.---.235.111) 8 mars 2006 15:39

            Je suis toujours attristé par toute l’energie qu’on dépense en France à trouver les raisons pour lesquelles une nouvelle idée ne marchera pas. Si seulement une infime partie de cette énergie était dépensée à trouver des idées qui pourraient marcher ou à trouver des moyens de surmonter les difficultés que rencontreront les nouvelles mesures, le chômage des jeunes serait sans doute moins aigu.


          • cuzco (---.---.105.7) 8 mars 2006 23:39

            Vous voulez des solutions qui marche ?

            80 % des emploi-jeunes ont débouchés sur un vrai contrat.

            100% des emplois-jeunes peuvent se prévaloir de 5 ans d’expérience avant la trentaine (tout le monde sait que le manque d’expérience est le premier handicap des jeunes diplômés)

            En voilà une idée qui a marché. Mais la démagogie a amené l’UMP à les supprimer. Ils ont beau jeu maintenant de nous présenter une situation catastrophique pour imposer le CPE. Ils en sont les premiers responsables !


          • Fred (---.---.155.75) 9 mars 2006 09:30

            En l’occurence je crois que vous avez melange les chiffres, la majorite des emplois jeunes ne debouchent pas sur un CDI et vous auscultez le cout des ces emplois (en 2001, les emplois jeunes ont coute 4 milliards d’euros pour l’etat).

            Cependant vous avez raison, ces jeunes ont eu une experience professionnelle dans des associations, les collectivites locales, l’education nationale et la police.


          • Gil (---.---.93.79) 9 mars 2006 11:41

            Ce n’est apparament pas le cas. Citez la source de vos stats..


          • Gil (---.---.93.79) 9 mars 2006 11:44

            Excellent commentaire de rage qui a les pieds sur terre apparament. Avis et conclusion partagés.


          • Marsupilami (---.---.60.6) 8 mars 2006 14:25

            « Nos machines au souffle de feu, aux membres d’acier, infatigables, à la fécondité merveilleuse, inépuisable, accomplissent docilement d’elles-mêmes leur travail sacré ; et cependant le génie des grands philosophes du capitalisme reste dominé par le préjugé du salariat, le pire des esclavages. Ils ne comprennent pas encore que la machine est le rédempteur de l’humanité, le Dieu qui rachètera l’homme des »sordidoe artes« et du travail salarié, le Dieu qui lui donnera des loisirs et la liberté ».

            « La morale capitaliste, piteuse parodie de la morale chrétienne, frappe d’anathème la chair du travailleur ; elle prend pour idéal de réduire le producteur au plus petit minimum de besoins, de supprimer ses joies et ses passions et de le condamner au rôle de machine délivrant du travail sans trêve ni merci (...) Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie traîne à sa suite des misères individuelles et sociales qui, depuis des siècles, torturent la triste humanité. Cette folie est l’amour du travail, la passion moribonde du travail, poussée jusqu’à l’épuisement des forces vitales de l’individu et de sa progéniture. Au lieu de réagir contre cette aberration mentale, les prêtres, les économistes, les moralistes, ont sacro-sanctifié le travail ».

            Le Droit à la paresse, Paul Lafargue, 1880.


            • Roues Libres Claude DP 8 mars 2006 15:01

              Je ne résiste pas à retourner à Marsupilami ce post que j’avais écrit en juin 2005. Infiniment moins romantique certes que Paul Lafargue, mais probablement plus adapté aux réalités d’aujourd’hui.. smiley

              http://marciac.typepad.com/roues_libres/2005/06/je_ne_connais_p.html#more


            • Anthony Meilland Anthony Meilland 8 mars 2006 16:11

              Ayant lu plusieurs de vos commentaires et n’ayant pas compris vraiment vos motivations pouvez-vous avoir l’amabilité d’éclaicir certains points ?

              - Quel est, pour vous, le but d’un modèle social ?
              - Et le but de la vie ?
              - Pensez-vous que le retour au plein emploi jusifie certains reculs sociaux ?
              - Lequels ? ( suppression de la durée de travail maximum, de la journée de repos hebdomadaire, des congés payés, interdiction du travail des enfants...)
              - Pensez-vous que le modèle anglo-saxon pur et dur (celui de USA) est le plus optimum ?
              - Devons-nous renoncer à tout forme de redistribution envers les plus démunis ?
              - Pensez-vous que le marché peut tout régler ?
              - Doit-on limiter ou encourager les violences sous leurs différentes formes ?

              Merci d’avance.


            • Claude DP (---.---.161.18) 8 mars 2006 20:37

              Beaucoup de questions très interessantes mais qui ne me paraissent pas dans le débat et qui requièrent pour y répondre au moins une agrégation en pataphysique, que je n’ai malheureusement pas obtenue. Juste deux ou trois choses, je ne crois pas à la notion de modèle social en France comme ailleurs. Ni à la fatalité de la régression. Ni au déclin inéluctable. Je crois à une jeunesse française entreprenante et dynamique capable de se mobiliser pour sortir ce pays du pétrin dans lequel il a été plongé par 15 années de mensonges.


            • Anthony Meilland Anthony Meilland 9 mars 2006 10:22

              « Beaucoup de questions très intéressantes mais qui ne me paraissent pas dans le débat »
              - Pourtant pour la plupart des gens, le débat sur le CPE tourne autour de cette question : Quelle société veut-on ?

              « une agrégation en pataphysique »
              - Faux ! Les questions du sens de la vie, du progrès, des modèles de société sont des questions philosophiques. Mais cette discipline, n’étant pas rentable et productive, doit certainement vous paraître inutile.

              « je ne crois pas à la notion de modèle social »
              - Croyez-vous à la notion de modèle politique ? Economique ? Philosophique ? Nier l’existence de modèles sociaux n’est pas intellectuellement honnête ! L’état providence ne serait donc pas un modèle de société d’après vous. Vous êtes peut-être contre les modèles sociaux, mais vous ne pouvez pas honnêtement prétendre qu’ils n’existent pas.

              « . Ni à la fatalité de la régression. Ni au déclin inéluctable »
              - Pourtant, dans le lien vers l’article de votre blog, vous stigmatisez la réduction du temps de travail et le passage d’une société centrée sur le travail vers une société plus diverse, où les activités non pécuniaires sont au moins aussi importantes. Ne pensez-vous donc pas que la libération des hommes des taches les plus ingrates et pénibles est un progrès ? La réduction du temps de travail depuis l’époque préhistorique des chasseurs cueilleurs n’a-t-elle pas permis le développement de l’art et des sciences ? Devrions-nous revenir aux conditions de travail du XIXe siècle pour être plus flexible ? Ne connaissez-vous pas de simples employés au travail peu enthousiasmant qui profitent pleinement de leurs 4 heures hebdomadaires de libre en plus ?

              Il y a une vie après le travail Monsieur Claude DP.


            • olivier (---.---.12.68) 14 mars 2006 23:29

              Quelques réponses à un post précédent :

              Ayant lu plusieurs de vos commentaires et n’ayant pas compris vraiment vos motivations pouvez-vous avoir l’amabilité d’éclaicir certains points ? Quel est, pour vous, le but d’un modèle social ? Rép : offrir du travail à un maximum de monde, promouvoir le travail et la réussite sociale, offrir à chacun la possibilité de réussir par sa force de travail.

              Et le but de la vie ? Rép : ça, c’est une vaste question...

              Pensez-vous que le retour au plein emploi jusifie certains reculs sociaux ? Rép : oui, bien sûr ! Le concept même d’acquis sociaux est absolument incompréhensible ! Les droits et devoirs de chacun est susceptible de varier en fonction de l’évolution de la société, et on parle ici de la société mondiale... pas de notre « village gaulois ».

              Lequels ? ( suppression de la durée de travail maximum, de la journée de repos hebdomadaire, des congés payés, interdiction du travail des enfants...) Rép : la durée maximale du travail et les congés payés bien entendu, c’est ce qui vient en premier lieu à l’esprit. En réalité, on devrait laisser à chacun le droit de travailler plus pour gagner plus. On devrait plus facilement accepter les différences de traitement entre les salariés selon la qualité et la consistance de leur travail. Exemple : je choisis de travailler 50 heures par semaine là où mon collègue préfère en travailler 35, ou je choisis de me passer d’une semaine de vacances, et mon salaire est augmenté de 30% par rapport à ce collègue. Ce serait normal de pouvoir faire ça !

              Pensez-vous que le modèle anglo-saxon pur et dur (celui de USA) est le plus optimum ? Rép : c’est un système sur lequel on a entendu tout et n’importe quoi, mais sur lequel nous sommes finalement très peu éclairés ! Exemple : j’ai entendu dire qu’aux USA, le nombre de jours de grève (par salarié) serait plus important qu’en France !!! Bref, je pense qu’on n’est pas vraiment en mesure de juger. Ce qui est certain, c’est qu’aux USA, le travail est généralement plus valorisé (je travaille plus que mon copain, je gagne plus) et l’absence de travail carrément pas valorisée (pas de RMI et autres systèmes d’assistanat), ce qui en soi est plutôt une bonne chose. Mais c’est beaucoup plus compliqué et difficile de juger.

              Devons-nous renoncer à tout forme de redistribution envers les plus démunis ? Rép : probablement oui ! Le problème, c’est qu’il faudrait définir qui est démunis par choix et qui l’est par « fatalité ». Par exemple, on pourrait, comme en Suède, refuser toute aide aux personnes qui refusent un certains nombres d’emplois (un chômeur à qui on propose 2 offres d’emploi en relation avec ses compétence, et qui les refusent, voit ses indemnités chômage suspendues).

              Pensez-vous que le marché peut tout régler ? Rép : il faut laisser faire le marché au maximum, mais mettre des gardes fous (SMIC, etc.)

              Doit-on limiter ou encourager les violences sous leurs différentes formes ? Rép : quelles violences ???


            • Laurent 8 mars 2006 14:41

              Juste un court commentaire, le problème n’est pas ce que ce CPE va permettre pour une toute petite minorité d’emploi mais l’impact qu’il va avoir sur une majorité de CDI. A partir du CPE la grande majorité des employeurs n’offriront plus que des CPE aux moins de 26 ans ne serait-ce que parcequ’ils bénéficient d’une exonération de charges sociales pour trois ans. De plus ils pourront les « renouveler » (c’est à dire licencier avant les deux ans et reprendre trois mois après) tout cela n’est que gain pour l’entrepreneur qui souhauite assurer la flexibilité de sa masse salariale. Cette flexibibité existe déjà dans les entreprises de manière détournée et coûte très cher, demain elle coûtera moins cher grâce au CPE. Je vais faire un peu d’auto publicité mais j’ai fait un article sur ce sujet qui explique comment cela fonctionne à partir de mon expérience personnelle (http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=7676).


              • cuzco (---.---.105.7) 8 mars 2006 23:49

                exact Laurent : ce que vous dites est juste, il n’y a dans la loi aucun garde-fous aux abus.

                Quelques précisiosn :
                - le délai de 3 mois entre 2 CPE ne vaut que si l’on ré-engage le même salarié. Sinon, il n’y a aucun délai.
                - aucune limite d’enchaîner les CPE
                - si le CPE ne débouche pas sur un vrai contrat, les 100% d’exonérations de charges restent acquises, alors qu’il n’y aura eu au final aucune consolidation d’emploi !

                Autrement dit : vous êtes employeur, vous avez 12 mois de travail. Faire une CPE, rompu au bout de 12 mois (pas de justificatif de licenciement) est beaucoup plus intéressant qu’un CDD de 12 mois :
                - Exonération totale de charge
                - prime de licenciement 8% au lieu de 10% pour un CDD
                - aucun engagement de durée.


              • Anthony Meilland Anthony Meilland 8 mars 2006 15:46

                « La compétition, c’est la vie »

                C’est une vision très réductrice de la vie. Cette assertion est vraie seulement d’un point de vue darwinien, et ne doit s’appliquer qu’à la biologie. Et encore, dans ce domaine on a noté qu’il existait aussi d’autres aspects comme symbiose (profitons l’un de l’autre pour prospérer ensemble).

                Si on applique la compétition de manière absolue dans la société humaine on va finir par la déshumaniser entièrement.

                - Doit-on, Monsieur Claude DP, se débarrasser des handicapés qui ne sont pas optimum pour le monde du travail ?
                - Les retraités devraient être exclus de la société car ils sont des « parasites », beaucoup de sociétés animales bien organisées pratiquent cela et laissent mourir de faim leur vieux loin du groupe.
                - L’éducation ne devrait avoir comme but ultime que la formation d’ouvriers spécialisés comme chez les fourmis, sans cultures ni passions.
                - Finalement pourquoi ne pas se mesurer aux autres nations dans une immense guerre mondiale ? On pourrait commencer par se mettre d’accord avec les autres nation possédant l’arme nucléaire pour réduire nos concurrents à néant. Quelle victoire !! On pourrait aussi finir le tout dans une joyeuse guerre civile.

                Pour terminer je voudrais vous parler, en ma qualité de d’étudiant-chercheur dans la recherche publique de l’autre système de pensée : l’émulation.

                Contrairement à ce que des idéologues veulent nous faire croire, les progrès scientifiques du XIXe et du XXe siècle n’ont pas pour origine principale la compétition.

                Ce qui a permis tant de progrès en matière scientifique c’est la mise en commun des informations, chaque chercheur ne devant une petite partie dans ce grand édifice qu’est la recherche moderne. La publication systématique dans des journaux scientifiques librement consultables, ainsi que l’abandon de la propriété intellectuelle dans la plupart des cas, voilà ce qui a fait le succès de la science moderne. Et si Einstein aurait breveté ses théories relativistes et sa célèbre formule E=MC², nous aurions peut être perdu 20 ou 30 ans dans notre course pour le progrès.

                La compétition entre les différentes équipes scientifique existe, mais l’émulation est bien plus importante. Même les barrières nationales sont tombées. Le monde scientifique travaille dans un immense réseau public international en presque parfaite harmonie.


                • placedupre Jean-Noël BOUSSERIE placedupre 8 mars 2006 15:56

                  Vous parlez d’une époque en conclusion de votre article qui n’a plus cours. En premier lieu , le contrat résiliable au bout d’un mois d’essai , ce n’est pas la même chose que deux ans . Votre jugement sur l’état providence et l’utopie de martine Aubry démontre que vous avez choisi votre camps .Vous ne pouvez pas comprendre les inquiétudes de la jeunesse .


                  • (---.---.38.140) 10 mars 2006 10:05

                    c’est vrai que votre camp a le monopole de la comprehension. c’est sans doute pour cela qu’il ne juge plus utile le dialogue social


                  • Roues Libres Claude DP 8 mars 2006 15:57

                    L’ entreprise fonctionne avec des règles du jeu qui ne sont pas fixées par elle. La logique de marché, est sans doute comme la démocratie le pire des systèmes qui fonctionne, tous les autres ayant à ma connaissance encore à faire la preuve de leur réalisme à l’épreuve des faits. La compétition est le mode normal de fonctionnement du marché. La mission des chefs d’entreprise qui ne sont bien entendu pas des chercheurs, est d’optimiser les moyens mis à leur disposition dans un environnement compétitif. Dans lequel naisssent et meurent des opportunités et avec elles des entreprises. C’est leur vie si ce n’est la votre. Et en général ils aiment bien.


                    • MARANDON (---.---.183.226) 8 mars 2006 16:44

                      Monsieur le Premier Ministre,

                      Tenez bon, surtout tenez bon !

                      Ce qui fait scandale ce n’est pas le CPE :

                      C’est le fait que Bernard Thibault soit le patron d’une France qui a tous les privilèges et qu’il essaie de faire sa loi dans la rue avec quelques centaines de milliers de personnes, soit 1 % de la population française.

                      C’est l’acharnement médiatique contre ce projet, la jubilation des journalistes, en particulier ceux du secteur public pour parler de votre chute de popularité, des manifs et des manifs à venir, sans objectivité avec la plus basique idéologie. Ils mentent publiquement sans vergogne et sans conséquence pour eux.

                      Un conseil : annoncez que par mesure de justice entre tous les Français il n’y aura qu’un seul contrat de travail valable pour le secteur public comme pour le secteur privé et vous verrez la meute de toute votre noblesse administrative hurler dans la rue pour sauver leurs privilèges en laissant tomber les jeunes et leur CPE.

                      Pour en revenir au CPE, le scandale, c’était les « contrats jeunes » sans avenir de Mme Aubry dont la justification était : « c’est mieux que de ne rien faire et au moins ils auront acquis de l’expérience ». Personne n’a rien dit à l’époque alors que ces jeunes qui n’ont rien appris que les défauts de notre glaciation administrative ont été virés au bout de cinq ans.

                      Le scandale c’est les stages non payés, très nombreux et dont profitent les patrons.

                      Le scandale c’est de bourrer la tête des jeunes avec la sécurité du CDI. Personne de ceux qui en parlent n’a travaillé dans le secteur privé, à commencer par les intellos marxistes de France Culture ou les élus politiques. Un CDI ne protège pas d’un licenciement pour cause réelle et sérieuse dans lequel, tous les juristes le savent, l’employeur met n’importe quel motif fabriqué, et s’en tire aux Prud’hommes avec trois mois de salaire à verser à titre de d’indemnité. Quel ridicule, on fait toujours de l’idéologie alors que c’est çà la réalité.

                      Ceux qui ont les pieds sur terre, nos amis britanniques par exemple, font de la flexibilité du travail une condition de l’adaptation au changement. Résultats : loin derrière nous il y a 25 ans en terme de PIB, ils sont maintenant devant ( voir nos tableaux )et plus riches que nous ils rachètent nos propriétés dans tous les coins de France. Les salariés y sont devenus les maîtres du marché du travail, car il y a pénurie de main d’œuvre. On se garde bien partout dans nos media de parler de ces performances ; le Chef de l’Etat en rajoute même en parlant de la précarité du modèle anglais, ce qui est une contrevérité.

                      Ne parlons surtout pas de ce qui marche ailleurs des fois que la droite s’en serve pour gagner la bataille du chômage qui est la peste française et qu’elle gagne de ce fait les élections de 2007. Ces guerillas idéologiques nous font entrer en période glaciaire sous les yeux médusés de nos voisins. Période glaciaire ? toujours mauvais pour notre environnement !!.


                      • (---.---.12.179) 8 mars 2006 17:45

                        «  »Ceux qui ont les pieds sur terre, nos amis britanniques par exemple, font de la flexibilité du travail une condition de l’adaptation au changement. Résultats : loin derrière nous il y a 25 ans en terme de PIB, ils sont maintenant devant ( voir nos tableaux )et plus riches que nous ils rachètent nos propriétés dans tous les coins de France. Les salariés y sont devenus les maîtres du marché du travail, car il y a pénurie de main d’œuvre."

                        Quelques remarques pour préciser ces propos :
                        - la première concerne les raisons des progrès économiques de la GB : elle doit plus à la manne pétrolière qu’à la flexibilité du travail. La corrélation est d’ailleurs si nette, que la diminution de ces ressources pétrolières correspond à la dégradation récente de l’économie britannique aussi bien en terme de croissance ( < 2% en 2005), de déficit budgétaire ( > 3% en 2005) ou que de déficit de la balance commerciale (95 Mds d’euros en 2005)
                        - la seconde pour souligner que s’il y a plus de riches, il y a également plus de pauvres (cf. les 2,7 millions de personnes aidées -chiffres OCDE-, soit environ 10% de la population entre 20 et 60 ans, non incluses dans les chiffres du chômage).


                      • cuzco (---.---.105.7) 9 mars 2006 00:03

                        Marandon Vous voulez parler de ce qui marche ailleurs ? Chiche ! Allons-y

                        La flexsécurité au Danemark : Liberté de licenciement pour l’employeur. En contre partie l’employé touche après son licenciement 90% de son salaire et ce pendant 4 ans. Cette période est assortie d’une formation professionnelle obligatoire au bout de 6 mois de chômage et un vrai suivi de recherche / offre d’emploi.

                        Comparez maintenant cela aux 465 euros pendant 2 mois que propose le CPE. Prime de licenciement de 8% de la rémunération totale (contre 10% pour un CDD).

                        Il faut ouvrir les yeux sur la réalité de cette loi, et arrêter de rêver


                      • On_s_en_mele (---.---.40.126) 9 mars 2006 01:10

                        8% au lieu de 10 en Interim : Les 8% sont nets de charge alors que sur les 10% vous avez des charges. Donc plus bénéfique.


                      • Fred (---.---.155.75) 9 mars 2006 09:35

                        Si un employe est licencie apres son CPE, il n’a pas droit au chomage ? Je pense que si et donc vous pourriez ajouter les 70% de son salaire dans votre comparaison avec le Danemark.

                        Ceci dit je suis aussi plus pour un modele Danois que le CPE qui stigmatise une partie de la population. Nous devrions tous etre soumis a la flexibilite.


                      • Fabien (---.---.89.62) 9 mars 2006 11:55

                        « Ceux qui ont les pieds sur terre, nos amis britanniques par exemple, font de la flexibilité du travail une condition de l’adaptation au changement. » Avez-vous jamais habite au Royaume-Uni ? A qui faites vous référence ?

                        « Résultats : loin derrière nous il y a 25 ans en terme de PIB, ils sont maintenant devant (voir nos tableaux) et plus riches que nous ils rachètent nos propriétés dans tous les coins de France. » Je croyais qu’ils étaient occupes à organiser la flexibilité du travail (qui est) une condition de l’adaptation au changement...

                        « Les salariés y sont devenus les maîtres du marché du travail, car il y a pénurie de main d’œuvre. On se garde bien partout dans nos media de parler de ces performances ; le Chef de l’Etat en rajoute même en parlant de la précarité du modèle anglais, ce qui est une contrevérité. » J’ai du me tromper de Royaume ! Mais il est correct d’affirmer que terminer ses études avec un prêt de 30’000 Euros à rembourser ne crée pas de situation précaire.

                        Ne confondons la réalité des chiffre (existe-t-elle ?) avec la réalité humaine. De plus pourquoi rester dans un pays de rétrogrades Marxistes ? Nice-Londres, ce n’est qu’une heure d’avion. Je pense que vous regretteriez bien vite les gorges du Loup. Pour conclure, je ne comprends pas les discours du type « regarde à coté, le type a une voiture rouge et il va plus vite que nous, repeignons la voiture et nous gagnerons... »

                        Fabien


                      • (---.---.38.140) 10 mars 2006 10:10

                        Que pensez vous tres cher des entreprises qui utilisent les aides de l’etat (vos impots) pour des emplois qui disparaissent quelques mois plus tard ?


                      • cuzco (---.---.80.52) 11 mars 2006 15:37

                        @ FRED

                        En effet un employé licencié à droit au chômage.

                        Mais ceci n’est en rien une particularité du CPE ni du CNE ! Pire, sur ce point, ces sous-contrats, qui demandent pourtant plus de flexibilité, n’apportant que la même couverture que les autres contrats, on n’est pas du tout dans une démarche de flexsécurité (+ flexibilité = + de couverture), mais dans un détricotage unilatéral.


                      • (---.---.12.179) 8 mars 2006 16:50

                        Le CPE risque de passer à la trappe pour plusieurs raisons :
                        - il ne serait pas constitutionnel
                        - il ne respecterait les directives de UE, sur le droit du travail (licenciement)

                        Si tel est le cas, le gouvernement aura alors une excuse pour abandonner ce projet le tête haute.


                        • Gio (---.---.91.178) 9 mars 2006 22:19

                          Farfelu et d’une rare ignorance ;


                        • Claude L (---.---.33.195) 8 mars 2006 17:06

                          Je cite : Le scandale c’est de bourrer la tête des jeunes avec la sécurité du CDI. Personne de ceux qui en parlent n’a travaillé dans le secteur privé, à commencer par les intellos marxistes de France Culture ou les élus politiques.

                          Il y a longtemps que vous n’avez pas ecoute France Culture !les intellos marxistes ont ete remplaces par les chroniqueurs du figaro et quelques egares qui leur servent de caution,il y avait Benasayag qui decoiffait et faisait penser qu’une certaine liberte de parole passait encore, il s’est fait debarquer . Ecoutez les le matin, quelle misere je ne vois pas trop de difference avec BFM ! Pour ce qui est du CPE , je ne sais pas jusqu’ou le gouvernement veut aller, c’en est meme genant pour le medef Les jeunes « de mon temps » pouvaient enter dans l’entreprise et continuer a apprendre aujourd’hui aucune chance stages interim cdd toute une panoplie est disponible quelle regression !


                          • FDV (---.---.27.183) 8 mars 2006 19:40

                            ce contrat sera t’il appliqué aux enfants de Villepin par exemple ?

                            Qui a vu l’emission Capital du Dimanche 5 mars 2006 ? on y voyait des jeunes diplomés sortir de grandes écoles qui gagnaient SANS AUCUNE EXPERIENCE 3000 euros par mois.


                            • Claude DP (---.---.161.18) 8 mars 2006 20:32

                              Tout est relatif. On a également vu dans la même émission une jeune femme serveuse dans un restaurant de Genève qui gagnait la même chose. Au prix de son courage et de sacrifices personnels car rien ne s’obtient sans contrepartie. Sauf le RMI.


                            • Jojo (---.---.136.186) 8 mars 2006 20:51

                              Une même serveuse gagnerait-elle autant en France ? Le coût de la vie est prohibitif en Suisse, d’où les salaires.


                            • Gio (---.---.91.178) 9 mars 2006 22:21

                              Bonjour le Cégetiste ;


                            • wwww.jean-brice.fr (---.---.152.71) 8 mars 2006 20:52

                              Il y a trente ans, les fils des vichystes se sont emparés du pouvoir, grace à Mai 68 : les résultats sont là. Seule une autre politique peut nous sortir du pétrin dans lequel nos soit-disant élites nous ont mis. Sur ce point, allez sur www.jean-brice.fr, vous aurez une autre vision...


                              • Manu (---.---.241.212) 8 mars 2006 21:14

                                Deux remarques :

                                1- pourquoi les partisans du CPE ne parlent-ils jamais des exonérations de charges associées ?

                                2- quand cessera-t-on d’assimiler éducation et formation : l’école, le lycée et l’université, n’en déplaisent à beaucoup, n’ont pas vocation à former des salariés, mais des citoyens !

                                Pour finir, les entreprises qui réclament à qui mieux-mieux moins d’état n’arrêtent pas en même temps de se décharger sur lui de leurs obligations : la formation et la pérénnité de l’emploi. C’est bien plus facile d’accuser l’école ou l’université et de vanter la flexibilité !


                                • Roues Libres Claude DP 8 mars 2006 22:21

                                  Je ne suis pas un fanatique des aides publiques aux entreprises sauf cas très particuliers. Par contre je suis surpris que vous puissiez considérer que les entreprises ont vocation à assurer la pérénite de l’emploi...C’est un contresens absolu mais malheureusement fréquent sur la fonction économique et sociale de l’entreprise.


                                • Roues Libres Claude DP 8 mars 2006 22:33

                                  Sur votre premier point, j’ai répondu plus haut que l’interruption d’un CDI supposait la preuve d’une faute , l’incapacité professionnelle étant toujours très difficile à démontrer. Il résulte de cette contrainte juridique, des drames vécus au quotidien dans les entreprises et dont les effets pervers et traumatisants pour tous, se traduisent hélas ensuite par des réticences à l’embauche. Sur la compétition : c’est le mode de fonctionnement du marché qui en impose ses règles à l’entreprise. Si vous souhaitez vous en protéger il faut rechercher un emploi dans le secteur non compétitif comme environ la moitié des Français. Enfin, je ne suis pas certain du succès du CPE. Je m’élève par contre contre ceux qui en contestent l’utilité pour des raisons strictement idéologiques.


                                • Christophe (---.---.58.18) 8 mars 2006 22:37

                                  Par contre je suis surpris que vous puissiez considérer que les entreprises ont vocation à assurer la pérénite de l’emploi...

                                  Pour remettre les choses en ordre, ce sont les salariés et les chefs d’entreprises qui ont la responsabilité de la pérennité de leur entreprise. De ce fait, l’entreprise assure la pérennité de l’emploi de ses salariés ; et l’entreprise ne peut rien garantir sans sa pérennité.


                                • Roues Libres Claude DP 9 mars 2006 08:18

                                  Sur la fonction de l’entreprise : cessons de jouer avec les mots. La fonction de l’entreprise c’est de faire du profit. Bien entendu, le simple énoncé de cette évidence doit hérisser le poil des contempteurs de la Bienpensance. C’est poutant tout simple. Les entreprises à but non lucratif ne font pas partie de la sphère commerciale. Une entreprise sans profits est une entreprise qui meurt. Pour faire du profit, une entreprise réunit, à l’initiative d’un apporteur de capital qui accepte le risque d’un projet (on commence hélas toujours par lui...) les moyens nécessaires sous la forme d’investissements d’une part et de travail salarié d’autre part. Tout le reste est une question de règles du jeu et de rééquilibrage du pouvoir des uns sur les autres. L’entreprise joue avec les règles qui lui sont proposées. Le métier du chef d’entreprise consiste à les optimiser pour maximiser le profit de l’entreprise et investir d’avantage. C’est le moteur de la croissance, dont il faut bien reconnaitre qu’il est en panne en France. D’où l’intérêt de tenter de modifier les règles du jeu. Et de tenter encore si celà ne marche pas. Et d’essayer jusqu’à ce que celà marche


                                • Anthony Meilland Anthony Meilland 9 mars 2006 12:38

                                  « La fonction de l’entreprise c’est de faire du profit »

                                  C’est entièrement faux. Le but de d’une entreprise, comme son nom l’indique, c’est d’entreprendre. Si on remonte à l’origine des civilisations, l’entreprise avait pour but de créer un bien ou un service utile à la comunauté. En échange les entrepreneurs (patrons et ouvriers) recevaient une compensassion sous forme de nourriture, marchandises ou argent. Mais l’entreprise étant bien antérieure à l’invention de l’argent, on ne peut pas prétendre que son but premier était la réalisation de profits.

                                  De plus, j’espère qu’on entreprend encore de nos jours pour créer et non pour dégager des bénéfices. Prenons l’exemple d’un artiste, qui peut être considéré comme une micro entreprise, je pense honnetement que sa motivation première n’est pas de dégager des profits, mais de toucher le public tout en vivant correctement.

                                  Voilà pourquoi je affirme bien haut : les buts d’une entreprises sont, dans l’ordre d’importance, la création, la rémunération de ses membres, et enfin la réalisation de profits permettant le développement de l’entreprise.


                                • Roues Libres Claude DP 9 mars 2006 13:14

                                  C’est amusant. Votre portrait vous montre la tête dans les étoiles, ce que confirme votre cursus ainsi que vos propos. Le mien me montre en train d’essayer de négocier le prochain virage à bord d’une vieille voiture, pas si poussive dans le fond, mais assez brinquebalante quand-même. Comme notre vieux pays. Chacun son trip. Je vous laisse par contre Monsieur Meilland la totale paternité de votre interprétation de l’entreprise qui constitue pour l’ économiste de formation que je suis une agréable novation. Ceci étant dit, tant que des entreprises seront profitables et paieront fort justement des impôts, vous aurez la chance dans ce pays de pouvoir continuer vos recherches ainsi que vos études. Nous sommes dans le même train. Probablement pas dans le même wagon. Il faudra bien un jour nous mettre d’accord sur le sens de départ ! Libre à vous de mettre les entreprises dans le wagon de queue, mais je ne vous le recommanderais pas.


                                • (---.---.15.115) 10 mars 2006 15:06

                                  « C’est amusant. Votre portrait vous montre la tête dans les étoiles, ce que confirme votre cursus ainsi que vos propos »

                                  Vous n’êtes pas la première personne sur AgoraVox à critiquer mes propos en se servant de ma profession d’astrophysicien. Est-elle moins honorable qu’une autre ? Et croyez-vous vraiment qu’il faille uniquement avoir la tête dans les étoiles pour devenir astrophysicien ? Si vous le pensez vraiment, suivez ce cursus riche en Mathématiques et en Physique depuis le DEUG jusqu’au DEA vous verrez par vous-même qu’elle nécessite d’avoir dans une certaine mesure « les pieds sur terre ». Cette formation que vous critiquez, me permet de comprendre assez facilement beaucoup de concepts et d’abstractions qui ne sont pas uniquement valables en astrophysique et qui peuvent entre autre s’appliquer à l’économie. Mais passons donc sur ce point qui, je l’espère, n’était qu’un trait d’humour de votre part.

                                  « Ceci étant dit, tant que des entreprises seront profitables et paieront fort justement des impôts, vous aurez la chance dans ce pays de pouvoir continuer vos recherches ainsi que vos études »

                                  C’est un argument assez bas dont je ne vous pensez pas capable. De plus, vu la relativement faible contribution de l’impôt sur les entreprises comparée à celle de la TVA, il serait plus juste de dire que temps que les français consommeront j’aurais une chance de pouvoir faire mes recherches.

                                  Mon précédent commentaire avais uniquement pour but de vous montrez qu’une entreprise avait aussi pour but de créer quelque chose d’utile pour la société. Comment pourrait-on être satisfait uniquement parce que qu’on fait des profits ! C’est quelque chose que je ne comprends pas.

                                  Je vous répète que je n’ai rien contre l’entreprise. Je suis d’ailleurs fils d’entrepreneur. La plus grande fierté professionnelle de mon père n’est pas de faire de profit mais de créer quelque chose. Sa plus grande responsabilité m’a-t-il toujours dit, c’est de préserver une rentabilité suffisante pour pouvoir payer les salaires de ses employés. Faire des bénéfices n’est pas obligatoire dans une entreprise dont les dirigeants sont aussi les actionnaires. C’est bien, mais pas obligatoire.

                                  PS : Le fait que nous ne partageons pas les mêmes idéaux et les mêmes visions de la société ne doit pas nous obliger à nous moquer ou nous insulter mutuellement. Si certains de mes commentaires parfois un peu trop passionnés vous ont offensés, je m’en excuse grandement. Je pratique moi aussi un peu trop l’ironie.

                                  Merci d’avance. En espérant débattre de nouveau avec vous.


                                • Roues Libres Claude DP 11 mars 2006 23:59

                                  Cher Anthony, l’humour ou l’ironie si elle n’est pas (trop) blessante permettent d’alléger le débat. Vous ne m’avez pas insulté. Vous avez simplement été un peu mordant ce qui vous a valu ma réponse. Nous sommes donc quitte. smiley Il me semble que nous avons un problème de définition. Vous confondez peut-être marge et profit. Votre père espérait et on le comprend faire suffisamment de marge sur son CA pour rémunérer ses salariés, payer ses charges et ses impôts. Ce qui restait allait à l’achat de nouveaux équipements et quand tout était réglé le « profit » éventuel lui tenait lieu de rémunération. Et tant pis s’il ne restait rien, c’était une mauvase année. Schéma parfaitement honorable et acceptable socialement pour une petite entreprise. Je veux simplement vous dire que ce schéma est strictement le même pour les grandes, à l’acceptabilité sociale près. Mais bien évidemment, un patron de société du Cac40 ne peut pas avoir ni une âme ni un projet.. Vous voyez je recommence !


                                • hawkmoon (---.---.172.228) 8 mars 2006 21:34

                                  moi, je serais assez pour la vente sur 2 ans , avec retour sans motifs ! ensuite, meme pour le moindre RMI il faut aller le chercher dans les dedales admistratifs nos vaillants dirigeants(Villepin, CDP), devraient un peu essayer et tater sur le terrain du romantisme de Lafargue Quand rouvrira t on les mines, accessibles aux gamins dès 8 ans, avec les coups de grisous assimiles a la volonte des dieux ?merci pour le progres du CPE le travail n est pas tout, c est le salaire qui motive le salarie, comment obtenir un salaire qui permette de vivre en etant change d entreprise tous les 2 ans ?


                                  • Christophe (---.---.58.18) 8 mars 2006 22:18

                                    Vous reprochez à vos détracteurs d’associer directement embauche et licenciement. Pourtant, ne sont-ce pas là vos propres propos qui vous sont retournés ? En effet, vous êtes les premiers à justifier qu’une embauche par un contrat CDI ne vous permet pas de licencier comme vous l’entendez.

                                    Vous dites : « La compétition, c’est la vie ». En cela, je rejoins le propos d’Anthony Meilland tout en vous rappelant que ce qui permet de dissocier l’Homme de la bête est d’avoir su surpasser ses intincts animaux.

                                    Par ailleurs, beaucoup de d’entrepreneurs sont tellement obnubilés par de telles inepties qu’ils mettent en concurrence perpétuelle leur encadrement en oubliant totalement que l’émulation porte en elle les fruits des plus grandes avancées. De mon expérience passée dans la recherche appliquée, j’en arrive aux mêmes conclusions qu’Antony. De mon expérience actuelle dans le privé (PME), cela me fait sourire ... un tel dogmatisme en faveur, souvent, de l’inefficience.

                                    Si je comprends bien les propos tenus, le CPE permettra à l’entrepeur à pouvoir enfin entreprendre en limitant ses risques ; tout du moins en les reportant sur ceux qui seront embauchés dans ce but. Cela est-il la traduction de la volonté d’entreprendre « à la française » ?

                                    Pour ce qui concerne le CPE, je reprendrais, mais avec une conclusion différente les propos de VD point 4 :

                                    Enfin, vous dites (peut-être à raison, je ne sais pas vraiement) qu’il est à peine plus compliqué dans la réalité de se séparer d’une personne en CDI ; si vous avez raison, en quoi le CPE est-il alors si terrible ?

                                    par

                                    Enfin, vous dites (peut-être à raison, je ne sais pas vraiement) qu’il est à peine plus compliqué dans la réalité de se séparer d’une personne en CDI ; si vous avez raison, en quoi le CPE est-il alors nécessaire ?

                                    Ne vous y trompez pas ! Il y a sans doute des problématiques à résoudre pour permettre aux PME/PMI de résoudre certaines contraintes risque à l’embauche partant du principe vérifié que ces structures sont les plus dynamiques en terme d’emploi. Cependant, il n’est nullement nécessaire de réaliser une discrimination d’âge ni une extension à ceux qui ne sont pas dans le périmètre de la problématique ; à savoir les Groupes et les multinationales. Par contre, il est évident que ce type de mesures doivent être cadrées ; car c’est dans les PME/PMI que le droit des salariés est le moins bien respecté ; même si les entreprises incriminées sont minoritaires et que certaines le font plus par méconnaissance du droit que par volonté délibérée de contourner le droit.

                                    Pour ce qui est des emplois à vie, il faut cesser de se leurrer ; cela n’existe pas dans le privé, mais cela ne justifie pas une précarisation contractuelle.

                                    Notre but ne consiste pas à détruire le tissu des petites et moyennes entreprises, bien au contraire. Alors cessons de tenir des positions dogmatiques et travaillons ensemble plutôt que de laisser à des démagogues le choix des armes avec lesquelles nous risquons de nous blesser mutuellement.

                                    Depuis les législations absurdes des 35 heures (pas le fait de passer à 35 heures qui est du ressort de l’Etat, mais la législation qui ne laissait quasiment aucune marge de manoeuvre), la législation sur la durée des mandats CE et DP récemment (en omettant les CHSCT issus de ces deux instances), ... les gouvernements successifs ne nous ont prouvé qu’une seule chose : leur méconnaissance totale du monde du travail.

                                    Nos gouvernants feraient sans doute mieux de s’occuper des problématiques qui les concernent ; particulièrement les formations pour répondre au besoin qui émergera bientôt pour contrecarrer l’effet de la durée des carrières professionnelles qui s’allongent et s’allongeront sans doute encore.


                                    • Roues Libres Claude DP 8 mars 2006 22:35

                                      Désolé ma réponse figure au dessus de votre commentaire


                                    • Christophe (---.---.58.18) 8 mars 2006 22:42

                                      Le licenciement pour raison économique ne nécessite aucune justification de faute.


                                    • Christophe (---.---.58.18) 8 mars 2006 22:57

                                      Désolé, je réponds à côté.

                                      En fait, le problème à résoudre consiste à laisser le temps de mesurer l’efficacité d’un salarié nouvellement embauché.

                                      Certes, le CDD est cadré par trois types de nécessités qui sont largement dépassées par l’usage qui en est fait.

                                      Donc imaginons un CDD plus ouvert. Pensez-vous qu’un cumul de CDD (2x3 mois par exemple) permettrait d’avoir 3 mois pour juger du potentiel du nouvel embauché et 3 mois (peut-être 6) supplémentaires pour juger de ses capacités réelles seraient suffisant. En fait tout dépend du poste à pourvoir et du niveau de capacité requis pour définir les durées.


                                    • Christophe (---.---.58.18) 8 mars 2006 23:02

                                      Pour la compétition, je vous rassure, j’y suis habitué depuis l’âge de neuf ans ; par les compétitions sportives, et particulièrement les sports collectifs. La compétition en elle même ne me gène aucunement, mais elle n’est pas toujours source de productivité quant elle est appliquée systématiquement au sein d’une même entité.


                                    • Roues Libres Claude DP 8 mars 2006 23:22

                                      Christophe,

                                      Je préfèrerais en effet des CDD d’un an renouvelables comme je l’avais proposé. Mais bon ce n’est pas le discours de la méthode qui compte, c’est la volonté de changement et d’action quand tout est bloqué. Licenciement économique : ce n’est pas un mode normal de licenciement. Notre code du travail ne fait pas dans la nuance. C’est la faute ou le « window dressing » La compétition : vous avez raison d’aimer le sport. L’entreprise c’est avant tout un sport d’équipe. Si votre entraineur n’est pas bon, changez d’équipe ! On a toujours le patron qu’on mérite


                                    • Christophe (---.---.58.18) 9 mars 2006 00:24

                                      Et malheureusement j’ai bien peur que nous ayons aussi les leaders politiques que l’on mérite ; sans préjuger de leur bord politique s’entend.


                                    • (---.---.58.55) 10 mars 2006 14:14

                                      Mais il (le licenciement économique) doit être bien argumenté, ce qui n’est pas toujours le cas


                                    • electron (---.---.97.2) 8 mars 2006 22:44

                                      Ce que je déplore dans cette affaire,c’est que la gauche en perte de vitesse et sans projet utise tous les moyens pour neutraliser la droite, c’est d’ailleurs aussi vrai dans l’autre sens. Quand est-ce que dans ce pays les gens de bonne volonté, (pas les autres qui ne pensent qu’à leur carrière), se mettront ils ensembles pour contruire et non pour se détruire. le mal vient que nos dirigeants sortent tous du même moule alors pourquoi auraient-ils des idées différentes ? Où es-tu Charles de Gaules !!!!et il faudra descendre encore bien plus bas pour que la majorité silencieuse descende dans la rue pour rappeler à ceux qui pensent n’avoir que des droits, que dans la vie tout se mérite et que l’on n’a rien sans effort et sans risque


                                      • cuzco (---.---.105.7) 8 mars 2006 23:57

                                        Vous voulez parler de ce qui marche ailleurs ? Chiche ! Allons-y

                                        La flexsécurité au Danemark : Liberté de licenciement pour l’employeur. En contre partie l’employé touche après son licenciement 90% de son salaire et ce pendant 4 ans. Cette période est assortie d’une formation professionnelle obligatoire au bout de 6 mois de chômage et un vrai suivi de recherche / offre d’emploi.

                                        Comparez maintenant cela aux 465 euros pendant 2 mois que propose le CPE. Prime de licenciement de 8% de la rémunération totale (contre 10% pour un CDD).

                                        Il faut ouvrir les yeux sur la réalité de cette loi, et arrêter de rêver.


                                        • Fred (---.---.155.75) 9 mars 2006 09:49

                                          J’y ai repondu plus tot mais vu que vous faites du copier-coller de vos postes precedents on va faire la meme chose ; est qu’un CPE licencie n’a pas droit au chomage ?


                                        • Jacques FROISSANT Altaïde (---.---.178.8) 9 mars 2006 00:58

                                          Présenté par le Sénat contre l’avis du gouvernement, sans attendre le résultat des travaux des partenaires sociaux sur les discriminations à l’embauche, l’amendement qui inscrit le CV Anonyme dans le Code du Travail vient d’être validé (Source Le Monde, Libération,...) dans le cadre du projet de loi sur l’égalité des chances. Projet dans lequel se trouve le CPE aussi (sur


                                          • Roues Libres Claude DP 9 mars 2006 08:20

                                            Je pensais être la preuve du contraire...


                                          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 9 mars 2006 08:45

                                            « Dommage, car une formation universitaire bien faite laisse bien plus d’initiative à l’étudiant pour s’ouvrir à une culture plus générale et bien plus vaste que la stricte »science« du management, dont, d’ailleurs, les entreprises n’ont pas vraiment besoin lorsqu’elles recrutent un jeune diplômé. »

                                            Exactement, bien qu’ayant préparé pendant 15 ans des élèves aux concours des écoles de commerce, j’ai toujours considéré que l’ostracisme envers les étudiants issus des universités était, du point de vue même des entreprises, irrationnel : un étudiant qui réussit des études à Bac+5 à l’université a fait la preuve de sa capacité à se prendre en main, à travailler et à s’organiser par lui-même : Le cursus universitaire est une mise à l’épreuve autrement plus redoutable que le relatif confort des écoles. Mais il faudrait à ce sujet rappeler le corporatisme anti-libéral des Grandes Ecoles.

                                            Le problème que pose le CPE, c’est que ce n’est pas un contrat : le décision non justifiée de licencier fait du licencié un objet et non un sujet de droit. Le CPE est un contrat que l’employeur passe avec lui-même, sans avoir à faire valoir les droits de l’employé, ce qui en fait une absurdité exorbitante en terme de logique libérale ! Un contrat que l’un des contractant peut rompre unilatéralement sans risque de sanction est un monstruosité juridique et un déni de la dignité de l’employé, donc une incitation à la défiance dans les relations entre employeurs et employés !

                                            Cela ne veut pas dire que le droit positif, via le conseil constitutionnel, annulera ce type de contrat, mais cela veut dire que sa légitimité restera problématique dès lors que ce contrat introduit une remise en question de la définition de la notion même de contrat et induit des discriminations insupportable entre les employés selon leur âge. Il aurait mieux valu remettre à plat l’ensemble du CDI en introduisant des conditions et des exigences d’accompagnement, de fotrmation et de reclassements spécifiques selon l’ancienneté dans l’entratprise

                                            La réaction des jeunes, face à tel déséquilibre des droits qui annule l’idée même de contrat, est tout à fait justifiée ; il ne suffit pas de compter sur l’honnêteté morale de chaque employeur individuel pour rétablir la justice. L’éthique individuelle du chef d’entreprise ne fait pas droit.

                                            Le CPE, le droit et la dignité

                                            Le rasoir philosophique


                                            • Roues Libres Claude DP 9 mars 2006 11:16

                                              Si le débat actuel est essentiellement centré sur la sécurité des salariés il mériterait de l’être également sur celle de l’entreprise comme le souligne fort justement Pierre Bilger sur son blog

                                              http://www.blogbilger.com/blogbilger/2006/03/flexibilit_ou_s.html#comments

                                              Car en effet et celà a également été dit plus haut, l’embauche d’un jeune collaborateur diplômé correspond rarement à une soudaine urgence. C’est d’abord un investissement à moyen terme, qui suppose comme tout investissement une prise de risque. Avec un succès ou un échec à la clé, dont il n’est pas toujours facile de comprendre avec certitude les raisons. Mauvais projet ou piètre collaborateur ? Ce contrat, car je ne suis pas d’accord avec vous, c’est bien d’un contrat qu’il s’agit, dont la caractéristique nouvelle en droit du travail mais commune en droit commercial, est qu’il inclut une clause résolutoire, permet à l’entreprise d’explorer de nouveaux territoires. Il l’invite à prendre le risque de l’échec, sans se mettre en danger elle-même, et avec elle l’ensemble de ses collaborateurs.

                                              Il eut probablement été plus honnête intellectuellement d’institutionaliser le CDD long renouvelable. D’affecter en quelque sorte des moyens supplémentaires à de nouveaux projets (c’est aussi l’objectif du CNE) tout en fixant clairement les règles du jeu à l’avance. En cas d’échec, on arrête...Le choix du CPE était probablement plus modéré, moins tranchant. On voit bien hélas aujourd’hui qu’il n’a pas été compris non plus.


                                            • Gil (---.---.93.79) 9 mars 2006 11:36

                                              « une formation universitaire bien faite laisse bien plus d’initiative à l’étudiant pour s’ouvrir à une culture plus générale et bien plus vaste ».

                                              Oui, c’est bien d’avoir la tête dans les étoiles, mais pour créer de l’activité économique, il conviendrait plutôt d’avoir les pieds sur terre (ce qui n’empêche nullement de se cultiver pour le loisir).

                                              Il serait intéressant de faire une étude comparative entre diffèrents pays sur le volume des connaissances enseignées, le temps passé sur les bancs, et l’efficacité en terme d’employabilité ou de capacité à monter une entreprise à l’issue. Ce serait un excellent indicateur de la qualité du système français d’enseignement.

                                              L’école doit avoir une mission régalienne : enseigner les bases + former les jeunes aux nécessités économiques. Elle n’est pas là pour faire de l’occupationnel ou à l’inverse, de la culture de prestige.


                                            • (---.---.188.240) 12 mars 2006 08:04

                                              Je maintiens qu’un contrat qui accorde tout le pouvoir de décision de le rompre à l’un des partenaire sans avoir à la justifier est illégitime, sinon illégal ; L’introduction légale de ce type de contrat fait peser un danger sur l’ensemble du droit du travail en déséquilibrant encore davantage les relations entre employeur et employé jusqu’à transformer l’employé en simple objet de droit. Si ce contrat a été mal compris c’est qu’il contredit l’idée même de contrat. Il est donc précisément « incompréhensible ».

                                              D’autre part il ne faudrait pas confondre l’entreprise et l’employeur. L’intérêt de l’entreprise c’est de préserver des relations de confiance entre employeur et employé, lequel fait aussi partie de l’entreprise, et pour cela il convient de le considérer comme tel et de respecter son droit de savoir en quoi son maintien dans l’entreprise est, selon l’employeur, contraire au maintien de son emploi.

                                              Un tel contrat passe aux oubliettes de l’économie la question de la dignité des collaborateurs de l’entreprise, mais ce faisant il manque non seulement à l’éthique, mais à la philosophie du droit libéral et à terme aux motivations des employés et aux performances économiques de l’entreprise. Dans un mauvais climat social, c’est l’échec économique assuré.

                                              Cette ignoble parodie de contrat doit être retirée et le droit du travail assoupli, simplifié et négocié.

                                              Décidément certains se disent libéraux en paroles pour mieux se conduire en ennemis des libertés en réalité. A. Smith, reviens, ils t’ont trahi..

                                              Les origines de la pensée libérale

                                              Bonne lecture !


                                            • Roues Libres Claude DP 12 mars 2006 08:28

                                              Le contresens majeur que vous vous obstinez à faire Monsieur Reboul, pour défendre une posture purement intellectuelle, est que le contrat de travail devrait lier l’entreprise avec un salarié de manière éternelle. A ceci près qu’un salarié peut toujours interrompre son contrat à tout moment y compris sans préavis et sans raisons(je ne connais aucun exemple de salarié condamné à verser des indemnités à son employeur). Vous niez par ailleurs le seul objectif défendable du CPE : permettre à l’entreprise de prendre le risque de créer des emplois, sans être certaine de leur rentabilité à priori. Le pari du CPE, pour le patron, outre de l’avoir sensiblisé à l’inacceptable chômage des jeunes, c’est d’ouvrir de nouveaux projets que par prudence ou manque de détermination il n’aurait pas ouvert sans celà, ou, pire fait servir par une succession de stagiares. Avec de pauvres résultats à la clé. Le pari pour les jeunes est simple : se rendre indispensable en moins de deux ans. le reste n’est que bavardage et théorie. C’est interessant, mais ce n’est pas le sujet.


                                            • nounours (---.---.108.219) 12 mars 2006 08:40

                                              Vous donnez là un bon exemple de la distance qui sépare certaines personnes de la réalité économique et de la manière dont on crée, gagne 1 euro + 1 euro + 1 euro. Avant de faire de la philosophie ou du droit, il vaudrait mieux se préoccuper des réalités qui concernent la majorité des gens. Rassurez vous, vous n’êtes pas le premier à être si détaché ... Avant 39, les théoriciens de la guerre et les fabricants de la ligne maginot ergitaient aussi sur des théories subtiles à propos de la stratégie allemande ...


                                            • (---.---.51.2) 12 mars 2006 11:50

                                              CDD renouvelable ?

                                              En fait avec le CDI et le CDD, les entreprises (en excluant toutefois, les toutes petites entreprise) ont déjà les contrats adaptés à leur environnement.

                                              Elles souhaitent en fait, si on lit entre les lignes du MEDEF, avoir un contrat précaire style CDD, sans en avoir en payer les contreparties financières (coût + élévé, rupture du contrat pénalisée, ...)

                                              Disons pour être simple, que certaines entreprises souhaiteraient un contrat unique pour tout le monde, de type CDD, renouvelable indéfiniment, et sans pénalités financières en cas de rupture à l’initiative de l’entreprise. Bref des journaliers.


                                            • Gil (---.---.93.79) 9 mars 2006 11:09

                                              Petites remarques en passant, en réaction à : « des débats très vifs à propos du CNE ont très rapidement dérivé sur l’inadéquation des formations proposées par l’ Université, qui serait à l’origine des difficultés rencontrées par les jeunes diplômés universitaires pour trouver un premier emploi ».

                                              Selon moi, c’est beaucoup moins « l’inadéquation » des formations universitaires qu’il faut remettre en question (celles-ci sont généralement de très bonne qualité en fait ), mais plutôt l’inadéquation de formations TOUT-COURT.

                                              En effet, ce n’est pas en bardant de diplômes supérieurs divers 80% d’une classe d’âge qu’on répond d’une quelconque manière aux besoins économiques et de main d’oeuvre. On ne crée même pas de tissu social...

                                              Actuellement, quand on a besoin d’un couvreur, il faut aller le solliciter à 300 km et l’attendre 6 mois (ou le faire venir de Hongrie, alors là, c’est le pompon, avec nos 3 millions, au bas mot, de chômeurs), et dans le même temps, l’Université a super surformer 1000 jeunes pour des secteurs où il n’y a pas la moindre chance qu’ils trouvent du travail : chercher l’erreur !

                                              J’avais participer à la consultation nationale de Mr Raffarin sur l’école et pu voir que nombre de participants, y compris parmi les enseignants, partageaient cet avis. Que s’est-il passer depuis pour changer ça ? Rien ! Donc, on peut toujours être consulté et causer...

                                              Il faut REORGANISER les cursus de formation et VALORISER les secteurs d’activité qui produisent de l’emploi, quitte à dévaloriser les autres.


                                              • Quanthomme (---.---.127.196) 9 mars 2006 12:26

                                                CPE ?

                                                De pseudo-contrat en pseudo-contrat le résultat est toujours le même. Y’a pas pire aveugle que celui qui ne veut rien voir...

                                                Une solution ?

                                                Voici la plus logique : http://perso.wanadoo.fr/marxiens/politic/lorient.htm


                                                • Antoine (---.---.155.193) 9 mars 2006 13:28

                                                  Le CPE et le CV anonyme, illustre bien pour moi, la grande fracture qu’il y a entre les politiques et la realite du terrain, tout autre que ce que pensent les politiques, enfin Mr De Villepin. De Villepin a voulu imposer un texte sans concertation reelle avec le patronat et les syndicats et sans prendre conscience de la realite du terrain. Il a perdu, et g peur qu’il soit foutu pour la Presidentiel. Il ne faut pas etre dupe, que ces mesures sont surtout la pour se mettre en valeur face a la presidentielle.

                                                  Personnellement, je suis pour le liberalisme economique, mais je ne crois plus a une reforme sur le travail. Les politiques sont tellement loin du monde du travail...que malheureusement il ne faudra pas compter sur eux pour faire baisser le chomage.


                                                  • (---.---.156.230) 12 mars 2006 19:49

                                                    Il y a, malheureusement beaucoup de vrai dans cette constation.

                                                    Et cela n’augure rien de bon pour la suite, car arquebouté sur son projet de CPE, M. de Villepin va faire grossir une majorité de mécontents au profit de M. Sarkozi, qui tel que le renard de la fable, attend tranquillement son fromage.


                                                  • Antoine (---.---.155.193) 9 mars 2006 13:32

                                                    Je suis entierement d’accord avec vous... La realite du terrain est tout autre que celle qui existe a l’assemblee nationale... Helas nos elus de droite comme de gauche, ont perdu cette notion du terrain...


                                                    • Gio (---.---.91.178) 9 mars 2006 14:22

                                                      1 : Le CPE ne concerne pas uniquement les étudiants Bac + x, y ou z. Ceux là, s’ils ont pris une filière à débouchés utiles doivent y trouver leur compte. Mais, effectivement, s’ils ont passé 6 ans à étudier, avec lenteur, le marché de la bretelle en Calabre du sud au 17 ème et 18 ème siècles ou la psychologie des singes, des hommes de néanderthal et des pépiniéristes modernes, ils doivent s’attendre à trouver des difficultés pour trouver un emploi.

                                                      La liberté totale de faire des études supérieures universitaires de son choix ne va pas de pair, et de loin, avec la possibilité de trouver un emploi correspondant avec ses études, heureusement d’ailleurs. La fonction (le diplôme) dans ce domaine ne crée pas l’organe (l’emploi).

                                                      2 : Le CPE concerne surtout les non diplomés, une véritable chance pour eux de montrer qu’ils ont du caractère, de la force dans la durée pour que des entreprises les embauchent, les gardent et arrivent rapidement à gagner mieux leur vie que les « ci-devant » étudiants cités plus haut.

                                                      Les patrons ne sont pas tous de très loin des idiots et des rapaces. Ils attendent avant d’embaucher de savoir si Mr, Mme ou Melle XYZ est vraiment quelqu’un de sûr, de fiable, une valeur pour l’entreprise.

                                                      L’anti - CPE primaire que nous voyons dans les manifs politiques de ces derniers jours est une approche sectaire de la réalité, une approche « anti » parfaitement orchestrée par les milieux « Socialo - Trotsko - Médiatico - Unefo - Communo - bêlants » de la gauche caviar. Les étudiants doivent à défaut de comprendre, admettre qu’il doivent, enfin, faire des études qui soient sérieuses et utiles.

                                                      Le CPE doit faire ses preuves, et les députés, y compris les trouillards de droite, doivent avoir du courage. La rue ne fait pas la politique de la France, pas plus que la corbeille ou alors alors nous vivre bientôt dans une republique bananière !


                                                      • cambronne (---.---.111.70) 9 mars 2006 15:47

                                                        L’article de départ sur le CPE étant de qualité (j’en approuve globalement le fond )les commentaires sont également très interessants et font honneur à leurs auteurs , ce qui n’est pas toujours le cas . ( voir les débats sur l’islam et autres caricatures ou l’invective tient lieu d’arguments .) J’ai choisi de me référer à GIO qui souligne un fait important : l’inadéquation entre les besoins du marché du travail et les cursus choisis par les étudiants . Idéologiquement les Profs ne souhaitent pas que leur enseignement puisse servir à l’accroissement des richesses de notre pays , comme l’Eglise fustigeait le profit et comme la noblesse interdisait à ses membres de faire du commerce ... A la même époque les Anglais , encore eux ,faisaient exactement le contraire et l’Angleterre ce pays d’épiciers selon Napoléon , a dominé le monde pendant plus d’un siècle .

                                                        Pour conclure , de grâce Monsieur le premier ministre , tenez bon , le parlement a voté , ce n’est pas à la rue de faire la loi comme en 93 (1793) ni en 1830, ni en 1848 ni en 1968 ni en 1986 ni en 1995 ( tiens c’est bizarre et j’en oublie que de chienlit en France ...depuis 1789 ! )

                                                        Pour moi les réactions concernant le CPE sont bien plus importantes que le CPE lui même , il s’agit de savoir une fois pour toutes si nous sommes encore en démocratie représentative ou dans une forme décadente de populocratie où les sondages et les manifestations de rue tiennent lieu de centres de décision .Malheureusement l’attitude de M de Charette ( UMP du genre centriste ) est là pour me faire redouter d’avoir raison de ne pas être optimiste sur la question ...


                                                      • (---.---.38.140) 15 mars 2006 10:55

                                                        Et oui c’est comme ça, il y a la chienlit de gauche...mais aussi celle de droite. Tout depend des idées politiques que l’on défend...


                                                      • Fred (---.---.155.75) 9 mars 2006 17:37

                                                        De toutes les facons, si le CPE donne de tres mauvais resultats, les gens voteront socialiste et ces derniers annuleront le CPE des qu’ils arriveront au pouvoir et ils pourront proposer leur solution (que l’on attend toujours d’ailleurs).


                                                        • Emile Red (---.---.117.75) 10 mars 2006 12:54

                                                          Je suis ébahi du nombre des contre-vérités dédiées au camouflage que la société de l’argent a longuement mis en place.

                                                          Je pense aujourd’hui à tous ces non qualifiés dont personne ne parle.

                                                          Il y a 40 ans un ouvrier modeste qui mettait le pied dans l’entreprise avait l’espoir de finir un jour sa carrière bien au delà du SMIC et la promotion interne gérée par le patronat (paternaliste ? ) offrait à tout un chacun un avenir d’espoir.

                                                          Les ex-soixanthuitards qui dirigent notre société et nos entreprises, nourris dans la graisse d’une société d’abondance, ne veulent plus lacher ce qu’ils croient être leur du, et, n’en déplaise à la base ouvrière, ont oublié ce que la valeur du travail représente, d’où la dénégation totale du rapport de cette force de travail.

                                                          On entend des mensonges éhontés à longueur d’onde journalistique, tels : cout du travail, charges patronales, productivité et autres indemnités de licenciement.

                                                          Le leurre des couts cachant le montant des rapports, on en vient à ne plus s’émouvoir lorsque certaines entreprises annoncent des profits records tout en délocalisant, licenciant ou anihilant la concurrence, ni à considérer que chantage, menaces et esclavage sont contraire au droit.

                                                          Et pendant que les médias créditent de toute leur admiration les nouveaux milliardaires, les masses laborieuses se noient dans les bas fonds de cette société n’ayant de choix que SMIC ou RMI et maintenant CNE ou CPE.

                                                          De mettre l’université au ban de la réussite ne créera pas de charpentiers, de demander un bac + 3 à une future infirmière n’augmentera pas leur nombre ni la qualité de leurs soins.

                                                          Le pragmatisme pécunier, quoiqu’en dise M. DP, ne fera du CPE qu’une manne supplémentaire et gratuite à la longue panoplie des aides, déductions, cadeaux dont les entreprises bénéficient largement, j’omets volontier magouilles, trafics et corruption.

                                                          Quel sens moral pourrait dissuader un patron de virer un CPE alors qu’il y a des millions d’autres grabataires du travail prêts à franchir le pas de la déchéance salariale et sociale.

                                                          Ne parlons pas de la formation qui pourrait être délivrée dans ce laps de deux ans, il est notoire que celle ci n’est qu’un doux fantasme politico-médévien, et quoi d’une formation pour le ramassage de poubelle, le balayage de parking ou le phoning chez simil-cuir&co.

                                                          Il semble évident que les nantis ne lacheront pas un centime au profit des salariés crachant leur poumons d’amiante.

                                                          Il serait éventuellement interessant de faire une comparaison, en terme monétaire, entre la productivité de la base tacheronne d’une entreprise et le rapport des hautes sphères et quelle que soit l’entreprise, entre le cout des uns et les dépenses des autres ; Ne serait-ce point ici que le bas blesse et non dans la justification d’une quelconque baisse de la valeur boursière du tapis de la grand mère du pape ?

                                                          Ne serait il pas foncièrement juste d’afficher les ultras bénéfices, les échelles nominatives de salaires, les avantages de chacun au fronton de chaque entreprise ? Mais nul nanti, mis en face de ses propres réalités, ne supporterait d’être le point focal de la reflexion ouvrière.

                                                          D’autre part que peut justifier de telles aberrations salariales, lorsqu’il n’est toléré aucun écart à la majeure partie de la population, écart qui viendrait judicieusement encore augmentait le pactole de l’aristocratie bancaire.

                                                          Dans le sens de toutes ces dérives sociétales, nos grands penseurs (panseurs ? ) nous inventent de nouveaux plâtres à leur indigence intellectuelle, et qui le CPE, qui les lois sur les droits d’auteurs (Johnny écrit ? il sait ? il touche ? OUI), qui la maison à 60 000 €, qui la suppression des allocs aux parents morts sur l’hotel de la bourse.

                                                          Et nos enfants suent, crachent s’époumonnent devant cet avenir vide dont on trace les routes invisibles pavées des pires ornières aux épines acérées... L’avenir radieux dont se glorifiaient les spadassins de la réussite des sixties ressemble à une infame boue noyant anxiolitiques, suicides et prisons décrépies. Et non content de ce miroir aux alouettes ils ressassent, alzheimers historiques, leurs poncifs piteux rapiécés de leurs désirs inassouvis de pouvoir, gloire et notoriété.

                                                          Non le patronnat par ses sirènes orageuses, vautré dans ses comptes débordant, ne mérite nulle main tendue et certainement pas les âmes de nos enfants perdus, qu’ils y aillent dans la mine, qu’ils soulèvent les sacs de patates, qu’ils le prennent le balai, qu’on puisse les juger sur pièce pour qu’ils comprennent enfin que l’obésité n’est pas symbole de richesse, que la femme au foulard nouée n’est pas leur jouet, que le bonhomme à roulette a un esprit sous le béret-handicap et que nos Fils ne peuvent être assimilés à de sous-hommes maléables à volonté.


                                                          • Roues Libres Claude DP 10 mars 2006 13:07

                                                            Vous devez être bien malheureux. Je compatis sincèrement.


                                                          • Gio (---.---.162.36) 10 mars 2006 14:15

                                                            Je pense qu’un peu de repos vous ferrait du bien !

                                                            Par ailleurs, question salaires, affichons donc aussi ceux, toutes primes comprises (TPC) des fonctionnaires et vous aurez bien des surprises.

                                                            TPC : le total versé dans une année complète sur le compte bancaire du fonctionnaire.


                                                          • Fred (---.---.135.153) 11 mars 2006 11:23

                                                            Je pense que vous avez raison pour les grandes entreprises mais le debat est plutot pour les PME. Les petits patrons eux aussi ont des reelles difficultes ; il faut arreter de croire que tous les patrons mangent du caviar des qu’ils rentrent chez eux. Si vous etiez patron d’une petite entreprise, peut etre que vous verriez que les charges patronales, le cout du travail ne seraient pas des metaphores mais bien de reelles difficultes.


                                                          • Manu (---.---.241.212) 10 mars 2006 18:15

                                                            Restreindre la définition de l’entreprise à « machine à profit » à conduit à la situation ubuesque actuelle : une hausse du chômage alors que les profits des entreprises du CAC 40 explosent !

                                                            Une entreprise, par définition, ça entreprend, ça doit donc avoir un projet.

                                                            Remarquons que la vie politique souffre du même mal : le seul « projet de société » proposé actuellement c’est « consommez, ça ira mieux » : drôle de projet !

                                                            « Les patrons » sont victimes du même mal que la politique : une vision comptable, ça n’a de vision que le nom.

                                                            Exemple, je suis informaticien : combien de fois mettons-nous en production des logiciels non finalisés pour raison comptable (c’est pas grave ; le budget du projet est maitrisé, ensuite ça passe sur le budget exploitation).

                                                            Autre exemple de « flexibilité » : les prestataires extérieurs ; comptablement, c’est super, on peut s’en séparer quand on veut... Mais quand ça fait 5 ans que le poste est occupé par un prestataire, faudrait m’expliquer ce qu’on y gagne (pour info, un prestataire est facturé bien plus qu’un interne).

                                                            Et je pourrais continuer longtemps comme ça. Et pourtant, il s’agit d’une entreprise privée...

                                                            On ne construit pas une société sur de la comptabilité.

                                                            Clairement, le CPE est de cette inspiration puisque ACCOMPAGNE DE REDUCTION DE CHARGES, PENDANT 3 ANS (TIENS PAS 2...). Si, comme les entrepreneurs le clament, il ne s’agissait que de bureaucratie (faciliter les licenciements), pourquoi avoir ajouté ces réductions de charges ?


                                                            • Roues Libres Claude DP 10 mars 2006 18:31

                                                              Je crois que vous confondez un mécanisme économique, « l’entreprise est faite pour faire du profit », qui décrit simplement le fonctionnement du moteur, comme une règle de physique élémentaire qui s’impose à tous, avec les décisions du conducteur-chef d’entreprise qui elles, vont être éminemment variables en fonction des objectifs qu’il veut atteindre. S’il vise un objectif à court terme comme son cours de bourse du lendemain ou qu’il prépare la cession de sa société, il va évidemment conduire une politique de court terme. S’il insiste par contre trop longtemps en brutalisant ainsi son équipage, il ira très probablement dans le mur. Toute la subtilité consiste justement pour un patron digne de ce nom à faire suffisamment de profit pour investir pour l’avenir et rémunérer également les capitaux qui se sont risqués à financer son projet, mais sans épuiser la machine et la casser irrémédiablement. Celà n’est pas si simple.


                                                            • Nicolas (---.---.235.233) 10 mars 2006 23:57

                                                              Par où commencer.... ? Ah si je sais, mettre en fond sonore l’hymne Americain... mmmhh ! oui c’est tout à fait ça !

                                                              Bien plus serieusement, je suis TRES déçu par le manque d’objectivité et de professionalisme de cet article. Si ça c’est LE site d’information de demain vu par des millions d’internaute... Pourquoi tant de parti pris ? Je n’ose même pas confronter mon opinion tant je serais un abruti d’émettre des arguments façe à cet article.

                                                              Je suis encore une fois déçu, je vais regarder si d’autres articles sont bourrés de propagande MINABLE à la Figaro ou Libé, et si c’est le cas vous avez perdu un fervant défenseur de votre cause : une source d’information fiable et libre ! (Mer... à la fin prouvons aux mauvaises langues que l’on peut faire un journal libre et d’une qualité irréprochable !! Nos opinions sont dans nos commentaires qui forment le débat, pas dans l’article de base !)

                                                              Wikipedia eux l’on compris !! Le libre ne peut marcher que si les articles sont proches de la réalité, et objectifs !

                                                              Nicolas


                                                              • Roues Libres Claude DP 11 mars 2006 09:20

                                                                Il s’agit d’une Tribune Libre. Si le mot Libre a encore un sens pour vous, rien ne vous empêche d’écrire un article qui nous donnerait votre point de vue. Je ne manquerai pas de le commenter s’il le mérite, avec des arguments plutôt que des invectives inutiles qui n’apportent rien au débat


                                                                • patricemorize (---.---.200.173) 11 mars 2006 13:53

                                                                  Beaucoup beaucoup d’avis , de belles phrases ,de commentaires et j’en passe .Si tout simplement nous disions la vérité ! Les industriels avec la complicité des politiques on ruiné la France en laissant délocaliser l’outil de travail qui moralement appartenait un peu au peuple ,c’est lui qui l’a constitué avec sa sueur .maitenant nous sommes dans la m.... ces mêmes politiques nous y enfoncent en faisant payer au peuple le manque de civisme de ces gens qui en plus sont domiciliés en Belgique pour ne pas payer d’impôts .Bien sur certain vont dire que c’est à cause du contexte mondial ,et bien il aurait quand même fallut tennir compte des gens qui on cotisés comme moi et qui vont se retrouver avec des néfles ,aucun discour ni point de vue de soit disant téchnocrates ne pourons me réjouir , j’éstime que les gouvernants m’on volé ,ma retraite et ruinée et ces guignols continuent à discourirs en nous prenant pour des c.. Ce ne sont pas des hommes !


                                                                  • patricemorize (---.---.200.173) 11 mars 2006 14:32

                                                                    Vraiment se présenter aux présidentielles reléve de l’inconscience ,surtout en prométtant des choses irréalisables aux vues du contexte .Toute personne sensée sait que nous allons vers une catastrophe sociale sans précédant .Aprés le CPE il y auras d’autres mesures innadaptables en raison que le pays et ruiné .Le politique qui est persuadé que les mesures prises sont la solution est un imbécile , alors les gens comme moi qui pensent qu’ils se foutent de nous devraient réagir ,la France appartient au peuple et non à ces comédiens .Notre constitution qui à d’énormes lacune et d’un autre temps ,c’est par la qu’il faut commencer et ne plus laisser le pouvoir à un seul parti et au copinage politique-grands patrons .A mon avis aller voter dans ces conditions ne servira pas à grand chose ,c’est retourner à la case départ .Bien sur il y à le contexte mondial ,ce n’est pas une raison pour laisser faire les grands patrons amis des élus ne pas payer d’impôts (pourquoi moi je doit en payer et pas eux).C’est eux qui on fait fuire les usines ,pourquoi c’est à nous de payer la casse .Nous sommes en dictature économique et non en démocratie .


                                                                    • Fred (---.---.135.153) 11 mars 2006 20:37

                                                                      je suis d’accord avec vous que les actionnaires cherchant toujours plus de profits incitent les entreprises a bouger vers des pays ou la main d’oeuvre est moins chere. Mais en meme temps je trouve interessant que les gens achetent des produits pas chers venus de Chine ou autres pays d’Asie et se plaignent quand les entreprises demmenagent dans ces pays pour diminuer leur couts. Il y a quand meme beaucoup d’hypocrisie.


                                                                    • nounours (---.---.108.219) 11 mars 2006 20:28

                                                                      on se croirait revenu aux grèves « devaquet » ; le pauvre voulait réguler les flux d’inscription dans certaines filières sans débouchés mais les étudiants ont voulu continuer à faire des études sans possibilité de travail ensuite.. QUelques annes plus tard, l’éducation nationale n’a visiblement tjrs pas réussi à faire comprendre à ses « clients » smiley) que la réalité n’était pas à leur service ...

                                                                      Quand on embauche quelqu’un, on veut et on doit avoir quelqu’un de rentable c’est à dire quelqu’un qui rapporte + à l’entreprise que ce qu’il coûte.. Ce calcul peut s’avérer compliqué à faire pour les grosses structures où l’impact des gens est dur à calculer mais il est très facile pour les petites structures.. Si on embauche quelqu’un qui a un salaire de 2000 euros, il coûte en gros (sans compter les frais de matériel et autres) 3000 euros donc cette personne doit ramener + de 3000 euros de BENEFICE BRUT (et pas de chiffre d’affaireà par mois à l’entreprise. Si on a de la trésorerie ou des économies, on peut se permettre de calculer sur un an en « permettant » des pertes au début. mais de toutes façons, on ne PEUT PAS financer à perte un emploi. Actuellement, dans le monde du 21ème siècle, la conjoncture économique change souvent. On peut avoir un flux soudain de choses à faire ou un reflux.. SI on un a flux il faut qu’on ait + de gens. Soit on embauche et donc le coût doit être inférieur au gain sinon il vaut mieux qu’on REFUSE le + d’activité (tiens.. pourquoi les pme françaises RESTENT petites ???) ; Or actuellement si on embauche en cdi, on prend le risque , si on a une baisse d’activité d’avoir 1 à 3 mois de préavis à payer si on licencie (avec en + des pbs pour réembaucher ensuite...) donc on dois inclure dans les coûts ces mois de ... pénalité financière... donc que fait on ? soit rien .... et on compresse un peu plus les gens en place.. soit on sous traite en écrasant les sous traitants pour obtenir le maximum pour un prix (un coût ) FIXE... (pourquoi les boîtes de travail temporaire se développent si bien ?? hein ???) Le cpe permettrait d’avoir + de souplesse. Ce n’est pas bien sur la panacée mais si rien ne change, il ne faudra pas s’étonner que de plus en plus de choses partent en délocalisation/externalisation ou que les sociétés restent petites.. On en revient tjrs au mêmes choses : on ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière... et celle ci ne sourira jamais si elle ne vend pas de beurre ... accessoirement : les entreprises ne sont pas des écoles.... mais ça c’est un autre problème que beaucoup de jeunes ne comprennent pas car l’éducation nationale en les laissant pendant des années assis à écouter passivement des professeurs eux aussi assis n’en fait pas des gens qui comprennent qu’AVOIR est une conséquence de FAIRE et non l’inverse ...


                                                                      • Manu (---.---.241.212) 12 mars 2006 22:18

                                                                        1- l’université n’est pas là pour former des salariés, mais des citoyens. Encore une fois, les entreprises reportent sur l’état (qui selon elles devraient être moins présent) le coût de la formation.

                                                                        2- une embauche, ça ne se fait pas à la légère : mon ami a passé 8 entretiens, plus 3 mois d’essai renouvelables ; si après ça l’entreprise n’est pas capable de se rendre compte si quelqu’un est compétent...

                                                                        3- pour rappel, durant les « 30 glorieuses », les boules de cristal n’existaient pas plus que maintenant, donc l’imprévisibilité du carnet de commande était ègalement de mise ; la meilleure preuve, c’est que personne n’a prévu le choc pétrolier !


                                                                      • encorepire (---.---.191.12) 20 mars 2006 13:14

                                                                        « 1- l’université n’est pas là pour former des salariés, mais des citoyens. »

                                                                        Ah oui ?????

                                                                        J’ai passé 3 ans à la fac... Ce que personne n’a encore dit dans ce débat, c’est l’énorme proportion d’étudiants qui sont juste là en attendant de passer un concours ou d’entrer dans une vraie école !! Ce qui manque ce ne sont pas des formations appropriées ou des étudiants motivés, ce sont des PLACES en formation ! Vous me direz que ça n’a rien à voir avec le CPE, je vous répondrai que c’est le CPE qui est hors sujet : il y aurait énormément d’aberrations dans le système à régler pour faire baisser le chômage et la précarité, bien avant d’inventer de nouveaux contrats...

                                                                        Pour ce que j’en ai vu, le but de l’université est d’occuper chercheurs et jeunes désoeuvrés... [je caricature évidemment, mais si peu...]

                                                                        Quant à former des citoyens..... alors là.... je ne vois pas !! Ceux qui ne vont pas à la fac, ce ne sont pas des citoyens ? Pensez-vous qu’on apprend la citoyenneté lorsqu’on coûte de l’argent à ses parents et à l’Etat pour faire acte de présence sur les bancs de la fac ?

                                                                        La plupart des filières de l’université servent uniquement à pouvoir se faire passer pour un Etat évolué, sous prétexte qu’il existe un accès au savoir plus ou moins ouvert à tous. De la même façon, le gouvernement crée toujours plus de contrats pour faire semblant de s’attaquer aux problèmes de la société ; puis les opposants et les syndicats crient à la mort du peuple selon des principes qui de toutes façon sont inapplicables en l’état...

                                                                        « 2- une embauche, ça ne se fait pas à la légère : mon ami a passé 8 entretiens, plus 3 mois d’essai renouvelables ; si après ça l’entreprise n’est pas capable de se rendre compte si quelqu’un est compétent... »

                                                                        Ah, on voit la compétence des gens en entretien ???

                                                                        De plus ce n’est pas la compétence qui fait généralement défaut aux employés, mais la bonne volonté ! Qu’il y ai des risques d’abus des employeurs, c’est certain, mais ce qui emmerde le monde, en réalité, c’est de devoir se mettre au boulot ! J’imagine déjà l’offuscation du travailleur épuisé devant ces lignes, pourtant tout le monde en tant que client n’hésite pas à fustiger le serveur désagréable et pas pressé ou le postier qui vous fait poireauter une demi-heure pour aller boire un café. Prenez du recul bon sang, évidemment que lors des entretiens ces gens-là étaient ultra-motivés, bien sûr qu’ils se tenaient à carreau pendant leur période d’essai !! Mais vous seriez heureux de les payer pour ça, vous ???


                                                                      • danielli (---.---.170.181) 11 mars 2006 22:44

                                                                        Merci à Nounours pour ces précisions, elles valent aussi pour d’autres pays d’Europe dont la Belgique. Ce qui par contre est récurrent à la France, c’est l’impossibilité qu’ont les politiciens français de tous bords à gérer les crises successives qui secouent leurs problèmes psycologiques d’auto-satisfaction, d’orgueil et de vanité. Au vu des incidents de la nuit passée à la Sorbonne, je me suis demandé si je me trouvais dans la bande de Gaza ou dans un quartier de Bagdad (les armes en moins, quoique !) Elle est belle l’image de la France ! Les émeutes de l’automne, les combats de l’hiver et pour le printemps qu’est ce qui est prévu ? Notre grande soeur n’est vraiment plus un exemple pour l’Europe. Il est vrai que vous avez rejetté la constitution européenne, faites-vous vraiment encore partie de cette Europe ? Il est loin le grand Charles...


                                                                        • Phil philorev 11 mars 2006 23:06

                                                                          Cher monsieur DP, il faudrait arrêter un peu le délire : il n’y a JAMAIS EU d’emploi à vie. Employeurs et employés sont libres de rompre le contrat (pour l’employeur, je vous l’accorde, il doit avoir de bonnes raisons. Elles peuvent d’ailleurs être économiques...). Au lieu d’un CPE qui angoisse les jeunes, pourquoi ne pas avoir proposé une rallonge de la période d’essai (par exemple) qui aurait pu passer de un à six mois... Comme cela l’employeur a vraiment le temps de décider des qualités professionelles et personnelles de son nouvel employé. Mais non. En France on fait de la politique. De celle qui vous dresse les uns contre les autres... Votre plaidoyer proVillepin manque cruellement de recul. Vous vous êtes fait piéger, comme un tas de braves gens de droite, sur le mode : « vous voyez bien que la gauche est rétrograde, elle ne veut pas changer ni accepter les réformes... » Résultat, on dresse les gens les uns contre les autres... en attendant 2007. Tout cela, c’est de la politique de bas étage (on divise pour mieux régner).


                                                                          • Roues Libres Claude DP 11 mars 2006 23:42

                                                                            Cher philorev. Un Français sur 2 approximativement dispose d’un emploi plus ou moins garanti à vie, pour faire simple.C’est un record mondial. Nous pourrions nous en satisfaire si nous n’avions pas aussi un record d’endettement, des finances publiques à la dérive et un chômage endémique. Nous savons tous que celà ne pourra pas durer. Je dis simplement que tout est préférable à l’immobilisme mais qu’hélas la moitié au moins de Français préfère le statu quo. Je ne pense pas avoir fait un plaidoyer pro-Villepin. J’ai proposé que l’on fasse le pari de la réussite de cette proposition, ou d’une autre, ou d’une autre encore. Jusqu’à ce que noous trouvions les moyens de débloquer cette société qui en a un besoin urgent.


                                                                          • Claude DP (---.---.97.129) 14 mars 2006 17:48

                                                                            Précision après vérification d’ailleurs pas évidente à obtenir, ces chiffres étant bien soigneusement cachés. Il y a en France environ 9 millions de personnes dépendant directement (fonctionnaires de l ’état, territoriaux et fonction hospitalière) et indirectement (établissements publics , entreprises de droit commun subventionnées) de l’état et qui bénéficient donc de la sécurité de leur employeur. Dans les faits, d’un emploi à vie. Il y a environ 14 millions de personnes qui travaillent comme indépendants ou dans des entreprises soumises au droit commercial. Le rapport est donc bien de 1 à 2. Soit plus de 30% du total des salariés abrités des aléas de la conjoncture. Normal qu’ils manifestent pour que surtout on ne change rien.


                                                                          • (---.---.129.158) 14 mars 2006 19:29

                                                                            Les sources seraient les bienvenues


                                                                          • Aston (---.---.97.129) 15 mars 2006 09:49

                                                                            Ministère de la Fonction Publique Le rapport annuel 2004-2005 (septembre 2005)

                                                                            http://www.fonction-publique.gouv.fr/article622.html

                                                                            INSEE www.insee.fr/


                                                                          • patricemorize (---.---.200.108) 12 mars 2006 21:24

                                                                            Le CV anonyme quelle blague ,suite à l’envoi du CV il y à l’entrevue , et la l’employeur prend sa décision ,le ou la pauvre candidate se retrouve au même point .Ensuite j’ai lu que un Français sur deux à un emploi à vie encore du nimporte quoi ,si vous enlevez les fonctionnaires ,les assimilés fonctionnaires ,les chômeurs ,les rmistes nous sommes loin du compte ,et maintenant il va y avoir le cpe qui va encore déséquilibré la donne ,il faut pas réver les employeurs ne vont pas prendre de gants (certains n’on pas le choix).Et au fait, ou en est la polémyque sur les stages abusifs ,ça existe toujour mais le cpe fait écran .


                                                                            • Fred (---.---.221.229) 13 mars 2006 19:55

                                                                              Sachant que 30% des travailleurs sont fonctionnaires en France, je pense que l’auteur n’est pas si loin du compte.


                                                                            • (---.---.25.124) 14 mars 2006 17:34

                                                                              Pourquoi pas 50% ?


                                                                            • reyman (---.---.135.142) 13 mars 2006 20:06

                                                                              Bonjour, Je n’ai pas pu lu l’intégralité des commentaires. Je me présente, je suis étudiant, cet apres midi nous étions plus de 2500 devant la faculté de science a Pau. Choses qui n’a pas du se produire depuis des années j’imagine. Le grondement monte, et pas mal de mes collegues se foutent bien de savoir ce que notre ministre a pu cogiter. Dans un monde ou le marketing et la désinformation est reine, on peut dire qu’il a « foiré » sa com... S’il devait parler au jeune (et non leur dire ce qu’ils doivent faire/subir) alors il faut qu’il soit plus clair et surtout qu’il leur laisse une place dans les reflexions. Car je vais vous dire ce qui est de loin le plus insuportable dans cette situation, c’est de voir notre futur piétiné, non discutable et non discuté par des « enarques » à l’honneteté plus que douteuse. Cordialement Sebastien.


                                                                              • nounours (---.---.108.219) 14 mars 2006 07:34

                                                                                Ca y est !! On a compris pourquoi il y avait si peu de patrons en France !! Etre patron c’est quoi ?

                                                                                chercher des clients ne pas avoir d’indemnités si on perd ses clients et sa boîte n’être payé par ses clients que si on réalise ce qui a été convenu n’avoir aucune garantie d’activité dans les mois qui suivent car tout dépend du bon vouloir des clients Bref, c’est chercher en permanence des petits CPE..

                                                                                Si il y a tant de gens en France qui n’ont pas envie d’être actifs, de chercher à satisfaire leur employeur, de vivre sans une GARANTIE que le pognon viendra de toutes façons si on ne fait qu’être présent dans le train-train quotidien.. hé bien c’est sûrement pour ça qu’il y a si peu de créations d’entreprises... non ?


                                                                                • (---.---.25.124) 14 mars 2006 17:14

                                                                                  Pour infos, il y a en France plus de 2 millions de patrons (eh, oui...), correspondant au nombre d’entreprises.


                                                                                • nantor (---.---.131.113) 21 mars 2006 10:17

                                                                                  Tiens, on entend plus Sarko !!! Pourtant il a un avis sur tout d’habitude ?

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